- il y a 7 semaines
Ce mardi 31 mars, Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des Options, Igor de Maack, associé et dirigeant de Vitalépargne, Michel Audeban, fondateur et directeur général de Gemway Assets, Christian Bito, professeur de finance à l'ESSEC, et Ronan Blanc, gérant obligataire chez Montpensier Arbevel, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06L'actualité des marchés financiers s'est su au BFM Business dans un instant, l'ouverture en Europe. Etienne Braque,
00:11quelle est l'ambiance ?
00:11Du vert en préouverture pour le CAC 40 et également pour les grands indices européens.
00:17Et pourtant, hier soir, c'était du rouge à Wall Street. A noter que les cours du pétrole se stabilisent
00:21ce matin.
00:22On est toujours proche des 110 dollars sur le Brent, mais ça se stabilise avec notamment des informations du Wall
00:27Street Journal
00:27qui évoque que cette nuit, Donald Trump est prêt à quitter tout simplement cette guerre au Moyen-Orient,
00:34même si le détroit d'Hormuz est fermé. Apparemment, ça ne serait pas un point pivot.
00:39Donc ça, ça a eu un impact assez bref sur les cours du pétrole qui continuent de se faire baloter
00:45puisque cette nuit, un nouveau navire a été touché, un pétrolier au large de Dubaï.
00:50A noter du côté des valeurs Total Energy qui remontent devant Hermès.
00:54Ça raconte l'histoire de la guerre quand même.
00:55Oui, au-delà des 180 milliards de capitalisation boursière pour Total Energy,
00:59troisième capitalisation de l'indice derrière LVMH et L'Oréal.
01:03Et donc, devant Hermès, plus 45% depuis le début de l'année pour ce titre Total Energy,
01:09quand Hermès a perdu 40% depuis ses plus hauts historiques de l'an passé.
01:14Forcément, Total est poussé par les prix du pétrole.
01:17Pour rappel, le baril de Brent a gagné plus de 80% depuis le début de l'année.
01:21Donc forcément, ça va avoir un impact sur les résultats trimestriels qui seront publiés dans un mois.
01:26Il y aura un avant-goût avec les marges de raffinage mi-avril.
01:29Mais les résultats devraient être une nouvelle fois spectaculaires.
01:32Et tous les analystes sont en train de faire leur calcul pour l'exercice annuel.
01:36Alors bien sûr, tout dépend des prix du pétrole dans les prochaines semaines.
01:40Mais forcément, vous avez des groupes pétroliers qui devraient redistribuer une partie de ces profits,
01:45que ce soit sous forme de dividendes, mais également sous forme de rachat d'actions.
01:49A noter d'ailleurs, hasard de calendrier, qu'aujourd'hui, c'est le détachement trimestriel du dividende de Total Energy.
01:55L'inflation qui continue de remonter.
01:57On est à 1,7% là en France.
01:58On n'est quand même pas à des niveaux très élevés.
02:00Mais quand même, évidemment, on regarde ça avec attention.
02:02Jérôme Powell qui a rassuré, lui, côté américain, sur les questions d'inflation et sur les questions de crédit privé.
02:07Car vous avez le marché de l'emploi qui se dégrade aux États-Unis.
02:11Confirmation vendredi, puisque vendredi, ce sera le jour où les chiffres de l'emploi seront publiés.
02:18Pour rappel, contrairement à la BCE, la Fed a deux mandats, l'emploi et l'inflation.
02:23Et concernant l'emploi, on le voit depuis plusieurs mois maintenant, on a un marché de l'emploi qui est
02:26quasiment à l'arrêt,
02:27voire même qui est en train de détruire des postes.
02:30Quand sur le front de l'inflation, oui, elle remonte depuis plus de cinq ans, cet objectif de 2%
02:34est dépassé.
02:35Mais Jérôme Powell pense qu'il n'y aura pas d'inflation au sens propre du terme.
02:40Donc on parle d'un choc énergétique qui, d'après le président de la Fed, ne devrait pas avoir d
02:46'impact sur le moyen et sur le long terme.
02:48Donc hier, il s'est montré plutôt confiance, qui a participé notamment à détendre le marché obligataire.
02:52Le CAC 40, qui ouvre à l'instant ?
02:54Finalement, dans le rouge, 0,17%.
02:56Quelle volatilité en ce moment ?
02:57Sanofi, Capgemini et Pernod Ricard sont les trois plus fortes hausses.
03:00Alors qu'à l'inverse, STMicroelectronics, Kering et Thalès ferment la marge.
03:044 586 dollars ce matin pour une once d'or, quand l'once d'argent est à 72 dollars.
03:11Le 10 ans français, qui était au-delà des 3,8% hier, est à 3,76.
03:15Le 10 ans allemand, qui était au-delà des 3,10, est à 3,04.
03:19Quand du côté des États-Unis, le 10 ans américain est à 4,3%.
03:23Le dollar continue de se renforcer.
03:25C'est l'un des rares actifs gagnants de ce mois de mars.
03:28Parce que quand vous regardez les marchés actions, c'est du rouge partout.
03:31Que ce soit en Europe, aux États-Unis, mais aussi aux États-Unis.
03:34Même l'once d'or est dans le rouge au mois de mars, avec une baisse de plus de 10%.
03:37Mais le dollar se renforce, tout comme le bitcoin.
03:41Néanmoins, avec l'effet devise, le bitcoin est dans le rouge en euros, mais est positif en dollars.
03:46Les valeurs à suivre ce matin, Yeva.
03:48Oui, vous avez l'ouverture ?
03:50Alors c'est l'une des rares introductions en bourse depuis le début de l'année.
03:53Le titre est stable, moins 0,1% dans les premières secondes de cotation, 12,78€.
03:58C'est quand même une introduction en bourse assez mitigée.
04:01Ils ont du mal à aller chercher 8 millions.
04:04Et pourtant, oui, c'était que 8 millions, entre guillemets.
04:06Et ils ouvraient leur capital de façon assez faible, dans le sens où il y a à peine 20%
04:11de flottants.
04:12Et vous avez un groupe qui n'a pas réussi à lever 8 millions d'euros, mais 7,3 millions
04:17d'euros.
04:18Avec un contexte qui fut compliqué pour les small et mid-cap, et puis à leur lancer une introduction en
04:22bourse
04:22et convaincre des investisseurs ces dernières semaines, ce fut quand même, j'imagine, assez difficile.
04:27On va suivre ça, bien évidemment, au sommaire de Good Morning Market.
04:30Dans un instant, avec Christian Parizeau, nous reviendrons sur cette information du Wall Street Journal
04:34qui évoque que Donald Trump serait prêt à mettre fin au conflit, même si le détroit d'Hormuz n'a
04:39pas rouvert.
04:41Nous verrons ensuite, avec l'atelier des options et Paul Marcel, la séance en cours à la Bourse de Paris.
04:45Total Energy, qui est donc sur des plus hauts historiques, en alphabet de son côté,
04:49la maison mère de Google a cédé 20% depuis le mois de février.
04:54Cap Gemini sera également à l'honneur dans cette émission.
04:57Nous reviendrons sur cette valeur qui a été massacrée ces dernières semaines
05:00par les craintes autour de l'intelligence artificielle.
05:03Et puis à 9h30 et au-delà, nous parlerons des marchés émergents,
05:06avec un premier trimestre qui fut là aussi compliqué pour les marchés émergents encore cette nuit.
05:11Et pour cause, il y a une dépendance très importante, notamment pour la Corée du Sud,
05:15en ce qui concerne les matières premières et le pétrole.
05:18Bonne émission, à demain.
05:26C'est parti pour Good Morning Market et le CAC 40,
05:29qui est donc parfaitement stable ce matin, à la porte des 7800 points.
05:33Élément dans un instant avec Paul Marcel, le cofondateur de l'atelier des options.
05:36Ensuite, avec Igor Demac de Vital & Parle, nous parlerons de Cap Gemini,
05:39qui souffre en bourse, mais qui pour une fois est la plus forte hausse ce matin du marché parisien.
05:43Le titre repasse la barre symbolique des 100 euros,
05:46quand Vinci sera également abordé dans une quinzaine de minutes.
05:50Le baril de pétrole, qui est donc toujours à la porte de 110 dollars.
05:54Et pourtant, le Wall Street Journal évoque que Donald Trump pourrait mettre fin à la guerre,
05:57même si le détroit d'Hormuz n'est pas rouvert.
06:00Élément de réponse tout de suite avec Christian Parizeau.
06:04Christian Parizeau, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics.
06:09Bonjour Christian.
06:10Bonjour.
06:10Encore des allers-retours, visiblement, du côté de la Maison Blanche.
06:14C'est vrai qu'hier après-midi, on avait Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor,
06:18qui était sur Fox News, qui disait que le détroit d'Hormuz allait rouvrir,
06:22avec l'aide peut-être d'autres forces armées.
06:25Et puis là, cette nuit, des informations du Wall Street Journal.
06:28Alors leurs sources, ce sont des conseillers de la Maison Blanche,
06:30qui évoquent que Donald Trump serait prêt à faire demi-tour,
06:34même si le détroit d'Hormuz n'est pas rouvert.
06:36Alors, c'est vrai que c'est compliqué à suivre, on a tendance à plus rien y comprendre.
06:41Est-ce que la guerre est finie ? Est-ce qu'elle ne fait que commencer ?
06:44Est-ce qu'on va intervenir militairement ou pas ?
06:46Alors déjà, première chose quand même, premier constat,
06:49sur le terrain, la guerre n'est pas finie, on continue de bombarder,
06:52le détroit d'Hormuz est bloqué,
06:54ce n'est pas parce qu'il y a quelques navires qui passent ponctuellement,
06:56on est sur un blocage.
06:58Donc pour l'instant, la guerre continue.
06:59Alors après, il y a le président américain,
07:01il a tendance à souffler le chaud ou le froid.
07:04Alors on est pris, qu'est-ce qu'il faut en tirer de cette communication brouillonne ?
07:09Alors soit c'est vraiment une communication brouillonne,
07:11il ne sait pas où il va et il communique comme ça,
07:14soit c'est vraiment machiavélique dans le sens qu'il nous donne finalement,
07:18il casse toutes les anticipations de marché.
07:20Parce que si on avait un sens,
07:22s'il nous disait par exemple demain,
07:24je vais vers une guerre longue,
07:26on va intervenir militairement,
07:29on va envoyer des hommes,
07:30je pense que les marchés, tout le monde serait vendeur,
07:32on aurait une vraie bresse des marchés.
07:34Alors que là, on voit que finalement,
07:36on a des marchés qui sont pris entre deux feux,
07:38c'est-à-dire que pour mettre aujourd'hui,
07:40placer une position très vendeuse sur l'indice S&P par exemple,
07:44en étant très baissier sur ce conflit,
07:46au regard de ce qui se passe,
07:47parce qu'objectivement, aujourd'hui,
07:48le conflit est loin d'être fini et on est dans une situation,
07:52et bien finalement, c'est très compliqué,
07:53parce qu'on se dit que demain,
07:54Donald Trump est imprévisible
07:56et demain, il peut nous dire,
07:57la guerre est finie.
07:59Et donc, votre position très vendeuse sur la S&P,
08:02vous allez réaliser énormément de pertes.
08:04Et donc finalement, j'aurais tendance à dire,
08:06c'est peut-être paradoxal de dire ça,
08:08mais la volatilité de la communication de Trump
08:11empêche un directionnel trop violent des marchés.
08:14Alors en tendance,
08:14je ne vous dis pas que les marchés ne baissent pas en tendance,
08:17il y a quand même une pression sur les marchés,
08:18il y a quand même les cours du pétrole qui continuent de monter,
08:20parce que la situation est très loin de s'améliorer.
