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  • il y a 9 heures
Aujourd'hui, c'est au tour d'Antoine Armand, nouveau maire Renaissance d'Annecy, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:06Face au GG, le nouveau maire, Renaissance d'Annecy, Antoine Armand.
00:10Bonjour M. le maire.
00:11Bonjour.
00:12Comment vous avez fait ?
00:13Du terrain.
00:14Je vous pose la question parce que vous êtes une denrée rare en Macronie.
00:18Vous êtes l'un des rares à avoir réussi à remporter une ville.
00:22Il y a Bordeaux avec Thomas Cazenave.
00:24Il y a vous à Annecy.
00:25Alors c'est quoi le secret ?
00:26Le secret c'est qu'avec beaucoup d'Annecyens comme avec beaucoup de Bordelais,
00:31on a été exaspéré pendant des mois.
00:33Vous voyez l'hôtel de ville d'Annecy qui est incendié,
00:35qui a été incendié et qui est en friche depuis des années.
00:37On a été exaspéré par une gestion catastrophique.
00:40Et face à cette gestion catastrophique d'une majorité écologiste
00:43qui n'a pas fait grand chose pour la ville,
00:45on a décidé de se réunir.
00:46On entend beaucoup sur les plateaux de télévision
00:48que c'est l'heure de la division,
00:50que c'est l'heure des chicaillats,
00:51que c'est l'heure des crispations.
00:52On a décidé de faire le contraire.
00:54On a dit nous, on partage les mêmes valeurs,
00:56du centre à la droite, du centre gauche même,
00:58dans mon équipe à la droite modérée et humaniste.
01:01On se met ensemble pour une gestion financière raisonnable,
01:04pour une gestion des grands projets,
01:05pour soutenir les services publics fondamentaux
01:07qui ont été abîmés ces dernières années.
01:09Et pendant six mois, tous les jours,
01:11on a été au contact des Annesiens,
01:12comme d'autres ont été au contact des Bordelais.
01:14On a retrouvé le sens commun
01:16dans une ville comme Annecy qui en a bien besoin.
01:18Et les Annesiens nous ont récompensé.
01:20Et on ne vous a pas reproché d'être macroniste,
01:22d'avoir été ministre d'Emmanuel Macron ?
01:24Bien sûr que mes concurrents, comme les journalistes,
01:28s'en sont donnés à cœur joie.
01:29Et j'allais dire, c'est de bonne guerre,
01:31parce que je ne suis pas là pour renier qui je suis,
01:33qui j'ai été, qui j'ai soutenu et qui je soutiendrai.
01:35Ça n'a aucun sens.
01:37Les gens peuvent aimer ou pas votre sensibilité politique.
01:39Enfin, ils respectent quand même que vous ne soyez pas
01:42quelqu'un qui tourne sa veste tous les matins
01:44en fonction de la couleur ou de la cotation de la météo.
01:47Ça ne peut pas être ça.
01:47Et donc, oui, j'ai dit qui j'étais, c'est transparent, c'est connu.
01:50Mais là, ce n'est pas le sujet.
01:51Le sujet local, c'est de savoir comment on reconstruit
01:54une mairie qui a été détruite.
01:55C'est de savoir comment on soutient la restauration municipale
01:57et les producteurs locaux.
01:59C'est de savoir comment on maintient la qualité,
02:01la pureté de l'eau du lac
02:02et comment on gère la transition dans la montagne.
02:04Voilà les vraies questions qui se posent aux Annesiens.
02:06Et honnêtement, elles peuvent largement dépasser
02:08les clivages très puissants qu'on voit au niveau national.
02:11Mais ces municipales,
02:13il y a des gagnants, il y a des perdants, selon vous ?
02:15Oui, manifestement.
02:17Manifestement, tous ceux qui ont cru
02:19que la gestion municipale,
02:22c'était une sorte de grand exercice,
02:24de grande expérimentation,
02:26dont les administrés,
02:27c'était des sortes de cobayes ou de hamsters
02:29sur lesquels on pouvait tester
02:31une explosion de la taxe foncière,
02:3240% à Annecy,
02:34l'abandon de grands chantiers,
02:35puisque chez moi, pendant un moment,
02:37la majorité écologiste a considéré
02:38que ce n'était pas la peine de reconstruire une piscine
02:40parce qu'il y avait un lac à côté.
02:41Tous ceux qui ont considéré
02:43que les villes étaient des tremplins idéologiques
02:46se sont fait battre.
02:48Presque tous.
02:49D'accord.
02:50Donc, ça veut dire les écologistes ?
02:51C'est une grande partie,
02:53mais ce n'est pas les seuls.
02:54Je vois aussi que les deux maires
02:55de la France insoumise sortant
02:57ont été battus
02:58parce qu'ils se sont comportés
02:59de la même manière.
03:00Ils ont pensé à l'idéologie
03:02avant de penser aux habitants.
03:03Et quand on est maire,
03:04il faut accepter qu'on est maire
03:05de tous les habitants.
03:06Pas que ceux qui ont voté pour vous,
03:07pas que ceux qui pensent la même chose
03:08ou qui ont mis le même bulletin de vote
03:10que vous au niveau national,
03:11mais s'occuper des gens
03:12toute la journée
03:13et ne penser qu'à ça.
03:15Digny Giraud, Flora Guebali,
03:17Jean-Louis Bonamie, Flora.
03:19Félicitations pour votre victoire
03:20parce que c'est très impressionnant.
03:22Un macroniste,
03:23je ne sais pas si on doit vous appeler
03:24macroniste,
03:25mais qui gagne une élection aujourd'hui.
03:27Donc, bravo.
03:28Ça doit être dû à votre talent.
03:30J'ai une question.
03:31Vous dites qu'une municipale,
03:32elle ne doit pas se faire
03:33sur de l'idéologie.
03:34Elle doit se faire
03:35sur de la bonne gestion,
03:37du bon sens.
03:38Est-ce que vous pensez
03:39que c'est vrai aussi
03:40pour une présidentielle ?
03:41Parce qu'on a beaucoup vu
03:41ce propos-là dans le macronisme.
03:43Des personnes qui se revendiquaient
03:44vraiment non-idéologues,
03:46qui se revendiquaient vraiment
03:47à l'inverse,
03:48plutôt pour du pragmatisme,
03:50du bon sens,
03:51de la bonne gestion.
03:52Et en fait,
03:52on a vu ce que ça a donné.
03:54C'était un peu la limite
03:54du en même temps,
03:55de croire qu'on pouvait
03:56en même temps tout faire.
03:57Peut-être que l'idéologie,
03:59c'est aussi une manière
04:00d'avoir une boussole politique.
04:01Est-ce que vous pensez
04:02que pour la présidentielle,
04:03c'est aussi valable
04:04ce discours-là ?
