- il y a 2 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Le monde bouge sous nos yeux, chaque pays ému par ses propres intérêts.
00:04On décrypte tout cela dans l'heure interne.
00:06C'est votre rendez-vous du dimanche, mais avant il est 16h.
00:09On fait un point sur les dernières actualités.
00:10Avec vous, Augustin Donadieu.
00:12Augustin, bonjour.
00:13Bonjour Olivier, bonjour à tous.
00:15Le bilan des victimes de Cran-Montana s'est alourdi hier.
00:18Un Suisse de 18 ans est décédé des suites de ses blessures.
00:22Au total, 41 personnes ont perdu la vie dans l'incendie du bar Le Constellation le 31 janvier dernier.
00:27Hier, des centaines de personnes ont participé à une marche blanche.
00:31Les familles et proches des victimes ont réclamé justice et vérité.
00:36Toujours à l'étranger, le passage de Rafa, partiellement ouvert dans le cadre du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.
00:42Le point de passage à la frontière égyptienne permet l'acheminement de vivres pour la population palestinienne et la prise en charge des malades.
00:49Cette ouverture sur le monde le sera définitivement.
00:51Prochainement, dans le cadre du plan de Donald Trump, visant à mettre fin définitivement à la guerre déclenchée par les terroristes palestiniens.
00:59C'était le 7 octobre 2023.
01:01Israël avait conditionné cette réouverture à la restitution de la dépouille de Ranvili.
01:06Dernier otage retenu à Gaza.
01:08Son corps a finalement été restitué le 26 janvier dernier.
01:11Retour en France avec la mortalité routière qui est en hausse de 2,1% en 2025.
01:18Au total, ce sont 3513 personnes qui sont décédées sur l'ensemble du territoire national sur les routes.
01:25Autre chiffre notable, la mortalité routière chez les 14-17 ans qui a nettement augmenté, plus 41% par rapport à l'an passé.
01:34La sécurité routière pointe, je cite, de trop nombreux accidents liés au protoxyde d'azote.
01:40Un nouvel accident de ski mortel.
01:43Un skieur de 33 ans est décédé hier dans une avalanche à Servière, dans les Hautes-Alpes.
01:47L'homme a pu être extrait de la coulée, mais est décédé à l'hôpital.
01:50Il était en compagnie d'un autre skieur indemne qui doit sa vie sauve.
01:54Un arbre contre lequel il a été plaqué durant l'avalanche.
01:57Vendredi, un raquettiste de 67 ans avait été tué dans une avalanche dans cette même station de la Servière.
02:04Et un phénomène extrêmement rare sur le bassin d'Arcachon.
02:07Hier, une mini-tornade a traversé la commune de Mios.
02:10Cette dernière a dévasté 300 habitations sur une bande de 3 km large de 400 m.
02:16Une centaine de pompiers ont été mobilisés.
02:19Météo France précise que ce phénomène rare de vent localisé, extrêmement violent, est impossible à prévoir.
02:24Olivier, je vous propose cette dernière image.
02:27Pour terminer ce journal, regardez Carlos Alcaraz, le nouveau roi de Melbourne.
02:31Le jeune Espagnol est parvenu à dominer Novak Djokovic.
02:35Battu pour la première fois en finale de l'Open d'Australie.
02:372-6, 6-2, 6-3, 7-5.
02:40A 22 ans, il devient le plus jeune joueur de l'histoire.
02:43A remporter au moins une fois chacun des tournois du Grand Chelem.
02:46Novak mérite une ovation.
02:48Tu es plus qu'une source d'inspiration, a-t-il dit, sur l'estrade.
02:52Et je voulais vous montrer cette dernière image, cher Olivier, regardez.
02:56Ce sont des belles images sur les Champs-Elysées.
02:58600 artistes mobilisés pour fêter le nouvel an chinois.
03:02Une année placée sous le signe du cheval de feu associé à l'énergie fulgurante et à l'innovation.
03:07Ça vous ressemble.
03:08Pour la première fois, des automates articulés et des drones lumineux sont intégrés au cortège traditionnel.
03:13Un cortège composé de 9 dragons et 15 lions.
03:17Vous le voyez, de nombreux parisiens et touristes ont assisté à ce beau spectacle.
03:20Et très belle nouvelle en chinois.
03:22Merci Augustin Donadieu pour ce point complet sur l'actualité internationale
03:26que nous décryptons avec Xenia Fedorova.
03:29Bonjour Xenia.
03:30Rachel Kahn est avec nous.
03:31Bonjour Rachel.
03:31Bonjour Olivier.
03:32Karima Bric également.
03:33Bonjour Camilla.
03:34Karima, pardon.
03:35Et Alexandre Delval, essayiste, géopolitologue, nous accompagne cet après-midi.
03:40Bonjour Alexandre.
03:40Je rappelle votre dernier ouvrage, Le Nouvel Ordre post-occidental.
03:44C'est aux éditions L'Artier à lire absolument, bien évidemment,
03:48pour comprendre ce qui est en train de se jouer.
03:50Et notamment maintenant, avec cette interrogation,
03:52le peuple iranien, mais aussi le monde, retient son souffle ces dernières heures.
03:57Sommes-nous à la veille d'une nouvelle guerre ?
03:59Où des négociations sont-elles encore possibles entre les Etats-Unis et l'Iran ?
04:04Voilà la question que nous allons nous poser cet après-midi.
04:06Pour le président américain, alors il reste, il reste effectivement des possibilités de négocier,
04:13mais la situation sur place, elle est assez inquiétante.
04:16Armada américaine d'un côté, exercice militaire à tir réel prévu de l'autre,
04:22avec des prises de parole guerrière ces dernières heures côté MOLA.
04:26Alors la tension, vous l'avez compris, est maximale.
04:27On fait le point sur la situation et sur les dernières déclarations avec François Tiskevitch.
04:33Et on analyse tout cela pour vous ensuite.
04:35Sur ces images retransmises par la télévision d'Etat,
04:42le guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Ramenei, prévient
04:46une attaque américaine déclencherait une guerre régionale.
04:50Les Américains nous ont menacés à plusieurs reprises dans le passé,
04:53en disant que toutes les options sont sur la table, y compris celles de la guerre.
04:57Ils ont toujours tenu ce genre de discours.
05:00De même, Donald Trump affirme constamment qu'ils ont amené des navires de guerre.
05:03Mais la nation iranienne ne se laissera pas intimider par ses propos.
05:07Le peuple iranien ne se laissera pas impressionné par ses menaces.
05:10Les Américains doivent également savoir que s'ils déclenchent une guerre,
05:13cette fois-ci, ce sera une guerre régionale.
05:19Quelques heures plus tôt, les députés iraniens vêtus en uniforme des gardiens de la révolution
05:24scandent au Parlement morts aux Etats-Unis,
05:27après avoir déclaré terroristes les armées européennes.
05:30Une riposte à la décision ce jeudi de Bruxelles d'ajouter à la liste européenne
05:34des organisations terroristes les gardiens de la révolution,
05:38accusés d'avoir orchestré la répression du récent mouvement de contestation.
05:42Depuis cette vague de manifestations qui a fait des milliers de morts,
05:45le pays est sous pression internationale.
05:47Les Etats-Unis les menacent d'une intervention militaire.
05:51Mais ces dernières heures, Washington et Téhéran semblent privilégier la voie diplomatique.
05:56Alors que les Etats-Unis ont déployé dans le golfe arabo-persique une dizaine de navires,
06:00dont le porte-avions Abraham Lincoln,
06:02l'Iran doit normalement effectuer ce dimanche un exercice naval dans le détroit d'Hormuz.
06:07Un point de transit clé pour les approvisionnements énergétiques mondiaux
06:11que Téhéran menace de bloquer en cas d'attaque américaine.
06:14– Hier, il y a eu, Alexandre Delval, ces explosions sur le territoire iranien,
06:20ce qui finalement a déclenché ces inquiétudes,
06:23puisque l'ombre de frappes américaines était bien présente hier.
06:27En même temps, il y a l'espoir ténu d'un deal côté américain,
06:30c'est ce que dit Donald Trump,
06:32et on entendait ces prises de parole guerrières aussi du côté des mollards.
06:35Ma question, elle est assez simple.
06:37Aujourd'hui, quelles sont les perspectives selon vous ?
06:39Est-ce qu'effectivement il va y avoir un deal,
06:41Donald Trump qui monte la force pour ne pas avoir à s'en servir,
06:44ou est-ce qu'effectivement les tensions là sont maximales aujourd'hui ?
06:47– Alors moi, mon avis change un petit peu presque toutes les semaines,
06:50parce que c'est très compliqué.
06:51On ne sait pas si c'est une ruse de guerre, on gagne du temps.
06:54L'armada se renforce pour éventuellement ensuite frapper.
06:59On ne sait pas si un deal est en cours justement parce qu'il y a une armada
07:02qui peut faire plier.
07:03Mais j'en parlais avec l'ancien directeur de cabinet de Reza Pallavi,
07:08justement, qui est donc M. Pizradé.
