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  • il y a 2 jours
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Guerre de missiles, guerre de stocks, guerre d'énergie, la guerre au Moyen-Orient impacte le monde entier.
00:05Bienvenue dans l'heure interne. Je vous présente nos invités dans un instant, mais tout de suite le Flash Info
00:09avec Noémie Hardy.
00:10Noémie, bonjour.
00:11Bonjour Olivier, bonjour à tous.
00:13A la une de l'actualité, les bureaux de vote ont ouvert ce matin à 8h en France métropolitaine.
00:18Près de 17 millions d'électeurs sont appelés à voter pour le second tour des élections municipales.
00:23A 12h, la participation était de 20,33%.
00:28Dans une heure, nous aurons un nouveau taux de participation.
00:32Dans la plupart des cas, les électeurs auront jusqu'à 18h pour se mobiliser.
00:36Et pour les grandes villes, les bureaux de vote peuvent fermer à 19h ou 20h.
00:41Le pape s'est exprimé sur la situation au Moyen-Orient après la prière de l'Angélus.
00:46Léon XIV a affirmé suivre avec consternation la guerre au Moyen-Orient.
00:51Il a une fois de plus appelé à un dialogue pour résoudre ces situations de crise.
00:55Et puis, Moscou reprend les lancements de fusées depuis le pas de tir à Baïkonour, au Kazakhstan.
01:01Un vaisseau cargo a été lancé ce dimanche.
01:04Il contient notamment du carburant, de l'eau potable et de l'oxygène.
01:07Il atteindra mardi le segment russe de l'ISS.
01:11Le pas de tir avait été endommagé à son dernier essai en novembre.
01:15Les dégâts nécessitaient plusieurs mois de réparation.
01:17Il s'agit du seul site russe pour envoyer des équipages vers la Station Spatiale Internationale.
01:23Merci beaucoup Noemi.
01:25On prend de la hauteur sur l'actualité internationale dans l'heure inter avec cet après-midi.
01:29Xenia Fedoroa, bonjour.
01:31Karima Bric nous accompagne également.
01:32Bonjour Karima.
01:33Arnaud Klarsfeld est avec nous.
01:35Arnaud, bonjour.
01:36Et Olivier Delamarche, économiste, est notre invité.
01:39Bonjour Olivier Delamarche.
01:41Vous êtes notre invité fil rouge pour cet après-midi.
01:43Vous êtes économiste.
01:45Alors on va revenir dans un instant sur les dernières frappes iraniennes.
01:49Mais peut-être en un mot pour démarrer.
01:51Comment est-ce que vous qualifiez la situation économique actuelle dans le monde ?
01:56Je vous dis ça puisque le PDG de Total Energy vient de l'affirmer.
01:59Toutes les économies souffriront.
02:02À toutes, mais à différents niveaux.
02:06Le niveau le plus important, pour une fois, je suis optimiste.
02:10Parce que je pense que ça sonne le glas de l'Union Européenne.
02:15Donc je suis plutôt optimiste sur les mois à venir.
02:19On voit bien qu'il va falloir que vous nous détailliez tout ça.
02:22Que vous nous expliquiez pourquoi.
02:24Ça reste encore assez énigmatique.
02:26Mais on va y revenir.
02:26Et notamment en parlant du détroit d'Hormuz.
02:29Puisqu'il y a des menaces de Donald Trump.
02:31Donald Trump qui menace de débloquer et de frapper le détroit d'Hormuz.
02:34Mais avant, on est toujours en mesure de vous frapper.
02:37Et voilà finalement le message envoyé par la République islamique d'Iran.
02:41Qui a lourdement frappé Israël ces dernières heures.
02:44Notamment hier, dans le sud du pays.
02:46Des tirs de missiles iraniens à Dimona.
02:48C'est une ville du sud, proche d'un centre de recherche nucléaire.
02:51Et puis, frappe très lourde à Arad.
02:54Au moins 175 blessés.
02:55Je vous propose pour démarrer d'écouter un présentateur TV de la télévision iranienne.
03:00Il a annoncé justement ses frappes sur Israël.
03:02Regardez.
03:07Moins de 24 heures après l'attaque menée par les Etats-Unis et les sionistes contre le site nucléaire de
03:12Nathan.
03:13Le site nucléaire de Dimona était pris pour cible aujourd'hui par des missiles de l'armée de l'air,
03:18du corps des gardiens de la révolution islamique.
03:24Et à cela, Gdania Fedorova, s'ajoute le tir de deux missiles balistiques en direction de la base de Diego
03:30Garcia.
03:30Dans l'océan Indien, c'est à près de 4000 kilomètres de l'Iran.
03:34On va y revenir bien évidemment dans un instant.
03:36Mais comment est-ce que vous percevez à la fois cette déclaration, à la fois cette démonstration de force iranienne
03:42?
03:43Finalement, on voit bien qu' l'Iran veut envoyer le message qu'elle a encore des atouts dans sa poche.
03:48Peut-être que c'est ça le message envoyé au monde aujourd'hui.
03:50Bien sûr, surtout un message que l'Iran, le gouvernement iranien, envoie au peuple iranien, surtout.
03:57Après, c'est un message au monde.
03:59Mais c'est un message qui n'est pas sans base.
04:02Parce qu'aujourd'hui, on voit que le régime est toujours en place, qu'Iran continue à frapper Israël,
04:08qu'Iran continue à frapper les sites énergétiques en réponse des frappes sur leur site énergétique propre en Iran.
04:16Et je pense que ce qu'on observe aujourd'hui, c'est évidemment la façon comment l'Iran résiste.
04:24Parce qu'Iran est bombardé sans arrêt depuis le début de cette guerre par Israël et par les États-Unis.
04:29Mais ils sont quand même aujourd'hui capables de répondre.
04:33Et le fait que cet missile ait été lancé si loin, ça montre aussi une capacité assez inquiétante.
04:39Moi, j'ai regardé un peu tous les médias internationaux ce matin et c'est inquiétant pour le monde occidental,
04:45évidemment.
04:45Parce que ça montre que même si cette fois, les missiles ne sont pas réussis, dont leur objectif n'est
04:52pas créé énormément de dégâts,
04:54l'Iran a la capacité de frapper loin.
04:57Et on ne parle pas seulement des missiles balistiques, mais aussi des missiles hypersoniques.
05:01Et on va voir, on va revoir cette carte justement, où il y a eu ces deux tirs de missiles
05:06balistiques en direction de la base de Diego Garcia.
05:09Je vous le disais, 4000 km de l'Iran.
05:10Et c'est vrai, Arnaud Karsfeld, que traditionnellement, les experts pensaient que les missiles iraniens avaient une portée de 2000
05:16km au maximum.
05:18On voit que ce n'est pas vrai.
05:204000 aujourd'hui.
05:21Donc, l'inquiétude, bien évidemment, sur le territoire européen, puisque vous voyez la portée estimée de cet arsenal de missiles
05:28balistiques iraniens, porté à 4000 km.
05:31Et donc, la France est dans le rayon, dans le rayon qui peut être frappé.
05:35Comment est-ce que vous le percevez, puisqu'on sait que les mots-là sont aussi façonnés par une idéologie
05:40jusqu'au boutiste ?
05:41Est-ce que c'est une dernière cartouche, selon vous, de la communication en quelque sorte ?
05:45Ou alors, effectivement, il va peut-être falloir que l'Europe se réveille ?
05:48On voit que Trump n'avait pas tort de dire que l'Iran disposait de missiles qui pouvaient atteindre l
05:54'Europe.
05:55Puisqu'ils peuvent atteindre l'île de Diego Garcia, comme on l'a vu sur l'image que vous avez
06:01montrée, ils peuvent atteindre l'Europe.
06:03Donc, on comprend bien que la guerre était nécessaire, puisque s'ils ont des missiles qui peuvent atteindre l'Europe,
06:11ils peuvent aussi vouloir faire infléchir la politique étrangère de l'Europe, et pourquoi pas aussi la politique interne de
06:20l'Europe.
06:20C'est-à-dire que c'est un ennemi qui est un ennemi fanatique et irrationnel.
06:26On avait l'Union soviétique comme ennemi, mais l'Union soviétique n'était pas irrationnelle.
06:30Elle n'est pas trop sortie de sa zone d'influence, elle a plus ou moins, même Staline, respecté les
06:36accords de Yalta.
06:39Et même Poutine a eu un comportement en violation du droit international stricto sensu,
06:46mais il a eu, disons, une réaction qui était une réaction rationnelle, qui pouvait être calculée.
