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  • il y a 14 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:01La suite de notre édition spéciale et à l'instant au 54e jour de guerre, on apprend que Donald Trump
00:08parle de nouveau de négociations qui pourraient reprendre dès vendredi.
00:13C'est en tout cas un SMS qu'il a envoyé à nos confrères de New York Post. Nous allons
00:16tout de suite à Washington retrouver Laurence Haim.
00:20Bonsoir Laurence. Donc dernière information concernant ces négociations, peut-être vendredi.
00:29Absolument. Et c'est ce que Donald Trump, dans une communication encore une fois tout à fait extraordinaire au sens
00:35étymologique du mot, dit à nos confrères du New York Post.
00:39C'est une journaliste accréditée à la Maison Blanche qui lui a envoyé ce texto en lui disant est-ce
00:44qu'il va y avoir des négociations et éventuellement un cessez-le-feu dans les 36 à 72 heures.
00:50Et Donald Trump répond c'est possible en signant DJT. Comprenez, Donald Junior Trump, il adore signer comme ça.
01:00Alors encore une fois, pour que vous compreniez bien si vous prenez l'antenne, c'est une communication tout à
01:06fait inhabituelle.
01:07Pas de briefing à la Maison Blanche, pas de briefing au département d'État, pas de briefing au Pentagone.
01:13Silence absolu. Il n'y a aucune fuite de l'équipe proche de Donald Trump.
01:18Ce qu'on sait quand même lorsqu'on téléphone à des gens qui ne veulent absolument pas vous donner leur
01:23nom, mais qui savent un peu ce qui s'est passé hier dans la West Wing,
01:27c'est que hier après-midi, l'avion de G.D. Vance était prêt à décoller de la base Air
01:33Force One.
01:33Cet avion était, comme on le dit, en stand-by jusqu'à 15 heures.
01:38Et le président Trump était avec le directeur de la CIA, avec le vice-président, avec Marco Rubio, avec le
01:46secrétaire à la Défense, Pitek 7, pour savoir ce qui se passait.
01:50Et à un moment donné, paraît-il, dans cette réunion, ils ont tous convenu que les Iraniens étaient très divisés
01:57et qu'il fallait leur laisser du temps.
01:59Maintenant, on est avec le texto que vient d'envoyer Donald Trump à nos confrères du New York Post, dans
02:06une communication plus positive,
02:08avec donc le président américain qui affirme que les pourparlers pourraient reprendre d'ici à vendredi à Islamabad au Pakistan.
02:15Merci Laurence. Si les négociations reprennent au Pakistan vendredi, les Iraniens auront gagné une semaine, si je compte bien.
02:23Mais les Iraniens qui démentent, pour l'instant, ils n'ont pas l'intention de négocier vendredi.
02:29Toujours pas de changement de ligne, en effet, à Téhéran.
02:32On ne négocie pas tant que le blocus américain sur la mer d'Arabie, donc, est levé.
02:40Et ça, c'est une constance depuis maintenant au moins cinq jours.
02:43Donc, on verra ce qui se passe.
02:45Mais c'est vrai que vous avez raison de dire que finalement, le cessez-le-feu, théoriquement, aurait dû expirer
02:50aujourd'hui.
02:51Donc, mercredi, jeudi, vendredi, samedi.
02:55Samedi, ça coïncide, on en parlait hors plateau, avec l'arrivée en mer d'Arabie d'un troisième porte-avions
03:00américain
03:01qui est actuellement au large des côtes africaines et qui remonte vers le golfe Persique.
03:05Quand il sera sur place, il y aura trois porte-avions américains.
03:09Ça veut dire que, bon, on sait déjà que l'armada américaine a été renforcée, repositionnée, reconstituée, nourrie, entre guillemets,
03:16à tout point de vue, munitions et nourriture pour les marins.
03:19Donc, il y aura une capacité militaire sans précédent à la fin de la semaine.
03:24Est-ce que ça sera alors le moment pour les Américains de dire qu'on arrête de jouer au chat
03:28et à la souris ?