08:23Mais aujourd'hui, c'est très difficile
08:24d'avoir une tendance très claire sur les marchés,
08:27parce qu'on se dit, finalement,
08:28on peut être complètement pris à contre-pied
08:30par la communication de Donald Trump.
08:32Et donc, je pense que ça évite, finalement,
08:34peut-être un peu de volatilité sur les marchés.
08:36J'ai un peu, parce qu'on a quand même un VIX qui est à 30,
08:38donc on ne peut pas dire qu'on est dans une situation normale.
08:41Mais peut-être que cette communication brouillonne,
08:44finalement, évite de donner un directionnel sur les marchés.
08:46Alors, est-ce que c'est fait volontairement ou pas ?
08:48C'est toute la question, je ne sais pas.
08:50Mais en tout cas, on voit qu'il alterne,
08:52bonne nouvelle, mauvaise nouvelle.
08:54Il alterne sur le fait, je suis prêt à négocier,
08:56on est proche d'un accord,
08:57avec le fait, je vais continuer à bombarder
09:00les capacités d'exportation de l'Iran.
09:02Donc voilà, du coup, on ne sait pas trop
09:03quelle est sa stratégie.
09:04Et ça évite peut-être des suractions de marché indirectement.
09:08Toujours beaucoup de bruit sur les marchés,
09:09ce qui a pesé sur l'ensemble des classes d'actifs
09:11sur le mois de mars, que ce soit en Europe,
09:14mais aussi en Asie, on est sur des baisses proches de 10%.
09:17Aux États-Unis, entre 6 et 8%.
09:20Quand j'entends les différents intervenants sur ce plateau,
09:23ça n'a pas assez baissé pour revenir.
09:26Et en même temps, racheter aujourd'hui,
09:29au milieu de tout ce bruit,
09:31c'est compliqué.
09:32On est un peu au milieu, en fait.
09:34On est un peu au milieu, parce que, d'une part,
09:36si vous prenez aujourd'hui le consensus des analystes,
09:38ils n'ont pas révisé à la baisse
09:40leurs projections de résultats des entreprises.
09:41Alors, ça va peut-être venir,
09:43mais autant au niveau des économistes,
09:45on est plutôt sur des révisions à la baisse
09:46des projections de croissance,
09:48que même au sein de l'OCDE et tout ça,
09:50on est plutôt sur le fait,
09:52moins de croissance, plus d'inflation.
09:53Du côté de la microéconomie,
09:55on ne peut pas dire aujourd'hui qu'on a eu des révisions,
09:58même si vous prenez le cas des États-Unis
10:00au niveau des résultats,
10:02au niveau des valeurs technologiques,
10:04on est même sur des révisions à la hausse.
10:05Ce qui veut dire qu'aujourd'hui,
10:07c'est très compliqué,
10:07parce que si je vous dis que demain,
10:09le conflit est fermé, est fini,
10:12si je vous dis que demain,
10:13vous avez une visibilité sur la politique monétaire
10:15qui permet de stabiliser les taux longs,
10:17eh bien, il faut acheter des valeurs technologiques,
10:18parce qu'elles ont vu leur niveau de valorisation
10:20qui a fortement chuté,
10:22et elles n'ont pas vu pour l'instant
10:23de révision de baisse des résultats.
10:26Mais à l'inverse,
10:27si je vous dis qu'on est sur des banques centrales
10:29qui vont monter agressivement leurs taux d'intérêt,
10:32que ça va faire monter énormément les taux longs,
10:34à ce moment-là,
10:35il ne faut pas aller sur ces valeurs de croissance,
10:37parce que ça aura un effet mécanique
10:39sur la dynamique d'investissement dans le secteur,
10:41forcément,
10:41puisque les taux d'intérêt seront plus élevés,
10:43ça augmente le coût du capital,
10:44et ce sont des secteurs très intensifs en capital,
10:47et donc,
10:48vous avez tendance à vendre ces valeurs.
10:49Donc aujourd'hui, très clairement,
10:50on n'a pas de signaux d'achat ou de vente,
10:52on ne sait pas quoi faire.
10:53Et encore une fois,
10:55la grosse inconnue aussi,
10:56qui paralyse un peu peut-être des arbitrages,
10:59c'est que pour l'instant,
11:00on n'a pas un retour des entreprises
11:02sur les conséquences,
11:03sur leurs résultats,
11:04de ce qui se passe actuellement.
11:05Elle-même, je pense qu'elle ne le voit pas totalement.
11:07Et donc,
11:08tout le monde est un peu sur le court terme,
11:10et avec des risques de porte de saloon,
11:12je dirais,
11:12sur les arbitrages sectoriels,
11:14parce qu'aujourd'hui,
11:14on pourrait dire,
11:15la meilleure protection,
11:16c'est d'acheter le secteur pétrolier,
11:17mais ça peut se retourner demain.
11:19La meilleure protection,
11:20c'est peut-être de vendre les valeurs technologiques,
11:22parce qu'elles sont sensibles aux taux d'intérêt,
11:23mais on a vu hier
11:24que les taux d'intérêt
11:25pouvaient baisser énormément
11:26sans que les valeurs technologiques
11:27en profitent à très court terme.
11:28Donc, ça va dans tous les sens,
11:29on est complètement perdus,
11:30ce qui fait qu'aujourd'hui,
11:32avoir des stratégies sectorielles
11:34est particulièrement compliqué,
11:35ou alors,
11:36il faut vraiment faire un pari
11:37sur un conflit long ou court,
11:39et vous vous projetez à trois mois,
11:40et vous faites un pari,
11:41à ce moment-là,
11:42dans un scénario,
11:43mais aujourd'hui,
11:44c'est vrai que c'est très difficile
11:45de pondérer les scénarios
11:46et d'avoir une vision claire.
11:48Parce que pendant un temps,
11:49les valeurs technologiques
11:50ont surperformé,
11:51on l'a vu en fin de semaine dernière,
11:53ça s'est retourné,
11:53les staples,
11:54les biens de consommation,
11:55ça marchait bien ces dernières semaines,
11:57ça ne fonctionne plus,
11:57même ce matin,
11:58des informations de Reuters
11:59nous évoquent qu'Unilever
12:00a gelé totalement les embloches
12:02pendant trois mois,
12:03surtout les niveaux,
12:04l'or,
12:04ça n'a pas marché non plus,
12:05c'est vrai qu'en fait,
12:06à court terme,
12:07c'est quoi le refuge ?
12:07Parfois, j'entends le cash,
12:09aller dire à un auditeur,
12:10allez vous mettre sur du monétaire
12:11à 2%,
12:12je suis désolé,
12:13mais on ne fait pas rêver.
12:14Après,
12:14quand on n'a pas de visibilité,
12:16c'est cash dollar,
12:17tout simplement,
12:18c'est ce que font pas mal,
12:20c'est-à-dire qu'ils mettent...
12:20Le dollar a gagné 3%
12:21au mois de mars.
12:22Il reste,
12:23oui,
12:23en plus,
12:24il ne joue même pas totalement
12:25son rôle de devise refuge
12:26comme il aurait dû le faire
12:27parce qu'on aurait dû avoir
12:28un mouvement
12:29beaucoup plus ample
12:30sur le dollar
12:31au regard des incertitudes géopolitiques
12:32et donc effectivement,
12:34aujourd'hui,
12:35des fois,
12:36alors moi je pense
12:37qu'il y a deux choses
12:38qu'il faut faire,
12:38c'est déjà
12:39être sur l'indice global,
12:41c'est-à-dire que le risque,
12:42si vous n'êtes pas du tout
12:43exposé aux actions,
12:44c'est que vous allez louper
12:45le rebond éventuellement
12:46du marché
12:46sur les informations
12:48si elles venaient
12:49à s'améliorer.
12:49Donc,
12:50ne pas jouer du secteur,
12:51jouer l'indice global.
12:53Écu-pondéré ou pas forcément ?
12:54Alors moi,
12:54écu-pondéré,
12:55je pense qu'il ne faut pas
12:56prendre de paris sectoriels
12:57aujourd'hui.
12:58Les paris sectoriels
12:59sont beaucoup trop dangereux
13:00et peuvent se retourner
13:01donc si vous avez le choix,
13:02faites plutôt un indice
13:04écu-pondéré
13:05pour votre exposition action,
13:06ne jouez pas forcément
13:07des secteurs
13:09ou alors
13:10faites du stock picking
13:11sur des valeurs
13:11qui vous intéressent réellement,
13:13qui sont devenus bon marché.
13:14Personnellement,
13:15sur par exemple
13:16le secteur technologique
13:16que je connais un peu mieux,
13:17je pense qu'il y a des valeurs
13:18aujourd'hui qui sont assez attrayantes,
13:20qui ont beaucoup corrigé
13:21et qui sont peut-être
13:21des secteurs
13:22sur lesquels
13:23des valeurs
13:23qu'on peut revenir.
13:24Mais voilà,
13:25soit vous êtes sur une logique
13:27très stock picking
13:28avec une vision à 3 mois,
13:303-4 mois,
13:31voire plus,
13:32soit vous êtes
13:32sur l'indice global
13:33pour éventuellement profiter
13:34de la tendance
13:35si elle venait à s'inverser.
13:36Mais en tout cas,
13:37faire des rotations sectorielles
13:38à mon avis,
13:38c'est un risque de porte de saloon
13:39et c'est un risque de perte
13:41sur votre portefeuille.
13:42En tout cas,
13:42Total est repassé
13:43devant Hermès
13:44en termes de capitalisation boursière.
13:46On en a parlé
13:46avec ses dynamiques
13:48de profit.
13:49Du côté de l'inflation,
13:51hier,
13:51il y avait une prise de parole
13:52qui était très attendue.
13:53C'était Jérôme Powell
13:54qui était à l'université d'Harvard
13:56devant des étudiants.
13:57Bien sûr,
13:57ils lui ont posé la question
13:58sur le crédit privé,
13:59sur l'inflation.
14:00Sur les deux,
14:01il se veut très rassurant.
14:02Que ce soit sur l'inflation
14:03et le crédit privé,
14:04il dit pour l'instant,
14:04tout va bien.
14:05Alors moi,
14:06je pense qu'on va avoir
14:06une inflexion
14:07dans le langage
14:07des banquiers centraux
14:08parce que les banquiers centraux,
14:09ils ont un peu trop réagi rapidement
14:11et sur une logique assez claire.
14:13C'est-à-dire qu'un banquier central,
14:14quand il voit un choc
14:15d'inflation importée,
14:16très clairement,
14:17ce n'est pas parce que la BCE
14:18va monter ses taux
14:19qu'on va produire
14:20plus de pétrole dans le monde.
14:21Donc,
14:22ils savent que
14:23quand il y a un choc
14:24comme ça qui arrive,
14:25un choc énergétique,
14:26un choc importé,
14:27la politique monétaire
14:27est relativement inefficace.
14:29Ils ne le diront pas officiellement,
14:30mais elle est très inefficace
14:31pour lutter contre cette inflation.
14:33La seule chose qu'ils peuvent faire,
14:34c'est d'encadrer
14:35les anticipations d'inflation.
14:37Et donc,
14:37dans un premier temps,
14:38ils ont montré les muscles.
14:39Ils ont voulu dire
14:40on va être costauds,
14:42on va monter les taux
14:43si nécessaire,
14:44on ne laissera pas
14:44l'inflation partir.
14:45Et donc,
14:46ce qu'ils ont un peu sous-estimé,
14:48c'est la réaction des taux longs
14:49face à ce discours
14:50un petit peu musclé.
14:51Et donc,
14:51on a vu,
14:52paradoxalement,
14:53et ce qui est plutôt contradictoire
14:55par rapport à leur discours
14:56à l'origine,
14:56ce qu'on appelle
14:57une pontification
14:58de la courbe des taux.