04:04Je crois que vous avez raison.
04:06Je crois qu'il y a eu un temps,
04:07un discours d'embrasser
04:09des choses très différentes
04:10avec le pragmatisme
04:11en première boussole.
04:13Et ça a fonctionné.
04:15Et ça a apporté des résultats
04:16dans le domaine social,
04:17dans le domaine économique.
04:18Mais ce qu'on constate,
04:19ce que je constate moi aujourd'hui
04:20aussi sur le terrain,
04:20c'est qu'il y a une attente,
04:22vous dites boussole,
04:22j'allais dire radicalité.
04:24On pourrait prendre deux exemples
04:25très différents
04:26sur les services publics
04:27et sur la sécurité.
04:29On parle souvent de sécurité,
04:29j'en dis un mot,
04:30il y a une attente de radicalité.
04:32Annecy n'est pas Grenoble,
04:33mais le trafic de drogue
04:34est en train de se développer à Annecy
04:35et c'est insupportable
04:36pour les habitants.
04:37Mais sur les services publics aussi.
04:38Moi, j'ai un hôpital à Annecy
04:40qui est aujourd'hui
04:41en très grande difficulté,
04:42avec une difficulté immense
04:45à attirer des soignants,
04:46à tenir la qualité du service public.
04:48Et là aussi,
04:49qui est attiré,
04:50là aussi,
04:50on va avoir besoin
04:51de remettre de la radicalité
04:52et d'assumer qu'on soutient
04:54les soins de proximité.
04:55Avant de parler de radicalité,
04:56je parlerais d'action.
04:57Parce que ce qu'il y avait
04:58dans ma question,
04:59c'était de dire
04:59qu'en même temps,
05:00il n'a pas permis
05:00de passer à l'action.
05:02Et donc,
05:02il y a tout un tas de chantiers,
05:03le narcotrafic,
05:04la sécurité,
05:05parce que vous en parlez,
05:06mais on pourrait parler
05:06des déserts médicaux,
05:07des services publics,
05:08de l'école.
05:08Il y a tout un tas de chantiers
05:09qui nous donnent l'impression
05:11d'être à l'arrêt depuis 10 ans.
05:13Alors,
05:14je ne vais pas reprendre
05:15tout ce qui a été fait
05:16sur la sécurité de proximité,
05:17mais je n'ai pas de difficulté
05:18à dire que sur le régalien,
05:20sur la sécurité,
05:21les résultats ne sont pas
05:22au niveau des attentes
05:24des Français
05:24et des habitants.
05:25Et vous dire le contraire
05:27serait un manque
05:28de lucidité criant.
05:29Donc,
05:29je vous rejoins.
05:30Et quand je parle de radicalité,
05:31je parle de radicalité
05:32dans les résultats.
05:33Moi,
05:33j'entends aujourd'hui,
05:34parfois au niveau local,
05:35en particulier dans cette campagne,
05:37qu'il y a du trafic de drogue
05:39qui se développe
05:39en bas de chez vous
05:40et qu'on explique par A plus B
05:42que c'est impossible
05:43de demander
05:44que les dealers se déplacent
05:46ou que c'est impossible
05:47de les arrêter
05:47et de les mettre en garde.
05:48Les gens n'en peuvent plus
05:49de ce discours d'impuissance.
05:51Il y a des bonnes raisons
05:53à tout ça.
05:54Le cadre de droit
05:54qu'on veut garder
05:55et qu'on veut préserver,
05:56tous ceux qui disent le contraire
05:57se mettent le doigt dans l'œil
05:58et ne réalisent pas
05:59ce qu'ils sont en train de préparer.
06:01Mais si on est incapable
06:02de déplacer
06:04un certain nombre de sujets,
06:05si on est incapable
06:06que la personne âgée
06:07qui a peur de rentrer chez elle
06:08à 17h
06:09parce qu'un dealer de drogue
06:10s'est installé avec un canapé
06:11devant son palier,
06:12si on n'est pas capable
06:13de régler ce problème-là,
06:14il faut vraiment faire autre chose
06:15que de l'engagement local.
06:16Quelle est la marge
06:19de manœuvre
06:19d'un maire aujourd'hui ?
06:21En matière de sécurité.
06:22Le maire,
06:23il y a les compétences
06:26effectivement
06:27des ordures,
06:27il y a les compétences
06:28de la voirie
06:29et puis après,
06:29il y a beaucoup de choses
06:30qui sont sur les métropoles
06:31et dans les discussions
06:32qu'on a pu avoir ici
06:33avec nos auditeurs
06:34au 32-16,
06:35beaucoup nous ont dit
06:36de toute façon,
06:36moi je n'y comprends plus rien
06:37parce que quand je vais à la mairie,
06:38on me dit
06:39non, ce n'est pas de ma compétence,
06:40c'est la métropole.
06:41Qu'est-ce qu'il fait
06:42le maire aujourd'hui ?
06:43Et vous avez raison,
06:44ce discours,
06:46il m'est vraiment insupportable.
06:47Vous savez,
06:48c'est comme dans le dessin animé
06:50d'Astérix
06:51où la maison qui rend fou
06:54pour obtenir le formulaire B38,
06:56il faut passer à l'étage 3
06:57qui vous envoie à l'étage 7,
06:58ce n'est pas la mairie,
06:59c'est la police nationale.
07:00Moi je suis pour
07:01qu'on arrête de faire ça.
07:02Quand on se rend à la mairie
07:03et qu'on a un problème
07:04qui concerne la mairie,
07:06qui concerne la ville d'Annecy,
07:07le maire prend en charge le problème.
07:08Le maire peut beaucoup
07:09en matière de sécurité.
07:10Moi j'ai proposé
07:11et j'instaurerai...
07:12Une police municipale.
07:12On a une police municipale
07:13qui est armée
07:14mais qui n'est pas
07:15en quantité suffisante
07:16par rapport aux nouveaux problèmes.
07:17Contre le narcotrafiquant,
07:18la police municipale
07:19ne peut pas grand-chose.
07:20Mais elle peut déjà
07:20contrôler et harceler
07:22les traficants.
07:23Deuxièmement,
07:23occuper le terrain.
07:24Occuper le terrain.
07:25Elle peut occuper le terrain.
07:26Elle peut,
07:27et moi je préparerais,
07:28je proposerais une brigade
07:29sinophile,
07:29brigade avec des chiens,
07:30dissuader,
07:31aller trouver le matériel
07:32qui est caché.
07:33Est-ce que le maire
07:33peut tout en matière de police ?
07:35Bien sûr non.
07:36Mais on n'est pas du tout
07:37à Annecy,
07:37comme dans beaucoup de villes de France.
07:39On est très loin
07:40de ce qu'on peut faire.
07:41Très, très loin.
