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  • il y a 11 heures
Ce mardi 31 mars, le revirement de la Maison Blanche concernant la décision relative au détroit d'Ormuz, les conséquences économiques de la guerre en Iran, et l'approche patiente de la Fed face à l'inflation, ont été abordés par Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Christian Parizeau, conseiller économique pour Aurel, BGC et président d'Altaïr Economics.
00:06Bonjour Christian.
00:07Bonjour.
00:07Encore des allers-retours visiblement du côté de la Maison Blanche.
00:11C'est vrai qu'hier après-midi, on avait Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor,
00:15qui était sur Fox News, qui disait que le Détroit d'Hormuz allait rouvrir
00:19avec l'aide peut-être d'autres forces armées.
00:22Et puis là, cette nuit, des informations du Wall Street Journal.
00:24Alors leurs sources, ce sont des conseillers de la Maison Blanche
00:27qui évoquent que Donald Trump serait prêt à faire demi-tour,
00:31même si le Détroit d'Hormuz n'est pas rouvert.
00:33Alors, c'est vrai que c'est compliqué à suivre.
00:36On a tendance à plus rien y comprendre.
00:38Est-ce que la guerre est finie ? Est-ce qu'elle ne fait que commencer ?
00:41Est-ce qu'on va intervenir militairement ou pas ?
00:43Alors déjà, première chose quand même, premier constat,
00:45sur le terrain, la guerre n'est pas finie.
00:47On continue de bombarder.
00:49Le Détroit d'Hormuz est bloqué.
00:51Ce n'est pas parce qu'il y a quelques navires qui passent ponctuellement.
00:53On est sur un blocage.
00:54Donc pour l'instant, la guerre continue.
00:55Alors après, il y a le président américain.
00:58Il a tendance à souffler le chaud ou le froid.
01:00Alors, on est pris.
01:01Qu'est-ce qu'il faut en tirer de cette communication brouillonne ?
01:05Alors, soit c'est vraiment une communication brouillonne.
01:08Il ne sait pas où il va et il communique comme ça.
01:10Soit c'est vraiment machiavélique dans le sens qu'il nous donne finalement,
01:15il casse toutes les anticipations de marché.
01:17Parce que si on avait un sens,
01:19s'il nous disait par exemple demain,
01:20je vais vers une guerre longue,
01:22on va intervenir militairement,
01:25on va envoyer des hommes.
01:26Je pense que les marchés, tout le monde serait vendeur.
01:29On aurait une vraie bresse des marchés.
01:31Alors que là, on voit que finalement,
01:33on a des marchés qui sont pris entre deux feux.
01:35C'est-à-dire que pour mettre aujourd'hui,
01:37placer une position très vendeuse sur l'indice S&P par exemple,
01:40en étant très baissier sur ce conflit,
01:42au regard de ce qui se passe,
01:44parce qu'objectivement,
01:45aujourd'hui, le conflit est loin d'être fini
01:47et on est dans une situation,
01:48finalement, c'est très compliqué parce qu'on se dit
01:50que demain, Donald Trump est imprévisible
01:52et demain, il peut nous dire
01:54la guerre est finie.
01:55Et donc, votre position très vendeuse sur la S&P,
01:58vous allez réaliser énormément de pertes.
02:01Et donc, finalement,
02:02j'aurais tendance à dire,
02:03c'est peut-être paradoxal de dire ça,
02:05mais la volatilité de la communication de Trump
02:08empêche un directionnel trop violent des marchés.
02:10Alors, en tendance,
02:11je ne vous dis pas que les marchés ne baissent pas en tendance,
02:13il y a quand même une pression sur les marchés,
02:15il y a quand même les cours du pétrole
02:16qui continuent de monter
02:17parce que la situation est très loin de s'améliorer.
02:19Mais aujourd'hui, c'est très difficile
02:21d'avoir une tendance très claire sur les marchés
02:23parce qu'on se dit, finalement,
02:24on peut être complètement pris à contre-pied
02:27par la communication de Donald Trump.
02:28Et donc, je pense que ça évite, finalement,
02:31peut-être un peu de volatilité sur les marchés.
02:33J'y ai un peu parce qu'on a quand même un VIX qui est à 30,
02:35donc on ne peut pas dire
02:36qu'on est dans une situation normale.
