Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 heures
Ce vendredi 23 janvier, Alexandre Taieb, analyste et gérant chez Sycomore AM, et Thierry Le Clercq, président de Alphajet Fair Investors, sont revenus sur les ripostes de l'Europe face à Trump, notamment la reprise progressive des small et midcaps, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club, ils viennent tout juste de nous rejoindre.
00:07Thierry Leclerc, le président d'AlphaBet.
00:10Je vais y arriver, je vous promets.
00:13AlphaJet, comme l'avion de la patrouille de France, c'est pas compliqué.
00:16J'y pense à chaque fois.
00:18Mais toi, la défense, c'est le truc d'Antoine.
00:21Moi, je suis plus sur la tête.
00:22C'est les navions.
00:24Voilà.
00:24AlphaJet, c'est bien.
00:27AlphaJet, Fair Investors.
00:28Merci beaucoup.
00:28En plus, ça fait pas mal de pub.
00:29On l'a répété quatre fois.
00:31Alexandre Tailleb aussi est avec nous pour Sycomore AM.
00:33Je dis comme ça.
00:34Comme ça, ça me permet de le répéter.
00:36Sycomore, pardon, à la française.
00:37On est contents, messieurs, de vous retrouver pour cette fin de semaine.
00:40Comme on a vécu assez incroyable.
00:42Et Christine Lagarde dit merci.
00:44Elle dit merci.
00:45C'était à Davos.
00:46Donc, tout à l'heure, lors d'une conférence, elle dit merci à ceux qui dénigrent l'Europe.
00:49Ce sont précisément ceux qui dénigrent l'Europe qui lui permettent à l'Europe de faire des progrès.
00:55À l'issue de cette semaine, on va parler bien sûr des marchés,
00:57de l'addition aussi sur les marchés.
01:00Parce que sur la semaine, même si le CAC est stable aujourd'hui, on a reculé.
01:03À Wall Street aussi, un petit peu.
01:05Est-ce qu'il faut dire merci à ceux qui nous dénigrent, et notamment à Donald Trump ?
01:09Est-ce que, quelque part, tout le monde avance avec son attitude quand même ?
01:13Alexandre ?
01:15Le reproche principal qu'on peut faire à l'Europe, c'est sa lenteur.
01:20Mais c'est aussi une nécessité dans le sens où la lenteur des décisions est le résultat du respect du protocole.
01:27Remercier Donald Trump, oui, pour le fait que l'Europe ait su dire non
01:36et geler l'accord commercial le temps de voir comment la situation sur le Groenland évolue.
01:43Ça, c'est plutôt une bonne chose.
01:45Ça s'est fait assez vite.
01:45En revanche, il ne faut absolument pas que l'Europe renonce à la façon dont elle fonctionne.
01:53Puisqu'aujourd'hui, Donald Trump, même s'il donne l'impression d'aller plus vite,
01:56ça fait beaucoup plus de bruit et beaucoup plus d'incertitudes.
01:59Donc, aujourd'hui, je préfère le protocole de décision européen et international.
02:04Vous préférez le protocole aux décisions ou pas ?
02:07Le protocole aux décisions, non, parce qu'il faut que le protocole aboutisse à quelque chose.
02:10Il y a beaucoup de protocoles en Europe, mais pas toujours des décisions.
02:12Mais, de toute façon, l'Europe ne pourrait pas se comporter comme Donald Trump,
02:16puisque c'est le président des États-Unis et qu'en face, on a différents présidents de différents États.
02:21Donc, faire une sortie, une menace sur quoi que ce soit, paraît impossible au niveau européen.
02:27C'est ce que nous dit d'ailleurs un auditeur, on va le citer, il s'appelle Spocky.
02:30Il nous a écrit sur le Félix BFM Bourse.
02:31Il nous dit « Détendez-vous sur Donald Trump.
02:33Vous vous chauffez tous les jours dans BFM Bourse à penser que l'Europe peut combattre les États-Unis
02:37comme si on avait la moindre chance face à cette puissance écrasante.
02:40les affronter, ce serait combattre à main nue un samouraï armé d'un katana. »
02:46Oui, il a raison. Il a totalement raison.
02:49Il y a un plan de relance allemand sur la défense,
02:51mais je veux dire, le temps qu'ils se mettent en place,
02:53les États-Unis ont le temps d'attaquer ce qu'ils veulent trois fois.
02:55Donc, effectivement, je rejoins un peu ce tweet.
02:59Vous sortez de cette semaine boursière plutôt soulagée ou encore inquiet ?
03:04On sent que le marché n'est pas complètement, complètement soulagé.
03:07On ne repart pas complètement à la hausse, on voit que certains actifs continuent de se tendre,
03:11l'once d'or, les taux américains aussi, on est toujours à 4,24.
03:14Thierry ?
03:15On sort plutôt soulagé pour ma part,
03:19parce que la phrase la plus importante de la semaine,
03:22c'était quand même le fait qu'il n'y ait pas d'attaque militaire au Groenland,
03:27même si ça nous semblait complètement inenvisageable.
03:30C'est quand même bien d'être dit, que ça a été dit et entendu par nous tous.
03:37Après, pour revenir à votre première question,
03:40oui, on a beaucoup d'agressivité en face de nous, qu'on le veuille ou non.
03:43Donc, forcément, l'agressivité appelle des réponses
03:47et ça va nous chercher tous assez loin, évidemment, nos politiques.
03:53Et puis, je pense qu'on a quand même eu des réponses assez fermes cette semaine aussi.