06:51Il n'a pas attaqué la Pologne, pourtant, quand il était en difficulté, beaucoup d'armes transitées par la Pologne.
06:58On pouvait le calculer. Le régime des Mollahs, il y a beaucoup plus de difficultés à le calculer.
07:05Il veut exporter sa révolution islamiste, et on le voit, il attaque tous les États qui sont à ses côtés.
07:12Il attaque les Émirats, il envoie même un missile sur la Turquie.
07:17Donc c'est un régime qui est dangereux.
07:19Et si les États-Unis se retirent, les États du Golfe resteront seuls avec l'Iran.
07:29Donc ils iront du côté de l'Iran.
07:31Je crois que les États-Unis iront au bout, ils n'ont pas d'autre choix.
07:34C'est un camouflet pour les États-Unis s'ils se retirent.
07:37Et c'est une défaite terrible si le régime reste en place sans avoir, d'une certaine façon, capitulé.
07:44Mais si le régime capitule sur les conditions qui ont été fixées par Trump, il devient immédiatement un autre régime.
07:51S'il dit qu'on ne veut plus détruire Israël, qu'on ne veut plus crier mort aux États-Unis,
07:56c'est peut-être les mêmes hommes, mais ce n'est pas le même régime.
08:00Alors avant de parler longuement des conséquences économiques, je voulais vous entendre aussi, Karim Abrick,
08:05puisque quand j'écoutais Arnaud Klarsfeld, je me disais,
08:08alors c'est peut-être quelque chose qu'on a du mal à concevoir en Occident,
08:12mais c'est vrai que ce régime est avant tout religieux et c'est une réalité psychopolitique
08:18qu'on ne peut pas ignorer non plus, ce qui explique aussi peut-être cette culture jusqu'au boutiste.
08:25Il y a aussi cet aspect-là peut-être qui est tout à fait irrationnel et que l'Occident a
08:29du mal à comprendre.
08:31Oui, il y a une véritable ferveur et on le voit.
08:33Donc ils sont prêts non seulement à mater et tuer une partie de leur propre population,
08:39on l'a vu notamment au mois de janvier, quand il y a eu des manifestations, ça a été extrêmement
08:43violent.
08:44Donc cette répression, ils sont prêts à faire cela et ils sont prêts aussi à nuire à des alliés autour,
08:49ou en fait ce qu'on croyait être des alliés autour.
08:52Et c'est ce régime, donc jusqu'au boutiste, qu'ils sont prêts non seulement à tuer une partie de
08:57la population,
08:58mais presque à mourir un à un en se disant, bien de toute façon, il y aura toujours,
09:02dans cette idéologie-là, il y aura toujours une autre personne qui va reprendre le flambeau.
09:06Donc ils vont aller jusqu'au bout, pas question de capituler à tout le moins.
09:10On est bien sûr dans ce brouillard de la guerre, il y a une part de propagande,
09:14mais ils n'ont aucun intérêt à dire, ah bien oui, finalement on va accepter vos conditions.
09:17On voit qu'ils tirent partout, tout azimut.
09:19Ça a toujours été un régime quand même qui fonctionne aussi par la terreur.
09:24Et ils réussissaient quelque part à nous atteindre avant, c'est-à-dire par le biais des proxys,
09:29par le biais du financement, que ce soit avec le Hamas, les outils, le Hezbollah.
09:36Donc il y a aussi toutes les tentacules, cette peur du terrorisme international.
09:41C'était ça aussi.
09:42Et bien maintenant, quand on l'a vu avec ce tir de missile sur la base à Diego Garcia,
09:47c'était aussi de dire, bien vous voyez, on peut même se rendre jusqu'à vous.
09:51Xenia Fedorova.
09:52Oui, mais après, il ne faut pas aussi non plus sous-estimer la conséquence de ces frappes américains et israéliens
09:58sur la façon dont les peuples iraniens voient la situation.
10:02Parce qu'on parle beaucoup des régimes, mais il ne faut pas oublier que les peuples iraniens,
10:05qui sont sous sanction depuis très longtemps, peut-être n'est pas d'accord avec les régimes,
10:10ils ne sont pas non plus très contents d'être bombardés par les Américains et les Israéliens.
10:14Et le fait qu'une école des filles était bombardée et il y a plus de 160 mortes,
10:19je pense que ça a vraiment donné au peuple iranien aussi une façon de se réunir.
10:26Et en fait, cette résistance des reins, je pense que ça va au-delà des idéologies des régimes.
10:31Je pense que c'est une question aussi, certaines questions existentielles pour le peuple iranien aussi aujourd'hui.
10:37Et en tout cas, peut-être pour Clore, effectivement,
10:40alors il y a cette notion de la population iranienne qui finalement, on s'en rend bien compte aujourd'hui,
10:44cette population, c'est la grande oubliée de ce conflit.
10:46On n'en parle quasiment plus et ils sont toujours d'ailleurs,
10:50aujourd'hui, il y a encore trois personnes qui ont été pendues il y a deux jours.
10:53On voit que la répression se poursuit et que finalement,
10:57le sort de la population iranienne qui a été brandie au début de cette guerre
11:00comme étant l'objectif de guerre notamment par les Américains,
11:02on en entend un peu moins parler, mais davantage les questions économiques.
11:06Et ça, ça va nous intéresser.
11:07Peut-être le sujet de Julia Ferrand sur la capacité militaire iranienne
11:11qui questionne sur ces cibles pour clore cette première partie.
11:14Et on parle économie ensuite.
11:19Jusqu'ici, les experts pensaient que la force de frappe iranienne
11:23ne pouvait pas dépasser les 2000 kilomètres.
11:25Mais avec le tir de deux missiles balistiques en direction de la base américaine de Diego Garcia,
11:31l'Europe semble désormais à portée de tir des Iraniens,
11:34ce que le premier ministre israélien a rappelé à Arad.
11:38Ils ont tiré un missile balistique intercontinental sur Diego Garcia.
11:43C'est à 4000 kilomètres.
11:45Je n'ai cessé de le signaler.
11:47Ils ont désormais la capacité d'atteindre le cœur de l'Europe.
11:50Ils ont déjà tiré sur des pays européens, notamment Chypre.
11:53Ils prennent tout le monde pour cible.
11:56En visant Diego Garcia, l'Iran cherche à envoyer un message.
12:00Le pays dispose d'autres capacités militaires.
12:03Là, il y a effectivement une surprise.
12:05Il y a une surprise technique.
12:06Une surprise technique qui montre également que les capacités technologiques de l'Iran existent,
12:14que certains aspects restent inconnus.
12:16Sans succès, la tentative de frappe sur Diego Garcia apparaît comme un avertissement des Iraniens
12:23sur la capacité de leurs missiles.
12:26Voilà ce qu'on pouvait dire sur cette information inquiétante,
12:29cette capacité de tir iranienne qui semble finalement s'étendre aujourd'hui à plus de 4000 kilomètres.
12:35Toujours est-il qu'au cœur de ce conflit, c'est le détroit d'Hormuz, carrefour de ce monde en
12:40crise.
12:40Et il est bloqué.
12:42On parle de 95% de chute du trafic maritime.
12:45On le sait, les conséquences dépassent largement la région.
12:48Vous le voyez vous-même lorsque vous allez chercher votre gasoil.
12:52160 kilomètres de long bloqué qui paralyse le monde.
12:55Détroit d'Hormuz, c'est une part cruciale du pétrole mondial qui est transite.
12:59Regardez cette dernière déclaration de Donald Trump.
13:02Si l'Iran n'ouvre pas le détroit d'Hormuz, nous détruirons ses centrales électriques en commençant par la plus
13:07importante.
13:08En réponse, le président du Parlement iranien menace lui de détruire des infrastructures vitales dans l'ensemble de la région
13:14et de manière irréversible tout en menaçant de fermer entièrement le détroit d'Hormuz si Washington vit ses centrales électriques.
13:22On voit que ça se tend, Olivier Delamarche, autour de cette question du détroit d'Hormuz.
13:28Si on part du principe que les différentes menaces sont mises à exécution, menace américaine, réponse iranienne, qu'est-ce
13:35que ça veut dire ?
13:36Est-ce que ça veut dire risque de guerre trop toile, troisième choc pétrolier ?
13:40Bref, quelles conséquences très concrètes sur l'économie mondiale ?
13:43On est déjà dans un choc pétrolier. Alors, il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps.