07:12Et Pizradé disait qu'il est absolument possible aujourd'hui
07:17qu'il y ait un deal avec des gens du régime
07:19qui seraient peut-être favorables à cela.
07:21Par exemple, l'ancien président iranien, Rouhani,
07:25serait pourquoi pas favorable à un deal.
07:28Il a même proposé un référendum, ce qui est assez étonnant,
07:31un référendum en cas d'amoindrissement du régime.
07:35Par exemple, des têtes sont frappées,
07:37le régime a perpère, par exemple, le guide suprême,
07:40un certain nombre de dirigeants dépassent d'Aran.
07:43Donc, on est obligé de changer de tête.
07:45Arrive quelqu'un qui fait quand même partie du régime,
07:48même s'il est un peu sur la sellette, Rouhani,
07:50et il dit, ça tombe bien, moi, depuis les années,
07:52moi, ancien président, je propose un référendum
07:54pour que le régime ne change pas de nature, mais d'orientation.
07:58Parce qu'il y a quand même plusieurs tendances à l'intérieur du régime.
08:00Alors, je sais que les partisans du changement de régime vont dire,
08:05mais non, on ne peut pas leur faire confiance,
08:07c'est des faux modérés.
08:08Mais apparemment, cet ancien secrétaire général
08:10et directeur de cabinet de Reza Pallavi
08:12me disait, c'est parfaitement possible,
08:15il existe des outsiders à l'intérieur du régime.
08:17Et moi, je pense que c'est ce que veut Trump aujourd'hui.
08:20Parce que c'est vrai, Xenia Fedorovac,
08:22la posture de Donald Trump, elle n'est pas évidente à cette heure.
08:24Puisque, au début, il dit à la population iranienne,
08:29nous sommes là pour vous soutenir,
08:30nous serons là, sortez de vos maisons,
08:32et nous arrivons.
08:33Et puis, aujourd'hui, on a le sentiment
08:35qu'il veut davantage un deal.
08:37Et puis, des frappes américaines,
08:39ce n'est pas sûr que le régime tombe.
08:41On a vu la détermination,
08:42mais on ne s'attendait pas à autre chose,
08:44de Ramenei, il ira jusqu'au bout,
08:46avec les gardiens de la révolution et son armée.
08:48Donc, Donald Trump, effectivement,
08:50a une posture assez délicate pour l'avenir de la région.
08:54Je pense que Donald Trump,
08:55toujours commence quelque chose pour voir un deal.
08:58Ça, c'est toujours sa stratégie.
09:00Je pense qu'il est évident pour Donald Trump
09:03que les frappes ne vont pas changer le régime.
09:07Parce que, regardez ce qui est déjà passé
09:09pendant les frappes américaines,
09:11sur les sites nucléaires,
09:13finalement, ça n'a rien changé en tant que régime.
09:15Après, dire que le régime n'est pas effaibli,
09:18c'est aussi faux.
09:19Je pense qu'on voit les démonstrations,
09:21on voit que la situation en Iran est assez déstabilisée.
09:24Mais je pense que Donald Trump, aujourd'hui,
09:27il est tout à fait capable de faire des frappes.
09:29Mais je ne pense pas que ce sera pour une raison
09:31ou pour un objectif d'échanger le régime.
09:36Parce que le régime est assez fort pour l'échanger.
09:38Les frappes tactiques ne seront pas assez, à mon avis.
09:42s'il commence une opération militaire
09:46avec les soldats sur les terrains,
09:49ça peut devenir assez compliqué pour les États-Unis.
09:52Et je sais qu'on sait que Donald Trump a dit
09:55qu'il ne veut pas du tout commencer une nouvelle guerre
09:58dans les régions.
09:59Donc, je pense qu'aujourd'hui,
10:02c'est plutôt la pression sur l'Iran.
10:03C'est-à-dire que les négociations,
10:05je pense qu'elles sont en cours,
10:07peut-être pas directes négociations,
10:09mais par rapport à l'intermédiaire.
10:10Aujourd'hui, on a trois acteurs en majeur,
10:13je pense, qui peuvent jouer un rôle.
10:15Turquie, qui joue un rôle assez évident.
10:18Après, il y a Qatar.
10:19Et après, il y a probablement la Russie.
10:21Ce qui n'est pas évident.
10:21Bon, on y reviendra d'ailleurs.
10:22On y reviendra parce que...
10:23Et l'Arabie Saoudite avec MBS.
10:25Le porte-parole du Kremlin, c'était jeudi dernier,
10:28a pris la parole, justement.
10:30Il a dit, oui, il y a des portes de négociations possibles.
10:32Donc, quelle posture de la Russie dans ce contexte-là ?
10:35On va aborder, si vous le voulez bien, la question.
10:36Mais avant, Rachel Kahn, il y a quand même cette interrogation.
10:39Je pense à cette population iranienne.
10:41Ces Iraniens qui crient au monde entier,
10:44libérez-nous, aidez-nous.
10:46Imaginons, pas de frappe, un mauvais deal.
10:50C'est une population abandonnée, incontestablement.
10:53Et c'est aussi un feu vert pour les islamistes, me semble-t-il.
10:57C'est-à-dire que c'est pour ça que là, la négociation,
11:01je ne sais pas ce qui pourra en sortir ou non,
11:04mais la situation est particulièrement délicate pour ces populations iraniennes.
11:08On ne négocie pas avec des terroristes, c'est la base.
11:12C'est un crime contre l'humanité qui est à l'œuvre.
11:14Des populations qui sont massacrées, la guerre, elle est là.
11:18On est en train de savoir s'il y a une guerre, s'il y aura une guerre régionale.
11:21La guerre, elle est là.
11:22En première ligne, c'est le peuple iranien.
11:25Juste à côté, on a Israël.
11:27C'est un crime contre l'humanité.
11:29Alors quand on entend dans les rues, génocide, apartheid, colonisation,
11:33c'est ce qui est à l'œuvre.
11:34Ce sont des terroristes.
11:36Il y a un génocide en cours.
11:38L'apartheid, séparation des hommes et des femmes,
11:40et colonisation, puisque ce régime des Mollahs a colonisé l'Iran.
11:44La guerre, elle est là.
11:45Et la communauté internationale est encore en train de se demander ce qu'elle doit faire.
11:48La France, normalement, portait le droit d'ingérence.
11:51Normalement, la France devrait être motrice pour convoquer une réunion
11:54au Conseil de sécurité pour sortir les populations de cet abandon.
11:58Ce qui se passe, c'est une honte internationale.
12:00La France qui a réagi d'abord.
12:01Le mot génocide est un peu exagéré.
12:03Il y a une définition juridique internationale sur le génocide.
12:07Ça ne minise absolument pas l'horreur de ce régime, que ce soit clair.
12:11Mais employer des termes comme le génocide, qui est quand même extrêmement défini,
12:15qui est une volonté de destruction d'une population dans le cadre d'une élimination d'une ethnie.
12:21Là, c'est la même ethnie qui tue la même ethnie, même s'il y a aussi des ethnies périphériques.
12:25Mais je ne sais pas pour vous contredire.
12:26Je pense que le dictionnaire a assez de mots pour ne pas utiliser tout le temps un terme qui est connoté.
12:34Je l'ai utilisé à dessein, puisque ça fait deux ans qu'on nous parle de génocide qui n'a pas lieu.
12:38Je pense que si on est dans la rationalité géopolitique et en sciences politiques,
12:42je ne pense pas qu'on peut s'utiliser génocide.
12:44Sinon, il y a des génocides partout.
12:46Alors dans ce cas, le Congo, n'en parlons pas.
12:47C'est 11 millions de morts.
12:48Tout le monde s'en fout.
12:49Personne n'en parle.
12:50Depuis 25 ans, 11 millions de morts.
12:51Je pense que les termes ont un sens et ça n'enlève rien à l'horreur de se réjouir.
12:57C'est là où, effectivement, Rachel Kahn...
13:00C'est un massacre.
13:00C'est pas mieux, ça.
13:01C'est un massacre.
13:02C'est un massacre pour réveiller.
13:03On peut dire massacre pour réveiller.
13:05J'emploie ce mot en réponse à ce qui s'est passé depuis deux ans par rapport à Israël.
13:09On nous a harcelés avec génocide.
13:13Qui a été inapproprié aussi.
13:14Exactement.
13:15C'est pour ça que je l'emploie.
13:16C'est simplement que cette population qui veut la liberté est attaquée juste parce qu'elle veut être libre.
13:21Attaquée et accusée.
13:23Zénia Fedorova et Karim Abrik ensuite.
13:25Après, il faut dire que je ne pense pas que la population a envie d'être bombardée par les Américains.
13:30Il faut aussi comprendre qu'il y a une guerre.
13:32Ça peut amener beaucoup de malheur pour les peuples iréniens aussi.
13:36Donc, on a une négociation.
13:38C'est plutôt favorable pour garder la stabilité dans les régions aussi.
13:42Parce qu'il y a une guerre avec Iran.