03:28Et de reprendre les bombardements ?
03:29Et de reprendre les raids et le conflit ?
03:33Eh bien, oui, c'est une hypothèse.
03:35Mais d'ici vendredi, il se peut se passer beaucoup de choses.
03:37Mais quelle est la stratégie des Iraniens ?
03:39J'aimerais bien la comprendre.
03:41Ils jouent la montre ? Pourquoi ?
03:45Vous l'avez compris, cette stratégie ?
03:47Tout le monde a une pression.
03:48C'est-à-dire que les États-Unis le coûtent un côté avec Donald Trump.
03:50Dans six jours, c'est la fin du délai des 60 jours selon lesquels Donald Trump peut faire la guerre
03:56sans référer au Congrès.
03:58Ils pourront demander une extension de 30 jours supplémentaires.
04:00Mais en tout cas, la première échéance, elle est là.
04:01Le deuxième côté, côté iranien, là, c'est le coût évidemment économique et le coût d'infrastructure, le coût social
04:07autour de cette guerre.
04:08Cette guerre et ce blocus en particulier marins des États-Unis leur coûtent 400 millions de dollars par jour.
04:14Et même si l'Iran a réussi à sortir au-delà du blocus 9 millions de barils jusqu'à maintenant,
04:22malgré évidemment ce blocus,
04:24c'est peanut, c'est rien du tout par rapport au coût effectivement de ce blocus.
04:27Donc des deux côtés, il y a effectivement une pression temporelle.
04:30Et ici, je ne parle même pas des magas et des autres types de pression que Donald Trump pourrait éventuellement
04:34subir.
04:34– Alors vous utilisez les arguments économiques, maintenant il faut aussi voir la posture militaire.
04:42– Oui, oui.
04:42– Une période de trêve, ça permet de se reconfigurer, de préparer les missiles pour les prochaines frappes
04:52et de remettre ses forces en état d'un côté comme de l'autre d'ailleurs.
04:58– Et l'Iran a peut-être plus besoin de ce temps que les Américains, étant donné que c'est
05:04quand même avant tout
05:05l'arsenal militaire iranien qui a pris un sérieux coup lors de cette campagne de bombardement.
05:12– Absolument, toutes les infrastructures militaires de l'Iran ont été ciblées et il doit y avoir quand même pas
05:25mal de casse.
05:26– Mais est-ce qu'en faisant durer ce temps-là de latence, on navigue à vue avec des déclarations
05:34contradictoires,
05:34est-ce que l'Iran ne se dit pas que plus on attend, plus il sera pour le régime iranien
05:39plus facile d'obtenir des choses,
05:42un assouplissement des demandes américaines, notamment sur l'uranium ?
05:46– Oui, probablement ceux qui sont les plus confortables, ce sont probablement les Iraniens,
05:51même s'ils sont dans une situation difficile, c'est probablement eux qui peuvent attendre plus, les Américains.
05:57– Oui, on a l'impression que ce sont eux qui donnent le tempo depuis 24h, 48h.
06:01– Oui, je pense que ceux qui sont plus confortablement installés, c'est les Iraniens,
06:05même si la vie est très très dure pour eux, finalement ils peuvent tenir encore.
06:09– La population iranienne, c'est peut-être le cadet des soucis malheureusement du régime.
06:13– Sans doute, mais alors que les Américains, eux, sont pressés,
06:17on voit bien qu'ils aimeraient bien que tout s'arrête,
06:19parce que derrière il y a des échéances politiques qui commencent à se raconter.
06:23– Il y avait cette démonstration de force avec ces images de propagande diffusées hier, des missiles,
06:28donc les Iraniens montrent qu'ils sont prêts, peut-être à la reprise de la guerre.
06:32– Oui, mais on a vu que des images fabriquées, c'est pas…
06:37– Oui, c'est de la propagande.
06:38– Donc c'est de la propagande, c'est…
06:39– Oui, mais ça dit quelque chose, d'une détermination qu'on veut afficher.
06:43– Oui, certainement.