02:38Mais peut-être que cette communication brouillonne,
02:40finalement, évite de donner un directionnel sur les marchés.
02:43Alors, est-ce que c'est fait volontairement ou pas ?
02:45C'est toute la question, je ne sais pas.
02:47Mais en tout cas, on voit qu'il alterne
02:49bonnes nouvelles, mauvaises nouvelles.
02:50Il alterne sur le fait, je suis prêt à négocier,
02:53on est proche d'un accord,
02:54avec le fait, je vais continuer à bombarder
02:56les capacités d'exportation de l'Iran.
02:58Donc, voilà.
02:59Du coup, on ne sait pas trop quelle est sa stratégie.
03:01Et ça, peut-être, ça évite,
03:02peut-être des suractions de marché indirectement.
03:04Toujours beaucoup de bruit sur les marchés,
03:06ce qui a pesé sur l'ensemble des classes d'actifs
03:08sur le mois de mars,
03:10que ce soit en Europe, mais aussi en Asie,
03:12on est sur des baisses proches de 10%.
03:14Aux Etats-Unis, entre 6 et 8%.
03:17Quand j'entends les différents intervenants sur ce plateau,
03:19ça n'a pas assez baissé pour revenir.
03:22Et en même temps,
03:24racheter aujourd'hui, au milieu de tout ce bruit,
03:28c'est compliqué.
03:28C'est quoi aujourd'hui votre analyse ?
03:30On est un peu au milieu, en fait.
03:31On est un peu au milieu, parce que d'une part,
03:33si vous prenez aujourd'hui le consensus des analystes,
03:35ils n'ont pas révisé à la baisse
03:36leur projection de résultats des entreprises.
03:38Alors, ça va peut-être venir,
03:40mais autant au niveau des économistes,
03:42on est plutôt sur des révisions à la baisse
03:43des projections de croissance,
03:45que même au sein de l'OCDE et tout ça,
03:47on est plutôt sur le fait,
03:48moins de croissance, plus d'inflation.
03:50Du côté de la microéconomie,
03:52on ne peut pas dire aujourd'hui
03:53qu'on a eu des révisions,
03:54même si vous prenez le cas des États-Unis
03:57au niveau des résultats,
03:58au niveau des valeurs technologiques,
04:00on est même sur des révisions à la hausse.
04:02Ce qui veut dire qu'aujourd'hui,
04:03c'est très compliqué,
04:04parce que si je vous dis que demain,
04:05le conflit est fermé et fini,
04:08si je vous dis que demain,
04:10vous avez une visibilité sur la politique monétaire
04:12qui permet de stabiliser les taux longs,
04:13il faut acheter les valeurs technologiques,
04:15parce qu'elles ont vu leur niveau de valorisation
04:17qui a fortement chuté,
04:19et elles n'ont pas vu pour l'instant
04:20de révision, de baisse des résultats.
04:23Mais à l'inverse,
04:24si je vous dis qu'on est sur des banques centrales
04:26qui vont monter agressivement leurs taux d'intérêt,
04:29que ça va faire monter énormément les taux longs,
04:31à ce moment-là,
04:32il ne faut pas aller sur ces valeurs de croissance,
04:33parce que ça aura un effet mécanique
04:35sur la dynamique d'investissement dans le secteur,
04:37forcément,
04:38puisque les taux d'intérêt seront plus élevés,
04:40ça augmente le coût du capital,
04:41et ce sont des secteurs très intensifs en capital,
04:44et donc vous avez tendance à vendre ces valeurs.
04:45Donc aujourd'hui, très clairement,
04:47on n'a pas de signaux d'achat ou de vente,
04:49on ne sait pas quoi faire.
04:50Et encore une fois,
04:52la grosse inconnue aussi,
04:53qui paralyse un peu peut-être des arbitrages,
04:56c'est que pour l'instant,
04:57on n'a pas un retour des entreprises
04:58sur les conséquences,
05:00sur leurs résultats,
05:01de ce qui se passe actuellement.
05:02Elle-même, je pense qu'elle ne le voit pas totalement.
05:04Et donc, tout le monde est un peu sur le court terme,
05:06et avec des risques de porte de saloon,
05:08je dirais, sur les arbitrages sectoriels,
05:10parce qu'aujourd'hui, on pourrait dire
05:11la meilleure protection,
05:12c'est d'acheter le secteur pétrolier,
05:14mais ça peut se retourner demain.
