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  • il y a 5 minutes
Mardi 24 mars 2026, retrouvez Antoine Ternon (Gérant diversifié, Apicil AM), Oriane Durvye (Managing partner, Alantra), Léa Dauphas (Chef économiste, TAC Economics) et Alexandre ATTAL (Directeur de la Gestion Multi-actifs, France, RUSSELL INVESTMENTS) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay sur bsmart.fr
00:21ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition, ce soir, des marchés qui restent dans le doute
00:30après l'effet de soulagement hier à la suite des annonces de Donald Trump.
00:35Pauline Grattel y reviendra dans un instant et la promesse d'une forme de nuance
00:41pour les prochains jours avec des bombardements américains
00:44qui pourraient être suspendus dans la région.
00:47On voit quand même que le marché a du mal à accorder un degré de confiance important
00:51dans ses propos de l'administration américaine et les doutes reprennent le dessus
00:57alors que le conflit dans le Golfe se poursuit bel et bien
01:00avec toujours des frappes intenses de part et d'autre,
01:03des frappes de l'Iran sur les bases et les intérêts américains dans la région,
01:08le durcissement de la position des alliés américains également.
01:11Il faut le noter, que ce soit l'Arabie Saoudite ou les Émirats Arabes Unis
01:16qui durcissent leur position contre Téhéran et puis Israël bien sûr
01:20qui continuent de frapper les intérêts iraniens dans la région.
01:25Donc pas de détente sur le terrain et des marchés qui restent très vigilants,
01:30c'est le moins qu'on puisse dire.
01:32Les prix du pétrole repartent légèrement à la hausse après la forte baisse d'hier
01:37et les taux souverains restent également sous tension
01:40avec des marchés actions qui sont plutôt dans l'expectative aujourd'hui
01:44en attendant de voir les prochains développements.
01:46Ce sera évidemment à nouveau le sujet à la une de Planète Marché dans un instant.
01:50Discussion à suivre avec nos invités alors que les premiers dommages,
01:54les premiers dégâts de cette crise iranienne et de cette guerre dans le Golfe
01:58sont déjà visibles dans les premières enquêtes de conjoncture
02:00qui ont été publiées aujourd'hui pour le mois de mars.
02:03Les enquêtes réalisées auprès des directeurs d'achat, des PMI un peu partout à travers le monde
02:07qui montrent un refroidissement assez net du climat des affaires,
02:11c'est le moins qu'on puisse dire,
02:12avec des tensions sur les coûts des intrants,
02:16des coûts qui augmentent plus vite que les prix répercutés aux clients finaux
02:20et des délais d'approvisionnement qui s'allongent
02:22et qui montrent bien effectivement déjà les perturbations
02:25que l'on peut constater dans les chaînes de valeur et les chaînes d'approvisionnement.
02:30Voilà donc pour la situation aujourd'hui après trois semaines et demie de conflits dans le Golfe.
02:35Discussion à suivre, je le disais, avec nos invités de Planète Marché
02:37et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
02:39nous ferons un pas de côté pour nous intéresser à l'univers du private equity
02:42comme nous le faisons régulièrement dans cette émission
02:45avec l'enjeu des levées de fonds.
02:48C'est la base, le fondement du private equity.
02:51Il faut que le capital tourne pour que les fonds puissent lever à nouveau de l'argent.
02:56Il faut d'abord rendre de la performance aux investisseurs
02:59et ce cercle est un peu abîmé, il faut le dire, depuis quelques temps
03:02et génère même l'apparition ou la réapparition de fonds zombies comme on les appelle.
03:08Nous nous focaliserons sur cet enjeu des levées de fonds
03:11avec les équipes d'Alantra qui seront avec nous dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
03:26En ouverture de Smart Bourse, nous retrouvons Pauline Grattel
03:29qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:32Bonsoir Pauline.
03:33Les investisseurs sont effectivement dans l'attente entre doute et espoir
03:37concernant les développements de la crise iranienne.
03:39Oui, ils sont partagés entre les propos tenus par Donald Trump hier
03:43et par la réponse de Téhéran.
03:45Pour rappel, il annonçait la suspension pour cinq jours des frappes
03:49visant les infrastructures énergétiques
03:51après avoir eu des discussions très positives avec l'Iran.
03:54Le problème, c'est que le discours iranien est à l'opposé.
03:57Les autorités nient toute discussion avec Washington et sur le terrain.
04:01Le conflit dans le Golfe ne semble pas baisser en intensité
04:04avec d'un côté les frappes iraniennes contre des cibles américaines dans la région
04:09et de l'autre des frappes israéliennes contre les intérêts iraniens.
04:12L'optimisme d'hier, le soulagement provoqué par les annonces de Donald Trump
04:17s'estompe assez vite aujourd'hui.
04:19Oui, les investisseurs sont prudents entre leurs espoirs et leurs doutes,
04:22incapables de prolonger le rebond entamé hier.
04:25En Europe, les grands indices évoluent sans tendance claire,
04:28à l'image du CAC 40 qui est aussi autour de l'équilibre
04:31et évolue légèrement au-delà des 7700 points en hausse en fin de séance.
04:36Aux Etats-Unis, les marchés ont pris le chemin de la baisse
04:38dans les premiers échanges avant d'évoluer en ordre dispersé.
04:42En Asie, les indices profitaient ce matin du rebond enregistré la veille à Wall Street.
04:46De son côté, l'indice VIX remonte au-delà de 25.
04:50Oui, à propos de volatilité, beaucoup de volatilité également
04:52sur les marchés de matières premières, sur l'énergie et le pétrole en particulier,
04:56qui a fortement réagi hier avec des cours qui se sont violemment détendus.
05:00Suite aux propos de Donald Trump, qu'en est-il aujourd'hui Pauline ?
05:03Aujourd'hui, les cours repartent à la hausse avec un baril de Brent à nouveau
05:07autour de 100 dollars au cours de la séance, en hausse de 4%.
05:10Le WTI est également en hausse de 4%, au-delà de 90 dollars.
05:15De son côté, le gaz naturel européen, c'est 3%.
05:18A ce jour, le détroit d'Ormouz reste quasiment impraticable.
05:22Un nombre très limité de pétroliers emprunte encore cette voie.
05:25Le trafic par le détroit est en chute de 95% depuis le début de la guerre
05:30et par rapport à avant la guerre.
05:32En parallèle, selon Bloomberg, l'Iran commence à imposer des frais de transit
05:36à certains navires jusqu'à 2 millions de dollars pour un passage sûr.
05:40Évidemment, la corrélation est plus forte que jamais entre le pétrole et les taux souverains.
05:44Que dire des équilibres observés sur les marchés obligataires aujourd'hui ?
05:48Hier, les taux se détendaient un peu.
05:49Aujourd'hui, ils se tendent à nouveau.
05:51Le rendement américain à 10 ans reprend 5 points de base
05:53pour s'établir autour de 4,40%.
05:56En Europe, le rendement allemand à 10 ans s'affiche toujours au-delà de 3%.
06:00Et le 10 ans français est remonté proche de 3,75%.
06:04Sur le marché d'échange, le dollar se stabilise.
06:07L'euro-dollar se traite légèrement sous 1,16%.
06:09Et puis, je le disais en ouverture, Pauline,
06:11on a eu les premières enquêtes de conjoncture pour le mois de mars
06:14qui intègrent évidemment ce début, ces premières semaines de crise dans le Golfe.
06:19Oui, il commence à reporter les premiers effets du conflit du côté des entreprises.
06:23L'activité du secteur privé dans la zone euro croit à son rythme le plus faible
06:27depuis le mois de mai à 50,1%.
06:30Par ailleurs, le PMI met en évidence la plus forte dégradation
06:33des perspectives de production future depuis l'invasion de l'Ukraine.
06:37En France, précisément, le secteur privé s'est contracté
06:39à son rythme le plus rapide depuis 10 mois.
06:42L'activité des services retombe à 48,3%.
06:45Même constat en Allemagne et au Royaume-Uni
06:47où le secteur des services est inférieur aux attentes.
06:50Aux Etats-Unis, le PMI-Service est également inférieur aux attentes à 51,1%.
06:54Quel sera le programme à l'agenda demain pour les marchés, Pauline ?
06:57On regardera l'indice IFO allemand du mois de mars
06:59ainsi que l'inflation britannique de février.
07:02Elle est attendue en hausse de 3% sur un an et de 0,4% sur un mois.
07:07Tendance, mon ami, chaque sort en ouverture de Smart Bourse.
07:09Nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:23Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:27Léa Dauphas est à nos côtés, chef économiste de TAC Economics.
07:30Bonsoir Léa.
07:30Bonsoir Grégoire.
07:31Alexandre Attal nous accompagne, le directeur de la gestion multiactifs de Russell Investments France.
07:36Bonsoir Alexandre.
07:37Bonsoir Grégoire.
07:37Et ravi d'accueillir Antoine Ternon dans cette émission, gérant diversifié chez Apicil Asset Management.
07:42Bonsoir et bienvenue Antoine.
07:44Bonsoir Grégoire.
07:44Merci d'être là.
07:45Léa, est-ce que le choc est encore réversible après trois semaines et demie de conflits et de guerres dans
07:51le Golfe ?
07:52Pour le dire ainsi, est-ce que le choc est encore réversible ?
07:55Jusqu'où ? Où est-ce qu'il y a un écart déjà trop important entre ce que les marchés,
08:01les économistes pouvaient anticiper en début d'année et la situation actuelle et la situation de sortie de crise quand
08:07elle interviendra ?
08:08Alors, en fait, on est encore à quelques semaines d'un scénario qui pourrait être absorbé.
08:12C'est-à-dire que quand on compte la capacité de production de chacun et où est-ce qu'on
08:15en est avant que ça ait vraiment un effet macro, considérer que ces quatre à six semaines, on est d
08:20'ores et déjà dedans.
08:20Donc, possiblement, à supposer que d'ici la fin de semaine ou les prochains jours, on ait effectivement quelque chose
08:28qui ressemble à une marche arrière.
08:30C'est là où il faut faire un peu attention avec le taco de Trump. On a été habitué l
08:35'année dernière avec ces épiphénomènes.
08:37Ça ne va pas être seulement la question du retour en arrière, ça va être aussi la question des appareils
08:41productifs, est-ce qu'ils sont atteints ou non ?
08:43Et ça va être aussi la question du détroit d'Ormos qui est critique. Est-ce que même avec un
08:46cessez-le-feu, un début de négociation, le détroit réouvre ?
08:49Donc, ça ne va pas seulement être un facteur qui va être associé à une décision de l'administration américaine.
08:52Et d'ailleurs, il faut vraiment l'oublier parce que sinon, on a trop les yeux dans le guinon.
08:56Mais c'est vraiment les capacités de production. Certaines, notamment le gaz, sont d'ores et déjà affectées avec du
09:01temps long de remplacement.
09:03Donc, il y aura de toute manière un effet offre. Et même chose, si le détroit reste fermé ou en
09:08tout cas vraiment à minima, là aussi, ça en aura un effet.
09:11Il y a à minima des effets d'inertie dans ce choc d'offres énergétiques,
09:16qui, quand bien même, la situation désescaladrait rapidement et pourrait s'apaiser, en tout cas pour un temps.
09:22Dans les quelques jours. Et effectivement, sinon, on part très vite sur les scénarios.
