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  • il y a 11 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va reprendre le fil des événements internationaux et de la guerre.
00:04On en est au 27e jour de guerre.
00:06Ça va se terminer bientôt.
00:07Qui le dit ? C'est Donald Trump.
00:09Une nouvelle fois lors d'une conférence à Washington, à la Maison Blanche.
00:13L'Iran admet sa défaite.
00:14Qui le dit ? C'est Donald Trump.
00:16Que dit-il encore le président des États-Unis ?
00:18Qu'il le supplie les Iraniens de négocier.
00:20On l'écoute.
00:23Juste pour être clair, car j'ai lu le Wall Street Journal et ses fake news
00:27disant que je veux conclure l'accord.
00:28Ce sont les Iraniens qui nous supplient pour trouver un accord.
00:32Pas nous.
00:32Ils nous supplient.
00:34Et toutes les personnes qui ont vu ce qu'il se passe
00:37comprennent pourquoi ils veulent que nous trouvions un accord.
00:40Mais ils viennent dire, non, nous ne négocions pas.
00:43Mais tout le monde peut comprendre à quel jeu ils jouent.
00:45Ils sont très intelligents et de très bons négociateurs.
00:48Ils savent s'y prendre.
00:49Ils nous supplient de trouver un accord.
00:51Je ne sais pas si nous y arriverons.
00:53Ils auraient dû essayer il y a déjà des semaines.
00:55Ils auraient dû le faire il y a deux ans.
01:00Antoine Ellard est à Washington pour BFM TV.
01:03Donc on sent bien un Donald Trump dans la communication aussi
01:06qui a hâte que ça se termine.
01:08En fait, il presse l'Iran.
01:10C'est l'impatience qui domine à la Maison-Blanche.
01:16Oui, exactement.
01:17L'impatience et aussi l'agacement face au traitement médiatique de la guerre.
01:20Vous avez entendu Donald Trump qui s'en prend au Wall Street Journal.
01:23Et il s'en prend aussi à d'autres médias qui, estiment-ils,
01:27dressent un portrait trop négatif de la guerre.
01:28Surtout la presse américaine explique que Donald Trump cherche à tout prix
01:31une porte de sortie le plus rapidement possible pour éviter que cette guerre devienne un bourbier.
01:35Et aujourd'hui, Donald Trump tient à montrer qu'il est en contrôle de la situation.
01:39Ce ne sont pas les États-Unis qui veulent négocier.
01:42Ce sont les Iraniens, dit-il.
01:43Il nous supplie de conclure un accord.
01:45Donald Trump veut montrer qu'il a le contrôle aussi
01:47en disant qu'il discute avec les bonnes personnes en Iran.
01:50Alors qu'on ne sait pas exactement quels sont les interlocuteurs des Américains.
01:53Est-ce que ce sont vraiment des personnes qui ont le pouvoir de prendre des décisions ?
01:56Trump dit que oui, il en veut pour preuve ce cadeau qui lui a été fait.
02:00Il dit que les Iraniens avec lesquels ils discutent
02:02ont laissé passer 10 navires dans le détroit d'Hormuz
02:04en signe de leur bonne volonté et surtout de leur capacité
02:08à prendre des décisions, à peser sur ce qui se passe en Iran.
02:11Dans le même temps, Donald Trump aussi agite une sorte de menace.
02:14Il dit pendant cette réunion de Conseil des ministres
02:15que saisir le pétrole iranien, c'est une option.
02:19On peut y lire entre les lignes.
02:20Une menace de saisir l'île de Karg, cette île ultra stratégique pour les Iraniens
02:24par laquelle transite 90% du pétrole.
02:26On sait que ça fait partie des plans américains, des plans théoriques en tout cas
02:30et que dans cette optique, Donald Trump a ordonné l'envoi de renforts supplémentaires
02:34des Marines, des parachutistes qui seront sur zone d'ici la fin de semaine
02:38même si pour le moment, Donald Trump n'a pas encore pris de décision finale
02:41sur le fait de déployer ou non des troupes au sol.
02:45Antoine Ellard à Washington pour BFM TV.
02:47Justement, Antoine vient de l'évoquer, ces parachutistes, ces Marines
02:50que l'Amérique envoie sur place, sûrement pour une opération terrestre.
02:54Alors, avec le général Pellistrandi, maintenant on va voir à qui a-t-on affaire,
02:59de qui parle-t-on quand on dit Marines et parachutistes, général ?
03:02Alors, les Marines, c'est une branche très spéciale qui appartient plus ou moins
03:09à l'US Navy, mais qui est totalement autonome.
03:13Les parachutistes, c'est l'US Army, c'est l'armée de terre.
