- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va continuer de passer en revue les zones qui ont été touchées, les zones géographiques qui ont été touchées
00:04par la tempête Nils.
00:06Et on va aller dans les Landes retrouver Nicolas Dumas en direct pour BFM TV.
00:10Il est à Ishoux avec les dégâts que vous avez pu constater en survolant toute la zone en hélicoptère, Nicolas.
00:19Ah oui, déjà, quand on a survolé la zone, on est parti de Biscarosse, juste dans les Landes.
00:24On a survolé la forêt des Landes où on a vu de nombreux arbres chuter comme celui qui se trouve
00:30juste derrière moi.
00:31Là, pour bien comprendre cette souche, moi je fais 1,76 m, là on estime à peu près à 2
00:36,30 m en termes de circonférence,
00:39enfin de hauteur, là pour bien comprendre cet impressionnant amas de racines sur un pain qui fait plusieurs dizaines de
00:48mètres de long.
00:49On est au niveau d'une base de loisirs où les habitants d'Ishoux viennent l'été et on se
00:56situe aussi au niveau d'une buvette
00:57où un autre pain est entièrement fendu en deux au niveau de la base et qui est tombé sur la
01:04toiture de cette base de loisirs
01:06où il y a habituellement la buvette tout l'été.
01:09Les quelques habitants qu'on a pu croiser nous disaient qu'ils venaient justement profiter du soleil par les beaux
01:17jours.
01:17Après, pour notre survol, quand on a quitté les Landes, ce qu'on a vu c'est la crue de
01:24la Gironde notamment
01:25au niveau de Langon mais aussi de l'Aréole et Marmonde où à Marmonde il y avait jusqu'à 8
01:32,50 m de hauteur cet après-midi.
01:36Et pour bien comprendre aussi encore l'impact qu'il peut y avoir ici dans les Landes,
01:41il y a 105 000 foyers qui sont encore privés d'électricité et le préfet du département indique qu'il
01:48y a une dizaine d'axes routiques
01:50ils sont encore coupés parce qu'il y a ce type de débris encore présent sur les voies de circulation.
01:56Merci Nicolas Dumas, donc dans les Landes avec Antoine Guillaïchoux.
01:59On va continuer de regarder les zones qui ont été touchées.
02:02On a André Hernandez, président de la communauté de communes de région, du côté de Lésignan, Corbière, Minervois
02:08et on est dans l'Aude cette fois-ci.
02:09Bonsoir, merci d'être avec nous M. Hernandez.
02:12De votre côté, comment s'est passé le passage de Nils alors ?
02:18Alors partout, c'était une véritable catastrophe, des piliers d'arbres par terre, des bâtiments évidemment endommagés
02:24et nous avons évidemment beaucoup de dégâts sur ce territoire.
02:27On a subi un terrible incendie il n'y a pas très longtemps et voilà que maintenant ça bat cette
02:31tempête nid
02:32qui vient, si vous voulez, s'applique complètement le moral de nos habitants.
02:37Et alors du coup, vous vous donnez combien de temps derrière pour faire en sorte que la situation revienne à
02:43la normale ?
02:44Alors là, nous sommes obligés de fermer des crèches parce qu'il y a des toitures qui sont endommagées.
02:49On a pu constater par exemple que les panneaux photovoltaïques ont été facilement arrachés par la force du vent
02:55et donc certains également sont privés d'électricité et donc nous ne pouvons pas ouvrir tous nos services demain
03:01et nous comptons évidemment vite déblayer avec nos équipes qui sont sur le terrain pour ouvrir les routes,
03:08pour ouvrir les bâtiments qui aujourd'hui sont en privé.
03:13Donc voilà, quelques jours et je pense que tout rentrera dans l'ordre.
03:17Mais ça veut dire que demain, il y a des enfants qui n'iront pas à l'école et que
03:20des foyers seront toujours privés d'électricité ?