05:15La meilleure protection,
05:16c'est peut-être de vendre les valeurs technologiques,
05:18parce qu'elles sont sensibles aux taux d'intérêt,
05:20mais on a vu hier que les taux d'intérêt
05:21pouvaient baisser énormément,
05:22sans que les valeurs technologiques en profitent
05:24à très court terme.
05:25Donc ça va dans tous les sens,
05:26on est complètement perdus,
05:27ce qui fait qu'aujourd'hui,
05:28avoir des stratégies sectorielles
05:30est particulièrement compliqué,
05:32ou alors, il faut vraiment faire un pari
05:33sur un conflit long ou court,
05:36et vous vous projetez à trois mois,
05:37et vous faites un pari,
05:38à ce moment-là, dans un scénario,
05:40mais aujourd'hui, c'est vrai que c'est très difficile
05:42de pondérer les scénarios
05:43et d'avoir une vision claire.
05:44Parce que pendant un temps,
05:46les valeurs technologiques ont surperformé,
05:48on l'a vu en fin de semaine dernière,
05:49ça s'est retourné,
05:50les staples, les biens de consommation,
05:52ça marchait bien ces dernières semaines,
05:53ça ne fonctionne plus,
05:54même ce matin,
05:55des informations de Reuters nous évoquent
05:56qu'Unilever a gelé totalement les embloches
05:58pendant trois mois,
05:59sur tous les niveaux.
06:01L'or, ça n'a pas marché non plus.
06:02C'est vrai qu'en fait,
06:03à court terme, c'est quoi le refuge ?
06:04Parfois, j'entends le cash.
06:05Aller dire à un auditeur,
06:07allez vous mettre du monétaire à 2%,
06:09je suis désolé,
06:10mais on ne fait pas rêver.
06:11Après, quand on n'a pas de visibilité,
06:12c'est cash-dollar.
06:14Tout simplement,
06:15c'est ce que font pas mal.
06:17Le dollar a gagné 3% au mois de mars.
06:20En plus,
06:20il ne joue même pas totalement
06:21son rôle de devise refuge,
06:23comme il aurait dû le faire,
06:24parce qu'on aurait dû avoir
06:25un mouvement beaucoup plus ample
06:27sur le dollar
06:27au regard des incertitudes géopolitiques.
06:29Et donc, effectivement,
06:31aujourd'hui,
06:32des fois,
06:33alors moi,
06:33je pense qu'il y a deux choses
06:35qu'il faut faire,
06:35c'est déjà être sur l'indice global.
06:37C'est-à-dire que le risque,
06:39si vous n'êtes pas du tout
06:40exposé aux actions,
06:41c'est que vous allez louper
06:41le rebond éventuellement du marché
06:43sur les informations
06:44si elles venaient à s'améliorer.
06:46Donc, ne pas jouer du secteur,
06:48jouer l'indice global.
06:49Écuit pondéré ou pas forcément ?
06:51Alors moi, écuit pondéré.
06:51Et je pense qu'il ne faut pas prendre
06:52de paris sectoriels aujourd'hui.
06:54Les paris sectoriels
06:55sont beaucoup trop dangereux
06:57et peuvent se retourner.
06:57Donc, si vous avez le choix,
06:59faites plutôt un indice écuit pondéré
07:01pour votre exposition action.
07:03Ne jouez pas forcément
07:04des secteurs.
07:06Ou alors,
07:06faites du stock picking
07:07sur des valeurs
07:08qui vous intéressent réellement,
07:10qui sont devenus bon marché.
07:11Personnellement,
07:12sur, par exemple,
07:12le secteur technologique
07:13que je connais un peu mieux,
07:14je pense qu'il y a des valeurs
07:15aujourd'hui qui sont assez attrayantes,
07:16qui ont beaucoup corrigé
07:17et qui sont peut-être
07:18des secteurs sur lesquels
07:19on a des valeurs
07:20qu'on peut revenir.
07:21Mais voilà,
07:22il y a soit vous êtes
07:23sur une logique
07:23très stock picking
07:24avec une vision à 3 mois,
07:273-4 mois,
07:27voire plus,
07:28soit vous êtes
07:29sur l'indice global
07:30pour éventuellement profiter
07:31de la tendance
07:32si elle venait à s'inverser.