03:17Et il faut bien voir que l'unité qui va être envoyée, la 101ème Airborne,
03:22c'est la division parachutiste mythique.
03:26Pourquoi ?
03:28Elle a fait d'abord la Première Guerre mondiale en 1917 en France,
03:32notamment en Saint-Millet.
03:33Et ensuite, elle va faire, et ça c'est extrêmement important,
03:37c'est celle qui fait le débarquement, le 10D en Normandie,
03:41Sainte-Mère-l'Église.
03:42Tout le monde a, lire en mémoire, c'est notamment le film Le jour le plus long,
03:47eh bien, Sainte-Mère-l'Église, c'est la 101ème Airborne.
03:49Et donc, cette unité, donc il y aurait 3 000 hommes qui seraient envoyés,
03:53eh bien voilà, on peut la larguer de nuit.
03:55Vous voyez, on voit toutes ces petites coupoles,
03:57ce sont des parachutistes, et ça, ils sont largués de nuit.
04:00Et ça, c'est un élément qui est très important pour obtenir la surprise.
04:04On ne largue pas des parachutistes en plein jour.
04:07Vous voyez, et on voit bien, ce sont donc des soldats extrêmement aguerris.
04:12La seule problématique des parachutistes, c'est qu'ils ne peuvent pas tenir très longtemps sur le terrain.
04:16Il faut après aller donc les compléter.
04:20Pourquoi ? Parce que le parachutiste, on le voit, on le distingue.
04:23Il a toute sa maison sur le dos.
04:25C'est son sac à dos.
04:26Mais ça, c'est un élément qui est extrêmement important.
04:29Et donc, c'est un effet de surprise qui est vraiment extrêmement utile
04:33si vous voulez faire une opération coup de poing.
04:36Donc, ne serait-ce que de dire, nous allons envoyer la 101ème Airborne,
04:40c'est déjà un signal qui est envoyé aux Iraniens.
04:43Est-ce que ça peut participer du coup fatal que des médias américains ont évoqué aujourd'hui,
04:50le coup fatal que les États-Unis pourraient porter à l'Iran ?
04:53La question, c'est de savoir qu'est-ce qu'on appelle le coup fatal.
04:55Larguer des parachutistes, alors vous voyez, là, ce sont les véhicules qui arriveront après
04:59parce que ces véhicules-là, vous ne les larguez pas d'un avion.
05:03Il faut, en fait, saisir un terrain pour pouvoir poser ces moyens.
05:07Bon, mais en tout état de cause, la question, c'est qu'est-ce qu'on appelle ce coup fatal
05:11?
05:11Le problème, c'est que chaque semaine, Donald Trump ou son secrétaire d'État, Pitexed,
05:15disent qu'on va mettre le coup fatal, le dernier coup aux Iraniens.
05:19Une chose est sûre, c'est que les parachutistes ont une capacité, effectivement, de frappe.
05:24Et ça, c'est un élément qui est extrêmement important, un élément de surprise.
05:28Donc, ça contribue, en quelque sorte, à dissuader ou, en tout cas, obliger les Iraniens à discuter.
05:35Merci, Général Pellistrandi.
05:37Thierry Arnault, revenons sur les propos, aujourd'hui, de Donald Trump et de son émissaire américain,
05:42Whitcoff, qui confirme qu'il y a bien un plan en 15 points.
05:46Whitcoff qui nous dit que les signaux sont forts, signaux forts que l'Iran veut trouver un accord.
05:51Oui, le plan qui a été soumis aux Iraniens par l'intermédiaire du Pakistan,
05:55qui joue un peu le rôle d'intermédiaire et de négociateur dans cette affaire.
05:59Donc, il y a quatre axes essentiels dans les 15 propositions américains.
06:02D'abord, l'Iran doit accepter de se débarrasser de toute capacité nucléaire militaire,
06:08de rendre son stock Nuranum enrichi, de détruire, de mettre hors service toutes ses installations,
06:14de permettre, évidemment, autant que nécessaire, toutes les inspections pour continuer à surveiller ce qui se passe sur son sol.
06:21Deuxièmement, anéantir aussi le reste de ses capacités militaires,
06:24notamment en matière de missiles, ne plus pouvoir menacer ses voisins à la région
06:28et, évidemment, par définition, ne plus pouvoir équiper un missile de tête nucléaire.
06:33Le troisième point, c'est tous les relais de l'Iran dans la région
06:37qu'il faut cesser de soutenir militairement, financièrement, logistiquement,
06:41ce que l'on appelle les fameux proxys, le Hezbollah, le Hamas, les outils au Yémen.
06:45Et puis, le quatrième point, évidemment, c'est de permettre le retour d'une circulation complète et sûre dans le
06:52détroit d'Hormuz.