14:58C'est-à-dire que les taux longs
14:59ont beaucoup monté
15:00sur les attentes
15:01que les banques centrales
15:02ce n'étaient plus nos amis.
15:03Ils allaient monter les taux
15:04et qu'ils allaient encore plus,
15:06finalement,
15:07pour limiter le risque inflationniste,
15:09encore plus entraîner
15:10une baisse du marché obligataire.
15:12Donc,
15:12on a eu cette première réaction
15:13des marchés obligataires
15:14et là,
15:14ils s'aperçoivent
15:15que c'est contre-productif
15:16parce que,
15:17d'une part,
15:17ça risque de faire freiner
15:19l'économie
15:19beaucoup plus violemment
15:20face à ce choc énergétique.
15:22Ça ne changera rien
15:22sur l'aspect inflation.
15:24Et puis,
15:25derrière,
15:25ça déstabilise plutôt
15:28que maintenant,
15:28je pense qu'ils vont être
15:29dans un discours
15:29beaucoup plus limité
15:30en disant
15:31on est focalisé,
15:33on veut lutter
15:34contre l'inflation,
15:35on veut encadrer
15:35les anticipations d'inflation
15:36mais on n'est pas pressé.
15:38Et ça,
15:38c'est le grand discours
15:39qui commence à apparaître
15:40même au niveau de l'Europe
15:41et on l'a vu au niveau de Powell.
15:43C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:43on est bien placé,
15:44on attend de voir
15:45et on ne va pas remonter
15:46brutalement et très rapidement
15:48les taux
15:48avant d'avoir identifié
15:50les impacts que ça peut avoir.
15:51Et donc,
15:51c'est un discours
15:52un peu plus modéré.
15:53Plus modéré que la BCE également ?
15:54La Fed est beaucoup plus modérée
15:56que la BCE,
15:56c'est clair,
15:57alors que la situation
15:58est beaucoup plus mauvaise
15:59au niveau de l'inflation
15:59aux Etats-Unis
16:00qu'en Europe.
16:01Mais je pense que
16:02la Banque Centrale Américaine
16:04a plus de points de vue
16:05divergents au sein du board
16:06et elle doit tenir compte
16:08des avis de certains.
16:09Et en plus,
16:10Powell ne veut pas forcément
16:12aujourd'hui presser
16:13beaucoup plus sur l'économie
16:14parce que l'économie américaine
16:16est beaucoup plus sensible
16:17au taux d'intérêt
16:17qu'en Europe,
16:18notamment au taux de marché,
16:20notamment sur l'immobilier
16:21qui est déjà
16:22très largement fragilisé.
16:23Et donc,
16:24ce qui a fait très mal
16:25je pense la semaine dernière,
16:26c'est les taux hypothécaires.
16:27Ces taux hypothécaires
16:28qui se sont nettement tendus
16:29et qui peuvent vraiment
16:30freiner l'économie américaine.
16:31Donc,
16:31Powell est beaucoup plus prudent
16:33parce qu'il a peur
16:33véritablement
16:34que la transmission
16:35soit plus faible.
16:36Et puis,
16:36il y a un autre indicateur
16:37qui a fait très mal vendredi,
16:38c'est dans l'enquête
16:39du Michigan,
16:40dans la confiance des ménages.
16:41La confiance des ménages
16:42les plus aisées,
16:43c'est elle qui a le plus
16:44de se baisser
16:44que les ménages
16:45qui ont les revenus
16:46les plus faibles.
16:47Ce qui montre
16:47qu'ils sont très sensibles
16:48à l'évolution
16:49des marchés financiers.
16:51Et donc,
16:52la vraie crainte
16:52de la Banque centrale,
16:53c'est un ralentissement
16:54très violent de la consommation.
16:55Donc,
16:55je pense que,
16:56oui,
16:56la situation
16:57en termes de risque inflationniste
16:58est plus inquiétante
16:59aux Etats-Unis
17:00qu'en Europe,
17:00mais le risque
17:01de retournement conjoncturel
17:02est beaucoup plus fort
17:03aux Etats-Unis
17:04parce qu'on a une fragilité
17:06de l'économie américaine
17:06qui est beaucoup plus forte,
17:07d'où ce discours
17:08beaucoup plus prudent
17:09de Powell.
17:10En un mot,
17:10le crédit privé,
17:11il dit pour l'instant
17:12qu'il n'y a pas de lien
17:12entre le crédit privé
17:18et c'est ce que va
17:20marketer les banques centrales,
17:21c'est-à-dire que
17:21c'est un tout petit poids
17:22dans le bilan des banques
17:23et donc,
17:23ça ne crée pas un risque
17:24comme la crise des Soi Prime
17:26où on avait eu
17:26un risque bancaire.
17:27Là,
17:28on n'est pas dans un risque bancaire.
17:29S'il n'y a pas de risque bancaire,
17:30c'est un problème
17:31pour certains épargnants
17:32mais ce n'est pas
17:32un problème systémique.
17:34C'est ce qu'il a dit hier
17:34en estimant que le crédit privé,
17:36c'était une part très petite
17:37par rapport au très grand pool
17:39d'actifs
17:39et que certes,
17:40ça pouvait occasionner
17:41des pertes
17:41pour certains investisseurs
17:48sur l'occasion de reparler
17:49du crédit privé
17:50dans les prochaines émissions.
17:52Merci beaucoup Christian Parizeau
17:53de nous accompagner ce matin,
17:54conseiller économique
17:55pour Aurel BGC
17:56et président d'Altaïr Economics.
17:589h18,
17:58tout de suite,
17:58on va rejoindre Paul Marcel
17:59à l'atelier des options.
18:02Avec un CAC 40
18:03qui est en petite baisse,
18:04moins 0,16%
18:05à 7 760 points.
18:07Bonjour Paul Marcel,
18:08comment vous regardez
18:09le CAC 40 aujourd'hui
18:10en baisse
18:11dans le sillage de Wall Street
18:12hier soir ?
18:14Oui,
18:14bonjour Etienne.
18:15Écoutez,
18:16quand on s'est paru
18:16la semaine dernière,
18:17le CAC 40
18:18était juste
18:19sur la zone
18:19des 7 770 points
18:21et aujourd'hui
18:21nous sommes toujours
18:22très proches.
18:23Alors il y a plusieurs
18:24indicateurs économiques
18:25cette semaine
18:25qui pourraient impacter
18:26les marchés
18:27avec notamment
18:27les non-time payroll
18:28qui vont sortir vendredi
18:29même si les marchés américains
18:31seront fermés
18:31pour cause de Good Friday.
18:34Alors je pense que les marchés
18:34sont surtout en observation
18:35de ce qui se passe en Iran
18:37et je vous entendais parler
18:38d'un éventuel retrait
18:39de Trump en Iran
18:40avec votre invité précédente.
18:41Alors il faut savoir
18:42qu'il existe un Trump Index
18:43plus connu sous le nom
18:44de Taco Index
18:45pour Trump Always Chicken Out
18:48développé par un analyse
18:49de George Banks.
18:50Alors cet indicateur
18:51est basé sur quatre variables
18:52comme les anticipations
18:54d'inflation
18:54ou l'interpense
18:55du SPS 500,
18:56l'évolution des rendements
18:57américains
18:57et l'évolution des sondages
18:58d'opinion sur Trump.
19:00Alors je ne sais pas
19:00si cet indice pourrait
19:01être considéré comme fiable
19:03mais il est intéressant
19:04de noter qu'il est
19:04sur des plus hauts historiques
19:06et si l'on en croit
19:07ce Taco Index
19:08il se pourrait bien
19:08que Trump fasse
19:09machine arrière sous peu.
19:11Alors maintenant
19:11d'un point de vue graphique,
19:12malgré la baisse du mois de mars.
19:14Il ne faut pas oublier
19:15que le CAC 40
19:16est dans une tendance
19:17haussière de long terme
19:18et si on regarde
19:19en bougie trimestrielle,
19:21mais dans une tendance
19:22baissière très marquée
19:23à court terme
19:24si on prend un graphique
19:25en journalisme.
19:26Alors comme je vous le disais
19:27la semaine dernière,
19:28on doit absolument
19:29repasser au-dessus
19:30des 7 770
19:31pour aller dépasser
19:33ensuite la zone
19:33de grosse résistance
19:34à 7 920
19:35pour espérer reprendre
19:37une tendance haussière.
19:38Sinon,
19:38on reste en tendance baissière
19:40avec un probable retour
19:41sur le support
19:42des 7 506 points.
19:44Dans un instant,
19:45Igor Demac
19:45nous parlera
19:46de Cabiemini
19:46et de Vinci
19:47juste avant Paul Marcel.
19:48Un petit coup d'œil
19:49sur Total Energy.
19:51Le titre n'est pas
19:52sur un record aujourd'hui.
19:53Moins 0,6%.
19:54Bon, il détache son dividende
19:55donc il y a peut-être
19:56un effet technique
19:56sur la séance du jour.
19:5879 euros, 78.
20:00Néanmoins,
20:00c'est quand même
20:00la vedette du CAC 40
20:01depuis le début de l'année
20:02plus 45%.
20:04Oui, tout à fait.
20:05Donc on ne peut pas parler
20:06que des valeurs qui baissent.
20:07Il faut aussi savoir
20:07se remonter un peu le moral
20:09avec des valeurs qui montent
20:10et qui montent fort
20:11puisqu'en effet,
20:11depuis la dernière fois
20:12où on s'est parlé
20:13dans votre émission
20:14du 24 février,
20:15Total a pris 20%
20:17alors que le CAC 40
20:18a perdu 1%.
20:19Alors le dividende
20:20a été détaché ce matin
20:21mais ce qui veut dire
20:22que les personnes
20:22qui possédaient
20:23des actions Total Energy
20:24hier soir
20:25ont touché 0,85 euros
20:27par action.
20:28Alors les actionnaires
20:28se frottent les mains
20:29car à 110 dollars
20:30le baril,
20:31les bénéfices de Total
20:32pourraient bien battre
20:33des records historiques
20:34en 2026.
20:35Maintenant,
20:36d'un point de vue graphique,
20:37alors la dernière fois justement,
20:38je vous disais
20:38que la cible
20:39des 74,55 euros
20:41était tout à fait envisageable,
20:43elle a été carrément pulvérisée
20:44et on s'approche aujourd'hui
20:46d'une autre cible
20:46à 81,90 euros.
20:49Mais attention
20:49car il y a quand même
20:50des signes de surchauffe.
20:51En effet,
20:52un indicateur technique
20:53qui s'appelle le RSI
20:54pour Relative Trends Index
20:56et que j'utilise
20:58pour me donner des divergences,
20:59me signale justement
21:00une divergence
21:01car les cours de Total
21:02sont des hauts
21:02de plus en plus hauts
21:03mais par contre
21:04l'indicateur RSI
21:05n'y ne fait pas
21:06de nouveau plus hauts.
21:08Juste une petite dernière statistique,
21:10donc il faut savoir
21:11que sur les six dernières années
21:12depuis 2020,
21:13Total connaît une faiblesse
21:14de fin mars à mi-juillis
21:16puisqu'une stratégie
21:17qui consisterait
21:18un ventre total
21:18fin mars
21:19pour acheter mi-juillis
21:20aurait généré
21:21cinq trades gagnants sur six
21:22donc en cas de retour en arrière
21:24il faudrait viser
21:25des 74,50 euros.
21:27Et tout dépend bien sûr
21:28de l'évolution
21:29des corps du pétrole
21:30le Brent est à 107 dollars
21:31ce matin
21:32et puis un dernier mot
21:33de Alphabet
21:33la maison mère de Google
21:34on avait déjà eu l'occasion
21:35de parler de ce titre ensemble
21:37qui s'est nettement retourné
21:38depuis le mois de février.