03:58Donc, d'un point de vue purement politique et géopolitique,
04:02l'Europe a plutôt marqué des points, je pense, cette semaine.
04:04Voilà, donc ça, c'était pour vraiment le panorama,
04:08parce qu'il ne faut pas non plus l'oublier.
04:10On voit que dans les phases de tensions extrêmes,
04:13le marché réagit et baisse quand même de quelques pourcents assez rapidement.
04:17Donc, ça a un impact sur les marchés.
04:19Donc, toutes les bonnes nouvelles sont quand même bonnes à prendre.
04:23Et quand il y a un dégonflement d'une tension,
04:26on voit que ça rebondit aussi.
04:28Il y a eu des menaces quand même assez extraordinaires de Donald Trump.
04:31Les marchés ont reculé, mais sans non plus aller à du moins 6, moins 8.
04:34Enfin, je veux dire, on finit par oublier l'histoire.
04:35On a déjà vu des séances à moins 20, moins 20% sur les indices.
04:38Le cas que je me souviens, alors on était en 2008,
04:40mais je crois l'avoir vu à moins 24 un jour.
04:43On est d'accord.
04:44Non, mais voilà, c'est juste pour remettre l'échelle des choses.
04:46Alors, quand il perd un et demi, on se dit, oh là là, les marchés s'effondrent.
04:49Ce qu'on entend parfois dans les médias très généralistes.
04:51Pas du tout.
04:52Juste, il ajuste un peu, il envoie un petit signal.
04:54Mais il a suffi, c'est peut-être ce qui est intéressant aussi cette semaine,
04:56effectivement, il a suffi de ce petit signal des marchés
04:58pour que Donald Trump recule.
05:00Pas complètement.
05:01Il le dit, les États-Unis auront des morceaux du Groenland
05:04et pourront y installer des bases militaires
05:06et extraire des terres rares.
05:07Alors, l'accord n'est pas encore scellé, mais enfin, il reste là-dessus.
05:10Mais enfin, il a quand même fait un petit pas en arrière,
05:11clairement, sur les taxes douanières aussi,
05:13qu'il promettait d'infliger à partir du 1er février.
05:15Tout ça juste parce que le marché a envoyé ce petit signal.
05:18Le signal du mois d'avril, il avait été beaucoup plus puissant.
05:21Et il a fallu qu'il dure en avril, ce signal puissant,
05:23pour que finalement, il finisse par reculer.
05:24Là, il a reculé plus vite, j'ai l'impression.
05:26Alexandre ?
05:27Je ne suis pas sûr que ce soit le marché,
05:29même s'il y a effectivement eu un petit signal.
05:31Bon, le premier point, c'est qu'il baisse de 1,5,
05:34mais parce qu'il n'a pas le temps de baisser de 20
05:36avant que Trump change d'avis.
05:37Donc, ça va quand même très, très vite.
05:41Donc, le fameux taco a effectivement rassuré.
05:44L'effacement d'une mauvaise nouvelle rassure toujours.
05:48Bon, effectivement, l'accord n'est pas du tout scellé.
05:52Je pense que le marché est en position d'attente, tout simplement.
05:58Le second point, c'est que les signaux vont continuer d'être donnés.
06:02Je pense que la baisse du dollar, ce n'est pas un mouvement
06:05qui va s'arrêter tout de suite.
06:08La sortie du dollar, la fameuse dédollarisation,
06:10c'est quelque chose qui continue.
06:12Vous parliez de l'once d'or, on le voit encore sur l'once d'or.
06:15Donc, ce mouvement-là, je ne sais pas si c'est ça qui alerte Trump.
06:20C'est vraiment, on est dans l'ordre du sentiment, de l'impression.
06:26Trump prend une décision rapide
06:28qu'il annonce sans consulter personne.
06:31Et derrière, il y a quelques forces de rappel,
06:33ne serait-ce que son congrès,
06:35qui lui dit non, non, mais on ne va pas du tout attaquer le Groenland.
06:38Oui, parce qu'autant attaquer l'Iran,
06:42à la limite, il peut, à peu près sans le congrès,
06:44autant attaquer des alliés, c'est totalement impossible.
06:47Oui, et surtout, c'est ses derniers alliés.
06:51La remise en question de l'OTAN,
06:53ça pose un vrai problème pour les États-Unis.
06:55Donc, je veux bien qu'il ait une vue impérialiste
06:57en se disant qu'il va faire comme la Chine
06:58et ou la Russie,
07:00et conquérir des territoires faciles à conquérir.
07:02Mais je pense quand même qu'il y a des gardes fous.
07:05Le problème, c'est que le week-end approche.
07:06Et que ces dernières semaines, c'est le week-end
07:09qui s'est passé des choses à chaque fois du côté de Donald Trump.
07:11Alors voilà, attention, méfiez-vous du week-end.
07:13Quand l'eau dort, c'est peut-être là aussi
07:15qu'émerge d'éventuels le monstre du Loch Ness.
07:18On va voir ça.
07:19En tout cas, ce soir, à l'approche de la clôture,
07:21le CAC 40 est en repli, léger, rien de méchant,
07:23moins 0,2%.
07:24On a Bouygues, Kering, Lanterne Rouge.
07:26Et puis, à suivre également sur le marché,
07:30cette introduction en bourse,
07:31puisqu'on parle de géostratégie,
07:33c'est un acteur de la défense
07:35d'une taille inédite pour une introduction en bourse.
07:37C'est un groupe tchèque.
