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  • il y a 10 heures
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, très heureux de vous retrouver dans l'heure inter de 100% politique comme tous les mercredis,
00:05avec autour de la table, comme chaque mercredi, Xenia Federova et Arnaud Klarsfeld.
00:08Bonsoir à tous les deux.
00:09Bonjour.
00:10Et notre invité ce soir, c'est Nicolas Meillant, expert en énergie.
00:14Et on va avoir besoin de vos expertises parce que le sujet de l'énergie, quasiment le sujet numéro un du moment,
00:19avec l'enrichissement d'uranium en Iran, avec le gaz russe dont se prive l'Europe depuis le début de la guerre en Ukraine.
00:26Donc il sera question de l'énergie ce soir.
00:29Mais vous le savez, Benyamin Netanyahou rencontre aux Etats-Unis le président américain
00:34et lui met une douce pression pour intervenir en Iran.
00:38Alors le président de la République islamique d'Iran essaye de donner des gages au président américain
00:43en jurant qu'il ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire.
00:47Écoutez-le et on en débat.
00:52Nous ne cherchons pas à nous doter de l'arme nucléaire.
00:55Nous l'avons déclaré à maintes reprises et nous sommes prêts à toute vérification.
01:01Alors comment analyser cette sortie, Arnaud Klarsfeld, avec le président de la République islamique d'Iran,
01:08qui dit qu'on est prêt à ouvrir le pays à des inspecteurs étrangers
01:12pour vérifier qu'on n'est pas en train de s'enrichir à nouveau en uranium et de développer une bombe atomique.
01:17Est-ce que c'est la crainte d'une intervention américaine un peu plus chaque jour ?
01:21Mais ils ont quand même des positions antagonistes avec les Etats-Unis,
01:23puisque les Etats-Unis demandent non seulement que l'Iran n'enrichisse pas l'uranium,
01:28il n'y a pas besoin d'enrichir l'uranium à plus de 5% pour faire fonctionner le nucléaire civil,
01:34et on a trouvé des traces à plus de 60%,
01:37mais ils demandent aussi que l'Iran renonce à ses missiles balistiques
01:42et que l'Iran renonce à financer les proxys qui déstabilisent le Moyen-Orient,
01:49comme le Hezbollah, le Hamas, etc.
01:53Et ça, l'Iran a dit non.
01:56Et Trump aura du mal à revenir avec un accord qui est à peu près le même que celui qu'avait obtenu Obama.
02:05Et qu'il a dénoncé.
02:06Il faut qu'il l'obtienne et qu'il a dénoncé lui-même.
02:08Donc il faut qu'il l'obtienne plus.
02:11Je préférerais que le régime tombe de lui-même
02:13et que la transition se fasse de manière pacifique.
02:17Et il vaudrait mieux arriver à un accord,
02:20mais c'est bien compliqué.
02:23Et c'est pour ça que Trump fait venir un second porte-avions.
02:27Mais en faisant venir un second porte-avions,
02:31il avoue d'une certaine façon qu'avec un porte-avions, il n'a pas assez.
02:35Il met donc plus la pression.
02:37Et pourtant, il y avait de quoi aller bombarder l'Iran
02:40avec le porte-avions Abraham Lincoln, des F-35, un sous-marin, très probablement.
02:43Il y avait de quoi, déjà, s'il voulait pilonner l'Iran, le faire.
02:48Donc comment vous analysez, effectivement, cette montée en puissance des États-Unis ?
02:51Et au même moment, on va l'écouter dans un instant, sur Fox News hier,
02:54Trump a dit qu'il allait conclure un accord avec l'Iran,
02:57sans missiles et sans armes nucléaires.
02:59Trump fait la communication, évidemment.
03:02Et mettre la pression sur l'Iran, c'est évidemment aussi.
03:06Mais où je pense qu'il se trompe,
03:08ce qu'Iran ne peut pas accepter, c'est ces conditions
03:11parce que vis-à-vis, pour les régimes, vis-à-vis du peuple iranien,
03:15ça sera en fait en défaite.
03:18Et comme l'Iran est sous sanction depuis très longtemps,
03:22accepter tout ce que les États-Unis demandent sans aucune résistance,
03:26ça va, je pense que ce sera le début de la fin du régime.
03:30Alors comment ça se termine, selon vous, ce bras de fer ?
03:32Je pense qu'ils vont faire la communication,
03:34ils vont trouver une solution, je pense.
03:36Peut-être même sans les frappes,
03:38parce que jusqu'à maintenant, on n'a pas eu les frappes, mais on verra.
03:41Et je pense que chacun va communiquer un peu différemment sur les sujets.
03:45Donc en Erran, ça sera plutôt qu'Iran a pris à résister
03:48et la décision est bonne pour Erran et Trump va dire qu'il a obtenu tout ce qu'il veut obtenir.