13:43Ça va déstabiliser tous les pays dans les régions aussi.
13:47Mais regardons les choses clairement avec vérité.
13:51C'est-à-dire, ce qui est absolument terrible, c'est que nous avons une pensée pour ces populations.
13:54On connaît.
13:55Et vous avez des Iraniens de la diaspora iranienne qui viennent.
13:58Et ce qui est absolument terrible, et ce qui serait terrible, c'est que les États-Unis, les Américains, les lâchent.
14:03Puisque ça a été le prétexte, au fond.
14:06Sortez et on vous aidera, je le répète, finalement à faire tomber la République islamique d'Iran.
14:10Imaginons que ça ne se passe pas comme ça.
14:13Puisque, me semble-t-il, les deals entre les États-Unis et l'Iran, ça n'a jamais véritablement fonctionné.
14:18Sous votre contrôle, Alexandre Delval, mais d'après ce qu'on peut observer.
14:21Karim Abrik.
14:22Oui, c'est intéressant parce qu'en fait, on peut se demander comment peut-on aider sans passer nécessairement par une espèce de guerre totale.
14:29Et vous avez raison de mentionner la parole des Iraniens.
14:33C'est très difficile dans le contexte.
14:34On sait que le régime a organisé un blackout.
14:38Donc, pour qu'on ne voit pas les exactions, les atrocités, le massacre, il y a des milliers de personnes.
14:44On a du mal, d'ailleurs, à savoir exactement combien de personnes, combien de cette population iranienne a été tuée, massacrée.
14:52Donc, on est quand même face à un régime qui tue directement sa propre population pour se maintenir en vie.
15:00Et qui décide de fermer la lumière, de faire un blackout, de fermer l'Internet pour que le monde entier ne puisse assister en direct à ces massacres.
15:09Donc, comment peut-on aider?
15:11Moi, je pense que ça ne se pose pas nécessairement.
15:14Donald Trump, à tout le moins, si on regarde ce qu'il a fait récemment, même si ce n'est pas la même réalité, que ce soit au Venezuela ou ailleurs,
15:21il n'a pas nécessairement envie de s'installer dans la durée en Iran, en fait, pas du tout, même.
15:26Ce n'est pas sa méthode.
15:27Exactement.
15:28On l'a vu en Syrie.
15:29Voilà. Et donc, comment peut-on aider aussi? Il y a beaucoup de choses.
15:32Il y a par le contre-espionnage.
15:34Absolument.
15:34Vous pouvez aider des oppositions, même à l'intérieur du pays.
15:38Ça se fait en coulisses.
15:40Vous pouvez aller donner un coup de main.
15:42Il y a le renseignement.
15:43On sait que le renseignement aussi est quand même bien organisé.
15:47Il y a eu, bon, on verra.
15:48C'est en cours. Les explosions, c'était ça.
15:50Exactement. Donnez des signaux.
15:51C'est des rebelles, des résistants, des rebelles qui ont probablement été armés par des services MI6, Amman, Mossad, CIA.
15:59Donc, on sait qu'il y a plein d'agents occidentaux, peut-être même qu'il y a des Français,
16:01il y a plein d'agents occidentaux et israéliens qui sont en train d'essayer d'aider.
16:05Mais ce n'est pas facile parce qu'on a des minorités ethniques qui sont facilement utilisables.
16:10Mais la majorité persane, c'est un peu plus difficile à les armer et à leur demander de faire une rébellion.
16:17Mais c'est en cours.
16:18Ce que vous dites...
16:18Alors, vous évoquiez peut-être, on ne sait pas, la présence de services secrets français ou force spéciale.
16:23En tout cas, réaction française.
16:25Aujourd'hui, Jean-Noël Barraud dans les colonnes de Libération.
16:28Alors, la posture de Paris, si l'on en croit la prise de parole de Jean-Noël Barraud,
16:33c'est que l'Iran doit se résoudre à des concessions majeures.
16:37Qu'est-ce qu'il ajoute ?
16:38Les États-Unis se sont mis en situation pour de lancer une opération militaire contre l'Iran.
16:42Ils ont proposé, en parallèle des négociations au régime, qui doit impérativement s'en saisir,
16:46se résoudre à des concessions majeures et à un changement radical de posture.
16:50L'Iran doit cesser d'être une menace pour son environnement régional et pour nos intérêts de sécurité.
16:54Le peuple iranien doit retrouver sa liberté un en même temps, nous semble-t-il, assez français.
17:00Alexandre Delval, on imagine que la parole du quai d'Orsay aujourd'hui dans ce dossier-là ne compte pas vraiment.
17:07En tout cas, voilà, la posture de la France, c'est effectivement le régime doit tomber, si je décrypte bien, mais sans les armes.
17:14À la décharge de nos dirigeants, c'est pas eux qui ont emmené leur porte-avions, c'est pas eux qui vont emmener des troupes.
17:21D'ailleurs, personne ne va emmener des troupes au sol et la France ne compte pas trop dans ce dossier et elle est prudente.
17:26Je ne dis pas ça pour justifier, mais c'est pour comprendre. On a quand même toute une histoire étrange avec l'Iran, que ça soit pour avoir aidé Roménie ou ensuite pour avoir eu des attentats sur notre sol.
17:37Plusieurs reprises, rappelez-vous, les années, fin des années 80, on était fouillé partout dans les immeubles à Paris.
17:42Il y a eu une vague d'attentats terribles iraniens. On a des gens qui ont été pris en otage et qui peuvent l'être encore.
17:47Et donc, la France a une relation particulière. Je ne pense pas qu'on puisse le reprocher.
17:52L'autre jour, il y avait une opposante iranienne très sympathique qui en voulait à la France de ne rien faire.
17:56Mais qu'est-ce que la France peut faire ? Elle n'a même pas réussi à sauver l'immeuble de son ancien mandat en Syrie et au Liban.
18:01Alors, qu'est-ce que la France... Je reviens toujours à cette déclaration au lendemain du 7 octobre d'Emmanuel Macron,
18:07qui là proposait une coalition occidentale pour lutter contre le terrorisme.
18:11Peut-être qu'il y avait, mais pourquoi pas militairement.
18:15Non, mais c'est de la posture. Ces hommes politiques font de la posture.
18:17On leur a dit, tu vas monter dans les sondages, ça va faire bien, tu seras du bon côté de l'histoire.
18:21C'est comme Sarkozy. Il était pour Kadhafi, puis après, il le dégomme,
18:24parce que la posture, c'était la mode d'être avec les révolutions arabes.
18:27Le problème, c'est qu'on n'a pas de dirigeants qui ont une stratégie.
18:29On a des gens qui ont une posture de communication, parce qu'on leur dit, là, c'est super, c'est le buzz.
18:34En tout cas, ici, en France, parce qu'on voit que...
18:36Dans l'Occident, c'est comme ça.
18:37Même Donald Trump ?
18:38Même Donald Trump. Ah ben, surtout Donald Trump. Lui, il est beaucoup dans la posture.
18:41D'ailleurs, c'est peut-être pour ça qu'il ne fera rien. Il aura été dans la posture.
18:44Il aura obtenu un accord sur le nucléaire, parce que oui, vous avez vu qu'il a changé d'avis.
18:48Maintenant, il veut juste limiter l'enrichissement pour faire du nucléaire, mais pas sur le nucléaire civil.
18:53Il va dire, c'est parce que je leur ai fait peur.
18:55Il va être dans la posture. Il n'aura rien réglé, comme il n'a rien réglé en juin dernier.
18:59Rachel Kahn, et puis on entendra Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, qui s'est exprimé aussi.
19:03Puisque peut-être que la Russie a un rôle à jouer.
19:06Je vous poserai la question, Guédéric Féderoval, dans un instant.
19:09Mais ce qu'on peut peut-être demander à nos dirigeants, c'est de voir le réel en face.
19:14La question de l'Iran, ce n'est pas un problème de sécurité régionale, c'est un problème de sécurité mondiale.
19:19Et même intérieur, ici, en France, on va l'aborder.
19:21Bien sûr, c'est pour ça.
19:22C'est-à-dire qu'effectivement, notre droit international a 50 ans de retard par rapport à un contexte,
19:28avec cette islamisation, avec cet entrisme, avec les attentats qui nous menacent, etc.
19:35Et nous, on fait mine de ne pas voir le réel, parce que ce qui est en cours, c'est une guerre contre le réel.
19:41Et on voit bien, même jusque dans nos facs, comment l'idéologie pénètre jusque dans nos universités auprès des plus jeunes.
19:47Alors que nos dirigeants regardent le réel en face, ça serait déjà pas mal.
19:51Et après, effectivement, il y a des choses à faire.
19:52D'un point de vue financier, couper les financements, fermer peut-être l'ambassade.
19:57Parce que ce monsieur de l'ambassade, quand il va sur les plateaux de télé, ce qu'il peut dire, c'est la propagande des mots-là.
20:04Bien sûr, et vous en avez beaucoup, mais ça, on va l'aborder.
20:08Xenia Fedorova, réponse ?