09:26Alors, qu'a très bien développé la BCE, mais que l'ont fait les autres, c'est-à-dire que
09:30c'est un scénario qui dure dans le temps.
09:32Quelques mois, quelques trimestres, c'est à partir de là qu'on voit les effets de transmission à l'économie,
09:37à travers les anticipations d'invasion, les marges des entreprises.
09:40La confiance, on commence à avoir les premiers signaux, on n'a pas encore vraiment d'indicateurs.
09:44Et là, ça va être la même chose.
09:46C'est-à-dire, si on a un prix du pétrole qui est stabilisé à 100, ça peut être en
09:51partie absorbable.
09:52Un choc d'inflation qui ramènerait dans un système où, en zone euro, on serait proche de 2,6, alors
09:57que là, on est à 2.
09:58Là où c'est intéressant, c'est que par rapport aux autres conflits, notamment aux conflits récents,
10:02comme la guerre en Ukraine ou en Covid, on n'est pas dans le même environnement, ni macro, ni inflationniste,
10:06qu'on ne l'était.
10:06C'est vrai qu'en début d'année, on avait des inflations à la cible, des banques centrales qui avaient
10:10quasiment neutralisé leur politique monétaire
10:12et des perspectives de croissance qui, sans être exceptionnelles, étaient plutôt bonnes.
10:15Donc, sur des temps courts, quelques mois, il y a capacité à absorber ce choc.
10:19Le risque, c'est que par contre, le prix du pétrole s'établisse de manière durable dans des équilibres autour
10:24de 100, 110 dollars le baril.
10:26Et donc là, ce n'est pas des scénarios en cloche, en fait.
10:28C'est des scénarios qui créent des chocs inflationnistes avec des effets de chaîne.
10:32On parle beaucoup des hydrocarbures et du gaz. L'ensemble de la chaîne globale est affecté.
10:37On a parlé du gaz Katari qui va chercher TSMC en Corée du Sud.
10:41Mais en fait, l'ensemble de la chaîne, les matériaux de construction, le ciment, l'agroalimentaire, les sulfures, les suffites,
10:46on peut faire l'ensemble des chaînes de valeur et en fait affecter.
10:49Et donc, plus ce scénario dure, plus on va avoir effectivement les chocs pétrole, les chocs gaz,
10:54les chocs sur les autres matières premières, la confiance qui va se réduire.
10:57Et si on n'a pas de solution d'ouverture, les flux commerciaux vont se continuer.
11:02Donc, c'est probablement, en tout cas à ce stade, et encore une fois, ce n'est même pas un
11:05scénario du pire.
11:06C'est le scénario aujourd'hui qui est considéré comme central.
11:09C'est un choc d'offres qui créera probablement des chocs de demandes un peu plus forts que ce qu
11:14'on anticipe actuellement.
11:15D'accord. Donc, ça veut dire qu'il y a quand même l'idée qu'il y aura tout de
11:19suite une destruction de la demande
11:22qui va quand même amortir le risque inflationniste et le risque de persistance.
11:30Je dirais plutôt qu'il faut le voir en séquence.
11:31D'accord.
11:32C'est-à-dire que le premier effet, c'est vraiment l'effet d'inflation, et celui-là on le
11:35voit.
11:36Le deuxième, et c'est des points qui restent souvent dans les enquêtes, en fait, confiance, ménage, entreprise,
11:41il y a une mémoire de l'inflation.
11:43Et donc, aujourd'hui, on ne va pas être comme dans les temps passés, les dernières décennies,
11:47où il n'y avait pas d'inflation, et donc le choc d'inflation, il voit du temps avant d
11:50'influer sur les comportements.
11:51En réalité, il va se voir tout de suite.
11:53D'accord.
11:53Et donc, le risque, c'est que la transmission habituelle, choc d'offres, choc de demandes,
11:57elle se passe toujours en séquence, mais que le choc de demandes arrive plus vite que ce qu'on anticipe
12:01aujourd'hui.
12:02Du point de vue des entreprises, et ça avait été beaucoup documenté au moment de la crise ukrainienne notamment,
12:08l'histoire de la gridflation, l'histoire de l'inflation par les marges,
12:12on peut retrouver ces phénomènes du côté des entreprises ?
12:16Il y a encore de la place pour, effectivement, profiter d'un environnement inflationniste,
12:21pour recréer peut-être des marges de profit dans certains secteurs ?
12:27Ou est-ce que cette idée-là n'existe plus là ?
12:30Probablement, en tout cas, beaucoup plus à minima que ce qu'on a vu l'année dernière.
12:33On a quand même...
12:34Enfin, l'environnement des entreprises de l'année dernière,
12:37il y a eu les tarifs, il y a eu les marges, il y a eu l'incertitude, il y
12:39a eu les chocs.
12:39Donc la capacité à protéger les marges va être quand même nettement amoindrie dans ce choc.
12:43Elle est plus faible par rapport à ce qu'on avait pu connaître, en tout cas, ce l'année dernière.
12:46Et c'est pour ça qu'à ce stade, le scénario de début d'année peut tenir,
12:49mais il faut vraiment qu'on ait une solution de conflit dans un délai court de quelques semaines,
12:55et sinon on bascille sur un scénario baseline qui devient un choc d'inflation.
13:00Alors encore une fois, à ce stade, pas très élevé.
13:02L'inflation autour de 3 au côté zone euro, ça s'absorbe.
13:05Mais plus on va avancer dans le temps, plus le tail risk de ce scénario-là,
13:08la probabilité de ce scénario plus adverse augmente.
13:11Antoine, quelle analyse vous faites de la situation chez Apicil Asset Management ?
13:15Est-ce qu'effectivement, est-ce qu'il est déjà temps de repartir presque d'une feuille blanche pour cette
13:20année 2026 ?
13:22Ou est-ce qu'il y a encore de la place pour tout ce qui générait de la performance ces
13:28derniers mois ?
13:29C'est-à-dire l'idée de se diversifier en dehors des Etats-Unis, en dehors du dollar,
13:33de profiter des valorisations dans les pays émergents,
13:37de profiter de la valorisation des marchés européens également.
13:39Est-ce que ces histoires-là peuvent reprendre ?
13:42Ou est-ce qu'on est déjà dans quelque chose qui tient plus du game changer qu'autre chose ?
13:47Alors, en partie, je dirais, surtout pour un investisseur qui serait déjà exposé avec une alloc qu'il aurait imaginé
13:53pour l'ensemble de l'année.
13:55De notre côté, on était plutôt bien armés, c'est-à-dire qu'on avait un peu de footsie,
13:59qu'on sait comme étant quelque chose d'assez défensif.
14:01On avait embarqué aussi les parapétrolières et les majeures pétrolières américaines,
14:09ce qui était plutôt anticonsensuel en début d'année,
14:11et ce qui aujourd'hui, ce n'est pas quelque chose qu'on viendrait renforcer,
14:14mais en tout cas, on était content d'en avoir en fond de portefeuille.
14:18Pareil pour les minières, même si elles n'ont pas du tout absorbé le choc comme on aurait pu l
14:22'espérer.
14:22Ce n'est pas le moment, on va dire, de renforcer tout ça,
14:24puisqu'on ne voit plus qu'on est sur un dégonflement de la prime plutôt qu'un deuxième tour,
14:30ou une deuxième jambe de hausse sur le pétrole.
14:34En revanche, certains paris qui étaient un peu plus stratégiques, thématiques,
14:39comme les émergents, on dissocie bien les actions du monde de la dette.
14:45On a pris ce qui restait comme étant quelque chose de positif sur le pari émergent,
14:50sachant que je parle ici de l'Asie-Pacifique et pas de ce qui peut se passer au LATAM,
14:53puisqu'on sait que c'est les poids qui sont bien moins représentés dans un MSCI émergent.
14:59Donc on peut, disons, continuer avec ce qui prévalait en début d'année,
15:03déjà dans la mesure où on sait que le choc géopolitique, c'est a priori du bruit qui nous échappe.
15:08Il faut essayer de revenir un petit peu en arrière et de se souvenir de ce qu'on racontait en
15:11début d'année,
15:12à commencer par le narratif autour des BPA, des croissances des bénéfices,
15:17qui aujourd'hui n'est pas encore revue à la baisse.
15:20Je pense que ça va demander une petite digestion de la part des BPA en zone euro,
15:24mais aux États-Unis, c'est toujours largement à deux chiffres.
15:28Pareil pour la croissance macro, qui était proche du potentiel de croissance aux États-Unis,
15:34plutôt autour de 2% et plutôt autour de 1% en Europe.
15:37On voit que la BCE, elle revoit un petit peu ce scénario.
15:41On pourrait essayer de réajuster tout ça, mais je pense qu'il y a beaucoup de facteurs qui nous échappent.
15:46Mais voilà, dans ce contexte où le baril a fait, disons, 40 dollars en ligne droite,
15:51on est à peu près cohérent avec des ordres de grandeur et de sensibilité qu'on connaît,
15:54c'est-à-dire un choc inflationniste qu'elle voit de 2 à 2,6 et une croissance attaquée de
16:02l'ordre de 0,3, je crois.
16:04Ce sont des dernières estimations.
16:06Ce qui est intéressant, vraiment, c'est qu'elle a fait, ce qui est notable, c'est qu'elle a
16:09fait trois scénarios.
16:10Il y en a deux qui sont défavorables, un qui est baseline, mais il n'y en a pas de
16:14scénario favorable.
16:14Peut-être que ça peut traduire une certaine probabilité autour des différents scénarios imaginés.
16:19Le scénario favorable, c'était celui dans lequel il n'y avait pas de guerre dans le Golfe, peut-être
16:22?
16:22Voilà, exactement, ce qui est éclipsé.
16:25Et enfin, sur les actifs USD, qui embarquent évidemment deux composantes,
16:29la nature USD, la nature des actifs américains.
16:33Sur le dollar, on ne faisait pas partie de ceux qui voyaient un cataclysme lié à la fin du dollar.
16:39Donc, on voyait une certaine stabilité.
16:41Après les 10% de baisse des premiers mois de 2025,
16:44vous étiez dans le camp de ceux qui disaient, on ne va pas revoir 10% de baisse.
16:47À un dispute, on n'est pas mal.
16:48On est sur la moyenne des 40 dernières années.
16:50On est sur un parcours qui est cohérent avec le choc de gouvernance que représente Trump.
16:54Et puis, on ne voit pas de réorientation des flux vers, je ne sais pas, du yuan, de l'euro.
16:59Donc, ça, c'était pour le discours dollar.
17:00Sur le discours US pur, on sait qu'on s'expose vachement à la thématique tech.
17:05Et puis là, un peu dans la même veine que tout le monde,
17:07on a essayé de diversifier ce qu'on cherchait dans la tech,
17:10en diversifiant même au sein des hyperscalers, ce qu'on identifiait,
17:13en diversifiant au sein de la tech.
17:16Peut-être qu'il y avait des choses qui avaient été jouées dans l'ensemble
17:19et puis cette espèce de rotation assez violente au profit du hardware.
17:23Voilà, ça, c'était avec le recul assez naturel.
17:27Mais voilà, peut-être que c'était des choses qui pouvaient être identifiées,
17:30sur lesquelles il faut continuer.