03:53Mais je pense que la vraie d'accord, je ne suis pas même sûre
03:57qu'on sera en courant exactement de ce qu'ils sont décidés derrière les portes fermées.
04:02Alors on va écouter Trump justement sur ce futur accord qu'il espère.
04:05Ils veulent conclure un accord.
04:08Ils ne veulent parler à personne d'autre, mais ils parlent à moi.
04:11Mais vous savez, c'est une bonne question.
04:13Beaucoup de gens disent non.
04:15Et je dirais que je préfère conclure un accord qui sera un bon accord.
04:19Pas d'armes nucléaires, pas de missiles, pas ceci, pas cela.
04:23Votre regard, Nicolas Meillant, sur l'Iran qui dit
04:26qu'on ne va pas développer la bombe atomique,
04:28alors qu'ils se sont évidemment enrichis en uranium.
04:30Il y a eu les bombardements de l'année dernière américains
04:32sur l'endroit où cette bombe atomique était sans doute en train de se développer.
04:37Quel regard vous portez sur le nucléaire iranien, l'uranium iranien ?
04:42L'administration Obama avait effectivement passé beaucoup de temps
04:46pour obtenir un bon accord.
04:47Un bon accord qui empêchait justement que les Iraniens développent cette bombe atomique.
04:53Et donc Donald Trump, par principe, ne supportait pas cet accord.
04:57Il l'a fait tomber et il leur a beaucoup de mal à retrouver un tel accord.
05:00Et on voit d'ailleurs les conséquences, puisque en faisant tomber cet accord,
05:03on a privé les visites des différents sites nucléaires
05:06et ça leur a permis d'augmenter l'enrichissement à des taux 60%
05:10et qui leur permettrait peut-être un jour, d'ici peu de temps,
05:14de fabriquer des bombes nucléaires.
05:15Donc je pense que, comme le dit Xenia, on est dans une guerre de communication.
05:21Tout le monde va s'assurer qu'il a gagné.
05:24Et finalement, on reviendra probablement, dans le meilleur des cas,
05:27au même accord que Trump avait fait tomber en 2015.
05:30Alors c'est ça qui est intéressant, Xenia.
05:31C'est pourquoi Trump va signer un accord alors qu'il a lui-même dénoncé celui de Barack Obama ?
05:37Je pense que Trump doit sortir de cette situation.
05:39Et pour en sortir, il doit avoir un accord.
05:42Je pense qu'il met beaucoup de choses sur la table aujourd'hui.
05:45Par exemple, les missiles, je ne vois pas Iran accepter la demande de Trump,
05:50de se priver de ces missiles.
05:52Parce que finalement, Iran aussi, il n'a pas beaucoup,
05:56si on regarde un peu la situation de leur côté,
06:01il y a très longtemps qu'ils ont été assez transparents
06:05avec l'agence internationale nucléaire qui surveillait tout ce qui était lié au uranium.
06:13Et en fait, en tous les cas, il a eu des frappes finalement
06:16et il a toujours des pressions.
06:17Donc je pense que Donald Trump, encore une fois,
06:21je pense qu'on va tomber sur la communication.
06:24Sauf si Israël, par exemple, mette certaines pressions sur les États-Unis
06:30et demande quand même les frappes.
06:32Et dans ces cas, ça peut aller jusqu'à une grande escalade dans les régions.
06:36Et ce n'est pas quelque chose qui est bien pour les régions, à mon avis.
06:39Alors tiens, on va poser la question à Arnaud Clarsel,
06:41puisque Benjamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, est aux États-Unis,
06:44avec l'administration Trump, avec Marco Rubio, son secrétaire d'État,
06:48l'équivalent du chef de la diplomatie en France, américain.
06:51Est-ce que vous pensez que Benjamin Netanyahou peut mettre suffisamment,
06:55une pression suffisamment forte sur Trump pour qu'il intervienne en Iran ?
06:58Il met en tous les cas la pression pour obtenir la fin de la production des missiles balistiques.
07:04Et ça, très certainement, il met une grande pression pour obtenir cela.
07:10Et les Iraniens ne veulent pas le concéder.
07:12Et Trump ne peut pas revenir à l'accord qu'avait obtenu Obama.
07:16Donc la seule issue logique, en tous les cas qui me semble logique, peut-être pas souhaitable,
07:22mais en tous les cas logique, c'est qu'il y ait des frappes.
07:24Après, est-ce que les frappes mettront fin au régime
07:27ou est-ce qu'elles ouvriront à des nouvelles négociations avec l'Iran
07:33ou le régime des Molas qui sera plus sous pression ?
07:36C'est un autre problème.
07:37Et moi, je pense qu'il y aura des frappes.
07:39Parce que Trump ne peut pas céder et le régime des Molas ne peut pas céder.
07:45Et vous ne mettez pas une telle armada en place ?