06:44Ça, je pense qu'ils l'ont toujours eu, finalement,
06:46montré qu'ils avaient tout ce qu'ils allaient pour ça.
06:48– Et du coup, Trump, ses déclarations intempestives ne suffisent plus,
06:51parce qu'il ne peut pas tous les jours dire,
06:53je vais bombarder, ça va être terrible, etc.
06:55Et finalement, à chaque fois, repousser l'ultimatum, le cessez-le-feu,
06:59il donne quand même l'impression qu'aujourd'hui, il est un peu…
07:02pas dans une impasse, mais il ne sait plus trop que faire.
07:06– C'est-à-dire qu'ils ont déjà pas mal tapé sur l'Iran,
07:10donc s'il fallait faire une deuxième campagne,
07:13parce que la deuxième campagne devrait être supérieure à la première, a priori.
07:16– Donc qu'est-ce qu'on vise ?
07:17– Qu'est-ce qu'on va faire ?
07:18C'est là où on commence à attaquer un petit peu tous les systèmes civils,
07:22économiques, etc.
07:23Donc c'est quand même une décision qui n'est pas simple,
07:25parce que ça met vraiment l'Iran par terre.
07:27– Est-ce qu'il peut y avoir, si j'ose dire, une seconde frappe dissuasive,
07:31c'est-à-dire dans les stratégies possibles,
07:33de dire on va refrapper une nuit, deux nuits,
07:35en disant, vous voyez, vous pensiez qu'à l'issue de la trêve,
07:37on ne pouvait plus jamais frapper, on est capable de le faire,
07:40est-ce que vous négociez, ou est-ce qu'on se réengage
07:42dans une campagne militaire plus longue ?
07:44– C'est une éventualité, c'est certain, oui.
07:47Encore faut-il trouver les bonnes cibles,
07:49parce que je pense que toutes les cibles importantes,
07:51elles ont été largement traitées.
07:53Pour pouvoir faire cette pression,
07:55il faut que ce soit quand même des cibles significatives.
07:57Alors, est-ce qu'elles existent encore ?
07:59– L'Iran a d'ailleurs déjà dit que s'il y avait de nouvelles frappes,
08:05l'Iran s'attaquerait à nouveau aux bases américaines dans le Golfe
08:09et aux intérêts des alliés de l'Amérique dans le Golfe Persique,
08:11c'est-à-dire, pour ne pas les nommer, les Émirats, la base des Émirats,
08:15le Qatar, la base du Qatar, l'Arabie Saoudite, etc.
08:17Dans une zone qui est déjà sérieusement impactée,
08:20sévèrement impactée par la guerre,
08:21et qui se dit qu'elle n'arrivera pas à remonter la pente avant plusieurs mois.
08:26Donc, s'il y a une reprise de l'hostilité,
08:28ça va non seulement provoquer une énorme inquiétude dans le Golfe,
08:32mais ça va très certainement provoquer également une hausse,
08:34une nouvelle hausse du prix du brut,
08:37donc l'essence à la pompe et une chute des cours.
08:41Donc, c'est évidemment une décision très risquée pour Donald Trump.
08:44Mais il pourrait aussi, plutôt que de frapper,
08:48c'est une hypothèse, une frappe destinée à dire,
08:51êtes-vous sûr que vous voulez continuer ou pas ?
08:53Mais il peut aussi continuer le blocus, tout simplement, je dirais.
08:56Le blocus qui fonctionne.
08:57C'est-à-dire qu'en asphyxiant l'Iran de façon de plus en plus forte,
09:01en arraisonnant tous les bateaux qui sont des bateaux, entre guillemets,
09:05illégaux, qui tentent de franchir le blocus instauré par les Américains,
09:09eh bien, c'est aussi une force de pression assez efficace contre le régime iranien.
09:15Alors, ça ne suffira pas, probablement, à les faire changer d'avis rapidement.
09:18– Oui, mais les conséquences vont être visibles, semble-t-il,
09:22c'est ce que tu me disais hier, un spécialiste,
09:23quand même dans plusieurs semaines, notamment les conséquences économiques,
09:28le manque d'approvisionnement, même en engrais, en riz, etc.
