00:00Nous allons à Toulouse retrouver François Picmal en direct pour BFMTV,
00:04qui est arrivé en deuxième position, mais qui fusionne avec la liste
00:08PS écologiste place publique de François Briançon.
00:12Il y a déjà même la répartition des postes, c'est-à-dire que pour vous ce serait la mairie,
00:15pour M. Briançon, la métropole, M. Picmal, c'est nationalement pas d'accord,
00:22mais localement on s'arrange ?
00:27Bonjour, je n'ai pas compris votre question,
00:29il y avait beaucoup de bruit sur votre plateau.
00:31Je vous en prie, ça je vous confirme.
00:33Je disais que vous êtes arrivé en deuxième position avec la liste LFI,
00:37vous fusionnez avec celle de François Briançon,
00:39qui est la liste socialiste écologiste place publique,
00:41vous répartissez même les fauteuils, c'est-à-dire à vous la mairie,
00:44à M. Briançon, la métropole, c'est-à-dire que nationalement pas d'accord,
00:48mais localement on s'arrange ? C'est la tambouille locale ?
00:53En fait, monsieur, c'est l'intérêt des Toulousanais et des Toulousains,
00:56et c'est pour ça que je suis en campagne.
00:59Et c'est pour ça qu'on va se battre dimanche pour battre la droite de M. Moudin,
01:03qui depuis 12 ans asphyxie la ville,
01:05rend les conditions de vie des Toulousains difficiles,
01:10où tout a augmenté, tout est plus cher,
01:12le logement, le transport, l'eau, la collecte des déchets.
01:15Et donc, quand il s'agit de battre la droite ou l'extrême droite,
01:18la gauche, elle doit s'unir,
01:20et moi j'ai toujours prêché l'union de la gauche quand il le fallait.
01:23Il y a eu un premier tour, vous l'avez dit,
01:25il y a eu une orientation qui a été choisie
01:27lors de ce premier tour entre les deux grandes forces de gauche,
01:31et je salue la responsabilité de tout le monde,
01:34et y compris de François Briançon,
01:35qui était le candidat de la gauche unie,
01:37vivre mieux, pour que cette union ait lieu,
01:40et soit en mesure aujourd'hui d'ouvrir une nouvelle page,
01:44tout simplement, à Toulouse.
01:46Pourtant, M. Briançon avait des mots très durs
01:49contre le leader de la France insoumise,
01:51Jean-Luc Mélenchon.
01:53On a retrouvé notamment ce tweet de M. Briançon,
01:57« Quand Jean-Luc Mélenchon joue avec des sous-entendus
02:00qui réveillent les pires imaginaires antisémites,
02:03c'est un choix, pas une maladresse.
02:05L'antisémitisme, c'est un poison.
02:06Je le combattrai toujours.
02:08Ceux qui approuvent, nuance, ne peuvent se revendiquer de la gauche. »
02:11Voilà ce qu'écrivait M. Briançon à propos de Jean-Luc Mélenchon.
02:14Et aujourd'hui, vous faites alliance ?
02:18Oui, eh bien, avec M. Briançon, on sait clarifier les choses.
02:22Déjà, je vous rappelle que M. Mélenchon a fait un tweet explicatif
02:26sur lequel il revenait sur ses propos,
02:28s'excusait auprès des personnes que cela avait pu blesser,
02:31mais en aucun cas, il n'a eu des propos antisémites.
02:35Et quiconque a un peu d'honnêteté intellectuelle
02:38verra ses discours dans lesquels il passe une demi-heure
02:41à dire que la lutte contre toutes les discriminations
02:43et contre l'antisémitisme et l'ADN du mouvement insoumis.
02:47Donc, à partir de là, on peut se ressortir, vous savez,
02:50toutes les paroles des uns et des autres critiques.
02:53Nous, vous pourriez ressortir les critiques qu'on a eues
02:56par rapport au gouvernement sous François Hollande,
02:59au fait que le programme du NFP n'était pas forcément respecté.
03:02Mais à un moment, il y a une question de responsabilité, monsieur.
