- il y a 2 semaines
Ce vendredi 13 mars, l'introduction en Bourse d'IEVA a été abordée par Julia Bridger, associée chez EuroLand Corporate, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Juste avant, un petit focus sur les small et mid-cap avec Julia Bridger, associée chez Euroland Corporate.
00:05Bonjour Julia. Bonjour Etienne.
00:06Merci de nous accompagner ce matin pour revenir sur IEVA, qui est une nouvelle introduction en bourse.
00:12C'est la deuxième cette année à la bourse de Paris. On se souvient de Rising Stone, c'était au
00:16début du mois de février.
00:18Et donc là, une autre small cap est en roadshow. Elle est en train de convaincre des investisseurs de la
00:23rejoindre.
00:24On est dans le secteur de la beauté.
00:25Oui, tout à fait. Donc on est très heureux d'en parler ce matin, parce que c'est vrai que
00:29les introductions se font rares depuis ces trois dernières années.
00:31Donc c'est toujours un événement important. Et celle-ci, je dirais que c'est un événement à plusieurs égards.
00:36Donc on va parler d'IEVA, effectivement, société dirigée et fondée par un entrepreneur que beaucoup chez BFM doivent connaître,
00:42qui est Jean-Michel Caram.
00:43Jean-Michel Caram, c'est le fondateur également d'une autre société cotée en bourse qui s'appelle Memscap, dont
00:49on a souvent parlé sur vos plateaux.
00:50Et c'est aussi un des jurés dans la fameuse émission qui est votre associé, donc Personnalité Entrepreneur Française.
00:58Et donc ce dernier a fondé cette société il y a quelques temps et s'est spécialisé dans la beauté.
01:04Alors quand on regarde un peu plus près ce qu'ils font, c'est intéressant puisque c'est un panel
01:09de marques.
01:09Donc il y a d'abord des produits sous la marque, notamment Yoma.
01:12Ils sont aussi spécialisés sur les prestations de services autour du sourcil.
01:15Donc pour les femmes qui connaissent, c'est les ateliers du sourcil, c'est le boudoir du sourcil.
01:20Mais ils ont aussi fait une acquisition dernièrement au groupe TF1, qui fait qu'ils ont créé une communauté avec
01:25l'acquisition de My Little Paris.
01:27My Little Paris qui était très connu et qui avait été racheté par TF1 il y a plusieurs années.
01:31Et ils ont aussi leur plateforme MyEVA.
01:34Et donc ce groupe, ça fait environ 43 millions d'euros de chiffre d'affaires.
01:38Ils ont un actionnariat assez prestigieux parce qu'on retrouve donc des acteurs industriels comme TF1, comme Unilever.
01:44On a aussi des financiers comme CMC, on a évidemment le management qui est actionnaire.
01:49Et donc ils s'introduisent en bourse.
01:51Alors ils vont lever pas beaucoup d'argent puisque on parle d'une levée de fonds de l'ordre de
01:568 millions d'euros.
01:57Donc c'est une petite opération de levée de fonds.
01:59Leur stratégie, c'est de continuer à faire des acquisitions.
02:03La société a fait depuis sa création 4 acquisitions.
02:06Donc l'objectif, c'est d'accroître leur acquisition, d'accroître leur empreinte territoriale,
02:11puisqu'aujourd'hui, ils sont quasiment exclusivement en France.
02:14Et donc il y a des leviers, notamment aux Etats-Unis.
02:16Jean-Michel Ancaram en parle et connaît bien ce pays.
02:19Il pense qu'il y a des leviers aux Etats-Unis.
02:21Et c'est dans ce cadre-là qu'ils viennent s'introduire en bourse.
02:24En 2025, le groupe a fait plus de 43 millions d'euros de chiffre d'affaires.
02:28Euroland est listing sponsors et conseils.
02:30Vous regardez de presse ce dossier.
02:33C'est assez intéressant de voir que sur ces 43 millions d'euros de chiffre d'affaires,
02:37il y a une partie récurrente assez importante dans le sens où les clientes s'abonnent.
02:42En fait, c'est des bourses que vous recevez tous les semaines ou tous les mois.
02:45Chacun choisit.
02:46Alors la société parle de modèles Beauty as a Service pour faire référence au SAS chez les éditeurs de logiciels,
02:51qui est synonyme de récurrence.