09:31– C'est ce que je vous ai dit.
09:32– Voilà, c'était vous alors.
09:32– C'est moi, il est toujours là.
09:35– Donc, les Iraniens peuvent encore tenir un peu, voilà, c'est ce que je veux dire.
09:39– Parce que l'Iran est habitué à ce genre de situation.
09:42– Et en plus, c'est un pays qui fait 47 ans qu'ils sont sous embargo quasiment.
09:44– Voilà, mais là, c'est quand même…
09:45– Et l'Iran a des frontières terrestres qu'il ne faut pas oublier.
09:48– Oui, donc ça serait une pression nouvelle,
09:50mais qui n'a pas d'efficacité immédiate,
09:52qui, sur le long terme, peut effectivement forcer le régime à aboutir.
09:56Ce qu'on attend, n'oublions pas une chose, parce qu'on en parle peu,
09:59mais hier, il y a eu un message adressé par l'un des dirigeants iraniens disant
10:06qu'il n'y aura pas de reprise des négociations tant que le blocus américain ne sera pas levé,
10:10mais surtout quand on aura l'avis du guide suprême, le fils de l'Aïtola Khamenei.
10:15– Mais qui est de retour ?
10:16– C'est-à-dire que, si vous voulez, on ne sait pas.
10:18– Il peut donner un avis, parce qu'on disait qu'il n'était pas en capacité physique de le
10:22faire.
10:22– Il peut y avoir une façon qu'il donne un avis, même si ce n'est pas lui directement,
10:29ça peut être un message, si vous voulez, pourquoi ?
10:31Parce qu'il reste au centre de l'équilibre du système iranien.
10:35– Oui, sur cette incarnation du pouvoir.
10:36– Et c'est lui qui peut départager les différentes factions.
10:39Il y a d'un côté les pro-négociations, on les connaît,
10:41le président du Parlement, le ministre des Affaires étrangères,
10:43et de l'autre, les gardiens de la Révolution qui ne veulent pas céder.
10:47Si le guide, quel que soit son état de santé,
10:50ou ses conseillers les plus proches font passer un message provenant du guide,
10:55disant « on y va », c'est-à-dire « on va négocier » ou « on n'y
10:58va pas »,
10:58alors ça pourrait changer la donne.
11:00– Alors, en attendant, puisque vous parliez du détroit d'Hormuz,
11:02ce qu'on a vu aujourd'hui, c'est surtout la détermination iranienne
11:05avec ces trois navires qui ont été visés par le régime dans ce détroit d'Hormuz,
11:10dont deux qui ont été saisis.
11:11Il y a eu des tirs également contre l'un des navires.
11:14C'est Nargis Hadjih qui va nous raconter tout ça.
11:17dans le détail, ça s'est passé quelques heures seulement
11:19après l'extension du cessez-le-feu.
11:21– Absolument, ça s'est passé très tôt ce matin,
11:23deux navires en infraction, c'est comme ça qu'ils sont qualifiés par Téhéran.
11:27On a donc été saisis par la marine du corps des gardiens de la Révolution,
11:31des portes-conteneurs, qui attendaient sans doute depuis plusieurs jours
11:34de passer ce détroit d'Hormuz.
11:36Le tout premier, les Paminondas, battant pavillon libérien,
11:40il a quitté le port des Émirats Arabes Unis
11:41et prenait la direction de l'Inde avant d'être immobilisé
11:44et saisi par les Iraniens.
11:46Le second, le voici, le MSC Francesca.
11:49Ça s'est passé quelques heures plus tard.
11:51Il navigue, lui, sous le pavillon du Panama
11:53et son dernier arrêt était dans un port saoudien.
11:56Il se trouvait près du détroit d'Hormuz
11:58quand il a été visé.
11:59J'ai regardé il y a tout juste quelques minutes.
12:01Tous les deux sont au large des côtes iraniennes,
12:03très proches l'un de l'autre.
12:05L'armée iranienne affirme avoir appliqué la loi maritime.