03:23Alors demain, s'il n'y a pas d'électricité, les enfants n'iront pas à l'école,
03:26nous aurons un bon nombre de crèches, comme je l'ai dit, qui seront fermées
03:29parce qu'évidemment, sans électricité, on ne peut pas embrouiller les enfants dans une crèche.
03:33– D'accord, merci M. Hernandez, merci d'avoir été avec nous en direct de l'Aude.
03:38– On va redonner ces chiffres, quelques 900 000 foyers restent ce soir privés de courant
03:43après le passage de cette tempête, c'est 498 000 en Nouvelle-Aquitaine et 365 000 en Occitanie.
03:50Dans un instant, on sera avec le maire de Perpignan, Louis Elio.
03:53Je voudrais, Boris Vélachef, faire un peu le bilan de ce qui se passe.
03:58Nouvelle tempête hivernale, on voit une maison à l'instant qui a été frappée par la chute d'un arbre.
04:04Vous qui êtes architecte, est-ce que comme votre collègue,
04:07vous pensez qu'on n'a pas encore pris la mesure de ce dérèglement climatique
04:11et de ces tempêtes qui vont se succéder, qui seront de plus en plus violentes ?
04:14– Le dérèglement climatique, il va certainement, on l'a vu, de toute façon on le sait,
04:17il va intensifier les aléas et augmenter le nombre de catastrophes.
04:21Donc ça c'est certain, il faut qu'on s'y prépare, il faut qu'on se prépare au fait
04:24de ne plus fonctionner dans des modèles qui vont être des modèles de fonctionnement optimal.
04:28C'est qu'il faut, comme font certains pays nordiques, les Pays-Bas c'est le cas,
04:32ils vivent avec le risque, c'est qu'ils partent d'un mode de pensée en mode dégradé.
04:38C'est qu'il y ait des infrastructures qui ne fonctionnent pas.
04:41et que tout continue à fonctionner, même avec des infrastructures atteintes.
04:46C'est ce qu'on appelle, les Japonais font ça depuis très longtemps,
04:49les Pays-Bas le font, et ce n'est pas du tout une façon pessimiste de voir les choses.
04:53Au contraire, on a affaire à les Pays-Bas, d'ailleurs, qui respectent ce genre de mode de pensée,
04:58dans leur urbanisme et dans leur architecture,
05:01ils sont même classés parmi les pays où les gens sont les plus heureux de vivre.
05:04Donc il y a quand même une contradiction là-dedans.
05:06Je veux revenir sur certains points aussi qui sont importants à comprendre.
05:10Alors, on parlait de l'eau, on parlait du vent.
05:12Le vent c'est assez complexe, c'est vrai que quand on est dans le cas de vents dominants
05:15qui vont dans la même direction comme le Mistral ou la Tramontane,
05:17ça c'est un problème, il faut regarder la direction du vent dominant.
05:21Par contre, dans les phénomènes de tempête, on a un phénomène circulaire,
05:24donc il est très difficile de savoir où ça va frapper en général,
05:27comme les cyclones, les huragans ou les tempêtes hivernales.
05:29Donc c'est un peu plus délicat, et c'est vrai qu'il faut prendre des distances
05:32par rapport aux arbres, etc.
05:35Faire attention à certains arbres aussi, ce type d'arbres, on l'a vu avec les pins,
05:38ils ont des racines très plates et pas profondes, peu profondes.
05:41La forêt des Lampes, c'est que les forêts landaises, ce ne sont que des pins.
05:43Dès que les sols sont gorgés d'eau, ils ont tendance à basculer très rapidement,
05:46vu la prise au vent qu'ils représentent.
05:48Et pour l'eau, comment est-ce qu'on arrive aujourd'hui à faire en sorte que ça s'évacue
05:51facilement ?
05:51Que toutes les zones urbaines habituelles ne soient pas systématiquement inondées ?