07:41Est-ce que ce n'est pas pervers
07:42parce que tous les maires
07:43maintenant de gauche
07:44comme de droite d'ailleurs
07:45s'équipent d'une police municipale
07:46la plupart du temps armée.
07:48On a l'impression
07:48que l'État se défausse
07:50justement sur cela
07:51et l'État n'assure plus
07:52sa mission régalienne
07:54d'assurer la tranquillité
07:57des citoyens.
07:57C'est avant tout
07:58une mission de l'État.
07:59Mais c'est un peu le danger.
08:03Or, il y a des mairies
08:04qui ont les moyens.
08:05Annecy est une ville
08:05quand même plutôt bien dotée.
08:07Puis d'autres
08:07qui en ont beaucoup moins.
08:08Et donc, il y aura forcément
08:10des différences de traitement
08:11sur cette question.
08:12C'est à faire ensemble.
08:13Dans le bassin anessien,
08:13on a une nouvelle brigade
08:14de gendarmerie qui va arriver.
08:16On a des policiers
08:17nationaux supplémentaires.
08:18On a des magistrats
08:19qui doivent arriver.
08:19Donc l'État va faire sa part
08:21et je compte bien être vigilant
08:22à ce qu'il fasse sa part.
08:23Maintenant, moi,
08:24demain, je serai maire d'Annecy.
08:25Mon travail, c'est que
08:26la mairie d'Annecy
08:27fasse le maximum
08:28pour la sécurité des habitants.
08:29Et ce n'est pas de commencer
08:30comme malheureusement
08:31j'entends souvent
08:32à dire
08:32« Ah oui, mais ce n'est pas
08:33de ma faute.
08:34C'est de la faute de l'un,
08:35de l'autre, de la région,
08:36de l'État.
08:37Faisons notre maximum d'abord
08:38avant de demander aux autres. »
08:39Jean-Loup Bonamy.
08:40Alors, je vais vous poser
08:41une question.
08:42Déjà, je remarque
08:43que notre logo
08:45qui est derrière vous
08:46est aux couleurs
08:46de la Savoie.
08:48Rouge et blanc,
08:48je m'en réjouis.
08:50Et donc,
08:51comme vous le savez peut-être,
08:52je suis candidat
08:53à l'agrégation
08:54de sciences politiques
08:55avec mes deux examinateurs
08:57Alain Marshall
08:58et Olivier Truchot.
08:59Sur la République,
09:00tu as 0 sur 10.
09:00Je voulais vous poser
09:01une question
09:03justement
09:04un peu plus politique.
09:06C'est-à-dire que
09:07dans mon souvenir,
09:08Emmanuel Macron
09:09avait été ministre
09:10de François Hollande,
09:12venait des rangs
09:13des socialistes.
09:15Et là,
09:16j'ai regardé un peu
09:17les résultats
09:17des macronistes
09:19et j'ai vu
09:20qu'il y avait
09:20une droitisation
09:21du macronisme
09:22qui s'illustrait
09:24de différentes façons.
09:25Là, vous venez
09:26de l'illustrer
09:26par un discours
09:27beaucoup plus musclé
09:28sur le régalien
09:29que celui
09:30qu'on pouvait entendre
09:30de la part
09:31de votre camp
09:32durant le premier
09:33mandat du président
09:34et également
09:35par des alliances.
09:36Par exemple,
09:37par macronisme,
09:38j'entends tout
09:39le bloc central.
09:39Édouard Philippe
09:40au Havre
09:40a été soutenu
09:41par LR
09:42et j'ai vu
09:42beaucoup d'alliances
09:45LR,
09:45Horizon,
09:47Renaissance,
09:47alors que
09:48je n'ai quasiment
09:49pas vu
09:49d'alliances
09:50LR,
09:51PS.
09:52Est-ce que
09:52pour vous,
09:53le macronisme
09:53s'est droitisé ?
09:54Est-ce que vous êtes
09:55la nouvelle droite ?
09:56Je crois surtout
09:57qu'il y a une attente
09:58sur les sujets régaliens
09:59qui est immense
10:00et que,
10:01évidemment,
10:02et je l'ai dit ici,
10:03le centre n'a pas été
10:04à la hauteur,
10:05y compris philosophiquement
10:06pendant des années,
10:07de l'attente de sécurité
10:09et de tranquillité publique.
10:10Il faut muscler tout ça.
10:11Et c'est d'ailleurs
10:12ce qui a poussé
10:13les électeurs
10:14les plus modérés
10:15aux extrêmes
10:16d'un côté ou de l'autre.
10:17Parce que vous disiez,
10:17vous avez raison de dire,
10:18Annecy,
10:19c'est une ville
10:19en apparence
10:20plutôt calme,
10:21plutôt prospère,
10:21mais qui subit
10:23le trafic de drogue
10:24dont je parlais
10:24il y a quelques minutes ?
10:25Ce n'est pas
10:26les quartiers
10:27les plus privilégiés.
10:28C'est évidemment
10:29les quartiers populaires,
10:31les quartiers
10:31où c'est moins facile,
10:33c'est eux
10:33qui sont les premières victimes.
10:34Donc,
10:35peut-être que
10:35porter ce discours-là
10:37va dans le sens
10:37de ce que vous dites.
10:38Mais c'est aussi
10:38retrouver l'aspiration
10:40des classes populaires
10:40à vivre correctement.
10:41Et ça va
10:42avec un discours
10:43sur l'école,
10:44avec un discours
10:44sur la tranquillité,
10:46sur le respect
10:46à l'école aussi.
10:47Pour survivre,
10:48le macronisme
10:48doit se droitiser.
10:50Là, vous avez fait
10:51l'accord avec les LR d'ailleurs.
10:52Oui, parce qu'on était
10:53face à une majorité
10:54soutenue implicitement
10:56par la France insoumise,
10:57portée par Europe Écologie Vert
10:58et le Parti Socialiste
10:59qui disaient
11:00qu'il n'y avait pas
11:00d'insécurité à Annecy,
11:01qui disaient
11:02qu'il n'y avait pas
11:02de problème
11:02de transport en commun,
11:03que tout marchait bien
11:05dans les écoles à Nessienne
11:06alors que les professeurs
11:06n'avaient plus le droit
11:07de faire des photocopies couleur.
11:08Pardon, je le dis
11:09parce qu'on m'explique
11:10toute la journée
11:10qu'en gros,
11:11la droite,
11:12ce serait la sécurité
11:13et la gauche,
11:14les services publics.
11:15Je réalise que visiblement
11:16dans une municipalité
11:17qui a été tenue par la gauche,
11:18il y a une circulaire
11:19qui dit aux enseignants
11:20pas de photocopies couleur.
11:21Vous reconnaissez
11:21que le macronisme
11:22au début fleurissait
11:24sur la tombe
11:26du Parti Socialiste
11:27et faisait
11:28des très bons scores
11:28à Paris.