17:32Et puis, on a toujours un parcours très stratosphérique des gagnants,
17:35l'électrification, la pelle et les pioches de tout ça,
17:37les architectes avec lesquels je pense qu'il faut continuer.
17:40D'autant plus que je pense que les BPA vont être moins attaqués que la zone euro.
17:43Donc, il y a quand même des convictions qui restent solides.
17:46Il y a des convictions qui restent solides.
17:47Et ce n'est pas le moment, en tout cas avec le peu d'infos
17:49et de ce qu'on peut essayer de faire ressortir de nos modèles,
17:52le moment de revoir complètement le scénario.
17:54Je reprends votre point sur les émergents.
17:56Le choc va être rude pour les émergents.
17:58C'est une histoire quand même là qui est abîmée.
17:59C'est double peine pour les émergents.
18:00C'est l'effet dollar, ce qui était un peu le narratif
18:03de tous ceux qui venaient chercher les émergents.
18:05Alors nous, même si on avait une vue plutôt à la stabilité sur le dollar,
18:09si on avait tort, on avait embarqué un peu d'émergents.
18:11Il y avait aussi ce discours autour des modèles open source
18:13qui est très fort en Chine.
18:15On a eu le moment d'ipsy, mais on aura peut-être d'autres moments
18:18qui étaient peut-être le moment d'essayer de mettre un pas là-dedans.
18:21Mais voilà, il y a ce choc qui est lié à la puissance du dollar
18:25qui revient.
18:26Et puis il y a ce choc qui est lié aussi à l'exposition aux matières premières.
18:29On s'éclairera, c'était 80% de barils qui partaient
18:32à destination de la Chine, enfin de l'Asie en général.
18:34Donc voilà, il y aura cet impact macro qui va s'étendre forcément.
18:37Bon, comment on gère la situation effectivement
18:39dans des stratégies multiactifs, Alexandre ?
18:44Et est-ce que le comportement du marché est cohérent
18:48par rapport au déroulé de la situation ?
18:51De manière générale, il est cohérent, même s'il y a des phases d'excès,
18:53comme on a pu le voir hier matin.
18:55Et finalement aussi, l'élément intéressant, c'est de voir que Trump suit les marchés.
18:59Et le tweet, ça s'est fait...
19:01Donc hier matin, ça commençait à partir en spirale, quoi.
19:04Hier matin, avec la séquence asiatique qu'on a eue
19:06dans la nuit de dimanche à lundi, heure européenne,
19:09on s'attendait vraiment à une séance très très compliquée en Europe
19:11et très compliquée aux US.
19:13Trump a tout de suite, j'ai envie de dire, sonné le glas
19:17en tempérant et en calmant les ardeurs.
19:19Et de la même manière qu'on l'avait vécu post-Libération Day,
19:22le 10 avril, lorsqu'il avait dit « je mets une pause »
19:24et on négocie pendant 90 jours,
19:26on a eu le même mouvement sur le marché,
19:29toute classe d'actifs confondue.
19:31La devise, les actions, les taux, les comos,
19:35tout s'est inversé.
19:36Parce qu'effectivement, la semaine dernière,
19:38on avait cette phase un petit peu d'emballement
19:40qui allait se prolonger ce week-end,
19:42puisqu'effectivement, il y a quand même des répercussions assez fortes
19:44de l'Iran sur Israël, avec des cibles atteintes
19:46assez, j'ai envie de dire, symptomatiques en Israël,
19:49qui pouvaient laisser penser que finalement,
19:51l'Iran n'était pas encore à la phase de la capitulation
19:53et qu'il y avait des ressources, la base de Diego Garcia
19:55qui avait été attaquée également au cours du week-end,
19:57donc qui laissait entrevoir une nouvelle phase d'expansion de la guerre.
20:01Poursuite de l'escalade, quoi.
20:02Trump a préféré calmer le jeu tout de suite,
20:04et on l'a vu sur les marchés, avec beaucoup de doute.
20:06Aujourd'hui, on voit que le marché se stabilise,
20:09ou en tout cas, faiblit un petit peu,
20:11mais ce qui montre qu'effectivement, Trump sur les marchés,
20:14et Trump n'a pas vocation à laisser le conflit s'enliser
20:18plus de 8, 10, 12 semaines,
20:20et de rentrer dans ce qui a été décrit
20:23qui a été très bien décrit.
20:248, 10, 12 semaines, c'est déjà par rapport aux stratégies
20:26qu'on entendait en début de conflit,
20:27c'était 2, 3 semaines, 3, 4, 4, 5, 5, 6,
20:31et maintenant, on est déjà dans des années.
20:32C'est là que le curseur s'ajuste sur les marchés,
20:35et qu'on voit qu'effectivement,
20:37on a des actions qui continuent de baisser,
20:40des classes d'actifs,
20:41ou des secteurs plus agressifs
20:43qui sous-performent davantage que les secteurs traditionnels.
20:46Mais d'un point de vue, j'ai envie de dire,
20:47regardez la devise,
20:49qui pour moi est un premier élément
20:50d'ajustement des marchés,
20:52on voit qu'on se symbolise autour de 1,15,
20:551,15 à 1,16,
20:56parce qu'il y a eu l'effet déclenchement
20:58des hausses des taux potentielles de la BCE.
21:00Et c'est effectivement la deuxième séquence.
21:02On a la séquence d'inflation,
21:03on a la séquence croissance.
21:05Et c'est peut-être cela
21:06qu'il va falloir surveiller de près.
21:08Une séquence d'inflation
21:09qui est sûrement absorbable,
21:11gérable,
21:12à ce stade,
21:14mais une séquence croissance
21:15qui peut être impactée
21:16si effectivement on a une BCE
21:18qui appuie très très rapidement
21:20sur la pédale de frein
21:21pour éviter un risque inflationniste.
21:24Il y avait une question intéressante
21:25que vous avez mentionnée,
21:26c'est-à-dire,
21:27est-ce qu'on était dans la même situation
21:28aujourd'hui d'inflation
21:29que guerre en Ukraine ou Covid,
21:32notamment pour les entreprises
21:33pour absorber les marges ?
21:34Je dirais non,
21:35notamment parce que
21:36leur réserve d'épargne post-Covid
21:38n'est plus le même aujourd'hui
21:40et qui permettait effectivement
21:42de maintenir un sursaut de demandes
21:44de manière un peu plus prolongée.
21:46Et dans d'autres pays européens ?
21:48Pour absorber la hausse des prix
21:50générée par l'absorption des marges.
21:51Donc on est dans une situation
21:53qui est un petit peu plus compliquée
21:54et avec, encore une fois,
21:55un phénomène américain et européen
21:56qui est très différent.
21:57Aux Etats-Unis,
21:58on est net exportateur
21:59de matières premières,
22:00notamment de pétrole.
22:01Donc finalement,
22:02la hausse des prix,
22:03c'est un transfert de richesse
22:04entre les consommateurs
22:04et les producteurs.
22:05Mais ça reste dans la périphérie
22:08ou dans les frontières américaines.
22:10En Europe,
22:11dès qu'on a une hausse
22:11de matières premières,
22:12ça sort.
22:13Soit on paye plus cher le gaz
22:14aux Américains.
22:15Soit on perd plus cher le gaz
22:16ou le pétrole
22:18au pays du Golfe,
22:19maintenant qu'on n'a plus la Russie.
22:20Donc il y a une fuite de capitaux.
22:21Donc la BCE,
22:22elle est confrontée
22:22à la gestion de sa devise
22:24et à la gestion,
22:24effectivement,
22:25de se dire
22:25qu'on a une fuite de capitaux.
22:26Il y a un risque inflationniste.
22:28Le problème,
22:29c'est comment j'appuie
22:30sur la devise
22:31sans pénaliser trop l'inflation.
22:33Et c'est là où,
22:34encore une fois,
22:34on peut-être avoir
22:34beaucoup de divergence
22:35entre les Etats-Unis
22:36et l'Europe
22:37qui peut donner
22:38dans les allocations
22:38une place prépondérante
22:40davantage
22:40et l'internationalisation
22:41de nos allocations
22:42qu'on avait déjà
22:42dans nos portefeuilles
22:43qu'on risque d'accentuer
22:44au cours des prochaines semaines.
22:45Vous allez accentuer
22:47l'Europe dans les portefeuilles ?
22:49Non.
22:50L'internationalisation
22:51de nos portefeuilles.
22:52Oui, je comprends.
22:52Parce qu'effectivement,
22:53aujourd'hui,
22:54l'Europe peut être amenée
22:55à plus souffrir.
22:56Partant d'Europe.
22:57Donc on s'internationalise
22:58partant d'Europe.
23:00Partant d'Europe
23:00qui a un biais domestique
23:01dans les allocations
23:03des portefeuilles.
23:04Bien sûr.
23:05Sur l'histoire
23:05des marges des entreprises,
23:07c'est bien compris
23:07par les marchés actions ?
23:11Le pétrole,
23:12l'énergie,
23:13beaucoup de volatilité.
23:15Derrière,
23:15ça se traduit
23:16dans la volatilité
23:17des marchés obligataires,
23:18des marchés de taux.
23:20Au final,
23:21le dollar a un peu bougé
23:22mais finalement,
23:23c'est peut-être pas
23:23sur le forex
23:24qu'on a vu le plus
23:25de volatilité.
23:26Et sur les marchés actions,
23:27on n'arrête pas
23:27de nous expliquer
23:28que pour l'instant,
23:28on est sur des drawdowns
23:29quand même
23:30qui sont relativement limités
23:32partant des sommets historiques
23:34sur lesquels
23:34on se baladait tranquillement
23:35avant la crise.
23:38L'idée que les entreprises
23:39vont devoir peut-être
23:39prendre un peu
23:40sur leur marge
23:41dans cet épisode inflationniste
23:42et bien intégré
23:43par les marchés là ?
23:43Peut-être pas totalement.
23:44On va le voir
23:45avec la séquence
23:45qui va s'ouvrir là,
23:47qui est encore courte
23:47parce que la guerre
23:48elle s'est allée
23:49que sur le mois de mars.
23:50Donc finalement,
23:51sur le retard du premier trimestre,
23:52on ne va pas avoir
23:53la vision globale
23:54de l'impact.
23:56mais effectivement,
23:58j'ai envie de dire
23:59l'impact marge
24:00va s'adapter
24:02avec beaucoup de différences
24:04entre les types de secteurs.
24:07Ça va créer
24:08de la dispersion à nouveau ?
24:09Ça va créer
24:09de la dispersion
24:10et dispersion pays,
24:12dispersion secteur
24:13avec le fait
24:15que sur la partie
24:16commo,
24:17toutes les entreprises
24:19et les secteurs
24:19qui sont très consommateurs
24:20dans leur facteur
24:21de production
24:22de la partie énergétique
24:23vont être impactés
24:24parce qu'effectivement,
24:25la répercussion
24:26sur les prix finaux,
24:27pour l'instant,
24:28elle prend du temps.
24:29La chaîne de valeur
24:30elle est impactée.
24:31On a vu,
24:32les compagnies aériennes
24:32ont tout de suite
24:33ajusté leurs tarifs
24:34parce qu'elles ont la capacité
24:35d'être en contact direct
24:37avec le client final
24:38mais dans des process
24:40de production
24:40beaucoup plus longs,
24:41c'est quand même
24:41beaucoup plus compliqué
24:43à faire impacter
24:43et à faire transiter
24:44de l'amont
24:46vers la balle.