21:40Oui effectivement
21:41donc d'un point de vue graphique
21:42il faut savoir
21:43que la cible baissière
21:44du biseau d'épuisement
21:45au sein duquel Google évoluait
21:48et qui a été validée
21:49depuis février
21:49donc a été atteinte
21:51cette cible
21:51c'était le pied du biseau
21:52à 278 dollars
21:54alors ceci correspondait
21:55au premier point
21:56formé par le biseau d'épuisement
21:57et force est de constater
21:59que le titre
21:59pour l'instant
22:00ne rebondit pas
22:00sur ce gros support
22:01alors si le titre
22:02ne rebondit pas rapidement
22:04il est probable
22:04qu'on avait comblé
22:05le gap laissé ouvert
22:06le 27 octobre
22:07à 261 dollars 70
22:10mais il faut observer
22:11attentivement
22:12les signes de rebond
22:13car il faut savoir
22:13que encore une fois
22:14du côté des statistiques
22:15sur les 18 dernières années
22:17acheter Google
22:18fin mars
22:18et conserver jusqu'à fin juillet
22:20donner une performance
22:21de réussite de 83%
22:23avec 15 trades gagnants
22:24sur 18
22:25donc à surveiller
22:26comme je vous disais
22:26mais même si vous savez bien
22:28les performances passées
22:29ne prévue pas
22:30des performances futures
22:31c'est important de le rappeler
22:32merci beaucoup
22:33Paul Marcel
22:33cofondateur de l'atelier
22:34des options
22:35pour ce focus sur Alphabet
22:36la maison mère de Google
22:37sur Total Energy
22:37et sur le CAC 40
22:39qui cède donc 0,1%
22:417762 points
22:44en portefeuille
22:45à 9h23
22:46avec Igor Demac
22:47qui nous attend
22:48depuis Vitalépargne
22:49associé et dirigeant
22:50bonjour
22:50Igor Demac
22:51merci
22:52de nous répondre
22:53ce matin
22:54pour faire un focus
22:54sur deux convictions
22:56Capgemini et Vinci
22:58commençons peut-être
22:58par Capgemini
22:59la plus malmenée
23:00avec la bourse
23:01qui estime que c'est peut-être
23:03l'un des perdants
23:03de l'intelligence artificielle
23:05oui tout à fait
23:06c'est une valeur
23:07qui a perdu
23:08sur les trois derniers mois
23:10ou disons le dernier mois
23:11à près de 25%
23:12c'est aussi une valeur
23:15qui a été emportée
23:16par toute cette vague
23:17sur les SS2I
23:19enfin les ESN
23:20et puis tous les modèles
23:21en fait de conseils informatiques
23:23attaqués par l'IA
23:24qui s'est déployé aussi
23:26sur d'autres secteurs
23:27je pense que là
23:28on est arrivé à un point
23:30où la perception du marché
23:31est très négative
23:32les niveaux de valorisation
23:33sont très faibles
23:34ça me rappelle aussi
23:35un petit peu
23:36si vous voulez
23:36ce qui s'était passé
23:37sur les grandes agences
23:38de pub
23:38publics
23:39WPP
23:40lorsque les grands réseaux
23:42Facebook
23:42se sont transformés
23:44en véritables
23:45agences de communication
23:46et de pub
23:47et là on subit
23:49un peu la même sanction
23:51pour cette société
23:52qui a annoncé récemment
23:54un programme d'économie
23:55de coût
23:56de 700 millions d'euros
23:57et puis un modèle économique
23:59qui reste centré
24:00sur la complexité
24:01des grands systèmes informatiques
24:03de grandes entreprises
24:04donc une nécessité
24:05de maîtriser l'IA
24:06et je dirais aussi
24:07qu'à son propre jeu
24:08ceux qui défendent l'IA
24:11comme le pourfondeur
24:12de ces modèles-là
24:13doivent aussi reconnaître
24:14que l'IA améliorera
24:16les processus
24:17au sein même
24:18de sociétés
24:18et de services
24:19et donc ça sera aussi
24:21des merveilles
24:22en termes d'économie de coût
24:23donc si on regarde
24:23les valorisations
24:24on est sur un PE
24:26de moins de 8 fois
24:27en 2027
24:29pardon
24:30des free cash flow
24:31donc la capacité
24:32de générer du cash
24:33qui est proche de 12%
24:35et pas d'endettement
24:37donc évidemment
24:38un momentum
24:39très défavorable
24:40mais une entreprise
24:41qui à ce jour
24:42je trouve
24:43commence à montrer
24:44des signes
24:45de sous-valorisation chronique
24:47ce titre qui gagne 2%
24:49ce matin
24:49c'est la plus forte hausse
24:50du CAC 40
24:51100 euros
24:52et 15 centimes
24:53le titre cède
24:5430% depuis le début de l'année
24:55et sur un plus bas
24:56de 2020
24:57à l'inverse
24:58ça se passe très bien
24:58pour Vinci
25:00malgré la remontée
25:01des taux
25:02notamment du 10 ans français
25:03ce titre Vinci
25:04est dans le vert
25:05depuis le début de l'année
25:06alors évidemment
25:07deux cas d'investissement
25:08très différents
25:09ce qui montre aussi
25:10que dans un portefeuille
25:11on peut autant
25:11s'intéresser à des cas
25:12de sous-valorisation
25:13qu'à des cas
25:14de croissance visible
25:15Vinci
25:16c'est je dirais
25:17un peu l'apothéose
25:18et la confirmation
25:19d'une stratégie opérationnelle
25:21et surtout financière
25:23optimale
25:23puisqu'on a aujourd'hui
25:25un levier
25:26d'être net sur Ebida
25:27autour de 1
25:28alors qu'on avait connu
25:29lors des grandes acquisitions
25:30d'autoroutes
25:31d'actifs de concession
25:31des leviers
25:32beaucoup plus importants
25:33on a effectivement
25:34du free cash flow aussi
25:36un peu moins élevé
25:38que dans le cas
25:38de Capgemini
25:39puisque on est plutôt
25:40à 7% de free cash flow
25:41mais le scénario des taux
25:43est optiquement défavorable
25:46mais indirectement
25:47très favorable
25:48puisqu'en fait
25:49si c'est la variante
25:50inflation qui pisse
25:51les taux nominaux
25:52n'oublions pas
25:53que tous les tarifs
25:54des concessions
25:55autoroutières
25:56et aéroportuaires
25:57sont indexés
25:58sur l'inflation
25:58donc ça a toujours été
26:00une formule de défense
26:02du modèle économique
26:03et puis évidemment
26:04la construction
26:05avec des sujets
26:07aussi divers
26:08que le renouvelable
26:10le nucléaire
26:11les infrastructures européennes
26:12qui sont un vrai thème
26:15impulsé d'ailleurs
26:15par les grands programmes
26:17de l'Union Européenne
26:18donc on a une valeur
26:19qui n'est pas très chère
26:20et qui continue
26:21à ne jamais décevoir
26:22sur ces agrégats
26:23opérationnels et financiers
26:24127 euros ce matin
26:25pour ce titre
26:26Total Energy
26:27qui en effet
26:28gagne un peu plus de 5%
26:30depuis le début
26:30de l'année
26:32Vinci
26:32qui est à 127 euros
26:35ce matin
26:36avec donc un titre
26:37qui est dans le vert
26:38contrairement au CAC 40
26:40qui est dans le rouge
26:41depuis le 1er janvier
26:42merci beaucoup
26:43Igor Demac
26:44pour ces deux focus
26:45sur Capgemini
26:46et sur Vinci
26:47associé et dirigeant
26:48de Vital Eparne
26:49très courte pause
26:50on se retrouve dans un instant
26:51nous serons avec
26:51Michel Audban
26:51le fondateur et directeur général
26:53de Gemway Asset
26:54pour faire un petit focus
26:54sur les marchés émergents
26:56et notamment
26:56sur la tech en Asie
26:58qui a souffert en mars
27:00mais également
27:00depuis le début de l'année
27:01et puis dans la dernière partie
27:03d'émission
27:03Christian Bitho
27:04nous rejoindra
27:05professeur de finance
27:06à l'ESSEC
27:06avec Ronan Blanc
27:08le gérant obligataire
27:09de Montpensier Arbevel
27:10nous reviendrons là aussi
27:12sur ce mois de mars
27:12ce qui fut compliqué
27:13pour le marché des taux
27:14pour les obligations
27:15en Europe
27:17mais pas seulement
27:17et puis nous reviendrons
27:19également sur
27:20les performances
27:21très mitigées
27:22des valeurs refuge
27:23depuis le début
27:24de ce conflit
27:25en Iran
27:26puisque vous avez quand même
27:27l'or qui a perdu
27:28plus de 10%
27:29depuis le début de l'année
27:31les obligations
27:32donc qui sont en baisse
27:33les actions
27:34bien sûr
27:35qui sont en baisse
27:36bref
27:36il n'y a pas vraiment eu
27:37de valeur refuge
27:38sur ces dernières semaines
27:39réponse donc
27:40dans la deuxième partie
27:41de l'émission
27:41à tout de suite
27:44BFM Business présente
27:46Good Morning Market
27:49Etienne Braque
27:49c'est parti pour
27:50Good Morning Market
27:51deuxième partie de l'émission
27:52le CAC 40 est donc
27:53parfaitement à changer
27:53à 7771 points
27:55dans l'attente bien sûr
27:56de la réouverture de Wall Street
27:58tout à l'heure à 15h30
27:59puisque nous avons changé
28:00d'heure ce week-end
28:00et puis à 14h
28:01comme chaque mardi
28:02il y aura une conférence
28:03de presse
28:04qui sera tenue
28:05par la Maison Blanche
28:07au sujet de la guerre
28:08en Iran
28:08ils commenteront sûrement
28:09les informations de presse
28:10du Wall Street Journal
28:11qui évoquent donc
28:11que Donald Trump
28:12pourrait mettre fin
28:14à la guerre en Iran
28:14même si le détroit d'Hormuz
28:16n'a pas rouvert
28:18Capgemini, Carrefour
28:19et Euronext
28:19sont les trois plus fortes
28:20hausses ce matin
28:21à l'inverse
28:21Esté Microelectronics
28:22Kering et Arcelor
28:23ferment la marche
28:24les valeurs à suivre
28:25ce matin à Yeva Group
28:26première séance aujourd'hui
28:27à Euronext
28:28pour cette small cap
28:29et c'est rude
28:30très rude
28:31moins 19%
28:31pour sa première séance
28:32à 19,29 euros
28:3410,29 euros
28:35avec déjà
28:36la semaine dernière
28:37des informations
28:38qui évoquaient
28:38que le groupe
28:39n'avait pas réussi
28:40à lever les 8 millions
28:41d'escomptés
28:41donc forcément
28:42dans les premières secondes
28:43de cotation
28:44ça ne se passe pas très bien
28:45Alstom gagne 3,7%
28:47après avoir remporté
28:48un contrat ce matin
28:49quand Gatling
28:50gagne un peu plus
28:51de 2-3%
28:52avec notamment
28:53une nouvelle information
28:54ce matin
28:55au sujet de Gatling