20:10Juste ajouter une chose, si on parle de sécurité globale et du terrorisme global,
20:16il faut aussi ne pas oublier que l'Occident, surtout les États-Unis, ont l'expérience de financer certains groupes rebelles modérés.
20:24Et on voit ça aujourd'hui avec la Syrie, par exemple, où on a un ex-Al-Qaïda qui dirige le pays.
20:32Donc, ça ne vient pas seulement de ces pays, on peut accuser l'Iran, évidemment,
20:36mais ça vient aussi de l'Occident, qui joue ce rôle d'en fait...
20:40Et plus loin que ça, les islamistes qui frappent en Europe depuis plusieurs dizaines d'années
20:47sont les ennemis de la République islamique iranienne.
20:50Les plus grands attentats commis par Daesh après le Bataclan et la Russie, c'était en Iran.
20:56Ils se détestent à mort.
20:57Ceux qui ont le plus combattu Daesh en Syrie, c'était des rebelles pro-irakiens,
21:03des milices irakiennes, des milices chiites libanaises, c'était des Iraniens.
21:07On ne dit pas ça pour défendre l'Iran, mais les jeux politiques, c'est complexe.
21:10Ce ne sont pas du tout les mêmes.
21:11Ceux qui frappent l'Europe, ce sont des sunnites wahhabites, salafistes,
21:14qui ont une exécration que vous ne pouvez même pas imaginer envers les chiites
21:18et envers cette République islamique.
21:20Non, mais sur l'islamisme, par exemple, pour l'islamisme...
21:22Ce n'est pas le même.
21:23Oui, mais ce n'est pas le même.
21:24L'islamisme qui frappe l'Europe n'est pas du tout l'islamisme iranien.
21:26Ok, mais dans les deux cas...
21:28On va voir une convergence très claire sur le terrain.
21:31Dans les deux cas, je pense que...
21:34On est quand même dans cette lutte.
21:35Est-ce que la destruction du régime islamique iranien ne fera pas baisser le wahhabisme ?
21:40Au contraire, ce sont...
21:40Mais alors, vous allez m'expliquer dans un instant pourquoi nous voyons des drapeaux palestiniens
21:45aux côtés de drapeaux de la République islamique d'Iran.
21:48Là, ça veut dire aussi qu'il y a peut-être un but commun, finalement.
21:51Et là, peut-être qu'ils peuvent se retrouver quand il s'agit d'être un but commun.
21:53Ça, ça s'appelle l'instrumentalisation.
21:55La Turquie n'est pas arabe.
21:57L'Iran n'est pas arabe.
21:58Comment veulent-ils séduire les Arabes ?
22:00En utilisant la cause palestinienne.
22:01C'est une cause carburant.
22:02Ce n'est pas du tout une cause existentielle.
22:04Ils ne croient absolument pas.
22:06Un Iranien méprise un arabe.
22:07Un Turc méprise l'arabe.
22:09C'est une cause qui permet de séduire les Arabes.
22:11Pour faire oublier aux Arabes que ces deux empires, iranien et turc, veulent dominer les Arabes.
22:15Alors, essayons de comprendre.
22:16On va essayer de comprendre pourquoi aujourd'hui on voit à Londres ou même à Berlin,
22:19et on l'a vu en France, des drapeaux palestiniens aux côtés des drapeaux de la République islamique d'Iran.
22:24Mais avant, on reste un petit peu dans l'aspect négociation,
22:26puisque je souhaitais qu'on entende Dmitri Peskov, c'était jeudi dernier,
22:30sur le rôle de la Russie.
22:31Parce que la Russie dit clairement, il y a encore beaucoup de possibilités de négociation
22:36avant qu'effectivement il y ait une opération militaire.
22:39On l'écoute.
22:39Nous continuons d'en appeler à toutes les parties à faire preuve de retenue
22:49quant à l'utilisation de la force pour résoudre ces problèmes.
22:53Le potentiel de négociation n'est clairement pas encore épuisé,
22:59et évidemment, puisqu'il n'est pas épuisé,
23:01il est nécessaire de se concentrer sur les mécanismes de négociation en premier lieu.
23:05Quelconque usage de la force ne peut que créer le chaos dans la région
23:14et mener à des conséquences très dangereuses en termes de déstabilisation du système de sécurité dans la région.
23:19Dzenia Fedorová, la Russie, possible médiateur ou pas dans ce conflit entre les Etats-Unis et l'Iran,
23:32même si on sait que la Turquie a une place très importante sous votre contrôle ces dernières heures ?
23:38Vous savez, la Russie a une relation assez pragmatique avec l'Iran, comme avec Israël aujourd'hui.
23:43Et la Russie pourrait jouer un rôle, évidemment, parce que juste il y a deux jours,
23:47il y a eu une visite d'Ali Ilardjani, c'est le secrétaire du Conseil suprême des Secrétés nationales iraniens,
23:53qui est venu à Moscou.
23:54Cette visite n'était pas annoncée.
23:56Évidemment, ils ont probablement discuté la situation autour de ces conflits potentiels.
24:01Pourquoi la position en Russie s'est moderée ?
24:05Parce qu'en fait, la Russie se souvient très bien, comme je pense tous les mondes,
24:08qu'est-ce qui peut arriver après une intervention des Etats-Unis.
24:13On peut parler de l'Irak, on peut parler d'Afghanistan, on peut parler de Libye.
24:17En fait, on voit que le résultat n'est pas toujours ce qu'il est annoncé au début.
24:21Et donc, une déstabilisation d'un pays comme l'Iran peut vraiment créer beaucoup de problèmes,
24:26pas seulement dans la région, mais même pour l'économie globale.
24:29Si on parle des droits d'Hormuz, par exemple, qui est utilisés...
24:33Et en fait, je pense que oui, la Russie peut jouer un rôle,
24:36mais ça dépend aussi jusqu'à où les Etats-Unis veulent que la Russie, en fait,
24:41va dans cette négociation en modération, parce que la Russie et l'Iran sont alliés aujourd'hui.
24:48La Russie parle à l'Iran, la Russie parle à Donald Trump aussi.
24:51C'est pour ça qu'effectivement, à partir de ce constat-là, on peut imaginer que ça discute, ça échange.
24:58La Russie a proposé quelque chose de très intéressant, de se voir confier les 400 kg d'uranium enrichi qui posent problème.
25:04Ce qui était déjà proposé en 2012, puis en 2015 avec le GCPOA, l'accord sur, vous savez, le nucléaire iranien,
25:11avec les groupes 5+, donc ça peut être intéressant cette option.
25:16Et les Américains sont très intéressés à se débarrasser de ces 480 kg d'uranium.
25:22Et la Russie se propose. Et ça a été discuté ces jours-ci.
25:26Et là, c'est justement intéressant parce que Trump n'exige plus l'abandon total du nucléaire,
25:30mais l'abandon du nucléaire militaire avec trop un enrichissement qui dépasse les 3% et bien sûr les 20%.
25:35Et la Russie serait un pays très utile pour Trump dans le cadre d'un deal.
25:40Et c'est pour ça que Russes et Américains négocient également en Syrie.
25:43Vous avez vu que Jolani est allé à Moscou, il est revenu à Moscou pour garantir les bases militaires russes en Syrie
25:49au même moment où les Kurdes se font littéralement massacrer avec un accord tacite américain
25:55qui est négocié avec les Turcs et avec les Russes.
25:57Il y a une grande négociation, un grand deal, un nouveau Yalta qui est en cours,
26:01dont je parle dans ce livre que vous avez cité aimablement.
26:04Et c'est ça qui est très intéressant parce que l'option de la guerre n'est pas certaine,
26:08et encore moins la guerre générale.
26:09Alors, ce que je vous propose, en tout cas, il y a une autre réalité.
26:12C'est aujourd'hui, en Europe, les conflits s'y importent.
26:16On le voit, on l'a vu avec la guerre à Gaza, on le voit aujourd'hui avec cette situation en Iran.
26:22D'un côté, la diaspora iranienne qui appelle l'Occident à l'aide.
26:26Et puis de l'autre, et on va s'y intéresser tout à l'heure, c'est la République islamique d'Iran
26:32qui visiblement a des relais, en tout cas s'infiltre assez aisément, et notamment dans les manifestations.
26:38Faisons un petit détour à Paris, puisque en ce moment même,
26:40il y a une manifestation suivie par Julia Ferrand de la diaspora iranienne.
26:45Julia, donc une manifestation partie de la place Victor Hugo, dans la capitale,
26:49dans l'ouest de la capitale, pour rejoindre la Concorde.
26:52Quel est le mot d'ordre ?
26:53Finalement, c'est un appel à l'aide à l'Occident, ce qui est en train de se passer cet après-midi.
26:58Oui, effectivement, la manifestation réunit de nombreuses personnes venues faire bloc
27:07pour montrer leur solidarité au peuple iranien, visé par une répression meurtrière ces dernières semaines.