24:47Léa,
24:47qu'est-ce qui conduirait
24:49la Banque Centrale Européenne
24:50à monter peut-être
24:51plus de trois fois
24:52ces taux cette année
24:53qu'est-ce qui pourrait
24:54amener la BCE
24:54à agir aussi rapidement ?
24:57Certains parlent
24:57de meeting live
24:58dès avril
24:59voire ou juin
25:02et aussi violemment
25:03parce que 3, 4
25:04hausses de taux.
25:05Je veux bien
25:06que le débat
25:06ait déjà ouvert
25:07sur le prochain mouvement
25:09avant la crise iranienne
25:11mais quand même,
25:12ça s'empile vite.
25:13Alors,
25:14il y a deux choses
25:15et deux remarques.
25:16La première,
25:16vous mentionnez
25:17les émergents et l'Europe,
25:18nous on a fait un scoring
25:18des 150 pays du monde
25:19qui sont le plus affectés
25:20par le détroit
25:21allant de le détroit
25:22des dépenses à l'énergie
25:23ou matériaux
25:24à la sensibilité du pays.
25:26Alors effectivement,
25:26le GCC est dedans.
25:28Dans les pays asiatiques,
25:29la Thaïlande et la Corée du Sud
25:30sont dans le top 20.
25:31L'Inde est 21e.
25:32On oublie souvent l'Inde,
25:33extrêmement dépendante
25:34du gaz alimentaire et autres.
25:36Oui,
25:36l'Europe est dedans
25:38et le LATAM effectivement
25:39et à la fin,
25:40en tout cas,
25:40ce n'est pas ceux
25:41qui sont plus ouverts
25:41mais il y a vraiment
25:42de la diversification
25:43au sein des émergents.
25:45Deuxième point,
25:45sur ces questions-là,
25:46alors nous,
25:46on fonctionne avec du machine learning
25:48et c'est là
25:48où c'est intéressant de le faire,
25:49c'est quand on n'a pas de chiffres
25:50qui nous permettent
25:51d'avoir la situation actuelle,
25:53c'est quoi les signaux
25:54qui feraient sortir
25:55la croissance en zone euro
25:56du scénario dans lequel on était,
25:58vrai pour les zones euro
25:59et les Etats-Unis.
26:00Ce qui est intéressant,
26:01c'est qu'on avait enfin
26:02passé dans nos modèles
26:02la phase d'accélération
26:03de la croissance en zone euro
26:04au premier trimestre
26:05et on la voyait arriver.
26:06Le modèle sur les prochains trimestres
26:08valide que tout choc de confiance
26:10rebascule sur le scénario d'avant.
26:11Et donc très vite,
26:12en réalité,
26:13si on n'arrive pas à...
26:14Ce qu'on voit depuis le mois de novembre
26:15en fait dans les enquêtes nationales
26:17et dans les enquêtes zone euro,
26:18c'est qu'on commençait
26:18à avoir un peu cet effet
26:19de diffusion de l'accélération
26:20qui se mettait.
26:21Là, il faut attendre
26:22de voir les chiffres pages.
26:23Exactement.
26:24Mais il fallait de la confiance
26:26et là, elle est cassée.
26:27Ce qui est intéressant,
26:27c'est que les Etats-Unis,
26:28pour l'instant,
26:29on n'a pas changé
26:29le scénario de croissance.
26:30On avait plutôt
26:30un scénario positif.
26:32Par contre,
26:32c'est les conditions financières
26:33et le resserrement
26:34des conditions financières
26:35qui feraient basculer
26:36le scénario de croissance.
26:37Ce n'est pas la même logique
26:38côté zone euro
26:39et versus côté américain.
26:42Et côté zone euro,
26:43qu'est-ce qui ferait
26:44que la Banque centrale
26:44monte des taux ?
26:45Alors, on va dire
26:46qu'il y a deux écoles.
26:47Il y a ceux qui sont partisans
26:49du « on réplique ce qui se passe
26:51et ce qui s'est passé en Ukraine,
26:53on a fait l'erreur
26:55de voir l'inflation
26:56comme un phénomène transitoire
26:57et donc tout décrochage
26:59des anticipations d'inflation
27:00et de hausses de l'inflation
27:02crée de fait
27:03des hausses assez rapides
27:05de la BCE
27:05et qu'effectivement,
27:07on va avoir pour certains
27:08des hausses rapides
27:09de la BCE
27:09au prochain meeting
27:10pour essayer de contrer le choc.
27:12Moi, je suis plutôt
27:13sur l'autre école
27:13et pour l'instant,
27:14les modèles valident ça,
27:15c'est-à-dire que
27:16dans ce scénario
27:17de hausse de l'inflation,
27:18on a une inflation
27:18qui est effectivement
27:19au-delà de la cible
27:20mais qui se fait,
27:22même si ce n'est pas
27:22une cible BCE
27:23dans un scénario
27:25macro-européen
27:25qui est fragile
27:27en termes de perspective
27:28de croissance,
27:29dans des questions
27:30de stabilité financière
27:31qui doivent rester quand même
27:32dans un coin de notre tête
27:33dans ce contexte-là.
27:35Et donc,
27:36et d'ailleurs,
27:37Christine Lagarde
27:38l'a bien fait
27:38pendant sa conférence de presse.
27:40Elle a posé les règles,
27:41elle a donné
27:42un peu de temporalité,
27:43il y a les scénarios.
27:44Je pense qu'effectivement,
27:45si ce choc bascule
27:47sur un scénario long
27:48quelques trimestres,
27:49oui, la BCE
27:49montera les taux.
27:51Monter dès maintenant
27:52en réaction
27:52sans savoir derrière
27:53l'ampleur du mouvement
27:54et l'ampleur de demande,
27:55ça peut attendre
27:56quelques mois,
27:57ça peut attendre
27:58au moins un trimestre
27:59avant d'être
27:59dans des points agressifs
28:00et c'est là où effectivement
28:01il y a le point de bascule.
28:02Les forwards de marché
28:04sur le Brent
28:05à horizon 2027
28:06montrent que le choc
28:07est absorbé.
28:09Il reste une prime géopolitique
28:11entre 70-80 dollars
28:13donc on a une prime géopolitique
28:14par rapport
28:15à un équilibre offre-demande
28:16mais en gros,
28:17on absorbe le choc.
28:18Si à horizon 2027
28:19ce choc est absorbé
28:20et le choc sur l'inflation
28:22amène à une cible
28:23qui est légèrement au-dessus
28:23sur l'ABC
28:25n'a pas intérêt à réagir.
28:26Donc c'est soit l'un
28:26soit l'autre de toute manière.
28:27C'est soit on se trompe
28:28sur le scénario pétrole,
28:29on a un choc durable fort,
28:30l'ABC interviendra.
28:32Si on est sur un scénario
28:33comme on le connaît aujourd'hui
28:33dans son midline,
28:34elle est à 90 dollars
28:36de baril en moyenne,
28:37elle l'attendra
28:39avant d'être vraiment
28:40dans des phases agressives.
28:41Je rappelle ces anticipations
28:42de marché,
28:42il faut toujours les prendre
28:43avec un peu de recul.
28:45Les investisseurs
28:46permettent aussi
28:47de couvrir
28:47certains scénarios,
28:48certaines situations.
28:49Ils changent du jour au lendemain.
28:50Ils changent du jour au lendemain.
28:52Voilà, c'est ça.
28:52C'est pas la même lecture
28:55qu'il faut avoir.
28:55Alexandre.
28:55Ce qui est intéressant
28:56qui a été mentionné
28:56en introduction,
28:57c'est la volatilité.
28:58Elle reste très faible
28:59sur le marché.
28:59On est en dessous de 25.
29:01Sur le marché actions ?
29:01Oui !
29:02On a des petits spas
29:05on a des petits mouvements
29:06de crise
29:07ou de panique
29:08lorsqu'il y a une cible
29:10qui a été touchée
29:10ou un peu de surenchère politique
29:12ou militaire.
29:12Et comment vous l'expliquez, Alexandre ?
29:13Quand on a la volatilité
29:14qui explose sur toutes
29:15les autres classes d'actifs.
29:16Mais les marchés actions
29:17sont très résilients,
29:18beaucoup plus diversifiés
29:19et d'ailleurs à la liquidité.
29:20C'est l'expérience du passé ?
29:21Je pense que c'est l'expérience.
29:22C'est légitime ?
29:23Ou est-ce qu'il y a un moment,
29:24j'allais dire,
29:25il y a une forme de complaisance aussi
29:26qui s'installe derrière la résilience ?
29:28Il y a peut-être un petit peu
29:34doit de manière accélérée
29:36ou amplifiée
29:37sur le réinvestissement.
29:39On a procédé
29:40à quelques arbitrages
29:41parce qu'effectivement
29:41il y a des opportunités
29:42qui se créent.
29:42Dans un marché
29:43qui fait moins 12%
29:45sur les grands indices,
29:47il y a des opportunités
29:48qui se créent
29:48pour gérer son portefeuille,
29:50gérer ses allocations
29:50en risque relatif
29:52ou en risque absolu.
29:53Mais aujourd'hui,
29:54on ne voit pas
29:55un phénomène de capitulation
29:56avec un vix
29:56qui s'envole
29:57comme on l'a pu le voir
29:58lors des tarifs douaniers,
30:00comme on l'a pu le voir
30:01lors de la guerre en Ukraine
30:02ou à d'autres phénomènes
30:03bien ciblés
30:04qui sont géopolitiques
30:05ou macroéconomiques.
30:07Et donc effectivement
30:07le marché aujourd'hui
30:08il se complaît
30:09ou en tout cas
30:11il absorbe progressivement
30:13le news flow
30:14au gré des tweets
30:16ou des déclarations
30:17et ce qui fait
30:18qu'effectivement
30:19on a des marchés
30:19un peu en dents de scie
30:20qui ne génèrent pas aussi
30:22la capacité
30:23pour un investisseur
30:23à remettre
30:24violemment
30:26agressivement
30:26parce qu'il y a
30:27beaucoup d'incertitudes.
30:28Fige un peu la situation.
30:30Parce qu'effectivement
30:31le scénario
30:31est plus sur un
30:33possible enlisement
30:34peut-être plus
30:34qu'escompté
30:35sur les fameux
30:362-3 semaines
30:37qui passent
30:37à 5-6-7 semaines
30:38et donc effectivement
30:39il faut absorber cela
30:40mais sans qu'aujourd'hui
30:41on ait un mouvement
30:42de panique très très fort
30:43de la part des investisseurs.
30:43Comment vous regardez
30:44effectivement ce phénomène
30:45de résilience
30:46sur les actions
30:47Antoine ?
30:47Est-ce que vous saluez
30:49je ne sais pas
30:49un marché qui est capable
30:50de garder la tête froide
30:51ce n'est pas toujours le cas
30:52et est-ce que
30:53ou est-ce qu'à l'inverse
30:54derrière cette résilience
30:55il y a aussi un peu
30:55de complaisance
30:56peut-être
30:56qui s'installe ?
