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  • il y a 1 semaine
Ce mardi 3 mars, les réactions des marchés au conflit en Iran ont été abordées par Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altair Economics, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Mais juste avant, on va essayer de vous donner des clés, sans vous donner totalement des réponses,
00:05mais au moins essayer de comprendre la situation avec Christian Paraiso, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr
00:11Economics.
00:12Bonjour Christian, merci d'être avec nous ce matin. Dans un instant, on va revenir sur les craintes, notamment du
00:16secteur bancaire.
00:17C'est vrai que c'est passé un petit peu inaperçu ces dernières heures, mais vous avez un acteur MFS
00:21qui ravive un petit peu les tensions,
00:23notamment autour de la dette privée. Là, quand vous regardez un petit peu les différents indices,
00:28hier soir, Wall Street qui termine stable ce matin, moins 3 pour le Nikkei, moins 7% pour Séoul,
00:34l'Europe qui a fini à moins 2 hier, qui repère 1% ce matin. On a quand même des
00:37réactions qui sont assez disparaques.
00:39Le marché est visiblement un petit peu perdu. En tout cas, il retrouve la boussole de l'art.
00:44Oui, alors c'est vrai que c'est peut-être l'élément qui peut surprendre quelque part,
00:47c'est à quel point ça a été violent en termes de correction pour l'Asie et pour l'Europe.
00:53Alors, plusieurs éléments. Je pense qu'on était sur une thématique au niveau des grandes gestions américaines
00:58de diversification du risque et on avait beaucoup joué la thématique de l'IA tout au long de l'année
01:03dernière
01:03et on jouait beaucoup maintenant la diversification géographique.
01:07On l'avait vu notamment avec cette bourse sud-coréenne qui a eu des flux records en quelques séances,
01:13en quelques semaines et on jouait aussi la thématique européenne, sachant que l'Europe,
01:18c'était un couple rendement risque qui n'était pas si mauvais que ça parce que vous n'allez pas
01:21avoir
01:21de très bonnes surprises sur la croissance européenne, mais c'était très difficile d'avoir un scénario très hasardeux
01:27qu'on pouvait attendre en termes d'économie.
01:30Donc, beaucoup de gestions avaient diversifié sur les émergents.
01:33On avait vu pas mal de flux, notamment sur les ETF émergents,
01:36et on avait beaucoup diversifié sur l'Europe aussi au niveau des grandes gestions.
01:40Donc là, c'est clairement ce qui se passe au Moyen-Orient, c'est clairement un mouvement très violent d
01:46'arbitrage des fonds.
01:47Donc, attention au mouvement de la bourse américaine qui résiste bien,
01:51mais attention, est-ce que ce n'est pas le fait que j'ai rapatrié mon argent ?
01:54C'est pour ça qu'on a vu le dollar monter, alors que vendredi, quand on regardait, le dollar avait
01:58très peu réagi.
01:59C'était le franc-suisse qui avait vraiment profité d'arbitrages favorables.
02:02Donc, c'est pour ça qu'on voit le dollar se réapprécier.
02:04C'est pour ça qu'on a des flux qui ont quitté l'Europe et les émergents.
02:07Mais je dirais que c'est plus une réaction après une diversification géographique
02:11qui aujourd'hui est peut-être remise en cause.
02:14Deuxième chose quand même, clairement, aux yeux des investisseurs,
02:17l'Europe pourrait être beaucoup plus pénalisée que les États-Unis en termes d'impact économique.
02:22Je parle vraiment de cette guerre.
02:24Pourquoi ? Parce que l'Europe dépend beaucoup plus naturellement du gaz.
02:28Les États-Unis n'importent pas de gaz du Proche-Orient.
02:30Ils ont largement ce qu'il faut au niveau domestique.
02:32Et on considère aujourd'hui que s'il y a un risque de stagflation,
02:36c'est plus en Europe qu'aux États-Unis.
02:39Et puis, l'autre élément quand même, c'est que ça fait deux conflits majeurs près de l'Europe.
02:43On a l'Ukraine qui va être aussi très problématique
02:46parce que toutes les armes qui sont utilisées au niveau du conflit du Moyen-Orient,
02:49ce sont des armes qui n'ont pas à être livrées à l'Ukraine.
02:52Donc, ça peut aussi créer des tensions au niveau du conflit avec l'Ukraine.
02:56Et on a ce conflit au Moyen-Orient qui est à nouveau un élément d'incertitude.
03:00Donc, il y a clairement, je pense, des gestions domestiques américaines
03:03qui sont en train de rapatrier leurs fonds par une inversion au risque
03:07et par la prise en compte de ce risque géopolitique.
03:09Les cours du gaz continuent d'être en forte hausse ce matin.