07:38En plus, on ne l'avait pas vu venir celui-là.
07:39Le nom de ce groupe, CSG,
07:42c'est très facile à retenir pour nous les Français.
07:45CSG, c'est la plus grosse intro en bourse,
07:46un groupe de défense,
07:48aussi gros ce matin à l'ouverture à Amsterdam,
07:51c'est côté Amsterdam, que Dassault Aviation.
07:5325 milliards d'euros, ça valait.
07:55Et depuis, ça vaut beaucoup plus encore que Dassault Aviation.
07:57Et pourtant, c'est un groupe qu'on ne connaissait pas
07:59il y a encore 24 heures.
08:00Ça vaut 30% plus que Dassault Aviation,
08:01puisque ce titre-là gagne 30% en l'instant
08:03à la bourse d'Amsterdam.
08:04Incroyable introduction en bourse.
08:05Jamais dans l'histoire,
08:06même quand vous prenez les Etats-Unis,
08:07quelques pays que ce soit,
08:08on avait vu une introduction en bourse
08:10d'un pur player de la défense aussi importante.
08:13Qu'est-ce que ça dit ?
08:14C'est en Europe que ça a lieu ?
08:15Qu'est-ce que ça dit aussi, Alexandre ?
08:17Et le retournement fut.
08:19Le secteur de la défense
08:21dont personne ne voulait
08:22devient quasiment le secteur de la tech.
08:27On se rappelle d'IPO sur la tech
08:28qui ont marché à ce point-là.
08:30Donc dès que vous avez un groupe
08:32de défense européen aujourd'hui,
08:34vous êtes plutôt bien positionné.
08:37CSG, on le rappelle,
08:39font des blindés essentiellement.
08:44Nous, pour être très transparents,
08:46on a participé à cette IPO.
08:49Ce qui dit aussi beaucoup de choses.
08:51Alors ce n'est pas évidemment
08:52sur nos fonds ISR Article 9,
08:55mais les maisons investissement
08:57socialement responsable
08:58s'intéressent aussi de nouveau à la défense.
09:01Oui, je précise parce que
09:02vous en êtes une,
09:02un Sycomore, c'est 13 ESG, etc.
09:04Donc vous investissez dedans
09:05à travers cette valeur,
09:06ça en est une preuve.
09:07D'accord, ok.
09:07C'est intéressant, c'est un signal.
09:08Et dernier point,
09:11la façon dont...
09:11Alors je schématise très rapidement.
09:15Oui, on est rentré
09:16parce que le prix nous semblait intéressant,
09:19même si ça pèse d'Asso Aviation
09:21et maintenant d'Asso Aviation plus 30%.
09:23On a schématisé la valorisation
09:25de cette entreprise
09:25à peu près au niveau de Rain Metal.
09:30Voilà.
09:31Donc pour l'instant,
09:33ça se passe bien.
09:34Premier jour de cotation à plus 30%.
09:37Voilà, donc je pense que c'est intéressant.
09:41Il faudra suivre les groupes de défense.
09:42Il y a une prochaine IPO
09:44qui a été annoncée,
09:44une prochaine introduction en bourse
09:45qui est celle de KNDS en juin-juillet.
09:49Oui.
09:49Un groupe français, franco-allon.
09:51On est dans ce secteur de la défense toujours.
09:53Toujours.
09:53Et comment il s'appelle ce groupe ?
09:55K-N-D-S.
09:56Ils font quoi dans la défense, K-N-D-S ?
09:57Des tanks, des chars.
09:59Des chars, des châssis,
10:00de la mécanique auto
10:02à destination de la défense.
10:05Je dirais, c'est toujours compliqué,
10:07et on en parlait en début d'émission,
10:09c'est toujours compliqué
10:09de quantifier, de valoriser
10:11ces groupes de défense
10:11quand ils s'introduisent en bourse,
10:13dans le sens où déjà,
10:14il y a un track record
10:15qui est très très positif
10:17depuis un an et demi,
10:18et qu'en plus,
10:19encore une fois,
10:20la plupart de ces groupes
10:21sont issus de sociétés d'État,
10:23de spin-off.
10:24Regardez l'histoire de Thalès,
10:26c'est des spin-off,
10:27de spin-off,
10:27de réunification
10:28entre Thomson,
10:29CSF,
10:29Aérospatial,
10:30Matra,
10:31etc.
10:32Donc,
10:33comme il y a les gouvernements derrière,
10:36ça prend forcément
10:36une certaine valeur intrinsèque.
10:38Une fois qu'il s'agit
10:39de mettre en bourse,
10:40c'est toujours
10:41un petit peu plus compliqué.
10:41Mais voilà,
10:43on voit que ça attire
10:44les investisseurs
10:44et que derrière,
10:46il y a une prime
10:46qui est issue aussi
10:47des perspectives
10:48de dépense,
10:49d'investissement
10:49dans le domaine
10:50de la défense
10:50en Europe
10:51qui reste entière,
10:52qui reste une dynamique
10:53et un vrai catalyseur.
10:54La défense,
10:55et puis il y aura aussi
10:55à suivre comme une immense
10:56introduction,
10:57alors là,
10:57incroyable aux États-Unis,
10:58SpaceX,
10:59cette année,
10:59d'après Bloomberg,
11:00c'est bel et bien sur les rails
11:01pour cette année,
11:02l'introduction en bourse
11:02de SpaceX,
11:03ce sera aux États-Unis.