30:58Oui comme vous le disiez
30:59tout à l'heure
30:59le moins 10
31:00c'est à peu près
31:01ces deux choses
31:02c'est le drawdown
31:03à observer
31:03lors des chocs géopolitiques
31:05des 100 dernières années
31:08Oui c'est le playbook
31:09C'est ça
31:10c'est le moins 10
31:11ce temps-là
31:12ensuite on a
31:12à quel point
31:13est-ce que les secteurs
31:14à l'intérieur
31:15vont être discriminés
31:16c'est aussi intéressant
31:18de voir
31:18qu'on n'a pas
31:20une anxiété
31:23qui va au-delà
31:24de sanctionner
31:25les secteurs
31:26les plus sensibles
31:26les plus cycliques
31:29c'est bien identifié
31:30c'est bien ciblé
31:31c'est bien discriminé
31:32ensuite le moins 10
31:33il est aussi cohérent
31:34avec un choc pétrolier
31:35d'un baril
31:36qui s'installerait à 100
31:37après on est dans une zone
31:38beaucoup plus incertaine
31:40au-delà de 120
31:41avec beaucoup moins
31:42d'historique
31:43je voulais juste revenir
31:44sur les baisses de taux
31:45les hausses de taux
31:46anticipées par la banque centrale
31:48par les investisseurs
31:49liés à la BCE
31:50moi je vois plusieurs choses
31:52déjà
31:52on voit que les investisseurs
31:53ils sont un peu perdus
31:54dans la mesure
31:54où on a des hausses de taux
31:55qui sont anticipées
31:563, 2
31:57ça dépend des jours
31:57mais derrière
31:58on a des baisses de taux
31:59qui sont repricées
32:00donc ça
32:00on me dit peut-être long
32:02sur le flou ambiant
32:04et puis pareil pour la Fed
32:05on a un scénario de non-baisse
32:06qui est maintenant
32:07le plus omniprésent
32:08mais par contre
32:09on a des baisses
32:10qui sont pricées
32:10pour plus tard
32:112027, 2028
32:12en fait
32:13globalement
32:13personne n'en sait rien
32:14c'est une pause
32:15on remet un petit peu
32:16les compteurs à zéro
32:16et puis on verra
32:17la banque centrale
32:18je pense qu'elle a
32:19c'est très fort dans son esprit
32:21le fait d'avoir été
32:22derrière la courbe en 2022
32:24d'avoir réagi trop tard
32:25par rapport aux banques centrales émergentes
32:27par rapport à la Fed
32:28etc.
32:28d'avoir été en décalage
32:29et donc il y a peut-être
32:32ce stress
32:32d'être trop tard
32:36mis en oeuvre
32:38elle n'a pas oublié
32:39toutes les critiques
32:40qu'elle a pu subir
32:43à l'occasion du choc de 22
32:44par exemple
32:45et puis on est dans un choc
32:46qui est très différent
32:47en règle numéro 1
32:48est-ce qu'on agit
32:49sur un choc exogène
32:50lié à l'offre
32:51et pas sur un choc de demande
32:52ça peut aussi peut-être
32:53répondre à la question
32:53qui était posée tout à l'heure
32:54est-ce que les entreprises
32:56ont une capacité
32:56à faire passer
32:57des hausses de coûts
32:58on n'est pas dans ce choc
33:00post-Covid
33:01de la demande
33:02précisément
33:02et pas de l'offre
33:03dans la mesure
33:04où on n'a pas
33:04une accélération
33:05de la demande
33:05qui est liée
33:06à cette demande refoulée
33:07post-Covid
33:07on est dans un autre contexte
33:08et Christine Lagarde
33:09l'a très bien reposé
33:11donc oui
33:11il cherche peut-être
33:12à ancrer
33:13les anticipations
33:13d'inflation au futur
33:15qui d'ailleurs
33:15ne dévie pas trop
33:16si on regarde
33:17les fameux break-even
33:18donc ce point implicité
33:19des bons d'accès
33:21on est à 2-3
33:22on est parti de 1-9
33:23ou 2
33:23sur le 5 ans dans 5 ans
33:25qui est une autre manière
33:26de regarder les choses
33:26en isolant un petit peu
33:27les 5 premières années
33:28qui sont un peu plus cycliques
33:29et en regardant du coup
33:30une moyenne annualisée
33:30sur les 5 années suivantes
33:31donc pour faire un truc
33:32un peu plus structurel
33:33pareil on est à 2-2
33:35enfin on n'a pas non plus de
33:35le point de départ
33:37n'est pas non plus le même
33:38on était à 1-9
33:39et puis voilà
33:39encore une fois
33:40la demande
33:40n'est pas ce qu'elle était
33:42à la réouverture
33:42des économies post-Covid
33:43comment ça se passe
33:44sur les marchés de taux
33:46et les marchés de crédit
33:47dans ce contexte-là
33:49et là aussi
33:50on parle un peu
33:51du contre-prix général
33:52sur les marchés
33:53alors sur le dollar
33:54tout dépend
33:54mais c'est vrai
33:55qu'il y avait cette baisse
33:55derrière nous
33:56qui laissait entendre
33:56que pour certains
33:58en tout cas
33:59il y avait encore de la place
33:59pour que ça baisse
34:00c'est pas ce qui se passe
34:01les marchés actions
34:02c'est les US
34:03qui tiennent le mieux
34:04aujourd'hui
34:04alors que tout le monde
34:05avait plutôt tendance
34:06à se réorienter
34:07vers d'autres zones
34:09sur les marchés obligataires
34:11tout le monde
34:12enfin il y avait
34:12un consensus très fort
34:13sur l'idée que
34:14les courbes
34:15allaient continuer
34:15de se pentifier
34:16on avait ce phénomène
34:17de pentification
34:18de courbes
34:19là on a plutôt
34:20un phénomène
34:21d'aplatissement
34:21est-ce que c'est
34:22un premier contre-pied
34:24et est-ce qu'on repart
34:25avec l'idée
34:25que les courbes
34:26vont se repentifier
34:27ou est-ce qu'il faut
34:28changer de stratégie
34:29oui effectivement
34:29est-ce que déjà
34:30on était sur la classe
34:31obligataire souveraine
34:33ou crédit
34:34et où est-ce qu'on était
34:35sur ces points de courbe
34:36qui peuvent être joués
34:38très différemment
34:39déjà sur la première partie
34:41de la réponse
34:41nous on évitait
34:42d'être trop
34:42sur le souverain
34:43le souverain cœur
34:45qui nous semblait
34:46être le plus vulnérable
34:47à des craintes
34:51liées au budget
34:52donc là on voit
34:52que c'est doublonné
34:53des craintes inflationnistes
34:54là vous actez
34:55comme beaucoup
34:55la perte de statut
34:56enfin un effritement
34:57du statut
34:58du refuge
34:58indéniable
35:00on a peu d'endroits
35:01où se cacher
35:02mais en tout cas
35:02celui-ci
35:02on l'éclipse
35:03sur la partie courte
35:04il n'y avait plus
35:04grand chose à attendre
35:06on a fait un peu
35:06comme tout le monde
35:07on a pris acte
35:08et puis on voyait
35:09plus de baisse de taux
35:09de la part de la BCE
35:11et donc il y avait
35:12ce ventre mou
35:13qui existait avant
35:15et qui n'était pas
35:15très intéressant
35:15qui était le 5-7 ans
35:17qui est redevenu
35:18attractif
35:19sachant que
35:20plus on est
35:20dans le creux
35:21de la pente
35:22plus il y a
35:22un espèce de
35:22roll down positif
35:24lié au temps
35:25qui passe
35:25et qui était
35:26un des arguments
35:27pour être positionné
35:28au milieu de la courbe
35:29bon là on a
35:30quelque chose
35:30de beaucoup plus
35:30curvaturé
35:31qu'on cave
35:32qu'avant
35:33mais voilà
35:34je pense que
35:35ça reste valable
35:36dans la mesure
35:36où sur les taux courts
35:37on ne maîtrise pas trop
35:38l'emballement
35:38qui peut exister
35:39sur les taux longs
35:40ça vient capter
35:41toute une partie
35:41des craintes
35:42maintenant doublonnées
35:43des craintes militaires
35:44en plus des craintes
35:45stagflationnistes
35:46donc voilà
35:46l'un dans l'autre
35:47on reste positionné
35:48sur le milieu
35:48sur le crédit
35:50deuxième partie
35:50de la réponse
35:51on a quand même
35:52passé plusieurs années
35:53avec des spreads
35:54si on en croit
35:55le crossover
35:56donc cet indice
35:57de CLS
35:57d'entreprises
35:58plus risquées
36:00entre 300
36:01400
36:02350 en moyenne
36:03plusieurs années
36:03post-2022
36:05bon on est au-delà
36:06des 300
36:06mais on reste
36:07sur quelque chose
36:07qui est assez contenu
36:09tant que la conjoncture
36:10elle ne part pas
36:10à la récession
36:11il y a peu de raisons
36:12de voir les taux
36:12de défaut repartir
36:13donc c'est peut-être
36:14le moment
36:15pour ceux qui auraient
36:16envie de mettre
36:17un peu du IG
36:17confortable
36:18bien noté
36:18de trouver du yield
36:21même si la partie
36:23même si la partie
36:24murité
36:24évidemment
36:25a moins dévié
36:26que le bas du panier
36:27est-ce qu'il y a un risque
36:28à nouveau de fragmentation
36:29de la zone euro
36:30ou pas
36:31à travers cette crise
36:33énergétique
36:33si c'est comme ça
36:34qu'il faut l'appeler
36:36le monde est fragmenté
36:37de manière durable
36:38de toute manière
36:38ça on est dedans
36:39je pense que c'est intéressant
36:41sur ce qu'on mentionnait
36:42sur les valeurs refuge
36:42notamment
36:43est-ce qu'on a vraiment
36:44un rôle de valeur refuge
36:45quand on a des primes
36:46d'inflation qui augmentent
36:47là on interroge
36:49le rôle de valeur refuge
36:50et c'est toute la complexité
36:52qu'on a avec le sujet actuel
36:54c'est-à-dire qu'on doit
36:55raisonner en séquence
36:56c'est-à-dire que la première
36:57séquence sera un choc
36:58inflationniste
36:58et donc la logique
36:59d'avoir cette courbe
37:01qui augmente par le long
37:02est en fait assez normale
37:03et c'est d'ailleurs
37:04un playbook assez simple
37:05la question après
37:07ça sera celle de
37:08à terme
37:09et là alors
37:10imaginons un scénario
37:11beaucoup plus long
37:12et pire
37:13c'est
37:13quelles sont les économies
37:15qui auront la capacité
37:16de résilience
37:17et d'absorber ce choc-là
37:18et là je pense qu'effectivement
37:19les valeurs refuge
37:20reviendront assez clairement
37:21pour moi la fragmentation
37:22aujourd'hui
37:23elle n'est pas
37:24à la hauteur
37:25de ce qu'on a connu
37:25pendant la crise
37:26des dettes souveraines
37:27on fait le parallèle
37:29sur les économies
37:29malheureusement
37:30c'est la France
37:31qui est aujourd'hui
37:33hors jeu
37:34par rapport aux autres économies
37:35et c'est d'ailleurs
37:36un peu ce qu'on voit
37:37et là on peut faire
37:37le parallèle
37:38avec le Covid
37:39ou avec la guerre en Ukraine
37:40certaines économies
37:41vont avoir
37:42des marges de manœuvre
37:43plus fortes
37:43pour gérer