11:29Emmanuel Macron
11:30a fait des scores
11:31soviétiques à Paris
11:32en 2017.
11:33Aujourd'hui,
11:34le macronisme
11:35ne représente plus
11:35grand-chose à Paris.
11:36On l'a vu
11:37avec le score de Bournazel
11:38qui était quand même défendu
11:39par Édouard Philippe
11:40et Gabriel Attal
11:41et qui a fait
11:41à peine 11%.
11:43Donc aujourd'hui,
11:45la survie du macronisme,
11:47c'est de virer à droite
11:48en fait.
11:49Là, on parle
11:50d'échéances locales,
11:51d'élections locales.
11:52Non, mais pour la suite,
11:52leur particularité.
11:54On pourrait vous citer
11:54le cas de Strasbourg
11:55par exemple
11:56et d'autres exemples
11:57qui montrent que,
11:59si vous voulez,
11:59moi, ce qui me paraît
12:00très important,
12:00là, on parle d'élections locales
12:01ou des partis de gouvernement.
12:03Oui, mais 2027,
12:07quel est l'enjeu en 2027 ?
12:09L'enjeu en 2027,
12:10c'est soit
12:10s'il y a un socle
12:11que j'appellerais même
12:12plus commun,
12:12soit il y a un socle large.
12:14Il va d'où à votre socle ?
12:15Parce que tout le monde
12:16n'est pas d'accord.
12:16Il va du centre-gauche
12:17à la droite républicaine.
12:18Voilà d'où il va.
12:19Et la réalité...
12:20Le centre-gauche
12:20de Raphaël Glucksmann
12:21jusqu'à qui,
12:23d'Ordre Philippe.
12:23La réalité,
12:24c'est qu'aujourd'hui...
12:25Il fait partie
12:26de la droite républicaine.
12:27Je ne suis pas là
12:32à Gabriel Attal.
12:33Je sais,
12:34mais on ne joue pas...
12:35Non, mais...
12:35Édouard Philippe.
12:36Édouard Philippe.
12:37C'est bien ce jeu
12:37de découpage.
12:38Oui, mais on ne joue pas
12:39au qui est-ce
12:40qui a des lunettes,
12:41qui est moustachu.
12:42On joue à savoir
12:44comment on empêche
12:45la victoire
12:45de Jordan Bardella
12:46en 2027.
12:47Moi, je veux bien...
12:48On peut se faire
12:49autour de cette table
12:49des petites sensations
12:50en se disant
12:51est-ce que c'est plus
12:52pour Laurent Vauquiez ?
12:52Édouard Philippe.
12:54La question...
12:56J'aimerais juste
12:56vous dire un mot.
12:57La question aujourd'hui,
12:59c'est est-ce qu'on évite...
13:00Est-ce qu'on évite
13:01un deuxième tour ?
13:03LFI, RN.
13:04Donc, vous proposez
13:05simplement un barrage.
13:07Non, pas un barrage.
13:08Si on propose un barrage,
13:10on perdra.
13:11On perdra parce que...
13:12Il faut un projet.
13:13Exactement.
13:14Il faut des idées.
13:14Donc, il faut être capable
13:15de se mettre d'accord
13:16sur un dénominateur commun,
13:17politique,
13:18assez puissant.
13:19J'aimerais juste
13:19vous faire une prédiction.
13:21J'aimerais vous faire
13:22une prédiction.
13:22Parce que aussi,
13:23parmi mes loisirs,
13:24je prédis l'avenir.
13:25Je prédis que si jamais
13:26Jordan Bardella est élu,
13:27vous serez ministre
13:28de Jordan Bardella
13:29et vous serez le premier
13:29à y aller.
13:30Et ce n'est pas une plaisanterie.
13:31Et quand ça arrivera,
13:33ou ça n'arrivera peut-être pas,
13:34mais si ça arrive,
13:35on ressortira cette vidéo
13:36pour montrer les dons
13:37de prophétie.
13:370 sur 10 en République
13:38et 0 sur 10 en médiométrie.
13:40Je vous remercie
13:41pour la prédiction.
13:42Elle ne me fait pas beaucoup rire
13:42et elle sera démentée par les cas.
13:44Mais elle n'a pas pour but
13:45d'être drôle.
13:45C'est une vraie prédiction.
13:46D'accord.
13:46Beaucoup saura votre cas.
13:48Personne n'y croit
13:48et c'est hyper insultant.
13:49Désolé de vous recevoir
13:50dans ces conditions,
13:52monsieur le maire.
13:53Honnêtement,
13:54je pense que
13:54regardez certaines
13:55de mes déclarations récentes,
13:56vous comprendrez
13:56pourquoi vous vous trompez.
13:57Regardez les déclarations
13:58de Bruno Le Maire
13:59sur Emmanuel Macron
14:00un an avant qu'il soit élu.
14:01Il est devenu son ministre
14:02un an plus tard.
14:04J'ai une question, moi.
14:06On parlait justement
14:07d'idéologie
14:08et de pragmatisme.
14:09Vous défendez encore
14:10finalement à vous entendre
14:11cette idée du macronisme
14:12qui est
14:13si le problème
14:13c'est la sécurité,
14:14on y va,
14:15si le problème
14:15c'est les services publics,
14:16on y va.
14:16Finalement,
14:17ça reste encore
14:17en même temps.
14:18On va poser autrement
14:19la question.
14:20Si votre camp direct
14:21n'avait pas de candidat
14:22en 2027
14:23et que vous ayez à choisir
14:25entre Retailleau
14:25et Glucksmann par exemple,
14:27vous personnellement,
14:28je ne parle pas de votre camp,
14:29vous iriez de quel côté ?
14:32Je crois que l'urgence
14:33c'est qu'on comprenne
14:34tous
14:34qu'on n'est pas
14:35à un concours
14:36dit de beauté
14:37comme dit Keynes,
14:38on n'est pas à un concours
14:38de beauté
14:39où on a des préférences
14:40qu'on peut choisir,
14:41regarder les enquêtes,
14:42regarder aujourd'hui
14:43la situation
14:44du bloc
14:45qui va du centre-gauche
14:46à la droite.
14:47On peut se dire
14:48quand même un instant
14:49la réalité.
14:50Le problème
14:50c'est que vous mélangez
14:51des gens qui pensent
14:51la même chose ?
14:53La question n'est pas
14:53de mélanger des gens
14:54qui pensent la même chose,
14:55la question est
14:56quel est le projet
14:58qui peut tenir la route,
15:00qui peut embarquer
15:00des gens qui sont capables
15:01de suivre cette feuille de route
15:02pendant 7 ans
15:03pour éviter la suite.
15:04Votre réponse
15:04c'est René et Glucksmann ensemble ?
