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Retrouvez le débrief de l'actu du vendredi 8 mai dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:018h38 sur BFM Business, notre débrief avec Christian Parizeau.
00:04Bonjour, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC et Christophe Boucher.
00:08Bonjour, vous êtes directeur des investissements chez ABN Ambro.
00:11On va reparler évidemment de l'emploi américain,
00:13puisqu'on l'attend cet après-midi autour de 14h30 qu'on attend stable.
00:17On va parler des résultats d'entreprise.
00:19On va peut-être commencer avec Toyota quand même, Etienne,
00:21qui a passé une séance un peu compliquée avec des résultats qui sont mauvais.
00:25Alors c'était attendu, mais les perspectives aussi sont mauvaises.
00:27Vous avez un résultat net qui est en baisse de 20% sur l'exercice annuel.
00:31Alors ils sont en exercice décalé.
00:32L'exercice annuel s'est clôturé au premier trimestre.
00:35Le groupe avait dit 25%, donc c'est légèrement mieux qu'attendu,
00:38avec bien sûr une année 2025 qui a été compliquée avec les droits de douane.
00:42Mais le problème, c'est que là, vous avez un groupe qui prévient
00:44que dans les prochains mois, ça sera encore difficile,
00:46parce qu'ils préviennent d'ores et déjà les investisseurs
00:48que sur l'exercice 2026-2026, ça sera à nouveau une baisse de l'ordre de 20% du résultat
00:53net.
00:53Alors cette fois, ce n'est pas les droits de douane,
00:55c'est la hausse des matières premières et les problèmes d'approvisionnement
00:58qui sont provoqués par la guerre en Iran.
01:01C'est vrai que si vous regardez les cours de l'aluminium,
01:03qui est quand même une matière essentielle pour fabriquer des voitures,
01:05vous avez une hausse de 40% en dollars de l'aluminium depuis le début de l'année.
01:09Donc forcément, ça va peser sur les prix de production.
01:12Et puis dans le même temps, une capacité à répercuter ces hausses de prix
01:15qui est de plus en plus difficile dans ce secteur automobile.
01:19Certes, Toyota, avec son modèle hybride, s'en sort plutôt bien
01:21par rapport à d'autres constructeurs européens par exemple.
01:24Mais vous avez des constructeurs chinois en face,
01:26notamment sur le marché européen, mais surtout sur le marché asiatique.
01:29Et donc c'est de plus en plus difficile pour Toyota de tenir ses marges.
01:32Et désormais, la marge opérationnelle sera sous les 6%,
01:34là où elle était à 10% il y a deux ans.
01:36Un mot sur le secteur automobile, Christophe Boucher ?
01:39Oui, c'est que depuis quelques années,
01:41il y avait quand même la capacité à faire passer les hausses de prix.
01:43Là, ce n'est plus le cas.
01:44Quand même, post-Covid, c'était quand même relativement facile
01:47de les faire passer, relativement.
01:49Il y avait une forte demande.
01:50Là, aujourd'hui, toute l'économie qui est dépendante des taux d'intérêt,
01:53des taux longs, est vraiment en souffrance.
01:56Et donc pour le secteur automobile, il n'y a plus vraiment cette demande-là.
01:59Ça coûte très cher maintenant.
02:00Même les leasing coûtent cher puisqu'ils sont liés aux taux d'intérêt.
02:03Donc clairement, la situation macro a changé,
02:05qui fait que des hausses de prix, c'est difficile à faire passer.
02:08Est-ce que l'électrique va finir par sauver l'industrie automobile, Christian ?
02:11On voit des chiffres qui sont bons quand même sur les ventes.
02:13Alors, c'est bon, mais attention, ça, c'est le grand problème du retour
02:17des tensions sur les chaînes d'approvisionnement.
02:19Maintenant qu'il entraîne là, et l'électrique, c'est beaucoup de semi-conducteurs.
02:23Donc je rappelle ce qui se passe en ce moment dans les semi-conducteurs.
02:25Sur les mémoires rames, sur les hausses de prix.