11:04CSG,
11:04donc ce nouveau titre
11:05de la défense en Europe
11:06et champion mondial
11:07des introductions en bourse
11:08pour ce secteur de la défense.
11:10Voilà,
11:10on n'avait jamais vu
11:10une aussi grosse intro
11:11dans le secteur.
11:12Comment est-ce que vous regardez
11:13cela, Thierry ?
11:15Quelques chiffres
11:16pour remettre tout ça
11:17en perspective.
11:18Donc le secteur de la défense
11:19a fait x3 en grosso modo
11:20en deux ans.
11:22Les résultats ont été
11:23multipliés par deux
11:25en deux ans et demi.
11:27Donc tout ça pour dire
11:28qu'il y a effectivement
11:29beaucoup de vent
11:29dans les voiles
11:30et c'est assez traditionnel
11:32que quand un secteur
11:33se porte bien,
11:35bien des sociétés
11:35se disent,
11:36bah tiens,
11:37pourquoi pas aller
11:37sur les marchés
11:39afficher une valorisation
11:41clairement
11:42de notre société.
11:44Donc tout ça
11:44c'est assez logique.
11:45Ils ont levé
11:46un peu à l'échelle
11:48de la société maintenant
11:49un peu moins de 10%
11:51de la market cap
11:52qui a été levée
11:53donc 3,8 milliards.
11:54Ce n'est pas beaucoup.
11:55Non,
11:56mais en soi
11:57c'est beaucoup
11:58mais par rapport
11:58aux investissements,
12:01juste pour continuer
12:02sur les grands chiffres
12:04à avoir en tête
12:04sur le secteur,
12:05on a à peu près
12:06une croissance de 20%
12:07sur le secteur
12:08dans les prochaines années.
12:10Voilà.
12:11Enfin,
12:1120% par an.
12:12Pardon,
12:13oui,
12:1320%.
12:13Incroyable.
12:15Merci pour la précision.
12:16Non mais incroyable.
12:17Donc,
12:17oui,
12:18Alexandre parlait
12:18de tech.
12:20En tout cas,
12:20on est dans des niveaux
12:21de croissance
12:22en normalisé
12:23qui sont tout à fait
12:24ceux de secteurs
12:25en très forte croissance.
12:27Et je vois
12:27certains stratégistes
12:29ou commentateurs
12:29de marché
12:30qui parlent de ça
12:31sur 10 ans
12:33en disant
12:33que ça pourrait durer
12:3510 ans.
12:36Évidemment,
12:36on aura le temps
12:37d'en reparler
12:38d'ici là.
12:39Mais voilà,
12:40on a quand même
12:41une très belle visibilité
12:42sur très longtemps.
12:43C'est normal
12:43puisque les dépenses
12:44de l'État,
12:47l'allocation du PIB
12:49qui est consacrée
12:50à la défense
12:51ne fait qu'augmenter
12:52et va encore progresser.
12:54On n'est pas encore
12:54tout à fait là
12:55où on doit être.
12:56Il y a de la croissance
12:58encore à venir.
13:00Et sur l'IPO
13:01spécifiquement,
13:01donc il y a eu
13:0260 milliards d'euros
13:04de demandes.
13:0714 fois sur souscrit.
13:08Donc oui,
13:09effectivement,
13:09les 30%.
13:10Tout ça,
13:11c'est très bien piloté
13:12par les banques
13:12d'investissement
13:14qui accompagnent
13:14les sociétés.
13:16Il y avait une décode
13:18qui permettait
13:18à ceux qui participaient
13:20de s'y retrouver.
13:22On a entretenu
13:23la demande
13:24donc 14 fois
13:24sur souscription.
13:26C'est éligible au PEA.
13:27On est à Amsterdam
13:28donc c'est éligible au PEA.
13:29C'est un groupe tchèque.
13:30Effectivement,
13:30voilà.
13:31CSG.
13:32Vous ne pensiez pas
13:33avoir du CSG en PEA ?
13:35Ah si,
13:35il y aura de la CSG.
13:37C'est après,
13:37c'est quand vous sortirez.
13:39Bon,
13:39ce titre,
13:40il est en hausse
13:40encore aujourd'hui
13:41de 25%.
13:42Il y a mieux.
13:4329% de hausse.
13:45Là,
13:45c'est les lunettes
13:45top gun d'Emmanuel Macron,
13:47figurez-vous.
13:47Vous savez,
13:47ces lunettes qu'on a vues
13:48à Davos
13:49qui font un carton mondial,
13:50un buzz énorme.
13:51Il est partout
13:51sur les réseaux sociaux,
13:52Emmanuel Macron
13:52avec ses lunettes.
13:53Le fabricant de ses lunettes
13:54est Jurassien.
13:55Le groupe s'appelle
13:56Henri Julien.
13:56Et la Maison Mère,
13:57c'est un groupe italien
13:58coté en bourse.
13:59Ce groupe italien
14:00coté en bourse,
14:01c'est éligible aussi au PEA,
14:02il s'appelle
14:03E-Vision Tech
14:04et E-Vision Tech
14:05gagne en ce moment
14:0627%.
14:07En trois séances,
14:08E-Vision Tech
14:09a gagné quasiment 60%.
14:11À quoi ça tient ?
14:12À quoi ça tient ?
14:13Non,
14:13c'est à quoi ça tient.
14:15On est peu de choses.
14:15Un petit problème
14:16de conjonctivité.
14:17Oui,
14:18voilà,
14:18de note.
14:18Oui,
14:19c'est ça.