02:54Et effectivement, ils ont environ 60% de chiffre d'affaires récurrents,
02:58puisque 55% du chiffre d'affaires provient de leur abonnement,
03:02ce qui leur amène une forte récurrence.
03:04Le point qui est intéressant aussi sur le dossier, c'est que c'est un BFR négatif,
03:07puisque évidemment...
03:09Un besoin d'un fonds de roulement.
03:10Un besoin, pardon.
03:11D'ailleurs, un besoin d'un fonds de roulement négatif,
03:12puisqu'évidemment, ils encaissent souvent plus vite les prestations qu'ils ne payent leurs fournisseurs,
03:17que ce soit les abonnements qu'on paie au moment de la signature de l'abonnement,
03:22ou alors en magasin lorsqu'on paie le produit directement.
03:25À noter que Jean-Michel Caram sera sur ce plateau dans une semaine, vendredi prochain,
03:29pour revenir sur cette introduction en bourse qui est ouverte jusqu'au 25 mars.
03:35En tout cas, on leur souhaite un aussi beau conseil que Vision Group.
03:38Oui, vous voulez dire un peu ?
03:38Alors oui, je voudrais rajouter, parce qu'il y a un point important dans l'IPO de Yeva,
03:42c'est qu'on a l'entrée quand même et l'engagement de souscription de la BPI,
03:46qui a annoncé hier quand même le lancement d'un fonds,
03:49et ça c'est quand même un élément et une information très importante pour les small caps,
03:53puisqu'ils lancent un fonds dédié aux petites capitalisations boursières,
03:56donc les sociétés qui font moins de 500 millions d'euros de capitalisation boursière,
03:59qui s'appellent BlueSpring,
04:01et ils ont annoncé simultanément le lancement de son fonds
04:04et leur première participation qui va se faire dans le cadre de l'introduction en bourse de Yeva,
04:09puisqu'ils s'engagent à mettre un ticket de 3 millions d'euros au moment de l'introduction en bourse,
04:12avec la volonté de doubler cette taille de ticket et de monter à 6 millions d'euros dans les mois
04:17à venir.
04:18Donc voilà, c'était un élément assez important pour le marché des small caps,
04:22puisque après l'initiative de la CDC il y a 18 mois,
04:27qui avait mis 500 millions d'euros,
04:29mais c'est à travers un fonds de fonds,
04:30là ça va être des investissements directs réalisés par la BPI
04:33sur les petites capitalisations boursières.
04:36Un fonds bien sûr qui a vocation à aider les entreprises et à aller en bourse,
04:40c'est notamment un vecteur important pour relancer les IPOs.
04:43Tout à fait, avec comme ils le disent,
04:45un accompagnement global de la BPI auprès des entreprises,
04:48et ça passera par un accompagnement au bord,
04:52puisqu'ils souhaitent avoir généralement une place au sein des conseils d'administration des sociétés.
04:56En tout cas, on leur souhaite un aussi beau parcours que Vision Group,
05:00qui est vraiment l'une des plus belles successories de la place parisienne.
05:04Il suffit de regarder le cours de bourse, c'est impressionnant.
05:07D'ailleurs, Vision Group a publié ses résultats cette semaine,
05:10ils étaient tout aussi époustouflants, grâce notamment à Walmart.
05:13Oui, tout à fait.
05:14Donc Vision Group, il faut savoir que c'est une entreprise assez visionnaire,
05:17c'est surtout son dirigeant Thierry Gadou qui est très visionnaire,
05:20puisque le but de son activité, c'est initialement,
05:24c'est un distributeur d'étiquettes électroniques dans les magasins, tous les retailers.
05:29Et en fait, avec la digitalisation qui s'est mise en place depuis des dizaines d'années,
05:34ils se sont rendus compte que le magasin est un élément central
05:37et qu'il ne fallait pas distinguer le magasin du e-commerce.
05:41Ils ont voulu justement aller sur la fusion entre le commerce physique et digital.
05:45Et c'est pour ça qu'ils ont rendu ces étiquettes électroniques intelligentes,
05:49avec des briques d'intelligence artificielle, des briques de data très importantes.
05:54Et effectivement, ils ont publié des résultats impressionnants,
05:58puisqu'il faut savoir sur les dix dernières années,
06:00Vision Group, c'est 30% de croissance par an.