13:49Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'il ne faudrait pas que les outils se
13:54réveillent
13:54puisque vous savez qu'il y a toute une partie du pétrole qui part à l'ouest, en fait, en
14:00mer Rouge.
14:00Et que là, si jamais les outils avaient une idée de mettre quelques bateaux en l'air de ce côté
14:14-là,
14:14donc le golfe d'Aden, etc., qu'est-ce qui se passe ?
14:19Il se passe que là, il n'y a plus une goutte de pétrole qui passe.
14:22Et s'il n'y a plus une goutte de pétrole qui passe, évidemment, qui seront les premiers touchés ?
14:28C'est les consommateurs.
14:30Donc le Japon, je vous rappelle, qui dépend entièrement du gaz et du pétrole,
14:37notamment des Émirats Arabes Unis et autres.
14:40Et puis, la Chine qui sera impactée aussi.
14:46Et puis, évidemment, l'Europe.
14:49Parce que l'Europe, nous, on a été assez malin pour se fâcher avec les Russes.
14:53Donc on n'a plus de pétrole qui vient de là.
14:56Alors, il vient encore indirectement, mais il fait un petit tour par l'Inde
15:01qui prend son petit bénéfice dessus et qui arrive en France et ailleurs.
15:08Mais là, on n'a plus de pétrole, ou en tout cas, on n'a plus de pétrole pas cher.
15:16Je vous rappelle aussi que le diesel a plus que doublé.
15:21Le diesel, c'est ce qui permet aux camions de circuler.
15:26Donc c'est gravissime pour les économies.
15:30Et ça arrive en plus dans une période où on n'a pas de croissance.
15:36On a une dette déjà abyssale.
15:39On a un déficit budgétaire qui s'annonce abyssale aussi.
15:43On doit lever de l'argent cette année sur des montants énormes.
15:51Or, on va le faire à quel taux ?
15:54Les taux d'intérêt montent.
15:56Et comme on a de brillants esprits qui nous dirigent,
16:01et je ne parle pas que des politiques, je parle aussi de ceux qui dirigent l'économie.
16:07Nous avons eu une déclaration il y a quelques jours de M. Villeroy de Gallo,
16:13patron de la BCE, enfin patron de la Banque de France,
16:19et membre de la BCE, et qui disait, en gros, nous avons les moyens d'intervenir.
16:27Nous avons les moyens d'intervenir.
16:28Ça veut dire quoi ?
16:29Ça veut dire qu'il va imprimer des barils de pétrole ?
16:31Non.
16:33Ça veut dire quoi ?
16:34Il nous le dit, il nous dit, s'il y a de l'inflation, eh bien nous pouvons monter les
16:40taux.
16:41Mais parce qu'il pense qu'en montant les taux d'intérêt, il va faire baisser les prix du pétrole
16:47?
16:48C'est quand même complètement idiot.
16:50Je veux dire, on est à un niveau là de bêtise qui frôle le pénal.
16:57Voilà. Non, on est dirigé par des gens qui n'ont absolument aucune idée des mécanismes économiques,
17:08et qui pensent qu'en montant les taux, on va faire baisser les prix du pétrole.
17:12Ben non. C'est un choc externe, c'est un choc dû à une guerre,
17:18et vous pouvez monter les taux autant que vous voulez, ça ne fera pas baisser le pétrole.
17:22En revanche, ce que ça va faire, c'est nous prolonger dans une dépression monumentale.
17:27Donc ce que j'entends, effectivement, Xenia Fedorova, c'est qu'aujourd'hui, en tout cas, l'Europe, on n
17:31'a pas de site pétrolier.
17:33La guerre à la fois avec la Russie et cette guerre au Moyen-Orient, le grand perdant, la grande perdante,
17:38plus précisément,
17:39semble être à cette heure, en tout cas, l'Europe.
17:42Ce que je pense, franchement, je pense que l'Europe se trouve dans les situations les plus fragiles aujourd'hui.
17:48Si on ne part pas, évidemment, au Japon, comme Olivier de la Marche a mentionné,
17:52la Chine, je pense qu'elle va se débrouiller par acheter encore plus de la Russie,
17:57même si la Chine ne veut pas vraiment être dépendante de la Russie non plus,
18:05je pense qu'elle préfère diversifier.
18:06Mais si, dans l'hypothèse, que ces conflits continuent,
18:11les Américains ne seront pas capables de libérer, d'ouvrir le détroit d'Armousse,
18:16ce qui est très intéressant parce qu'aujourd'hui, les Iraniens disent que le détroit d'Armousse est ouvert pour
18:20tout le monde,
18:20sauf les ennemis.
18:22Pour eux, les ennemis, ce sont les États-Unis, Israël, etc.
18:25Mais je pense que l'Europe se trouve dans une situation très compliquée aujourd'hui.
18:29Si ça continue, les réserves de gaz et de pétrole ne sont pas illimitées.
18:33Et je pense qu'aujourd'hui, l'Europe se trouve très dépendante des gaz liquifiés des États-Unis,
18:39qui est hyper chère.
18:40Et en plus, il n'y a pas de capacité de fournir suffisamment pour que les économies puissent continuer de
18:46grandir,
18:47si on peut dire ça.
18:48Donc aujourd'hui, il y a un risque que les économies européennes ont commencé à tomber à cause de cette
18:54guerre au Moyen-Orient.
18:55Et comme Olivier de la Marche a mentionné, à mon avis aussi, l'erreur de ne pas travailler avec la
19:02Russie aujourd'hui,
19:03parce que la Russie est le seul qui est capable de fournir le gaz et le pétrole moins cher que
19:08les États-Unis.
19:09Et on a entendu le Premier ministre belge qui a commencé à dire et parler dans la même direction.
19:15Après, je pense qu'il faut penser que Vladimir Poutine nous fera payer économiquement les charges françaises et européennes contre
19:34lui.
19:34finance cette guerre côté ukrainien depuis un bon moment.
19:39On envoie des armes.
19:43Je ne pense pas qu'il ait l'intention d'être gentil avec nous.
19:46Même si l'Europe dit qu'on arrête, maintenant on a besoin de gaz et on va pouvoir éventuellement ouvrir
19:52des pourparlers,
19:52comme demande le ministre belge.
19:54Oui, mais je pense que Vladimir Poutine pourra dire non à ces conditions.
19:58Ce qui serait logique.
19:59Ce qui serait logique et l'Europe serait perdante.
20:02Intéressons-nous, Arnaud Karsfeld, à ce que disait Xenia Fedorov à l'instant,
20:07à savoir, je ne pense pas, sous votre contrôle Xenia, vous disiez,
20:10je ne pense pas que Donald Trump seul peut réussir à débloquer le détroit d'Hormuz.
20:15On sait qu'il y a des marines qui sont en route, notamment sur l'île de Cargue,
20:20cette île très stratégique où vous avez des sites pétroliers.
20:24Cette menace de Donald Trump à l'Iran cet après-midi,
20:30il est obligatoirement, aujourd'hui, Donald Trump, obligé de faire appel aux pays européens,
20:37notamment pour l'aider à débloquer le détroit d'Hormuz,
20:39puisqu'il va falloir aussi que l'Europe se positionne.
20:41S'il y a des conséquences catastrophiques économiques, il va falloir que les choses bougent.
20:45Non, je ne crois pas que l'aide européenne soit primordiale.
20:49Je crois que c'est une aide symbolique pour montrer qu'on a une coalition derrière soi.
20:54Les prochaines heures vont être intéressantes, en tant que spectateur, en tous les cas, à regarder.
21:01Trump fait pression, dit qu'il va frapper les centrales électriques,
21:06mais ça va donner quand même à réfléchir au régime,
21:08parce que s'il n'y a plus de centrales électriques, il n'y a plus de frigidaire,
21:12les gens ne peuvent plus conserver leur nourriture, etc.
21:16Ils vont se révolter.
21:18Donc les gardiens de la révolution peuvent se dire aussi que leur régime sera menacé.
21:24S'ils frappent les centrales électriques, la population se révoltera aussi,
21:29sans doute nécessairement.
21:31En tous les cas, c'est ce que je pense.
21:34Et maintenant, les autres disent qu'on va fermer le détroit d'Hormuz.
21:37Ils disent qu'on va fermer le détroit d'Hormuz pour faire pression sur les Chinois et les Japon,
21:44pour qu'ils fassent pression sans doute eux-mêmes sur les États-Unis,
21:46pour dire, s'il vous plaît, ne frappez pas les centrales électriques,
21:50sinon pendant un certain temps, on n'aura plus de pétrole.