15:06Parce que ce ne sera pas possible.
15:10Mais que les personnes
15:11qui sont entre ces deux personnes
15:13travaillent ensemble,
15:14portent un projet
15:14qui tient la route
15:15parce que vous l'avez dit
15:16tout à l'heure,
15:17le barrage ça ne marchera pas,
15:18disons les choses,
15:19ça ne marchera pas.
15:20Donc travaillez en projet.
15:21Mais ceux qui disent
15:22ah oui mais ce n'est pas possible
15:23préparent la victoire
15:25du Rassemblement National,
15:26c'est tout.
15:27Antoine Armand,
15:27le maire renaissance d'Annecy
15:29reste avec nous
15:30dans les GG,
15:31dans les Grandes Gueules
15:31suite de la discussion
15:32avec les questions
15:33de Didier Giraud,
15:34notre agriculteur.
15:34il est 11h20.
15:35RMC.
15:36Alain Marshall,
15:38Olivier Trussaud,
15:39les Grandes Gueules.
15:401, 2, 3, 4.
15:48Il est 11h25,
15:50notre invité aujourd'hui
15:51dans le face OGG,
15:52c'est le maire d'Annecy,
15:53Antoine Armand,
15:54ancien ministre de l'économie
15:55qui est avec nous.
15:57Question Didier Giraud.
16:00Vous êtes élu très récemment
16:02dans une grande ville,
16:03moi j'aimerais savoir
16:04quelles sont les relations
16:05dans votre entourage
16:07avec la communauté de communes,
16:10avec les petites communes rurales autour ?
16:12Parce que moi,
16:13ce que je constate
16:14dans le rural profond,
16:15c'est qu'on nous a un peu
16:16volé l'élection
16:17par rapport aux nouvelles règles
16:20démocratiques
16:20et entre autres
16:21cette histoire de parité
16:23et le non-panachage
16:24et qu'aujourd'hui,
16:26le pouvoir
16:27des petites communes rurales
16:29dans une agglomération
16:30autour d'une grande ville,
16:31il est quand même
16:32hyper amenuisé
16:33et comment vous concevez
16:35que ça puisse encore exister ?
16:37C'est sûr que,
16:39je prends l'exemple
16:39de l'agglomération d'Annecy,
16:4034 communes,
16:41Annecy la moitié
16:42et autour 33 communes,
16:44parfois de très petite taille
16:45qui se sentent
16:46pas toujours respectées,
16:48pas toujours considérées,
16:49alors que,
16:50vous le savez tous ici très bien,
16:51un maire d'une commune
16:52de 500 habitants,
16:53il fait tout.
16:54Il est le maire,
16:54le directeur des services,
16:56ses adjoints,
16:57quand il y a la crise
17:00de la dermatose nodulaire,
17:01comme était le cas
17:02dans les pays de Savoie,
17:03c'est lui qui est au contact
17:04et on ne peut pas
17:04continuer éternellement
17:06à croire
17:06que la fameuse
17:08grande rationalisation,
17:10la remontée
17:10de toutes les compétences,
17:12vous parliez des métropoles
17:12tout à l'heure,
17:13ça règle le problème ?
17:14Parce que vous ne les connaissez
17:15même plus les problèmes.
17:16Vous finissez par être
17:16tellement loin du terrain,
17:18tellement loin
17:18de la problématique
17:19de l'agriculteur
17:20qui ne peut plus passer
17:21sur sa propre route
17:22parce que le voisin
17:23a porté plainte
17:24et a considéré
17:25qu'on ne devrait pas
17:26faire passer
17:26une machine agricole
17:27sur telle route
17:27que ça ne marche pas.
17:29Donc,
17:29il faut absolument
17:30qu'on remette,
17:30et moi je le ferai
17:31à l'intercommunalité
17:32avec mes collègues
17:33maires élus
17:33de petites communes,
17:34il faut qu'on remette
17:35des maires ruraux
17:36au centre des décisions
17:37dans les intercommunalités.
17:38Je voudrais poser une question
17:39à l'ancien ministre
17:40de l'économie
17:41que vous avez été.
17:43Les carburants
17:43ont pris en moyenne
17:4440 centimes de plus
17:46depuis le début du conflit
17:47au Moyen-Orient.
17:48Faut-il baisser
17:48les taxes sur le carburant ?
17:50Ça fait partie
17:51des questions difficiles
17:53mais aucune baisse de taxes
17:55ne mène à la fin
17:56à un résultat
17:57qui fonctionne.
17:57Pourquoi ?
17:58Parce que
17:58vous baissez un peu la taxe
18:00donc vous tuez
18:01les recettes publiques
18:01et puis avec des crises
18:03comme celle-ci
18:04en deux jours,
18:05trois jours,
18:05parfois moins,
18:06ce bénéfice
18:07il est effacé.
18:08Donc c'est une fuite en avant
18:09qui coûte très très cher
18:11à l'État,
18:12à la fin au contribuable,
18:13je n'ai pas besoin
18:13de vous faire un dessin,
18:14et qui ne revient même pas
18:15dans le portefeuille
18:16des Français.
18:17On subit une crise mondiale
18:18dont les origines
18:19sont bien connues
18:20et ce n'est pas malheureusement
18:21en croyant qu'on va
18:22écraser une taxe
18:24qui sera sans doute
18:25effacée en deux, trois jours.
18:26Donc on n'aide pas
18:27les particuliers,
18:27on n'aide pas les entreprises
18:28à passer ce moment difficile.
18:30On l'a fait dans le passé.
18:31Alors je sais qu'on n'a plus
18:32d'argent dans les caisses,
18:33mais c'est quand même
18:35un peu simple
18:37et peut-être un peu court
18:37de dire aux gens
18:38« Débrouillez-vous ».
18:39Mais ce qu'il ne faut pas
18:41dire aux gens,
18:41c'est « Revoilà
18:43la politique du chèque ».
18:44Moi, je n'en peux plus
18:46de cette politique
18:47qui ne fonctionne pas.
18:49La politique d'Emmanuel Macron ?
18:50Mais je sais que vous cherchez
18:52absolument à dire…
18:53Ce n'est pas faux.
18:54Non, c'est factuel.
18:55Quoi qu'il en coûte,
18:57c'est Emmanuel Macron
18:57qui l'a inventé.
18:59C'est le chèque énergie,
19:00le quoi qu'il en coûte,
19:01la politique du chèque,
19:02celle qui vous insupporte ?
19:03Quand le président de la République
19:04et quand les gouvernements
19:05ont proposé des chèques,
19:07je pense que vous étiez
19:08parmi les premiers
19:09à applaudir à tout rompre
19:10et vous demandiez
19:11pourquoi ils n'étaient pas
19:12doubles ou triples
19:13ou quadruples.