12:08Les bateaux avaient, selon elle, ignoré les avertissements répétés.
12:12Et tout ça, ça a été précisé dans un communiqué
12:14lu à la télévision d'État iranienne.
12:18Les forces navales du corps des gardiens de la révolution islamique
12:22ont déclaré que dans le cadre de leur surveillance intelligente
12:25du détroit d'Hormuz,
12:26elles avaient intercepté plus tôt dans la journée
12:29deux navires identifiés comme étant le MSC Francesca
12:32qui seraient liés à Israël et les Paminondas
12:35qu'elles ont qualifiés de navires non conformes.
12:39Selon le communiqué,
12:41les navires tentaient de quitter le détroit sans autorisation,
12:44avaient commis des violations répétées,
12:47perturbés les systèmes d'aide à la navigation
12:48et mis en danger la sécurité maritime.
12:53Alors ce n'est pas tout.
12:54Un troisième navire, l'Euphoria,
12:55sous le pavillon du Panama également.
12:57Il se trouvait au nord-est d'Omane.
13:00Ça s'est passé à 5h55 ce matin, heure française,
13:03lorsque une vedette, vous savez,
13:05ces petits bateaux très rapides, est venue
13:07et ensuite l'ont attaqué.
13:10Actuellement, il serait désormais hors service.
13:12C'est ce que disent les médias iraniens.
13:13J'ai regardé il y a tout juste quelques minutes.
13:15Il se trouvait un petit peu plus au sud,
13:17au large des côtes émiriennes.
13:19Merci Nargis.
13:20Donc trois navires visés par l'Iran.
13:23Il y a eu des échanges de tirs.
13:25Heureusement, pas de victimes,
13:26seulement des gars sur une passerelle d'un des navires,
13:30un porte-conteneur.
13:32La détermination des gardiens de la Révolution, très clairement.
13:35Viser la passerelle, ce n'est pas rien.
13:37C'est-à-dire que c'est là que se trouve le capitaine,
13:38si je peux me permettre.
13:39Donc effectivement, là, la dimension de dissuasion,
13:42elle est relativement significative.
13:44Ça, c'est le premier élément.
13:45Deuxième élément.
13:46En ce qui concerne l'Euphoria,
13:47effectivement, ça a été très intéressant de voir
13:49comment en milieu de journée, ici, heure française,
13:51on avait donc les Iraniens,
13:53les médias iraniens qui disaient que ce navire
13:55avait été aussi arraisonné
13:57et avait été stoppé et ramené vers les côtes iraniennes,
14:00alors qu'en réalité, sur Marine Trafic,
14:02on a pu voir rapidement que, donc,
14:04ce navire continuait sa course à une vitesse réduite,
14:07mais continuait sa course vers Oman
14:08et maintenant vers la zone de Fujaira,
14:10donc côté émirien, dans le golfe d'Oman.
14:12– Oui, il y a un des navires
14:13qui battait pavillon libérien
14:15qui dit avoir été,
14:17qui avait eu la permission de traverser le détroit d'Ormuz.
14:19Il y avait eu cette information.
14:20Donc on donne la permission,
14:21et ensuite, on les saisit.
14:23– Alors c'est ça qu'il faudra voir,
14:24parce qu'effectivement,
14:25il y a un certain nombre de navires,
14:26je l'avais évoqué tout à l'heure,
14:27qui ont eu le sentiment d'avoir,
14:29effectivement, la permission
14:30et en réalité,
14:31qui sont tombés dans des arnaques à la crypto-monnaie,
14:33donc avec des gens qui se font passer
14:35pour les gardiens de la Révolution.
14:36– Ah bon ?
14:36– Mais ça a été le cas du navire
14:38le Sandmar Herald,
14:39il y a quatre jours,
14:40un navire indien
14:41qui, de fait,
14:42pensait qu'ils avaient toute la paperasse,
14:44comme je vous l'ai dit,
14:45pour pouvoir passer
14:46et au final, quand ils sont passés,
14:48les gardiens de la Révolution
14:51ils ont tiré dessus,
14:52le capitaine, ça a été sorti,
14:54il y a un certain nombre d'audios
14:55qui ont été sortis,
14:56qui dit, arrêtez de nous tirer dessus,
14:58on a tout ce qu'il faut,
14:59on va vous le montrer.