03:13On a quand même eu une hausse de 50% hier en séance, plus 35% à la clôture.
03:16Et là, ce matin, on reprend 28% à l'instant sur le TTF
03:20qui est à 55 euros le mégawatt-heure, puisque ça se parle en mégawatt-heure.
03:25On est sur des plus hauts de 2023 désormais sur les cours du gaz.
03:29Ça rappelle des mauvais souvenirs.
03:30Ça rappelle le conflit en Ukraine.
03:32Alors, à l'époque, on était monté au-delà des 300 euros sur les cours du gaz en Europe.
03:36Ce matin, nous sommes donc à 55 euros.
03:38On en est encore très loin.
03:40Mais aujourd'hui, il y a des craintes que ce pétrole à 80 dollars,
03:44ces cours du gaz au-delà des 55, emmènent l'inflation en Europe.
03:48Alors que l'inflation, pour nous, en Europe, c'était un sujet un peu du passé.
03:52On est passé à autre chose, finalement.
03:54Il va peut-être falloir revenir à ce sujet d'inflation.
03:56Oui, de l'indice global.
03:58Mais juste un petit mot sur le gaz.
04:00Il y a une exagération quand même des marchés,
04:02parce qu'on rentre dans une période où, certes, l'Europe doit reconstituer ses stocks.
04:05Et c'est vrai que les stocks sont un peu plus bas que l'année dernière.
04:07On est 10 points inférieurs au niveau de l'année dernière.
04:09Mais l'Europe a beaucoup diversifié ses approvisionnements.
04:12C'est à peine 20% le gaz.
04:15Mais c'est vrai qu'il y a eu des effets d'annonce qui ont beaucoup joué.
04:18Alors, ça pose problème parce qu'on n'est pas soutenus aussi par nos chers banquiers centraux.
04:22Puisque, encore hier, il y a un des membres du comité de politique monétaire
04:26qui a indiqué que la Banque centrale européenne pouvait monter ses taux ou baisser ses taux,
04:32que tous les scénarios étaient ouverts et que, finalement, ils allaient prendre en compte ce risque inflationniste importé.
04:37Donc, on a le sentiment que ce n'est pas forcément un élément qui va inciter la BCE à bouger
04:42très rapidement.
04:43Ça pourrait faire de l'inflation importée.
04:45Alors, ce n'est pas une inflation durable.
04:47Ce n'est pas quelque chose qui fait craindre une boucle prix-salaire.
04:50Donc, ce n'est pas relancer l'inflation.
04:53Mais je dirais que ça donne plutôt l'image que la BCE va rester à rien faire, quoi qu'il
04:58arrive.
04:58Et que, d'un autre côté, ce qu'on risque d'avoir, c'est une inflation qui va peser sur
05:02la consommation des ménages.
05:04C'est pour ça que je parle plus de stagflation.
05:06Plutôt un impact négatif sur la croissance avec une inflation, mais sur l'indice global qui risque de rebondir.
05:12Mais ça aura plutôt un effet négatif sur la demande intérieure.
05:15Et c'est vrai que lorsqu'on parlait de l'Europe, dont je disais que c'était un couple rendement
05:19risque intéressant,
05:20c'est parce qu'en Europe, on avait ce plan de relance allemand qu'on espérait qu'il allait avoir
05:24un petit réveil de la consommation en Europe
05:27parce qu'on a des taux d'épargne très élevés.
05:29Et donc, c'est vrai que cette incertitude-là, si l'inflation repart, si on a une incertitude globale,
05:35c'est vrai que ça peut freiner cette idée de reprise de la demande intérieure en Europe.
05:39Donc, ça crée des risques.
05:40Donc, ça donne le sentiment que l'Europe est peut-être un peu plus risquée aujourd'hui en termes de
05:43scénario économique que les États-Unis.
05:45Peut-être à tort parce qu'il y a beaucoup de problèmes aux États-Unis.
05:47Mais en tout cas, dans la perception des investisseurs, ça joue naturellement très négativement.
05:51Ce qui fait qu'on a le sentiment qu'on est un peu pris en étau par rapport à ça.
05:55Il y a très peu d'idées d'investissement en Europe parce qu'à part la défense, une fois que
05:59vous avez joué la défense,
05:59une fois que vous avez joué pétrolière, finalement, on n'a pas vraiment de secteur refuge total face à ces
06:05incertitudes.
06:06Donc, là, on est vraiment, vraiment, combien de temps va durer le conflit ?
06:09C'est l'élément clé.
06:10Et ça, c'est la chose qu'on ne maîtrise pas à l'heure actuelle.
06:12La baisse s'accélère, moins 1,9% désormais pour l'Eurostox 50, moins 1,6% pour le CAC
06:1840 à 8259 points.