07:48Le chef, il a l'armada en place et le chef des Molas, Khameni, il a 86 ans,
07:54il est atteint d'un cancer, il va sans doute mourir un jour
07:59et il ne va pas céder, il ne va pas quand même se trahir lui-même.
08:05Alors la voix de la France, écoutez, vous l'avez vu à l'antenne,
08:07écoutez le ministre des Affaires étrangères.
08:10Nous exigeons désormais la fin de la répression,
08:12la libération des prisonniers, la cessation des exécutions
08:17et la possibilité donnée à la mission d'établissement des faits des Nations Unies
08:21de venir enquêter sur les crimes.
08:23La troisième priorité, c'est évidemment la sécurité de nos emprises
08:26et de nos ressortissants.
08:27Et je le dis aux familles de Cécile Colleur et de Jacques Paris,
08:30je le leur dis à tous les deux, nous ne les oublions pas,
08:32nous exigeons leur libération définitive et leur retour dans notre pays.
08:37La voix de la France face à ce conflit entre les Etats-Unis
08:40et l'Iran, que pèse la France, Xenia ?
08:42Et effectivement, je rappelle que nos deux compatriotes français,
08:45Jacques Paris et Cécile Colleur sont sortis de la prison,
08:47la fameuse prison de Téhéran,
08:49mais sont assignés à résidence à l'ambassade de France à Téhéran.
08:53Oui, je pense que la France doit absolument s'occuper des otages,
08:59de la libération des ces gens pour les récupérer et revenir en France.
09:03Après, demander quelque chose de régime,
09:07je trouve ça un peu contre-productif, ces discours-là,
09:10parce que pour l'attente, l'objectif est libérer les gens,
09:13les récupérer, il faut quand même utiliser plutôt la diplomatie qui les menace.
09:18Je pense que là, ce qu'on a attendu, c'est la position,
09:21qui peut être considérée comme position forte à la base,
09:24mais je pense que le résultat n'est pas évident.
09:27Je ne pense pas que ça va vraiment aider beaucoup à les vrais objectifs,
09:31parce qu'aujourd'hui, la France ne joue pas un rôle extrêmement important
09:34dans les médiations de ces conflits.
09:36On peut parler des Arabes saoudites, les Qatar, même la Russie et la Chine,
09:39mais pas la France.
09:41Et donc, je trouve, de temps en temps, c'est contre-productif
09:43d'attendre quelque chose comme ça de Jean-Noël Parrault,
09:46parce que je ne pense pas que le régime iranien va tout de suite faire ce qu'il veut,
09:52parce qu'il ne m'accorde pas.
09:53Alors, restons sur la France et parlons de la Russie,
09:55parce qu'effectivement, depuis la semaine dernière,
09:58qu'est-ce qui s'est passé ?
09:59Le ministre des Affaires étrangères russe,
10:02Sergei Lavrov, a mis une douce pression sur Emmanuel Macron,
10:05qui disait « je vais appeler Poutine, je vais appeler Poutine ».
10:06Et le ministre des Affaires étrangères russe, il a dit « appelez-le »,
10:09sauf que vous ne l'appelez pas.
10:10Et donc, il a renvoyé la balle à Paris.
10:12Comment vous analysez cette sortie de Sergei Lavrov ?
10:16Et est-ce que vous pensez qu'un coup de téléphone
10:18entre le président russe et le président français
10:20dans les prochains jours est quelque chose de possible ?
10:22Oui, je ne pense pas que c'était une façon de pression
10:25qu'il voulait mettre sur Macron.
10:26C'était plutôt une réponse,
10:28parce qu'il y a beaucoup de journalistes intéressent,
10:29mais qu'est-ce qui se passe ?
10:30Il y a des rapports qu'Emmanuel Macron va appeler Poutine,
10:33mais ce n'est pas encore le cas.
10:34Comment le ministère des Affaires étrangères voit ça ?
10:37Et en fait, la réponse de Sergei Lavrov est assez logique.
10:40Il dit « bon, il faut en plus, si vous voulez parler, vous vous appelez ».
10:43Ce qu'on sait aujourd'hui, c'est qu'il y a des échanges techniques,
10:47c'est ce que le ministère des Affaires étrangères a dit.
10:50Il n'a pas encore les échanges dans les hauts niveaux,
10:53mais déjà, c'est un bon début.
10:55Après, c'est Emmanuel Macron qui décidait
10:57de ne pas avoir les échanges avec Vladimir Poutine.
11:00À un moment, ils ont coupé tous les échanges diplomatiques.
11:03Qu'est-ce que ça va donner ?
11:05C'est toujours bien de reprendre ces échanges,
11:07mais après, je ne suis pas sûre que ce sera si facile
11:11de réétablir les relations tout de suite.
