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  • il y a 4 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00— Alors pendant ce temps-là, c'est toujours l'incertitude concernant les pourparlers ou la reprise des pourparlers entre
00:06l'Iran et les États-Unis.
00:08On va aller à Washington retrouver Laurence Haïm. Bonsoir, Laurence.
00:12Donald Trump qui joue toujours possible que les discussions reprennent.
00:14Mais alors il n'y a plus du tout de date limite pour recevoir une proposition de l'Iran.
00:19Une chose est sûre, c'est que le président américain a dit on ne rouvre pas le détroit d'Hormuz
00:22avant la reprise de ces pourparlers.
00:25— Oui. Et on est dans... Vous parliez il y a un instant de communication.
00:30On est vraiment dans cette communication où il n'y a absolument aucune information, aucune date n'est donnée pour
00:35la reprise des pourparlers.
00:37Aucune date n'est non plus donnée pour un cessez-le-feu ou pour répondre à un plan de paix.
00:43C'est le silence absolu.
00:44Alors Donald Trump est derrière moi, enfermé comme toujours pour ce qui s'appelle des réunions exécutives avec son équipe
00:50dans le bureau Oval.
00:50Lorsqu'on demande mais qui voit-il ? Eh bien on n'a pas de réponse. Toujours pas de briefing
00:56au département d'État où demain il devrait y avoir normalement la reprise de négociations entre Israéliens et Libanais.
01:02Et Donald Trump qui regarde aussi les sondages sur lui parce que l'opinion publique américaine dans son ensemble, selon
01:09la moyenne de tous les sondages qui a été effectué par nos confrères du New York Times, désapprouve la guerre
01:14en Iran.
01:14Je vous rappelle encore et toujours que Donald Trump peut faire ce qu'il veut jusqu'au 29 avril. C
01:20'est la loi aux Etats-Unis. Il a 60 jours pour faire ce qu'il veut avant d'aller devant
01:24le Congrès pour justifier la guerre en Iran.
01:27Merci Laurent. C'est le 29 avril. C'est dans six jours. Donc on imagine que s'il y a
01:32une reprise des pourparlers, il faut que ça arrive assez vite.
01:35Peut-être ce week-end. Mais il y a toujours ce blocage, David Corona. C'est-à-dire que les
01:40Américains disent qu'on maintient le blocus sur Hormuz tant qu'on ne rediscute pas.
01:46Mais les Américains disent qu'il faut lever le blocus pour rediscuter. On ne s'en sort pas, là.
01:50Oui, on est dans une double contrainte mortifère, comme on l'appelle en négociation, mais dans des situations de crise
01:55complexes.
01:56L'idée, c'est de refuser une négociation et de menacer de ne pas respecter le maintien ou la continuité
02:02d'une trêve, sous couvert que le blocus et la fermeture en face du blocus soient levées.
02:09Et donc, on demande une condition préalable aux négociations que la négociation est censée générer.
02:15Et en fait, c'est comme si je vous disais, pas de souci, moi, je signerai la paix dès que
02:18la guerre sera terminée.
02:19Et en fait, rentrer dans cette dynamique-là avec l'impossibilité, ou en tout cas ce qu'ont fait Trump
02:26et Vance en disant,
02:28et pour moi, c'est une grave erreur de négociation, de dire ça, c'est notre dernière offre, c'est
02:33la finale et on ne bougera pas derrière ça,
02:36et attendre que l'autre bouge.
02:38Si, comme ça se passe depuis plusieurs séquences, depuis le début, l'Iran ne bouge pas,
02:42ils vont devoir, eux, à un moment donné, par usure ou par problématique, devoir parler au bouger et vont perdre,
02:48de facto,
02:49le lead dans cette situation ou la position la plus...
02:52Oui, mais il est peut-être l'un des problèmes, c'est ce qui se passe à la tête de
02:54l'Iran.
02:55Et d'ailleurs, Donald Trump l'a dit sur son réseau social, il dit, l'Iran a beaucoup de mal
02:59à identifier son dirigeant.
03:01Ils sont complètement perdus entre les radicaux qui ont perdu salement sur le champ de bataille
03:06et les modérés qui sont loin d'être modérés, entre parenthèses, mais gagnent en popularité.
03:10Ces luttes intestines sont dingues.
03:12C'est peut-être ça le problème, c'est que qui dirige l'Iran ?
03:14Qui a envie, à la tête de l'Iran, d'aller négocier ?
03:18Ou au contraire, de rester sur une ligne dure ?
03:20Et c'est compliqué, parce qu'il faut avoir une position claire.
