- il y a 9 heures
Ce mardi 31 mars, Raphaël Legendre a reçu Dorothée Rouzet, cheffe économiste de la direction générale du Trésor, Ronan Le Moal, fondateur d'Épopée Gestion, et Clémentine Gallès, cheffe économiste et stratégiste chez Société Générale Private Banking, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business et la Tribune présente
00:09Les Experts
00:10Raphaël Le Gendre
00:12Bonjour, il est 10h, vous êtes en direct sur BFM Business et les Experts
00:16pour la quatrième année consécutive, le PIB par tête de la France
00:20c'est-à-dire le niveau de richesse que nous sommes capables de produire
00:24nous, Français, par habitant
00:27et bien ce PIB par tête est inférieur à la moyenne de l'Union Européenne
00:33si cette moyenne est de 100, nous sommes à 98 aujourd'hui
00:38alors qu'on était à 105 en 2019, 5% au-dessus
00:42à titre de comparaison, la Belgique aujourd'hui c'est 115
00:45alors sommes-nous en train de nous appauvrir ?
00:49Cet indicateur est-il pertinent ?
00:51Est-ce qu'on a trop donné la priorité aux loisirs et à l'état social en France ?
00:57Ce sera le premier débat avec mes experts ce matin
01:00et puis le meilleur jeune économiste
01:02le meilleur jeune économiste 2026 s'appelle Adrien Bilal
01:07on le recevra demain matin dans la matinale de BFM Business
01:11son truc à lui c'est le chiffrage du réchauffement climatique
01:15et ça fait mal
01:16on va en parler ensemble
01:18sa solution c'est une taxe carbone
01:21qui, à n'en pas douter, provoquerait une crise des gilets jaunes
01:24fois 1000
01:251000 comme le prix de la tonne de carbone qu'il propose
01:291200 dollars
01:30exactement
01:31mais est-ce bien raisonnable ?
01:33Ce sera le deuxième débat du jour
01:35et puis alors que les taux sur la dette française
01:38s'envolent avec la crise au Moyen-Orient
01:40et qu'on tutoie presque les 4%
01:42faut-il craindre ?
01:44Une flambée des taux de crédit immobilier
01:46et une crise du secteur dans les mois à venir
01:50et puis on finira par prendre des nouvelles
01:52de l'Organisation mondiale du commerce
01:54après la 14ème réunion ministérielle de l'organisation
01:59c'était ce week-end à Yaoundé
02:01comment se porte le libre-échange aujourd'hui ?
02:04Voilà, il est 10h passée de 2 minutes
02:07vous êtes en direct sur BFM Business
02:09c'est les experts
02:10allez, c'est parti
02:13Les experts, débats et controverses sur BFM Business
02:20Et pour parler de ces nombreux sujets
02:22j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau
02:24Dorothée Rouzé
02:26bonjour Dorothée
02:28chef économiste de la direction générale du Trésor
02:33à vos côtés Renan Lemoel
02:34bonjour Renan
02:35fondateur d'Epopée Gestion
02:37fonds d'investissement régional
02:39et j'ai le plaisir d'accueillir Clémentine Galès
02:42bonjour Clémentine
02:43bonjour
02:43chef économiste et stratégiste
02:46chez Société Générale
02:48Private Banking
02:50bienvenue à tous les trois
02:51le premier sujet de nos débats ce matin
02:55il est très clair
02:56la France s'appauvrit-elle ?
02:59pourquoi on s'appauvrit ?
03:00c'est Eurostat
03:02qui a publié ses données
03:04en fin de semaine dernière
03:06pour la quatrième année consécutive
03:09le PIB par tête en France
03:12est inférieur à celui de l'Union Européenne
03:17si l'UE est à 100
03:18nous sommes à 98
03:20en 2019
03:21nous étions à 105
03:24allez Dorothée
03:25je commence avec vous
03:27pour essayer d'abord
03:28de comprendre
03:28ce que recouvre
03:30ce
03:31ce PIB par tête
03:33qu'est-ce qu'il dit
03:33exactement
03:34de notre économie ?
03:35alors déjà
03:36peut-être
03:37c'est pas que la France s'appauvrit
03:38c'est qu'elle s'enrichit
03:39moins vite que la moyenne
03:40donc c'est comparatif
03:41tout est relatif
03:43ensuite
03:44alors sur l'indicateur
03:45le PIB
03:45c'est
03:46la richesse
03:47la production
03:47dans l'économie
03:50pendant une année donnée
03:51et donc le PIB par habitant
03:52c'est quand on divise par la population
03:55peut-être pour le petit point méthodologique
03:57mais c'est pas complètement représentatif
03:59du niveau de vie
04:00du revenu des habitants
04:02du bien-être de la population
04:03c'est pas l'équivalent du pouvoir d'achat
04:05par exemple
04:06et par exemple
04:07dans ce qui tire vers le haut
04:08la moyenne européenne
04:09il y a l'Irlande et le Luxembourg
04:10en Irlande
04:11il y a beaucoup de multinationales américaines
04:12qui en fait vont réaliser des profits
04:14qui gonflent
04:15le PIB irlandais
04:16mais ça va pas aux ménages irlandais
04:18ça va ensuite être rapatrié
04:19vers les maisons mères
04:21ou au Luxembourg
04:22il y a beaucoup de production
04:23de travailleurs frontaliers
04:24qui habitent dans les pays d'à côté
04:25et donc dont le revenu
04:26va finalement aller dans les pays d'à côté
04:28on est à 215-230 là-bas
04:29si la moyenne est à 100
04:30c'est vrai que le Luxembourg et l'Irlande
04:32il y a des pays qui tirent la moyenne vers le haut
04:34alors les luxembourgeois vivent très bien
04:35mais c'est pas commensurable avec le chiffre
04:37et alors ensuite
04:38dans les effets un peu statistiques
04:41il y en a un qui est très bien au fond
04:42c'est la convergence
04:45petite et progressive
04:46des pays plutôt de l'est de l'Union Européenne
04:48qui sont partis de plus loin
04:49et qui rattrapent le niveau de vie
04:50au fond c'est aussi le but de l'adhésion
04:52à l'Union Européenne
04:53donc quelque part c'est très bien
04:54qu'il y ait moins de disparités
04:56au sein de l'Union Européenne
04:57l'autre effet statistique
04:59qui est plutôt en défaveur de la France
05:00sur le chiffre
05:01mais c'est pas un handicap
05:02c'est la démographie
05:03puisque quand on a des pays
05:07qui font beaucoup moins de bébés
05:08qu'en France
05:08par exemple en Italie
05:10quelque part mécaniquement
05:11c'est bon pour le PIB par habitant
05:12puisqu'on divise la production de richesse
05:15par ceux qui sont quand même des adultes
05:16qui produisent la richesse
05:17par le nombre d'habitants
05:18et quand il y a moins d'enfants
05:19si on baisse les dénominateurs
05:21évidemment le chiffre augmente
05:22à long terme c'est pas une bonne nouvelle
05:24pour la démographie
05:24pour le dynamisme économique
05:25ça veut pas dire qu'il n'y a pas
05:27de problème en France
05:27et au fond on les connaît
05:29les raisons du décrochage
05:30on travaille un peu moins que les autres
05:32on a une productivité un peu en berne
05:33on a sans doute une préférence collective
05:35pour la sécurité qui joue aussi
05:36mais il faut un peu se méfier de l'indicateur
05:39Bon il est révélateur de quoi
05:40cet indicateur Clémentine Gallès
05:42est-ce que c'est
05:43comme le dit Dorothée
05:44la richesse des autres
05:46qui augmente
05:46et donc la moyenne européenne
05:47qui augmente
05:48ou est-ce que quand même
05:49qu'est-ce qui explique le fait
05:50qu'on soit passé de
05:51115 en 2019
05:54à 105 pardon
05:55à 98
05:56c'est-à-dire sous la moyenne
05:57depuis 4 ans quand même
05:58Je partage tout à fait
05:59les limites
06:00qu'a exposé Dorothée
06:02sur les limites
06:02d'interprétation
06:03de cet indicateur
06:04après il faut pas
06:06minimiser
06:07le décrochage
06:08de la productivité
06:09de l'économie française
06:10qui est quand même réel
06:11depuis quelques années
06:12Et qu'on arrive à expliquer
06:13ou pas ?
06:13Et qui s'explique
06:14par différentes raisons
06:16notamment une raison
06:17de taux d'emploi
06:18qui est plus faible
06:19en France
06:19que dans les économies
06:21européennes
06:21avec lesquelles
06:22on peut se comparer
06:23et en particulier
06:24sur l'emploi
06:25des plus jeunes
06:26ou des plus seniors
06:27et qui va provoquer
06:28voilà
06:31une productivité relative
06:33plus dégradée
06:34mais après
06:35se comparer
06:36c'est une chose
06:37par rapport aux économies
06:38européennes
06:38mais je pense que là
06:39où il faut ramener
06:40le débat
06:40c'est plus sur la tendance
06:42de la productivité
06:43européenne
06:44au global
06:44et finalement
06:45la France en fait partie
06:47du même lot
06:48et on a un décrochage
06:49qui a déjà été
06:51soulevé plusieurs fois
06:52notamment par le fameux
06:53rapport Draghi
06:53de la productivité
06:55européenne
06:56et la France
06:56elle est dans le lot
06:58des économies européennes
06:59aussi sur ce front-là
07:01Bon on voit qu'on est
07:02dans la petite moyenne
07:02Ronan Lemoyle
07:04effectivement
07:04moi de ce que je retire
07:06du bilan là
07:07c'est juste
07:08qu'on travaille pas assez
07:09en réalité
07:10il y a sans doute
07:11qu'on travaille pas assez
07:11c'est sans doute
07:12une des dimensions
07:12il y a les limites
07:13qu'on peut imaginer
07:14sur la méthode
07:15mais il y a un point
07:16qui me paraît important
07:17si on se met en tendance
07:17un peu de moyen long terme
07:18c'est aussi la manière
07:20dont l'économie française
07:20s'est transformée
07:21depuis 10, 15, 20 ans
07:22si on regarde ça
07:24même plus de 30 ans
07:24c'est le sujet
07:25de l'industrialisation
07:26c'est comment on crée
07:27la richesse
07:27comment on crée la richesse
07:28au-delà du tertiaire
07:29comment on crée la richesse
07:29par des industries
07:31des entreprises
07:31des usines
07:32j'ai envie de dire
07:32et ça je pense
07:33c'est un des phénomènes
07:34alors qu'il n'explique pas
07:35l'écart que vous signaliez
07:36entre 2019 et aujourd'hui
07:37absolument pas
07:37par contre tendanciellement
07:39si on veut éviter
07:39effectivement juste
07:40la limite de l'indicateur
07:41qu'on regarde l'économie française
07:43telle qu'elle est
07:43on voit bien qu'aujourd'hui
07:45comparativement à d'autres
07:46on peut avoir
07:46je pense par exemple
07:47à l'Allemagne
07:47peut-être un déficit industriel
07:49un peu plus fort
07:49il peut être des économies
07:50ici où l'industrie
07:51qui crée un peu moins
07:52de produits
07:52à forte valeur ajoutée
07:53je pense que c'est un des sujets
07:54également dans le PIB
07:54si on ne faut qu'elle n'est pas
07:55que sur la productivité
07:56qui est un sujet à part entière
07:57il y a la qualité de ce qu'on produit
07:59la capacité à la price
08:00est plus élevée
08:00à dégénérer plus de marge
08:01et la meilleure dont on le fait
08:02donc l'industrie notamment
08:03je pense que c'est deux sujets
08:04assez importants
08:06encore une fois
08:06indépendamment de l'indicateur
08:07observé sur les 4 dernières années
08:09mais tendanciellement
08:10très importants
08:11pour les 10, 15, 20 prochaines années
08:12en tout cas
08:13c'est une étude de Rexécode
08:14très intéressante
08:15publiée la semaine dernière
08:17qui expliquait
08:17qu'on produisait
08:19un niveau de gamme
08:20moyen plus
08:21mais beaucoup trop cher
08:22Est-ce que vous êtes d'accord
08:23avec le constat de Ronan
08:24Lemoal de Rotterouz
08:25est-ce que le sujet
08:26c'est l'industrie
08:27qui manque aujourd'hui
08:28terriblement en France ?