21:53En tous les cas, les États-Unis sont obligés de roubrir ce détroit d'Hormuz.
21:57Ils s'empareront sans doute plus tard de l'île de Karg.
22:02Donc, les chances iraniennes, ou les chances du régime des Mollas
22:07de fermer ce détroit pour un temps considérable, m'apparaissent minimes.
22:12Bon, je me trompe.
22:15Assez rarement d'ailleurs.
22:17Jusqu'à maintenant, mais enfin bon.
22:20C'est vrai, Karim Abri, quand on voit la stratégie de la République islamique d'Iran,
22:23c'est d'élargir ce conflit.
22:25Il y a cette possibilité avec le détroit d'Hormuz.
22:27Vous avez eu les frappes sur Israël, donc des frappes dans la vieille vie de Jérusalem,
22:31on les a vues, des frappes sur une école, des frappes également hier dans des villes du Sud
22:36avec des civils touchés.
22:40On imagine aussi qu'il va y avoir peut-être, peut-être, des conflits sociaux en Europe,
22:45en France, avec l'augmentation du prix de l'énergie.
22:47On voit bien que tout ça, la capacité encore à cette heure, même si elle est très affaiblie,
22:52eh bien, comment dirais-je, d'élargir ce conflit, de diviser davantage le monde.
22:55Ça aussi, ça peut être perçu comme une stratégie, me semble-t-il, Démola.
22:59Oui, cette capacité de nuisance, en fait, même sur la planète entière,
23:03c'est de créer cette pression aussi du côté des Américains, en fait, de tous les pays,
23:08pour que les Américains, finalement, se retirent et qu'Israël se retirent.
23:11C'est un peu ça de dire, bon, bien, finalement, ça nous affecte aussi.
23:14Faites quelque chose, vous devez peut-être vous retirer, trouver un accord ou peu importe.
23:18Ça fait partie de cette stratégie.
23:20Et pour revenir, justement, encore une fois, sur ce détroit dormus,
23:23on parle beaucoup de l'énergie, évidemment, c'est fondamental,
23:26c'est tout ce qui est en lien avec le pétrole, le gaz naturel liquéfié,
23:31mais il y a aussi un vrai enjeu pour la sécurité alimentaire dans le monde,
23:35parce qu'il y a aussi tout ce qui est, pour ce qui est les engrais,
23:40ça a l'air comme ça tout simple, mais ça a vraiment des impacts,
23:43que, justement, pour l'agriculture, il y a une grande partie du monde
23:47qui ont besoin, en fait, un peu partout,
23:49mais c'est-à-dire qu'il y a des pays qui sont un peu plus ciblés
23:52parce qu'ils reçoivent davantage de ces engrais de cet endroit.
23:55Et il y a aussi, par exemple, si on pense à l'hélium commercial,
23:59dont on a besoin pour des semi-conducteurs, pour des micropuces,
24:03pour l'intelligence artificielle, pour le matériel médical, l'imagerie médicale.
24:07Donc, on voit à quel point il y a des ramifications.
24:09On ne le voit pas nécessairement au premier abord,
24:11mais ça a des répercussions sur tellement de choses dans nos vies.
24:14Donc, oui, il y aura cette pression.
24:16Ça a des conséquences mondiales, internationales, sur l'énergie, mais pas que.
24:20Mais pas que. Une guerre d'énergie, même une guerre d'eau, maintenant.
24:23On l'a vu avec ces menaces iraniennes sur les pays du Golfe
24:27qui veulent viser les sites de production d'eau, de dessalinisation.
24:32Je vous remercie. Je savais que je n'allais pas y arriver.
24:34Vous voyez, vous m'avez aidé, je vous en remercie.
24:36En tout cas, arrêtons-nous un instant.
24:38On a commencé à l'évoquer.
24:40Les grands gagnants, les grands perdants, finalement.
24:43Puisque hier, Bruxelles a appelé les États européens
24:45à moins remplir leur stack de gaz pour l'hiver prochain.
24:49Déjà, comment comprendre cette demande ?
24:51Pourquoi Bruxelles demande à ce que les pays européens
24:54remplissent moins leur stock de gaz ?
24:55C'est quoi la stratégie ?
24:58À part nous faire peler de froid, je ne sais pas.
25:01Non, vous savez, aujourd'hui, comme vous le disiez, il y a le gaz, il y a le pétrole.
25:11Et en effet, il y a les engrais, etc. qui vont poser un vrai problème.
25:15Parce que je rappelle que qui est un des gros producteurs de potasse ?
25:20Les russes.
25:23Donc là, on y revient.
25:25C'est-à-dire qu'à chaque fois, il va falloir composer
25:29ou on part dans le mur gaiement avec des gens
25:36qui sont incapables de faire autre chose que nous emmener dans le mur.
25:41Donc voilà, ça, c'est après les réactions,
25:47les dictates de la mafia de l'Union européenne.
25:52Je ne peux pas vous expliquer ce qu'il y a derrière
25:54parce que souvent, c'est des choses assez curieuses
25:57et qui n'ont aucun sens.
25:59Je me suis interrogé pour être tout à fait franc avec vous
26:01puisque moi, s'il y a un risque de pénurie,
26:03les gens ont plutôt tendance à remplir les stocks.
26:06Et là, on me dit ne remplissez pas les stocks.
26:07Parce que si vous remplissez les stocks et que vous vous précipitez,
26:10ça va encore faire monter les prix.
26:12Si on remplit à 80%, c'est ce que je me dis.
26:17Je ne connais rien.
26:18Si on remplit à 80%, il y aura plus de...
26:21Sans doute, ça veut dire qu'il y a plus de liquidité.
26:23Enfin, il y a plus de disponibilité de gaz.
26:26Donc, ça fait moins peur.
26:28Et donc, les gens, le prix du gaz a moins tendance à monter.
26:32Enfin bon...
26:35C'est du même ordre que la déclaration.
26:38M. Villoroa de Gallo.
26:40Mais, ce que vous nous avez dit, c'est que la Russie...
26:42La Russie, finalement, assez discrète,
26:44Zegna Fedorova, aujourd'hui, dans cette guerre au Moyen-Orient.
26:47On entend assez peu le Kremlin.
26:49Et quand on observe, on se dit,
26:51oui, la Russie est quand même la grande gagnante dans ce contexte-là.
26:55Certaines sanctions, sous votre contrôle, ont été levées récemment contre la Russie.
27:00Le Premier ministre belge, vous le disiez, a d'ailleurs dit,
27:03il va peut-être falloir reprendre les négociations et le dialogue avec la Russie.
27:08Et puis, la Russie, elle a du pétrole.
27:10Donc, on imagine qu'il y a des milliards empochés depuis la guerre au Moyen-Orient.
27:13Oui, mais, vous savez, en Russie, on parle beaucoup de cette guerre en Errand.
27:20Chaque jour, comme en France, c'est le breaking news, on peut dire, dans chaque GT.
27:26Donc, évidemment, ça occupe de pensées de beaucoup de monde.
27:31Mais c'est vrai que la Russie n'est pas touchée, comme l'Europe et comme les autres pays,
27:36pour les prix de pétrole, parce que la Russie a suffisamment en stock.
27:39Donc, c'est le producteur du pétrole et du gaz.
27:43Après, la Russie joue un rôle et peut jouer un rôle dans le futur pour la médiation de ces conflits.
27:51Je pense qu'il y a un moment, parce que la Russie, aujourd'hui,
27:56elle reste alliée en Iran, comme la Chine.
27:59Et elle parle avec les Iraniens, mais la Russie parle aussi avec tous les pays dans les Golves.
28:04Elle parle aussi avec Israël.
28:07Avec Donald Trump, on l'imait.
28:09Avec Donald Trump aussi.
28:10Bon, je ne vois pas que Donald Trump demande à Vladimir Poutine d'aider aujourd'hui avec cette situation,
28:16parce qu'apparemment, Donald Trump a tous les plans A, B, C et peut-être D.
28:20Je pense que Donald Trump a plusieurs scénarios sur la table.
28:24Aujourd'hui, il joue avec les menaces.
28:26On verra ce qui se passe dans deux jours, parce que c'est déjà arrivé que Donald Trump a annoncé
28:31les mesures assez « harsh », strictes, on peut dire, mais n'a jamais vraiment l'appliqué.
28:35Et recule en fuite.