27:14De nombreux drapeaux iraniens sont dressés fièrement, mais aussi des drapeaux israéliens, français et même américains,
27:20comme vous pouvez le voir sur les images de Timothée Forger, de nombreux slogans sont scandés comme
27:25« Femme, vie, liberté », « Une alternative pour l'Iran » ou encore « Peuple iranien ».
27:29N'oubliez pas que vous êtes des héros, un cortège en colère, mais déterminé à faire changer cette situation.
27:35Merci beaucoup, Julia. Julia Ferrant avec Timothée Forger, Rachel Kahn.
27:40On le voit, donc, des manifestations de plus en plus régulières.
27:44La diaspora iranienne qui crie sa douleur, qui appelle à l'aide, et notamment sur les plateaux de CNews, on en reçoit beaucoup.
27:51Et on a le sentiment qu'ils ne sont pas entendus, finalement.
27:57Enfin, en tout cas, moi, j'ai cette impression-là, quand vous me regardez, pas suffisamment écoutée, peut-être, par nos dirigeants.
28:02Non, je pense qu'ils sont entendus, mais que la question iranienne est un révélateur, finalement, de l'instrumentalisation politique à l'extrême-gauche.
28:16C'est-à-dire que la question iranienne est un révélateur du palestinisme, est un révélateur de l'antrisme, est un révélateur aussi de la propagande,
28:26notamment du Hamas et du Hezbollah, donc financée par l'Iran, qui est arrivée jusqu'à chez nous,
28:30et qui veut faire du juif d'Israël, des États-Unis et donc du peuple iranien le coupable.
28:37Et puis, il y a aussi un révélateur du fait que c'est, vous savez, vous connaissez, no Jews, no news.
28:42Lorsqu'il n'y a pas de juifs, eh bien, on ne s'en occupe pas.
28:44Donc, en fait, on les laisse comme ça à l'abandon, sauf qu'ils sont ces femmes-vie-liberté.
28:48Ils sont pour la liberté, ils sont pour la démocratie.
28:51Et moi, je me demande quelque chose depuis le début, parce qu'on a vu les manifestations à Londres et à Berlin.
28:57Alors, on va voir des photos, justement.
28:58Voilà, lorsqu'il crie l'intifada, vous vous rendez compte ce que ça veut dire, l'intifada ?
29:03Regardez les définitions, il y a eu trois intifadas, c'est-à-dire que c'est véritablement un soulèvement, et c'est ça le palestinisme.
29:10Et moi, je me demande, cette extrême-gauche-là, qu'est-ce qu'elle aurait fait s'il n'y avait pas eu le 7 octobre ?
29:15Il n'y aurait pas eu de programme politique, finalement. Il n'y aurait rien eu.
29:19Là, on les voit, mais c'est que la haine, la haine, en fait, qui court les rues de l'Europe.
29:24Et c'est un danger pour nos démocraties.
29:26Et on voit très clairement le drapeau palestinien, aux côtés, aujourd'hui, du drapeau de la République islamique d'Iran.
29:31Ce qui est très intéressant, c'est que vous nous disiez qu'il n'y avait pas forcément de rapport, mais il y a un ennemi commun, finalement.
29:35Plus qu'un ennemi commun, pour séduire les Arabes, pour leur faire oublier qu'ils veulent les dominer,
29:41les Iraniens de la République islamique iranienne, dès l'époque Roménie, et pour séduire la rue gauchiste,
29:48ils ont utilisé le palestinisme, la haine d'Israël, la haine des Juifs,
29:51alors que le peuple iranien est le peuple le plus proche du peuple juif depuis 3000 ans.
29:56C'est une instrumentalisation qui est devenue existentielle.
29:58Au début, c'était une simple instrumentalisation, c'est devenu un disque rayé.
30:02Et donc, c'est pour ça que le palestinisme est présent.
30:04Mais les Iraniens s'en fichent.
30:06C'est uniquement pour faire oublier qu'ils veulent dominer les Arabes.
30:09La bombe atomique iranienne, d'ailleurs, n'est pas que contre Israël.
30:11Elle est contre l'Arabie Saoudite, ou contre le Pakistan, ou contre la Turquie, ou contre les Émirats.
30:16C'est une bombe qui vive à faire en sorte que l'Iran domine le peuple arabe.
30:20Et comment faire oublier à quelqu'un que vous le dominez ?
30:22Vous faites croire que vous venez le protéger.
30:24C'est un peu comme le Hezbollah qui justifie sa domination du Liban en disant
30:27« force de résistance contre le sionisme ».
30:31Tout cela, c'est du discours.
30:33Il s'en fiche totalement des Palestiniens.
30:34Mais Khomeini, l'homme qui a fait la révolution islamique en 1979,
30:38a fait sa révolution grâce à des milices palestiniennes qui arrivaient directement du Liban,
30:42de Tal El-Zahatar.
30:43C'était carrément une instrumentalisation aussi.
30:46C'était une main-d'oeuvre.
30:47La main-d'oeuvre terroriste qui a permis à Khomeini de prendre la rue,
30:50avec les militants gauchistes de Toudé,
30:52c'était des avions entiers de Palestiniens.
30:55Donc c'est vrai, il y a une histoire de collaboration entre le palestinisme et la République islamique iranienne
31:00qui est énorme, mais qui est instrumentale.
31:02Et avec des conséquences, et on le voit, Karim Abrik,
31:06ici sur le territoire français, avec des relais aussi.
31:09On le voit dans les manifestations d'extrême-gauche et d'extrême-droite.
31:11D'extrême-droite aussi.
31:13Il y a la nouvelle droite en France, ça a été très lié à l'ambassade d'Iran,
31:16le fameux chèque à la nouvelle droite,
31:19vous savez, Gorgie, c'est très documenté tout ça.
31:22L'Iran utilise toujours les milieux...
31:24Ça c'était dans les années 80.
31:26L'Iran a toujours utilisé les milieux soit d'extrême-gauche radicaux,
31:29soit extrême-droite radicale.
31:32Comme ils attrapent les Arabes avec la haine d'Israël,
31:34ils attrapent aussi les anti-israéliens d'extrême-droite et d'extrême-gauche,
31:38avec le palestinisme.
31:39Avec aujourd'hui l'extrême-gauche qui est le cheval de Troyes.
31:42Oui, c'est ça, exactement.
31:43J'allais dire, aujourd'hui, ce qu'on entend beaucoup,
31:45et on l'a vu quand il y avait les manifestations,
31:47justement, en lien avec ce qui se passait à Gaza.
31:50Bon, il y avait des manifestations anti-Israël, littéralement,
31:54et même ça dépassait avec des...
31:56On a vu cette montée de l'antisémitisme.
31:58Mais revenons justement sur cette extrême-gauche-là,
32:01ce malaise aussi qui est exprimé.
32:03C'est qu'on voit qu'aujourd'hui,
32:05c'est eux-mêmes qui font cet amalgame entre islam et islamisme,
32:09parce que ça les met un peu mal à l'aise.
32:11Quand on dénonce l'islamisme,
32:13on ne dénonce pas les musulmans,
32:15on parle de cet islamisme,
32:17et eux ont du mal à le faire.
32:19Le féminisme, qui le revendique, ce néo-féminisme,
32:22les met aussi dans une position un peu de malaise,
32:25parce que la situation en Iran,
32:27où on voit que des femmes, par exemple,
32:29parce qu'elles portent mal le voile,
32:30peuvent se retrouver à mourir.
32:32On a vu le mouvement Femmes-Vie-Liberté,
32:34il y avait un malaise aussi,
32:35parce que les néo-féminismes, aujourd'hui,
32:37dans ces courants d'extrême-gauche,
32:38nous disent que, finalement, le voile, c'est la liberté,
32:40c'est le choix,
32:42et qu'on serait intolérants, racistes, islamophobes.
32:45Donc, vous voyez un peu ces contradictions.
32:48Donc, on est dans ce terme qui est peut-être galvaudé,
32:51mais qui est réel, d'islamo-gauchisme,
32:53et on revient même à, vous avez mentionné,
32:56sur cette question de cette révolution iranienne en 1979,
32:59où ces mouvements aussi, très, très à gauche,
33:02qui, par anti-américanisme, anti-capitalisme,
33:06aussi se disaient que, d'aller dans la direction,
33:09justement, de cette révolution iranienne,
33:12cette religion, d'aller dans la religion,
33:14c'était presque un contrepoids à la culture américaine,
33:18si vous voulez.
33:19Donc, tout ça, ces fameux rapprochements
33:21entre la gauche, l'extrême-gauche,
33:23et ces mouvements-là d'aujourd'hui,
33:25c'est ce qu'on retrouve dans les rues aussi.
33:26Et on constate, notamment en Europe et en France,
33:29une ingérence très claire des mots-là,
33:32ou en tout cas qui ont des relais.
33:33Voilà, c'est une...
33:35Dans les milieux politiques et intellectuels,
33:37ou universitaires,
33:38mais là, je ne peux pas donner de nom, j'en ai,
33:39mais pas dans les mouvements religieux.