08:30Je pense qu'il y a
08:31plusieurs sujets effectivement
08:32et c'en est un
08:33enfin Clémentine l'a dit
08:34il y a un sujet
08:35qui est le taux d'emploi
08:35qui est l'emploi des jeunes
08:37et l'emploi des seniors
08:38qui mécaniquement fait
08:39qu'on a moins de production
08:41que d'autres
08:42qui sont plus performants
08:43sur ce plan-là
08:44et sur
08:45pour moi l'industrie
08:46je le lis aussi
08:47au sujet de la productivité
08:49c'est-à-dire que l'industrie
08:49typiquement
08:50en gros avec la tech
08:51c'est des secteurs
08:52qui créent de forts gains
08:53de productivité
08:54qui innovent
08:55qui sont plus responsables
08:56de la croissance
08:58de la productivité
08:59que le reste des services
09:00qui constituent
09:01une grande partie
09:01de l'économie aussi
09:03donc forcément
09:04la désindustrialisation
09:05c'est pas une bonne nouvelle
09:06dans ce domaine-là
09:08et ensuite
09:09le positionnement
09:10de la France
09:11effectivement
09:11est un sujet
09:13qui est bien identifié
09:14On dit traditionnellement
09:14qu'on vend
09:15la qualité espagnole
09:16au prix allemand
09:17c'est vrai ?
09:18Ça ne veut pas me penser
09:19pour les espagnols d'ailleurs
09:20parce que
09:21ça résume bien
09:22la situation
09:23mais est-ce que c'est vrai ?
09:24On a un positionnement
09:26qui n'est pas assez
09:27haut de gamme
09:27pour avoir suffisamment
09:28de pouvoir de marché
09:29et en un sens
09:30pouvoir fixer ses prix
09:33face à la concurrence mondiale
09:34et donc le positionnement
09:35un peu moins haut de gamme
09:37il est aussi
09:37beaucoup plus frontalement
09:38exposé
09:39à la concurrence chinoise
09:40en particulier
09:41sans avoir la capacité
09:43en fait
09:43d'offrir suffisamment
09:45la qualité
09:46et la marque
09:46pour pouvoir
09:47se différencier
09:48et donc augmenter ses prix
09:49ou maintenir ses marges
09:51en tout cas
09:52donc c'est vrai
09:52que c'est un positionnement
09:53qui est un peu inconfortable
09:54par rapport à
09:55la pure concurrence
09:56par les prix
09:57sur laquelle on ne va pas
09:57être compétitif
09:59et ce n'est pas le but
10:00ou la pure concurrence
10:01par la qualité
10:02où on n'y est pas encore
10:04il y a un double effet
10:05il y a l'effet
10:06effectivement
10:06de la comparabilité
10:07par rapport
10:08à d'autres économies
10:08en termes de qualité
10:09ce qu'on produit
10:09et d'industrie
10:10en tant que telle
10:11et puis il y a l'effet
10:12de long terme
10:12l'effet de long terme
10:12dans l'économie
10:13dans laquelle on vit aujourd'hui
10:14c'est un effet
10:15dans lequel on voit
10:15que la géopolitique
10:16prend un rôle important
10:17que la dépendance
10:18aux économies tierces
10:19est quelque chose
10:20qui devient un problème
10:20donc si on met
10:21les deux bout à bout
10:21on voit bien
10:22que réindustrialiser
10:23être capable
10:24de maîtriser davantage
10:25ses chaînes d'approvisionnement
10:26ses chaînes de production
10:27et ses débouchés
10:32qui ne fait rien
10:33va venir dégrader
10:35pas seulement la France
10:36l'Europe entière
10:37va venir dégrader
10:38notre positionnement
10:38donc je pense
10:39que c'est des sujets de fond
10:40qu'il faut reprendre
10:41qui ont été mis sur la table
10:42mais je pense
10:43qu'on va passer vite
10:44Oui
10:44question de souveraineté européenne
10:45Clémentine
10:46Exactement
10:47pour revenir au rapport Draghi
10:48c'est le même message
10:50c'est un besoin d'investissement
10:52de souveraineté européenne
10:54vis-à-vis de la dépendance énergétique
10:56tout ce qui est économie numérique aussi
10:58et évidemment l'industrie
11:00pour voilà donc
11:02Il y avait un séminaire passionnant
11:05il n'y a pas très longtemps
11:0715 jours au Trésor
11:08qui tirait un peu le bilan
11:10du rapport Draghi
11:11me semble-t-il
11:13où est-ce qu'on en est
11:13aujourd'hui Dorothée Ousé ?
11:15Est-ce qu'on avance un peu
11:16enfin au niveau européen ?
11:18On avance
11:19il y a beaucoup de choses
11:20qui se préparent
11:21après on avance
11:22à un rythme
11:23que sans doute
11:24beaucoup jugent trop lent
11:26et qu'on essaye d'accélérer
11:28parce qu'on dit toujours
11:29le rapport Draghi
11:30le rapport Draghi
11:31il y a plus d'une centaine
11:32de propositions
11:32qui sont en fait chacune
11:34un chantier à part entière
11:35donc par exemple
11:35la commission a fait récemment
11:36ses propositions
11:37sur le 28ème régime
11:38qui était très attendu
11:40Régime juridique des entreprises
11:41qui est très attendu
11:43qui va encore demander du travail
11:44de mise en œuvre
11:45Je n'ai toujours pas compris
11:46moi d'ailleurs
11:47comment on a harmonisé
11:48la fiscalité
11:49le droit des faillites
11:50le droit social
11:51entre les 28 pays
11:53de l'Union
11:54est-ce que ça a apporté
11:55véritablement
11:55ce 28ème régime juridique ?
11:57Ça va être un régime
11:58qui est un peu
11:59à côté des autres
11:59en fait
12:01notamment pour les start-up
12:03qui veulent se développer
12:04sur le marché européen
12:05donc on ne va pas
12:06tout harmoniser entre pays
12:07on va quelque part
12:08créer un régime à part
12:10où les entreprises
12:11vont pouvoir
12:12en un sens
12:13ne pas être soumises
12:14après tout harmoniser
12:16je pense que
12:17étant donné aussi
12:18les préférences
12:19un peu différentes
12:19entre États européens
12:20c'est des sujets
12:21sur lesquels
12:21on se cassait dans
12:22depuis un certain temps
12:23donc c'est aussi pour ça
12:24qu'on essaye de trouver
12:24une voie de contournement
12:25en un sens
12:26plutôt que de se dire
12:28harmonisons notre droit
12:28des faillites
12:29pour toutes les entreprises
12:30Oui on a abandonné
12:31quand on n'y arrivera pas
12:31en tout cas pas à court terme
12:33donc essayons de trouver
12:34une sorte de fast track
12:35pour les entreprises
12:36qui ont besoin d'aller vite
12:37Et donc des choses arrivent
12:38C'est ce que vous nous dites aussi
12:39Des choses arrivent
12:40mais au rythme
12:41auquel va le monde
12:41il faut accélérer
12:42Bon il faut accélérer aussi
12:44peut-être
12:44sur la lutte
12:46contre le changement climatique
12:47dont on ne parle plus
12:48beaucoup
12:48il y a eu un backlash
12:50comme on dit
12:51en très mauvais français
12:53ces derniers mois
12:55et notamment
12:55depuis l'arrivée
12:56de Donald Trump
12:57aux États-Unis
12:58il y a un économiste
13:00français
13:00qui lui est installé
13:02aux États-Unis
13:03il est professeur
13:04assistant
13:05à Stanford
13:06il a 35 ans
13:07il s'appelle
13:08Adrien Bilal
13:09et il vient de recevoir
13:10c'était hier
13:11le prix du meilleur
13:13jeune économiste
13:142026
13:15prix décerné par le monde
13:17et le cercle
13:17des économistes
13:20en un mot
13:21comment vous
13:22présenteriez
13:23allez Clémentine Gallet
13:25je commence par vous
13:26les travaux
13:28d'Adrien Bilal
13:29lui son truc
13:30c'est donc
13:31l'environnement
13:32l'environnement
13:32et l'impact
13:33du réchauffement
13:33climatique
13:34sur les économies
13:35et il a une innovation
13:37en termes de méthodologie
13:39où il mesure
13:40de façon plus globale
13:41plus systémique
13:42l'impact économique
13:44du réchauffement
13:45sur les économies
13:46et à ce qu'on peut opposer
13:48avec d'anciennes méthodes
13:49qui font plus
13:49pays par pays
13:50et qui du coup
13:52sous-estimer
13:53l'impact
13:54alors qu'est-ce qu'il nous dit
13:55parce qu'on a l'habitude
13:56d'entendre dire
13:57que 1 degré
13:58c'est 2 à 3 points
14:01de croissance
14:01en moins
14:02lui je crois
14:03qu'il a des chiffres
14:04absolument
14:05bien plus spectaculaires
14:07de l'ordre de 20%
14:08du PIB
14:08donc tout de suite
14:09c'est beaucoup plus
14:10beaucoup plus important
14:11et en plus
14:13cette étude
14:14elle n'est pas récente
14:15elle n'est pas d'hier
14:16et donc elle a été confrontée
14:18avec les autres économistes
14:19du même sujet
14:20qui valident
14:21la méthodologie
14:22appliquée
14:23donc c'est vrai
14:24que les chiffres
14:25soulevés
14:27font peur
14:27par leur ampleur
14:28et remettent
14:29à l'ordre du jour
14:30dans le débat public
14:31en tout cas
14:31et c'est aussi
14:32la volonté de ce prix
14:33c'est de remettre
14:34dans le débat public
14:34un sujet
14:36qui a son importance
14:38pour tirer de nouveau
14:39la sonnette d'alarme
14:40ce qu'il nous dit
14:41Adrien Bilal
14:42c'est que d'ici 2100
14:43si on ne fait rien
14:44la croissance mondiale
14:45pourrait être divisée
14:46par deux
14:47tout simplement
14:49et sa solution
14:49en discuter
14:51tous ensemble
14:52elle est quand même
14:52un peu radicale
14:53moi je la questionne
14:54c'est une taxe carbone
14:55à 1200 dollars
14:57la tonne
14:58je rappelle qu'en France
14:59depuis les gilets jaunes
15:01on plafonne à 44 euros
15:03la tonne
15:04carbone
15:05Dorothée Rousset
15:05j'aimerais comprendre
15:07si un monde
15:08avec une taxe carbone
15:09à 1200 dollars
15:10un
15:11est possible
15:12et deux
15:12quelles sont les conséquences
15:13sur les prix
15:14à la pompe
15:15sur le chauffage au gaz
15:18c'est des crises
15:19des gilets jaunes
15:20fois 1000
15:21la réponse est non
15:21il ne dit pas exactement
15:23il faut mettre aujourd'hui
15:24une taxe carbone
15:24à 1200 euros la tonne
15:27ce qu'il dit
15:28c'est en un sens
15:28c'est ce qu'on appelle
15:29le coût social du carbone
15:31c'est à dire
15:32dans le modèle
15:33et avec des hypothèses
15:34parce que nécessairement
15:35son travail est très bien fait
15:36mais nécessairement
15:36il y a des hypothèses
15:37qui peuvent être discutées
15:39sur la valeur du futur
15:40sur la température
15:41en 2100
15:43des hypothèses aussi
15:44qui sont plutôt conservatrices
15:45sur la capacité d'adaptation
15:46et on peut se dire
15:46que dans ce monde là
15:47on va aussi s'adapter
15:49et son but