06:20Parce qu'en plus de l'Iran, en plus de l'inflation, de tous les problèmes, en tout cas les
06:23inquiétudes que vous venez de citer, Christian Parézo,
06:26c'est le retour également des inquiétudes en ce qui concerne la dette privée.
06:29C'est vrai que c'est passé un peu inaperçu avec les événements du week-end, mais il y a
06:32un acteur britannique, MFS, qui commence à faire défaut.
06:35Et ça, eh bien, ça ravive les craintes.
06:37On a notamment des articles qui mettent en avant des liens avec Barclays ou avec d'autres établissements bancaires.
06:43Vendredi soir, la clôture, Apollo a perdu 9%.
06:46Jeff Weiss, également, des baisses de 8-9%.
06:48Ce n'est pas anodin, quand même ?
06:49Non, alors ça, c'est d'autant plus inquiétant, parce que ça peut véritablement créer une crise.
06:54Alors, je ne vous parle pas que c'est demain la crise bancaire,
06:57mais c'est un élément important à surveiller, parce que là, on est quand même sur des éléments de fragilité
07:02sur les marchés.
07:02Alors, ce n'est pas totalement déconnecté du risque géopolitique,
07:05parce que si les banques centrales ne font rien parce qu'il y a une inflation importée,
07:08parce qu'il y a une inflation plus forte, ça veut dire qu'elles vont continuer à reprendre de la
07:12liquidité,
07:12qu'elles ne vont pas baisser les taux.
07:14Et donc, s'il y a un problème bancaire, ça veut dire qu'elles ne seront pas là à voler
07:17au secours des banques.
07:17Donc, je dis ça, je ne veux pas noircir trop le scénario, je ne vais pas vous dire qu'il
07:22faut rester trop noir,
07:23mais c'est quand même un élément à surveiller.
07:25Et ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'en plus, on a un choc,
07:28mais un choc avec des niveaux de valorisation très élevés des actifs risqués.
07:32On avait, sur le marché du crédit, des spreads très resserrés.
07:35Et surtout, on sait qu'il y a toujours un problème,
07:37c'est qu'est-ce qui se passe dans tout ce qui est prêts, private equity,
07:41tout ce qui est prêts qui ont été faits, qui sont beaucoup moins régulés par les banques centrales.
07:45Est-ce qu'il n'y a pas eu des excès ?
07:47Et on a vu qu'avec, quelque part, la correction autour des valeurs de l'IA,
07:51est-ce qu'on n'a pas trop prêté à ces valeurs avec trop de risques ?
07:53Et puis là, on commence à avoir des acteurs où on se dit,
07:55est-ce qu'on n'a pas sous-estimé les prises de risques ?
07:58Et quand vous avez moins de liquidités,
07:59quand ça devient plus cher pour avoir de la liquidité,
08:02forcément, c'est là qu'on voit peut-être les excès d'investissement,
08:06les prêts improductifs.
08:08Et on a vraiment une crainte aujourd'hui qui commence à apparaître,
08:11qui se nourrit depuis quelque temps,
08:13de monter des taux de défaut dans les banques.
08:15Alors, monter des taux de défauts liés peut-être,
08:17parce qu'on a prêté un éditeur de logiciels
08:19qui est complètement mis à mal sur son business model à cause de l'IA.
08:23Donc, ça peut être un élément facteur de risque.
08:26Mais ça peut être aussi quelques acteurs
08:28qui, aujourd'hui, ont pris beaucoup de risques
08:30parce qu'on était finalement sur des prêteurs
08:33qui prêtaient très facilement,
08:34qui commencent maintenant à exiger
08:36pour prêter des garanties beaucoup plus fortes.
08:39Et là, c'est là toujours qu'on voit les crises bancaires.
08:41C'est à ce moment-là qu'on les voit.
08:42C'est quand la liquidité se retire.
08:44Donc, le risque, ce n'est pas directement lié au risque géopolitique,
08:47mais le risque géopolitique ne fait qu'accentuer ça.
08:49Parce que le risque géopolitique,
08:51ça veut dire des banques centrales
08:51qui ne seront pas forcément à apporter secours,
08:54à augmenter la liquidité sur les marchés.
08:56Et donc, quand on retire de la liquidité,
08:58c'est là qu'on voit véritablement les mauvais élèves.
08:59Alors, juste un petit bémol quand même
09:01sur ce qui se passe sur la banque anglaise.
09:02Il y a quand même peut-être aussi des malversations.
09:04On est sur un aspect judiciaire.
09:06Je ne vous dis pas que tout le monde a pris des risques.
09:08Mais c'est quelque chose qui revenait un peu en boucle sur les marchés.
09:11Quels sont les risques de tous ces acteurs
09:13qui sont beaucoup moins régulés ?
09:15On ne voit pas trop ce qu'ils font.