02:27Je vous rappelle que le gros problème aujourd'hui dans les semi-conducteurs,
02:30c'est les galettes qui permettent de faire les semi-conducteurs.
02:32Donc on préfère mobiliser les galettes pour tout ce qui est intelligence artificielle.
02:37Mais ça veut dire qu'il y aura aussi des tensions.
02:39Et puis il y a surtout ce détroit d'en mousse qui perturbe énormément.
02:42Et c'est des choses qui ne vont pas disparaître du jour au lendemain.
02:44Je suis assez étonné.
02:45Il y a l'idée un peu sur les marchés.
02:46Il suffit de rouvrir le détroit.
02:48Et puis bon, après, tout va repartir.
02:49Sauf qu'on a eu en Asie certaines unités de production qui commencent à arrêter.
02:53Qu'est-ce qui se passe sur l'aluminium ?
02:54On en a parlé, ça flambe.
02:56Parce qu'il y a certaines usines qui sont à l'arrêt.
02:58Et une usine d'aluminium, quand vous l'arrêtez, vous ne la remettez pas en route.
03:01Il faut plusieurs mois pour la remettre en route.
03:03Donc il y a des problèmes de production en Asie qui vont vraiment pénaliser l'ensemble de l'industrie.
03:10L'automobile est en première ligne.
03:15Pourquoi ? Parce que c'est vraiment des perturbations qu'on va entendre parler jusqu'à la fin de l
03:19'année.
03:20Et juste un petit indicateur pour la fête de New York.
03:22Elle nous fait un indicateur sur les tensions sur les chaînes d'approvisionnement au niveau mondial.
03:25Et on n'a pas vu ce niveau depuis le Covid.
03:28Donc ça veut dire que, rappelez-vous, quand il y avait eu des pénuries de semi-conducteurs dans le secteur
03:32automobile,
03:32ça avait mis plus d'un an pour revenir à la normale.
03:34Donc attention, on n'a pas fini.
03:37Même si demain tout est fini, que l'étraie est ouvert, on n'en parlera.
03:39Donc à l'heure, il y aura trop de commandes de véhicules électriques et on ne pourra pas répondre.
03:41On ne pourra pas répondre, il y aura des gros problèmes, à mon avis, de production.
03:44Donc attention, les chocs de demande comme ça, c'est très rapide, très fort.
03:47Et en plus, la différence, la grosse différence post-Covid, c'est que les gens avaient plein d'argent sur
03:52leur compte courant.
03:52Ils avaient une épargne forcée et donc ils ont accepté les hausses de prix.
03:55Là, ils n'accepteront pas.
03:56Donc on est dans une situation peut-être beaucoup plus problématique pour toute l'industrie et notamment tout ce qui
04:01est industrie de biens de consommation durable.
04:03Parce qu'entre la hausse des taux, les consommateurs qui sont sous pression et des chaînes d'approvisionnement qui sont
04:08déstabilisées et qui vont induire des hausses de coûts.
04:11Bon, là, on est quand même sur quelque chose qui est très négatif pour les marges pour pas mal de
04:14secteurs.
04:15Avec une inflation qui remonte forcément, Christophe Boucher ?
04:18Alors, qui remonte à court terme parce qu'attention, ça reste une inflation qui est importée, qui est liée au
04:23prix de l'énergie.
04:25Historiquement, traditionnellement, cette inflation, elle est très volatile.
04:27Pour le moment, on ne voit pas d'indicateur d'inflation sous-jacente, donc l'inflation des autres composantes.
04:32C'est contenu, quoi.
04:33Pour le moment.
04:34Donc c'est les marges.
04:36Oui, les marges qui baissent, quoi.
04:38C'est tout l'enjeu de la BCE de savoir si cette inflation plus sous-jacente, plus souterraine va rebondir
04:44ou pas.
04:45Pour le moment, ça n'est pas le cas.
04:46Etienne Horac, parmi ce qu'on attend cet après-midi, le fameux chiffre de l'emploi américain.
04:50Alors, si on regarde sur ces derniers mois, on avait quand même pas mal de surprises au moment de la
04:52publication.