15:49c'est plutôt de tirer
15:50la sonnette d'alarme
15:51là dessus aussi
15:52de dire
15:52il faut accélérer
15:53sur la lutte
15:55contre le réchauffement
15:55et sur l'adaptation
15:56donc le coût social du carbone
15:58c'est je dirais
15:58en l'état
15:59et avec les hypothèses
16:00qui sont faites
16:00quel est le montant
16:01que collectivement
16:02on devrait être prêt
16:03à payer
16:03pour éviter
16:04une tonne de carbone
16:05et en gros
16:06on serait indifférent
16:06entre le fait
16:07que cette tonne de carbone
16:08soit dans l'atmosphère
16:08ou payer 1200 euros
16:09aujourd'hui
16:11c'est un concept
16:11qui est d'abord
16:12un concept
16:12d'analyse économique
16:13ça ne veut pas dire
16:14qu'il recommande
16:15de dire
16:15demain il faut
16:16que la taxe carbone
16:17soit portée
16:17à 1200 euros
16:19il faut le faire
16:19atterrir
16:20dans l'atmosphère
16:21ce concept
16:22de théorie économique
16:23ce que ça nous dit
16:23c'est le coût
16:24de l'inaction
16:25est en fait
16:26très aisé
16:26et au fond
16:27je dirais
16:28parmi les économistes
16:29du climat
16:30quelque part
16:31les chiffres
16:31qui circulaient
16:32précédemment
16:32de 1, 2, 3%
16:34pour un degré
16:35paraissaient quand même
16:35très faibles
16:36quand on sait
16:36les risques de dommages
16:38aux infrastructures
16:38à la productivité
16:39au capital
16:40même aux capacités
16:42cognitives
16:43etc
16:43enfin il y a
16:43beaucoup d'aspects
16:44sur lesquels
16:45ça joue
16:46et donc alors lui
16:47inversement
16:47il a plutôt été surpris
16:48de trouver des chiffres
16:49aussi élevés
16:49c'est pour ça que même
16:50avant de publier son papier
16:51il dit
16:51j'ai mis les données
16:52à disposition
16:53de tous les chercheurs
16:54du climat
16:54pour qu'ils puissent vérifier
16:55parce qu'ils ne croyaient
16:55presque pas
16:56à ses propres résultats
16:56et en fait
16:57quand même
16:57la communauté a validé
16:59donc c'est assez robuste
17:00donc le message principal
17:01c'est que ça va nous coûter
17:03beaucoup plus cher
17:04que ce qu'on pensait
17:06il ne faut pas en tirer
17:06des conséquences
17:07en termes de taxe carbone
17:08demain
17:12parce que ne pas agir
17:13est extrêmement cher
17:13j'évoquais Ronan Lomoel
17:15tout à l'heure
17:15le backlash
17:16le recul un peu en arrière
17:18de toutes les mesures
17:18un peu de lutte
17:21contre le réchauffement climatique
17:22dont on avait beaucoup parlé
17:23précédemment
17:24en Europe notamment
17:25lors de la précédente
17:27commission européenne
17:28en termes de finances
17:30la finance verte
17:31aujourd'hui
17:32on n'en entend plus
17:32beaucoup parler
17:33non plus
17:34est-ce qu'elle est toujours là
17:34il y a des choses
17:35d'abord je vais y revenir
17:37c'est très intéressant
17:37parce que ce 1200 dollars
17:40il est intéressant
17:40pour moi de raison
17:42mais en fait
17:42sous la finance verte
17:43il y a des lois
17:44qui sont passées
17:45il y a des choses
17:45qui sont faites aujourd'hui
17:47la réalité
17:47si on regarde au niveau européen
17:48et singulièrement au niveau français
17:49c'est que la part
17:50des investissements
17:51consacrés
17:52des investissements de long terme
17:53consacrés aux transitions
17:54elle n'est quand même pas
17:56extraordinaire
17:56c'est-à-dire qu'il ne dit pas
17:57qu'il n'y a pas des efforts
17:58qui sont faits
17:58mais si on prenait par exemple
17:59les 2200 ou 2300 milliards
18:01je ne sais plus combien il y en a
18:01exactement
18:02d'assurance-vie en France
18:03on ne va pas trouver
18:0430% d'actifs investis
18:07voilà
18:07on va trouver
18:09quelques pourcents
18:10pourquoi on pouvait en débattre
18:11pendant très longtemps
18:12notamment parce qu'il y a
18:12un antagonisme
18:13entre ce qu'il faut faire
18:15pour accompagner les transitions
18:16et ce que les normes réglementaires
18:18prévoient pour gérer
18:19le risque que prennent
18:20les assureurs par exemple
18:21je lui ai dit d'un mot
18:21les assureurs sont contraints
18:23pour les assureurs
18:24par des règles
18:24qui s'appellent
18:24solvabilité 2
18:25qui mettent en face
18:27des investissements
18:28des assureurs
18:28un certain nombre
18:28de fonds propres
18:29si vous faites des obligations
18:30d'État
18:30pas beaucoup de chargements
18:31ou rien d'ailleurs
18:32des obligations dite corporate
18:33d'entreprise
18:34avec plus de chargements
18:35au fonds propres
18:35de l'immobilier également
18:36du private equity
18:37investir dans une entreprise
18:38où vous êtes chargé
18:39en fonds propres
18:39et de l'infrastructure
18:40qui est essentiellement
18:41ce dont on parle là
18:42pareil vous avez un chargement
18:43en fonds propres
18:44qui est bien supérieur
18:45à ce que vous aurez
18:46si vous êtes investi
18:47en obligations
18:47ça veut dire quoi ?
18:48si vous êtes plus incité
18:49à financer le déficit
18:50des États
18:50qui eux-mêmes
18:50ont cherché à financer
18:51les transitions
18:52qu'à investir vous-même
18:53en direct
18:54dans le financement
18:54de ces transitions
18:55donc ça c'est la réalité financière
18:57qui pour moi
18:57et je le dis depuis longtemps
18:58est une aberration
18:59c'est-à-dire qu'il y a
18:59un hiatus
19:00entre l'intention politique
19:01réel d'accompagner
19:02les transitions
19:03et la manière
19:03dont les outils
19:04qu'on met à disposition
19:05des acteurs économiques
19:06peuvent être utilisés
19:07ça c'est vraiment
19:08la réglementation européenne
19:09encore une fois
19:11c'est du délire
19:11tout ce qu'on devrait faire
19:12ce qui est intéressant
19:13dans cette étude
19:14je ne suis pas compétent
19:15pour juger
19:15de ce que ça sent
19:17cette vision un peu
19:18holistique des choses
19:18parce que je comprends
19:19que cette différence
19:19c'est que plutôt
19:20que de se focaliser
19:20au niveau d'un pays
19:21il a une vision holistique
19:22absolument mondiale
19:23donc c'est bien plus puissant
19:25que ce qu'on dit
19:25mais moi ce que j'aime bien
19:26c'est qu'il y a deux choses
19:27dans les 1200 dollars
19:28qui sont véhiculés
19:28pour moi
19:29c'est un
19:30s'il y avait encore un doute
19:31dans l'esprit de certains
19:33comme quoi
19:33les transitions
19:34sont inflationnistes
19:35là il n'y a plus
19:35de doute possible
19:37que la transition
19:38soit un vrai sujet
19:39c'est le passage
19:40du point A au point B
19:41en termes d'accompagnement
19:42de ceux qui ne peuvent
19:42pas se la payer
19:43ça c'est un deuxième
19:44enseignement intéressant
19:45et puis troisièmement
19:46s'il y avait encore
19:47un doute sur le fait
19:47que les actifs
19:48que nous finançons aujourd'hui
19:49notamment l'infrastructure
19:50doivent être des actifs
19:51qui soient toujours pertinents
19:52dans 30 ans
19:53là effectivement
19:54on a la démonstration
19:55de cette réaction
19:57je prends un exemple
19:58par exemple chez nous
19:59on finance
19:59on fait une infrastructure
20:00des cargos à voile
20:03ces cargos à voile
20:03il faut qu'ils soient
20:04aux normes
20:04non pas d'aujourd'hui
20:05mais de celles
20:05de l'économie
20:07telle qu'on la voit
20:08dans 10, 15, 20 ou 30 ans
20:09mais ça
20:10une économie qui change
20:11tellement vite
20:12qu'il faut suivre
20:12ce qui est sur la table
20:13est intéressant pour ça
20:14parce que ça nous rappelle
20:15attention à cet inflationniste
20:16comment l'accompagner
20:17ces transitions
20:17et cette inflation
20:18qui va arriver
20:18et deuxièmement
20:19comment on se prépare
20:19en termes d'actifs à gérer
20:20et puis j'ai envie de dire
20:21c'est une incitation puissante
20:23à revenir sur le point
20:25qu'on évoquait juste
20:25tout à l'heure
20:26à savoir
20:26financer massivement
20:28les transitions
20:29vers notamment
20:29la partie énergétique
20:30qui doit correspondre
20:31à 60% des émissions
20:32en question
20:32ça c'est important
20:33ça va être exactement
20:35mon propos
20:35c'est que ça rejoint
20:36l'actualité brûlante
20:38et le premier point
20:39qu'on évoquait tout à l'heure
20:40donc ce besoin
20:41d'investir dans la transition
20:43remplirait
20:44plusieurs objectifs
20:46un cet objectif
20:47du coût
20:48de l'inaction
20:49et puis aussi
20:51de l'indépendance énergétique
20:52et de faire moins face
20:54d'être moins sensible
20:55à la volatilité
20:56des prix de l'énergie
20:56telle qu'on la voit
20:57aujourd'hui
20:58si on se met
20:58une taxe carbone
20:59à 1200
21:00j'ai fait des petits calculs
21:01de coin de table
21:02hier soir
21:03une taxe carbone
21:04à 1200 dollars
21:05ça nous fait
21:06le prix du litre
21:07à peu près
21:07entre 4 et 5 euros
21:09que ce soit
21:10d'essence
21:11ou de gasoil
21:12là je peux dire
21:13que le prix
21:13je pense
21:14serait assez efficace
21:17est-ce qu'on a
21:18de nouvelles idées
21:19pour l'accélération
21:20de la décarbonation
21:20Dorothée Rousset
21:23alors il y a un plan
21:24d'électrification
21:24qui va être annoncé
21:26normalement cette semaine
21:28qui est exactement
21:29dans ce contexte
21:30où je dirais
21:30effectivement
21:31l'actualité
21:32prix du meilleur
21:33jeune économique
21:33se rejoint
21:33à l'actualité
21:34plus brûlante
21:35où on a
21:35une confluence
21:36des enjeux
21:37je dirais
21:38économiques
21:39de décarbonation
21:39et de souveraineté
21:40chaque crise
21:41est une opportunité
21:42alors je pense
21:43on ne souhaite pas
21:44que les crises arrivent
21:45mais en tout cas
21:45il faut savoir y réagir
21:46en se disant
21:47soyons mieux préparés
21:48la prochaine fois
21:48que ça se produira
21:50et notamment
21:51en ayant accéléré
21:51sur l'électrification
21:52l'électricité
21:53a une grande vertu
21:54en France
21:54c'est qu'on la produit
21:55chez nous
21:56et de manière décarbonée
21:59et souveraine
22:01on a les financements
22:01nécessaires pour ça ?