03:05C'est qu'en fait, ici, dans notre ville,
03:07on subit depuis 12 ans une politique austéritaire.
03:11Que la demande des habitantes et des habitants, c'est d'en finir.
03:15Donc, il y a des gens responsables qui se sont mis autour de la table,
03:18qui, sans dire qu'ils étaient d'accord sur tout,
03:20se sont dit qu'ils étaient en tout cas sur l'essentiel à Toulouse
03:23et qu'ils avaient envie de faire l'union de la gauche.
03:25Après, les débats parisiens autour de ça m'intéressent en vérité assez peu.
03:31Depuis ce matin, je reçois des centaines et des centaines de messages
03:38de Toulousaines et des Toulousains qui nous remercient
03:41d'avoir fait l'union de la gauche et de leur donner la possibilité
03:44de sortir du système qui est en place à Toulouse.
03:47Et pour moi, ça, c'est l'essentiel.
03:49Le reste, si vous voulez, c'est du commentaire et de l'anecdote.
03:51Et l'important, c'est que tout le monde se mobilise aujourd'hui à Toulouse
03:54pour faire en sorte qu'il y ait une nouvelle page qui s'ouvre dans la Ville Rose.
03:59Merci, François Picmal.
04:01Merci, candidat de l'Amérique.
04:02En direct de Toulouse, Daniel Obono.
04:03Que pensez-vous de cet accord à Toulouse, Daniel Obono ?
04:06Ce n'est pas le seul.
04:07À Kermont-Ferrand, le maire PS, Olivier Bianchi,
04:10annonce une fusion technique avec LFI.
04:12C'est les cas également du maire de Lyon sortant avec LFI du côté de Lyon.
04:17Donc, il y a quand même beaucoup d'accords.
04:19Alors qu'Olivier Fort, ce matin, a expliqué qu'il n'y aurait pas d'accord national.
04:22Ça, ce sont les contradictions du Parti Socialiste.
04:24Nous, nous avons toujours été cohérents par rapport à ce que vous disiez, M. Duhamel.
04:28Nous n'avons pas changé de position.
04:29Depuis des mois et des mois, nous disons que si nous sommes en tête,
04:33nous proposerons sur la base du programme un accord pour pouvoir diriger des villes
04:38et changer la vie des gens.
04:39Et si nous ne le sommes pas, nous sommes prêts à faire ce qu'on appelle une fusion technique
04:43qui permet que nous soyons représentés comme les électeurs et les électrices le veuillent.
04:47Moi, je voudrais vous alerter sur le fait que les résultats du premier tour
04:51ont démontré, je pense, très largement, et ça faisait consensus,
04:55le fait que, passé son temps à taper sur la France insoumise,
04:58en prenant des petites phrases, comme l'a fait tout à l'heure Mme Pulvar,
05:01à essayer de dire...
05:03Parce qu'il y a beaucoup de petites phrases qui s'ajoutent.
05:04Voilà, ça recommence.
05:05Mais si vous permettez que je suis...
05:06Il est possible d'avoir un débat où on doit seulement vous écouter...
05:09Il serait bien que je puisse parler, parce que vous n'avez pas arrêté de m'arrêter.
05:12Et après, Audrey Levin vous répondra.
05:13Donc, est-ce que je peux finir de parler ?
05:16Est-ce que je disais précisément ?
05:17C'est pas trop long, c'est comme ça tout le monde peut parler.
05:18Oui, mais en fait, je ne suis pas sûre que ce soir-là qui ait beaucoup parlé sur ce plateau.
05:24Allez-y, allez-y.
05:26Allez-y, allez-y.
05:27Après, je peux vous laisser aussi.
05:28Non, non, allez-y.
05:29Finissez votre propos.
05:31Justement...
05:31Non, non, allez-y, Madame Vaudon, finissez votre propos.
05:33Non, mais si...
05:35Allez-y.
05:35Beaucoup de gens se sont rendus compte de quelque chose hier soir,
05:38c'est que taper sur la France insoumise, faire des petites phrases, monter en sauve...