06:02L'année dernière, en 2025, ils ont fait plus de 50% de croissance
06:06avec un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros,
06:09qui a été porté évidemment par ce contrat avec Walmart,
06:11puisque c'est un contrat et c'est un partenariat de long terme,
06:13donc ils ont installé énormément de retailers Walmart.
06:16Ils ont aussi développé une activité logicielle et service
06:20qui est très importante, qui va être un relais de croissance important.
06:22C'est-à-dire qu'une fois qu'ils ont installé les étiquettes chez les retailers,
06:25l'idée, c'est de pouvoir ensuite apporter du service
06:28et une couche logicielle dans le follow-up de ses clients.
06:31Et ça, c'est une activité qui a doublé,
06:33qui représentait 200 millions d'euros de chiffre d'affaires.
06:36Et c'est une marge d'Ibidié qui est proche des 20%,
06:38puisqu'on est au-dessus des 18% en 2025.
06:41Donc c'est une entreprise qui est devenue un industriel,
06:45qui est devenue une société technologique, on peut dire,
06:48qui installe des étiquettes électroniques,
06:50mais qui est au cœur des problématiques de l'ensemble des retailers.
06:53Il faut savoir que le marché aujourd'hui est totalement sous-équipé.
06:56On dit que seulement 15% du marché est équipé,
07:00donc il y a un potentiel de croissance dans le monde très important,
07:03que chez les retailers, tous ces sujets de digitalisation,
07:07ça reste leur premier investissement.
07:09Et donc ça se concrétise aussi, puisqu'ils ont annoncé l'année dernière,
07:13ou il y a quelques mois, la signature avec Carrefour.
07:16Carrefour qui, lors de sa publication des résultats,
07:18a dit que la digitalisation de leurs magasins
07:20était au cœur de leurs préoccupations,
07:22puisque c'est vraiment la rencontre entre ce commerce physique
07:26et ce commerce digital.
07:27Et pourtant, ce n'est pas salué en bourse.
07:29C'est-à-dire qu'encore là, lors des résultats cette semaine,
07:31le titre a été vendu,
07:32et depuis les plus hauts de l'année dernière, on perd 60%.
07:35Alors c'est vrai que le cours avait énormément monté ces dernières années,
07:38mais ce n'est pas à nous d'un quand même une baisse de 60%.
07:40Non, c'est pour ça qu'on revient très fortement sur ce titre,
07:42en tout cas, et qu'on en tourne.
07:43Qu'est-ce qui explique cette baisse ?
07:43C'est les droits de douane ?
07:45Ça a vraiment démarré au début d'année, cette baisse.
07:48Et on le voit, ce moins 60%, ça date depuis le 1er janvier.
07:51Donc ça s'est fait extrêmement rapidement,
07:53et de manière extrêmement brutale.
07:55D'abord, il y a eu des roadshows qui ont été faits en début d'année,
07:58en janvier,
07:59et certains analystes sur le marché et certains investisseurs
08:02se sont dit que finalement,
08:04ok, 2025, belle croissance,
08:072026, la société prévoit 15-20% de croissance,
08:10ça devrait être respecté.
08:11Mais finalement, qu'est-ce qui va se passer après ?
08:13La société a pour ambition de faire 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires,
08:16et c'est leur ambition en 2027.
08:18Mais les analystes et les investisseurs se sont dit que
08:20le contrat Walmart va commencer à s'épuiser,
08:23et donc il y aura une baisse de chiffre d'affaires,
08:25et donc ça va être compliqué.
08:26Donc il y a eu des doutes sur la capacité de la société
08:28à pouvoir maintenir un taux de croissance assez important.
08:30Donc ça, ça a été un premier élément déclencheur.
08:32Et ensuite, on a un deuxième élément,
08:34c'est que c'est une société qui est shortée.
08:35Il y a des shorts sur cette société.
08:38Elle a été attaquée depuis deux ans,
08:40et ces gens-là en profitent notamment
08:42lorsqu'on est dans des périodes de publication
08:45et de fenêtres négatives,
08:46c'est-à-dire au moment où la société
08:48ne peut pas prendre la parole,
08:49parce qu'ils vont publier
08:51ou ils vont annoncer des informations.
08:53Et donc souvent, c'est pendant une fenêtre de tir,
08:55avant une publication où elle est fortement shortée,
08:57et lorsqu'on a ce courant baissier qui est important,
08:59c'est difficile.
09:00Et donc elle a été très fortement attaquée.