03:23Honnêtement, là, mettre une forme de désorganisation d'Isani au sein du régime iranien,
03:32oui, certes, on pourrait voir sous cette lecture-là ce qui se passe en face,
03:37et c'est une manière de décrédibiliser ou de prendre l'ascendant.
03:39Je pourrais aussi regarder le camp américain en me disant,
03:42j'ai un président qui prend huit décisions à la minute, une contraire à l'autre,
03:47qui lance des ultimatums et qui lance des menaces sans les respecter et en les repoussant,
03:51qui envoie quelqu'un négocier et puis qui lui dit, tu ne négocieras pas.
03:55Et en fait, je pourrais regarder le camp américain.
03:57On voit que Donald Trump, ces derniers mois, Ulysse l'avait dit la dernière fois, je crois,
04:02a écarté une grande partie de ces généraux des plus anciens et des plus solides.
04:06Et je pourrais regarder le camp américain en me disant, mais qui commande vraiment et de quelle manière ?
04:10En tout cas, une chose est sûre, c'est qu'il n'y a plus d'ultimatum, plus de date
04:12limite,
04:13à part peut-être effectivement, comme l'a dit Laurence, le 29 avril,
04:16parce qu'ensuite, Donald Trump devra rendre des comptes à ses parlementaires
04:20pour pouvoir continuer à faire la guerre.
04:22Mais est-ce qu'on peut imaginer une reprise des négociations ce week-end ?
04:25On n'est pas Madame Irma, donc c'est difficile.
04:27Non, mais deux questions.
04:28D'abord, sur les États-Unis, c'est vrai que la date du 29 avril,
04:32c'est-à-dire les 60 jours depuis le début de l'opération,
04:34c'est très important pour la Constitution américaine.
04:36Parce que les 60 jours, c'est là où le président doit dire
04:40s'il va effectivement se plier à la règle du Congrès ou pas,
04:44qui exige qu'au bout de 60 jours, le président des États-Unis,
04:46finalement, déclare la guerre ou pas.
04:49Il peut aussi prolonger ce délai de 30 jours,
04:52donc on n'est pas au bout de nos peines.
04:53Mais ce qui est assez intéressant aujourd'hui,
04:55c'est que Donald Trump devient un expert de la politique iranienne.
04:58Non, mais il fait des messages.
05:01J'espère !
05:02Non, mais absolument incroyable.
05:03Oui, il parle justement de la politique intérieure en disant
05:05les Iraniens ont du mal à se déterminer,
05:07les modérés ne sont pas si modérés que ça.
05:10Et donc, il traduit en fait une réalité qui est importante en Iran,
05:15c'est qu'en fait, il y a une direction collective en Iran,
05:18c'est une autre formule de gouvernement que les États-Unis ou la France,
05:23direction collective.
05:23Et à l'intérieur, il y a une bataille féroce entre ceux qui veulent une négociation
05:28et ceux qui n'en veulent pas.
05:30Et ceux qui veulent la négociation ont perdu à ce stade.
05:33C'est pour ça qu'il n'y a pas eu de négociation comme c'était prévu.
05:36Qui sont ceux qui voulaient la négociation ?
05:38Le ministre des Affaires étrangères, le président de la République islamique.
05:42Ceux qui n'en voulaient pas, les gardiens de la Révolution.
05:44Et ça traduit le fait qu'aujourd'hui, après la mort du guide suprême
05:48qui était très respecté dans le système iranien,
05:51eh bien, il n'y a plus de chef qui s'impose,
05:53puisque le fils est déstabilisé.
05:58Bon, certes, il est lucide, nous dit-on,
05:59mais il n'a plus ni la prestance ni le poids qu'avait son père.
06:03Et donc, qui a pris l'aval ?
06:05Ce sont les généraux.
06:06Et en particulier, les généraux qui commandent les gardiens de la Révolution.
06:08– Notamment Ahmad Vaidi, on faisait son portrait tout à l'heure.
06:11– Grand patron des gardiens, il est commandant en chef des gardiens de la Révolution.
06:16Donc, ce qui fait qu'aujourd'hui, les durs de durs l'ont emporté sur ceux qui voulaient,
06:20même en étant durs eux-mêmes, une négociation pour, disent-ils, sauver l'économie iranienne.
06:25On est donc dans cette situation de crise interne,
06:28et tant qu'elle ne sera pas résolue, eh bien, il n'y aura pas de négociation.
06:30– On en parlera ce soir sur BFM TV, bien sûr,
06:33notamment avec ce nouveau forum présenté par Maxime Switek,
06:37« Les Français face à la guerre » à partir de 21h.
06:41Vous pouvez, bien sûr, participer à l'émission « Soirée spéciale »
06:44présentée par Maxime, « Les Français face à la guerre »,
06:47un nouveau forum BFM TV.
06:49Merci à tous.
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