28:57avec une participation
28:58du fonds
28:59Mondays
29:00et puis vous avez
29:00également
29:01la semaine dernière
29:03Eiffage
29:03qui s'est renforcée
29:04au capital de Gatling
29:05tout ça propulse
29:06la valeur
29:07au-delà des 18 euros
29:10Comme chaque mardi
29:11on parle de l'Asie
29:12et ce matin
29:12c'est Michel Audeban
29:13qui nous accompagne
29:14le fondateur
29:14et directeur général
29:15de Gemway Asset
29:16Bonjour Michel Audeban
29:17Bonjour Etienne
29:18Quel bilan
29:18des marchés émergents
29:19sur ce mois de mars
29:21et également
29:22sur le premier trimestre
29:23les marchés émergents
29:24ont fait une très belle
29:25performance en 2025
29:27et puis comme pour l'Europe
29:29il y a une certaine
29:29forme de prise de profit
29:31puisque les marchés émergents
29:32c'est de plus de 10%
29:33sur l'ensemble du mois
29:34En effet
29:35on a un retour
29:37dans les prix
29:38pas tant que ça
29:39dans les volumes
29:40c'est-à-dire que
29:41les internationaux
29:42qui étaient absents
29:43des marchés émergents
29:43on l'avait vu
29:44la dernière fois
29:45la hausse a été tirée
29:45par les domestiques
29:47les internationaux
29:48étaient peu présents
29:48ils sont revenus
29:49en début d'année
29:50on n'a pas beaucoup
29:51de rachats pour le moment
29:53donc on a quelques
29:54prises de profit
29:55néanmoins bien sûr
29:56tout ce que l'on voit
29:58depuis le début
29:59de cette guerre
29:59n'est pas positif
30:01si on doit retenir
30:02un symbole
30:02le dollar
30:03qui était plutôt baissier
30:04qui est reparti
30:05à la hausse
30:06n'est pas quelque chose
30:07de bon pour les émergents
30:08très clairement
30:08On a beaucoup parlé
30:09du COSPI
30:10depuis le début
30:11de cette guerre
30:11dans le sens
30:12où c'est un indice
30:13très volatil
30:15vous avez l'opérateur
30:16de la Corée
30:18qui a dû mettre en place
30:19à plusieurs reprises
30:19des coupes-circuits
30:20parce que l'indice
30:21perdait plus de 5%
30:22donc ils ont suspendu
30:23les cotations
30:24à plusieurs reprises
30:25afin de calmer
30:26un petit peu le jeu
30:27le COSPI
30:28qui est notamment
30:29mené par deux valeurs
30:30depuis le début de l'année
30:31SKINX
30:32et Samsung
30:32est-ce qu'aujourd'hui
30:33vous êtes toujours
30:34confiant
30:35sur ces deux valeurs
30:36après la très forte volatilité
30:37et surtout après les annonces
30:38de Google
30:39la semaine dernière
30:40qui mettaient en avant
30:40que désormais
30:42il fallait moins
30:42de puces mémoires
30:43pour faire tourner
30:44sa future intelligence artificielle
30:45Oui bien sûr
30:46on reste sur une activité cyclique
30:48vous avez raison
30:48de le rappeler
30:49on a eu des prix
30:51qui et sur les HBM
30:53et sur les DDR4
30:55DDR5
30:55se sont avolés
30:57on n'a pas vu
30:58d'apport de capacité
31:01donc peut-être
31:02que cela pourrait entraîner
31:03une correction des prix
31:04est-ce que l'on reste
31:06positif
31:06globalement
31:07sur la tech asiatique
31:09oui
31:09nous avions
31:10un de nos gérants
31:11qui était à Hong Kong
31:13et Taïwan
31:13il est rentré
31:14en début de semaine
31:16tout est très positif
31:17sur la partie taïwanaise
31:19alors évidemment
31:19tout ça est tiré
31:20par TSMC
31:22si on le sait
31:22je sors un petit peu
31:23de la Corée
31:23mais tout ça
31:24c'est une grosse chaîne
31:25tech mondiale
31:26en fait
31:27il y a deux chaînes
31:28il y a la chaîne mondiale
31:29connectée aux Etats-Unis
31:30dans laquelle on trouve
31:31Corée et Taïwan
31:32et puis il y a la chaîne chinoise
31:33on en parlera tout à l'heure
31:34si vous voulez
31:34mais dans cette chaîne internationale
31:36dans laquelle on trouve
31:36Taïwan et Corée
31:37là on est à Taïwan
31:38TSMC veut mettre
31:40plus de 50 milliards
31:41entre 53 et 56 milliards
31:43de dollars de CAPEX
31:43en 2026
31:45une société
31:46elle seule
31:46c'est énorme
31:47et derrière
31:48qu'est-ce que l'on voit
31:49les 15 sociétés
31:50que l'on a visitées
31:50sont toutes en train
31:51d'avoir des révisions
31:52à la hausse de CAPEX
31:53donc elles sont toutes
31:54très positives
31:55sur leur carnet de commandes
31:57SKNX
31:57aujourd'hui
31:58est toujours dans le vert
31:59néanmoins
32:00depuis le début de l'année
32:01c'est vrai que le titre
32:01avait pris plus de 30%
32:03sur les deux premiers mois
32:04donc vous restez positif
32:05aujourd'hui sur SK
32:06sur Samsung
32:07alors on reste positif
32:08on a pris quelques bénéfices
32:09au fur et à mesure
32:11parce qu'on se pose
32:12tous les jours
32:13la question de
32:13quand est-ce qu'il faudra
32:14sortir des valeurs technologiques
32:15on reste
32:17on reste énormément positif
32:18oui quasiment 20%
32:19de performance
32:20depuis le début de l'année
32:21pour SKNX
32:22SKNX
32:23devrait annoncer en 2026
32:25100 milliards de dollars
32:26de résultats
32:27on n'a jamais vu ça
32:28pour SKNX
32:29et cette perspective
32:31de résultats
32:31n'est pas du tout
32:31remise en cause
32:32le titre a perdu 7% ce matin
32:34preuve de la volatilité
32:35quand même extrême
32:36sur cette valeur
32:38bon il n'y a pas que la tech
32:39qu'est-ce qui vous intéresse
32:40aujourd'hui
32:40dans les marchés émergents
32:42alors c'est vrai
32:44qu'il y a l'Asie
32:44mais il n'y a pas que l'Asie
32:45on peut peut-être parler
32:46de l'Amérique du Sud
32:47mais aussi
32:48d'autres régions du monde
32:50pour essayer de se protéger
32:51un petit peu
32:52face au soubresaut
32:53de Donald Trump
32:53de la guerre en Iran
32:54des prix du pétrole
32:55enfin bref
32:55de tous les sujets
32:56que nous avons en tête
32:57qu'est-ce que l'on voit
32:58on voit quand même
32:59des choses qui s'accélèrent
33:01c'est vrai que
33:03depuis le début
33:04depuis le début de la guerre
33:05on a eu un Donald Trump
33:06qui
33:07vous le rappeliez tout à l'heure
33:08annonce peut-être
33:09la fin de la guerre
33:09c'est pas la première fois
33:10qu'il nous le fait
33:10mais on a eu des annonces
33:12dans tous les sens
33:13il y a un autre acteur
33:15qui est un peu dans l'ombre
33:16aujourd'hui
33:16rappelez-vous
33:17il y a un an
33:17on ne parlait que
33:18de guerre commerciale
33:19donc on parlait
33:22non pas pour que la Chine
33:23puisse prendre la suprématie
33:25aux Etats-Unis
33:25en tout cas
33:25c'est pas du tout
33:26notre thème
33:27mais on le voit bien
33:28dans les véhicules électriques
33:29où on a quelque part
33:30une certaine compétition
33:32qui s'installe
33:33lors de cette guerre
33:34qui a été menée
33:35par un des acteurs
33:36l'autre est totalement absent
33:37et totalement discret
33:39ce que l'on commence à voir
33:41en Asie
33:42et c'est en train
33:42de se propager
33:43c'est que quand même
33:44quelque part
33:45dans ce scénario-là
33:46la Chine paraît
33:47le partenaire fiable
33:48ce qui est étonnant
33:51pour pas dire aberrant
33:52par rapport à
33:53l'état d'esprit
33:54dans lequel était le monde
33:55il y a ne serait-ce que
33:565 ou 10 ans
33:57où la Chine était
33:58peu fiable
33:59il y a même 2 ans
34:00la Chine était quasiment
34:02ininvestissable
34:02aux yeux des investisseurs mondiaux
34:05là
34:06actuellement
34:06elle est en train
34:07de totalement changer
34:08et d'avoir une approche
34:10si vous cherchez
34:11un partenaire fiable
34:12dans la durée
34:13vous avez le choix
34:14entre la Chine
34:15et les Etats-Unis
34:15et en fait
34:16vous n'avez pas le choix
34:17donc ils sont en train
34:18de placer leur pion
34:20dans la tech
34:21et dans d'autres domaines
34:21vous m'y incitez
34:22peut-être un titre
34:24comme fouillat aux glaces
34:25fouillat aux glaces
34:26qui est
34:26oui oui
34:26c'est pas très connu
34:27fouillat aux glaces
34:28c'est quand même
34:2935% de part de marché
34:30dans tout ce qui est
34:32par brise
34:33et
34:34toit de véhicule
34:35toit de voiture
34:36toit panoramique
34:38alors c'est une activité
34:39de base
34:40ça fait pas rêver
34:41c'est pas tech
34:41c'est un petit peu
34:43plus tech
34:43on commence à avoir
34:44des affichages
34:45tête haute
34:45je ne sais pas
34:46si vous avez vu
34:47la dernière X-Ping
34:49vous avez
34:50non plus
34:51le film
34:51qui se projette
34:52sur l'arrière
34:53de l'appui tête
34:54du passager de devant
34:55mais il se projette
34:56sur le toit panoramique
34:58donc vous avez
34:59les sièges arrière
34:59qui s'inclinent
35:00qui se mettent
35:01en cinéma
35:02et vous avez
35:04le film
35:05qui est projeté
35:05sur le ciel
35:06donc ça monte
35:07un tout petit peu
35:08en technicité
35:09un tout petit peu
35:10en gamme
35:10mais enfin
35:10ça reste un produit de base
35:12ça reste un produit de base
35:13sur lequel
35:14fouillat aux glaces
35:15à 35% de parts de marché
35:17et il est en train
35:18de prendre des parts
35:19de marché mondial
35:19on a un acteur
35:20qu'on connait bien
35:21ici en français
35:22qui s'appelle Saint-Gobain
35:22qui était très présent
35:24dans ce domaine là
35:24qui a annoncé
35:26ses faits
35:26qu'il allait se retirer
35:27de cette activité
35:28je parle bien de l'activité
35:29vert pour véhicules automobiles
35:31pas des autres
35:32mais celle pour véhicules automobiles
35:33à se retirer
35:33ça laissera encore
35:35de la marge
35:35pour fouillat aux glaces
35:36on est sur une société
35:39qui fait un peu moins
35:40de 8 milliards
35:40de chiffre d'affaires
35:41et qui a un PE
35:42de 13
35:43c'est à côté Hong Kong
35:45à Hong Kong
35:46les banques
35:47ça vous intéresse
35:48les banques chinoises ?