14:19Le CAC 40 est en baisse
14:23de 0,15%.
14:24On parlait là
14:25pas d'une grosse valeur,
14:26d'une plutôt moyenne petite.
14:27Les moyennes petites valeurs
14:28elles marchent bien
14:29même sur la semaine.
14:30C'est toujours intéressant
14:30parce que Donald Trump
14:31a vraiment secoué
14:32tout le monde cette semaine.
14:33Il a secoué l'arbre
14:34et quand on secoue l'arbre
14:35souvent sur les marchés,
14:36c'est les fruits
14:37les plus mûrs
14:37qui tombent.
14:38Ce n'est pas les plus en forme.
14:40On a vu un certain nombre
14:41de fruits tomber
14:42mais alors les smalls et me
14:43n'en font pas partie.
14:44Au contraire,
14:44elles ont surperformé
14:45les grandes valeurs cette semaine.
14:46Ça aussi,
14:47c'est un indicateur
14:47de forme peut-être
14:48de solidité,
14:49de résilience
14:50des smalls et me
14:50quand il y a
14:51de la géopolitique,
14:53des incertitudes internationales.
14:55Sur la semaine,
14:55le CAC perd 0,3%
14:56mais le CAC smalls et me
14:57gagne 1%.
14:58Thierry ?
14:59C'est surtout,
15:02enfin oui,
15:02ça surperforme
15:04mais là c'est une tendance
15:06quand même
15:06qui se met en place
15:07depuis quelques mois,
15:09quelques trimestres.
15:10Donc aujourd'hui,
15:12vous savez qu'on a eu
15:12un énorme vent de face
15:13sur les petites capitalisations
15:15qui a duré
15:16plus de deux ans,
15:17deux ans et demi.
15:18Bon,
15:19on reste prudent
15:20mais en tout cas,
15:22le vent,
15:22il souffle clairement
15:23plus de face,
15:24il est plutôt derrière
15:25maintenant
15:25et il accompagne
15:27le mouvement.
15:28Donc oui,
15:29vous avez raison,
15:29c'est bien aussi
15:30de sortir certains devoirs
15:33dans ces périodes
15:34de volatilité
15:36ou en tout cas
15:37des tensions
15:38où ça pourrait crisper
15:39les investisseurs.
15:41Parfois,
15:41il y a des réflexes
15:42un peu pavloviens,
15:43c'est-à-dire
15:43on va dire
15:43bon,
15:44je coupe les petites,
15:45c'est plus risqué,
15:47ce n'est pas le cas,
15:48donc c'est vrai
15:48que c'est plutôt rassurant
15:49pour cette classe d'actifs
15:51spécifiquement.
15:52Les smalls et mids,
15:53ça continue,
15:54déjà l'an dernier
15:54c'était bien,
15:55à 2026 c'est toujours
15:56aussi bien manifestement,
15:58Alexandre.
15:58Oui,
15:58d'un point de vue macro
15:59ça fait sens
16:01dans le sens
16:03où on attend encore
16:04une année de croissance
16:06tout à fait satisfaisante
16:07en Europe
16:08et une banque centrale
16:10en tout cas
16:11pour ma part,
16:12je sais que ce n'est pas
16:12le cas de tous
16:13les observateurs,
16:13mais une banque centrale
16:14plutôt accommodante.
16:15Donc on a un peu
16:16les deux vents arrière
16:19pour les smalls et mids.
16:21Je ne dis pas
16:22que la BCE
16:22va baisser ses taux
16:23de manière très régulière
16:24en 2026.
16:26Si elle le fait une fois,
16:26on sera content.
16:28Ah non,
16:28vous avez pensé
16:29qu'il y aura plus
16:29de baisse de taux que ça ?
16:30Oui,
16:31parce que je ne vois
16:32absolument pas
16:33de retour de l'inflation
16:34en Europe,
16:34alors il faudra voir
16:35la problématique
16:36du gaz américain
16:37qui est aussi un sujet
16:38dès le mois de janvier,
16:40mais je ne vois pas
16:41vraiment une surinflation
16:42revenir
16:43et la croissance,
16:45bon,
16:46chez Chaudet
16:47craint l'eau froide,
16:49on attend toujours
16:50en début d'année
16:50une croissance assez élevée
16:51qui au final
16:53elle peut baisser
16:53au fur et à mesure
16:54de l'année,
16:55donc un soutien
16:56de la banque centrale
16:57ne serait pas
16:58complètement étonnant
16:59pour moi.
17:00Donc ces deux vents-là,
17:02en fait,
17:02une croissance qu'on prend
17:03entre 0,5 et 1,2
17:06et une banque centrale
17:07qui reste accommodante,
17:09c'est un très bon contexte
17:10pour les small and mid.
17:11Oui.
17:11Alors lesquelles ?
17:12Je ne sais pas,
17:13il y a des idées comme ça
17:14qu'on peut mettre en avant
17:15dans cet univers au sens large,
17:16Thierry,
17:17quitte à, pourquoi pas,
17:18renforcer un peu sa poche
17:19small and mid.
17:19C'est vrai que les particuliers,
17:21nos auditeurs,
17:21les investisseurs individuels
17:22sont toujours très friands
17:23d'idées.
17:24Je ne sais pas
17:24quelle thématique
17:25on peut mettre en avant
17:26là aujourd'hui.