19:14En tout cas,
19:15tous les contempteurs
19:16de la politique du chèque
19:17aujourd'hui
19:18étaient hier absolument fans.
19:20Ce n'est pas mon cas.
19:22Tant mieux,
19:22ce n'était pas le vôtre.
19:23Vous étiez très isolés.
19:25Donc on ne peut plus.
19:26On ne peut plus.
19:27Donc premièrement,
19:28il ne faut pas dire aux gens
19:29que c'est possible.
19:30Ce n'est pas possible.
19:31Vous ne pouvez pas passer,
19:32ça a été mon cas,
19:33des mois à expliquer
19:34que la France n'a plus d'argent
19:35et le lendemain dire
19:36pas de problème,
19:375 milliards d'euros
19:37en 48 heures,
19:39ça ne marche pas.
19:40Ça s'est arrêté
19:40avec le départ de Bayrou.
19:41Parce que le suivant,
19:43le suivant,
19:43il ne nous a pas dit
19:44la France n'a plus d'argent.
19:46Non mais il a raison
19:47et pourquoi vous attaquez
19:49son pragmatisme ?
19:50Pour le coup,
19:50il reconnaît un échec.
19:52C'est intéressant.
19:53Non, non,
19:53ce n'est pas ça.
19:54C'est qu'à un moment donné,
19:54j'aimerais savoir
19:55qu'est-ce qu'on dit aux gens
19:57aujourd'hui ?
19:59Je vais vous donner
19:59un exemple.
20:00Vous vous souvenez sans doute
20:01du chèque inflation énergie
20:03100 euros pour 30 millions
20:04de foyers,
20:053 milliards en une journée.
20:063 milliards en une journée ?
20:073 milliards en une journée.
20:09Pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas
20:09à se proposer ça ?
20:09Pourquoi est-ce qu'on n'arrive pas
20:11à dire non ?
20:12Je n'ai pas croisé beaucoup de gens
20:16à Annecy ou ailleurs
20:17qui m'ont dit
20:17merci beaucoup
20:18pour le chèque inflation
20:18en 2023.
20:19C'était formidable,
20:20ça a très bien fonctionné.
20:22Ce que je veux dire,
20:23ce n'est pas qu'il ne faut pas
20:23aider les gens,
20:24ce n'est pas qu'il ne faut pas
20:25les soutenir,
20:25y compris via des possibilités
20:28avec les salaires,
20:29avec les employeurs,
20:30avec les transports publics.
20:31On peut aussi,
20:32moi je vais réfléchir
20:33à cette question
20:33dans les prochaines semaines,
20:34voir si dans les cas
20:35de telles difficultés,
20:37on ne peut pas avoir
20:37une action sur les transports
20:38publics, communaux,
20:39intercommunaux
20:39pour accompagner les gens
20:41dans la période.
20:41Mais dire demain,
20:42on va verser 100 euros
20:43à tous les Français,
20:44c'est de la folie.
20:46Et en plus,
20:46ça ne résoudra pas le problème.
20:48On en est quand même
20:48à avoir des témoignages
20:49d'infirmières libérales
20:50qui disent,
20:51moi je vais rester à la maison.
20:52Je trie mes patients.
20:54Et ce matin,
20:55c'était quoi sa profession ?
20:56Un chauffeur routier.
20:58Un chauffeur routier
20:58qui a dit,
20:59on va rester à la maison,
21:00je mets en maladie,
21:01on en est là.
21:02Je mets en maladie
21:03parce que je ne peux plus
21:04mettre de gasoil
21:05dans la bagnole
21:05pour aller bosser.
21:07Je pense que ça coûtera
21:08quand même plus cher
21:09à l'État
21:10que de renoncer
21:12sur une cagnotte fiscale.
21:14Parce qu'on est là
21:15quand même aujourd'hui.
21:15La fameuse cagnotte fiscale.
21:17On est sur une cagnotte fiscale
21:18quand même.
21:18Il faut expliquer,
21:19c'est-à-dire que
21:21quand le prix des carbures
21:22augmente,
21:23les recettes de la TVA
21:25progressent.
21:25Qu'est-ce qu'on fait
21:26de ces recettes supplémentaires
21:27qui n'étaient pas prévues ?
21:28Il y a une partie de la taxe
21:30qui est flottante
21:30et qui s'adapte
21:31et qui fait qu'il n'y a pas
21:32d'augmentation
21:33pour justement éviter
21:34ces effets-là.
21:35Mais là,
21:35votre question,
21:36elle est dans l'autre sens.
21:37Elle est de dire,
21:37bon, les prix augmentent,
21:39donc on va baisser
21:39la taxe pour compenser.
21:41Sauf qu'on est dans une situation...
21:42C'est ce qu'on fait
21:43l'Idelie.
21:44On est dans une situation...
21:45Ça dure trois semaines,
21:45ça va coûter 520 euros,
21:47mais ça donne un peu
21:48de pouvoir d'achat aux gens.
21:48Non, mais il faut dire la vérité,
21:49on est dans une situation
21:50où les prix peuvent exploser
21:51d'un moment à l'autre.
21:52Ce n'est pas rassurant,
21:53ce n'est pas populaire,
21:54mais ce que je suis en train
21:55de vous dire,
21:56c'est que ce n'est pas baisser
21:56de trois ou cinq points
21:57une taxe qui va peut-être
21:58être effacée demain,
21:59qui va nous faire perdre
22:00des milliards
22:00sans aider les gens au quotidien.
22:02C'est la même chose.
22:03Donc le gouvernement a raison
22:04de dire non pour l'instant.
22:04De dire la vérité,
22:06c'est la même chose
22:06qu'un chèque à 80 ou à 100 euros,
22:09ça va faire quoi ?
22:09Ça va faire un plein
22:10et la semaine d'après.
22:12Antoine Armand,
22:13vous avez été ministre de l'économie,
22:15vous avez été député,
22:16Macroniste.
22:17Je voudrais essayer
22:18un moment de vérité maintenant.
22:19Vraiment, sincèrement.
22:22Pourquoi est-ce qu'il y a
22:24impossibilité de réformer l'État ?
22:25Pourquoi est-ce que vous avez
22:26la trouille ?
22:27Qu'est-ce qui bloque
22:29dans la réforme de l'État ?
22:30Vous avez été aux commandes de Bercy.
22:31Est-ce que c'est
22:31la haute administration ?
22:32Pourquoi c'est mission impossible ?
22:35Je prends un peu personnel
22:36le fait que vous dites
22:37que j'ai la trouille
22:37parce qu'on s'est fait censurer
22:39avec Michel Barnier
22:39parce qu'on a proposé
22:40de réduire les dépenses de l'État.
22:42Donc, si on avait eu la trouille,
22:44on aurait proposé un chèque.