05:42Ça renforce, en fait, la France insoumise ?
05:43Non, en fait, les gens ne sont pas dupes.
05:45Les gens qui sont allés voter et qui ont élu Bali Gayoko,
05:50qui ont mis en tête David Guiraud,
05:53qui, y compris, ont voté pour la liste du nouveau Paris populaire
05:57conduite par Sofia Chikirou, ont écouté ce que nous disions,
06:00ont lu notre programme, ont été convaincus.
06:02Et si on prend au sérieux ces électeurs et les électrices,
06:06on prend au sérieux ce que nous disons,
06:08et encore une fois, ça s'inscrit dans toute la tradition de la gauche.
06:10Si vous ne voulez pas que Paris passe à droite,
06:12si vous ne voulez pas que la politique qui a été menée au niveau national,
06:16par l'alliance de ces mêmes forces,
06:18ce soit également ce qui se passe à Paris,
06:21eh bien oui, on fait un barrage comme nous le faisons depuis des décennies à gauche.
06:26Réponse de Drey Pulevard.
06:26Et on fait en sorte que toutes les voix de la gauche soient représentées,
06:32sans parler d'infamie pour qui que ce soit.
06:37Moi, la discussion, elle est close, en fait.
06:40Emmanuel Grégoire a déposé sa liste.
06:41Alors, il est toujours possible de la changer d'ici demain soir,
06:44mais je ne crois pas que ce soit la tendance.
06:46La liste est déposée.
06:48Sophia Chikirou, manifestement, va se maintenir.
06:51Et elle sera représentée au Conseil de Paris.
06:53Oui, mais en face, vous aurez Dati Bournazel ensemble.
06:56Ah oui, donc vous choisissez de risquer.
06:58Non, attendez, Mme Monombo.
07:01Nous choisissons d'être au combat.
07:05Mais ce n'est pas un risque face à Dati Bournazel ?
07:07Non, mais ce n'est pas un risque face à Dati Bournazel ?
07:10Nous choisissons de prendre ce risque.
07:13Nous assumons de prendre ce risque.
07:15Sur le domaine des parisiens et parisiens.
07:16Plutôt que de nous dédire.
07:18Car nous considérons que les conditions de l'union avec LFI ne sont pas réunies.
07:24Elles ne sont plus possibles aujourd'hui, en tout cas à Paris.
07:26L'union de la gauche, nous l'avons faite.
07:29L'union de la gauche, nous l'avons faite dès le premier tour avec le Parti communiste, les écologistes de
07:35la société civile.
07:36Moi, je suis société civile.
07:37Et pardonnez-moi juste, je termine à face.
07:39Vous avez fait cet honneur à Daniel Obono.
07:42Excusez-moi, c'est du peur que je devise parler sans qu'on m'interrompe.
07:45Au moins, Emmanuel Grégoire a demandé à lancer un appel aux Parisiens pour ce premier tour
07:51en leur demandant de le mettre le plus haut possible pour être en meilleure position pour affronter le deuxième tour.
07:57Les Parisiens ont répondu à cet appel.
08:00Nous leur renouvelons cet appel pour le second tour dimanche prochain.
08:03Et nous pensons que nous pouvons convaincre assez de Parisiennes et de Parisiens
08:07pour qu'Emmanuel Grégoire soit le prochain maire de Paris.
08:09Qui est un maire qui est tout sauf un maire extrême, qui est un maire en responsabilité, un maire de
08:14centre droit.
08:15Et ce que nous voyons, et tout était dans votre titre d'ailleurs,
08:18le divorce impossible entre LFI et le PS.
08:21Et je crois que tout est dit.
08:22Et vous avez énuméré tout à l'heure la longue liste des accords sur le territoire national à Brest.
08:27Ce n'est pas le cas.
08:28Un peu partout, vous verrez que tout ça, pardon, c'est une vaste tartufferie.
08:33C'est de la feuille de vigne, tout ça.
08:35Alors évidemment, je veux bien que sur les plateaux, on se dispute un petit peu.