11:14Parce que quand on attend le discours d'Emmanuel Macron vis-à-vis de la Russie,
11:18surtout à tour du conflit ukrainien,
11:21ce sont les mots forts, ce sont même des insultes de temps en temps.
11:24L'ogre.
11:24Par exemple, si on parle de l'ogre, préparés pour la guerre avec la Russie.
11:29La Russie va attaquer en 2030, on ne sait pas pourquoi,
11:32cette date, pas seulement en France, mais en Allemagne.
11:36Je pense que c'est la position un peu unie de l'Union européenne aujourd'hui.
11:40Et tout ça, je pense qu'il y a beaucoup d'abstacles.
11:43On a besoin de temps pour réétablir la relation.
11:47Je ne suis pas sûre que ce sera possible sous l'administration de Emmanuel Macron.
11:51Arnaud Clarsel, votre regard sur la sortie du ministre des Affaires étrangères russe
11:55qui a dit à Emmanuel Macron, si vous voulez appeler Poutine, appelez-le.
11:57Il vous répondra, vous dites que vous l'appelez, mais vous ne l'appelez pas.
12:00Là aussi, il y a des positions qui sont antagonistes.
12:03Poutine veut l'Ukraine et ne veut pas de troupes européennes sur le territoire ukrainien.
12:10Et Emmanuel Macron veut jusqu'à la victoire de l'Ukraine
12:14et des troupes européennes, la coalition des volontaires en Ukraine.
12:21Il y a eu plusieurs milliers d'hommes en cas de cesser le feu.
12:23Moi, j'aimerais bien, c'est-à-dire que cette question, vous pouvez la poser 100 fois.
12:27On ne nous explique jamais ce qui se passe pour les Français
12:29s'ils se retrouvent entre Russes et Ukrainiens et que le feu reprend.
12:32Moi, je n'ai toujours pas compris ce qui se passait pour les soldats français sur place.
12:35On entre en guerre avec la Russie, c'est ça qui va se passer ?
12:37Donc, il y a une position qui antagonise.
12:39Donc, s'ils se parlent, il faudra bien qu'un des deux fassent des concessions.
12:43Et ce n'est pas Poutine qui va faire des concessions.
12:47Donc, le dialogue paraît assez pessimiste puisque ce n'est pas Poutine qui fera des concessions
12:57et qu'Emmanuel Macron ne voudra pas en faire.
13:00Mais s'il parle à Poutine, il sera bien obligé d'en faire pour que les relations se renouent.
13:05Un petit mot avec vous, Nicolas Meilleur, avant de vous interroger sur la partie énergétique de cette affaire
13:10avec le gaz russe qui n'arrive plus en France et en Europe,
13:14quoique parce qu'on peut parler de ce qui se passe avec l'Azerbaïdjan
13:17où on reprend du gaz russe en passant par l'Azerbaïdjan.
13:20Et là, il n'y a aucun problème d'aller signer un accord avec le dictateur Aliev qui massacre les Arméniens.
13:24Mais vous avez un regard sur la relation franco-russe ?
13:28Les derniers échanges entre Emmanuel Macron et Poutine
13:32se sont retrouvés dans des documents télévisuels, sur France Télévisions.
13:36Donc, généralement, on ne publie pas les échanges entre chefs d'État.
13:39Donc, je pense que la confiance de Vladimir Poutine en Emmanuel Macron est désormais...
13:44Trump a fait pareil avec Macron.
13:45Il a publié les messages WhatsApp que Macron lui envoyait.
13:47Oui, mais ils l'ont fait dans les deux sens, de toute façon.
13:49D'ailleurs, c'était plutôt une réponse à ce qu'avait fait Emmanuel Macron, il me semble.
13:52Donc, oui, peut-être qu'il peut l'appeler.
13:54De quoi vont-ils parler ? De la pluie, du beau temps ?
13:57Les positions sont irréconciliables.
13:59Moi, j'étais chez un de vos confrères à trois ans.
14:01Je suggérerais juste que la France, dont Emmanuel Macron est le président, tienne ses engagements.
14:05Elle en avait deux.
14:07En 2008, ce n'était pas d'Ukraine dans l'OTAN.
14:09Et puis, en 2015, c'était les accords de Minsk.
14:12Si Emmanuel Macron se contentait de tenir les engagements de son pays,
14:15ce serait juste suffisant et on pourrait envisager une fin de guerre assez rapide.
14:19Vous voulez réagir là-dessus, Xenia, avant qu'on passe à la partie énergétique ?
14:22Oui, juste pour parler des accords de Minsk.
14:25Finalement, il y a eu des engagements de la France.
14:27Mais on a appris, après, par François Hollande et Angela Merkel, que tous ces accords,
14:32c'était juste pour gagner le temps pour armure l'Ukraine.
14:36Et donc, ça aussi, aujourd'hui, c'est une raison pourquoi elle manque une certaine confiance dans les échanges.