17:27Oui, oui,
17:30en fait,
17:31je vais répondre à la question,
17:33mais c'est vrai que
17:34je vais élargir un peu le spectre
17:35parce qu'on,
17:36je pense,
17:36on se concentre beaucoup
17:39sur la France
17:39et là,
17:40je regardais
17:41les meilleures performances
17:43des petites capitalisations
17:44sur un an
17:45et effectivement,
17:47on a énormément
17:48de titres hors France
17:49et donc,
17:51pour juste regrouper,
17:52quand même,
17:53donner un ordre de,
17:54enfin,
17:54des indications
17:55plus précises,
17:56on a dans le top 10,
17:58on a trois sociétés
17:59qui sont exposées à l'or,
18:00donc des petites sociétés,
18:03des petites minières.
18:04Ah oui.
18:05Donc,
18:06par exemple,
18:06une société
18:07qui exploite des mines
18:09au Kazakhstan
18:09qui est cotée à Londres
18:11qui s'appelle
18:12Altingold.
18:13Bon,
18:14voilà,
18:14ça fait x8
18:15l'année dernière.
18:17Bon,
18:17je n'ai pas de conseils
18:20à émettre,
18:21c'est juste,
18:21c'est factuel
18:22et donc,
18:23on a des sociétés
18:24qui ont fait x4,
18:25x5,
18:25x6,
18:26l'année dernière
18:27sur la thématique or,
18:28donc des juniors,
18:29vraiment,
18:30des petites sociétés
18:32sur des thématiques précises.
18:34Après,
18:35on a aussi pas mal
18:35de biotech,
18:37donc ça,
18:37c'est un peu partout.
18:38Alors,
18:39en France,
18:40on a eu bien sûr
18:40Abivax
18:41qui a fait x18
18:42quand même,
18:42sur un an,
18:43donc qui pèse
18:44un peu plus
18:44d'8 milliards d'euros
18:45de capitalisation aujourd'hui,
18:47alors que c'était
18:48une micro-cap
18:49il y a un an.
18:50Donc,
18:50ça peut arriver,
18:51des très très belles histoires.
18:52Certains s'amusaient même
18:53en fin d'année dernière
18:54à se dire,
18:55Abivax pourrait même
18:56prétendre intégrer
18:56le CAC 40,
18:57juste si on regarde
18:58la capitalisation,
18:59c'est plus gros
18:59que certaines valeurs
19:00du CAC,
19:01du bas de la cote
19:02du CAC 40.
19:02Je n'ai pas regardé.
19:03C'est dingue.
19:04Après,
19:04il y a des critères.
19:05Il y a d'autres critères aussi.
19:06Il y a d'autres critères,
19:07ça me surprendrait quand même.
19:08Oui, oui.
19:09Mais je comprends
19:10en tout cas le point,
19:11c'est encore plus illustratif
19:12de mon propos.
19:14Mais donc oui,
19:15alors la biotech,
19:16donc il y a des performances,
19:17comme on vient de le dire,
19:18hallucinantes.
19:20Je peux juste rappeler
19:21aux auditeurs,
19:23évidemment,
19:24d'être particulièrement prudents
19:25sur ces sociétés-là.
19:28C'est hyper risqué,
19:29donc ne faites pas de...
19:30C'est de la diversification toujours.
19:32d'imprudence,
19:32acheter plutôt un panier.
19:36On a 10 minutes de la clôture.
19:37On va continuer d'évoquer
19:38ces grands enjeux de marché
19:39ensemble dans un instant.
19:40Mais d'abord,
19:40la tendance à 10 minutes.
19:42Avec un CAC accélère
19:43un petit peu à la baisse à nouveau.
19:44Moins 0,19%.
19:45Rien de méchant,
19:46mais on espérait passer dans le vert
19:47il y a quelques minutes.
19:48Et finalement,
19:49moins 0,19%,
19:49ça peut encore changer.
19:50Saint-Gobain perd 2%.
19:52Bouygues,
19:52après la belle hausse d'hier,
19:53perd 1,9%.
19:54À la hausse,
19:55Thalès,
19:56le secteur de la défense.
19:56Thalès gagne 2,6%.
19:58Et donc,
19:58cette incroyable introduction
19:59d'un des nouveaux leaders
20:01européens de la défense
20:02en bourse.
20:02Bah oui,
20:02c'est 30% plus gros
20:03que d'Asso Aviation,
20:04figurez-vous.
20:05Ce titre CSG
20:06qui est coté à Amsterdam,
20:07un groupe tchèque
20:08de la défense
20:08qui s'est introduit aujourd'hui.
20:10Plus grosse IPO
20:10de l'histoire pour le secteur
20:12à l'échelle mondiale.
20:12C'est dingue.
20:13Et ce titre gagne encore
20:1428% en ce moment.
20:15On en parle ce soir
20:16avec Alexandre Tailleb
20:17et Thierry Leclerc.
20:19On va arriver là
20:20dans la saison vraiment
20:20de publication.
20:22On va rentrer dans le cœur
20:22de cette saison de publication.
20:24La semaine prochaine,
20:28Apple,
20:29Tesla aussi la semaine prochaine.
20:31Et puis ici à Paris,
20:32LVMH va ouvrir le bal mardi.
20:34Que faut-il attendre
20:35de cette saison de résultats ?
20:36Est-ce que ce sera
20:37un moteur de plus ?
20:38On va dire
20:38et un stabilisateur
20:40pour les marchés
20:41face à Donald Trump,
20:42la possibilité
20:43du chaos permanent.
20:44Donc un stabilisateur
20:45cette saison de résultats,
20:47un moteur de plus à la hausse ?