08:38On a bien vu les œillards d'Emmanuel Grégoire.
08:40Je ne viens pas de me disputer, je viens de défendre des points de vue politique en fait.
08:42Mais on voit bien que tout ça, évidemment, depuis le début, c'était cousu de fil blanc,
08:47que ces alliances entre le PS et LFI vont prédominer dans les grandes villes.
08:50Et je trouve ça dans le bruit.
08:52S'il vous plaît, on va regarder, on va se retrouver Marie Roux qui suit Pierre-Yves Bournazel.
08:57Elle est avec Bastien Dufour.
08:59Marie, est-ce qu'on se dirige vers un accord ?
09:03Pierre-Yves Bournazel, Rachida Dati, ils ont encore un peu moins de 24 heures.
09:08Pour l'instant, les discussions sont toujours en cours, en coulisses.
09:12Mais pour l'instant, Pierre-Yves Bournazel ne se retire pas, ou du moins pas encore.
09:16Pierre-Yves Bournazel qui a pris la parole quelques minutes en fin de journée,
09:19juste avant d'entrer dans son QG de campagne.
09:21Il a rappelé des conditions pour une alliance possible avec Rachida Dati,
09:25la candidate de droite qui compte sur les voix de Pierre-Yves Bournazel
09:28pour creuser l'écart avec Emmanuel Grégoire, son concurrent à gauche,
09:31où elle accuse près de 12 points de retard.
09:33Alors forcément, Pierre-Yves Bournazel est en position de force.
09:37Il tente de mettre, de faire la pression sur Rachida Dati,
09:40avec qui il a échangé cet après-midi, où il a rappelé ses conditions.
09:45Mais pour l'instant, aucune réponse favorable à ses conditions.
09:48Alors, il y en a trois.
09:49La première, c'est aucune promiscuité, aucune alliance avec l'extrême droite
09:54et la liste de Sarah Knafo.
09:56La deuxième, c'est un projet commun, et notamment sur le périscolaire.
09:59Et puis la troisième, c'est un changement de ton, de cap, de gouvernance municipale.
10:03En tout cas, des conditions qui n'ont pas été reçues par Rachida Dati.
10:08Pour l'instant, Pierre-Yves Bournazel qui explique que la décision,
10:10quelle qu'elle soit, sera commune avec son équipe
10:13et qui explique également que la balle est désormais dans le camp de Rachida Dati.
10:17À moins de 24 heures du dépôt d'hélice pour ce second tour,
10:21Pierre-Yves Bournazel, qui n'est pas arrivé en tête,
10:23pourrait être l'homme qui fera basculer l'élection municipale parisienne.
10:27Il va perdre et il aura la défaite et le déshonneur.
10:31À l'instant, les équipes politiques de BFM TV confirment
10:35que Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, c'est tout chaud,
10:38vont faire liste commune.
10:40Il aura la défaite et le déshonneur.
10:43J'ai siégé aux côtés de Pierre-Yves Bournazel.
10:45On va faire réagir Sylvain Maillard parce que ça concerne ce que vous.
10:48Pierre-Yves Bournazel, il agit en responsabilité pour l'alternance
10:51dans une logique d'union de la droite et du centre.
10:53Ce sont nos valeurs.
10:54Alors, Sylvain Maillard, cette alliance est passée.
10:59Sur quelle base ?
11:01C'est très simple.
11:02Nous voulons porter l'alternance à Paris.
11:04On porte un projet différent de celui d'Emmanuel Grégoire.
11:06Et nous savons parfaitement, tous les Parisiens savent,
11:09dimanche prochain, le prochain maire de Paris,
11:11ce sera ou Rachida Dati ou Emmanuel Grégoire.
11:14Et donc, chaque Parisien devra choisir entre deux projets
11:16qui sont fondamentalement différents.
11:17Complètement.
11:18Il y en a un qui regarde vers le passé.
11:20Le vote, il est extraordinaire.
11:22Il est extraordinaire.
11:22Il est extraordinaire.
11:23Il a 25 ans que vous êtes là.
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