05:55Il faut bien comprendre une chose, que encore une fois, les pays nordiques,
05:59Hollande en particulier, qui est le pays avec la meilleure culture du risque à ce niveau-là,
06:04et les meilleurs plans au niveau de l'eau en particulier,
06:09et qui vivent réellement avec le risque,
06:11l'eau, le problème ce n'est pas de lutter contre, c'est de lui faire de la place.
06:15L'eau, de toute façon, elle va passer.
06:17Donc, et ça, ça regarde notre urbanisme,
06:21ça regarde la façon dont on a un permis des essols,
06:24dont on a construit là où il ne fallait pas construire,
06:26les zonages qui sont à revoir, il y a beaucoup de choses.
06:28C'est aussi le nettoyage des cours d'eau ?
06:29Oui, l'eau, de toute façon, elle va passer.
06:32Donc, à partir du moment où il y a du ruissellement,
06:33à partir du moment où il y a du débordement, il faut la laisser passer.
06:35Et ça, les Hollandais l'ont très bien compris.
06:37Il faut apprendre à vivre avec le risque.
06:38Si on va en Bourg, en Allemagne aussi, ils vivent avec le risque.
06:42Ils sont submergés ou inondés deux fois par an,
06:45et la vie continue.
06:47Toute la ville est prévue pour ça.
06:49Il y a une autre chose aussi, c'est que,
06:50et donc, il y a aussi au niveau,
06:52on a parlé d'architecture et d'urbanisme,
06:54il faut savoir qu'en France, les architectes,
06:57dans les écoles d'architecture,
06:58les écoles nationales supérieures d'architecture,
07:01il y en a 21 en France,
07:03ne sont toujours pas formés à la mitigation des risques majeurs.
07:07Aucun architecte n'est formé à la construction en zone à risque,
07:10que ce soit d'inondations, de séismes, de cyclones.
07:14Alors, il y a des petites formations spécialisées,
07:18en post-master, il y en a quelques-unes dans quelques écoles,
07:21comme celle où j'enseigne d'ailleurs personnellement.
07:23– Et ce n'est pas généralisé ?
07:24– Non, pas du tout, ce n'est pas dans le tronc commun,
07:26tant qu'il faut savoir que c'est quand même un problème,
07:27c'est que les architectes sont censés être
07:31parmi les acteurs majeurs de la transformation de nos territoires,
07:34donc aussi du fait de garantir la résilience de ces mêmes territoires.
07:39Or, ils ne sont pas formés pour le faire.
07:41Donc ça aussi, c'est à voir, le système est très complexe.
07:44En plus, il y a une dernière chose à savoir,
07:46c'est qu'on a un système français qui est exclusivement basé
07:49sur la réponse tardive, a posteriori.
07:51On attend que la catastrophe fée, ça fonctionne depuis 1990,
07:54on a un système de caisse de rassurance qui fonctionnait très bien,
07:57etc., qui maintenant arrive à s'éliminer.
07:58– On n'est jamais dans la prévention, c'est ce que vous voulez dire.
08:00– Le problème, c'est que l'État n'est pas enclin à investir dans la prévention,
08:04et on ne le fait pas depuis très longtemps, d'ailleurs.
08:05– Mais ça nous coûte plus cher d'être…
08:06– Parler du programme d'architecture,
08:07mais c'est la même chose dans un tas de domaines.
08:09– Enfin, ça nous coûte plus cher d'être dans la réaction.
08:11– Eh bien, bien sûr.
08:12– La prévention éviterait des dégâts.
08:13– Et particulièrement, avec cette création des phénomènes,
08:15ça va nous coûter de plus en plus cher.
08:16– Bien sûr qu'on est dans la prévention.
08:18– Comme chaque endroit va être touché au moins deux fois.
08:22Quand je suis l'architecte de la tempête Alex au-dessus de Nice,
08:24à la Roya Vésubie, il y a quand même la tempête Aline
08:27qui arrive trois ans après.
08:28Donc en fait, quand vous faites de l'adaptation,
08:30vous devez le faire à la prévention du coup d'après.