09:02Aujourd'hui, elle se valorise, il faut savoir,
09:06à peu près six fois libidier
09:07pour une entreprise technologique,
09:09alors qu'elle a pu être valorisée 12 ou 15 fois.
09:11Donc on considère que c'est vraiment
09:13le moment en tout cas de revenir,
09:15et que la société est très confiante
09:17sur sa capacité à poursuivre sa croissance.
09:20111 euros ce matin pour Vision Group,
09:22qui est l'ex-SES Imagotag,
09:25parce qu'ils ont changé de nom il y a quelques mois maintenant.
09:27Un dernier mot de Sward,
09:28qui a également publié ses résultats cette semaine,
09:31EBITDA en croissance de plus de 12%,
09:33et justement, il vise 12% de croissance organique.
09:35Là, par contre, du chiffre d'affaires,
09:37grâce notamment à l'IA.
09:38Oui, tout à fait.
09:39Sward Group, c'est une société ESN
09:40qui a aussi subi un peu la baisse
09:42depuis ce début d'année,
09:43de tout le mouvement baissier sur les ESN
09:46lié à la menace de l'intelligence artificielle.
09:49Alors, Sward Group,
09:49c'est un peu notre extraterrestre,
09:51notre revenu dans le secteur des ESN,
09:53puisque le 12,
09:55c'est un chiffre très important chez eux.
09:56C'est 12% de croissance organique,
09:58c'est 12% d'EBITDA,
09:59et c'est vraiment des chiffres et des guidance
10:00que Jacques Motard, le dirigeant,
10:02met en avant chaque année.
10:04Il est très transparent sur son business plan,
10:06et à chaque fois, le business plan est réalisé.
10:08Donc, il est revenu évidemment
10:10sur la menace de l'IA,
10:11et aujourd'hui, il est revenu très clairement
10:13lors de sa réunion en disant que
10:14oui, il y a ces problématiques,
10:16oui, il est sollicité par ses clients
10:18sur ces sujets-là,
10:19mais donc, ils sont au cœur de ces problématiques,
10:21et donc, ils sont plutôt dans une approche d'aider
10:23et de travailler sur des projets d'IA
10:26avec ses clients,
10:27et ce qui ne devrait pas remettre en cause
10:29leur croissance.
10:29Par ailleurs, le UK devrait porter la croissance
10:33cette année, puisqu'il vise 17% de croissance.
10:35Ils avaient une petite société typique
10:37au Benelux,
10:38qui plutôt faisait perdre un peu de croissance,
10:44étant en dessous des standards du groupe
10:46en termes de croissance et débitier,
10:47ils l'ont cédé pour justement remonter
10:49au niveau des standards de la société.
10:53Et donc, ce genre de groupe,
10:54c'est vraiment la société,
10:55et il n'y en a pas beaucoup dans le secteur des ESN,
10:57notamment côté en France,
10:58qui est capable encore de faire
11:00une croissance organique à deux chiffres,
11:02et donc 12% de croissance organique visée,
11:0512% débitier.
11:06– Grâce notamment au secteur bancaire,
11:07j'imagine, c'est un gros client pour eux ?
11:10– Oui, mais pas particulièrement.
11:11Au UK, ils sont très positionnés
11:13sur l'oil and gas,
11:14et donc il y a très forte demande.
11:15Et donc là, ils disaient
11:15qu'ils visaient 17% de croissance.
11:17Et surtout, ils ont des contrats,
11:18ils ont un backlog très important
11:19avec beaucoup d'institutions européennes.
11:21C'est pour ça qu'ils sont très présents
11:22au Benelux.
11:23Ils travaillent avec des institutions internationales
11:25comme l'ENU, comme l'Europe.
11:28Et donc ça, ça leur offre
11:29une visibilité très forte,
11:30parce qu'ils ont des backlogs,
11:32c'est-à-dire des carnets de commandes,
11:33qui leur offrent une visibilité sur 24 mois.
11:35– Merci beaucoup, Julia Bridger,
11:37nous a accompagné ce matin,
11:38associée chez Roland Corporate,
11:39pour donc nous parler de trois sociétés.
11:42IEVA qui va donc rentrer en bourse
11:43à la fin du mois,
11:44Vision Group qui a publié ses résultats,
11:46et donc SWORD, 30,35 euros
11:48pour ce titre SWORD,
11:49qui cède donc 15% depuis le début de l'année.
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