22:46Mais globalement,
22:47la grande réforme de l'État
22:48reconnaissait qu'elle est compliquée.
22:50Oui, mais ce n'est pas
22:51qu'elle est compliquée,
22:52c'est qu'on est,
22:54et vous l'avez dit d'ailleurs
22:54tout à l'heure très justement,
22:56on avait réussi, je crois,
22:58et je suis fier de cette partie-là
22:59avec Michel Barnier,
23:01à faire prendre conscience
23:02aux Français
23:02de l'état d'urgence financière
23:04et fiscale du pays.
23:06On le voyait dans les enquêtes,
23:08c'était redevenu
23:09un sujet majeur.
23:10Les gens se disaient
23:11le point de départ,
23:11c'est qu'on ne peut plus.
23:13Et le point de départ,
23:14c'est de dire qu'avec
23:153 000 milliards de dettes
23:16et avec une insoutenabilité
23:17du modèle social,
23:19de notre capacité
23:19à tenir les impôts,
23:21etc.,
23:22on va,
23:23si vous voulez,
23:24on va où ?
23:25On ne va pas à la crise financière
23:26comme certains croient
23:27qu'on y va,
23:28c'est-à-dire que la France
23:29n'est pas la Grèce,
23:29le FMI ne va pas débarquer
23:31chez nous demain ou après-demain.
23:32Mais c'est comme un serpent
23:34qui s'enroule
23:35et qui étouffe progressivement.
23:37Et quelle est la conséquence de ça ?
23:38La conséquence de ça,
23:39c'est que nos services publics
23:40ne fonctionnent même plus bien.
23:42On pourrait se dire,
23:42vous pourriez me dire,
23:43bon, on a 3 000 milliards de dettes,
23:45mais à l'hôpital,
23:45ça fonctionne très bien,
23:46à l'école,
23:47il y a un enfant dans sa classe.
23:48C'est la preuve
23:49que ce n'est pas la bonne.
23:50C'est un problème de gestion
23:51et que c'est un problème
23:52de réforme de l'État.
23:53Alors, cette réforme de l'État,
23:55c'est qui ?
23:56Elle a un symptôme très simple,
23:59c'est grosse tête, petit corps.
24:01Une bonne administration,
24:02une bonne organisation,
24:03une bonne association,
24:04elle a une tête resserrée
24:06et beaucoup d'agents sur le terrain
24:07qui font tourner les services.
24:08Là, c'est un peu l'inverse.
24:09En France,
24:09on a laissé se créer le contraire.
24:11Ce n'est pas la faute de personnes,
24:12ce n'est pas la faute des gens
24:13qui sont dans les bureaux,
24:14il ne faut pas taper toujours sur les gens,
24:16mais c'est la faute d'un système
24:18qui fait qu'avec de l'encadrement intermédiaire,
24:21avec une incapacité à se donner des règles,
24:22de nombre d'agents.
24:23Je vais donner un exemple.
24:24Annecy,
24:25fusion de communes.
24:26Six communes fusionnent ensemble.
24:27Quand on fusionne,
24:28on fait des économies,
24:29c'est ce qu'on explique à tout le monde.
24:31Sept ans après,
24:3220% de dépenses de plus,
24:34plus d'agents qu'avant la fusion.
24:35Pourquoi ?
24:36Par manque de courage.
24:38Par manque de courage.
24:39D'accord,
24:39mais Alain dit
24:40pourquoi personne n'arrive à changer ça,
24:42parce qu'en fait,
24:42c'est un système
24:43et les réformes systémiques,
24:44c'est les plus compliquées à faire.
24:46Il faut avoir beaucoup de courage.
24:47Je vais être plus dur.
24:48Dans les administrations,
24:50il y a des gens qui s'arc-boutent
24:51pour que le système ne change pas.
24:53Il va être plus dur.
24:55Mais par manque de volonté,
24:57par manque de volonté,
24:59je ne peux pas vous dire aujourd'hui
25:01que si on avait mis
25:02toute la meilleure volonté du monde,
25:04on n'y serait pas arrivé.
25:05Donc évidemment que sur la réforme de l'État,
25:07sur la réforme des administrations,
25:09sur la capacité à redonner
25:10de la marge de manœuvre
25:11aux gens qui font le boulot sur le terrain,
25:12aux enseignants,
25:13aux soignants,
25:14aux personnes qui s'occupent de la voirie,
25:16si on ne les laisse pas faire,
25:17si on fait tout remonter en permanence
25:19et si on se crée des procédures internes,
25:21on embolise le système,
25:23ça coûte plus cher.
25:23Mais pour ça, oui,
25:24il faut prendre des décisions fortes,
25:26il faut redonner de la marge de manœuvre.
25:28Il faut qu'ils n'ont pas été pris suffisamment
25:28ces dix dernières années.
25:30Il n'y a quand même aussi
25:31la république de la norme.
25:32Parlons un peu de la suite.
25:33Est-ce que vous souhaitez
25:34que Gabriel Attal,
25:36le président de votre parti,
25:37soit candidat à l'élection présidentielle ?
25:39Mais c'est mon parti,
25:40c'est mon président de parti,
25:41je le soutiens
25:42et je le soutiendrai
25:43et je vous le dis...
25:44Est-ce que vous souhaitez
25:44qu'il déclare sa candidature ?
25:45C'est lui qui décidera
25:47quand il doit se déclarer.
25:49Tout le monde connaît mon soutien
25:50et ma loyauté à son égard,
25:51ça ne fait pas de doute.
25:52La question,
25:53elle est encore plus large que ça.
25:54C'est celle qu'on abordait tout à l'heure.
25:56Et je sais que Gabriel Attal,
25:57avec d'autres potentiels candidats
25:59à l'élection présidentielle,
26:01souhaite qu'on construise
26:02un projet large
26:03qui ne soit pas qu'un barrage.
26:05Vous l'avez dit tout à l'heure,
26:06ça ne marchera pas.
26:06Un projet large
26:07pour qu'en 2027,
26:09on n'ait pas à affronter
26:11le Rassemblement national
26:12ou à le vivre malheureusement.
26:12Comment choisir le candidat
26:14de ce grand bloc central
26:17avec le candidat,
26:18la personne qui sera capable
26:19d'être le centre de gravité
26:20de ce projet ?
26:21Avec une primaire par exemple ?
26:23Pourquoi pas ?
26:23Je ne suis pas absolument sûr
26:24que les primaires aient montré
26:25leur réussite par le passé.
26:27Mais il va falloir
26:28qu'on propose aux Français
26:29un projet
26:30qui ne soit pas un projet mou,
26:33qui ne soit pas un projet flou.
26:34Mais ça sera la continuité
26:35du macronisme
26:36ou ça sera autre chose ?