15:00Bref, les gardiens de la Révolution,
15:01très clairement,
15:02ont dit que, désolé,
15:03mais en fait, non,
15:04ce n'était pas à nous
15:04que vous avez payé le droit de passage.
15:06– C'est pour ça que la chaîne,
15:07enfin, on peut mettre en doute
15:08la chaîne de commandement
15:11de ce système aujourd'hui,
15:12quand on voit ça,
15:13et ça prouve peut-être
15:15que il y a effectivement
15:16un peu de fragilité
15:17entre les différentes parties,
15:20parce qu'il y a des ordres
15:22vraiment évidents,
15:23c'est frappant.
15:25– Et il y a suspicion
15:26de corruption derrière ça,
15:27certainement.
15:28– C'est-à-dire ?
15:29– Eh bien que la personne
15:31qui s'est fait payer
15:33l'a mise dans sa poche
15:34et pas dans les poches
15:35de l'État iranien.
15:36– Ah d'accord,
15:37donc ça veut dire
15:37que le navire qui battait
15:39les pavillons libériens,
15:40il a payé,
15:41il a payé une personne
15:41qui a dit,
15:42tu peux m'attendre passer,
15:43cette personne n'a jamais informé
15:45quiconque qu'il avait touché
15:46l'argent,
15:47il l'a gardé pour lui.
15:48– On ne le sait pas,
15:49mais c'est une possibilité.
15:49– Le régime iranien
15:50est un régime très corrompu.
15:52– On ne le sait pas,
15:53mais c'est une possibilité.
15:54Et donc là,
15:55il y a un autre élément aussi
15:56– Mais on fait comment
15:56dans ce cas-là ?
15:57– Un autre scénario
15:58qu'il faut prendre en ligne de compte,
15:58là en l'occurrence,
15:59c'est des crypto-monnaies,
16:00donc on va passer…
16:00– Pas de crypto-monnaies.
16:01– C'est en crypto-monnaies,
16:02effectivement,
16:02c'est comme ça que les Iraniens
16:03ont fixé le paiement
16:05de ce droit de douane,
16:06il n'y a pas d'autre mot,
16:07un droit de passage qui est illégal,
16:08on le rappelle là en l'occurrence
16:09au niveau du droit maritime.
16:10– Mais il peut y avoir
16:10une forme de droit de passage sauvage,
16:12si j'ose dire ?
16:12– De fait, là pour le coup,
16:14on est dans une situation
16:15effectivement où il y a
16:16un flou artistique
16:17qui est presque total.
16:18Effectivement,
16:19si vous avez des fragilités
16:20dans la chaîne de commandement iranien
16:22ou des fragilités
16:23chez les douanes,
16:24chez les gardes-côtes,
16:25que sais-je,
16:26côté iranien,
16:27de fait,
16:27vous pouvez avoir
16:28des situations comme celle-là.
16:29Mais il y a un deuxième scénario
16:30qui est tout à fait aussi possible
16:31et encore une fois,
16:32je le rappelle,
16:33on ne sait pas de quoi il s'agit.
16:34Donc là,
16:34je me contente de donner
16:35des scénarios qui sont plausibles,
16:37qui sont plausibles.
16:38C'est le fait qu'il y ait
16:39un message qui soit envoyé
16:41parce que MSC,
16:42ce n'est pas n'importe qui,
16:44c'est l'armateur numéro un mondial,
16:47c'est, je le rappelle donc,
16:48de nationalité suisse,
16:49même si le pavillon du navire
16:51peut différer ici.
16:52Ici, ce sont deux navires.
16:54L'un appartient propre à MSC
16:56avec le logo MSC
16:58sur le flanc.
17:00Donc ça se voit,
17:01c'est très clair,
17:02c'est très visuel.