22:03à court terme
22:04de toute façon
22:05on produit
22:05plus qu'on ne consomme
22:06en électricité
22:07c'est aussi une différence
22:08par rapport
22:09à la référence 2022
22:10c'est que 2022
22:11on avait quand même eu
22:12je dirais
22:13le concours de malchance
22:14d'avoir un certain nombre
22:15de centrales
22:16à l'arrêt
22:17de centrales nucléaires
22:18à l'arrêt
22:18exactement au moment
22:19où il ne fallait pas
22:20aujourd'hui
22:21le parc nucléaire
22:21tourne à plein
22:22on exporte
22:22je crois qu'on a exporté
22:23l'année dernière
22:23l'équivalent
22:24de la consommation
22:24de la Belgique
22:25en électricité
22:25en fin d'année
22:26absolument
22:26on n'a pas ce risque-là
22:29donc au contraire
22:30allons-y
22:30on a plutôt
22:32on a de l'offre
22:33d'électricité
22:33on a aussi développé
22:34les renouvelables
22:35donc l'enjeu
22:37c'est même plutôt
22:38de booster la demande
22:39par l'électrification
22:41des usages
22:41donc ça c'est un aspect
22:42et ensuite
22:43je pense qu'il ne faut pas
22:43oui effectivement
22:44il ne faut pas se localiser
22:45sur il faut absolument
22:46une énorme taxe carbone
22:47je pense qu'au fond
22:48on sait que le mix
22:49dont on a besoin
22:49pour atteindre nos objectifs
22:51en termes climatiques
22:53bon il y a une partie
22:54de prix du carbone
22:55avec des mesures
22:56d'accompagnement
22:57de ceux qui en ont
22:58qui en ont besoin
22:59des ménages les plus modestes
23:00des entreprises
23:00les plus exposées
23:03il y a une partie
23:04réglementation
23:04mais la réglementation
23:05elle pose aussi
23:06des questions
23:06de redistribution
23:07qui sont peut-être
23:08un peu plus implicites
23:09mais qui existent
23:10parce que tout le monde
23:10n'a pas la même capacité
23:11à y faire face
23:13et puis il y a une partie
23:14qui vient de financement
23:15public et de financement
23:16privé
23:17et qui va devoir être
23:19des investissements
23:20supplémentaires
23:20alors en partie
23:21le grand débat
23:22des années à venir
23:23qui va payer la facture
23:24et en partie avec davantage
23:25aussi de finances durables
23:26enfin voilà
23:26il faut tous les leviers
23:28on ne peut pas se dire
23:28on va juste faire une grande taxe
23:29et tout va se bien se passer
23:30ce n'est pas le cas
23:31moi je pense que
23:32le sujet du financement
23:35n'est pas un sujet
23:36dans l'absolu
23:37l'argent existe
23:38je vous jure que ça pose
23:39beaucoup de questions
23:39au conseil d'administration
23:41d'EDF
23:42précis j'ai un pensé
23:43en fait aujourd'hui
23:43et à Bercy
23:44en fait il y a deux manières
23:46de financer ces transitions
23:47on les finance
23:48par les déficits
23:49et par l'impôt
23:51au demain
23:52ou on les finance
23:53par l'épargne
23:54les financer par l'épargne
23:55je parlais tout à l'heure
23:57de 2200-2300 milliards
23:58si on met 3 points
23:59ça fait 70 milliards
24:0070 milliards
24:013 points sur
24:01dit autrement
24:02sur 100% investis
24:04par des assureurs
24:05de manière macroéconomique
24:06si seulement
24:07on remettait
24:073 points
24:08au service
24:09des transitions
24:10on dégage 70 milliards
24:12de capacité d'investissement
24:14peut-être même plus
24:15le problème
24:15encore une fois
24:16je ne vais pas y revenir
24:16c'est que la réglementation
24:17ne permet pas de le faire
24:18mais mon point
24:19c'est de dire
24:20le sujet n'est pas tant
24:21la capacité de financement
24:23qu'on peut avoir
24:23que là on va chercher l'argent
24:25et là on doit aller chercher l'argent
24:26je pense que c'est
24:26de deux manières
24:27mais sans doute
24:27une des manières
24:29la plus simple
24:30mais qui est sans doute
24:31la plus complexe
24:32vu la manière
24:32dont les réglementations européennes
24:34nous tombent
24:35sur les acteurs financiers
24:36tous les jours
24:36c'est d'aménager
24:37Solvadeux
24:37pour tenir compte
24:38c'est un enjeu
24:40moins à moins
24:40l'idée de dire
24:41qu'il faut s'immiscer
24:42que le politique
24:42s'immisce dans la partie supervision
24:44mais quelque part
24:45il doit y avoir
24:45un alignement
24:45à un moment donné
24:46entre l'intention politique
24:47et la manière
24:47dont les normes fonctionnent
24:48sinon ça ne sert à rien
24:49de voie parfois orthogonale
24:52sinon ça ne sert à rien
24:52ça c'est le premier point
24:53il y a un travail
24:54à mon avis à faire là-dessus
24:55il y a eu plusieurs tentatives
24:56elles sont toujours
24:57un peu importées
24:59parce que
24:59n'oublions pas
24:59que pour un financier
25:00par exemple
25:00pour un investisseur
25:02investir dans de l'infrastructure
25:03c'est globalement
25:04des rendements
25:04entre 10 et 15%
25:05avec une volatilité
25:06qui est relativement faible
25:07donc c'est un bon investissement
25:07donc il n'y a pas de problème
25:08ça rend service à tout le monde
25:09et l'autre manière
25:10c'est ce qu'on appelle
25:11les PPP
25:12les partenariats publics privés
25:14moi je suis toujours
25:14très surpris
25:15de voir
25:16parce que je me balade
25:17beaucoup en région
25:17de voir comment
25:18la maturité des collectivités
25:19et ce n'est pas une critique
25:20c'est un constat
25:21est faible
25:22en termes de capacité
25:23à travailler entre le public
25:24et le privé
25:24je vois des grands sujets
25:25d'infrastructure
25:26dans les ports
25:27par exemple émerger
25:27l'électrification
25:29des ports
25:30vous savez dans 3-4 ans
25:31les bateaux n'ont plus le droit
25:32heureusement
25:32de tourner à quai
25:34avec leur moteur diesel
25:34pour faire tourner
25:36le bateau en tant que tel
25:37les paquebots
25:38les choses comme ça
25:38mais bon
25:39vous imaginez bien
25:40que si demain
25:40un gros paquebot arrive
25:42et se branche sur un port
25:43ça n'a pas marché
25:44très longtemps
25:45donc il faut
25:46il y a des gros sujets
25:46d'infrastructure
25:47dans les ports
25:48ces sujets
25:49les collectivités
25:50quand elles les regardent
25:51elles regardent un peu
25:51toutes seules dans leurs coins
25:52comment je peux faire
25:53en finançant par
25:54mon budget
25:55éventuellement un peu de dettes
25:56mais pas
25:57pas des quittis
25:58qui viendraient d'acteurs privés
25:59donc en fait
25:59la dynamique à créer
26:01entre le privé et le public
26:02sur ces sujets-là
26:02elle est fondamentale également
26:03et objectivement
26:04elle est faible
26:06parce qu'il y a un manque
26:08d'éducation
26:08d'acculturation
26:09je ne sais même pas
26:09comment il faut le dire
26:10en fait je suis surpris
26:11vous êtes très directement
26:12Rodan Levoix
26:12je suis très surpris
26:13de voir les gens
26:14vous diriger un fonds d'investissement
26:16régional
26:16qu'est-ce qui manque ?
26:18bah moi je pense
26:18quelle solution apporter ?
26:20je pense tout simplement
26:20qu'il s'agirait de dire
26:21qu'on permet davantage
26:23aux collectivités
26:23de s'associer
26:24à des fonds d'investissement
26:25privés
26:25des grands acteurs
26:26que nous avons en France
26:27ou en Europe
26:28mais est-ce qu'on l'interdit
26:28aujourd'hui ?
26:29non mais en fait
26:30les montages qu'ils font
26:31les montages qu'ils font
26:32ou les process
26:32dans lesquels ils se lancent
26:33ne permettent pas
26:34c'est pas les mêmes
26:35horizons de temps
26:36ils ont des contraintes
26:37dans la manière
26:38dont ils font leur montage
26:39qui empêchent les fonds
26:40d'investir
26:40puisque ça cape les rendements
26:41et comme ça cape les rendements
26:42les fonds ne viennent pas
26:43il y a tout un tas
26:44de petites choses
26:44qui mettent des grains de sable
26:46dans les engrenages
26:46et pourtant c'est une des solutions
26:48on ne va pas dire miraculeuses
26:49mais une des solutions importantes
26:50qu'il faut mettre en oeuvre
26:50à mon avis
26:51Clémentine
26:57on a les moyens
26:58au niveau européen
26:59puisqu'on a un excédent
27:00d'épargne
27:00et donc ça fait partie
27:01des sujets sur lesquels
27:02on a des besoins
27:04d'investir
27:05dans de l'investissement
27:06productif
27:07pour répondre
27:08à ces sujets
27:08mais j'ai l'impression
27:09que ce fléchage
27:11de l'épargne
27:11j'en entends parler
27:12depuis que je suis journaliste
27:13et je suis journaliste
27:14depuis quelques années
27:16déjà malheureusement
27:17pourquoi
27:18qu'est-ce qui bloque
27:19encore une fois
27:20pourquoi
27:21on n'arrive pas
27:22à orienter cette épargne
27:23vous parliez de 2 à 3 points
27:25le rapport
27:25Pisani-Mafouz
27:27sur le financement
27:27la transition écologique
27:29c'était 60 milliards d'euros
27:30par an
27:31à parité
27:32publique-privé
27:33effectivement
27:33on se rend compte
27:34qu'avec l'épargne
27:35abondante des français
27:36on pourrait y arriver
27:38assez facilement
27:39en réalité
27:39qu'est-ce qui bloque ?
27:41D'abord il y a eu
27:42une époque
27:42où ce financement
27:43se faisait notamment
27:44par ce qu'on appelle
27:45les fonds en euros
27:45des assureurs
27:46les fonds en euros
27:46c'est un contrat d'assurance
27:48ce qu'on appelle
27:48les unités de compte
27:49investis sur les actions
27:50des immobiliers
27:50des frais de equity
27:51il y a un fonds en euros
27:52qui est géré par l'assureur
27:53qui investit 80%
27:54et le reste
27:55c'est en diversification
27:55le problème c'est que
27:56ce fonds en euros
27:57qui est un produit de long terme
27:58a un rendez-vous annuel
27:59ce rendez-vous annuel
28:00c'est le taux servi
28:00au client
28:01et ce taux servi au client
28:02pendant très longtemps
28:03quand on a eu des taux d'intérêt
28:05on servait des taux
28:06il y a très très longtemps
28:078-9%
28:08mais même quand
28:08on arrivait
28:09à l'époque
28:10quand j'étais chez un assureur
28:11dans les années 2005-2006
28:13on servait des taux
28:14à 4,5-5%
28:15alors que les taux
28:16étaient déjà un peu plus bas
28:17parce qu'il y avait
28:17des stocks anciens d'obligation
28:18mais comme vous aviez
28:19ce rendez-vous annuel
28:20de services de taux
28:21obligatoires par l'assureur
28:22sa capacité à prendre du risque
28:23était par définition
28:25tout le monde le comprendra
28:25assez obérée
28:27depuis
28:27il y a quelque chose
28:28qui s'est passé
28:28qui est assez intéressant
28:29c'est que les unités de compte
28:30se sont largement développées
28:31donc l'accès
28:32à ces produits
28:32s'est largement développé
28:33et l'assurance vie
28:34a enregistré
28:35un mois de février
28:36record
28:37près de 20 milliards
28:38de collègues
28:39notamment en unité de compte
28:40c'est pour ça que je vois
28:40du positif
28:41mais simplement
28:42je pense qu'il faut aller
28:43encore plus loin
28:43en faisant en sorte
28:44effectivement
28:45d'aligner encore davantage
28:48la vision politique
28:49j'ai envie de dire
28:49de la France et de l'Europe
28:50sur ces sujets de transition
28:52et la capacité qu'on donne
28:53aux acteurs financiers
28:54à proposer ces produits
28:55aux particuliers
28:56non pas la capacité
28:57à les proposer
28:58d'un marketing
28:59ça ça existe
28:59il y a la loi Berge
29:00qui est sortie etc
29:01mais d'un point de vue
29:02de la contrainte réglementaire
29:03qu'on leur donne
29:04à un moment donné
29:04parce que même
29:04si c'est des unités de compte
29:05à un moment donné
29:05ils ont une contrainte
29:07qui peut être par exemple
29:07la liquidité
29:08si vous devez assurer
29:09la liquidité d'un produit
29:10qui n'est pas liquide
29:11par définition
29:12vous allez contraindre
29:13le produit
29:13parce que vous savez bien
29:14que sinon ça va retomber
29:15sur votre bilan
29:15c'est ce qui s'est passé
29:16sur l'immobilier
29:17il y a quelque temps
29:17donc je pense
29:18qu'il y a besoin
29:19un besoin
29:20qui ne date pas d'hier
29:21effectivement
29:22d'alignement
29:23j'appelle ça
29:23c'est pas compliqué
29:24d'alignement entre
29:25je veux aller là-bas
29:26et voilà les outils que j'ai
29:27ces outils sont en cohérence
29:28avec la destination
29:29que je veux atteindre
29:30un cap clair
29:31et des décisions courageuses
29:32on verra qu'on en aura
29:33peut-être besoin
29:34sur le marché de l'immobilier
29:36aussi avec des hausses de taux
29:38qui risquent de faire
29:39très mal
29:39on en parle dans une toute petite minute
29:41ne quittez pas
29:42on revient tout de suite
29:49BFM Business et La Tribune
29:50présente
29:52Les Experts
29:53Raphaël Legendre
29:55allez il est 10h31
29:56vous êtes toujours en direct
29:57sur BFM Business
29:58c'est Les Experts
29:59avec toujours
30:00autour de la table
30:01Clémentine Gallès
30:02Ronan Lemoal
30:03et Dorothée Rouset
30:04on va parler
30:05crédit immobilier
30:06ça vous concerne
30:07très directement
30:08si vous êtes sur le point
30:09d'acheter un bien
30:11des crédits immobiliers
30:12qui sont évidemment
30:13liés en partie
30:15aux taux de la dette française
30:16et des taux
30:17qui ont tendance
30:19à flamber
30:19ces dernières semaines
30:20notamment
30:21depuis le début
30:22de la crise
30:22au Moyen-Orient
30:23Ronan Lemoal
30:24vous avez dirigé
30:26pendant quelques années
30:27une grande banque française
30:29quel est l'état
30:30du marché
30:31du crédit immobilier
30:32aujourd'hui ?
