00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Antoine, donc vraiment de justesse, l'Eurostock 50 est toujours en baisse,
00:10mais le CAC vient, en sortant l'éramme, de repasser légèrement dans le vert.
00:14Oui, on sent toujours un poids sur les marchés depuis le début de la séance.
00:18On sent une vraie pression à la baisse dont on tente de s'affranchir un petit peu,
00:21mais c'est vraiment très compliqué.
00:23Donc le CAC, plus 0,12, 7 735, on surperforme légèrement les autres indices européens.
00:28– 0,04 pour l'Eurostock 50, le DAX à Francfort, – 0,22%.
00:33Les titres qui marchent à Paris, Stellantis, qui signe une belle performance,
00:36plus 3,4%, on est à 5,85.
00:39Des valeurs plus traditionnelles, en revanche, on est passé en mode défensif.
00:44Carrefour, plus 1,73 à 15,27.
00:47Air Liquide, plus 1,8 à 168,52.
00:50ArcelorMittal, grappille 1,7% à 45 euros.
00:54Puis à la baisse, on retrouve Capgemini, – 1,8% à 96,46.
00:57Le secteur de l'aéronautique, ça fera en moins 1,3 à 283,60.
01:02Airbus, moins 1,3 à 164,24.
01:05Du côté du SBF 120, dans le sillage de l'aéronautique,
01:08on a la Défense aussi qui subit des prises de profit assez violentes.
01:11C'est le cas pour Excel Technologies, qui perd 9,4%, à 125,60.
01:16À la hausse, en revanche, c'est la journée des V.
01:18Valneva, qui rebondit de 4,1% à 2,89 euros, mais après avoir perdu quasiment 40% hier en
01:24clôture.
01:25Et Veralia, qui gagne 3,7% à 17,07.
01:28– Oui, Veralia, on en parlait il y a quelques minutes avec Emmerich Didier,
01:31qui répondait à nos auditeurs, nous demandant, il s'appelle Davidia,
01:34pourquoi Veralia rebondit alors que Veralia consomme beaucoup d'énergie ?
01:37Il devrait souffrir de la hausse des prix.
01:38Et Emmerich nous disait d'abord un effet technique, parce que le titre avait souffert.
01:42Et puis sur ce genre de valeur, il suffit qu'il y ait un ou deux gros acheteurs
01:44pour que la tendance du groupe, la variation en séance,
01:48soit peut-être forte, significative, mais fragile quand même.
01:51Voilà, la réponse à tes auditeurs sur Veralia, qui s'est vrai, se distingue aujourd'hui.
01:55Kathleen Gaillot est avec nous pour Kepler. Bonjour Kathleen.
01:58– Bonjour.
01:59– Ravi de vous retrouver.
02:00Les valeurs qui se distinguent aujourd'hui, on va parler des cosmétiques.
02:03L'Oréal est en hausse, alors qu'un nouveau géant, un nouveau rival de poids, de taille,
02:07va peut-être émerger face à L'Oréal,
02:09puisqu'Estée Lauder discute avec le groupe espagnol Pouch
02:12pour une éventuelle acquisition de Pouch.
02:14Le titre Pouch gagne 13% à Madrid, Estée Lauder perd 6%.
02:17– Absolument. Estée Lauder perd 6% après avoir perdu déjà 8% hier.
02:24Donc ça indique que les investisseurs sont assez critiques
02:30du point de vue d'Estée Lauder principalement.
02:33Je pense qu'ils voient le risque que Estée Lauder surtaille un petit peu l'accélération de sa croissance.
02:42C'est vrai qu'il y a une famille en fait qui présente et qui détient tous les titres de
02:46classe A de Pouch.
02:48Et donc ça laisse penser que Estée Lauder devra payer le prix fort pour en faire l'acquisition.
02:55Voilà, c'est un deal qui a un objectif stratégique assez clair.