37:44le choc énergétique
37:46et inflationniste
37:47d'autres sont
37:48dans une situation
37:48macro qui est meilleure
37:49on pense nécessairement
37:50à l'Espagne
37:51d'autres ont
37:52beaucoup plus de fragilité
37:53notamment l'Italie
37:54à la question du gaz
37:55et du Qatar
37:55donc il va y avoir
37:56plutôt un premier temps
37:58dans lequel
37:58de toute façon
37:59c'est la prime inflationniste
38:00qui va amener
38:01l'ensemble des taux
38:01et si effectivement
38:03ce choc d'offres
38:03se traduit par un choc de demande
38:05est potentiellement plus fort
38:06que ce qu'on l'imagine
38:07là la fragmentation reviendra
38:08et là effectivement
38:09il y a des énormes gaps
38:10mais qui sont en réalité
38:11déjà présents
38:12et qui existaient déjà
38:13en fait dans le pricing
38:14qu'on avait sur les taux euros
38:16ouais
38:16là au sujet des taux
38:18alors c'est vrai que
38:19face aux taux
38:20on a beaucoup regardé
38:22la dynamique de CapEx
38:23également
38:24des entreprises
38:26Alexandre
38:26et c'est vrai que
38:27on parle beaucoup
38:28d'une croissance
38:28beaucoup plus tirée
38:29par la production
38:30par l'investissement
38:31que par la consommation
38:33est-ce que là aussi
38:34il faut réviser un peu
38:35son jugement
38:36les investissements
38:37vont coûter plus cher
38:39on se posait d'ailleurs
38:39déjà la question
38:40de la rentabilité
38:41des investissements
38:41dans l'IA
38:42donc qui ne vont peut-être
38:43pas se faire demain
38:44au même coût
38:45que ce qui était planifié
38:47là aussi
38:47est-ce que les cartes
38:49vont être un peu redistribuées
38:50de ce point de vue
38:50il va y avoir un repricing
38:52globalement
38:53et on le voit d'ailleurs
38:54déjà entre la partie
38:55small cap et mid cap
38:56et large cap
38:57des capitalisations
38:58sur le marché
38:59on a vu que la partie
39:00small cap
39:00a beaucoup plus souffert
39:02dans cette phase
39:02de réinvestissement
39:02plus sensible au niveau
39:03des coûts de financement
39:04des taux d'intérêt
39:05plus risqués
39:06moins liquides
39:07coûts de financement
39:07coûts d'investissement
39:08qui sont plus élevés
39:10donc on a cette prime
39:11qui est visible sur le marché
39:13et là j'ai envie de dire aussi
39:14on déroule le scénario classique
39:15d'un phénomène
39:16risk-off sur les marchés
39:17ou dans le phénomène
39:19de hausse des taux
39:20les valeurs les plus sensibles
39:21à la hausse d'intérêt
39:22sont les plus impactées
39:23donc oui on va avoir
39:24un facteur
39:25de prise en compte
39:26de ces éléments là
39:27j'ai envie de dire
39:28ce qui est intéressant
39:29c'est qu'on rentre là
39:30dans la séquence
39:30des publications de résultats
39:31donc on va pouvoir
39:32commencer aussi
39:33à avoir des informations
39:33c'est toujours mieux
39:34qu'on soit en janvier
39:37et qu'on ait trois mois
39:37à attendre
39:38avant de commencer
39:39à sentir
39:40l'impact de cette crise
39:41et le discours
39:43les guidance
39:43des chefs d'entreprise
39:45sur les trimestres
39:47et les mois à venir
39:47on va l'avoir d'ici
39:4915, 20, 30 jours
39:50en fonction des zones
39:52des secteurs
39:52des pays
39:53donc ça permettra
39:54un petit peu
39:54de jauger
39:55ça va apporter quand même
39:56de la matière
39:57pour juger
39:57pour décider
39:58mais oui
39:59ça peut créer
40:00effectivement
40:02un repricing
40:02alors c'est vrai
40:04qu'on parle beaucoup
40:04moins d'IA
40:04depuis trois semaines
40:07mais pour autant
40:08on voit que
40:08les valeurs américaines
40:09tiennent bien
40:10le Nasdaq
40:11n'en piquait pas
40:12plus
40:12elles avaient baissé
40:13depuis octobre
40:14quand même
40:14les grandes valeurs
40:15tech américaines
40:16ne montaient plus
40:17voire baissaient
40:18depuis octobre
40:18une Microsoft
40:19elle a dû perdre
40:2030%
40:20elles avaient baissé
40:21il y a eu des phénomènes
40:22en fin janvier
40:23aussi avec tout ce qui
40:24tourne autour
40:25des éditeurs de logiciels
40:26qui avaient bien
40:26bien absorbé
40:28le risque
40:29effectivement
40:30d'un élargissement
40:32de l'IA
40:32dans des secteurs
40:33où finalement
40:33il y avait moins besoin
40:34de logiciels
40:35donc oui
40:35il y avait déjà eu
40:36un repricing
40:37ce que l'on voit
40:38c'est qu'effectivement
40:39aujourd'hui
40:39pour l'instant
40:39ça résiste plutôt bien
40:40de manière américaine
40:41de manière globale
40:42mais le secteur Nasdaq
40:43plus spécifiquement
40:44et que
40:46contrairement peut-être
40:48à d'autres classes d'actifs
40:49où finalement
40:50ce sont les vainqueurs
40:51qui ont été les premiers
40:52impactés
40:52je pense à l'or
40:53je pense à l'acier
40:56à l'argent
40:57qui ont tout de suite
40:58bien amplifié
40:59le phénomène de correction
41:00alors oui
41:01les valeurs Nasdaq
41:02avaient déjà baissé
41:03il y a eu un phénomène
41:04de suramplification
41:06de la phénomène de correction
41:07où les larges caps
41:09sont liquides
41:09et donc on se retire
41:10de ça de manière
41:12initiale
41:13ou en tout cas primordiale
41:13mais vous dites
41:14à la sortie de la crise iranienne
41:15on va se retrouver
41:16avec l'histoire du Sasmageddon
41:17enfin on va reprendre
41:18cette thématique là
41:20ou au contraire
41:21cette parenthèse géopolitique
41:23aura permis de réfléchir
41:25un peu plus à froid aussi
41:27et de réviser peut-être
41:28les jugements
41:28qu'on pouvait avoir
41:29sur la fin du logiciel
41:31elle a permis aussi
41:32d'épurer un petit peu
41:32les flux
41:33sur cette classe d'actifs
41:35donc ça permettra aussi
41:35de redessiner un petit peu
41:37la dynamique de flux à venir
41:40mais j'ai envie de dire
41:41hormis le phénomène énergétique
41:42qui continuera à impacter
41:44même si on a un baril à 100
41:45c'est plus le même
41:46qu'à 70
41:47qu'il était au début d'année
41:48et que même à 100
41:49c'est absorbable
41:50sur les 8
41:5110 prochains mois
41:53aux Etats-Unis
41:55l'économie en tant que telle
41:56qui est moins dépendante
41:58du prix du pétrole
42:00permettra effectivement
42:00de mieux s'en sortir
42:01donc c'est pour ça que
42:02en termes d'allocations d'actifs
42:05une sortie de crise
42:06plus ou moins rapide
42:07dans un phénomène de Fed
42:08qui maintiendrait les taux
42:10et qui ne relèverait pas
42:11c'est le scénario
42:11d'ici la fin d'année
42:12pour l'instant
42:13avec le même phénomène
42:14effectivement de se dire
42:15en 2027
42:15on s'attend peut-être
42:16à des baisses des taux
42:16donc là aussi
42:17ça montre bien
42:18que les investisseurs
42:19donc la zone regagne
42:20quand même
42:20en intérêt
42:21en attractivité
42:22elle regagne en intérêt
42:23ah ouais
42:23je comprends
42:24sur l'or
42:25effectivement
42:26alors tout le monde
42:28trouve des explications
42:29à la baisse de l'or
42:31déjà ça avait beaucoup monté
42:32il faut sans doute
42:33liquider les actifs
42:34qui généraient le plus
42:35de plus-value
42:36pour peut-être absorber
42:37des pertes
42:38ou des appels de marge
42:39ici et là
42:39on voit des grandes banques centrales
42:41la Turquie également
42:42qui a peut-être besoin
42:43de défendre sa devise
42:44et qui est prête
42:46à utiliser une partie
42:47de son stock d'or
42:47pour cela
42:48il y a plein de raisons
42:49concomitantes
42:50est-ce que l'or
42:51reste une thèse
42:52d'investissement
42:53telle que le marché
42:54semblait l'avoir
42:55défini
42:56avant cette crise
42:57iranienne
42:58c'est-à-dire que l'idée
42:58que c'était plus juste
42:59un actif refuge
43:00mais c'était
43:00le thème du débasement
43:02ou en tout cas
43:02le thème
43:05du laxisme
43:06peut-être budgétaire
43:07et fiscal
43:07un peu partout dans le monde
43:08la séquence de fin janvier
43:10début février
43:11a fait quand même
43:12vachement mal
43:12à un actif
43:13qui était considéré
43:13comme refuge
43:14et qu'on voit
43:15que moins 10%
43:16sur une journée
43:17ça ne peut pas forcément
43:17être considéré
43:18comme un actif
43:19stable au même titre
43:20que les autres actifs
43:22plus de volatilité
43:23sur l'or
43:23que sur les autres marchés
43:24aujourd'hui
43:25on trouve des raisons
43:26rationnelles
43:26mais sûrement
43:27qu'à 5000
43:27l'once
43:28on commence peut-être
43:28plus à se poser de questions
43:29que quand l'once
43:30était à 2000
43:313000
43:31comme étant quelque chose
43:32qu'il fallait acheter
43:33à tout prix
43:33et qui n'avait pas
43:34d'autre intérêt
43:36que potentiellement
43:37le revendre plus cher
43:38plus tard
43:39oui on trouve des raisons
43:40j'ai entendu parler
43:40de la Pologne aussi
43:41potentiellement
43:42qu'on aurait liquidé
43:43quelques positions
43:43c'est toujours des flux
43:44qui nous viennent
43:46trimestriellement
43:46quand les pays
43:47ont envie de le donner
43:47c'est-à-dire que la Chine
43:48elle communique une fois par an
43:49les pays les plus sérieux
43:51communiquent plus régulièrement
43:53mais dans tous les cas
43:54on a l'info un peu plus tard
43:55on parlait de l'Inde
43:56tout à l'heure
43:57mais les ménages indiens
43:59sont très effrayants
44:00de l'or
44:00parce que ça fait partie
44:01de la dot
44:01que la femme
44:03peut justement sortir
44:04de son patrimoine
44:06qu'elle peut garder
44:07et donc ils sont
44:08ils sont aussi impactés
44:09par ce qui va se passer
44:11pour eux dans leur pays
44:13si ça ralentit
44:13et donc mécaniquement
44:14la demande va être inférieure
44:16et puis voilà
44:16je peux aussi raisonner
44:17pour les instits
44:18qui quand on a
44:19des marchés obligataires
44:20qui ont été tellement chahutés
44:21avec des moins-values latentes
44:24on va peut-être chercher
44:25autre chose à liquider
44:26dans le cadre
44:26de repositionnement
44:28un petit peu plus défensif
44:30et ça crée un point d'entrée
44:31ou pas alors ?