04:53Oui, pas mal de surprises, parfois bonnes et parfois mauvaises, dans le sens où c'est vrai que depuis le
04:57shutdown, ça peut nous paraître loin.
04:58On a beaucoup de statistiques qui ont été contrebalancées avec chaque fois des révisions à la hausse, à la baisse.
05:04C'est vrai que c'est de plus en plus difficile d'avoir une lecture fiable sur ces données de
05:08l'emploi,
05:08puisque en plus des données de cet après-midi, il faudra suivre les données du mois de mars qui seront
05:11probablement également révisées.
05:13Le secteur technologique à suivre et puis également les dynamiques d'emploi dans le secteur des services.
05:20On aura peut-être l'occasion tout à l'heure de parler de McDonald's ou encore d'autres groupes de
05:25consommation,
05:25de restauration qui voient un impact de l'essence.
05:28Donc, est-ce qu'il y a un impact sur aujourd'hui la dynamique de l'emploi cet après-midi
05:32?
05:32En tout cas, le marché s'attend toujours à des créations de postes, peu d'embauches, mais également peu de
05:37licenciements.
05:38Christian Barizeau, ce n'est pas facile de lire ces chiffres du chômage depuis le début de l'année quand
05:41même ?
05:41Oui, d'autant plus que les petits indicateurs avancés qu'on a pu avoir, c'était plutôt une amélioration du
05:45marché du travail qu'on a aujourd'hui
05:47et des créations d'emplois qui avaient plutôt tendance à s'améliorer sur les indicateurs avancés qu'on a.
05:52Maintenant, il faudra que ça soit confirmé par les données du BLS.
05:55Mais le marché du travail, étonnamment, résiste bien.
05:58Et ça, c'est quand même une grosse surprise aux États-Unis.
06:01On a un peu la quadrature du cercle, on a des gains de productivité, on a un marché du travail
06:05qui tient.
06:06Le seul élément, peut-être un petit peu, c'est les salaires qui n'accélèrent pas, finalement.
06:10Face à cette inflation, on n'a pas des salaires qui…
06:13Alors, c'est une bonne nouvelle pour la Banque Centrale Américaine, c'est sûr,
06:16ça veut dire qu'il n'y a pas de boucle au prix de salaire, mais c'est une mauvaise
06:18nouvelle pour le consommateur.
06:19Et là, on retrouve un peu nos problématiques de société comme McDonald's qui disent
06:23« Oui, mais le consommateur, lui, il a certes un emploi, il n'était pas au chômage,
06:26donc ce n'est pas le pire des scénarios, on ne perd pas son emploi,
06:29mais à l'inverse, on n'a pas de forte hausse de salaire qui permet de compenser l'inflation,
06:32et donc on se restreint dans ses dépenses. »
06:35Donc, on est dans une situation très fragile.
06:38M. Powell nous parle de situation atypique, pas normale,
06:42mais c'est vrai qu'on est sur une sorte d'équilibre,
06:44mais on se dit que cet équilibre est très précaire,
06:46et que ça peut basculer dans un sens ou dans l'autre.
06:49Soit ça va basculer à un moment donné par des hausses de salaire,
06:51parce qu'on a du mal à embaucher, mais il n'y a pas un appétit des entreprises à l
06:55'embauche,
06:56soit éventuellement ça va être une dégradation du marché du travail,
06:58avec des annonces de sociétés qui nous disent licencier,
07:01mais qu'on ne voit pas pour l'instant.
07:02C'est-à-dire qu'ils nous annoncent qu'ils licencient,
07:03on ne voit pas les gens s'inscrire au chômage.
07:05Donc, il y a quand même quelque chose d'assez mystérieux.
07:07Mais ça veut dire quoi ça ?
07:08Ça veut dire qu'on est quand même dans un équilibre fragile,
07:10mais qu'on se dit que ce n'est pas stable,
07:11qu'à un moment donné, la balance va pencher d'un sens ou dans un autre.
07:15Christophe Boucher, ce chiffre, en soi, n'a pas de sens.