02:59Ça permettrait, ce sont des portefeuilles qui sont assez complémentaires
03:04en termes de positionnement, de marques, également de type de produit,
03:08puisque Estée Lauder est plutôt présent dans les cosmétiques
03:11et Pouch plutôt dans les fragrances et les parfums.
03:16De ce point de vue-là, il n'y aurait d'ailleurs pas tellement de problèmes d'antitrust, certainement.
03:22Donc voilà, ce serait l'acquisition pour Estée Lauder d'un actif de qualité,
03:26une très bonne combinaison industrielle.
03:28Mais il y a des questions autour du timing.
03:30Ça intervient à un moment où Pouch travaille sur son capital market day,
03:34vient d'embarquer un nouveau management justement pour répondre
03:37à une mauvaise performance boursière récente.
03:41Donc c'est la première fois que le groupe avait embarqué un CEO
03:44qui était extérieur à la famille.
03:46Et voilà, des investisseurs américains qui redoutent peut-être
03:50que Estée Lauder ne surpaye un petit peu ce deal.
03:53Et donc Estée Lauder est vendue, alors qu'au contraire, L'Oréal gagne 1,4%.
03:57On va parler, ça faisait des années dans BFM Bourse qu'on n'avait pas parlé,
04:02de Club Med, parce que Club Med depuis 2015 n'est plus en bourse.
04:05Oui, mais Club Med pourrait revenir.
04:08Club Med envisage, c'est le patron, le PDG Club Med qui l'a annoncé tout à l'heure,
04:11Stéphane Maquer, Club Med envisage un retour en bourse pour la fin de l'année
04:14ou pour 2027, alors que l'an dernier, l'actionnaire principal,
04:17le chinois Fossoun, avait démenti un retour en bourse.
04:19Est-ce que cette fois, on peut davantage y croire que l'an dernier, Kathleen ?
04:25Exactement, c'est ce que j'avais souligné par le passé.
04:27Fossoun s'est montré très opposé à une éventuelle introduction en bourse.
04:32C'est ce qui avait causé d'ailleurs le désaccord entre M. Giscard d'Estaing et Fossoun.
04:41Donc, on peut penser que si le directeur général actuel l'évoque,
04:47c'est qu'il y a une petite ouverture du côté de Fossoun, mais on ne peut que le supposer.
04:53Donc, ça reste à voir et ça sera à suivre dans les prochains mois.
04:57En tout cas, c'est avant tout une décision d'actionnaire et pas de dirigeant.
05:01Quel serait l'intérêt pour un groupe comme Club Med revenir en bourse ?
05:04C'est vrai que c'est un groupe relativement connu à l'international.
05:07On reprochait jusqu'ici aux Chinois peut-être de ne pas suffisamment tenir compte
05:11justement de cette dimension internationale.
05:12Comment est-ce que vous regardez ce possible virage ?
05:15Parce qu'on imagine que le nouveau PDG expliquant qu'un retour en bourse était en vue,
05:20était en perspective, il ne l'a pas dit comme ça au hasard.
05:22Il l'a sans doute dit avec l'accord de son actionnaire principal.
05:24L'an dernier, son prédécesseur, Henri Giscard d'Estaing, vous le disiez,
05:27a été évincé juste pour avoir parlé d'une possible intro en bourse.
05:30Là, son successeur, à son tour, en parle.
05:32On imagine que c'est avec l'accord de Fossoun.
05:34On ne sait pas, mais on imagine qu'est-ce qui peut avoir changé ?
05:37Quel serait l'intérêt aujourd'hui d'une éventuelle intro en bourse, d'après vous ?
05:40Je pense que ce serait d'améliorer la visibilité.
05:44C'est un levier de visibilité assez fort que d'avoir une cotation.
05:49Vous le soulignez, c'est un groupe qui est très international,
05:51qui a aussi de fortes attaches, bien sûr, en France.