35:49alors les banques chinoises
35:50vous remuez le couteau
35:51dans une plaie
35:53une de nos raisons
35:54de sous-performance
35:55en 2024
35:56a été les banques chinoises
35:57où à la sortie
35:59au moment de la Covid
36:01on avait du mal
36:02à voir cela
36:03comme un thème
36:04d'investissement intéressant
36:05on a un problème
36:06de gouvernance
36:06on a des banques
36:08qui sont prises
36:08qui sont sûrement
36:09toujours prises
36:10dans une crise immobilière
36:11c'était pas la classe
36:12d'actifs à privilégier
36:14néanmoins
36:14ce que l'on a
36:15totalement sous-estimé
36:16notre erreur
36:17c'est d'avoir
36:19des yeux
36:19d'investisseurs chinois
36:20qui sont de plus en plus présents
36:21vous le savez
36:22sur leur marché
36:22ils font de plus en plus
36:23leur marché
36:24sur l'ensemble des émergents
36:25là où les investisseurs locaux
36:27détenaient en 2020
36:28hier
36:2915% des fonds action
36:31aujourd'hui
36:32sont quasiment à 40
36:33vous voyez
36:34cette part est en train
36:35de monter
36:36de l'investissement domestique
36:37et en Chine
36:38c'est le cas aussi
36:38donc il faut moins
36:40regarder ça
36:40avec des yeux américains
36:41avec des yeux internationaux
36:42mais plus avaient des yeux locaux
36:43et la vision des chinois
36:45était totalement différente
36:46de la nôtre
36:46c'était pas
36:46il y a des risques
36:47la gouvernance n'est pas bonne
36:48c'est on veut revenir en bourse
36:50on a longtemps été absent
36:51de la bourse chinoise
36:52on veut revenir
36:54qu'est-ce qui est sûr
36:55les banques
36:56les banques
36:56c'est détenu par l'état
36:57ça fera pas faillite
36:58c'est pas grave
36:59si le bilan a quelques petits soucis
37:01achetons c'est sûr
37:02donc vous voulez repositionner
37:03aujourd'hui en portefeuille
37:04non pas du tout
37:04pas du tout
37:05non non non
37:05on maintient
37:07un dernier exemple
37:08peut-être de conviction
37:08en termes sectoriels
37:09en termes sectoriels
37:11vous parlez d'une région
37:11l'Amérique latine
37:12l'Amérique latine
37:13alors aujourd'hui
37:13on a quand même
37:15des élections au Brésil
37:16qui arrivent à l'automne
37:18donc qui peuvent amener
37:19à des discours
37:20ou des mesures
37:21un petit peu populistes
37:22mais dès que l'on a
37:24passé cette phase là
37:25l'Amérique latine
37:26au premier rang duquel
37:27le Brésil
37:28a une marge de baisse de taux
37:30c'est la plus grosse marge
37:30de baisse de taux au monde
37:31on a plus de 10% de taux réel
37:33avec une inflation
37:34qui a plutôt rebaissé
37:35ils ont relevé leur taux
37:36encore contre la tendance
37:38il y a quelques mois
37:39et on a aujourd'hui
37:40là une belle
37:41une belle thématique
37:42d'investissement
37:43plutôt second semestre
37:44et il y a du pétrole
37:45en plus
37:45ce qui tient une partie
37:46de l'accord
37:46il y a un peu de pétrole
37:47mais deep offshore
37:48il est un peu compliqué
37:48le pétrole
37:49merci beaucoup
37:50Michel Audeban
37:50nous a accompagné ce matin
37:51fournateur et directeur général
37:52de GEMO et Asset
37:53pour faire un point
37:54justement sur ces marchés
37:55émergents
37:569h40
37:56tout de suite
37:57c'est l'heure
37:57du face à face
38:00deux acteurs de marché
38:01comme chaque jour
38:01à 7h
38:02avec en plateau
38:03ce matin
38:03Christian Biteau
38:04professeur de finances
38:05à l'ESSEC
38:06bonjour Christian
38:06merci d'être là
38:09surtout avec Ronan Blanc
38:10gérant obligataire
38:12chez Montpensier Arbevel
38:13bonjour Ronan
38:13bonjour
38:14content également
38:14de vous retrouver ce matin
38:16beaucoup d'actualités
38:17un mois de mars
38:18rouge au presse
38:19sur toutes les classes d'actifs
38:21comment vous regardez
38:22un petit peu
38:22la performance
38:23des différentes classes d'actifs
38:25aujourd'hui
38:25Christian Biteau
38:26les indices actions
38:27ont perdu entre 8 et 12%
38:28l'obligataire
38:29on en reparlera dans un instant
38:30forcément avec la remontée
38:31des taux
38:31c'était compliqué
38:32l'or n'a pas fonctionné
38:33bon il y a le dollar
38:34qui a marché
38:34et un petit peu le bitcoin
38:35alors le dollar
38:36très légèrement
38:37depuis le début de l'année
38:37c'est une appréciation
38:38de 3%
38:39mais ça a pris tout le monde
38:40à contre-pied
38:41on voyait le dollar
38:42ça allait aller tranquillement
38:43vers 1,25
38:44voire 1,30
38:45pour les plus pessimistes
38:46enfin les plus
38:47ceux qui pensaient
38:48qu'il avait vraiment baissé
38:49contre-pied absolu
38:50le dollar joue un tout petit peu
38:51peut-être pas le rôle
38:52de valeur refuge
38:53mais en tout cas
38:53de repli des investissements
38:56parce que le conflit
38:57pourrait s'étendre
38:58et ça augmente
38:59l'anxiété
39:00et les craintes
39:01sur les marchés
39:01or Etats-Unis
39:02repli
39:03donc ça a été favorable
39:04au dollar
39:04sur l'or
39:05ça c'est un mouvement
39:06assez étrange
39:07tout de même
39:07assez bizarre
39:08puisque à chaque fois
39:09que le baril de pétrole
39:11monte fortement
39:12donc ça augmente
39:13les craintes
39:14sur l'activité
39:14sur l'inflation
39:15on en parlera précisément
39:16puis l'or baisse
39:17donc normalement
39:18ça devrait servir
39:19de valeur refuge
39:20alors une interprétation
39:22possible
39:22consiste à dire
39:23qu'une hausse des cours
39:25du baril de pétrole
39:26entraînera une forte inflation
39:27qui entraînera
39:28une réaction
39:29à la hausse
39:29des taux d'intérêt
39:30des banques centrales
39:31or l'or
39:32produit zéro de rendement
39:33c'est donc défavorable
39:35à la situation
39:35du placement en or
39:36parce que quand ça rapporte zéro
39:38et si les taux d'intérêt
39:39à court terme
39:40les comptes à terme
39:40se mettent à rapporter
39:41beaucoup plus
39:42ça serait défavorable
39:43alors ça pourrait expliquer
39:45ce mouvement
39:45un tout petit peu paradoxal
39:47de l'or
39:47qui baisse
39:48quand le pétrole monte
39:49les autres indices
39:51sont les giboulets de mars
39:52c'est la période
39:53tout de même
39:53et donc effectivement
39:54on a connu
39:55entre 7 et 8, 9, 10, 12%
39:57de baisse
39:58durant le mois de mars
39:59les indices
40:01qui ont été
40:01le plus touchés
40:02sont ceux
40:03qui avaient le plus
40:03d'avance
40:04notamment la bourse japonaise
40:06la bourse chinoise
40:07qui sont revenus à zéro
40:08puis les autres marchés
40:09qui s'enfoncent
40:10en fait dans une baisse
40:12depuis le début de l'année
40:13on est entre
40:14moins 4, moins 6%
40:15de baisse
40:15ça serait tout de même
40:16important de noter
40:17que c'est inférieur
40:18aux baisses
40:18que nous avons subies
40:19lors du dernier choc
40:20de 2022
40:22c'est-à-dire
40:22lors du dernier grand conflit
40:23où la Russie est rentrée
40:25en Ukraine
40:25en février 2022
40:27les baisses étaient tout de même
40:28de l'ordre de 10, 15
40:29presque 18, 20%
40:31en espace à peu près
40:32d'un mois
40:32là on est plutôt
40:33à moins 10%
40:34il n'y a pas eu de panique
40:35il n'y a pas eu de panique
40:36ça se fait lentement
40:37mais sûrement
40:38en tout de même
40:38du côté du marché
40:40obligataire
40:40comme l'a souligné
40:41aujourd'hui
40:42à l'instant
40:43Christian Biteau
40:44Ronan Blanc
40:45le fait que le pétrole
40:46soit au-delà
40:47des 100 dollars
40:48qu'il ait gagné 80%
40:49depuis le début de l'année
40:50a fait penser aux investisseurs
40:52que ça laisserait percuter
40:52sur l'inflation
40:53et donc que les banques centrales
40:54allaient devoir remonter
40:55leur taux
40:55bref le marché obligataire
40:56a remonté
40:56et ce qui fait qu'aujourd'hui
40:58quelqu'un qui a acheté
40:59une obligation
40:59il y a un mois
41:00et a en moins valu l'attente
41:02alors ça dépend
41:02quelles obligations
41:03quel marché
41:03comment vous regardez-vous
41:04ce mois de mars
41:05sur la partie obligataire
41:07ce qui est à noter
41:07mais on l'a déjà
41:08souvent évoqué
41:09sur ce plateau
41:09c'est que
41:10on considère que
41:11l'obligataire
41:12et les taux souverains
41:12sont une source
41:14de volatilité structurelle
41:16pour les marchés maintenant
41:18encore une fois
41:19c'est bis repetita
41:20je crois que
41:21différents indices
41:22que ce soit le crédit
41:23ou les emprunts d'Etat
41:23on doit être entre
41:24moins 2 et moins 4
41:26en Europe
41:26sur le seul mois de mars
41:28donc c'est quand même
41:30une volatilité
41:31une baisse
41:31qui est relativement
41:33significative
41:33il y a des réflexes
41:34post-Covid
41:35je pense que
41:36le vrai enseignement
41:37c'est que les seuls
41:38aujourd'hui
41:38qui ont un petit peu
41:39la tête froide
41:39dans l'analyse
41:40en fait
41:40c'est les banquiers centraux
41:41à qui on avait
41:41beaucoup reproché
41:42à la sortie
41:43de la crise Covid
41:44d'avoir sous-estimé
41:45finalement
41:46l'impact inflationniste
41:47les effets de second tour
41:48etc.
41:49on est dans une configuration
41:50qui est différente
41:50aujourd'hui
41:51ce qu'ils ont fait
41:52c'est qu'ils ont laissé
41:53un petit peu
41:54les investisseurs
41:55s'emballer
41:55sur les anticipations
41:57de resserrement monétaire
41:58en étant un petit peu
41:59vocables
42:00en les accompagnant
42:01et en essayant
42:02de les piloter
42:02donc ça c'est plutôt
42:03assez habile
42:04pourquoi ?
42:04parce que ça permet
42:05finalement aux courbes
42:06des taux
42:07de ne pas se repentifier
42:08trop
42:08or on sait pertinemment
42:10que nos économies
42:11sont sensibles
42:12surtout aux parties
42:13longues de courbes
42:14c'est un petit peu
42:14moins vrai aux Etats-Unis
42:15mais c'est quand même
42:15très vrai en zone euro
42:16et vu le niveau
42:19absolu des taux
42:20on aurait pu imaginer
42:21finalement
42:22un effet un petit peu
42:23d'auto-entretien
42:24et un coup de frein
42:25plus significatif
42:26sur la croissance
42:26c'est pas ce qu'on voit
42:27aujourd'hui
42:27c'est-à-dire que
42:29les économies européennes
42:30juste avant le choc
42:32étaient plutôt
42:32en posture
42:33pour redémarrer
42:34donc ça veut dire
42:35que ce redémarrage
42:36évidemment
42:36il prend un petit coup
42:37de froid
42:39mais en attendant
42:40on est en capacité
42:41à date
42:42d'encaisser ce choc-là
42:43et ce qui est actuellement
42:44pricé par les investisseurs
42:46à savoir quasiment
42:474 hausses de taux
42:47de 25 BP
42:48côté BCE
42:49d'ici la fin de l'année
42:50honnêtement
42:51je pense qu'on ne les aura pas
42:53donc c'est une photographie
42:54à un instant T
42:55à un moment
42:56effectivement
42:56où le baril est à des niveaux élevés
42:58et si je pouvais juste
42:59compléter sur l'or
43:01parce qu'effectivement
43:01ça surprend un petit peu
43:02tout le monde
43:02un truc qu'il ne faut pas oublier
43:03c'est que les grosses banques centrales
43:05qui ont acheté de l'or
43:06ces dernières années
43:07sont souvent celles des pays
43:08qui vont avoir
43:09les dépenses militaires
43:10les plus significatives
43:12donc si on se dit
43:13que c'est un peu
43:14un wake-up call
43:15pour tout le monde
43:15et qu'il va falloir
43:16réarmer
43:17de manière significative
43:19certains états
43:20la pioche naturelle
43:21quand les finances publiques
43:22sont déjà
43:23un petit peu tendues
43:23c'est de vendre un petit peu
43:24de stock d'or
43:253 à 4 hausses de taux
43:26pour cette année
43:27du côté de l'Europe
43:28c'est vrai que ça paraît
43:29totalement excessif
43:30non ?