09:16Et donc, on a des acteurs qui sont quand même
09:19des investisseurs qui sont aujourd'hui balottés dans tous les sens.
09:23Donc, c'est à surveiller.
09:24Et je dirais que plus que le risque géopolitique,
09:26le risque bancaire,
09:27il faut surveiller très clairement
09:28le comportement des banques en bourse.
09:30Ça reste un élément market mover.
09:33Et c'est là, si vraiment,
09:34lorsqu'on n'a plus la confiance dans le secteur bancaire,
09:36c'est là qu'on a une crise majeure.
09:37Donc, c'est vraiment l'élément,
09:39les spreads crédits,
09:40le comportement des banques sur la bourse.
09:42Ce sont des éléments clés à surveiller de très près.
09:45Vous êtes conseiller économique.
09:47Aujourd'hui, vous dites quoi à vos clients ?
09:48Après une belle performance de l'Europe
09:50qui, quand même, a été gommée en l'espace de deux jours
09:52puisque le CAC 40 est à plus 1 depuis le 1er janvier.
09:55On ne gagne même plus 100 points depuis le début de l'année.
09:58Donc, la belle performance, ça y est, hop,
10:00retour à la case départ.
10:01Wall Street, qui ne faisait pas grand-chose,
10:03reste à la case départ également.
10:05Tous ces éléments incitent à la prudence, j'imagine ?
10:08Oui, forcément.
10:09On est forcément obligés.
10:10Alors, c'est un peu gênant
10:11parce qu'on va jouer toujours un peu les mêmes thématiques,
10:13les mêmes valeurs,
10:14mais le secteur de la défense,
10:15on est obligés de le faire.
10:16Lorsqu'on peut, on est obligés d'aller dans...
10:18Mais après, ce qui nous gêne,
10:19c'est qu'on n'a pas de visibilité.
10:20On ne sait pas.
10:21On peut avoir un retour de bâton très vite.
10:23Si à la fin de la semaine,
10:23Donald Trump nous dit,
10:24ça y est, j'ai tout fini,
10:25tout est réglé.
10:26Bon, on ne le sait pas,
10:27mais ça peut avoir un cours.
10:29Donc, on est obligés de rester investis sur la bourse.
10:31C'est évident.
10:32Mais je pense que le mot,
10:34c'est diversification.
10:36Donc, surtout,
10:37ne pas faire de paris sectoriels trop forts.
10:40Peut-être quelques stockpicking.
10:42Je pense qu'il y a peut-être des points d'entrée
10:44pour certaines valeurs,
10:45notamment dans les valeurs des logiciels.
10:46Donc, je pense que là,
10:47c'est un peu le retour des stockpickers.
10:49Et je dirais que là,
10:50c'est plus des marchés.
10:51Soit vous faites un ETF très large
10:52où vous jouez vraiment les indices
10:54sur lesquels vous devez être investis
10:56parce que ça va trop vite
10:56dans les rotations sectorielles.
10:58C'est trop difficile
10:59et c'est trop difficile à prévoir.
11:01Soit vous faites vraiment des arbitrages
11:03un peu plus défensifs
11:04en attendant pour que tout se pose
11:06et que vous y voyez un peu plus clair.
11:07Et surtout,
11:08faire du stockpicking
11:09sur des valeurs qui sont aujourd'hui massacrées.
11:12Alors après,
11:13il faudrait rentrer dans le détail,
11:14mais je pense qu'il y a aujourd'hui
11:15des opportunités qui souffrent.
11:17Après,
11:18tout dépend de votre horizon de placement,
11:19mais je dirais à horizon 3-4 ans,
11:21il y a quand même quelques valeurs
11:22qui ont beaucoup chuté là,
11:23qui sont encore des valeurs de croissance.
11:24Et je pense que le marché a été assez sévère.
11:26Donc, ça peut être aussi des portes d'entrée,
11:28mais encore une fois,
11:28pas sur des ETF sectoriels
11:30parce que les secteurs tournent trop vite en ce moment
11:32et on n'a pas de visibilité sur les secteurs.
11:34Donc, il faut vraiment
11:35soit aller sur du micro,
11:36du stockpicking,
11:37soit aller sur de l'indice large
11:38si vous voulez rester exposé aux actions
11:40parce qu'on sait
11:41qu'à un moment donné,
11:42il peut y avoir un rebond très vite.
11:43Donc, si vous voulez avoir
11:44encore une poche action,
11:45il faut être très large.
11:46On est très en retard.
11:47En tout cas, c'était très clair.
11:48Merci beaucoup Christian Parizeau,
11:49nous a raccompagné ce matin,
11:50conseiller économique pour Aurel BGC,
11:52président d'Altaïr Economics.
11:53Merci.
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