08:32Je veux dire, l'Aude, ils sont noyés en 2018,
08:35ils sont renoyés aujourd'hui.
08:37Les vents, ils vont continuer.
08:38Donc en fait, la vraie question, c'est qu'on continue à faire l'identique.
08:42Moi, je suis très choqué.
08:43Le maire a dit, on ferme la crèche demain,
08:45retour à la normale dans deux jours.
08:47Non, ça c'est insupportable.
08:48Pardon pour ce maire.
08:50Alors évidemment, lui, il est choqué
08:51parce qu'il a perdu 17 000 hectares
08:53avec l'incendie des Corbières cet été.
08:55– Mais là, il n'a plus d'électricité.
08:56– En deux jours.
08:57Mais vous entendez bien, retour à la normale,
08:59et c'est ça qui nous empêche de faire le travail,
09:01ça veut dire qu'on continue à penser
09:03qu'une fois que c'est passé,
09:05on va pouvoir refaire comme il y a un maître.
09:06– Et que ça ne reviendra peut-être pas.
09:07– Mais pour donner des chiffres,
09:08là, tempête Alex, un milliard,
09:10si vous refaites à l'identique,
09:11vous remettez un milliard trois ans après.
09:13Le Pas-de-Calèche commence l'étude dessus,
09:15640 millions, vous refaites à l'identique.
09:17On a tous envie de ne pas changer.
09:19C'est ça le deuxième problème, il est politique.
09:21On ne veut pas changer, c'est compliqué.
09:23– Et ça demande une vision à plus long terme.
09:25C'est aussi la vision un peu court-termiste
09:27qu'on a aujourd'hui,
09:28qui empêche justement toute cette phase de prévention,
09:31parce que ce sont des programmes à long terme,
09:33mais on le voit dans, vous parliez de l'inondation,
09:34mais dans l'ISER, dans l'épartement de l'ISER,
09:36par exemple, Grenoble a été protégée,
09:38contrairement à Paris, c'est une catastrophe,
09:40Paris, si la scène déborde, nous fait une crue de 1910.
09:43– Si de nouveau on a une crue…
09:44– C'est la pire des choses qui pourraient arriver en France.
09:47Il faut voir, Alex, on estime le coût
09:48à entre 40 et 60 milliards d'euros de dommages.
09:52– S'il y avait de nouveau une crue exceptionnelle à Paris.
09:54– Tout notre système explose, c'est terminé.
09:56On n'a pas les sous pour payer ça.
09:59Et puis en plus, il faut voir les dommages qu'il y aurait.
10:01– Mais quand vous dites ça aux politiques,
10:03ils vous répondent quoi ?
10:04Oui mais bon, on ne va pas investir, on n'a pas l'argent.
10:07– Parce que la prévention, c'est quelque chose
10:09qui se fait sur le long terme,
10:11ça ne se fera pas du jour au lendemain,
10:12ça ne va pas se faire, on l'a vu, il y a des…
10:15– Les politiques, il y en a deux, pardon.
10:17Il y en a deux, c'est très important,
10:18les municipales, c'est dans un mois.
10:19– Oui, c'est pour ça.
10:20– Les politiques, j'en ai toujours deux.
10:21Il faut un maire et un préfet,
10:23c'est-à-dire les services de l'État.
10:25– L'État et le maire.
10:26– Si je n'ai pas un préfet et un maire,
10:27je ne fais pas de dessin.
10:28Parce que les services de l'État,
10:30il faut qu'ils soient compétents,
10:31quand même, on n'est pas avec des trucs de blague là,
10:32je veux dire, il y a des kilomètres d'eau qui traversent,
10:35ce n'est pas une concertation d'habitants
10:36qui peut la régler, il faut savoir ce qu'on fait.
10:38Et 200 km heure, il faut aussi savoir ce qu'on fait.
10:40Par contre, le maire, il faut qu'il soit courageux,
10:42parce qu'il est sur place,
10:43il va obliger, et même imposer à sa population,
10:46de changer des choses.