07:33Mais en tout cas,
07:33faire des rotations sectorielles,
07:34à mon avis,
07:35c'est un risque de porte de saloon
07:36et c'est un risque de perte
07:37sur votre portefeuille.
07:38En tout cas,
07:39Total est repassé devant Hermès
07:41en termes de capitalisation boursière.
07:42On en a parlé avec ses dynamiques
07:45de profit.
07:46Du côté de l'inflation,
07:47hier,
07:48il y avait une prise de parole
07:48qui était très attendue,
07:50c'était Jérôme Powell
07:51qui était à l'université d'Harvard
07:52devant des étudiants.
07:53Bien sûr,
07:54ils lui ont posé la question
07:54sur le crédit privé,
07:56sur l'inflation.
07:57Sur les deux,
07:58il se veut très rassurant,
07:59que ce soit sur l'inflation
08:00et le crédit privé.
08:00Il dit pour l'instant,
08:01tout va bien.
08:02Alors moi,
08:02je pense qu'on va avoir
08:03une inflexion dans le langage
08:04des banquiers centraux
08:05parce que les banquiers centraux,
08:06ils ont un peu trop réagi rapidement
08:08et sur une logique assez claire.
08:10C'est-à-dire qu'un banquier central,
08:11quand il voit un choc
08:12d'inflation importée,
08:13très clairement,
08:14ce n'est pas parce que la BCE
08:15va monter ses taux
08:15qu'on va produire plus de pétrole
08:17dans le monde.
08:18Donc,
08:18ils savent que quand il y a
08:20un choc comme ça qui arrive,
08:21un choc énergétique,
08:22un choc importé,
08:23la politique monétaire
08:24est relativement inefficace.
08:25Ils ne le diront pas officiellement,
08:27mais elle est très inefficace
08:28pour lutter contre cette inflation.
08:30La seule chose qu'ils peuvent faire,
08:31c'est d'encadrer
08:32les anticipations d'inflation.
08:33Et donc,
08:34dans un premier temps,
08:35ils ont montré les muscles.
08:36Ils ont voulu dire
08:37on va être costauds,
08:39on va monter les taux
08:39si nécessaire,
08:40on ne laissera pas
08:41l'inflation partir.
08:42Et donc,
08:42ce qu'ils ont un peu sous-estimé,
08:44c'est la réaction des taux longs
08:45face à ce discours
08:46un petit peu musclé.
08:47Et donc,
08:48on a vu,
08:49paradoxalement,
08:50et ce qui est plutôt contradictoire
08:51par rapport à leur discours
08:52à l'origine,
08:53ce qu'on appelle
08:53une pontification
08:54de la courbe des taux.
08:55C'est-à-dire que les taux longs
08:56ont beaucoup monté
08:57sur les attentes
08:58que les banques centrales
08:58ce n'étaient plus nos amis.
09:00Ils allaient monter les taux
09:01et qu'ils allaient encore plus,
09:02finalement,
09:04pour limiter le risque inflationniste,
09:06encore plus entraîner
09:07une baisse du marché obligataire.
09:08Donc,
09:09on a eu cette première réaction
09:10des marchés obligataires
09:11et là,
09:11ils s'aperçoivent
09:11que c'est contre-productif
09:12parce que,
09:13d'une part,
09:14ça risque de faire freiner
09:15l'économie
09:16beaucoup plus violemment
09:17face à ce choc énergétique.
09:18Ça ne changera rien
09:19sur l'aspect inflation.
09:21Et puis,
09:21derrière,
09:22ça déstabilise plutôt
09:23les marchés derrière tout ça.
09:25Donc,
09:25maintenant,
09:25je pense qu'ils vont être
09:26dans un discours
09:26beaucoup plus limité
09:27en disant
09:28on est focalisé,
09:30on veut lutter
09:31on veut encadrer
09:32les anticipations d'inflation
09:33mais on n'est pas pressé.
09:34Et ça,
09:34c'est le grand discours
09:35qui commence à apparaître
09:36même au niveau de l'Europe
09:37et on l'a vu au niveau de Powell.
09:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
09:40on est bien placé,
09:41on attend de voir
09:42et on ne va pas remonter
09:43brutalement
09:44et très rapidement les taux
09:45avant d'avoir identifié
09:46les impacts
09:47que ça peut avoir.
09:48Et donc,
09:48c'est un discours
09:49un peu plus modéré.
09:49Plus modéré que la BCE également ?
09:51La Fed est beaucoup plus modérée
09:52que la BCE,
09:53c'est clair,
09:53alors que la situation
09:54est beaucoup plus mauvaise
09:55au niveau de l'inflation
09:56aux Etats-Unis
09:57qu'en Europe.
09:58Mais je pense que
09:59la BCE a plus de points
10:01de vue divergents
10:02au sein du board
10:03et elle doit tenir compte
10:05des avis de certains.
10:06Et en plus,
10:07Powell ne veut pas forcément
10:08aujourd'hui presser
10:09beaucoup plus
10:10sur l'économie
10:11parce que l'économie américaine
10:12est beaucoup plus sensible
10:13au taux d'intérêt
10:14qu'en Europe,
10:15notamment au taux de marché,
10:16notamment sur l'immobilier
10:17qui est déjà
10:18très largement fragilisé.
10:20Et donc,
10:20ce qui a fait très mal,
10:21je pense,
10:22la semaine dernière,
10:22c'est les taux hypothécaires.
10:23Ces taux hypothécaires
10:24qui se sont nettement tendus
10:25et qui peuvent vraiment
10:26freiner l'économie américaine.
10:28Donc,
10:28Powell est beaucoup plus prudent
10:29parce qu'il a peur
10:30véritablement
10:31que la transmission
10:32soit plus faible.
10:32Et puis,
10:33il y a un autre indicateur
10:33qui a fait très mal vendredi,
10:35c'est dans l'enquête
10:36du Michigan,
10:37dans la confiance des ménages.
10:38La confiance des ménages
10:39les plus aisées,
10:40c'est elle qui a le plus
10:41se baissé
10:41que les ménages
10:42qui ont les revenus
10:42les plus faibles.
10:43Ce qui montre
10:44qu'ils sont très sensibles
10:45à l'évolution
10:46des marchés financiers.
10:48Et donc,
10:48la vraie crainte
10:49de la Banque centrale,
10:49c'est un ralentissement
10:50très violent de la consommation.
10:52Donc,
10:52je pense que,
10:53oui,
10:53la situation
10:54en termes de risque inflationniste
10:55est plus inquiétante
10:56aux Etats-Unis
10:56qu'en Europe,
10:57mais le risque
10:58de retournement conjoncturel
10:59est beaucoup plus fort
11:00aux Etats-Unis
11:01parce qu'on a une fragilité
11:02de l'économie américaine
11:03qui est beaucoup plus forte,
11:04d'où ce discours
11:05beaucoup plus prudent
11:05de Powell.
11:06En un mot,
11:07le crédit privé,
11:08il dit pour l'instant
11:08qu'il n'y a pas de lien
11:09entre le crédit privé
11:10et les assurances
11:11et les banques.
11:11Oui,
11:12je dirais oui
11:13s'il n'y a pas de crise
11:19banque
11:20et donc ça ne crée pas
11:21un risque
11:21comme la crise des Soys Prime
11:22où on avait eu
11:23un risque bancaire.
11:24Là,
11:24on n'est pas dans un risque bancaire.
11:26S'il n'y a pas de risque bancaire,
11:27c'est un problème
11:28pour certains épargnants
11:29mais ce n'est pas
11:29un problème systémique.
11:30C'est ce qu'il a dit hier
11:31en estimant que le crédit privé,
11:32c'était une part très petite
11:34par rapport au très grand pool
11:35d'actifs
11:36et que certes,
11:37ça pouvait occasionner
11:37des pertes
11:38pour certains investisseurs
11:39mais il n'y a pas
11:40les ingrédients
11:40d'un événement
11:43systémique plus large.
11:44Bon,
11:44voilà,
11:44on aura bien sûr
11:45l'occasion de reparler
11:46du crédit privé
11:47dans les prochaines émissions.
11:48Merci beaucoup
11:49Christian Parizeau
11:49de nous accompagner ce matin.
11:51Conseiller économique
11:51pour Aurél BGC
11:52et président d'Altaïr Economics.
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