44:32ça crée un point d'entrée
44:33si on n'en avait pas
44:33potentiellement
44:34ça peut être l'occasion
44:35de renforcer la ligne
44:37en revanche
44:37si on a déjà
44:38quelque chose
44:38de cœur de portefeuille
44:39qui peut représenter
44:404-5%
44:41je pense qu'il faut toujours
44:42il faut toujours garder en tête
44:43que ça reste un actif diversifiant
44:45mais c'est pas
44:47ça peut pas constituer
44:48la majeure partie
44:49d'un portefeuille
44:49c'est peut-être le moment
44:50d'en mettre
44:50si on n'en avait pas avant
44:51et peut-être continuer
44:52sur le rationnel
44:53qui prévalait l'année dernière
44:54d'accord avec ça
44:55exemple
44:55rapidement
44:56on a rentré
44:58des commodities
44:59de manière large
45:00début janvier
45:01dans les portefeuilles
45:01donc ça a été
45:02une vraie manière
45:03de couvrir
45:04le risque
45:05non pas le risque
45:06pressenti
45:07mais en tout cas
45:07le risque géopolitique
45:08l'or on l'avait sorti
45:09à 5500
45:09fin janvier
45:11quasiment sur les rebonds
45:12sur la dernière
45:14spirale
45:15aussi hier
45:15pour l'instant
45:16effectivement
45:17on était prêt
45:18à en remettre hier
45:18mais Trump a tweeté
45:20un petit peu trop
45:20bon
45:22merci beaucoup
45:23à vous trois
45:23en tout cas
45:23d'avoir été avec nous
45:25pour décrypter à chaud
45:26évidemment
45:26ce qui capte
45:27l'attention
45:28des marchés globaux
45:29et des investisseurs
45:30un peu partout
45:30dans le monde
45:31évidemment
45:31cette troisième semaine
45:33enfin cette quatrième semaine
45:34maintenant de crise
45:35dans le golf
45:36Antoine Ternon était avec nous
45:38à Piscille Asset Management
45:39Léa Daufast
45:40TAC Economics
45:41et Alexandre Attal
45:42Russell Investment France
45:54Le dernier quart d'heure
45:55de SmartBourg
45:56chaque soir
45:56c'est le quart d'heure
45:57thématique
45:57et comme souvent
45:58régulièrement
45:59dans ce dernier quart d'heure
46:00nous plongeons
46:01dans l'univers
46:02des actifs non cotés
46:03du private equity
46:04en l'occurrence
46:05pour évoquer
46:06l'enjeu
46:07des levées de fonds
46:08et l'apparition
46:09ou la réapparition
46:10de ce qu'on appelle
46:12les fonds zombies
46:13dans cet univers
46:14du capital investissement
46:16Oriane Durvie
46:16est à mes côtés
46:17pour évoquer ce sujet
46:18managing partner
46:19au sein de la banque
46:20d'affaires à l'entra
46:21bonsoir Oriane
46:22on s'agrément
46:23merci beaucoup
46:23d'être avec nous
46:24on va expliquer
46:25ce que sont que
46:25les fonds zombies
46:26bien sûr
46:26même si le nom
46:27parle déjà
46:28de lui-même
46:29mais je voulais
46:30qu'on revienne
46:31quand même
46:31sur ce qui est
46:32un des principes fondateurs
46:33du private equity
46:34l'idée que le capital
46:35doit tourner
46:36pour lever
46:37un nouveau fonds
46:38quand je suis
46:39gestionnaire d'actifs privés
46:40il faut d'abord
46:41que je réalise
46:42de la performance
46:42et que je rende
46:43une partie de cette performance
46:45à mes investisseurs
46:46aux fameux
46:47LPs
46:48et de ce point de vue là
46:49il y a quelque chose
46:49qui s'est quand même
46:50un peu grippé
46:51dans le marché
46:51depuis deux ou trois ans
46:52maintenant Oriane
46:53quel est le constat
46:54qu'on peut dresser
46:55de cette mécanique
46:56un peu moins fluide
46:57il faut le dire
46:57tout à fait
46:58vous avez raison
46:59donc effectivement
47:00pour lever
47:00il faut rendre
47:01de la performance
47:02aux LPs
47:03et aujourd'hui
47:04il y a trois raisons
47:05qui fait qu'il est difficile
47:06pour les gérants
47:06de rendre de la performance
47:07aux LPs
47:08la première
47:09c'est l'environnement
47:11économique, politique
47:12et géopolitique ambiant
47:13qui fait que les sociétés
47:15sont souvent
47:16sous leur business plan
47:17donc le plan d'affaires
47:18qui avait été écrit
47:18au moment de l'acquisition
47:19et qui avait permis
47:20au fond de calculer
47:21le multiple
47:22qu'ils pouvaient espérer faire
47:23donc soit en chiffre d'affaires
47:24ou en EBITDA
47:25les sociétés sont
47:26relativement souvent
47:27aujourd'hui en sous-performance
47:28pour des raisons
47:29plutôt exogènes
47:30la deuxième chose
47:31c'est le multiple de sortie
47:34puisque le prix de sortie
47:35c'est le multiple
47:36fois l'EBITDA
47:37pour faire simple
47:37parfois c'est le chiffre d'affaires
47:38mais c'est le multiple
47:39fois l'EBITDA
47:39aujourd'hui les multiples
47:41sont historiquement faibles
47:43si on suit l'indice Argos
47:45qui est assez parlant
47:46pour les PME européennes
47:47aujourd'hui il est à 8,3
47:50là où au pic en 2021
47:52il avait été à 11,6
47:54et j'en viens au troisième problème
47:56c'est que les sociétés
47:57qui devraient sortir
47:58aujourd'hui des portefeuilles
47:59sont les sociétés
48:00qui par construction
48:01sont rentrées
48:02entre disons 2019 et 2020
48:04et entre 2019 et 2020
48:06ou 2021
48:07les fameux multiples Argos
48:10qui font référence
48:11étaient entre 10 et 11,6 fois
48:13donc ça veut dire
48:13qu'aujourd'hui
48:14on a des EBITDA
48:15qui sont à la peine
48:16des multiples
48:17qui sont plus faibles
48:17que ce qu'ils ont été
48:18historiquement
48:19et donc par construction
48:20il est difficile
48:21pour les fonds d'investissement
48:22d'arriver à retourner
48:23à faire 2 fois
48:24ou même 1,8 fois la mise
48:26et de retourner
48:27ce qu'ils espéraient
48:29retourner aux investisseurs
48:29une des grandes différences
48:31entre le monde
48:322019-2020
48:33et le monde d'aujourd'hui
48:34c'est qu'on avait
48:35des taux zéro
48:35voire négatifs
48:36et qu'aujourd'hui
48:38c'est plus du tout le cas
48:39on a des taux réels
48:40bien positifs
48:41et des courbes de taux
48:42bien plantues
48:42non mais je veux dire
48:43le business model
48:44ou le modèle d'affaires
48:45du private equity
48:46c'est quelque chose
48:47qui compte
48:47et qui explique
48:48une partie de cette situation
48:49c'est vrai
48:50alors l'ABCE
48:50a quand même fait des efforts
48:51pour ajouter ces taux directeurs
48:52mais malgré tout
48:53c'est compensé aussi
48:54par l'augmentation
48:55de la prime de risque
48:55puisqu'on voit que même
48:57sur les obligues d'Etat
48:58les obligues européennes
49:00les taux sont plus élevés
49:03qu'ils n'étaient
49:03et c'est une manière
49:05de factoriser
49:06en fait
49:06l'appréciation
49:07enfin l'inquiétude
49:08la montée de l'inquiétude
49:09sur la pérennité
49:11du système financier
49:12ce manque de performance
49:14des sociétés en portefeuille
49:16cette difficulté
49:17à les sortir
49:17du portefeuille
49:19à les vendre correctement
49:20j'entends
49:21Auriane
49:21qu'est-ce que ça génère
49:23comme conséquence
49:24notamment
49:25dans ce marché
49:26des levées de fonds
49:28alors ça a plusieurs conséquences
49:29la première
49:30c'est l'allongement
49:31de la durée moyenne
49:32de levées
49:33donc en 2000
49:34pour les fonds
49:35qui se sont clôturés
49:36qui ont atteint
49:36leur hard cap
49:37en 2025
49:39la durée moyenne
49:39de levées
49:40a été de 23 mois
49:41d'accord
49:42là où en 2021
49:43alors en 2024
49:44c'était encore pire
49:45ça avait été 27 mois
49:46donc pour les fonds
49:46qui ont clôturé en 2024
49:48et en 2021
49:50là c'était 16 mois
49:52donc ça a singulièrement
49:53augmenté
49:54ça c'est la première
49:55conséquence
49:56la deuxième conséquence
49:58c'est la polarisation
49:59du marché
50:00parce qu'en fait
50:01tout le monde
50:01n'est pas
50:02tout le monde
50:02n'est pas perdant
50:03tout le monde
50:03n'est pas à la peine
50:04c'est plus difficile
50:04pour tout le monde
50:05mais on voit quand même
50:06qu'il y a une
50:08une vraie polarisation
50:09du marché
50:09avec des gagnants
50:10alors les gagnants
50:11qui sont-ils
50:11ce sont les géants
50:13c'est-à-dire
50:14en partie
50:15pas tous les géants
50:15il y a des gens
50:16qui souffrent
50:16mais quand même
50:17les gros fonds
50:18qui sont multi-stratégie
50:19multi-pays
50:20tirent très bien
50:21leur épingle du jeu
50:23en Europe
50:24aujourd'hui
50:24on a trois fonds
50:25qui ont plus de
50:26200 milliards
50:27de dollars d'actifs
50:28sous gestion
50:29donc il y a
50:29Equity
50:30qui est un fond nordique
50:31qui était déjà là
50:34depuis quelques mois
50:34mais l'on rejoint
50:36Ardian et CVC
50:37d'accord
50:38aucun français
50:38un anglo-saxon
50:39un nordique
50:40parce que les géants
50:41généralement
50:41c'est l'apanage
50:42des anglo-saxons
50:42vous nous montrez
50:43qu'en tout cas
50:44sur le plan européen
50:45il y a de la place
50:46pour des géants
50:46qui ne sont pas
50:47que des géants
50:48anglo-saxons
50:48exactement
50:49et ceux-là
50:49ont été actifs
50:50Ardian a fait
50:51en 7 ans
50:53118 deals
50:54118 entrées
50:56Equity 81
50:57CVC
50:57je ne sais pas
50:58donc il y a un côté
50:58Big is Beautiful
50:59ça rassure
51:00d'avoir ces plateformes
51:02multi-stratégies
51:03avec des tailles d'encours
51:05significatifs
51:06elles ont du track record
51:07elles permettent aux institutionnels
51:09de placer dans plusieurs poches
51:10et donc d'une certaine manière
51:11aussi de mitiger le risque
51:12et elles sont
51:14multi pays
51:14donc elles offrent un reach
51:15enfin ce qu'on joue
51:16c'est le risque mondial
51:17est-ce qu'il y a de la place
51:18pour d'autres
51:21gestionnaires d'actifs
51:22privés
51:22qui ne seraient pas
51:23ces géants
51:24ces plateformes
51:25multi-stratégies
51:25qui seraient peut-être
51:26plus des boutiques
51:27comme on dit
51:28oui alors heureusement
51:29il y a de la place
51:29pour d'autres
51:31et d'ailleurs