30:34il y a deux choses
30:34d'abord si on regarde
30:35comment le marché
30:36des crédits immobiliers
30:36se comportait en 2025
30:37il se comportait plutôt pas mal
30:39il avait bien rebondi
30:40il avait bien reparti
30:41la dynamique était repartie
30:42etc
30:42et si on regarde aujourd'hui
30:43j'ai envie de dire
30:44s'il y a des effets
30:45on ne le voit pas encore
30:45pour une raison toute bête
30:47c'est qu'il y a un écart
30:47à peu près de 3 mois
30:48entre le moment
30:48les crédits sont instruits
30:50comme on appelle ça
30:50dans les banques
30:51et le moment
30:51on les voit
30:51dans la production réelle
30:52donc ça veut dire
30:53que si cette hausse
30:54des taux long
30:55en tout cas qu'on a vu
30:56de l'ordre de 50 centimes
30:57au moins je crois
30:57parce qu'on doit être
30:58à 3,90
30:58quelque chose de ce goût-là
30:59sur le OAT 10 ans
31:00se répercute
31:01en ce moment
31:02dans les réseaux commerciaux
31:03bancaires
31:04on va voir ça
31:05vraiment dans les chiffres
31:06donc ça il faut
31:07combien de temps
31:07pour que ça
31:08entre 2 et 3 mois
31:10il y a toujours
31:10un peu de latence
31:11dans les décisions
31:12des directions commerciales
31:13et des directions générales
31:14qui disent
31:14on attend de voir
31:15si ça va conduire
31:17en même temps
31:17on a vu une volatilité
31:19quand même de dingue
31:20passez-moi l'expression
31:21sur l'OAT
31:22on peut passer
31:23de 3,70
31:23à 3,90
31:25assez rapidement
31:26donc en général
31:27ça ne bouge pas
31:27quelques temps
31:28mais quand ça bouge
31:29ça met 3 mois
31:30à se répercuter
31:30dans les chiffres
31:31de production
31:31puisque c'est 3 mois après
31:33quand on commence
31:34à voir les déblocages
31:34arriver
31:35qu'on voit vraiment
31:35ces sujets-là
31:36donc s'il devait y avoir
31:37quelque chose
31:38qui tienne effectivement
31:39à l'augmentation des taux
31:40et que ces taux
31:41devaient rester effectivement
31:42aujourd'hui à 3,80
31:433,90
31:44on le verrait
31:44on commencera à le voir
31:45sans l'eau en juin
31:46et à la rentrée
31:47plus singulièrement
31:47et là
31:48il va y avoir un phénomène
31:49qui peut être double d'ailleurs
31:51c'est qu'il y a ce phénomène
31:52de hausse des taux
31:52et tout ce que ça peut vouloir dire
31:53derrière
31:53on pourrait y revenir
31:54il y avait également
31:55le taux de l'usure
31:56puisque le taux de l'usure
31:57qui est là pour protéger
31:57les emprunteurs
31:58peut devenir un frein
31:59à la production de crédit aussi
32:00donc il y a plein d'effets
32:01il faut qu'on l'explique
32:02ce taux de l'usure
32:03Clémentine Galès
32:04est-ce que vous pouvez
32:05les courtiers tirent
32:05la sonnette d'alarme
32:06sur ce taux d'usure
32:08est-ce que vous pouvez
32:08nous expliquer
32:10ce que c'est
32:11d'abord
32:12qu'est-ce qui compose
32:12ce taux de l'usure
32:13et pourquoi il pourrait
32:14gripper le marché
32:15assez rapidement
32:16alors en fait
32:17la Banque de France
32:18essaye de protéger
32:19contre des taux
32:21trop élevés
32:21et impose aux banques
32:24un taux maximum
32:25d'application
32:25sur le crédit immobilier
32:27et en fait
32:28la difficulté
32:29c'est qu'elle ajuste
32:30ce taux
32:30seulement tous les 3 mois
32:32et donc
32:32quand on est en période
32:33de hausse de taux marquée
32:35alors comme on pourrait
32:37l'être aujourd'hui
32:37mais comme on l'a surtout
32:38été en 2022
32:39finalement le taux d'usure
32:41ne s'adapte pas
32:42assez rapidement
32:43à l'évolution du marché
32:45et donc contraignent
32:46fortement les banques
32:47et donc contraignent
32:48les banques
32:49à prêter
32:50à certains types
32:51d'acquéreurs
32:53et donc voilà
32:54donc c'est ce qu'on a
32:54ça veut dire qu'on limite
32:55en réalité les dossiers
32:56chez les primo-accédants
32:58chez les primo-accédants
32:59effectivement
32:59en tout cas
33:00ceux qui sont les plus
33:01compliqués à passer
33:02effectivement
33:02et donc là ça veut dire
33:03que le risque
33:04dans les prochaines semaines
33:05et les prochains mois
33:06c'est que le marché
33:08du crédit IMO
33:08se referme un peu
33:10pour les primo-accédants
33:11après là où il faut
33:12faire le parallèle
33:13avec 2022
33:13c'est qu'aujourd'hui
33:15la hausse des taux
33:16sur l'OAT 10 ans
33:17même si elle est assez rapide
33:19et qu'il y a beaucoup
33:20de volatilité
33:20on n'est pas du tout
33:21du même ordre d'ampleur
33:22de ce qu'on était en 2022
33:23où on est passé
33:24quasiment de 0 à 3
33:26en un an
33:27et donc là
33:27on a connu
33:28des ajustements nécessaires
33:30des taux de crédit
33:31très rapides
33:32et qui ont été contraints
33:33par le taux d'usure
33:34et qui ont provoqué
33:35un ralentissement
33:36très marqué
33:37sur le crédit immobilier
33:38aujourd'hui
33:38on n'est pas dans
33:39cette situation là
33:40les ordres de grandeur
33:41sont nettement moindres
33:43le marché était
33:43en train de reprendre
33:44ça peut réapporter
33:45un petit coup de frein
33:46mais pour l'instant
33:47on n'en est pas encore
33:48à cette ampleur
33:50d'ajustement
33:50Pourquoi on ne met pas
33:52à jour plus rapidement
33:54le taux d'usure
33:55du côté de la Banque de France
33:56de Rotterdam
33:57C'est une manière
33:58dans des temps
34:00plus normaux
34:01de lisser les évolutions
34:03et de protéger
34:04aussi
34:04les emprunteurs
34:07contre des taux
34:09trop élevés
34:09ou qui augmentent
34:10trop vite
34:11en fait
34:11effectivement
34:12il y a eu
34:12un parallèle
34:13qui est fait en ce moment
34:14avec 2022
34:14en 2022
34:15la hausse des taux
34:16était très rapide
34:18beaucoup plus
34:19que ce qu'on a connu
34:20aujourd'hui
34:20et donc
34:21comme les banques
34:22ne pouvaient pas
34:22répercuter
34:23le taux d'usure
34:23en fait
34:23il est calculé
34:24en appliquant
34:25je dirais
34:25une marge
34:26au-dessus des taux
34:27qui étaient effectivement
34:28servis par les banques
34:29sur les trois mois précédents
34:30donc en fait
34:30on les autorise
34:31à faire un peu plus
34:32que les trois mois précédents
34:33et puis tous les trois mois
34:34ça augmente
34:35donc en 2022
34:36ça a été vraiment un frein
34:37parce que du coup
34:38l'augmentation
34:40aurait été beaucoup
34:41enfin en fait
34:42aurait été beaucoup trop lente
34:43oui mais du coup
34:44on ferme les dossiers
34:45la réalité c'est que les banques
34:46ne produisent plus de prix
34:47on a autorisé à l'époque
34:48on est passé à un taux d'usure
34:50révisé mensuellement
34:51pendant une période
34:52pour permettre justement
34:53un ajustement plus rapide
34:54après aujourd'hui
34:55on était dans une phase
34:57de reprise
34:58du marché immobilier
34:59qui quelque part
35:00commençait seulement
35:00à voir la fin
35:01de l'effet des baisses de taux
35:02qui ont eu lieu
35:03depuis 2024
35:04tout ça se traduit
35:05toujours un peu
35:06dans le marché
35:06avec un certain retard
35:07sur la production de crédit
35:08les taux moyens
35:10et puis on a des variations
35:11des variations
35:12qui restent d'ampleur
35:14plus limitées
35:14il faut voir aussi
35:15que l'OAT effectivement
35:17elle monte
35:17elle descend beaucoup
35:18en ce moment
35:19si dans trois mois
35:20on est dans une situation
35:21un peu différente
35:21on ne sera peut-être pas mécontent
35:22en fait de ne pas avoir
35:23des emprunteurs
35:24qui ont été enfermés
35:25pour les 20 prochaines années
35:26dans des taux élevés
35:27alors que s'ils avaient emprunté
35:28trois mois plus tard
35:29ça aurait été un peu moins
35:29aujourd'hui on ne le sait pas
35:30la question va se poser
35:33mais aujourd'hui
35:34on n'est pas encore
35:35complètement dans cette situation
35:36évidemment il faut être vigilant
35:38sur le fait que ça ne conduise pas
35:39à refermer le robinet
35:40ou à n'accepter que les dossiers
35:41les moins risqués
35:42pendant un temps
35:43le temps que les taux montrent
35:43et oui évidemment
35:44il y a un sujet aussi
35:46qu'on ne voit pas tout de suite
35:47ce qui n'est pas demain matin
35:48mais qu'il faut la surveiller
35:49je pense
35:49c'est celui de la promotion immobilière
35:51parce que l'immobilier
35:52c'est une chaîne
35:53qui commence par la promotion immobilière
35:54et oui
35:55on avait Guillaume Patrinal
35:56sur ce plateau hier
35:57qui tirait la sonnette d'alarme
35:58et qui dit
35:58attention attention
35:59on termine les projets là
36:00des deux trois dernières années
36:02mais alors pour les suivants
36:03ça va être catastrophique
36:04la remontée des taux d'intérêt
36:05à l'époque
36:06il y a eu deux choses
36:07il y a eu la sortie du Covid
36:08et la remontée des taux d'intérêt
36:09sortie du Covid
36:10le coût des matières premières
36:11étant ce qu'il est
36:11les prix planchers
36:13des promoteurs
36:13sont restés à un niveau
36:14relativement élevé
36:15la hausse des taux
36:16brutale
36:17effectivement très brutale
36:18à l'époque
36:19inutile de faire
36:19une grande démonstration mathématique
36:21pour dire que ça a fait
36:22un effet de ciseau
36:22assez monstrueux
36:23donc au moment où
36:25on sait que c'est des cycles longs
36:26la promotion
36:26c'est des cycles de 18, 24, 36 mois
36:28et encore je passe
36:29les positions
36:30qu'il faut prendre parfois
36:31sur les têtes fonciers
36:32bien en amont
36:33etc
36:33donc c'est des positions
36:34relativement longues
36:35et si effectivement
36:37parce que les taux remontaient
36:38un peu brutalement
36:38on avait des promoteurs
36:40qui redevenaient non solvables
36:42ou des programmes
36:42qui s'arrêtaient
36:43on va en plus
36:45recréer
36:45une espèce de
36:46recréer
36:47en tout cas on va s'enfoncer
36:48dans ce que je pense être
36:48aujourd'hui une forme de crise
36:49du logement
36:50qu'on a aujourd'hui en France
36:50il faut l'appeler un chat un chat
36:51on pensait
36:53il y a eu une volonté de croire
36:54qu'à un moment donné
36:54les prix s'ajusteraient tout seuls
36:56post-Covid
36:57et post-remontée des taux
36:58la réalité c'est que ça ne s'est pas fait
36:59très très vite
37:00et que donc on a eu
37:01toute cette chaîne qui est tombée
37:02et qu'aujourd'hui on voit
37:03qu'il y a un problème
37:03de débouché
37:04en tout cas de production
37:05de logements
37:06pour les années qui viennent
37:07et on a en amont
37:08des acteurs qui eux-mêmes
37:09ont souffert de cette période-là
37:11et j'ai envie de dire
37:11ce n'est pas le cas aujourd'hui
37:13mais il faut surveiller aussi
37:14ce baromètre
37:15ou cette température
37:16des taux d'intérêt
37:17à l'aune de la capacité en amont
37:19des acteurs de la promotion
37:20à subvenir aux besoins
37:21qu'on aura
37:21dans les années qui viennent
37:22puisque c'est bien
37:23de faire des lois
37:24comme on en fait aujourd'hui
37:25pour inciter à refaire
37:26du locatif notamment
37:27encore faut-il
37:28je ne parle pas de l'ancien
37:29mais sur le nouveau
37:29qu'on puisse produire
37:30et pour pouvoir produire
37:31il faut les acteurs
37:31qui aient les reins
37:32suffisamment solides pour le faire
37:33et donc des taux d'intérêt
37:33qui soient supportables
37:34et aujourd'hui ?