17:03De l'autre côté,
17:04on a un deuxième navire
17:05qui a été affrété par MSC,
17:07c'est-à-dire qu'il porte
17:07du cargo pour MSC,
17:10mais sur un navire
17:10qui n'appartient pas à MSC.
17:11Bref,
17:12on voit que ces deux navires-là
17:13ont été ciblés
17:14et que ces deux navires-là
17:15sont ceux qui ont été arraisonnés.
17:17Et on voit dans le message
17:18des gardiens de la Révolution
17:19cette référence,
17:21un lien à Israël.
17:23Donc je ne veux pas ici
17:24faire des liens
17:25qu'il n'y a peut-être pas,
17:26mais il y a effectivement
17:27donc une plausibilité
17:28qu'il y ait autre chose
17:30que simplement un enjeu
17:31de paiement,
17:32non-paiement,
17:32mal-paiement
17:33d'un droit de passage
17:34avec un message envoyé ailleurs.
17:36Alors,
17:37l'autre information,
17:38c'est ce SMS
17:40que Donald Trump
17:41a envoyé
17:42à un journaliste américain
17:44pour lui dire
17:45que les négociations
17:46entre les Américains
17:48et les Iraniens
17:49pourraient reprendre vendredi.
17:51Je vous propose
17:51qu'on aille tout de suite
17:52au Pakistan
17:52parce que s'il y a reprise
17:54et pour parler,
17:54c'est à Islamabad
17:56que auront lieu
17:58ces négociations
17:59avec peut-être
17:59la présence
18:00du vice-président américain
18:02J.D. Vance,
18:02mais pour l'instant,
18:03personne n'est sur place.
18:04David,
18:05que dit-on justement au Pakistan ?
18:10Alors,
18:11les Pakistanais,
18:12eux,
18:12font tout pour que
18:13ces pourparlers
18:14aient lieu.
18:15Aujourd'hui,
18:15le premier ministre pakistanais
18:17a reçu
18:18l'ambassadeur
18:19d'Iran
18:20ici
18:21pour
18:22continuer
18:23le dialogue,
18:23pour continuer
18:24à faire passer
18:25des messages,
18:26à réceptionner aussi
18:27des messages
18:27pour les envoyer
18:28aux Américains.
18:29Ce qu'il faut savoir,
18:30c'est que la zone
18:31est toujours verrouillée
18:32avec ses deux hôtels,
18:33donc le Marriott Hôtel
18:34et le Serena Hôtel
18:35pour pouvoir
18:36réceptionner
18:37ces éventuels
18:38pour parler.
18:39Tout est figé,
18:40tout est prêt,
18:41le centre des médias
18:42est prêt à accueillir
18:43la presse,
18:44mais pour l'instant,
18:45il n'y a pas de choses
18:47qui bougent.
18:48Et il faut vous dire
18:49une dernière chose également,
18:50c'est que ces derniers jours,
18:51les Américains
18:52avaient emmené
18:52avec des avions
18:54beaucoup de matériel,
18:55des véhicules
18:55d'intervention également,
18:57qui sont toujours ici
18:58selon les médias pakistanais.
19:00Donc,
19:01pour l'heure,
19:02ici à Islamabad,
19:03tout est prêt
19:03pour accueillir
19:04ces pourparlers.
19:05Merci David Hunal,
19:07sachant que
19:07les autorités iraniennes
19:09répondent,
19:10nous n'avons actuellement
19:11aucune intention
19:12de négocier
19:13avec les Etats-Unis
19:14vendredi,
19:15donc le flou
19:15perdure.
19:17Dans un instant,
19:18on va revenir
19:18sur l'information
19:19principale
19:20de la journée,
19:21c'est-à-dire
19:21la mort de ce deuxième
19:23militaire français,
19:24mort après avoir été
19:25blessé
19:26dans cette embuscade
19:27samedi au Liban,
19:28attribué au Hezbollah,
19:29le caporal-chef
19:30Anisset Girardin
19:31a succombé
19:32à ses blessures.
19:33A tout de suite.
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