26:36Je crois qu'il faut qu'on prépare
26:37avant l'élection présidentielle
26:39une forme de contrat de coalition.
26:40Vous avez parlé des gens divers
26:42avec lesquels il va falloir travailler
26:43et qui ne pensent pas tous
26:44la même chose.
26:44Si on veut que ça fonctionne,
26:47élaborons les 5,
26:4810 points
26:48qui sont urgents
26:49pour le pays.
26:50La réforme de notre administration,
26:52revitaliser les services publics,
26:54être ferme sur le régalien,
26:55posons des choses très fermes,
26:57rassemblons largement
26:58autour de ça
26:59et voyons qui peut porter le lieu.
27:00de la question
27:02et le candidat
27:03qui portera
27:04ce projet de coalition,
27:07ce sont les sondages
27:08qui vont
27:08le départager ?
27:09Ce sera la dynamique
27:10des prochains mois,
27:11ce sera la capacité,
27:12vous connaissez la phrase
27:13de la présidentielle,
27:14c'est la rencontre d'un homme
27:15et du peuple,
27:15donc c'est à un moment
27:16quelque chose qui se passe.
27:17Ça s'est passé
27:18à chaque présidentielle
27:19par le passé,
27:20quel que soit ce qu'on pense.
27:22Ce qui a fait le résultat,
27:24ce qui a fait l'engagement,
27:25à un moment,
27:26c'est l'incarnation.
27:27On peut être sûr d'une chose,
27:28c'est qu'en tout cas,
27:29et là la prédiction
27:30est vraiment très facile,
27:31c'est qu'en cas de second tour,
27:33Bardella, Attal,
27:34Emmanuel Macron,
27:35lui, mettra un bulletin
27:36à Bardella dans l'urne
27:37parce que vraiment
27:38sa plus grande peur,
27:39son cauchemar,
27:39c'est de voir Gabriel Attal
27:40qui le déteste,
27:41lui s'exéder.
27:42J'avais pas vu à l'entrée
27:43du studio
27:44le petit 36-15 voyance
27:46qui était là,
27:47mais je crois qu'il faut
27:49se méfier du Minitel
27:50et peut-être se concentrer
27:52sur des choses
27:52un peu plus sérieuses.
27:53sur le narcotrafic.
27:54Vous avez dit tout à l'heure
27:55que vous vouliez être très ferme,
27:56vous avez parlé de radicalité,
27:58mais vous avez également dit
27:59attention,
28:00sans sortir dans le cadre
28:01de l'état de droit.
28:02J'ai vu que récemment,
28:04il y avait une décision
28:05du Conseil constitutionnel
28:06qui va entraver
28:08la lutte contre le narcotrafic
28:09justement en rendant
28:11beaucoup plus compliquée
28:12la saisie des biens
28:13issus du narcotrafic,
28:14c'est-à-dire un dealer
28:15qui s'est acheté un appartement
28:16avec l'argent du narcotrafic
28:18et qui téléguide son trafic
28:20depuis cet appartement.
28:21Ça sera beaucoup plus compliqué
28:22de saisir l'appartement.
28:24Est-ce que là,
28:25vous trouvez qu'il n'y a pas
28:25un problème
28:26avec certaines décisions,
28:27par exemple,
28:28du Conseil constitutionnel
28:29et qu'en fait,
28:30l'état de droit tel
28:31qu'on le conçoit,
28:32je crois qu'il y a seulement
28:3336% des Français
28:34qui ont encore confiance
28:36dans le Conseil constitutionnel
28:37depuis un sondage,
28:38est-ce qu'il n'y a quand même
28:38pas un problème
28:39avec certaines dérives
28:40de l'état de droit,
28:41par exemple,
28:42dans la lutte contre
28:42le narcotrafic ?
28:43Est-ce qu'on ne se met pas
28:44nous-mêmes
28:44des bâtons dans les roues ?
28:45En fait,
28:45je pense qu'il y a
28:46une méprise énorme
28:47sur ce que vous appelez
28:48l'état de droit.
28:49Ben, clarifiez.
28:50Je la clarifie.
28:51L'état de droit,
28:52ça veut simplement dire
28:53que chaque individu
28:54est protégé
28:56et qui vit en démocratie
28:57et que ni vous,
28:58ni moi,
28:59n'avons le pouvoir
29:00d'arrêter arbitrairement
29:01quelqu'un,
29:02de l'arrêter
29:03parce qu'il n'est pas d'accord.
29:04Donc, vous êtes capable
29:05de critiquer
29:05le Conseil constitutionnel ?
29:07Attendez,
29:07je vous le dis,
29:08là où vous parlez
29:09de dérive de l'état de droit,
29:10vous êtes le premier
29:11à être ravi
29:12que l'état de droit
29:13justement ne dérive pas.
29:14Et oui, c'est pénible.
29:15Et oui, c'est problématique
29:17quand le Conseil constitutionnel
29:18ne fait n'importe quoi.
29:19Non, mais ne fait pas
29:19n'importe quoi.
29:20Prends une décision
29:21qui rend plus compliquée
29:22l'action du quotidien.
29:23Oui, c'est pénible.
29:23Oui, c'est problématique.
29:24C'est quoi la solution ?
29:25On supprime le Conseil constitutionnel ?
29:26Par exemple ?
29:27Très bonne idée.
29:28Donc, on n'a plus personne
29:29pour surveiller
29:30les libertés fondamentales.
29:31Est-ce que vraiment,
29:32est-ce que vraiment,
29:33vous entendez tout à l'heure
29:34que vous êtes normanien,
29:35est-ce que vraiment,
29:36vous croyez une seconde
29:38que la solution,
29:38c'est de ne plus avoir
29:39d'instance qui surveille
29:40la constitution
29:41qui protège
29:42nos libertés fondamentales ?
29:43Je ne peux pas croire
29:43une seconde,
29:44au-delà de l'animation
29:46de plateau,
29:47que vous croyez sérieusement
29:48que ce qu'il fait aujourd'hui
29:50dans un monde trumpiste,
29:52dans un monde trumpiste,
29:54dans un monde...
29:54Il est plus trumpiste
29:55que Trump.
29:56Je ne suis pas du tout trumpiste.
29:57Honnêtement,
29:57regardons notre histoire.
29:58Regardons notre histoire.
30:00Soyons heureux
30:00d'avoir un État de droit
30:01qui nous protège.
30:02Et ça ne nous empêche pas
30:03de critiquer les décisions
30:05et de changer la loi
30:06pour arrêter
30:06les narcotrafiquants
30:07et pour saisir leur...
30:08Merci monsieur le maire
30:09d'Annecy,
30:09Antoine Armand.
30:10Merci à vous.
30:10Merci à ces renaissances
30:11d'Annecy,
30:12Antoine Armand,
30:12aussi de passer par les GIG.

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