07:17Il faut regarder ses composantes avec des écarts très forts entre secteurs.
07:21Oui, alors le chiffre quand même au total a son intérêt,
07:23puisqu'il y a eu des chiffres un peu volatiles ces derniers mois,
07:25et puis les chiffres les plus récents étaient plutôt favorables.
07:30Il y a quand même l'idée, dans le chiffre agrégé lui-même,
07:33qu'il faut s'habituer à quelque chose qui n'est plus post-Covid aussi.
07:36C'est-à-dire que quand on dit le marché de l'emploi ralentit,
07:38certes, il y a moins de créations,
07:39il n'y a aussi pas beaucoup de destruction d'emplois,
07:43mais si la référence est 2021-22-23,
07:46où c'était le boom du marché de l'emploi,
07:48c'est sûr qu'on n'est plus sur ces chiffres-là.
07:50Donc ça ralentit, mais d'un niveau qui était l'euphorie
07:53et quelque chose qui était de la surchauffe.
07:55Là, les niveaux agrégés reviennent à des choses plus normales
07:58qu'on observait quand même dans les années 2010.
08:00Et effectivement, aujourd'hui, c'est un équilibre presque précaire,
08:04où en tout cas, on est juste sur le fil du rasoir
08:07entre destruction et création d'emplois.
08:09Mais ce qui est rassurant, c'est qu'on ne voit pas
08:10de fortes destructions d'emplois dans des sous-segments de l'économie encore.
08:14Et ça, c'est plutôt rassurant et plutôt étonnant même.
08:17Etienne Braque, on a donc les résultats de McDonald's
08:19qu'on regardait ensemble ce matin.
08:21Alors, il faut choisir sa team.
08:22Si on est plutôt McDonald's ou Burger King,
08:24la vision sur l'économie américaine n'est pas la même.
08:26Et le consommateur a visiblement fait son choix,
08:28puisque vous avez une croissance du chiffre d'affaires
08:30chez Burger King aux Etats-Unis de près de 6%.
08:32Là, vous êtes aux alentours de 4% aux Etats-Unis.
08:34Donc visiblement, Burger King gagne des parts de marché.
08:38Alors, c'est vrai qu'hier, le patron de McDonald's a dit
08:40« Mon premier problème aujourd'hui, c'est les prix de l'essence. »
08:42C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez des consommateurs
08:44qui doivent faire des choix.
08:45Typiquement, l'argent que vous ne mettez pas dans votre voiture,
08:47que vous mettez dans votre voiture,
08:48vous ne le mettez pas forcément dans des dépenses ailleurs,
08:50notamment dans le secteur des services.
08:52Donc, nouvelle guerre des prix.
08:53On en parle beaucoup en France,
08:55mais c'est également le cas aux Etats-Unis,
08:56avec des petites formules,
08:58avec une interrogation également sur les marges.
09:01Alors, c'est vrai que le groupe tente de rassurer
09:02en disant que c'est beaucoup par franchise,
09:05qu'il a un modèle qui est viable,
09:06avec notamment l'immobilier.
09:07Vous voyez, c'est une foncière ce matin, McDonald's.
09:08Les analystes estiment que plus de 60%
09:10du résultat opérationnel de McDonald's
09:12vient des loyers qui sont payés par...
09:14Parce qu'ils ont les murs des restaurants.
09:16Plus de 80% des murs de McDonald's
09:18sont détenus aujourd'hui par le groupe.
09:21Donc, vous avez des milliards d'actifs aujourd'hui
09:22qui sont détenus via notamment des actifs immobiliers.
09:25On l'a, le son du dirigeant de McDonald's.
09:29On l'écoute.
09:35Dans notre secteur, nous nous estimons avoir récupéré
09:38une partie de la clientèle à faible revenu
09:39grâce à notre programme de fidélité.
09:45Cependant, il est clair que la hausse du prix de l'essence,
09:47qui est aujourd'hui le sujet central dans la presse,
09:49et l'inflation qui en découle,
09:51vont impacter de manière disproportionnée
09:53les foyers les plus modestes.