06:53Voilà l'architecture du plan américain, qui, dans sa forme initiale, est évidemment rejetée par l'Iran,
06:58qui réclame de son côté des compensations, qui réclame de conserver une armée,
07:05qui réclame de conserver la main sur le détroit d'Hormuz.
07:07En fait, on est d'un côté comme de l'autre dans une forme de posture.
07:10C'est une sorte de position de départ d'un côté comme de l'autre.
07:14– Négocier, ça prend du temps.
07:16– Bien sûr.
07:17– C'est en contradiction avec la volonté d'en finir vite.
07:20– Oui, complètement.
07:20– Il y a deux calendriers qui se télescopent.
07:22– Oui, absolument.
07:23Et on a entendu encore, dans la bouche de Donald Trump, cet après-midi à la Maison-Blanche,
07:29comme toujours chez lui, finalement, une sorte de mélange de constance et de contradiction.
07:33La constance, c'est qu'effectivement, il veut en finir rapidement.
07:36On le sait depuis le début.
07:37Et la Maison-Blanche a cessé de le répéter.
07:39Elle a même fixé un horizon dans le temps,
07:41puisqu'elle nous a expliqué que la partie militaire de ce conflit,
07:44enfin le conflit lui-même d'ailleurs, devait durer de 4 à 6 semaines.
07:47Vous voyez qu'on est sur le point d'entamer…
07:48– Il a dit tout à l'heure que l'opération militaire était extrêmement en avant sur le calendrier.
07:52– Oui, donc en toute logique, elle devrait être d'un jour à l'autre
07:56sur le point d'être complètement terminée,
07:57ce qui est en contradiction totale avec le fait
07:59qu'on est en train d'envoyer des troupes au sol qui ne sont pas encore arrivées.
08:03Et puis parmi les contradictions qu'on peut relever,
08:05je ne vais pas vous faire la liste parce qu'elle pourrait être assez longue,
08:06mais il nous explique d'un côté que les Iraniens sont des négociateurs difficiles
08:11et totalement coriaces,
08:13et de l'autre qu'ils sont en train de supplier les Américains
08:15de faire la paix tout de suite parce qu'ils sont complètement aux abois.
08:18On ne voit pas très bien comment on peut être les deux à la fois.
08:20– Alors justement, puisque vous parlez des négociations,
08:21on va retrouver Boris Karlamov en direct de Doha.
08:24Doha, c'est au Qatar, c'est la capitale.
08:26Parce que du côté des pays du Golfe,
08:29Boris, on aimerait bien entrer dans ce jeu des négociations ?
08:33– Absolument, puisqu'au 27e jour de guerre et pour la toute première fois,
08:39le Conseil de coopération du Golfe indique que les pays du Golfe
08:43veulent être impliqués dans les discussions entre les États-Unis et l'Iran
08:48pour mettre fin à cette guerre.
08:50En début de semaine, souvenez-vous,
08:51le porte-parole qatarie des affaires étrangères
08:54a tenu une conférence de presse ici à Doha
08:57en indiquant que le Qatar soutenait tous les efforts diplomatiques
09:01pour, je cite, mettre fin à la guerre,
09:03mais tout en n'y participant pas de manière directe.
09:07Ce même conseil qui affirme que l'Iran a dirigé plus de 85%
09:13de ses attaques contre les pays du Golfe,
09:16une annonce qui intervient alors que cela fait maintenant
09:18une semaine jour pour jour que le Qatar a retrouvé une certaine stabilité,
09:22une semaine que nous n'avons pas eu d'alerte antimissile,
09:26une semaine que nous n'avons eu aucune alerte anti-drone.
09:30La vie qui a désormais repris ici,
09:32les cours ont repris dans les établissements scolaires,
09:36les entreprises privées ont mis fin au télétravail
09:38et depuis hier, tous les événements sur la voie publique sont à nouveau autorisés.
09:43En revanche, la riposte iranienne se poursuit dans les pays limitrophes
09:47comme par exemple aux Émirats arabes unis
09:49où depuis ce matin, pas moins de 15 missiles balistiques
09:52et 11 drones en provenance d'Iran ont été interceptés par le système de défense ARN.
10:00Et puis au Koweït également, il y a eu de nombreux missiles,
10:02de nombreux drones qui sont tombés dans une zone de non-menace.
10:08Voilà ce que déclarent ce soir les autorités.
10:10Il n'y a donc eu aucun dommage à signaler.
10:12Le Qatar qui est donc désormais épargné par cette riposte iranienne.
10:17Quand on interroge les autorités à ce sujet pour tenter d'en savoir plus,
10:22pourquoi le Qatar est-il épargné ?
10:23Eh bien, nous n'avons aucune réponse de la part des autorités qataris.
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