14:44Elle manque la confiance à l'Europe.
14:45Je pense qu'en tous les cas, c'est très bien de reprendre la négociation, le dialogue, le contact, parce que c'est le début.
14:53Mais après, je pense que pour arriver plutôt dans une bonne situation économique aussi,
15:00parce qu'il a aussi beaucoup donné à la France.
15:03On va parler d'énergie, mais c'est ça, en fait, avec les gaz russes, ça va aider beaucoup de l'économie européenne en général.
15:09Donc, je pense que c'est ça ce qui est en tête, aujourd'hui, pas seulement Emmanuel Macron,
15:14mais aussi Friedrich Merz, qui commence à dire qu'il faut parler avec la Russie, c'est nos trois ans.
15:19Je pense que les Finlandais ont dit la même chose, parce qu'ils sont en train de réaliser
15:23qu'ils ne vont pas tenir si longtemps s'ils continuent à acheter les gaz qui sont trois fois plus chers.
15:28Et en fait, la réalité des terrains, c'est évident que la Russie continue à avancer.
15:34Et en fait, c'est la Russie qui gagne, aujourd'hui.
15:35– Alors, avant de vous entendre sur le vol énergétique, j'ai quand même envie qu'on revienne sur les rafales,
15:39puisque vous vous souvenez, évidemment, de cette grande conférence de presse Zelensky-Macron à Villacoublet,
15:45où on annonce qu'on va donner ou vendre, s'ils ont l'argent pour nous les acheter,
15:50et que nous, on a suffisamment de temps pour les produire,
15:54parce que le carnet de commandes est quand même bien chargé.
15:57– Si nous, on a assez d'argent pour leur prêter, pour qu'ils nous les achètent.
15:59– Voilà. Comment on peut analyser Arnaud Klarsfeld ?
16:02C'est vrai, en quelques semaines, à la fois, on vend ou on donne des rafales aux Ukrainiens
16:09qui n'existent pas encore, ces fameux rafales.
16:11On dit qu'on va envoyer plusieurs milliers d'hommes en cas de cessez-le-feu,
16:14même si Poutine a toujours refusé le cessez-le-feu,
16:16c'est-à-dire que c'est la paix totale, il n'a jamais respecté les cessez-le-feu.
16:21Ou, et quelques semaines plus tard, on dit qu'il faut parler avec Poutine.
16:24Comment on peut analyser cette ambiguïté ?
16:26– Si les Allemands commencent à parler avec Poutine, il est naturel que les Français
16:30veuillent parler aussi avec Poutine pour ne pas laisser les Allemands
16:33à la tête des négociations pour l'Europe.
16:37Donc Macron ne veut pas être isolé.
16:41Déjà que c'est l'Allemagne qui va dominer militairement l'Europe
16:46et que l'Allemagne fait de plus en plus les yeux doux à l'Italie
16:50plutôt qu'à la France dans le domaine économique.
16:55Donc Emmanuel Macron semble vouloir suivre, disons, la voie qui est tracée par l'Allemagne.
17:01Mais il vaut mieux avoir un mauvais compromis
17:04qu'une troisième guerre mondiale sur le territoire européen.
17:07C'est le message simple que je dis depuis 2022.
17:12L'Europe a connu deux guerres mondiales.
17:14Déjà, ça a été des suicides pour le continent européen.
17:18Il vaut mieux ne pas commencer une guerre contre la Russie.
17:23Une dépêche à l'agence France Presse vient de tomber.
17:26Ça va m'intéresser d'avoir votre regard.
17:27Les élections en Ukraine ne seront possibles que lorsque la situation sécuritaire
17:32le permettra aux responsables ukrainiens à l'agence France Presse.
17:36Comment analyser cette déclaration, Xenia ?
17:39Des élections, donc impossibles en temps de guerre, nous disent les responsables ukrainiens.
17:42C'est intéressant parce que quand il y a eu des conflits déjà entre qui est fait Donbass,
17:48et on parle de 2015, il y a eu des élections.
17:52Et Zelensky était élu pendant ces conflits où les régions des Donbass ne sont pas votées.
17:58Et donc, en fait, à mon avis, ça n'empêche pas les élections parce que tout peut être organisé.
18:06Et la Russie est prête d'assister pour que les Ukrainiens votent aussi dans les régions des Donbass
18:11qui sont aujourd'hui sous contrôle russes et qui sont considérés russes.
18:14Mais ceux qui sont citoyens ukrainiens peuvent voter.
18:18Vous savez ce que répondraient les Européens.
18:20On ne peut pas faire confiance aux Russes, il va y avoir des bourrages durs, etc.
18:23Oui, mais il faut se poser dans ces cas quelle est l'alternative.
18:27Je pense que pour l'administration de Zelensky et pour Zelensky lui-même,
18:31les élections, c'est la fin pour sa carrière.