33:42Le dernier imam, par exemple,
33:43chiite révolutionnaire à Téhéran,
33:46à Bruxelles, a été tué de deux balles dans la tête,
33:48il y a quelques années.
33:49C'est-à-dire qu'ils n'ont aucun droit de citer
33:51dans l'islamisme prosélite, religieux.
33:54Ils sont complètement interdits,
33:55parce que les salafistes maîtrisent le terrain,
33:58comme les frères musulmans, les miliguliches, tout.
34:00Donc, les sunnites les ont interdits
34:01dans l'espace prosélite religieux.
34:04Donc, les Iraniens ont une stratégie de pénétration
34:06plutôt des milieux extrémistes, politiques
34:08ou idéologiques tiers-mondistes.
34:10Ce qui est un très intéressant analysé,
34:12mais ce qui montre que l'islamisme de là-bas
34:15n'est pas l'islamisme d'ici.
34:16C'est très important de ne pas tout mélanger
34:18dans l'islamisme.
34:19Mais comment les islamismes fracturent nos sociétés
34:21via, entre guillemets, les idiots utiles ?
34:23C'est-à-dire qu'en fait,
34:24on a très bien vu les relais avec le wokisme,
34:27en instrumentalisant aussi la question de la laïcité.
34:31Absolument.
34:31Agi plus.
34:32Voilà, en fait, exactement, avec Agi plus.
34:34Parce qu'en réalité, on nous dit très souvent,
34:37oui, vous voyez, le voile, la kippa, la croix,
34:41c'est exactement la même chose.
34:42Mais l'Iran nous montre que personne n'est mort
34:46pour ne pas avoir porté une kippa.
34:48Personne n'est mort pour ne pas avoir porté une croix.
34:50Sauf que des femmes meurent pour porter le voile.
34:52Exactement.
34:54Pendant ce temps-là, en tout cas,
34:55pas de discussion aujourd'hui à Abu Dhabi,
34:58entre Kiev, Moscou et Washington.
34:59Puisque vous avez la situation en Iran,
35:02n'oublions pas ce conflit qui dure toujours
35:05entre l'Ukraine et la Russie,
35:07des négociations reportées à mercredi prochain.
35:10C'est Volodymyr Zelensky, d'ailleurs,
35:11qui l'a annoncé sur ses réseaux,
35:14en affirmant que l'Ukraine était prête
35:15à avoir une discussion constructive.
35:18Et nous sommes intéressés par un résultat
35:19qui nous rapprocherait d'une fin de guerre réelle et digne.
35:22Merci à tous ceux qui nous aident.
35:24Xenia, voilà aujourd'hui ce que l'on a appris.
35:26Donc, pas de négociations aujourd'hui.
35:28Est-ce que peut-être un report lié avec la situation en Iran ?
35:32Je ne sais pas s'il y a une clé de décryptage particulière
35:34sur ce report ces quelques jours.
35:37C'est vrai qu'il y a Kyrgyz Mitryev
35:40qui représente la délégation,
35:43plutôt les Kremlin,
35:44quand il s'agit des négociations avec les États-Unis,
35:47qui était à Miami
35:48et qui a parlé probablement avec Donald Trump
35:53et Stu Fritkoff.
35:55Et en fait, c'est tout à fait possible
35:57qu'ils soient touchés au sujet,
35:58qui ne sont pas seulement l'Ukraine, mais l'Iran.
36:01Mais je pense que le vrai délégage,
36:04ce que Vladimir Zelensky cherche désespérément
36:08d'une raison de ne pas choisir,
36:16de ne pas prendre une décision
36:17sur les points qui sont les points absolument nécessaires.
36:20C'est la question des partages du territoire,
36:22en fait, c'est ça la question qui bloque.
36:24Oui, la question de Donbass,
36:26c'est la question de garantie de sécurité.
36:29Hier, je pense, dans un interview,
36:31on met des checks,
36:32il a dit que l'Ukraine ne lèche pas Donbass.
36:35Donc, dans ce contexte-là, comment,
36:37en fait, on peut avoir un espoir
36:39que cette négociation va dans la bonne direction
36:42si le président Zelensky est toujours,
36:45il continue de répéter la même chose.
36:47Dans les cas, juste pour dire,
36:49dans les cas où, par exemple,
36:50l'Ukraine ne veut pas partir
36:52de ce territoire de Donbass,
36:54ce qui va passer, c'est que la Russie va continuer.
36:57Et finalement, on va préprendre
36:58ce territoire par force.
37:00Et donc, aujourd'hui,
37:01quand on essaie d'accuser la Russie
37:03de ne pas négocier,
37:04la vraie réponse,
37:06je pense qu'il est là.
37:08Jusqu'à maintenant,
37:09Vladimir Zelensky,
37:10qui probablement a un visage
37:12allé aux prochaines élections,
37:15il cherche une façon de sortie
37:18de cette situation
37:18où il est obligé de saisir
37:20des territoires.
37:21Il ne veut pas parce qu'il cherche
37:22à ne pas perdre cette popularité
37:25qu'il reste un petit peu
37:26parmi les Ukrainiens.
37:27Et les Américains disent
37:29que la Russie oeuvre pour la paix.
37:31C'est Steve Witkoff
37:31qui le déclare cette semaine.
37:33Vous avez effectivement
37:35Volodymyr Zelensky
37:37qui cherche un résultat
37:39d'une fin de guerre réelle et digne.
37:41Voilà ce qu'il dit.
37:43Donc, on a la Russie aussi
37:45qui, elle, affirme
37:47chercher la paix.
37:49On a finalement
37:50tous les acteurs
37:50qui le déclarent.
37:51Et pourtant,
37:52ça ne se fait pas.
37:53Que reste-t-il à accomplir ?
37:55C'est uniquement
37:55la question des territoires
37:56aujourd'hui.
37:56Enfin, uniquement.
37:57C'est toute la question.
37:58C'est important parce que
38:00Zelensky peut être traduit
38:02devant des tribunaux
38:02dans le futur
38:03s'il cède des territoires.
38:05Il a lui-même fait inscrire
38:06dans la Constitution
38:06et dans la loi.
38:08Et par ailleurs,
38:09les groupes d'extrême droite
38:10radicaux,
38:11notamment autour d'Azov,
38:13les anciens de Pravi Sector,
38:14etc.
38:14Dès qu'il a été élu
38:15pour faire la paix
38:16avec la Russie,
38:17Zelensky s'est vu notifier
38:19une menace de mort.
38:21Tu négocies
38:21quoi que ce soit
38:22avec les Russes,
38:23tu es mort.
38:24Donc Zelensky est un homme
38:25qui n'est pas libre.
38:25Soit il va en prison
38:26dans le futur
38:27ou alors on lui trouve
38:28un exil quelque part,
38:29soit il est tué.
38:30Il ne peut pas signer
38:31aujourd'hui
38:31ces lâchages de territoire.
38:33Et les Russes se disent
38:34tant pis pour lui.
38:35S'il ne lâche pas
38:35les territoires volontairement
38:37de Donetsk
38:37qui restent à lâcher,
38:38on le prendra avec le temps
38:39à 100 000 morts plus tard.
38:41C'est une horreur.
38:42C'est ce qu'a dit Trump
38:43quand il a dit
38:43tu n'as pas de carte.
38:44C'était ça qu'il voulait dire.
38:45Soit tu lâches maintenant,
38:46il y a moins de morts.
38:47Soit tu lâches dans 3 ans
38:48et si tu perds,
38:49tu auras perdu
38:50beaucoup plus de territoire
38:51et plus de morts.
38:52Et c'est pour ça
38:52que les Américains
38:53sont en train de dire
38:54que la Russie montre
38:55qu'elle est plutôt prête
38:56pour un accord
38:57et l'Ukraine n'est pas prête.
38:59Je pense que c'est exactement ça
39:00en fait.
39:01Parce que Zelensky
39:01cherchent en sortie.
39:02Et les petits succès
39:03des Ukrainiens rapidement
39:04à Kupiansk
39:05que je croyais moi-même
39:06qui étaient pris par les Russes
39:08je l'avais dit ici
39:08et en fait c'était démenti
39:10montrent que
39:11les petites victoires
39:12qu'ont eues,
39:12les reprises
39:13qu'ont eues les Ukrainiens
39:14récemment
39:14et l'appui des Européens
39:15et les Européens
39:16qui poussent
39:17pour ne pas faire
39:17un accord tout de suite
39:19font que Zelensky
39:20fait encore traîner
39:22la situation.
39:23Donc il y aura probablement
39:24un lâchage de territoire
39:25mais 100 000 morts plus tard.
39:27C'est ça l'horreur
39:27de cette guerre.
39:28C'est absolument à trois.
39:29Je ne sais pas
39:30si vous vous souvenez
39:30de Dmitri Medvedev
39:32qui s'était justement
39:33qui avait eu
39:33qui avait déclenché
39:34une escalade diplomatique
39:36c'était en août dernier
39:37avec Donald Trump.
39:40Il s'est exprimé ce matin
39:40justement Dmitri Medvedev
39:42sur le président américain
39:44Donald Trump.