20:48Ou peut-être au contraire
20:50un frein ?
20:50Qu'est-ce qu'il faut
20:50en attendre Alexandre ?
20:51Non, j'attends
20:52un prolongement
20:53du mouvement
20:53qu'il y a eu en 2025.
20:55Il faut bien rappeler
20:55que les publications
20:56qui vont arriver
20:57sont les publications
20:58pour le dernier trimestre
21:00de 2025.
21:01Donc j'attends plutôt
21:02de bonnes publications
21:03à nouveau sur la tech.
21:05Gros point d'interrogation
21:06sur le luxe,
21:08effectivement.
21:10On a pu être rassuré
21:11par le fait que
21:12Trump ne mette pas
21:13de tarifs, etc.
21:14Mais la tendance long terme
21:16sur le luxe
21:18et sur la consommation
21:19discrétionnaire en général,
21:22je me pose pas mal
21:23de questions dessus
21:24donc je vais regarder ça
21:25attentivement.
21:27on a des Etats-Unis
21:29avec une reprise économique
21:31qui est tenue
21:31par les 10%
21:32les plus riches
21:33qui consomment
21:34pour 50%
21:34du total.
21:37On a une Chine
21:38qui de plus en plus
21:39essaye d'éviter
21:41l'importation
21:42et de faire par elle-même.
21:42Alors elle n'y est pas
21:43sur le luxe,
21:44attention,
21:44mais la tendance
21:46sur ce secteur-là,
21:48je me pose des questions
21:50donc j'attends
21:51de voir la publication
21:52sur le luxe.
21:52sur la tech,
21:54je n'attends pas
21:55de grosses déceptions,
21:56je sais qu'il y a eu
21:57Intel,
21:58j'avoue que
21:59je ne m'y attendais pas
22:00forcément.
22:01On en parlera tout à l'heure,
22:02Intel déçoit
22:03sur sa capacité
22:04à produire autant
22:05de puces
22:05que de besoins.
22:06Résultat,
22:06Intel,
22:07qui avait beaucoup progressé
22:08quand même,
22:08recule aujourd'hui
22:09moins 16%
22:10à Wall Street.
22:10Mais finalement,
22:11c'est mieux qu'un problème
22:14sur la demande.
22:15On n'est pas sur une fin
22:16de thématique,
22:18c'est entre guillemets
22:18un problème de riche.
22:20Il faut mieux avoir
22:20un problème de production
22:21qu'un problème de demande.
22:22Exactement.
22:24Mais sur la tech,
22:25oui,
22:25j'attends plutôt
22:25à nouveau de bons résultats.
22:27Thierry,
22:27vous attendez quoi
22:28de cette saison de publication ?
22:29Un stabilisateur
22:30face au chaos permanent
22:32de Donald Trump ?
22:33Un moteur à la hausse
22:33supplémentaire
22:34ou au contraire
22:34un frein pour les marchés ?
22:37En tout cas,
22:37ce qu'on a constaté
22:38ces derniers trimestres,
22:39c'est qu'à chaque fois,
22:40la saison des résultats
22:42donnait lieu
22:43à un mouvement haussier
22:46sur les marchés.
22:47Donc, en gros,
22:48entre les saisons
22:49de résultats,
22:51justement,
22:51on a des mouvements
22:54un peu
22:55qui sortent de nulle part.
22:57Typiquement,
22:58Donald Trump
22:59qui va s'énerver
23:01sur le Groenland
23:02et énerver tout le monde.
23:03On a un disjoncteur.
23:04Voilà.
23:05Là, c'est vrai
23:06que je pense
23:07que votre image
23:07est très bonne.
23:08Ça permet de stabiliser,
23:09de reposer les choses
23:10et les sociétés,
23:12en fait,
23:15on pourrait croire,
23:16vu de loin,
23:17dans un environnement
23:17comme ça,
23:18c'est compliqué,
23:19mais en fait,
23:20les boîtes,
23:21même en France,
23:22avec l'instabilité politique,
23:25fiscale,
23:25ils font passer leur message,
23:28c'est clair,
23:29mais finalement,
23:29elles se débrouillent bien.
23:31Quand même,
23:32globalement,
23:33les résultats sont bons.
23:36Donc, c'est vrai
23:37qu'il ne faut jamais
23:38sous-estimer
23:39la capacité des sociétés
23:40à être flexibles,
23:43habiles,
23:44malignes
23:45et à prendre
23:46les bonnes décisions.
23:48Et donc,
23:48tout ça pour dire
23:49que, oui,
23:50je n'ai pas
23:50d'inquiétude particulière
23:52sur ces saisons
23:53des résultats.
23:53Évidemment,
23:57ça arrivera un jour,
23:59on a fait déjà
23:59plusieurs émissions
24:00en disant,
24:01un jour ou l'autre,
24:02la thématique IA,
24:03toutes ces sociétés-là,
24:05il y aura
24:06des mauvaises nouvelles,
24:07des attentes
24:08trop élevées,
24:08pas forcément
24:09des attentes
24:11qui auront dépassé
24:12ce que pouvaient
24:14livrer les sociétés.
24:15Et donc là,
24:16ça fera mal.
24:17Donc,
24:17si c'est le cas,
24:18mais aujourd'hui,
24:19on n'en sait rien,
24:20ça fera mal.
24:21Mais rien ne laisse
24:22entendre que ça soit cas.