10:48La vraie question, c'est qu'aujourd'hui,
10:50changer, ce n'est pas fait politiquement,
10:52c'est-à-dire qu'on ne propose pas un avenir meilleur
10:54que celui qu'on a.
10:56Et pourtant, quand je suis à Trèbes
10:58et que je n'arrive pas à enlever le lac,
11:01pêcher dans le lac et pas dans la rivière,
11:03je vous le dis, c'est ça les problèmes politiques,
11:04ils veulent pêcher dans le lac et pas dans la rivière,
11:06pour qu'ils arrivent à accepter l'idée.
11:07Il faudrait enlever le lac ?
11:08Oui, j'ai enlevé le lac.
11:10Mais pourquoi il fallait l'enlever ?
11:11Parce que si vous avez le lac,
11:13vous avez un remblai qui tient le lac,
11:14toute architecture est horizontale
11:16et elle est toujours tenue dans la pente par des remblais.
11:18Le remblai, c'est ce qui empêche l'eau de passer sous le pont.
11:20Il y a même un Premier ministre qui veut me voir
11:23pour que je lui explique,
11:24je lui dis, même un enfant de 5 ans comprendrait,
11:26il m'a dit merci pour le compliment,
11:27en attendant, vous avez un camping,
11:29c'est aussi une surface plate,
11:30c'est un remblai,
11:31le remblai il est dans la rivière.
11:32Vous voyez, il n'y a pas que des choses artificielles
11:34où les architectes auraient fait des bêtises,
11:35il y a aussi des choses naturelles.
11:37Et si je finis sur la politique,
11:39moi je vais regarder les élections,
11:41mais de très très près,
11:42ceux qui ne conduiront pas le changement honnêtement
11:45avec leur population vont perdre.
11:46J'ai été conseiller de deux stations de ski,
11:48dont une perd la neige,
11:50et j'ai dit qu'à un moment il faudrait s'adapter
11:52et faire autrement,
11:53c'est ça la prévention.
11:54On perd un million de parents,
11:55il y a une liste qui va dire la vérité
11:58en disant qu'il n'y a plus de neige
11:59et d'ailleurs il faut faire un autre modèle.
12:00Et il y a une autre liste qui est en train de dire
12:02non, on fait comme avant,
12:03les mêmes stations de ski,
12:04la même neige et les mêmes magasins.
12:06C'est ça qu'est la politique ?
12:07On a justement,
12:07puisque vous parlez de stations de ski,
12:09on est avec Alain Luneau,
12:10le maire sans étiquette de Font-Romeu,
12:12du côté des Pyrénées-Orientales.
12:13Bonsoir monsieur le maire,
12:15merci d'être en direct
12:15et d'avoir patienté.
12:17Et vous avez pu ainsi écouter tout le monde.
12:19Comment ça s'est passé vous à Font-Romeu ?
12:21Vous avez eu gros vent,
12:23quelles sont les précautions
12:24que vous avez pu prendre ?
12:26Alors il y a eu surtout
12:27beaucoup de vent ce matin,
12:29de fortes rafales.
12:32En ville, nous avons pris des précautions
12:33dès que nous étions informés
12:35que nous étions passés en zone rouge.
12:37Nous avons informé notre population
12:41et aussi nos visiteurs
12:42et nous sommes venus près des commerçants
12:45leur demandant de ranger
12:46tout ce qui pouvait bouger
12:48et atteindre éventuellement
12:50des gens qui passaient.
12:51On a demandé aussi
12:52de ne plus se promener en forêt
12:54parce que,
12:57on parlait tout à l'heure de tempête,
12:59nous on se souvient de la tempête Clos
13:01et beaucoup de branches d'arbres
13:03et d'arbres avaient été déracinées
13:04donc on pense que la forêt
13:05pourrait être dangereuse
13:07un petit moment après ces coups de vent.