39:45Je vous propose
39:45de l'écouter.
39:49Son style de management
39:50est original
39:51mais d'une certaine manière
39:52plutôt efficace
39:54et clair.
39:54De notre côté
39:55nous sommes prêts
39:56à travailler
39:56avec n'importe quel
39:57président élu.
39:59Le président précédent
40:00ne semblait pas
40:00travailler beaucoup
40:01et ne le souhaitait pas
40:02non plus.
40:03Il évitait également
40:04tout contact.
40:06Trump
40:06et c'est très clair
40:07veut rentrer dans l'histoire
40:08comme un faiseur de paix
40:09et il essaye.
40:11Parfois il y arrive
40:11parfois non
40:12mais il essaye sincèrement
40:13et c'est pour cela
40:14que les contacts
40:15avec les américains
40:16sont devenus
40:17beaucoup plus productifs.
40:20Comment est-ce que vous décryptez
40:21c'est assez intéressant ?
40:22Alors interrogation
40:23est-ce que Donald Trump
40:24est devenu le maître du monde
40:25le seul qui peut parler
40:26à tout le monde
40:26visiblement
40:27ce qui n'était pas le cas
40:28de Joe Biden
40:28en tout cas
40:29on l'entend bien
40:29dans ses propos-là ?
40:31Ça paraît quand même
40:32assez ridicule
40:32mais Medvedev
40:33passe son temps
40:34soit à lécher
40:35les bottes
40:35de M.
40:36Poutine
40:36parce qu'à un moment
40:36il était sur la sellette
40:37maintenant c'est de Trump
40:39c'est quelqu'un
40:40qui représente plus grand chose
40:41on lui a donné un poste honorifique
40:43il était le plus modéré
40:44le plus pro-libéral
40:45quand il était président
40:46et maintenant il est devenu
40:47celui qui parle le plus souvent
40:48de guerre atomique
40:50et maintenant le voilà
40:51à lécher les...
40:52C'est pour ça que ça m'a attiée
40:53Moi je pense qu'il ne faut surtout pas
40:55analyser trop ce que dit Medvedev
40:58Alors Xenia Fedorov
40:59vous êtes d'accord
40:59j'étais interpellé
41:01parce que j'avais en tête
41:02effectivement en août dernier
41:03cette escalade verbale
41:05avec Donald Trump
41:06et aujourd'hui
41:06c'est un tout autre discours
41:08et je trouvais ça assez intéressant
41:10d'avoir vos éclairages respectifs
41:12Je ne pense pas que
41:13Medvedev
41:14ce n'est pas représentatif
41:16de ce que pense et fait Poutine
41:18je pense
41:19C'est sûr qu'il y a
41:20plusieurs personnalités
41:21qui s'expriment
41:23et si on veut vraiment
41:24voir la position officielle
41:26des Kremlin
41:27c'est ses porte-parole
41:29des Kremlin
41:29ou Poutine lui-même
41:31ou c'est
41:31c'est
41:32Sergei Lavrov
41:34qui est le ministère
41:35des Affaires étrangères
41:36et en fait ça c'est toujours
41:37la ligne officielle
41:38après vous avez plusieurs personnalités
41:40qui peuvent ajouter
41:41un peu d'émotion
41:42pour équilibrer
41:43ou répondre
41:43à certaines choses
41:44qui sont lancées
41:46vers Poutine
41:47qui Poutine laisse
41:48sans réponse
41:48mais en vérité
41:50la position est claire
41:52elle est toujours exprimée
41:53par
41:53mais la position
41:55qu'on vient d'entendre
41:56c'est la position
41:57partagée par le Kremlin
41:58aujourd'hui
41:58il est plus facile
41:59d'échanger avec Donald Trump
42:01que d'échanger
42:01avec Joe Biden
42:03mais c'est une question
42:04d'échange
42:05et d'homme peut-être
42:06parce que sous Biden
42:07il n'y a pas eu d'échange
42:09sur Biden
42:10le dialogue était fermé
42:12c'est comme
42:13avec les Européens
42:14c'est comme Emmanuel Macron
42:15Vladimir Zelens
42:16qui on parle peut-être
42:17sous menace des nationalistes
42:19et peut-être pour sa propre volonté
42:21il a créé une loi
42:23qui est interdite
42:24de parler avec
42:25Vladimir Poutine
42:26et sa administration
42:27donc je pense que
42:28ce qui est partageux
42:30c'est qu'aujourd'hui
42:31il y a un dialogue
42:32avec les Américains
42:33et ça profite
42:35potentiellement
42:36plutôt
42:36pour une déescalade
42:39que pour une guerre
42:40parce que s'il y a un dialogue
42:41à moi
42:41on peut échanger
42:42on peut essayer
42:43de trouver une solution
42:43s'il n'y a pas de dialogue
42:44c'est fini
42:45peut-être une histoire humaine
42:46aussi
42:46parce qu'on a vu la photo
42:47de Donald Trump
42:48au côté de Vladimir Poutine
42:50à la Maison Blanche
42:52il y a peut-être aussi
42:53une histoire humaine
42:53entre les deux hommes
42:54qui...
42:55Ah oui
42:55les deux s'estiment
42:56depuis longtemps
42:57ça c'est sûr
42:57Medvedev je ne sais pas
42:58mais c'est deux hommes
42:59Vladimir Poutine
43:00et Donald Trump
43:01je pense qu'il s'entend bien
43:02Vladimir Poutine
43:03et Donald Trump
43:04mais c'était aussi
43:04le cas avec Emmanuel Macron
43:06je viens de regarder
43:07les photos
43:08je trouvais les photos
43:09hier
43:09des Brégançons
43:10où j'ai assisté
43:11à cet rendez-vous
43:12entre Macron
43:12et Vladimir Poutine
43:13je peux vous dire
43:14que les échanges
43:15étaient très chaleureux
43:16mais regardez
43:17où on est aujourd'hui
43:18Emmanuel Macron
43:19a complètement
43:19même s'il dit
43:20qu'il est prêt
43:20de parler avec Vladimir Poutine
43:22il ne l'a jamais appelé
43:23il n'y a pas
43:23un échange
43:24entre les diplomates
43:25aujourd'hui
43:26le grand gâchis
43:27très rapidement
43:27c'est qu'en 2022
43:28on avait une solution
43:29de paix
43:30pour les Ukrainiens
43:31qui étaient acceptés
43:32par le fameux plan
43:33d'Istanbul
43:33et pour faire du buzz
43:36et pour jouer au Churchill
43:37Boris Johnson
43:38a empêché
43:39ce deal
43:40et il a promis
43:41quelque chose
43:42d'horrible
43:42pour le peuple ukrainien
43:43vous allez vaincre
43:44Poutine va tomber
43:45ne cédez pas
43:46et aujourd'hui
43:47Poutine n'est pas tombé
43:48parce qu'au début
43:49du quinquennat
43:51les politiques
43:51qui veulent faire du buzz
43:52peuvent être
43:52des criminels
43:53il y avait un réchauffement
43:54diplomatique
43:55au début du quinquennat
43:56d'Emmanuel Macron
43:56il y avait des partenariats
43:58culturels
43:58qui étaient mis en place
43:59il y avait vraiment
44:00réellement un réchauffement
44:01et c'est vrai
44:02que quand vous regardez
44:03ce passé là
44:03vous vous dites
44:04mais
44:04excusez-moi
44:05mais pardon
44:06on parle juste
44:06une chose
44:06sur Boris Johnson
44:07c'était pas pour
44:08jouer à Churchill
44:10c'est parce que
44:10selon les gardiens
44:11en fait
44:12il a pris d'argent
44:14d'une entreprise
44:15producteur
44:16livreur
44:17des armes
44:18en fait
44:18il a fait du lobbying
44:20pour les complexes
44:21militaires industriels
44:22il a touché
44:23pas mal d'argent
44:24et en fait
44:25si on regarde
44:26ce qui est passé
44:26c'est pas le peuple ukrainien
44:28qu'il voulait aider
44:29ou pas
44:30c'était juste
44:30pour avoir d'argent
44:31on répète souvent
44:33que la géopolitique
44:33n'est pas morale
44:34la géopolitique
44:35c'est aussi cynique
44:36finalement
44:36Karim Abrick
44:38on le voit
44:39alors là
44:39ça nous explose
44:40à la figure
44:41oui
44:41c'est pas la première fois
44:43on regarde un peu
44:44l'histoire
44:45mais vous avez parlé
44:46de ce réchauffement
44:47diplomatique
44:48qui avait eu lieu
44:48effectivement oui
44:49mais d'ailleurs
44:51on était tellement
44:51dans cette idée
44:52de ce réchauffement
44:53diplomatique
44:53que beaucoup
44:55de spécialistes
44:56beaucoup de personnalités
44:58politiques
44:58n'imaginaient même pas
44:59qu'il y aurait
45:00cette invasion
45:01en Ukraine
45:02donc il faut aussi
45:02se remémorer
45:03que personne
45:04non mais il y avait
45:05quand même cette idée
45:06il y en avait plusieurs
45:07qui disaient
45:08non non ça n'arrivera pas