24:24Les experts d'Avant-Garde
24:25Family Office,
24:25ils étaient avec nous
24:26tout à l'heure,
24:26ils nous disaient,
24:26en fait,
24:27Donald Trump,
24:27il fait du bien au marché
24:28parce qu'en brandissant
24:29tout le temps
24:29la possibilité du chaos,
24:31il permet au marché
24:32de régulièrement
24:32s'interroger,
24:33s'assainir,
24:34un petit peu consolider
24:36avant de mieux repartir.
24:37C'est plus sain finalement
24:37que de s'ennuyer.
24:38Mieux vaut la possibilité
24:39du chaos sur les marchés
24:40et un peu de volatilité
24:41que trop d'ennuis.
24:43On n'a pas besoin de lui
24:45pour se remettre bien au clair
24:46sur ce qu'il faut faire.
24:48Ça, le marché,
24:49il a toujours été efficient.
24:51Les banques américaines
24:52l'écoutent,
24:53parce qu'à l'approche
24:53des mid-termes,
24:54il veut absolument
24:54renforcer le pouvoir
24:55d'achat des Américains.
24:56On a deux banques,
24:57Citi et Bank of America
24:58qui, d'après Reuters,
24:59envisagent de baisser
25:00les taux des cartes de crédit,
25:02de les baisser de 27%
25:03aujourd'hui à 10%.
25:04Donc, il demande,
25:07ça va avoir lieu manifestement,
25:08plusieurs banques envisagent
25:09effectivement de baisser
25:10les taux des cartes de crédit.
25:12Oui, quand on voit
25:13la menace dont il peut faire preuve,
25:15certains obéissent,
25:16donc on peut se poser
25:17cette question
25:18sur les banques américaines.
25:19On pourra se poser
25:20cette question
25:20sur la Fed également.
25:23C'est plutôt une bonne chose
25:25pour le coup,
25:26cette diminution.
25:28Pour le pouvoir d'achat,
25:28c'est plutôt une bonne...
25:29Complètement.
25:30Et donc, pour la consommation.
25:31Donc ça, c'est plutôt
25:32une bonne nouvelle
25:32et je pense que les banques
25:33l'ont compris
25:34et c'est pour ça
25:34qu'ils l'ont appliqué aussi.
25:35Oui, cela dit,
25:37elles profiteront
25:37à moins de gens,
25:38ces cartes.
25:39Donc, quel est l'effet
25:41de masse qui va jouer ?
25:42C'est-à-dire que les banques,
25:44en faisant baisser
25:45le taux des cartes de crédit,
25:46vont exclure parallèlement
25:47un certain nombre de clients
25:48de ces cartes de crédit.
25:49Parallèlement,
25:50Donald Trump,
25:50il veut rallonger
25:51la durée des prêts hypothécaires
25:52jusqu'à 50 ans.
25:54Je ne comprends pas
25:54dans quel sens il va.
25:56D'un coup,
25:56il y a des signaux
25:57plutôt positifs
25:58pour la consommation
25:59d'un air de dire
26:00mais il faut que
26:01les gens modestes
26:03puissent consommer,
26:04puissent s'endetter,
26:05puissent avoir leur maison.
26:06Et d'un autre côté,
26:07là, en faisant ça,
26:07il va exclure
26:08la moitié des gens
26:09potentiellement du marché.
26:11Alors, il y a un truc
26:12qui ne va pas arranger
26:12Donald Trump,
26:13c'est que le pouvoir d'achat
26:14est ni les Américains,
26:15c'est que le pouvoir d'achat
26:15va souffrir d'une vague de froid
26:17aux Etats-Unis.
26:17Grosse vague de froid
26:18qui démarre, là,
26:19sur une bonne partie
26:19des Etats-Unis,
26:20230 millions d'Américains,
26:22donc les trois quarts
26:22des Américains quasiment
26:23seront touchés
26:24par cette vague de froid.
26:25On attend
26:25moins 22 à Chicago,
26:27moins 30 à Minneapolis.
26:29Résultat,
26:29les cours du gaz naturel
26:30s'envolent,
26:31plus 75%
26:32en trois jours à peine
26:33les cours du gaz naturel
26:34aux Etats-Unis.
26:35C'est la plus forte hausse
26:36jamais vue là-bas
26:36des cours du gaz naturel.
26:37Et ça ne va pas arranger
26:38cette économie en cas.
26:39Il y a beaucoup d'Américains
26:40qui vont souffrir
26:41des conséquences
26:42sur leur pouvoir d'achat
26:43de cette vague de froid
26:44qui arrive.
26:45Bon, on continue
26:46de suivre tous ces sujets.
26:47Puis Donald Trump
26:48qui fait pression aussi
26:49sur un certain nombre
26:50d'acteurs à l'approche
26:51des mid-terms,
26:51par exemple sur JP Morgan,
26:53puisque JP Morgan,
26:54là, est menacé
26:55de 5 milliards de dollars
26:56de pénalités
26:57parce que JP Morgan
26:58avait débancarisé Donald Trump.
26:59Ils avaient exclu
27:00Donald Trump
27:00de son portefeuille de clients
27:01chez JP Morgan
27:02après l'assaut au Capitole.
27:03Ça, ça ne passe toujours pas
27:05chez Donald Trump
27:05qui a donc annoncé
27:075 milliards de dollars
27:08de remboursement
27:09à JP Morgan.
27:10C'est une façon
27:10de faire pression
27:11avant les mid-terms aussi.
27:11Enfin, on n'en sort pas,
27:12c'est la rengaine.
27:14Hallucinant, difficile à commenter.
Commentaires

Recommandations