18:33Parce que son vraie popularité est très bas.
18:37Même Churchill a perdu les élections à la sortie de la guerre.
18:39Et De Gaulle aussi.
18:41Je ne pense pas qu'on peut comparer Zelensky-Ni avec Churchill-Ni avec De Gaulle.
18:44Non, j'ai dit même avec Churchill.
18:45Mais je pense que c'est pour ça qu'ils font tout pour essayer de pousser cette demande de Donald Trump.
18:53Et c'est une demande de Donald Trump de faire les élections.
18:56Parce que dans les yeux de Donald Trump, beaucoup de pays dans le monde,
19:00sauf les coalitions de volontaires, Zelensky n'est pas légitime.
19:05Parce qu'il n'a eu pas d'élection.
19:07Donc je pense que c'est toujours le même narratif, à mon avis.
19:10Et on voit ça avec tous les discours qu'Zelensky a fait jusqu'à maintenant.
19:14Ce n'est pas qu'il veut vraiment travailler sur un accord de paix.
19:18Je pense qu'il veut plutôt continuer, ce qui est un peu suicidaire, à mon avis.
19:21Parce qu'il n'a pas d'Ukrainien suffisamment.
19:25Ils sont obligés de les chasser dans les roues.
19:27Les pauvres hommes, on voit ça sur les vidéos, sur les réseaux sociaux.
19:33Pour aller faire la guerre ?
19:34Oui, pour aller à la front.
19:35Et en fait, c'est la guerre jusqu'à dernière Ukraine.
19:38Ce que les Américains ont dit.
19:40Vous savez, Lindsey Graham, un sénateur américain,
19:44qui dit que c'est le meilleur investissement qu'on a fait.
19:46En fait, c'est les Russes qui tuent les Russes.
19:48Mais en fait, il voulait dire les Ukrainiens qui tuent les Russes.
19:52C'est une guerre par procuration.
19:54Et ça doit être arrêté.
19:55Et aujourd'hui, je pense qu'il y a la pression qui...
19:57Parce qu'il y a beaucoup de pression qui est mise sur le verre aussi avec des sanctions.
20:00Deux millions de victimes en tout.
20:02Oui, on a parlé des chiffres qui ne sont aujourd'hui pas évidents.
20:05Mais il y a des chiffres selon certaines NGOs, selon certaines organisations non-orientales.
20:10Deux millions additionnés des deux côtés.
20:12Oui, les chiffres officiels, évidemment, ne sont pas encore là.
20:16Mais en tous les cas, je pense que cette guerre doit être arrêtée.
20:21Et la pression sur Zelensky, c'est essentiel aujourd'hui.
20:25Mais pour Zelensky, ça doit être difficile aussi.
20:27Parce que s'il signe le traité disant qu'il renonce au Donbass,
20:33il risque de se faire détester et peut-être même tuer.
20:38Peut-être même tuer pour avoir, disons, disposé des terres ukrainiennes.
20:44Les nationalistes ne le laisseront pas tranquille.
20:48Alors c'est quelle est la solution ?
20:49La solution, c'est qu'il continue à rester au pouvoir.
20:53Il continue à dire qu'il peut encore gagner la guerre.
20:57Les soldats ukrainiens sont courageux et vaillants et résistent.
21:02Et la Russie avance petit à petit.
21:05Et c'est comme dans beaucoup de guerres.
21:08Ceux qui font la guerre et ceux qui font la paix finissent leurs jours tranquilles.
21:13et ceux qui font la guerre sur le terrain finissent avec une jambe en moins.
21:19Les mères pleurent leurs enfants.
21:22C'est tragique, tragique.
21:25Vous voulez dire que ceux qui décident de la guerre, ce ne sont pas ceux qui font la guerre ?
21:28Oui, ceux qui décident de la guerre ne sont pas ceux qui font la guerre.
21:33Et ceux qui décident de la guerre, après la guerre, ils font la paix et ils reçoivent le prix Nobel.
21:39C'est aberrant, mais c'est comme ça.
21:41Oui, il y a aussi un scandale de corruption qui touche directement à Zelensky.
21:46Parce que ce sont les gens très proches de son équipe, son entourage qui visait.
21:53Et je pense que quand ils perdent cette immunité, c'est aussi quelque chose qui l'inquiète beaucoup.
22:00parce que je suis sûre que l'inquiète va continuer et on va apprendre qu'il était en courant de tout ce détournement d'argent.
22:10C'est tout à fait possible.
22:11Donc je pense qu'il est vraiment en train d'essayer de sauver sa peau à lui politiquement.
22:16Et comme Arnaud a dit, peut-être même cette peur d'être assassiné par les journalistes qui, depuis le début, était très influente.
22:25Il y a des détournements d'argent en Russie, mais ils détournent leur propre argent.