45:09ça n'arrivera pas
45:09je me souviens quand même
45:10c'était un discours
45:11qu'on entendait
45:11quand même fréquemment
45:12et ensuite
45:13moi je pense que
45:13du côté de la Russie
45:15ça n'a jamais changé
45:17en fait le positionnement
45:18de Vladimir Poutine
45:19c'est-à-dire qu'il tient
45:21pour acquis
45:21que certains territoires
45:23doivent lui revenir
45:24de toute façon
45:25qu'il y avait des enjeux
45:27au Donbass
45:28je ne nie pas
45:29qu'il y avait des enjeux
45:30qu'il y a une population
45:31russophone
45:31c'est pas ça
45:32après bon
45:33il y a eu un choix
45:35des occidentaux
45:36d'appuyer l'Ukraine
45:38parce que l'Ukraine
45:38s'est quand même
45:39faite envahir par la Russie
45:40mais ensuite de dire
45:41est-ce qu'on décide
45:43d'aider
45:43mais sans véritablement
45:45c'est-à-dire que
45:45c'était une aide
45:46mais vous avez parlé
45:47de combien
45:48au prix de combien
45:48de morts
45:49c'est l'inverse
45:49l'Ukraine a été attaquée
45:50parce qu'il y avait
45:51une présence occidentale
45:52politique, militaire, stratégique
45:54douze bases de la CIA
45:55des missiles qui se rapprochent
45:57toujours plus l'air
45:57il y avait cette idée
45:58de l'OTAN
45:59quand l'Ukraine était neutre
46:01et qu'elle ne voulait pas
46:02et que la France
46:03ne voulait pas
46:03qu'elle rentre de l'OTAN
46:04la France l'avait bloquée
46:05l'Ukraine n'avait jamais
46:06été envahie par la Russie
46:07mais elle a été envahie
46:08je suis désolée
46:08mais là vous fait croire
46:09que la Russie
46:09vous avez inversé la chronologie
46:12vous disiez
46:12tout à l'heure
46:13c'est vrai ce que vous dites
46:14sauf que c'était l'inverse
46:15c'est après
46:15c'est après avoir été déneutralisé
46:17que l'Ukraine a subi
46:19une invasion russe
46:20qui est tout à fait condamnable
46:21mais qui aurait pu être évitée
46:22c'est la thèse de mon livre
46:23si on n'avait pas fait
46:24d'ingérence
46:24de prosélytisme occidental
46:26si on avait accepté
46:27une sorte de rideau de fer
46:28c'est pas très beau
46:29c'est pas très moral
46:29c'est pas très esthétique
46:30mais ça essaye
46:32vous acceptez toutes les conditions
46:33non c'est pas les conditions russes
46:35c'est pas les conditions russes
46:36c'était un jardin russe
46:36c'était pas du tout
46:37un territoire de l'OTAN
46:38c'était pas un territoire
46:39de l'Union Européenne
46:39il n'y avait aucun accord de défense
46:41d'aucun pays européen
46:42avec l'Ukraine
46:43donc cette guerre
46:44était parfaitement évitable
46:45si nous ne mettions pas le nez
46:46dans la sphère d'influence russe
46:47de même que les américains
46:48ne veulent pas qu'on mette le nez
46:49dans leur sphère d'influence
46:50alors c'est moralement inacceptable
46:52je le comprends
46:53mais c'est géopolitiquement
46:54la loi depuis des centaines d'années
46:57des milliers d'années
46:57Xenia Fedorov
46:58oui il ne faut pas oublier
46:59qu'en fait cette guerre
47:00c'est une guerre
47:01par procuration des Etats-Unis
47:02vous savez il y a un sénateur américain
47:04qui dit c'est le meilleur investissement
47:06les russes tuent les russes
47:08en fait les ukrainiens tuent les russes
47:10c'est le meilleur investissement
47:11qu'on pourrait faire
47:12et si on parle aussi
47:14je l'ai entendu
47:14les slavs s'entretuent
47:16je l'ai entendu
47:16la stratégie américaine
47:17exactement
47:17et c'était toujours en fait
47:19l'idée des CIA
47:20d'utiliser l'Ukraine
47:22pour affaiblir
47:22et déstabiliser la Russie
47:24et il y a des preuves de ça
47:25c'est pas moi qui ai dit
47:26la RAN Corporation
47:28et Zbignusz Bezinski
47:30le plus grand stratège américain
47:31dès 1999
47:32il dit
47:33il faut déstabiliser
47:34l'Ukraine
47:35pour déstabiliser la Russie
47:36il faut faire perdre à la Russie
47:38le contrôle
47:38l'accès à la mer Noire
47:40c'est quelque chose
47:41qui a été théorisé
47:42par les grands stratèges américains
47:43depuis bien avant
47:44l'euro-maïdan
47:45et bien avant
47:46la révolution orange
47:47c'est très important
47:47de voir cette big picture
47:49pour comprendre
47:49ce qui se passe aujourd'hui
47:50et comment on peut sortir
47:51de ces conflits
47:52si on ne regarde pas
47:53les racines de ces conflits
47:54ça va continuer
47:55sauf que ça fragilise aussi l'Europe
47:56c'est le choix
47:58l'Europe
47:58énormément l'Europe
47:59et puis par ailleurs
48:00moi je m'interroge
48:01parce que
48:02dans les négociations
48:03justement globales
48:05avec cette guerre
48:05qui dure depuis trop longtemps
48:07entre la Russie et l'Ukraine
48:08comment la Russie
48:09va s'imposer
48:10en tant que médiateur
48:11du côté iranien
48:12vous voyez
48:12on a vu tout à l'heure
48:14Vladimir Poutine
48:15avec Jolani
48:16comment ce puzzle
48:17va pouvoir s'enfermer
48:18de la négociation
48:19l'impact effectivement
48:21peut-être pour clore
48:22l'impact de cette situation
48:23en Iran
48:23sur la guerre
48:24en Russie-Ukraine
48:25effectivement
48:26à quoi peut-on s'attendre
48:27c'est toute l'interrogation
48:28est-ce que c'est lié
48:29c'est imbriqué
48:30bien sûr
48:31ça va être un deal
48:33au niveau global
48:35comme ça
48:35et effectivement
48:36c'est limite
48:37pas très moral
48:38on est à la veille
48:39d'un Yalta international
48:40un Yalta global
48:42on n'y est pas encore
48:42mais chacun vend ses pions
48:43pour aller vers
48:45un partage
48:46de zones d'influence
48:47et chacun va essayer
48:48de maximiser ses zones
48:49et on rappelle votre livre
48:50Alexandre Delval
48:51le nouvel ordre
48:53post-occidental
48:54c'est aux éditions
48:55l'artilleur
48:56pour aller plus loin
48:57un grand merci
48:58à tous les cas
48:59d'avoir décrypté
49:00analysé l'actualité internationale
49:02vous l'avez compris
49:03expédité
49:03très riche
49:04on continue
49:05à suivre l'évolution
49:06de la situation
49:07en Iran
49:07on va bien voir
49:08est-ce qu'il va y avoir
49:09du mouvement
49:09dans les prochaines heures
49:10Alexandre Delval
49:11vous qui êtes
49:11un fin observateur
49:12selon vous
49:14pardon
49:14du mouvement attendu
49:16ou pas
49:16ou là pour le moment
49:17statu quo
49:18opération
49:19à quoi s'attendre
49:20dans les prochaines heures
49:20selon vous
49:21moi je pense que
49:22nous allons vers
49:23un deal
49:23soit directement
49:25un deal
49:25soit après des bombardements
49:27élimination de dirigeants
49:28et ensuite
49:29on trouve un deal
49:30avec des remplaçants
49:31comme on l'a fait
49:32avec le Hezbollah
49:33on tue les têtes
49:33et après
49:34l'interlocuteur
49:36est diminué
49:37et il peut peut-être
49:38négocier
49:39ou se calmer
49:39ou accepter
49:40un cessez-le-feu
49:40comme ça s'est passé
49:41avec le Hezbollah
49:42qui maintenant
49:43est beaucoup moins présent
49:43notamment à Beyrouth
49:45on observe tout cela
49:46bien évidemment
49:47dans un instant
49:48l'actualité continue
49:48Thierry Cabane
49:49dans Punchline Weekend
49:51merci à tous les quatre
49:52merci à toutes les équipes
49:53l'heure inter
49:54c'est aussi le mercredi
49:55nouveau numéro
49:56Xenia Fedorová
49:57c'est avec Gauthier Le Bret
49:5821h le mercredi
50:00et avec un invité
50:02fil rouge
50:02également
50:03l'heure inter
50:04mercredi
50:04à ne pas manquer
50:0521h
50:06excellente soirée
50:07sur notre antenne
50:08à tout à l'heure
50:08merci à tous lesquels
50:10et à tous lesquels
50:10on se retrouve
50:11merci à tous lesquels
50:12et à tous lesquels
50:12on se retrouve
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