37:35Aujourd'hui je pense que
37:37ils n'ont pas fini
37:38de penser leur plaie
37:39je pense vraiment
37:40c'est-à-dire qu'il y a eu
37:40beaucoup de casse
37:41énormément de casse
37:42chez les promoteurs
37:42et certains s'en sont bien sortis
37:43ceux qui n'aient pas de stock
37:44pour faire court
37:45il y en a quand même
37:46beaucoup qui ont souffert
37:46beaucoup qui sont en train
37:47à vendre
37:48la caisse des dépôts
37:48qui est venu au secours
37:49de certains
37:50pour acheter des lots
37:50qui n'ont rien
37:51qui ont vendu
37:51des taux de programmes
37:52parce que vous savez
37:52en fait un promoteur
37:53grosso modo
37:54il a ce qu'on appelle un pipe
37:55un pipe c'est quelque chose
37:56qui va depuis des positions
37:57sur du foncier
37:58jusqu'à des actifs
37:59qui sont vendus
37:59en tant que tels
38:00entre les deux
38:01il y a tout l'échelon possible
38:03et parfois
38:03quand on n'est plus capable
38:04d'assumer d'abord
38:06les coûts de production
38:07au sens matière première
38:08et puis les taux d'intérêt
38:09qui vont avec
38:09on est amené à revendre
38:10ces programmes
38:11on les revend souvent
38:12à des prix un peu cassés
38:13et puis pour le coup
38:14on va au tapis
38:15et puis c'est pas forcément
38:15une bonne nouvelle
38:16pour le programme
38:16qui a été repris
38:17donc en fait
38:19les promoteurs
38:20ont quand même
38:20beaucoup souffert
38:21ces dernières années
38:22or on peut penser
38:23ce qu'on veut les promoteurs
38:24mais c'est un maillon
38:24essentiel
38:25de la chaîne
38:26de la création
38:27de logements
38:28quand le bâtiment va
38:28tout va
38:29a-t-on l'habitude
38:30de dire
38:31c'est une question
38:31de recettes publiques
38:32aussi Dorothée Rouset
38:33on a eu les chiffres
38:352025
38:35publiés par l'INSEE
38:36vendredi dernier
38:38et les DMTO
38:40les droits de mutation
38:41à titre onéreux
38:41ce qu'on appelle
38:42les frais de notaire
38:43donc toutes les taxes
38:44engendrées sur les transactions
38:46immobilières
38:46ont rapporté
38:47davantage
38:48que prévu
38:49en 2025
38:50ça veut donc dire
38:51que ça risque
38:52d'être compliqué
38:53en 2026
38:54ça a rapporté
38:55davantage que prévu
38:56en 2025
38:56parce que le marché
38:57immobilier a redémarré
38:58plutôt plus rapidement
38:59notamment dans l'ancien
39:00que ce qui était attendu
39:02donc les DMTO
39:04ils réagissent
39:04comme
39:05je dirais
39:05la somme des volumes
39:07et des prix
39:07sur le marché immobilier
39:09donc on partait
39:10de très bas
39:10donc on a eu
39:12des DMTO
39:13en baisse
39:13pendant toute la période
39:15où le marché immobilier
39:15s'est contracté
39:16donc ensuite
39:16quand ça rebondit
39:17ça peut rebondir
39:18assez vite
39:19assez fort
39:19et notamment dans l'ancien
39:20où ça dépend vraiment
39:21de la capacité d'emprunt
39:22des ménages
39:23et le 9
39:25redémarrait
39:25un petit peu plus lentement
39:26mais avec quand même
39:27des mises en chantier
39:27qui ont beaucoup progressé
39:29l'année dernière
39:31donc oui
39:32c'est une recette fiscale
39:32qui de toute façon
39:33est très volatile
39:35comme l'est le marché immobilier
39:37donc qui peut avoir
39:38des progressions
39:39assez fortes
39:40dans les deux sens
39:41d'une année sur l'autre
39:41l'année dernière
39:42on a plutôt été surpris
39:43à la hausse
39:44cette année
39:45sans doute par rapport
39:45à ce à quoi
39:46on se serait attendu
39:47sur le marché immobilier
39:48il y a quelques mois
39:50Mais vos prévisions au trésor
39:51là c'est une baisse
39:52très sensible du marché
39:53ou pas ?
39:54On n'a pas encore
39:55refait de prévision
39:55C'est pas encore mis à jour
39:56très compliqué
39:57les prévisions
39:58j'imagine
39:59chez les uns
40:00comme chez les autres
40:01On fait plus des scénarios
40:01que des prévisions
40:02et plusieurs scénarios
40:03Oui évidemment
40:04la même chose
40:05du côté des prévisions bancaires
40:07j'imagine
40:08Tout à fait
40:08on se base sur des scénarios aussi
40:10alors on a un scénario
40:11de détente
40:11assez rapide
40:12des tensions
40:13mais on ne peut pas
40:15éviter
40:15des scénarios
40:16plus extrêmes
40:17dans lesquels
40:17les tensions sur l'énergie
40:18dure un peu plus longtemps
40:20que ce qui est escompté
40:21dans le scénario central
40:22Donc c'est des scénarios
40:22de travail
40:23comme on dit
40:24Mais dans le scénario central
40:26on peut quand même
40:26anticiper
40:27une certaine détente
40:28progressive
40:29qui permettrait
40:30au taux d'intérêt
40:31de long terme
40:32de l'OAT
40:32et dix ans
40:33de se détendre
40:33et donc de redonner
40:35un peu d'air
40:36au marché immobilier
40:37qui était en train
40:38de se reprendre
40:38C'est ce qu'on peut dire
40:39dans le scénario central
40:40mais avec beaucoup
40:41d'incertitude
40:42On s'attends quand même
40:43beaucoup
40:44dans les salles de marché
40:46et chez les économistes
40:47bancaires
40:48à des hausses
40:48de taux de la BCE
40:50Vous êtes sur
40:51quel scénario central
40:52vous là-dessus ?
40:53On parle beaucoup
40:53de 2 à 3 hausses
40:56de taux
40:56C'est ce que l'on observe
40:57sur les marchés
40:58c'est-à-dire que là
40:58dans les marchés monétaires
40:59on peut lire
41:00ce qui est pricé
41:01comme on dit
41:01par les marchés
41:03et aujourd'hui
41:03les marchés
41:04tablent sur 3 hausses
41:05alors qu'avant le conflit
41:06en Iran
41:070 hausse était anticipé
41:10d'ici la fin de l'année
41:10donc c'est un vrai changement
41:13dans le marché
41:14qui me semble
41:15nous de notre point de vue
41:15un peu exagéré
41:16alors on ne peut pas
41:17minimiser le fait
41:18que la BCE
41:19dans sa communication
41:20elle a déjà
41:21quasiment pré-annoncé
41:22une hausse
41:23et donc si on veut
41:24se caler avec
41:25ce que dit la BCE
41:26voilà on peut
41:29inscrire dans un scénario
41:30aujourd'hui
41:30une à deux hausses
41:31d'ici la fin de l'année
41:32par contre
41:33ce qui est dans le marché
41:34me semble
41:34aujourd'hui exagéré
41:36bon
41:36en tout cas
41:37la conclusion
41:38c'est que si vous avez
41:38un crédit immobilier
41:39à faire
41:40faites-le vite
41:41très vite
41:42ça risque de monter
41:42pour la suite
41:43Juste sur la BCE
41:44en fait
41:44je ne suis pas spécialiste
41:45économiste
41:46simplement
41:46ce que je veux dire
41:47par là
41:47c'est qu'il y a eu
41:48le post-Covid
41:48où il y avait
41:49une inflation
41:50liée à la reprise
41:50de la consommation
41:51et donc remonté
41:52les taux par la BCE
41:52il y a eu l'Ukraine
41:53avec l'énergie
41:54on a continué
41:55la même politique
41:55or on savait
41:56que c'était lié
41:56d'abord à des
41:57augmentations des prix
41:58d'énergie
41:58et pas à une surconsommation
42:00j'ai envie de croire
42:00si je regarde
42:01ce qui se passe
42:02que ce qu'on est en train
42:02de vivre aujourd'hui
42:03c'est plutôt
42:03une potentielle remontée
42:04des prix
42:05oui c'est différent
42:05c'est pas le même choc
42:06et donc il faut faire attention
42:08aux outils qu'on utilise
42:08c'est pour ça que j'ai dit
42:12avoir comme seule politique
42:14le fait de maîtriser
42:15l'inflation c'est bien
42:16simplement il y a
42:16inflation et inflation
42:17et l'inflation
42:18elle peut être
42:18de différentes natures
42:19et donc il faut faire attention
42:20et j'espère donc
42:21qu'il n'y aura pas
42:22quand on l'entend dire
42:23trois hausses de taux d'intérêt
42:24parce que je pense que ce serait
42:25j'utilise le mot volontairement
42:29qui est remontée à 1,7%
42:31au mois de mars
42:31on a les chiffres de l'INSEE
42:32qui sont tombés ce matin
42:33mais est-ce que c'est
42:34de l'inflation vraiment
42:36Dorothée Rouset
42:37là j'interroge l'économiste
42:38on a ce débat très régulièrement
42:40sur BFM Business
42:41une hausse des prix
42:42ça n'est pas de l'inflation
42:44oui alors je dirais
42:45la définition économique
42:47normalement l'inflation
42:48c'est une hausse généralisée
42:50et auto-entretenue des prix
42:51aujourd'hui peut-être
42:52pour remondir
42:53sur ce que disait Renan
42:54enfin normalement
42:54je dirais le guide
42:56du banquier central
42:57dit il faut ignorer
42:59les variations
43:00très transitoires
43:01de l'inflation
43:02notamment sur ce qui vient
43:03de composants très volatiles
43:04comme l'énergie
43:04ou l'alimentation
43:05et se focaliser sur deux choses
43:07est-ce qu'il y a des effets
43:08de second tour
43:09c'est-à-dire est-ce que
43:09cette inflation
43:10elle va engendrer
43:11des hausses de salaire
43:11pour compenser
43:12qui elle-même va engendrer
43:13des hausses de prix
43:13dans les services
43:14et plus général
43:14pour l'instant on est d'accord
43:15qu'on n'y est pas
43:16où sont les anticipations
43:17d'inflation
43:18c'est-à-dire qu'est-ce que
43:18ça conduit les ménages
43:19à anticiper une inflation
43:20nettement plus élevée
43:21à 1, 2, 5 ans
43:22dans les deux cas
43:23aujourd'hui on n'y est pas
43:24il faut se rappeler aussi
43:25quand même
43:25qu'après le déclenchement
43:26de la guerre en Ukraine
43:27on est monté
43:28selon les pays européens
43:29à 5, 6, 10% d'inflation
43:31aujourd'hui
43:32alors dans le cas de la France
43:34effectivement ce matin
43:35les chiffres de février
43:36c'est 1,7%
43:38c'est essentiellement
43:38de l'inflation énergétique
43:39c'est-à-dire l'inflation
43:40sur les prix de l'énergie
43:40a pris plus 7%
43:41sur les autres postes
43:43ça n'a pas vraiment bougé
43:43par rapport au mois dernier
43:45où je dirais
43:45le conflit en Iran
43:46n'était pas déclenché
43:47et puis sur la zone euro
43:49alors en Allemagne
43:50c'est un peu plus élevé
43:51à 2,7%
43:52en Espagne 3,3%
43:53mais ça reste
43:54je dirais
43:55des niveaux
43:56qui ne sont pas
43:58extravagants