22:29Tandis qu'en Ukraine, ils détournent l'argent des Européens.
22:32Je veux qu'on parle du gaz russe, parce qu'évidemment, l'Europe n'a plus de gaz russe.
22:36J'allais dire officiellement, parce que, excusez-moi, quand Ursula von der Leyen va en Azerbaïdjan rencontrer le dictateur Alief
22:43pour toper avec lui un accord sur le gaz, au mépris des Arméniens qui, à ce moment-là, se faisaient massacrer au Karabakh,
22:51et qu'on apprend que l'Azerbaïdjan se fournit aussi en gaz russe.
22:54Il y a sans doute du gaz russe qui est revenu en Europe par le biais de l'Azerbaïdjan.
22:58Donc posture morale ou bonne décision, Nicolas Meillan ?
23:01Déjà, du gaz russe, il faut savoir qu'on s'est juste privé du gaz russe qui n'était pas cher.
23:06On continue d'acheter le gaz russe cher, c'est-à-dire le gaz russe qui arrive en bateau.
23:10Vous savez, le gaz naturel liquéfié, en fait, l'Europe a mis une interdiction d'acheter du gaz russe
23:15à partir de septembre, il me semble, 2027, donc dans un an et demi.
23:19Donc on achète toujours ce gaz qui coûte cher parce qu'il est au prix du marché du gaz mondial.
23:25Ce qu'on avait avant, c'est qu'on avait accès au gaz russe qui arrivait par les différents tuyaux,
23:30le tuyau en Ukraine et puis aussi Nord Stream 1, Nord Stream 2, qui ont été sabotés par les...
23:36Par qui ?
23:37Utrem.
23:37Alors, il y a plusieurs interprétations.
23:40Moi, je pense qu'il y a deux responsables, il y a deux équipes, il y a deux explosions.
23:46Personne n'en a jamais parlé, personne ne s'est intéressé au sujet.
23:48Il y a deux explosions à 80 km, je crois que ce ne sont pas les mêmes personnes qui les font.
23:51On avait d'un côté l'équipe des Ukrainiens, probablement avec leur bateau,
23:55et peut-être aidé par quelques nageurs britanniques.
23:57Et puis après, il y avait le récit de Seymour Hersh, qui était plutôt sur une opération de l'OTAN, Baltops, en juin 2022.
24:06C'est un film des Groucho-Marc, des Barclosers, où tout le monde se retrouve.
24:10Ce qui est sûr, c'est que ce n'est a priori pas les Russes, ça c'est cette certitude qu'on puisse avoir,
24:14et qui n'avait aucun intérêt à le faire.
24:17Donc aujourd'hui, en fait, l'Europe, ce qu'avaient pas calculé les Européens,
24:21enfin les Européens se retrouvent sans ce gaz bon marché, mais où est-ce qu'il est parti ce gaz ?
24:25Il continue d'être exploité, et il va où ? Il va chez les Chinois.
24:29Les Chinois qui le payent beaucoup moins cher, et les Chinois qui le payent beaucoup moins cher,
24:33et en fait, qu'est-ce qui se passe ? Il revient chez nous, à travers leurs importations,
24:37parce qu'aujourd'hui, en fait, l'Europe croule sur les importations.
24:42En fait, on leur a donné du gaz russe bon marché, du pétrole russe bon marché,
24:46et on est en train, en Europe, de se faire asphyxier et d'accélérer.
24:50Et c'est pour ça que c'est une bonne nouvelle, que les Allemands commencent à parler aux Russes,
24:54parce que les plus grandes victimes de Nord Stream 1 et Nord Stream 2,
24:57c'est bien évidemment l'Allemagne.
24:58C'est le seul pays où il reste, avec l'Italie, une industrie.
25:02Donc c'est eux qui avaient besoin d'avoir du gaz pas cher, de l'électricité pas chère,
25:05et qu'aujourd'hui, le rythme de désindustrialisation,
25:08on peut se réjouir que Merck se soit là,
25:10parce qu'il est quelque part plus réaliste que Olaf Scholz,
25:16et il voit bien que son pays est en train de se désindustrialiser à vitesse grand V.
25:22Est-ce qu'il n'y a pas une contradiction flagrante quand vous signez un accord avec l'Azerbaïdjan,
25:26mais que vous n'acceptez plus le gaz russe bon marché, comme le disait Nicolas Meillan ?
25:30Oui, c'est une position suffisamment inquiétante,
25:35je pense que ça doit être inquiétante pour les Européens,
25:38parce que si c'est que les émotions et la position moraliste de ne pas acheter les gaz russes,
25:42mais finalement c'est toujours les gaz russes,
25:44et on les achète trois fois plus cher, ça vaut...
25:47Et vous êtes d'accord qu'il revient vers l'Azerbaïdjan ?