43:31pas sûr
43:31en fait tout sera un équilibre
43:33et c'est la difficile mission
43:35des banques centrales
43:36la BCE
43:36et surtout la Fed
43:37entre l'inflation
43:38et la croissance économique
43:40si je reviens
43:41sur le calcul
43:41de l'inflation
43:42si on se rappelle
43:432022
43:43parce qu'on a
43:44quasiment exactement
43:45les mêmes chiffres
43:46aujourd'hui
43:47le cours du baril de pétrole
43:48avait augmenté
43:49de 100%
43:50il y avait doublé
43:50si je retrouve un cours
43:52au mois de février
43:52du baril de Brent
43:53on était à 60 dollars
43:54hier on était presque
43:56à 120 dollars
43:56donc on se retrouve
43:57avec une hausse
43:58avec un choc
43:59sur le pétrole
44:00d'ampleur comparable
44:01et en 2022
44:03ça va générer
44:04en fait
44:045% d'inflation
44:06de plus
44:06en janvier 2022
44:08l'inflation en zone euro
44:09était à 5%
44:10en juin-juillet 2022
44:12elle est passée
44:13à 10,1%
44:14mais la situation
44:14n'est pas comparable
44:15le calcul est très simple
44:16que ce soit sur le gaz
44:17sur les salaires
44:18sur...
44:19si elle est comparable
44:21parce que le poids
44:22du pétrole
44:23dans le calcul
44:23des indices de prix
44:24c'est, j'arrondis les chiffres
44:26c'est à peu près
44:265-6%
44:27donc 5%
44:28d'un élément
44:29qui augmente
44:30de 100%
44:31ça fait plus 5%
44:32aujourd'hui on les a
44:34mais on ne sait pas
44:34combien de temps
44:35ça va durer
44:35c'est-à-dire si
44:36ce baril de pétrole
44:37va rester à 110
44:38115
44:39120 dollars
44:39pendant toute une année
44:41en tout cas
44:41on connaît
44:42l'estimation
44:43de la banque centrale
44:45européenne
44:46elle est assez récente
44:47lors de sa dernière réunion
44:48elle n'a pas dit
44:49l'inflation va passer
44:50de 2 à 7%
44:51ses prévisions en 2026
44:53ont été revues
44:54de 1,9 à seulement
44:562,6%
44:58c'est-à-dire qu'elle considère
44:59très justement
45:00vous l'avez dit
45:01que la situation
45:02n'est pas comparable
45:02à 2022
45:03parce qu'en 2022
45:04on avait un problème
45:05de pénurie
45:06et de chaînes d'approvisionnement
45:07la croissance en 2021
45:09avait été exceptionnelle
45:106% de croissance en France
45:126,1% de croissance
45:13aux Etats-Unis
45:14donc il y avait un manque
45:15de tout
45:15hausse des prix
45:16il y avait surtout
45:17un rattrapage
45:18à faire au niveau
45:19des salaires
45:19pas de hausse des salaires
45:20négociées pendant le Covid
45:212020
45:232021 c'est allé tellement vite
45:24que les salariés
45:25quand on regarde
45:26avec le recul
45:27les hausses de salaire moyenne
45:29étaient de l'ordre
45:29de 3 à 3,8%
45:31pas 6% de croissance
45:32et que peut faire la BCE
45:33face à un choc énergétique
45:34c'est pas une hausse de taux
45:36qui va faire que demain
45:36oui mais je pense
45:36que la BCE va agir
45:37avec plus de sérénité
45:39plus de calme
45:40parce qu'il n'y a pas
45:40les paramètres
45:41d'une spirale inflationniste
45:42telle qu'on pouvait les voir
45:44en 2022
45:44c'est-à-dire que les salaires
45:45n'ont pas de retard
45:46par rapport à la croissance
45:47de l'année dernière
45:48il n'y a pas une forte pression salariale
45:50il commence à y avoir
45:51des ruptures
45:51dans les chaînes
45:52d'approvisionnement
45:53mais donc une des grandes clés
45:54sera la durée du conflit
45:55quand la BCE a dit
45:56dans ses prévisions
45:57madame Lagarde l'a repris
45:58dans son discours
45:58ça devrait durer
45:59au maximum 4 mois
46:00donc l'inflation
46:01je la vois augmenter
46:02jusqu'à 2,6%
46:03et non 7%
46:05si on avait repris
46:05exactement le calcul
46:06de 2022
46:07c'est beaucoup plus modéré
46:08donc pour vous
46:09c'est plausible
46:09que la BCE
46:13oui elle fera certainement un geste
46:15mais peut-être pas
46:153 fois 0,25
46:17c'est-à-dire pas 0,75
46:18à 1% de hausse des taux courts
46:20en tout cas pour le moment
46:21dans l'état actuel du conflit
46:22et en suivant
46:24ce que Trump devrait faire
46:25c'est-à-dire se dépêcher
46:26de le résoudre
46:26avant les élections
46:27mid-term
46:28Ronan Blanc
46:29par rapport à ce scénario
46:30de hausse de taux
46:31comment vous arbitrez
46:32vos portefeuilles
46:33parce que c'est vrai
46:33qu'aujourd'hui
46:34ces obligations
46:35elles anticipent
46:36cette remontée
46:37des taux des banques centrales
46:38mais aussi peut-être
46:39un risque de défaut
46:41sur certaines sociétés
46:42une prime de risque
46:43c'est rajouté
46:43alors on a eu
46:45une réaction en deux étapes
46:46les taux souverains
46:47ont dans un premier temps
46:49corrigé de manière significative
46:50et les primes de risque crédit
46:51elles sont restées
46:51relativement stables
46:53il n'y a pas eu de contagion
46:54sur les premières semaines
46:56on va dire du conflit
46:57pourquoi ?
46:58parce que les bilans
46:59sont globalement sains
47:00ce qu'ont fait les entreprises
47:01depuis 2-3 ans
47:02c'est accélérer
47:03les pattes de refinancement
47:04donc essayer de faire en sorte
47:06de rallonger
47:06le plus loin possible
47:08leur maturité moyenne de dette
47:09et encore une fois
47:09nous ce qui nous revient
47:11des discussions qu'on a
47:12avec les émetteurs
47:13c'est que encore une fois
47:14depuis 2008
47:14il y a quasiment une crise du siècle
47:16tous les 3 ans
47:16donc ils sont
47:17ils s'adaptent
47:18et ils savent
47:19qu'il peut arriver
47:20un choc exogène
47:21de ce type
47:22c'est toujours difficile
47:23à anticiper
47:23et donc ils prennent
47:24les devants de plus en plus
47:25si on est dans un contexte
47:27et là encore
47:27c'est notre scénario central
47:28on peut se tromper
47:29mais où on a
47:30une dynamique de croissance
47:31qui faiblit
47:32mais qui ne flanche pas
47:33avec un peu d'inflation
47:35mais pas trop
47:35j'ai envie de dire
47:37vous êtes plutôt à l'aise
47:38à investir sur du crédit
47:39notamment sur du crédit européen
47:41encore une fois
47:41c'est une prime
47:42à faire attention
47:42à la vigilance
47:43à ne pas trop dépenser
47:45le vrai risque
47:46en début d'année
47:47souvenez-vous
47:48on l'a peut-être
47:48un petit peu tous oublié
47:49mais c'était
47:49un redémarrage
47:50trop significatif
47:51de l'économie américaine
47:52à un moment
47:53une Fed
47:53qui ne serait pas
47:54en mesure
47:55de baisser les taux
47:56voire serait obligée
47:57d'être vocale
47:57face au trop
47:59de capex
48:00de dépenses d'investissement
48:01liées notamment
48:02à l'IA
48:02aujourd'hui
48:03on est revenu
48:04à une certaine mesure
48:06là il y a eu
48:07une petite contamination
48:08sur les primes
48:09de risque crédit
48:10le marché des émissions
48:11nouvelles est bloqué
48:12mais dès qu'il va se débloquer
48:13on aura de nouveau
48:14des primes attractives
48:15et des coupons
48:16à aller chercher
48:17qui seront intéressants
48:18mais pour l'instant
48:19c'est trop tôt
48:19alors on peut commencer
48:21je pense que les gens
48:22sont globalement
48:23quand même investis
48:23sur la partie crédit
48:24ils ont compris maintenant
48:25depuis deux ans
48:26que s'il y a une classe d'actifs
48:27sur laquelle
48:27il y a quand même
48:28de la visibilité
48:29sur les flux futurs
48:29c'est quand même
48:30celle-là
48:31le poids a été augmenté
48:33de manière stratégique
48:35chez pas mal de clients
48:36notamment chez les clients
48:37institutionnels
48:38mais il y a encore
48:38beaucoup de cash
48:39à investir
48:39il y a encore
48:40beaucoup de tombés
48:41et je pense que
48:42les gens y réfléchissent
48:43à trois fois
48:43avant de redéployer
48:44sur les dettes souveraines
48:46il y aura
48:47si ça continue
48:48quand même
48:48un petit peu de concurrence
48:49c'est-à-dire que
48:49il y a des flux
48:51qui sont allés se placer
48:52sur les marchés émergents
48:53il est évident
48:54aujourd'hui
48:54que les marchés émergents
48:55qui étaient jusqu'à présent
48:56relativement protégés
48:57notamment sur la partie corporate
48:58parce qu'il faut avoir en tête
48:59qu'un gros corporate émergent
49:01quand il y a un risque
49:02de défaillance
49:02c'est les agences
49:04supranationales
49:04donc globalement
49:05l'État
49:06qui vient un peu au secours
49:07si l'État commence à avoir
49:08des problématiques de refinancement
49:09là vous avez un problème
49:10de recouvrir
49:11il n'y a pas du tout ça
49:11en Europe
49:12c'est vrai que le
49:14rester à la maison
49:15aujourd'hui
49:15c'est plutôt du bon sens
49:17qu'on soit investisseur américain
49:18ou investisseur européen
49:20donc je pense que
49:21les flux qui sont partis
49:22vers les émergents
49:22dans le meilleur des cas
49:23ça va s'arrêter
49:24peut-être qu'on pourrait avoir
49:26un petit peu
49:26de retour à la maison
49:29notable
49:29de ce point de vue-là
49:31en tout cas
49:31c'est un petit peu
49:32notre scénario
49:33pour les prochains mois
49:33Sur les grands indices
49:34boursiers mondiaux
49:36Christian Biteau
49:36on est sur des baisses
49:37vous l'avez souligné
49:38en préambule
49:38de 7 à 12%
49:39alors quand j'entends
49:40sur ce plateau
49:41on me dit
49:41ça n'a pas assez baissé
49:42pour revenir
49:43et en même temps
49:43c'est trop tard pour vendre
49:44c'est quoi vous aujourd'hui
49:45votre détail
49:45il faut éviter les grands mouvements
49:47c'était un peu la position
49:48en fait
49:48qu'on a prise au début
49:50du marché
49:50c'est d'essayer de faire
49:51des mouvements à la hausse
49:52ou à la baisse
49:52vous voyez bien par exemple
49:53le baril de pétrole
49:54entre hier matin
49:55où il commençait à la hausse
49:56dès le milieu de la journée
49:57il commençait sa baisse
49:58ce matin il baisse encore
50:00parce que Donald Trump
50:01a dit qu'il accepterait
50:02même une fin du conflit