13:09On voit les images
13:10sont assez impressionnantes
13:11de ce télésiège fermé
13:13qui est bousculé par le vent.
13:15Ça veut dire que tout le domaine skiable
13:17était fermé aujourd'hui
13:19et qu'est-ce que vous comptez faire demain ?
13:21Alors écoutez,
13:22le domaine skiable était fermé aujourd'hui.
13:24Je ne sais pas si ce film
13:26sur le télésiège est bon.
13:29À mon sens,
13:30il sert une chose,
13:31c'est de montrer à nos clients
13:33qui quelquefois rouspètent
13:36parce que les remontées mécaniques
13:37sont fermées à cause du vent,
13:39de montrer que les gens
13:40qui prennent les décisions
13:41sont des gens sensés, compétents
13:43et qui savent ce qu'ils font.
13:45On peut voir ce que donne
13:46un télésiège
13:48lorsqu'il y a un peu de vent.
13:50Les sièges denses,
13:51les gardes-corps se cassent
13:52contre le câble.
13:53Donc il est absolument nécessaire
13:55de fermer le domaine.
13:57Merci d'avoir été avec nous,
13:58M. le maire.
13:58M. le maire de Font-Romeu,
13:59Alain Luneau.
14:00On va aller en Corse cette fois-ci
14:01parce qu'en Corse,
14:02on a des vigilances vent,
14:05vagues submersions
14:05et nous sommes en direct de Corse
14:07avec Arnaud Millemann.
14:09C'est le secrétaire général,
14:09la préfecture de Haute-Corse.
14:11Bonsoir, monsieur le secrétaire général.
14:14Quels sont les consignes
14:15que vous avez données pour l'île ?
14:17Alors, elles sont les mêmes
14:19que l'on répète à chaque fois
14:21comme l'a fait le maire à l'instant.
14:22Je les répète,
14:23c'est important de les avoir en tête.
14:25Évidemment, limiter ses déplacements
14:26au maximum
14:27et puis éviter lorsqu'on peut
14:29de prendre la route
14:30ou en tout cas adapter sa vitesse
14:32puisqu'on n'est pas à l'abri
14:33d'une chute d'arbre,
14:34d'un éboulement,
14:35éventuellement d'un câble électrique
14:37à terre,
14:37auquel cas, évidemment,
14:39je le répète,
14:40il ne faut surtout pas y toucher
14:41et appeler les services de secours
14:43au moindre doute.
14:45Et puis éviter de se promener
14:46en forêt et en bord de mer
14:47parce que vous l'avez dit,
14:48la Corse est frappée
14:49par une vigilance orange vent fort
14:51mais aussi par une vigilance jaune
14:53vague submersion
14:54et également par une vigilance jaune
14:56risque d'avalanche.
14:57Et ces vigilances secours
14:58jusqu'à quand ?
15:00Alors, Météo France
15:01fait courir la vigilance orange
15:03vent fort jusqu'à 4h demain matin.
15:05C'était minuit
15:05et ça vient d'être réactualisé
15:07à l'instant où je vous parle
15:08ce qui veut dire
15:08que l'ensemble des équipes
15:10d'intervention et de secours
15:11vont être sur le point
15:12encore une partie de la nuit.
15:14Merci, M. le secrétaire général
15:15Arnaud Millman
15:16d'avoir été avec nous.
15:17Juste un mot avec vous,
15:18lieutenant-colonel Arrault
15:19porte-parole de la sécurité civile
15:20parce qu'on a vu,
15:21on a été dans les terres,
15:23on a été en bord de mer,
15:24on a été à la montagne
15:25mais on n'empêchera pas
15:27non plus l'accident
15:28et l'imprudence.
15:29Et là, malheureusement,
15:30dans ces cas-là,
15:31c'est la sécurité civile
15:32qui est envoyée sur le terrain.
15:35Il y a toujours le facteur humain
15:36qui va prendre en compte.
15:37Effectivement.
15:38Et pas que la sécurité civile,
15:39tous les acteurs
15:40de la sécurité civile.