43:58avec par ailleurs
43:59une économie
44:00qui est forcément
44:00plutôt négativement affectée
44:02par ce choc
44:02et donc une demande
44:04qui ne va pas être
44:04très dynamique
44:05donc du point de vue
44:06des banques centrales
44:07normalement ce type de choc
44:08je dirais
44:09on ne réagit pas
44:09trop vite trop fort
44:10maintenant ce qui se passe aussi
44:11c'est qu'il y a
44:12le souvenir de 2022
44:13où on les a accusés
44:15d'être en retard
44:16et donc ils vont se dire
44:17est-ce que cette fois-ci
44:18parce que
44:20le souvenir de l'inflation
44:21il est quand même
44:21très présent dans toutes les mémoires
44:23les gens vont plus vite
44:24demander des hausses de salaire
44:25les gens vont plus vite
44:26s'attendre à plus d'inflation
44:27et dans ce cas
44:28elle devrait être amenée
44:29à rassurer
44:29des effets de second tour
44:30plus rapides
44:31c'est un peu les termes du problème
44:32et c'est toujours le problème
44:33de ce choc d'énergie importée
44:35ça fait plus d'inflation
44:36moins d'activité
44:36et ça crée un dilemme
44:37pour les banques centrales
44:38Davidia sur mon compte Twitter
44:41résume assez bien
44:41la situation je trouve
44:43l'avenir pour les jeunes couples
44:45de la classe moyenne
44:46et sombre
44:46ils ne peuvent pas s'acheter
44:48ni de voitures électriques
44:50ni de maisons
44:51ça peut résumer
44:52un peu la situation
44:54et le climat
44:55qui pourrait rester
44:56dans les prochains
44:57je trouve que c'est une très bonne remarque
44:59parce qu'effectivement
44:59ça rejoint ce qu'on a tous
45:00dans notre tête
45:01et dont on cherche
45:02toujours la manière
45:03de résoudre cette équation
45:04c'est
45:05tout le monde est d'accord
45:05pour passer du point A au point B
45:07la question c'est
45:08comment on fait
45:09pour supporter
45:09ou faire accepter
45:11à faire supporter
45:11ces transitions
45:12à ceux qui malheureusement
45:13ne peuvent pas se payer
45:14c'est vrai
45:15des jeunes ménages
45:15dont on parle
45:16c'est les agriculteurs
45:17si on pense à eux
45:17c'est vrai
45:17de plein d'autres populations
45:18et donc la vraie question
45:19c'est ça là
45:19c'est pour ça que
45:20tout à l'heure
45:21quand on parlait
45:21de la taxe carbone
45:22à 1200 dollars
45:23je trouvais ça très intéressant
45:24parce que ça met un chiffre
45:25peut-être qui me paraît exagéré
45:26mais en même temps
45:26ça montre un peu
45:27l'ampleur de ce qu'il faut faire
45:28et ça devrait amener
45:29à avoir un choc
45:30effectivement
45:30d'investissement massif
45:31là où l'argent est
45:33pour justement éviter
45:34autant que faire se peut
45:35que ce soit
45:35des jeunes ménages
45:37des agriculteurs
45:37ou d'autres populations
45:38qui souffrent davantage
45:39il y aura un choc
45:40mais il ne faut pas
45:41qu'il soit extrême
45:43après si je peux compléter
45:44un taux de politique
45:45c'est un arbitrage
45:46la BCE
45:48effectivement
45:49si elle monte ses taux
45:50c'est pesant
45:51et ça peut freiner
45:53notamment
45:54mécaniquement
45:54par un crédit
45:56qui est plus cher
45:56mais en même temps
45:57si elle ne le fait pas
45:58elle peut prendre le risque
45:59et plus d'inflation
45:59et là aussi
46:00ça a un impact économique
46:02y compris sur les populations
46:03les plus fragiles
46:04d'où cet arbitrage
46:05qui n'est pas simple
46:06à réconcilier
46:07voilà
46:08et donc on rejoint aussi
46:09sur le climat
46:10c'est-à-dire que
46:10si on ne fait rien
46:11le coût de l'inaction
46:12est exorbitant
46:14mais en même temps
46:14la transition
46:15est aussi un coût
46:16et donc il faut en permanence
46:17trouver des équilibres
46:18effectivement
46:19allez il nous reste
46:21une dizaine de minutes ensemble
46:23il est 10h48
46:24vous êtes toujours en direct
46:25sur BFM Business
46:26c'est les experts
46:26je voulais qu'on revienne
46:28sur la 14ème ministérielle
46:30de l'Organisation Mondiale
46:31du Commerce
46:32qui s'est réunie
46:33ce week-end
46:34à Yaoundé
46:35avec les 166 membres
46:37membres de l'Organisation
46:39Mondiale du Commerce
46:40de l'OMC
46:41oui l'OMC
46:42est encore en vie
46:43on aurait pu croire
46:45qu'elle était morte
46:45et enterrée
46:46depuis quelques années
46:47déjà
46:48qu'est-ce que
46:49ah Clémentine
46:50je vous vois
46:52ne pas être
46:53vraiment d'accord
46:54qu'est-ce que vous retenez
46:55de cette réunion
46:57de la dernière chance
46:58avait quasiment dit
46:59la directrice générale
47:00de l'OMC
47:00en tout cas
47:01une réunion cruciale
47:03sans faire de polémique
47:04l'OMC est encore en vie
47:05oui mais ils se sont réunis
47:07et ils n'ont pas réussi
47:08à trouver d'accord
47:09sur les différents sujets
47:10donc on voit bien
47:12qu'on est dans une posture
47:13délicate
47:14pour l'Organisation Mondiale
47:16du Commerce
47:16et avec des sujets
47:18toujours
47:19notamment sur les sujets
47:20de tarifs douaniers
47:22et avec les Américains
47:25alors c'est assez paradoxal
47:26mais qui s'oppose
47:27à la capacité
47:29d'autres pays
47:29à mettre en place
47:30des tarifs
47:30sur tout ce qui est
47:31échange numérique
47:32alors qu'on sait bien
47:33que c'est les Etats-Unis
47:34qui n'ont pas si longtemps
47:35que ça
47:36provoqué pas mal de remous
47:37sur les tarifs douaniers
47:38sur les biens
47:39donc voilà
47:40donc tout un paradoxe
47:41et en tout cas
47:42ce qu'on peut constater
47:43de la réunion
47:44de ce week-end
47:45c'est que pour l'instant
47:45il n'y a pas d'accord
47:47qui a été acté
47:48Il y avait deux gros chantiers
47:49c'était l'agriculture
47:50et la réforme
47:51alors peut-être
47:52Dorothée Rosé
47:52on peut rappeler
47:53pourquoi l'OMC
47:54ne fonctionne plus
47:56vraiment dans ses fonctions
47:58premières
47:59il y a un véritable blocage
48:00des Etats-Unis
48:01Oui
48:02et qui ne date pas de Trump
48:03c'est-à-dire que l'OMC
48:04je dirais
48:05ça a son cœur de métier
48:07c'est d'établir
48:09des règles
48:09sur le commerce international
48:11et les mesures
48:11qu'on peut prendre
48:12notamment en termes
48:13de droits de douane
48:13mais pas que
48:15et d'arbitrer
48:17les différents
48:17entre pays
48:19donc il y a un organe
48:21de règlement des différents
48:21qui est paralysé
48:23en fait depuis Obama
48:24qui en ne nommant pas
48:26un juge américain
48:27décision qui a continué
48:28à travers toutes les présidences
48:29américaines
48:30en fait paralysé
48:31la capacité de cet organe
48:32de règlement des différents
48:32donc c'est pas nouveau
48:34en fait
48:34les griefs des Etats-Unis
48:35envers l'OMC
48:36qui tiennent notamment
48:37au fait que
48:37elle n'a pas au fond
48:39été capable
48:40de vraiment répondre
48:41aux défis posés
48:42par la Chine
48:42et par les politiques
48:44industrielles
48:45ou subventions industrielles
48:45chinoises
48:46il n'y a pas vraiment
48:46les outils pour ça
48:48donc ces griefs
48:49ne sont pas nouveaux
48:49et font que
48:50cette capacité
48:51elle est un peu paralysée
48:52alors pas complètement
48:53il y a un organe alternatif
48:54qui a été mis en place
48:55par un certain nombre
48:56de pays
48:56qui se sont mis d'accord
48:57pour le faire
48:57et qui trouvent de la valeur
48:58et je pense que
48:59c'est de manière générale
49:00un peu ce qu'on voit
49:01c'est-à-dire
49:01y compris par le fait
49:02que malgré le fait
49:04qu'on dit depuis un certain temps
49:05l'OMC est bloqué
49:07tout ce monde
49:08s'est déplacé
49:08au niveau ministériel
49:09à Yaoundé
49:10pour en discuter
49:11donc il y a
49:12quand même
49:13vous saluez la mobilisation
49:14effectivement
49:15tout le monde est présent
49:15plutôt ce que ça signale
49:17c'est qu'on se focalise
49:19évidemment beaucoup
49:20sur les Etats-Unis
49:20qui en violent toutes les règles
49:21et sur la Chine
49:23qui disons
49:23joue avec les règles
49:24tout en disant
49:25qu'elle les respecte
49:27mais en fait
49:27il y a aussi
49:28tout un ensemble
49:29de pays dans le monde
49:29qui sont très attachés
49:30à continuer
49:31à faire du commerce
49:32basé sur les règles
49:33et à avoir un cadre
49:35et à le respecter
49:36et notamment l'Europe
49:37qui a signé
49:38beaucoup d'accords
49:39de libre-échange
49:39ces derniers mois
49:40et donc sur par exemple
49:42ce sujet du commerce électronique
49:43alors en fait
49:44c'est un truc
49:44qui existe depuis 1998
49:46donc on est quand même
49:47au balbutiement de la tech
49:48tous les ans
49:49gérer et renouveler
49:51le fait que
49:52tous les membres de l'OMC
49:53se mettent d'accord
49:53pour ne pas mettre
49:54de droits de douane
49:54sur les services numériques
49:57et là cette année
49:58ils ne se sont pas mis d'accord
50:00notamment avec un blocage
50:01des Etats-Unis
50:02qui voulait le rendre permanent
50:03et qui s'est heurté
50:04maintenant il y a 66 pays
50:05qui l'ont fait entre eux
50:06qui ont dit
50:06entre nous
50:07on va signer un accord
50:09qui s'appelle
50:10un plurilatéral
50:12qui est en préparation
50:13depuis un certain temps
50:13d'ailleurs sur ce sujet
50:14dont les pays de l'Union Européenne
50:16et même la Chine
50:16mais pas les Etats-Unis
50:17et en fait à l'avenir
50:19on parle beaucoup
50:19de réformes de l'OMC
50:21les sujets ils sont connus
50:22c'est que c'est un cadre
50:22qui est assez peu flexible
50:23notamment pour négocier
50:25ce type d'accord
50:26avec un certain nombre
50:26de pays qui veulent avancer
50:27mais qui doivent parfois
50:29obtenir l'autorisation
50:30des autres
50:30même pour faire des choses
50:31entre eux
50:34qui sur le fait
50:35de justement
50:35prendre en compte
50:36les pratiques
50:36des distorsions industrielles
50:37donc ces chantiers
50:38ils existent
50:39maintenant on sait
50:39que la réforme de l'OMC
50:40dans le cadre actuel