05:55Et donc, voilà, ça sera un levier de visibilité, je dirais, principalement.
06:03Et puis peut-être, comment dire, avoir des titres, une autonomie stratégique
06:08un petit peu plus importante pour être plus agile.
06:13Donc voilà, c'est une affaire à suivre, mais on peut supposer, effectivement,
06:17que si des rumeurs fluides dans la presse, c'est que c'est du moins envisagé,
06:22donc moins enfermement exclu que par le passé.
06:25Oui, et alors vous le dites en des termes très polis,
06:28mais en gros, ça permettrait à Club Med de trouver une valorisation de marché
06:31qui, justement, en cas de fusion-acquisition, si Club Med voulait être agile,
06:34comme vous dites, c'est-à-dire pourquoi pas réaliser des acquisitions,
06:37pourrait apporter une vraie valeur dans une transaction.
06:40C'est un peu ça aussi l'idée, et peut-être l'avantage d'une introduction en bourse,
06:43d'une mise sur le marché coté, c'est d'avoir une valeur publique
06:46qui peut-être fluidifierait la possibilité, amplifierait les opportunités
06:51pour les acquisitions futures ?
06:53Pourquoi pas, une possibilité de payer partiellement mon titre,
06:56donc voilà, oui, c'est effectivement un enjeu de visibilité.
07:01Bon, on va suivre ça, évidemment, il faudra que les choses se confirment.
07:04Le CAC 40 est en progression en ce moment de 0,1%, Kathleen,
07:07on a parlé de Club Med, on a parlé des groupes de cosmétiques,
07:11cet univers des cosmétiques en pleine ébullition.
07:13Est-ce que pour la suite, vous regardez de plus en plus les taux d'intérêt ?
07:17On a des taux qui n'arrivent pas à se détendre,
07:18on a de 10 ans français toujours à 3,78, le 10 ans allemand est à 3%,
07:22voilà, il y a une très légère détente, mais vraiment très très légère.
07:25Est-ce qu'il faut d'ores et déjà adapter les portefeuilles
07:27et une remontée durable des taux obligataires, d'après vous ?
07:31Probablement, en tout cas, dans le message que notre équipe de stratégie
07:36a passé depuis le début de cette semaine,
07:39on sait, même s'il y a encore de grands points d'interrogation
07:43sur la durée du conflit, et c'est bien sûr de ça que va dépendre
07:47la direction du marché pour les prochains mois,
07:50on a quand même une remontée des taux assez conséquentes.
07:54On comprend que les perturbations sur les coûts de l'énergie
07:57et sur l'industrie mondiale sont un petit peu plus durables
08:01que ce qu'on pourrait redouter,
08:02et qu'on devrait donc aller vers un nouveau report
08:05de la reprise cyclique qu'on entrevoyait pour 2026.
08:12Donc voilà, tout ça, ça plaide plutôt pour une remontée
08:15un petit peu durable des taux d'intérêt.
08:17Et donc voilà, on connaît le playbook maintenant
08:20dans ce cas de figure, bien sûr.
08:23C'est plutôt positif pour les banques,
08:25pour des secteurs assez défensifs,
08:27comme la santé ou la consommation de base.
08:31Et ça sera plus négatif, bien sûr, pour l'immobilier,
08:34pour la construction, pour les valeurs plus exposées au cycle,
08:37les utilities, la consommation discrétionnaire, etc.
08:40Donc voilà, le playbook, on le connaît,
08:43on sait quels secteurs subiront un impact positif ou négatif.
08:48Mais voilà, il est sûr qu'on ne va pas vers...
08:52Ou en tout cas, les baisses de taux qu'on pouvait envisager
08:55en début d'année, éventuellement pour 2026,
08:59la probabilité semble désormais assez faible.
09:01Merci beaucoup, Kathleen.
09:02On vous retrouvera à la clôture des marchés tout à l'heure
09:03à 17h35.
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