15:41On a parlé prévention à l'instant,
15:43c'est nécessaire,
15:44c'est capital,
15:45ce n'est pas dans notre ADN
15:46et donc on y travaille aussi.
15:47On a parlé résilience
15:48et puis entre les deux,
15:49il y a la préparation.
15:51Les crises, elles arriveront
15:51et donc il faut s'y préparer,
15:53nous la sécurité civile
15:53mais les citoyens aussi.
15:55Donc déjà en suivant les conseils,
15:57et c'est plutôt satisfaisant
15:57ce qu'on voit depuis ce matin,
15:58depuis hier,
15:59avec des gens qui adaptent
16:01le comportement adapté
16:02et qui ne s'exposent pas inutilement.
16:04Grâce à des prévisions météo
16:05de plus en plus précises
16:05parce que cette tempête,
16:06elle a été annoncée.
16:08On dispose de vigilances
16:09plus précises
16:10qui sont plus intuitives aussi
16:11avec ces niveaux de couleurs
16:12qui sont explicatives
16:13avec des messages de prévention,
16:15avec des systèmes
16:16comme FR Alert effectivement
16:17qui permettent
16:18à des zones données
16:20de connaître...
16:21FR Alert,
16:22c'est le SMS
16:23qu'on reçoit
16:24lorsqu'on est dans la zone concernée.
16:25Exactement.
16:25C'est un dispositif européen
16:26et qui a été utilisé ce matin.
16:29Non, mais c'est bien
16:30qu'on l'ait importé aussi
16:31à notre niveau.
16:32C'est vrai que c'est un dispositif européen.
16:33Est-ce qu'en France,
16:34on est suffisamment,
16:34parce que nos artistes
16:35nous disaient,
16:35est-ce que nous-mêmes,
16:36les citoyens,
16:36on est suffisamment préparés
16:38et formés ?
16:39Non, on ne l'est jamais assez.
16:41Non.
16:41On ne l'est jamais assez.
16:42Donc, en tout cas,
16:42on l'est beaucoup plus qu'avant.
16:44On l'a vu,
16:44donc on est bien mieux informés,
16:46informés sur le moment
16:47avec les vigilances,
16:48avec les dispositifs de prévention,
16:50informés en amont
16:51parce qu'on travaille
16:52à donner aux gens
16:54les bons comportements,
16:54à la population
16:55les bons comportements.
16:57Le citoyen est acteur
16:58de sa propre sécurité.
16:59Quand on voit
17:00les images d'inondations
17:01qu'on a pu voir
17:02ces dernières heures,
17:03chacun va protéger sa maison,
17:05va faire des manœuvres
17:06de bon sens
17:07pour protéger les ouvrants,
17:10pour surélever
17:10ce qui doit l'être
17:11et puis avoir préparé
17:13son kit de secours,
17:14avoir fait son propre
17:15plan de sécurité personnel
17:17et puis les secours
17:18vont aller mettre en sécurité
17:20ce qui doit l'être,
17:21travailler sur les éléments
17:21d'urbanisme
17:22qui vont être délogés
17:24et donc mettre la population
17:26en sécurité
17:26sur la voie publique.
17:28Donc, c'est un travail
17:29qui se fait de concert
17:29entre le citoyen
17:31et tous les acteurs
17:31de la sécurité civile.
17:32On va continuer
17:32autour de France.
17:33On retourne sur le terrain,
17:35on va dans les Pyrénées-Orientales
17:36concernées par cette tempête.
17:38Louis Alliot,
17:38le maire RN de Perpignan
17:40est avec nous en direct.
17:41Bonsoir, M. le maire.
17:42Alors, on a une image
17:43à montrer.
17:43C'est le vent
17:44qui a pillé
17:45les poteaux de rugby
17:46du stade
17:47Aimé-Giral
17:48à Perpignan.
17:49Ça s'est passé ce matin,
17:50c'est ça ?