28:36Exactement.
28:36Donc, on verra ce qui se passe, comme Arnaud Klarsfeld a dit, ça sera intéressant de voir ce qui se
28:41passe dans deux jours.
28:42Mais après, pour vous dire, la Russie gagne énormément d'argent.
28:46Oui et non, parce qu'il y a des contrats en place et le prix est fixé.
28:51Après, pour tous les nouveaux contrats, oui, mais comme le gaz et le pétrole russe, en majorité, sont sanctionnés,
28:58il y a certaines sanctions qui étaient élevées juste pour un peu calmer les marchés.
29:03Les États-Unis ont fait ça avec la Russie et avec Iran.
29:06Il y a aussi, je pense, le gaz, non, le pétrole iranien qui était dans les sanctions, il n'est
29:13plus pour l'instant.
29:14Donc, je pense qu'il y a beaucoup de choses qui sont en train de bouger à ses mamans.
29:19Mais il ne faut pas oublier que les États-Unis sont aussi les producteurs de gaz liquéfiés, le pétrole.
29:25Et les entreprises américaines gagnent beaucoup d'argent aujourd'hui avec cette prise élevée.
29:29Donc, je pense qu'il y a une question, est-ce qu'on va continuer encore un peu plus ?
29:34Mais ça déstabilise, en fait, l'économie globale et ça pose un problème pour l'Europe ?
29:39Ou est-ce qu'ils vont finir maintenant ?
29:42Je pense que les États-Unis sont capables de sortir de cette guerre.
29:46Mais dans ces cas, je pense qu'Israël va se trouver dans des situations assez compliquées.
29:50Parce qu'il sera obligé d'y aller toute seule.
29:52Sachant que les deux buts de guerre sont assez différents.
29:54Pour Israël, c'est très clair, c'est combattre une menace existentielle.
29:57En revanche, Olivier Delamarche, on comprend depuis trois semaines que les États-Unis,
30:03si au début, le but de guerre affichée, c'était de libérer la population iranienne,
30:08on voit bien, et d'ailleurs, on en parle, on ne parle que d'économie,
30:10on voit bien qu'il y a une dimension économique essentielle aussi.
30:14Ça n'a jamais été libérer les peuples, ça n'a jamais été un prétexte de guerre.
30:19Il y a un prétexte derrière qui est un prétexte économique.
30:23Et là, en l'occurrence, c'est une guerre monétaire avec la Chine.
30:29Donc, je ne sais pas si vous...
30:30Ça veut dire quoi, une guerre monétaire avec la Chine ?
30:32C'est parce que la Chine essaie de mettre en place une monnaie
30:37qui serait une monnaie alternative au dollar, si vous voulez,
30:41une monnaie qui serait basée sur l'or et convertible en or.
30:45Alors, on avait, dès 2017, il y a eu des essais là-dessus,
30:50sur des contrats entre la Chine et la Russie pour acheter du pétrole.
30:55Et on sait que la Chine cherche à faire une monnaie BRICS,
31:01mais qui serait à partir de la sienne.
31:04Et donc, ça, ça menace directement les États-Unis,
31:08qui n'aiment pas du tout qu'on leur parle de dollars en mâle.
31:12Et donc, ils essaient d'intervenir.
31:17Sauf que, vous avez la carte joker de la Chine,
31:22qui sont les terres rares et les minéraux rares.
31:24Et ça, ils ont un quasi-monopole.
31:27C'est à 90%, donc quasi-monopole.
31:30Et qu'est-ce qui se passe ?
31:31Alors, souvenez-vous de cette petite histoire qui était assez amusante,
31:37qui était, quant au premier mandat de Trump,
31:40Trump avait déclaré qu'il allait interdire la licence Android à Huawei,
31:47le fabricant de téléphones chinois.
31:51Et dans la foulée, vous avez une déclaration de Xi Jinping qui dit,
31:57écoutez, pas de problème, mais vous allez faire comment ?
32:00Sans terres rares et sans minéraux rares.
32:03Et là, tout de suite, Trump fait trois pas en arrière en disant,
32:07écoutez, non, c'était une blague mauvaise,
32:11mais c'était une blague, donc vous continuerez à avoir votre licence.
32:15Et on a vu qu'il ne pouvait rien faire.
32:17Et en fait, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
32:19Il sait très bien que s'il recommence, on va lui renvoyer la même menace.
32:24Et donc, il cherche à couper l'énergie, à couper le robinet de l'énergie aux Chinois.
32:30Et couper le robinet de l'énergie aux Chinois, ça a commencé avec le Venezuela.
32:34Donc, il fallait qu'il remette la main sur le robinet.
32:37Ce n'est pas du tout pour prendre les réserves du Venezuela qui sont de toute façon largement surévaluées.
32:43En plus, c'est un pétrole de mauvaise qualité qui est très lourd, avec très souffré, etc.
32:48Donc, ça n'a pas un intérêt fou.
32:50Mais en revanche, ce qui est intéressant, c'est d'avoir la main sur le robinet.
32:54Et l'Iran, pareil, deuxième gros fournisseur de pétrole et de gaz pour la Chine.
33:00Et donc, il a cherché à mettre la main sur le robinet.
33:03Le robinet du détroit d'Orbouz.
33:05Exactement.
33:05Et donc, voilà, ce n'est pas du tout pour des questions morales.
33:08Ce n'est pas du tout parce que quelques Iraniens se sont fait assassiner.
33:15Ça n'a rien à voir avec ça.
33:16Et donc, ce n'est pas une libération du peuple iranien.
33:20C'est une question bassement d'argent.
33:23Donc, voilà.
33:24Deux buts de guerre différents.
33:25Arnaud Klarsfeld.
33:26Il ne l'aurait quand même jamais fait si l'Iran n'avait pas posé un danger.
33:29C'est-à-dire, si l'Iran n'avait pas cherché à acquérir l'arme nucléaire,
33:32si l'Iran n'avait pas cherché à déstabiliser la région,
33:36il ne serait pas allé chercher le pétrole iranien.
33:40Moi, je crois, peut-être que Zénia ne sera pas d'accord,
33:44que Trump et Poutine se sont plutôt mis d'accord,
33:48plus ou moins, pour se partager le monde,
33:50ou sinon pour se partager le monde,
33:52pour redevenir les gendarmes du monde,
33:55et que la Russie a plus peur de la Chine,
34:00qui est deux fois moins grande,
34:01mais dix fois plus peuplée,
34:03alors que la Russie est deux fois plus petite
34:04et a dix fois moins de population que la...
34:07Deux fois plus grande.
34:08Non, mais il y a dix fois moins de population en Russie qu'en Chine.
34:14Et à mon avis, Trump a plus intérêt à s'entendre...
34:17Enfin, Poutine a plus intérêt à s'entendre avec la Russie,
34:22a plus intérêt à s'entendre avec les États-Unis,
34:24parce que la Chine pose plus de dangers immédiats à la Russie.
34:31C'est ce que je pense.
34:32C'est-à-dire que pendant...
34:33Il n'y a pas eu de grande dégradation
34:36quand l'Union soviétique et les États-Unis
34:40contrôlaient un peu le monde.
34:41Ils étaient les gendarmes du monde.
34:42Et je crois que Trump, qui est de cette génération,
34:45cherche à revenir à cette période.
34:47À cet équilibre.
34:48Alors, puisque vous avez interpellé Xenia Fedorova,
34:51on me donne la parole.
34:51Et gentiment.
34:52Et gentiment, mais comme d'habitude, bien évidemment.
34:55Merci beaucoup.
34:56En fait, je pense que, bien sûr,
34:59que le fait que la Russie et la Chine s'aient rapprochées,
35:02c'est l'erreur stratégique de l'Occident,
35:06on peut dire, des États-Unis, sous Biden,
35:09mais aussi l'Europe.
35:09Parce qu'à la place de devenir une partenaire forte avec la Russie
35:15et créer un acteur majeur, on peut dire,
35:20euro-asiatique, qui pouvait être plutôt indépendante.
35:24Aujourd'hui, l'Europe se trouve complètement dépendante
35:26des États-Unis parce que la Russie était obligée
35:28d'y aller et regarder vers la Chine.
35:30Après, la Chine, peut-être, ne pose pas immédiatement
35:33les menaces par la Russie,
35:34mais c'est vrai que, comme on a la même frontière,
35:36il y a beaucoup de migrations, on peut dire,
35:39chinois qui traversent la frontière.