09:54Nous nous attendons donc à ce que ces pressions persistent.
09:59Christophe Boucher, le problème du patron de McDonald's,
10:01c'est le prix de l'essence.
10:01Alors, ce prix de l'essence, c'est plus généralement,
10:03et il l'a cité,
10:05c'est la consommation des ménages
10:06les plus en bas de l'échelle des revenus.
10:08Et ce n'est pas uniquement le prix de l'essence aujourd'hui,
10:11ça remonte à déjà quelques années.
10:13Du fait, un, l'inflation qui a été beaucoup plus forte,
10:16quand on regarde l'inflation totale,
10:17elle n'est pas distribuée de la même façon selon les ménages.
10:19Et les ménages les plus modestes
10:20ont eu plus d'inflation parce que consomment,
10:23la consommation forcée, le logement, l'essence, etc.,
10:26qui a connu la plus forte inflation.
10:27Cette inflation, elle s'est réduite,
10:29même si elle rebondit sur les prix de l'énergie,
10:30mais ça ne veut pas dire que les prix ont baissé,
10:32ce qui fait qu'il y a quand même des pertes de pouvoir d'achat
10:35très significatives depuis le post-Covid
10:37sur les ménages les plus pauvres,
10:39avec en plus des ménages qui sont plutôt endettés
10:41par rapport aux ménages les plus riches,
10:42avec des taux qui ont remonté.
10:44Donc effectivement, l'enjeu pour toute cette consommation courante,
10:48c'est les ménages les plus pauvres qui sont appauvris.
10:51Christian Parizeau, on est à fond dans cette fameuse courbe en cas
10:53où tout va bien chez les revenus élevés
10:55et puis du côté des revenus les plus modestes, on s'enfonce.
10:58Je vous donne juste un chiffre.
10:59Après impôts, les ménages les plus aisés,
11:02c'est 5% de croissance de revenus.
11:04Les ménages les moins aisés, c'est 2%.
11:06Vous avez une inflation à 3%.
11:07Donc vous voyez que la situation n'est pas du tout identique
11:10entre les plus aisés et ceux qui ont le plus de problèmes.
11:13En plus, ils vont avoir un problème,
11:15c'est qu'il y a beaucoup de ménages américains,
11:17notamment les moins aisés,
11:18ils vont perdre leur assurance de santé
11:19puisqu'il y a les aides fédérales qui ont été largement toquées
11:22et beaucoup d'Américains n'auront plus de couverture de santé.
11:25Donc là aussi, s'ils sont malades,
11:27ça veut dire que c'est une dépense obligée
11:28et ça va peser fortement sur leur consommation.
11:32Et c'est pour ça qu'on a ce mécontentement
11:34d'une partie de la population américaine
11:35qui a l'impression de ne pas s'en sortir.
11:37Et puis comme ça a été dit,
11:38c'est les dépenses obligatoires qui explosent aujourd'hui
11:40pour ce type de population.
11:41Nous, d'où le sentiment de pression sur le pouvoir d'achat.
11:44Et c'est pour ça que la Banque Centrale s'inquiète énormément
11:47parce que dans la perception de plus en plus d'Américains,
11:50il y a ce mot inflation qui revient systématiquement.
11:53Il y a encore, hier,
11:54il y a une membre de la Banque Centrale américaine
11:56qui a parlé et qui a parlé,
11:57elle a dit, on n'entend que parler d'inflation.
12:00Donc eux, ça les inquiète
12:01parce que ce n'est pas forcément que l'inflation accélère,
12:05c'est qu'ils ont une pression
12:06et un sentiment d'inflation
12:08qui est en train de se diffuser dans la population.
12:10Et c'est vrai que là,
12:11on a eu les fameux taxes refunds.
12:13Vous savez, ils ont reçu les trop perçus des impôts
12:16et ça a beaucoup profité aux ménages les plus aisés.
12:18Forcément, c'est eux qu'on peut...
12:19Et donc, il y a encore plus cet écart
12:21qui s'est creusé sur ces derniers mois
12:23entre ce choc inflationniste lié à l'essence
12:26et le fait qu'on a eu des taxes refunds
12:28qui ont été très inégaux entre la population.