17:51Ça s'est passé ce matin.
17:53Il y a de gros dégâts
17:54sur le stade, oui.
17:57Ça vous a surpris
17:59l'ampleur de cette tempête
18:00ou pas ?
18:02Écoutez,
18:03elle a été annoncée,
18:04donc on s'y prépare un peu.
18:06Mais c'est vrai
18:06qu'on a près de 500 arbres
18:09qui sont tombés,
18:11comptés à l'heure
18:12où on se parle.
18:13On a un certain nombre
18:14d'écoles qui sont touchées.
18:16On a des foyers
18:18sans électricité.
18:19Et donc,
18:20nos services,
18:21la police municipale
18:23mais les services
18:23de la mairie
18:24et évidemment
18:25en coordination
18:25avec la sécurité civile,
18:28les pompiers,
18:29la préfecture
18:29et la gendarmerie,
18:30tout le monde
18:31est à pied d'œuvre
18:33pour tenter
18:33de limiter les dégâts.
18:35Mais justement,
18:36ces arbres,
18:36est-ce que vous allez
18:36les replanter ou pas ?
18:39Écoutez, oui,
18:40évidemment,
18:41on va les replanter.
18:42On était déjà
18:42sur un plan de replantation
18:44et de plantation tout court.
18:45énorme
18:46puisque depuis le début
18:47de ma mandat,
18:47j'en ai planté
18:47plus de 5 000 déjà.
18:49Mais j'avoue que là,
18:50ça fait de la peine
18:50parce que vous avez
18:51des arbres majestueux,
18:53notamment des pins
18:55très anciens
18:56dans des parcs magnifiques.
18:58Bon,
18:59mais c'est comme ça.
19:00Ça fait partie malheureusement
19:02des aléas
19:03liés à la tempête.
19:04Mais oui,
19:05oui,
19:06on replante
19:07des arbres.
19:08Le jour où ça recommencera,
19:09on aura de nouveau
19:10des dégâts,
19:11des voitures
19:12esquintées,
19:13parfois malheureusement
19:14des automobilistes
19:16qui prennent un arbre
19:17sur la figure.
19:18Ou des toits de maison
19:19endommagés aussi.
19:20Est-ce qu'il ne faut pas
19:21non plus réfléchir
19:22à planter ces arbres
19:23différemment,
19:24peut-être autrement,
19:26peut-être tenir compte
19:28du sens du vent,
19:29voir quelles sont
19:30les constructions autour ?
19:31– Le risque zéro
19:32n'existe pas.
19:34– Oui,
19:34mais on peut le limiter
19:35quand même.
19:35– Oui,
19:36mais il est limité.
19:37Les arbres,
19:38ils tombent
19:38quand il y a trop de vent.
19:39C'est comme ça.
19:40Il y a des raisons.
19:41Les sols étaient mouillés,
19:43etc.
19:44Il ne faut pas non plus
19:45à chaque fois
19:46qu'il y a une catastrophe
19:47naturelle
19:49aussi importante soit-elle
19:51que systématiquement
19:52on veuille tout corriger.
19:53D'abord,
19:54la prévention,
19:54c'est important.
19:55Mais ensuite,
19:56voilà,
19:57ça fait partie
19:58des réflexions
19:59qui sont menées
20:00au fur et à mesure.
20:01Mais très honnêtement,
20:02pour les arbres,
20:03on a connu des tempêtes
20:04en France
20:04avec des forêts entières
20:05qui sont tombées.
20:06Bon,
20:07qu'est-ce qu'on a fait ?
20:07On a replanté.
20:08En tout cas,
20:08je l'espère.
20:09– Merci,
20:10M. le maire de Perpignan,
20:11Louis Allioux.
20:12Merci d'avoir été
20:12quelques minutes avec nous.
20:13Merci, messieurs,
20:14de nous avoir aidés
20:15à comprendre les enjeux
20:18justement tempête
20:19et post-tempête.
20:21Merci bien.
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