35:40Il y a la cube de territoire qui est plutôt pas abandonnée,
35:44mais il n'y a pas beaucoup de gens qui habitent.
35:47Après, pour parler des États-Unis,
35:49je ne suis pas exactement d'accord,
35:50parce qu'on se souvient très bien de la guerre en Irak,
35:53où les États-Unis sont intervenus sous prétexte
35:55qu'il y a eu de weapons of mass destruction
35:58qui n'étaient jamais eu de place.
36:00Les États-Unis sont très intéressés par les pays
36:02qui ont des pétroles, des gaz, des réserves.
36:05Je pense qu'on peut regarder comment les États-Unis,
36:10quels étaient les prétextes pour aller à Afghanistan,
36:13Irak, Syrie et la Libye.
36:15Aujourd'hui, je pense qu'on ne peut pas dire
36:18que les États-Unis seulement font ça pour les raisons morales.
36:23C'est toujours, et là, je suis d'accord avec Olivier de la Marche,
36:25il y a toujours les raisons économiques derrière.
36:27Alors, en tout cas, des conséquences économiques,
36:30nous en parlions.
36:30Ce que je vous propose, c'est que nous nous intéressions
36:32face à la hausse des carburants, à ces pays qui réagissent.
36:35Il y a le Portugal, il y a la Serbie, il y a l'Espagne
36:36qui ont promis de diminuer jusqu'à 30 centimes d'euros
36:40par litre d'essence.
36:41L'Italie également, qui a pris des mesures.
36:44Pas la France, pas la France.
36:45Alors, on va voir justement les différentes mesures
36:48prises en Europe par les pays
36:50face à la montée du prix des carburants.
36:53Et puis après, on va s'interroger
36:55pourquoi la France n'a pas ce luxe aujourd'hui.
36:57On a une petite idée, mais vous allez nous dire tout ça,
36:59Olivier de la Marche, dans un instant.
37:01Ce sujet signé Alexis Prince.
37:04Devant l'explosion des prix à la pompe,
37:06nombreux sont nos voisins européens
37:07qui ont déjà mis la main à la poche
37:09pour épargner leurs automobilistes.
37:11A l'heure où le gouvernement français rechigne
37:13notamment à baisser la TVA,
37:15l'Espagne, par exemple, s'est-elle déjà engagée
37:17à réduire les taxes jusqu'à 30 centimes d'euros
37:19par litre de carburant,
37:20tout comme le Portugal et la Serbie.
37:22En Italie, le gouvernement de Georgia Meloni
37:25a fait passer un décret réduisant les prix à la pompe
37:27de 25 centimes d'euros par litre pendant 20 jours.
37:30Un dispositif qui attire de nombreux conducteurs français
37:32dans les stations italiennes
37:34et qui s'accompagne de mesures ciblées
37:36pour les professionnels.
37:37Outre Rhin, nos voisins allemands ont décidé
37:39de débloquer une partie de leurs réserves stratégiques
37:41de pétrole à hauteur de 19 millions de barils
37:44qui vont faire baisser les prix
37:45en entrant sur le marché.
37:47Berlin va aussi limiter les augmentations de tarifs
37:49à une seule par jour,
37:50contre une vingtaine habituellement,
37:52et présenter un projet de loi
37:53pour renforcer les contrôles.
37:55En Croatie, les prix sont désormais plafonnés,
37:58comme en Hongrie,
37:59où la mesure ne bénéficie toutefois
38:00qu'aux voitures immatriculées dans le pays.
38:02Citons enfin la Grèce,
38:04qui a elle choisi d'agir sur la spéculation
38:06en plafonnant jusqu'à fin juin
38:07les marges dégagées par les stations-service
38:09à 12 centimes d'euros par litre.
38:12Autant de dispositifs différents
38:13qui ne sont pas à l'ordre du jour en France,
38:15alors que la ministre chargée de l'énergie,
38:17Maude Bréjon,
38:18admettait hier que le gouvernement
38:20n'avait pas anticipé une telle envolée des prix.
38:23Alors, un gouvernement qui n'anticipe pas,
38:25mais surtout un gouvernement qui n'a pas ce luxe,
38:27peut-être, de nos voisins européens
38:28au lié de la marche ?
38:29Vous savez, on est en ruine en France.
38:32Donc, on va avoir un déficit budgétaire monumental,
38:37on a une dette monumentale.
38:39Donc, n'imaginez pas qu'il puisse baisser
38:44quelle que soit la taxe.
38:46Il faut savoir que sur une essence à 2 euros,
38:50vous avez un vin de taxe.
38:53Oui.
38:53Bon.
38:54Donc...
38:54C'est pire qu'au Moyen-Âge.
38:55Ah oui, non, mais c'est...
38:57C'est le Moyen-Âge, on apprend dans les livres d'histoire
39:00que les seigneurs taxaient un peu tout, mais...
39:02Donc là, on est dans ce complexe.
39:04La seule chose que je peux dire,
39:06c'est visiblement, avec la carte
39:09que vous avez publiée tout à l'heure
39:12des 4 000 kilomètres de missiles iraniens,
39:15il faut aller passer ses vacances au Portugal
39:17parce que vous aurez une essence moins chère
39:19et les missiles ne l'atteignent pas.
39:22Alors, mais pourquoi le Portugal a une essence moins chère, justement ?
39:24Écoutez, parce qu'ils ont décidé...
39:27Non, parce qu'ils ont réduit...
39:29Mais vous savez, le problème,
39:31c'est que vous réduisez la note
39:35pendant combien de temps ?
39:38Parce que si jamais, demain, en effet,
39:42ce qu'on disait au tout départ,
39:45demain, les outils tapent en mer rouge,
39:49qu'est-ce qu'il se passe ?
39:50Il se passe que votre pétrole, il n'est plus à 100 dollars,
39:53il est à 200.
39:54On fait quoi ?
39:55On va continuer à réduire les choses
40:00pour que l'essence soit un peu moins chère
40:02ou alors on va faire appel à M. Villeroy de Gallo
40:06pour qu'il imprime des barils ?
40:07On fait comment ?
40:08Donc, concrètement, aujourd'hui,
40:11on est, je vous dis,
40:12on est sur des pays qui sont
40:16au bord de la récession ou en récession,
40:20avec une dette abyssale,
40:22avec des gens qui sont, franchement,
40:25des incapables notoires depuis des années
40:27sur la gestion des choses,
40:29qui ne voient en effet rien venir,
40:32qui ne savent jamais,
40:33qui sont toujours étonnés
40:35que les choses arrivent,
40:37et vous leur demandez de régler le problème.
40:40Non, le problème, il est insoluble.
40:42Pourquoi ?
40:42Parce qu'on s'est coupé
40:44de tout notre approvisionnement
40:45et que nous n'avons pas,
40:48sur notre sol,
40:49de pétrole.
40:50Alors, s'il y a un petit puits de pétrole
40:53en région parisienne,
40:54mais enfin, ça ne va pas suffire.
40:56Et donc, voilà, on est...
40:58C'est un fait, c'est pas...
41:00Quand vous vous fâchez
41:01avec vos principaux fournisseurs,
41:05ça devient très compliqué, après.
41:07Karim Abric, peut-être,
41:09à l'autre Atlantique avec vous,
41:11au Canada,
41:12vous avez aussi une augmentation massive
41:14des prix du carburant.
41:15Oui, c'est similaire à...
41:17Même s'ils ont produit quand même
41:19beaucoup au Canada,
41:20notamment dans l'Ouest canadien,
41:22il y a quand même un impact,
41:23c'est mondial.
41:24Dès qu'il y a un choc,
41:24vous parlez de ce choc pétrolier,
41:27dès qu'il y a ce choc à l'international,
41:28ça a quand même des répercussions
41:29un peu partout.
41:31Il y a quand même, j'allais dire,
41:33la référence et le prix global du brut aussi.
41:36Le fait que, bon, je vous dirais,
41:38même s'ils décident de produire davantage,
41:41on voit quand même que les répercussions
41:42à l'international,
41:43ça a un impact partout.
41:44C'est moins cher quand même qu'ici.
41:46On a quand même cette possibilité
41:48de produire chez soi,
41:49donc on est moins dépendant.
41:51Mais oui, ça a un impact
41:52chez les consommateurs aussi,
41:53bien que je regardais au litre
41:56versus en Europe,
41:57bon, ça reste quand même
41:57un peu moins cher en Amérique du Nord.