50:03même sans la réouverture
50:05du détroit d'Hormuz
50:05ça bouge tellement
50:07que tout mouvement spéculatif
50:08ou prise de position
50:09trop marquée
50:10devient maintenant risqué
50:11donc il faut rester
50:12globalement investi
50:13et éviter
50:14puisque on est dans le cadre
50:15d'un conflit militaire
50:16sur le terrain
50:16où les nouvelles
50:17s'enchaînent
50:18à une vitesse incroyable
50:19éviter de bouger
50:20trop rapidement
50:20pour le moment
50:21effectivement
50:22on a un scénario
50:23où l'inflation
50:24est en train de monter
50:24les chiffres sont sortis
50:25ce matin par exemple
50:26pour la France
50:27à l'évidence
50:27bien entendu
50:28les prix de l'énergie
50:29montent
50:29les prix des transports
50:30grimpent
50:31les indices d'inflation
50:32vont grimper
50:33mais si on regarde
50:34l'inflation allemande
50:35qui a aussi monté
50:36en mars
50:36on constate que
50:37l'inflation corps
50:38c'est-à-dire
50:39hors prix de l'énergie
50:40et des matières agricoles
50:41reste stable
50:42là aussi
50:43c'est un indicateur
50:44qui nous montre
50:44qu'on n'a pas
50:45la situation
50:45de l'enclenchement
50:46d'une spirale inflationniste
50:48en tout cas pour le moment
50:49comme en 2022
50:50ça devrait être
50:51un tout petit peu
50:52plus rassurant
50:52donc on reste calme
50:54par rapport à cette situation
50:55et on regarde de près
50:56le booking index
50:58ah
50:59je vais vous apprendre un truc
51:00alors
51:00nouveau petit gadget
51:01qui occupe les traders
51:03sur les marchés
51:03le booking index
51:04on avait souvent parlé ici
51:06du pizza index
51:07c'est-à-dire
51:08la mesure des commandes
51:10de pizza
51:10au pentagone
51:11à Washington
51:12le soir
51:13en se disant
51:14s'il y a beaucoup de commandes
51:15toute la nuit
51:15ça veut dire que le pentagone
51:16est en train de préparer
51:17une intervention
51:18ça avait fonctionné
51:19lors de l'été dernier
51:19lors de l'intervention
51:21du mois de juin
51:22aujourd'hui ce qu'on regarde
51:23c'est assez facile
51:24vous allez sur le site
51:25booking
51:25pardon pour la publicité
51:26puis vous regardez
51:27les réservations d'hôtels
51:28dans la petite ville
51:29charmante d'ailleurs
51:30allemande
51:31fin fond de l'Allemagne
51:32qui s'appelle Rammstein
51:33Rammstein
51:34c'est la principale base
51:35américaine en Europe
51:36c'est celle qui sert
51:37de transit
51:38pour les gros cargos
51:39les gros transporteurs
51:40l'armement
51:41et surtout
51:42les troupes militaires
51:43et donc lorsqu'il y a
51:44des transferts
51:45en fait
51:45des Etats-Unis
51:46vers la zone
51:48du Moyen-Orient
51:49il y a généralement
51:50un arrêt de ces gros porteurs
51:52à la base
51:53de Rammstein
51:53ce qui fait que
51:54tous les hôtels
51:55tout autour
51:55se retrouvent
51:56d'un seul coup
51:57totalement surbookés
51:58parce que c'est pas une région
51:59très touristique
52:00pour un week-end
52:01je vous la recommande
52:01pas trop
52:02c'est à une centaine
52:02de kilomètres
52:03au nord du Luxembourg
52:04mais le peu d'hôtels
52:05la capacité hôtelière
52:06est rapidement saturée
52:07et effectivement
52:08il y a une dizaine
52:09de jours
52:10on avait repéré
52:11sur Booking
52:12que tous les hôtels
52:13étaient surbookés
52:14ce qui est absolument
52:15incroyable
52:15parce que je ne vous souhaite
52:16pas un week-end
52:17à Rammstein
52:17en ce moment
52:18avec le temps
52:18qu'il fait
52:18il pleut
52:19il fait très froid
52:20mais tous ces hôtels
52:21sont archi complets
52:22ce qui veut bien dire
52:23qu'ils se préparent
52:24et donc là
52:24on rentre dans l'inconnu
52:26éventuellement
52:26une intervention
52:28terrestre
52:28des troupes américaines
52:30et à partir de là
52:31grand point d'interrogation
52:32c'est pour ça
52:33que sur ce que vous pensez
52:34sur l'investissement
52:35est-ce qu'il faut
52:36l'aller
52:36pas y aller maintenant
52:37il faut rester à peu près
52:37calme
52:38pas prendre des positions
52:39trop marquées
52:40parce que si on rentre
52:41sur le terrain
52:42la compétence
52:43de nous
52:44spécialistes financiers
52:45ou d'économie
52:46c'est plus ce qui peut se passer
52:47Renan Blanc
52:48le mot de la fin
52:49aujourd'hui
52:49sur cette situation
52:50sur les allers-retours
52:51de Donald Trump
52:52comment vous arbitrez
52:54comment vous arrivez
52:55à vous placer
52:55au milieu de tout ce bruit
52:56si on est vraiment pessimiste
52:58de toute façon
52:58il n'y a nulle part
52:59où se cacher
52:59on l'a dit
53:00alors c'est pas véritablement
53:01valeur refuge
53:02les taux souverains non plus
53:03donc c'est le cash
53:04le monétaire
53:04voilà donc bon
53:05ça fait pas rêver
53:07énormément de gens
53:07surtout si on dit
53:08que les hausses de taux
53:09BCE
53:09vont vraiment être cantonnées
53:12à une voire deux
53:13grands max
53:14encore une fois
53:15j'essaye de faire le tri
53:17de voir là où j'ai
53:18un tant soit peu
53:19de visibilité
53:20donc la zone
53:22la zone européenne
53:23parce que mine de rien
53:24on a démarré
53:25à l'aube de ce conflit
53:27avec une posture
53:27on était quand même
53:28en phase
53:28un petit peu
53:29de redémarrage
53:31donc même si
53:31ça va se calmer
53:33entre guillemets
53:34les salaires réels
53:35pour l'instant
53:36sont un facteur
53:37de soutien
53:38y compris d'ailleurs
53:38aux Etats-Unis
53:39je pense qu'il y a
53:41à travers des dépenses
53:42d'investissement
53:43qui sont là
53:44qui ne peuvent pas
53:44s'arrêter
53:45parce qu'à la fin
53:45oui c'est pas les Etats-Unis
53:46qui gagnent
53:47on l'a encore vu hier
53:48Jérôme Poil était
53:48une nouvelle fois
53:49très accommodant
53:50contrairement à la BCE
53:51il n'est pas question
53:52de relever les taux
53:52à court terme
53:53pour la Fed
53:53alors il est dans
53:55cette posture là
53:55et honnêtement
53:56ils font preuve
53:57d'un sang-froid
53:58qui est louable
53:59et ils ont appris
54:00je pense
54:00encore une fois
54:01de la sortie post-Covid
54:02qu'ils avaient globalement
54:02plutôt mal géré
54:04personne ne parle
54:05des déficits
54:06aux Etats-Unis
54:06qui vont encore flamber
54:08avec cette énième
54:09intervention militaire
54:11je pense encore une fois
54:12que dans l'organisation
54:14des dépenses
54:15aujourd'hui
54:16l'Europe a une petite
54:17carte à jouer
54:18clairement
54:19le crédit
54:20le crédit
54:21à Yield Européen
54:22on est autour de 6%
54:24Vous n'êtes pas inquiète
54:25sur le défaut ?
54:26Comment ?
54:26Le risque de défaut ?
54:27Aujourd'hui honnêtement
54:28il est assez cantonné
54:30il y a beaucoup plus
54:31de dispersion de performance
54:31que l'année dernière
54:32ça c'est clair
54:32donc il faut plutôt
54:33privilégier les gestions actives
54:34dont on fait partie
54:35on n'est pas les seuls
54:36évidemment
54:37mais encore une fois
54:38les entreprises
54:39ont pris les devants
54:41ces incertitudes
54:42sont synonymes
54:43de prudence
54:44pour les émetteurs
54:45et les entreprises
54:46et prudence
54:47c'est un mot
54:47que nous créanciers
54:48on aime bien
54:48parce que ça veut dire
54:49encore une fois
54:50qu'on ne va pas céder
54:50aux sirènes du M&A
54:52que quand vous avez
54:53un actionnaire
54:53qui vous pousse à la dépense
54:54vous y réfléchissez
54:56à trois fois
54:56avant de le faire
54:57donc ça c'est une posture
54:58assez conservatrice
54:59que nous on aime bien
55:00parce que par définition
55:01in fine
55:02ça veut dire que
55:02les taux de défaut
55:03vont rester bas
55:03on est au bout
55:04Ronan Blanc
55:05je rends obligataire
55:05chez Montpensier
55:06Arbevel
55:06et Christian Biteau
55:07professeur de finances
55:08à l'ESSEC
55:09le CAC 40 accélère
55:10alors qu'il était stable
55:11à l'ouverture
55:12il gagne désormais 0,6%
55:13au-delà des 7800 points
55:15à 7821 points
55:16Capgemini
55:17Vinci et Fâche
55:18sont les trois plus forts que hausse
55:19alors que à l'inverse
55:20Total Energy
55:20qui a franchi un plus haut historique
55:22hier fait une petite pause
55:23tout comme les cours du pétrole
55:24qui se stabilisent ce matin
55:25à 106 dollars pour le Brent
55:27et 102 dollars pour le WTI
55:299h57
55:30dans une poignée de secondes
55:31il sera 10h
55:31vous retrouvez les experts
55:33comme chaque jour
55:33avec Raphaël Legendre
55:34Bonjour Étienne
55:35on va s'interroger aujourd'hui
55:37sur la création de richesses en France
55:39pour la quatrième année consécutive
55:41le PIB par tête de l'Hexagone
55:43est inférieur à celui de l'Union Européenne
55:48alors la France s'impauvrit-elle ?
55:50ce sera le premier thème des experts aujourd'hui
55:52on reviendra sur la nomination d'Adrien Bilal
55:55lauréat du prix du meilleur jeune économiste 2026
55:58il parle beaucoup de réchauffement climatique
56:01et d'un chiffreux choc
56:02il nous faudrait une taxe carbone
56:04tenez-vous bien
56:05de 1200 dollars la tonne
56:08est-ce vraiment réaliste ?
56:09on en discutera avec les experts
56:11on reviendra aussi sur la hausse des taux
56:13et l'alerte sur le marché de l'immobilier
56:15et puis enfin
56:15l'Organisation Mondiale du Commerce
56:17bouge-t-elle encore ?
56:18on fera le débrief
56:19de la dernière réunion ministérielle
56:21qui s'est tenue ce week-end
56:22à Yaoundé
56:23voilà le programme des experts
56:2510h-11h
56:2511h vous retrouvez tout pour investir
56:27avec Guillaume Paul
56:28et puis l'ouverture de Wall Street
56:29c'est bien sûr à suivre
56:30comme chaque jour dans BFM Bourse
56:31ouverture probablement dans le vert
56:33en tout cas à ce stade
56:34les futurs américains
56:35gagnent un peu plus de 1% ce matin
56:39Good Morning Market
56:40sur BFM Business
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