12:30Donc ça ne peut que renforcer ce sentiment.
12:32C'est pour ça aussi qu'on voit très clairement
12:34dans les résultats des entreprises américaines
12:35toutes les entreprises qui ont monté les prix
12:38c'est sur les produits haut de gamme.
12:40Vous prenez du proper et gumbel et tout ça.
12:42Sinon, il n'y a pas de marge.
12:42On a monté les prix sur les produits haut de gamme.
12:45Par contre, là, sur cette population-là,
12:48c'est impossible de relever les prix.
12:49On a vu dans les résultats de Dominos
12:51qu'on était au taquet.
12:53Il nous reste quelques instants.
12:54Ouverture des marchés financiers dans 10 minutes.
12:57J'aurais compris la direction de Londres
12:59pour retrouver Baptiste Muckelström,
13:00notre correspondant sur place
13:02qui a les premiers éléments du côté
13:04des élections locales britanniques.
13:06Ça a l'air très compliqué pour Kerstimer.
13:09Jusqu'ici, le Labour a perdu déjà
13:11le contrôle d'une dizaine de pensées.
13:14Ce qui pourrait se traduire,
13:15s'il reste sur le même rythme,
13:17à la perte d'environ 1800 sièges
13:19à la fin du dépouillement.
13:20Alors même s'il faut encore attendre
13:22les résultats de Londres, de Manchester,
13:24les deux grandes métropoles,
13:25cette nuit est déjà perçue comme dévastatrice
13:28par un grand nombre des partis travaillistes,
13:30des membres du parti travailliste.
13:32Le débat sur le départ de Kerstimer
13:34a déjà commencé.
13:36Certains demandent à ce qu'il parte,
13:37d'autres disent qu'il ne faut pas que,
13:39eh bien, on change de pilote en cours de vol.
13:42Inversement, donc, c'est le parti anti-immigration,
13:44réforme du UK,
13:45qui a parlé comme le grand gagnant
13:47de cette soirée,
13:48avec à l'heure où je vous parle
13:49près de 300 sièges gagnés.
13:52Le parti s'établit donc
13:53comme une force politique
13:55qui capte complètement l'insatisfaction
13:57envers les partis traditionnels.
13:59Le parti conservateur est en perte
14:01avec au moins 14% de pertes
14:04par rapport au Conseil précédent,
14:06tandis que les écologistes,
14:07bien qu'avec des résultats prometteurs,
14:09n'ont pas encore enregistré de véritables gains,
14:12parce que, eh bien, le système,
14:14le scrutin ici,
14:14ne bénéficie qu'au premier,
14:16arrivé dans les scrutins locaux.
14:18On attend encore, donc,
14:19les résultats au pays de Galles
14:20et en Écosse,
14:21et bien sûr,
14:22même si tout le monde parle
14:23du départ de Kersarmer,
14:24on veille aussi,
14:25on va regarder comment
14:26le London Stock Exchange
14:27va ouvrir ce matin.
14:29On s'attend à une certaine volatilité.
14:31Alors, pour l'instant,
14:32Etienne Braque,
14:33dans les derniers chiffres
14:34qu'on a juste avant l'ouverture,
14:35on est en ligne
14:36avec ce qui se passe en Europe ?
14:37En ligne.
14:37Le FTSE est en baisse
14:38de 0,7% en préouverture,
14:39comme le CAC 40 qui est à 0,8%,
14:41ou encore le DAX qui est à 0,9%,
14:42et sur le marché obligataire,
14:43vous avez un 10 ans britannique
14:45qui est stable,
14:45toujours à la porte des 5%,
14:47quand le 30 ans de son côté
14:48est à 5,61%.
14:49Donc, pour l'instant,
14:49il n'y a pas de panique.
14:50On va surveiller ça
14:51toute la matinée.
14:52Merci beaucoup, Christian Parizeau
14:53et Christophe Boucher
14:54d'être venus ce matin
14:55dans le Club de la Bourse.
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