42:00Et vous avez parlé
42:00pour les autres sources d'énergie,
42:02par exemple, bon, en Amérique du Nord,
42:03si on regarde pour le Québec,
42:04il y a toute l'hydroélectricité aussi.
42:07Donc ça, c'est une réserve pour autre chose.
42:09Ça permet aussi, pour ce qui est de l'énergie,
42:11de payer un peu moins cher pour le chauffage,
42:13des trucs comme ça qui vont atténuer
42:14un peu la facture pour les consommateurs.
42:17Mais ça a des répercussions partout.
42:19Et ça fait mal aussi pour tout le monde,
42:21malgré tout.
42:22Et jusqu'à quand,
42:23cette guerre au Moyen-Orient,
42:24puisqu'on l'a bien compris,
42:24on a tous intérêt à ce que tout cela
42:26se calme le plus rapidement possible.
42:29Et on a intérêt aussi
42:30à avoir une stratégie pour l'avenir.
42:32En tout cas, c'est une guerre économique,
42:34mais c'est aussi une guerre de stock,
42:36puisque depuis le début de la guerre,
42:38les frappes iraniennes sont interceptées,
42:40notamment en Israël,
42:41par des missiles dits anti-missiles ou intercepteurs.
42:44Alors, dans les pays du Golfe aussi,
42:46des défenses dont le coût est prohibitif
42:47et les stocks très limités.
42:50Et ça épuise les réserves militaires de l'Occident
42:52et aussi de la France.
42:53C'est ce que nous dit un article du Monde aujourd'hui.
42:56Précision, Charlotte Diry, Julia Ferrant.
43:00L'interception des missiles et drones iraniens
43:03épuise les réserves militaires de l'Occident.
43:05Depuis le début du conflit,
43:07Téhéran a mis en place une stratégie militaire
43:09qui affaiblit les stocks de munitions.
43:11La France, par exemple,
43:13a mobilisé 24 Rafales
43:15contre 10 en temps normal
43:16pour assurer la défense des Émirats arabes unis
43:20en raison d'accords.
43:20Des déploiements qui ont un coût,
43:22car pour abattre les drones et missiles iraniens,
43:25ces appareils ont recours à des missiles Mika,
43:27dont le prix à l'unité s'élève à 1 million d'euros.
43:30Et une heure de vol de rafale coûte 20 000 euros.
43:33Depuis le début du conflit,
43:35la France pourrait avoir consommé
43:37plusieurs dizaines de ces missiles Mika,
43:39alors que l'armée n'en disposait que de quelques centaines.
43:42Aux Etats-Unis,
43:43selon les chiffres du Centre d'études stratégiques
43:46et internationales et du Pentagone,
43:48le coût de la guerre avait déjà atteint
43:5016,5 milliards de dollars
43:51au douzième jour du conflit.
43:53La Royal Air Force britannique a, quant à elle,
43:56déployé 4 typhoons,
43:58soit 8 au total pour soutenir le Bahreïn,
44:01le Qatar et les Émirats Arabes Unis.
44:03Ces trois dernières semaines,
44:041155 frappes iraniennes ont ciblé Israël
44:07et les pays du Golfe,
44:09dont 140 au Bahreïn,
44:10132 sur le Qatar,
44:12218 au Koweït
44:14et plus de 300 sur les Émirats Arabes Unis
44:16et 340 sur Israël.
44:19Alors j'ai retrouvé cette déclaration de J.D. Evans
44:21qui datait de 2024.
44:23C'était lors de la conférence de Munich
44:25sur la sécurité des sénateurs.
44:27Voilà ce qu'il affirmait.
44:28Nous vivons dans un monde de pénurie,
44:29un monde où la production d'armement
44:30et la capacité américaine
44:31à fabriquer les machines de guerre essentielles
44:34sont limitées.
44:35Dans ce contexte de pénurie,
44:37il nous est impossible de soutenir l'Ukraine,
44:39le Moyen-Orient
44:40et les interventions en Asie de l'Est.
44:42Cela n'a tout simplement aucun sens.
44:44Le calcul est impossible en matière de production d'armement.
44:48Le champ d'action américain est-il plus limité finalement
44:51que l'on pense, Olivier Delamarche ?
44:54Alors écoutez, je ne fais pas partie du gouvernement américain
44:58donc je ne peux pas vous dire
44:59ni des militaires américains
45:00donc je n'en sais rien, absolument rien.
45:03La seule chose que je pense
45:07c'est qu'en effet, une guerre ça coûte cher.
45:11Alors après, est-ce que ça ne va pas
45:15peut-être accélérer les choses vis-à-vis de la Russie ?
45:18C'est-à-dire de trouver un accord avec les Russes
45:22pour terminer cette guerre
45:25et n'avoir plus qu'un front au lieu de deux.
45:28Ça ne serait pas mal, ce serait une bonne chose
45:31mais parce qu'il ne faut quand même pas oublier
45:34qu'on continue à envoyer, alors plus les Etats-Unis
45:38mais nous, les Européens, on continue à envoyer des armes à l'Ukraine
45:44on continue à envoyer de l'argent, beaucoup d'argent à l'Ukraine
45:47même si grâce à M. Orban ça a bloqué un petit peu
45:52sur les 90 milliards qu'on devait verser
45:55mais Mme van der Leyen, comme à son habitude
45:59cherche à contourner les choses
46:00mais voilà, si ça peut
46:03si ça peut
46:04pour des raisons
46:06purement encore une fois économiques
46:08mais si ça peut
46:10faire précipiter les choses
46:13sur une fin de guerre
46:15avec l'Ukraine
46:16ça serait une bonne chose.
46:18C'est ça aussi l'une des conséquences possibles
46:20de cette guerre contre l'Iran
46:22c'est-à-dire que ça va impacter de toute façon le front ukrainien
46:25avec peut-être l'Europe
46:26parce qu'on a vu que la France est engagée aussi militairement
46:29nous avons des accords avec les Émirats Arabes Unis
46:31pour les défendre
46:32donc forcément, alors on ne sait pas tout
46:34puisque par définition une action militaire
46:36elle est tenue secrète
46:37mais on imagine que vous avez des missiles là encore
46:39qui sont engagés, de l'armement engagé
46:41et de l'armement aussi engagé sur le front ukrainien
46:43donc deux fronts à tenir
46:46c'est là aussi du bon sens plus difficile
46:49donc peut-être un impact direct sur le conflit
46:52entre la Russie et l'Ukraine
46:54je pense que c'est
46:55je ne suis pas un expert militaire
46:58mais je pense que c'est clair
47:00que s'il y a le manque de stock
47:02de certains missiles
47:03les composants anti-missiles
47:05la défense anti-missiles
47:07c'est sûr que les États-Unis
47:09qui vendent beaucoup de ses armements à l'Europe
47:11pour que l'Europe puisse donner ça à l'Ukraine
47:13je pense qu'il y aura les délais pour l'Ukraine
47:15c'est-à-dire qu'aujourd'hui
47:17la priorité pour les États-Unis
47:18c'est sans doute l'Iran
47:21sans doute il y a des livraisons pour Israël aussi
47:24je pense qu'on parle des stocks
47:26mais les stocks et les missiles
47:28il y a des limites aussi pour Israël
47:30comme pour Iran
47:32après je pense que
47:35ça peut mettre une certaine pression
47:38à l'Europe
47:38de négocier avec la Russie
47:41plutôt qu'essayer d'intervenir
47:44dans les processus de négociation
47:46entre les États-Unis et la Russie
47:47autour de l'Ukraine
47:48ce qu'on a vu
47:49et ce que je dis depuis le début
47:51je pense que l'Europe aujourd'hui
47:53joue plutôt un rôle
47:54comment on peut continuer cette guerre
47:56aider l'Ukraine à résister
47:57parce qu'on n'est pas content
47:58avec la façon comment la Russie avance
48:01et les conditions qui sont mises sur la table
48:04en Alaska
48:05entre Donald Trump et Vladimir Poutine
48:07donc je pense que ça peut avoir un impact
48:11et je pense que l'Europe n'est pas capable
48:13de fournir les armements nécessaires
48:16pas seulement parce qu'elle n'a pas d'argent
48:17mais aussi parce que
48:19construire un missile
48:20à 12 à 18 mois