50:42avec la position des Etats-Unis
50:43elle va avoir du mal
50:44à aboutir
50:45mais je pense
50:45qu'on va avoir
50:46de plus en plus
50:46de ces initiatives
50:47d'une masse critique
50:49de pays
50:49qui veulent avancer
50:50sur un sujet
50:51et qu'ils décident
50:51de le faire
50:52et ça va un peu
50:53avec ce qu'on observe
50:54dans le cadre commercial
50:55c'est-à-dire
50:56l'Union Européenne
50:57face aux protectionnistes
50:58de Trump
50:58et face à la menace
51:01industrielle chinoise
51:02a signé
51:03alors on sait bien
51:04que ça fait débat
51:06mais avec le Mercosur
51:07avec l'Inde
51:08avec l'Australie
51:08en un temps
51:09assez réduit
51:11et alors c'est d'ailleurs
51:12la thèse
51:12d'un économiste
51:13qui s'appelle
51:13Richard Baldwin
51:14qui pense que
51:15en fait
51:16Trump va agir
51:17comme aiguillon
51:18pour faire
51:18une sorte d'effet domino
51:19sur les accords régionaux
51:20en poussant les pays
51:21à faire de plus en plus
51:22d'accords régionaux
51:23bilatéraux
51:24et plus il y en aura
51:25plus ceux qui ne sont pas dedans
51:26voudront rentrer
51:27et donc
51:28on a un sens
51:29et vous êtes d'accord
51:30avec lui
51:30est-ce que Donald Trump
51:31est en train de redessiner
51:33la carte mondiale
51:34du libre-échange
51:34c'est limite
51:35mais je pense
51:35effectivement
51:36on voit quand même
51:36une sorte d'envie
51:37des pays restants
51:38alors pour des raisons
51:39qui ne sont pas que commerciales
51:40c'est aussi pour l'accès
51:40aux minéraux critiques
51:41etc
51:41enfin il y a beaucoup
51:43de sujets
51:43mais de créer
51:44des clubs
51:45des accords
51:46entre pays
51:47relativement alignés
51:48sur un certain nombre
51:49de sujets
51:49après recréer
51:50un ordre commercial mondial
51:52en laissant de côté
51:52les Etats-Unis
51:53et la Chine
51:53ça couvre quand même
51:54à la fois ça couvre
51:55une part du commerce mondial
51:56relativement importante
51:57mais enfin
51:57sans les deux gros morceaux
51:59on atteint ses limites
52:00et c'est là qu'il y a un moment
52:01où on ne peut pas
52:01complètement contourner
52:02l'OMC
52:02si on veut
52:03des règles du commerce
52:04bon
52:04Renan Lomoal
52:05moi ça m'inspire trois choses
52:07la première c'est que
52:07c'est difficile de se mettre
52:08d'accord à 27
52:08c'est encore plus compliqué
52:09à 166 entre guillemets
52:10je crois que c'est le nombre
52:12par contre
52:12plus sérieusement
52:13ça veut quand même dire
52:14effectivement qu'on voit émerger
52:15comme on le voit d'ailleurs
52:15en Europe
52:16comment ça dit en Europe
52:17ce qui fera peut-être du sens
52:18les accords bilatéraux
52:19sur le militaire
52:19sur certains sujets
52:20peut-être que là
52:21au niveau de l'OMC
52:22on va commencer à voir
52:23les mêmes choses
52:23et peut-être que Trump
52:24effectivement est un aiguillon
52:25par rapport à ça
52:26la deuxième chose
52:27que ça m'inspire
52:28c'est qu'en fait l'OMC
52:29on voit bien que
52:29on n'est plus tout à fait
52:30une organisation de promotion
52:31du commerce international
52:32plutôt de défense
52:33d'un certain nombre d'intérêts
52:34et j'ai envie de dire
52:35pourquoi pas
52:36mais c'est plus tout à fait
52:37quelque chose
52:37qui va promouvoir
52:38un ordre mondial
52:39où on ferait de l'échange
52:40librement
52:41c'est plutôt
52:41on essaie de se protéger
52:42contre les Chinois
52:43qui ne font pas bien
52:43et les Américains
52:44qui ne font pas bien
52:44donc c'est quand même
52:45quelque chose d'un peu différent
52:46et puis la troisième chose
52:47qui est dans le prolongement
52:48de tout ça
52:48c'est qu'on voit bien
52:48malgré tout
52:49et quand on en parle
52:50dans toute la table
52:50on identifie
52:51que ce qui se passe
52:52depuis quelques mois
52:53ou quelques années maintenant
52:54je pense à la Russie
52:55avec Poutine
52:56je pense à ce qui se passe
52:57avec Trump
52:57montre que malheureusement
52:58les dimensions géopolitiques
53:00ces espèces de dimensions
53:01impérialistes
53:02qu'on voit émerger
53:03chez certains nombres
53:03de grands dirigeants
53:04font que
53:05toutes ces associations
53:06toutes ces organisations
53:07créées
53:08avec pour vocation
53:09de faire mieux travailler
53:10les pays ensemble
53:10ont plus de mal à agir
53:12parce que c'est autre
53:12le multilatéralisme
53:14post-deuxième guerre mondiale
53:16on est dans d'autres logiques
53:16la dimension économique
53:17est rattrapée
53:18par une dimension géopolitique
53:19qu'on aime ou qu'on n'aime pas
53:20et donc forcément
53:21ça n'aide pas
53:22ce genre d'organisation
53:23à bien fonctionner
53:23vous pensez qu'on entre
53:24dans un nouveau cycle
53:25de la mondialisation
53:27Clémentine Gare
53:27Alors tout à fait
53:28et puis pour compléter
53:29je pense que ces tensions-là
53:31sont aussi révélatrices
53:33de déséquilibres
53:35macro-économiques
53:37et macro-financiers globaux
53:38et pour connecter
53:39avec les sujets du G7
53:41qui se déroulent en France
53:43en ce moment
53:43il y a eu un article
53:44de quatre économistes
53:46qui ont un peu tiré
53:46la sonnette d'alarme
53:47dont une économiste française
53:49Hélène Ray
53:49qui soulève
53:51les déséquilibres
53:52sur les sujets
53:53de commerce
53:54qui ont des implications
53:56sur le commerce mondial
53:57avec notamment
53:58une demande interne
54:00trop faible en Chine
54:01un investissement productif
54:03trop faible en Europe
54:05et on rejoint
54:05les sujets
54:06qu'on a évoqués
54:06tout à l'heure
54:07et une dépense publique
54:08un déficit public
54:10trop important
54:10aux Etats-Unis
54:11et donc tout ça
54:12tous ces déséquilibres
54:14génèrent ces tensions
54:15aussi sur le commerce mondial
54:17que l'on retrouve
54:18dans les discussions
54:20au niveau de l'OMC
54:21un commerce mondial
54:22qui a néanmoins
54:23progressé
54:24l'année dernière
54:25en dépit de
54:26la guerre commerciale
54:28lancée par Donald Trump
54:29dans Ottawa
54:31donc le libre-échange
54:32n'est pas mort
54:32non
54:33et puis en fait
54:35les acteurs économiques
54:36s'adaptent
54:37je pense que c'est aussi
54:38quelque chose
54:38qu'on a appris
54:39au travers
54:39de la succession
54:40rapide de crises
54:41de diverses natures
54:42qu'on a connues
54:42c'est qu'au fond
54:43il y a quand même
54:44une capacité d'adaptation
54:45des acteurs
54:46des entreprises
54:47qui est assez forte
54:49alors l'année dernière
54:50l'effet sur le commerce
54:52et sur l'économie
54:52des droits de donne américains
54:53il a été plus faible
54:55que ce qu'on pensait
54:57pour plusieurs raisons
54:58bon d'abord au premier trimestre
54:59il y a eu beaucoup de commerce
55:00en anticipation
55:01beaucoup de commandes
55:02en anticipation
55:02pour essayer de faire passer
55:04les choses
55:05avant que les droits de donne
55:05n'entrent en vigueur
55:06ça s'est reproduit
55:07au moment de la pause
55:11après Libération Day
55:12le moment où il y a eu une pause
55:13avant les nouveaux tarifs
55:15il y a eu aussi
55:16un peu de redirection
55:18du commerce
55:19c'est-à-dire que
55:20si les produits chinois
55:21sont taxés
55:21ils passent par un autre pays
55:22et donc finalement
55:23et ils sont beaucoup venus
55:24en Europe notamment
55:25oui
55:26ils arrivent quand même
55:27sur le marché américain
55:28mais en passant par
55:29le Vietnam
55:29le Mexique
55:30etc
55:30donc ça permet aussi
55:31quelque part
55:32de préserver le commerce
55:34et puis il y a eu aussi
55:35un effet IA assez important
55:36c'est-à-dire que
55:36le commerce mondial
55:37l'année dernière
55:37il a été pas mal d'opé
55:38par le commerce
55:39l'IA et l'IA
55:39notamment en Asie du Sud-Est
55:41donc tout ce qui est
55:42alors évidemment les puces
55:43mais il y a plein de matériaux
55:45tout ce qui rentre
55:47dans la chaîne de valeur de l'IA
55:48donc le boom de l'IA
55:49aux Etats-Unis
55:49a aussi beaucoup
55:52beaucoup d'opé
55:53le commerce mondial
55:54l'année dernière
55:55et donc ces effets
55:56se compensent un peu
55:57c'est ce qu'on voit aussi
55:58sur le début de l'année
55:59il est encore peut-être
55:59un peu tôt pour le voir
56:00mais ces flux
56:01ne tarissent pas
56:01oui mais bon
56:02globalement ces flux
56:02ne tarissent pas
56:05on me disait
56:06les droits de douane
56:08américains
56:08ils sont à la fois
56:09conséquents
56:10mais pour la plupart
56:11des pays
56:11même si c'est 10%
56:1215%
56:13c'est pas de nature
56:14forcément à arrêter
56:15les flux
56:17et puis
56:19la demande
56:20dans un certain nombre
56:21de pays
56:21d'émergents
56:22est important
56:22donc en fait
56:22le commerce mondial
56:23continue
56:24malgré ça
56:25la vie continue
56:26malgré ça
56:27c'est un peu
56:28la leçon qu'on a tirée
56:29de 2025
56:29on s'attendait
56:30effectivement
56:31un effondrement
56:32de la croissance
56:32y compris en France
56:33avec tous les problèmes
56:34politiques
56:35qu'on a pu co-être
56:36et finalement
56:36au final
56:37la croissance
56:38a été meilleure
56:39que prévu
56:39les entreprises
56:41continuent
56:42d'avancer
56:42voilà
56:43merci à tous les trois
56:45pour cette émission
56:46passionnante
56:47Clémentine Gallès
56:48Ronan Lemoal
56:49et Dorothée Rouset
56:50émission disponible
56:52en podcast
56:52et replay
56:53sur l'application
56:54BFM Business
56:55sur notre site
56:56et toutes les plateformes
56:57de diffusion
56:58tout de suite
56:58c'est tout pour investir
56:59animé par Antoine Larigauderie
57:01quant à nous
57:02on se retrouve demain
57:03même heure
57:03même endroit
57:0410h en direct
57:05sur BFM Business
57:06très belle journée
57:07à toutes et à tous
57:11les experts
57:13débats et controverses
57:14sur BFM Business
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