51:31on a des français
51:32qui tirent extrêmement bien
51:33leur épingle du jeu aussi
51:34sur des thématiques spécialisées
51:36par exemple
51:37je ne sais pas si on prend
51:38Jolt Capital
51:38qui est un fonds de grosses
51:41spécialisées en tech
51:42et ils ont eu
51:43un parcours remarquable
51:44leur fonds
51:45le nouveau fonds levé
51:45a déjà atteint
51:47660 millions
51:48il y a un
51:49pour le premier closing
51:50il y a un hard cap
51:50un milliard
51:51et ils sont en passe
51:52d'y arriver
51:52là où le fonds précédent
51:54enfin c'est le même fonds
51:55mais génération précédente
51:56faisait 360 millions
51:57et ça c'est quoi
51:58la spécialité
51:58l'expertise des équipes
52:00sur quelques sujets
52:02niches
52:03une thèse un peu différenciante
52:05une grande discipline
52:05d'investissement
52:07et des bonnes performances
52:08donc ça ça marche
52:09avec ces caractéristiques là
52:11on arrive à attirer
52:12des nouveaux LPs
52:14ou en tout cas
52:14des LPs
52:14qui sont prêts
52:15à en remettre
52:15dans les nouveaux millésimes
52:17il y a une question
52:18de positionnement
52:18c'est à dire
52:19avoir un gros
52:20tech fund français
52:22il y a des institutionnels
52:23français mais pas que
52:24que ça attire
52:25bien sûr
52:25et des anglo-saxons
52:26même peut-être
52:27pas que français
52:28bon ça c'est les gagnants
52:30les gagnants de cette
52:31polarisation du marché
52:32si on en vient aux perdants
52:34et donc aux fonds zombies
52:37comment caractérise justement
52:38ces perdants
52:39et plus précisément
52:40les fonds zombies
52:41dont vous nous parlez
52:42alors les fameux fonds zombies
52:43d'abord
52:44la dénomination est évidemment
52:46assez péjorative
52:47oui
52:48c'est pas très sympa
52:50donc les fonds zombies
52:51enfin d'abord c'est un concept
52:52qui est plutôt américain
52:53au début c'est les Zambi Fund
52:55aux US
52:56et on désigne par fonds zombies
52:57les fonds qui vivent
52:59de leur commission de gestion
53:01parce que bon
53:02il y a deux modes
53:03de rémunération des fonds
53:04les commissions de gestion
53:05donc sur les actifs
53:06sous management
53:07et il y a les commissions
53:08de performance
53:09le fameux Carid
53:10Carid Interest
53:11qui dit qu'à partir du moment
53:12où on a franchi le hurdle
53:13donc un certain seuil
53:16la société de gestion
53:17prend une partie importante
53:19de la surperformance
53:20donc souvent les commissions
53:21de gestion
53:21c'est 2% des actifs
53:23sous management
53:24la commission de performance
53:25ça va être 20%
53:26de ce qui est au-dessus
53:27du hurdle de 8%
53:27à partir d'un certain niveau
53:28donc normalement
53:30la commission de performance
53:31est très significative
53:33mais dans un contexte
53:34où on est rentré cher
53:35où les sorties
53:36ne sont pas évidentes
53:38on peut être tenté
53:40finalement
53:41et sur laquelle
53:42en fait dans un cas
53:43où on se dit
53:44que le Carid
53:44ne va pas être
53:45exceptionnel
53:46de se dire
53:47je garde mes commissions
53:48de gestion
53:48le plus longtemps possible
53:49et donc en fait
53:50je ne vends pas
53:52c'est pour ça
53:52que la connotation
53:53est péjorative
53:53parce que ce serait
53:54finalement le fonds
53:54qui se désolidariserait
53:57en termes d'alignement
53:58d'intérêt
53:58de ses souscripteurs
54:00c'est-à-dire qu'à un moment
54:01ça devient une situation
54:03alors c'est une situation
54:04subie
54:04mais à un moment
54:05c'est une volonté aussi
54:06de ne pas réaliser
54:08de moins-value
54:09parce que j'imagine
54:09que la sortie est difficile
54:10donc on préfère garder
54:12l'actif en portefeuille
54:13quitte comme vous le dites
54:14à se désaligner
54:15en termes d'intérêt
54:16par rapport au porteur de part
54:17il y a deux choses
54:17il y a effectivement
54:18ne pas extérioriser
54:19de moins-value
54:20parce que là
54:20une fois que c'est extériorisé
54:21c'est cranté
54:22il n'y a plus d'espoir
54:23de se refaire
54:24et puis aussi le fait
54:25que si on vend tout le portefeuille
54:26on n'a plus de commission de gestion
54:27et s'il y a eu des moins-values
54:28on ne pourra pas relever
54:29donc ce sont les fonds
54:31qui évitent de signer
54:32leur propre mort
54:32mais en fait
54:33des vrais fonds zombies
54:35il n'y en a pas tant que ça
54:36je pense qu'il y a
54:36une exception plus large
54:37aujourd'hui c'est un peu
54:38à la mode
54:39il y a plein d'articles
54:40là-dessus
54:40mais plus largement
54:41en fait
54:41aujourd'hui
54:42ce qu'on désigne
54:43par fonds zombies
54:44un peu à tort
54:45à mon avis
54:45c'est des fonds
54:46simplement
54:46qui ont en portefeuille
54:49des participations
54:50qu'ils ont depuis plus longtemps
54:52que la durée normale
54:53de détention
54:53et qu'ils n'ont pas réussi
54:55à relever
54:56sans qu'il y ait forcément
54:57un souhait particulier
54:59de se désaligner
54:59du LP
55:00même si à la fin
55:01effectivement
55:01c'est la conséquence
55:03mais grosso modo
55:04c'est des fonds
55:06qu'est-ce que ça représente
55:09et est-ce qu'on peut dire
55:11que c'est des fonds
55:11effectivement
55:12qui n'ont pas réussi
55:13à lever de fonds
55:14au moins depuis le Covid
55:15est-ce que c'est ça
55:15un fonds zombie
55:17aujourd'hui
55:17tel qu'on peut l'admettre
55:18depuis 2020
55:19et ça représente quoi
55:21à marcher aujourd'hui
55:22c'est très difficile à dire
55:23en France
55:24en Europe
55:24il n'y a pas de suivi
55:25aux Etats-Unis
55:25c'est très suivi
55:27mais ce n'est pas le cas
55:29chez nous
55:29ce qu'on peut dire
55:30c'est une statistique
55:32pitchbook
55:33c'est que si on regarde
55:33les 20 plus grosses
55:35sociétés de capital
55:36investissement
55:37dites zombies
55:38c'est-à-dire
55:38qui n'ont pas levé
55:39enfin dites zombies
55:41ou définies
55:42de la manière suivante
55:42qui n'ont pas levé
55:43depuis 2020
55:44de fonds flagship
55:45il y en a qui ont levé
55:46mais qui en fait
55:46se sont réinventées
55:47dans une stratégie small cap
55:48ou qui ont fait
55:49un fonds de continuation
55:49j'entends
55:50mais celles qui n'ont pas
55:51levé de fonds flagship
55:52donc il y a
55:53les 20 plus grosses
55:54qui font plus de
55:55qui ont des fonds
55:56de plus d'un milliard
55:57là-dedans
55:58il y en a 5
55:58qui sont européennes
55:59d'accord
56:00donc c'est quand même
56:01un phénomène
56:01qui est aujourd'hui
56:02essentiellement américain
56:03alors qui correspond aussi
56:03à la répartition
56:04du private equity
56:05pour la France et l'Europe
56:06oui on a beaucoup
56:07maintenant on a tous
56:07ce chiffre en tête
56:09il y a plus de boutiques
56:10de private equity
56:11que de McDonald's
56:11aux Etats-Unis
56:12voilà
56:12pour montrer que
56:13c'est un secteur
56:15plus que mature
56:15là-bas aux Etats-Unis
56:18quelle solution
56:19pour se dézombifier
56:21Oriane
56:22les solutions
56:23pour se dézombifier
56:25il y a d'abord
56:26le fonds de continuation
56:27les gérants font preuve
56:29de créativité
56:30pour essayer de se sortir
56:31de cette situation
56:31se sortir de cette situation
56:33voulant dire
56:33à la fois survivre
56:34et ne pas
56:36trop décevoir
56:37les investisseurs
56:38donc il y a d'abord
56:39le fonds de continuation
56:40qui est en fait
56:40le fait de structurer
56:41donc un nouveau véhicule
56:43avec éventuellement
56:44des LP différents
56:45que le fonds principal
56:46que le fonds principal
56:47va vendre
56:48l'actif
56:49et souvent ce sont
56:49des bons actifs d'ailleurs
56:50qui sont mis dans
56:51les fonds de continuation
56:51c'est ce qui est mis en avant
56:52mais ça permet
56:53de continuer à sécuriser
56:55des commissions
56:55même si le taux de commission
56:57sur les fonds de continuation
56:58est plus faible
56:58et en même temps
56:59de rendre de la liquidité
57:00aux investisseurs
57:01les plus pressés
57:02du fonds principal
57:03et l'autre solution
57:05qui est moins bonne
57:07que le fonds de continuation
57:08parce que le fonds de continuation
57:09on garde quand même
57:09le fonds principal
57:10on y ajoute un fonds de continuation
57:12c'est le deal by deal
57:13c'est à dire
57:13en fait c'est de dire
57:14aux investisseurs
57:15si vous me faites
57:16moins confiance qu'avant
57:18regardez par vous-même
57:19et transaction par transaction
57:20venez investir
57:21d'accord
57:22donc on prend chaque société
57:24du fonds c'est ça
57:24et est-ce que là
57:25il y a de la place
57:26pour est-ce que vous avez envie
57:27d'en remettre ou pas
57:28c'est ça
57:28alors c'est pas chaque société
57:29du fonds
57:29c'est
57:30j'ai plus d'argent
57:31à déployer sur le fonds
57:33mais en tant que société
57:34de gestion
57:35il me reste un savoir-faire
57:36de trouver les bonnes opportunités
57:37et de faire les deals
57:37et donc deal par deal
57:39je vous présente une opportunité
57:41et si vous y croyez
57:41venez mettre
57:43de l'argent
57:44merci beaucoup
57:44merci d'être venu nous éclairer
57:46sur cet univers du private equity
57:48on en parle régulièrement
57:49vous l'avez compris
57:50le cercle s'est un peu abîmé
57:53cette question des levées de fonds
57:55devient cruciale
57:56pour bon nombre
57:57de certains gestionnaires d'actifs
57:59en tout cas
57:59et nous parlions à cette occasion
58:00avec vous
58:01des fonds zombies
58:03vous avez pu nous éclairer
58:04sur ce sujet
58:05Auriane
58:05vous êtes managing partner
58:07chez Alantra
58:08Auriane Durvi
58:09qui était l'invité
58:09de ce dernier quart d'heure
58:10de SmartPance
58:11merci beaucoup
58:11merci beaucoup
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