48:22de temps en temps c'est même un an
48:25si je ne me trompe pas
48:26en tous les cas ce que je veux
48:27et je pense qu'aujourd'hui
48:29même avec les drones
48:30qui sont beaucoup moins chers
48:31et qui sont utilisés
48:32les missiles
48:33ce qui était promis à l'Ukraine
48:36ce sont plutôt les missiles
48:37de mi-portée
48:39mi-portée
48:41moyenne portée
48:42moyenne portée
48:43moyenne portée
48:44et les drones
48:45ne sont pas capables
48:46d'aller trop loin
48:48Arnaud Klarsfeld
48:49vous qui êtes un homme de paix
48:51on voit que finalement
48:52aujourd'hui nous sommes
48:53mais toujours dans le brouillard
48:55de la guerre
48:55on voit bien que
48:56les actions militaires
48:58se multiplient
48:59c'est d'ailleurs assez angoissant
49:01de voir cette situation
49:02cette situation de guerre pure
49:03on a vu ces images
49:04d'ailleurs sur la vieille Jérusalem
49:05le monde entier
49:07a été touché
49:07de voir ce fragment
49:08ce missile toucher
49:10cette vieille Jérusalem
49:11à côté
49:13des lieux sacrés
49:14pour toutes les religions
49:15vous qui êtes un homme de paix
49:17finalement
49:17un homme de paix
49:18mais chacun voit midi
49:19à sa porte
49:19chacun voit midi
49:20à sa porte
49:20selon les tyraniens
49:22ce ne serait pas
49:22un homme de paix
49:23mais voilà
49:25en tout cas
49:25on voit qu'il y a
49:26une guerre de munitions
49:27qui est de plus en plus
49:28intenable
49:29on sent bien
49:30qu'économiquement
49:31il va falloir que ça s'arrête
49:32mais pour tout le monde
49:34moi je suis toujours
49:35pour les compromis
49:37j'étais pour le compromis
49:38avec la guerre en Russie
49:40entre la Russie et l'Ukraine
49:41je suis aussi pour un compromis
49:43avec l'Iran
49:43mais les conditions
49:44que je pose
49:45pour le compromis
49:46avec l'Iran
49:47sont les mêmes
49:48que pose Trump
49:48qu'on ne voit pas
49:49comme un homme de paix
49:50donc beaucoup
49:52ne doivent pas
49:52me considérer
49:53comme un homme de paix
49:54alors que pourtant
49:55je propose aussi
49:56un compromis
49:57avec l'Iran
49:58que l'Iran
49:59pourrait accepter
49:59mais comme je l'ai dit
50:00tout à l'heure
50:01si l'Iran acceptait
50:01ce compromis
50:02ce ne serait plus
50:03la république islamique
50:05d'Iran
50:07donc c'est compliqué
50:09chacun
50:10comme je l'ai dit
50:11on m'en dit
50:13émission de géopolitique
50:14etc etc
50:15mais ça se résume
50:17à chacun
50:18selon ses intérêts
50:20c'est surtout
50:21dans un conflit
50:23avec des conséquences
50:25surtout
50:25les Iraniens
50:26le régime des Mollah
50:27doivent se dire
50:28les Israéliens
50:29ont l'arme atomique
50:30enfin voilà
50:31je me fais l'avocat
50:31du régime des Mollah
50:33ils doivent se dire
50:34les Israéliens
50:35ont l'arme atomique
50:36nous aussi
50:37on voudrait exporter
50:37notre révolution
50:39on considère
50:39que le monde doit être
50:40en tous les cas
50:41tout le Moyen-Orient
50:42doit être islamique
50:43Israël n'a rien à faire là
50:45après tout
50:45ils n'étaient pas là
50:46pendant 2000 ans
50:47il y a des gens
50:48qui arrivent d'Ethiopie
50:49et qui n'ont aucune relation
50:50avec Israël
50:51donc Israël
50:52est une parenthèse
50:53dans l'histoire
50:53du Moyen-Orient
50:56la révolution islamique
50:58doit s'exporter
50:59un peu partout
50:59bon c'est leur
51:01c'est leur vision du monde
51:02moi ma vision du monde
51:03et Israël a des liens
51:04les juifs ont des liens
51:06avec Israël
51:07Israël a le droit
51:08d'exister
51:09dans un environnement sûr
51:10les valeurs
51:11que portent
51:12les Etats-Unis
51:12sont des valeurs
51:13pour moi
51:14qui sont des valeurs
51:15universelles
51:16c'est-à-dire
51:16où l'individu
51:17a le droit d'exister
51:18et qui n'est pas
51:19obligé de faire
51:20allégeance
51:21à la religion
51:21ou à un état
51:23dictatorial
51:24ça c'est ma vision
51:24c'est le midi
51:26que je vois à ma porte
51:27quel est le midi
51:28que vous voyez à votre porte
51:29Xenia Fedorova
51:31je pense qu'on n'a
51:33pas suffisamment
51:33de temps
51:35il nous reste
51:36un peu plus de 3 minutes
51:36et il ne faut surtout pas dépasser
51:38un peu moins de 3 minutes
51:39un peu moins de 2 minutes
51:40très brèvement
51:40je pense qu'il y a deux choses
51:42la première
51:43cette guerre a commencé
51:44sur les prétextes
51:46de libérer
51:46des peuples iraniens
51:48d'échanger les régimes
51:49il n'a pas dit
51:50ça tout à fait
51:50ça
51:50il a dit
51:51je ne veux pas
51:52qu'il ait l'arme atomique
51:53il n'a pas dit
51:53je veux libérer
51:54il n'a pas osé dire ça
51:56tout à fait
51:56l'agence
51:57en tous les cas
51:58c'est comme ça
51:58les médias dans toute l'Europe
52:00et en Occident
52:01ont présenté les choses
52:02après on a appris
52:04par l'agence internationale
52:05atomique
52:06qu'Iran ne possède pas
52:07les guerres nucléaires
52:09donc on peut dire
52:09que c'est une guerre préventive
52:11mais si on regarde
52:12comment ces deux guerres
52:14si on essaye de faire
52:15une comparaison
52:16comment ces deux guerres
52:17en Ukraine
52:17et en Iran
52:18sont couverts
52:19dans les médias accidentaux
52:21quand on parle
52:21de Vladimir Zelensky
52:22qui a aussi massacré
52:23son propre peuple
52:25à Donbass
52:25dès 2015
52:26jusqu'à 2022
52:2815 000 morts
52:29en tous les cas
52:29étaient bombardés
52:30mais on dit
52:31Zelensky ne peut pas
52:32on doit l'aider
52:33il a tous les droits
52:35etc etc
52:35mais si on parle d'Iran
52:36Iran n'a pas le droit
52:38d'avoir un programme nucléaire
52:40je ne parle pas des armes
52:41mais programme nucléaire
52:43parce qu'il y a une menace
52:44qui éventuellement
52:45ça sera
52:45ils vont avoir
52:46une arme nucléaire
52:48aujourd'hui
52:49la façon comment
52:50on couvert cette guerre
52:52c'est aussi assez
52:53d'un côté
52:53il faut être
52:55il faut être réaliste
52:56si on regarde
52:57comment les médias
52:58internationaux
52:59ils couvrent ces conflits
52:59c'est vraiment très différent
53:01je peux me permettre
53:01on va aimer le régime
53:03peut-être le mot
53:03parce qu'on arrive
53:04au terme de cette émission
53:05on arrive au terme
53:06de cette émission
53:07Karina
53:08c'est intéressant
53:08sur la couverture
53:09mais je voulais juste dire
53:10que le régime iranien
53:11quand même pose
53:11une vraie menace
53:12c'est-à-dire
53:13pose non seulement
53:13une menace existentielle
53:14pour Israël
53:15pose une menace
53:16avec toutes les proxys autour
53:17donc il y a aussi
53:19l'évaluation
53:20de cette menace
53:20pourquoi on réagit
53:21davantage
53:22édition spéciale
53:24à suivre
53:24en tout cas
53:24je voulais vous remercier
53:25infiniment
53:25vous voyez à tous
53:26les points de vue
53:27dans leur inter
53:28merci Olivier Delamarche
53:29très intéressant
53:30de vous entendre
53:30revenez quand vous voulez
53:31dans un instant
53:32édition spéciale municipale
53:34Romain Desarbres
53:34Eliott Deval
53:35vous saurez le taux
53:36de participation
53:37à 17h
53:39c'est sur CNews
53:40dans un instant
53:42excellente spéciale
53:43municipale
53:43c'est sur CNews
53:44bien sûr
53:45merci
53:45m'éton
53:46m'éton
53:47m'éton
53:48m'éton
53:49m'éton
53:49m'éton
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