25:48L'Azerbaïdjan achète du gaz russe aux Russes et le revendent aux Européens ?
25:51Ils revendent leur gaz aux Européens et ils utilisent le gaz russe pour eux ?
25:55En tous les cas, je pense que le gaz russe arrive par les intermédiaires,
25:59si c'est le gaz aérbaïdjan ou indien, on ne sait pas,
26:03mais c'est vrai que c'est le cas.
26:06Après, les États-Unis qui demandent à l'Europe d'acheter leur propre gaz,
26:09et c'est trois fois plus cher,
26:11c'est eux qui mettent la pression aussi sur l'Union Européenne
26:14de ne pas acheter le gaz de Russie.
26:16C'est exactement aussi sur la question avec l'Inde.
26:20Les États-Unis demandent, l'Inde n'est pas acheté le gaz russe
26:24parce qu'ils veulent vendre leur propre gaz à eux.
26:27Mais aujourd'hui, pour la position de l'Europe,
26:29c'est vraiment un genre suicidaire.
26:33Parce que quand vous parlez d'Allemagne,
26:36en fait, le fait qu'ils souffrent beaucoup leur économie,
26:39mais c'est aussi un pays qui a investi plus que les autres
26:42sur ces conflits ukrainiens en Ukraine.
26:44Et en fait, c'est paradoxal.
26:46Ils sont en train de tuer leur propre économie
26:48pour une guerre qui n'est pas la sienne,
26:51sur les prétextes de la menace viande de Russie.
26:55C'était tout à fait commencé par les Américains,
26:58avant Donald Trump, parce que cette guerre,
27:00c'était une guerre par procuration,
27:01et on sait que la présence américaine a été évidente en 2014
27:04pour le changement des régimes ukrainiens.
27:08Et aujourd'hui, l'Europe se trouve au milieu de ça,
27:10un peu incapable de jouer leur propre rôle indépendante,
27:15toujours suivant les directions qui sont données par les Américains.
27:20Et c'est dramatique.
27:22Je pense que la France n'est pas dans une bonne situation
27:25économiquement non plus,
27:27parce qu'il y a un effecte direct sur l'économie
27:31et sur l'industrie.
27:32Arnaud Klarsfeld, sur le gaz résoncé privé,
27:35qui peut revenir par d'autres biais en Europe ?
27:40Il faut l'espérer, parce que pendant des décennies,
27:42la prospérité relative de l'Europe,
27:44même la prospérité de l'Europe,
27:46était basée sur le parapluie américain.
27:49Les Américains dépensaient énormément
27:51pour le moment qui protégeait l'Europe.
27:56Et leurs travailleurs avaient 10 jours de vacances
27:59et travaillaient 50 heures par semaine.
28:02Et nous, on travaillait beaucoup moins.
28:04Et elle était basée aussi sur le gaz russe,
28:08qui n'était pas cher.
28:09Et maintenant, on a perdu, disons,
28:11la défense américaine,
28:14c'est-à-dire que les Américains nous demandent
28:16de dépenser plus.
28:18Et on a un gaz qui coûte beaucoup plus cher.
28:20Et on dit qu'on va réarmer énormément.
28:24Et on a des difficultés à voter un budget,
28:28parce qu'on en est à 100 millions d'euros
28:30et on veut dépenser des centaines de milliards
28:32pour l'armement.
28:33Alors, amenez-moi un petit garçon de 5 ans.
28:37Le petit garçon de 5 ans,
28:38il n'arrivera pas à trouver l'issue à ce dilemme
28:43parce que la prospérité des habitants de l'Europe,
28:47leur couverture sociale, etc.,
28:49va aller en s'aménuisant
28:50si on doit payer une énergie beaucoup plus chère
28:53et si on doit dépenser beaucoup plus d'argent
28:56pour s'armer.
28:56La Chine, vous vouliez parler de la Chine, Xenia,
29:00parce qu'évidemment, c'est un rôle très important.
29:02Il y a une confrontation, pour le moment,
29:05à bas bruit, j'allais dire,
29:06entre Trump et Xi Jinping.
29:08Trump qui fait de la Chine son adversaire numéro un
29:11et gare à tous ceux qui iraient traiter avec la Chine,
29:15que ce soit le Premier ministre, par exemple, anglais,
29:18que ce soit le Canadien,
29:19qui l'a menacé aussi,
29:20de rétorsions économiques très fortes.
29:23Et puis, quand il disait qu'il voulait prendre
29:25le Groenland, il donnait l'argument,
29:27si ce n'est pas moi qui le prends,
29:27ce sera les Chinois et les Russes.
29:29Donc, vraiment, son adversaire numéro un,
29:31c'est la Chine.
29:31Comment on analyse cela ?
29:33Je pense que le fait que l'économie chinoise
29:36devient plus en plus forte,
29:39et ça pose un problème pour les dollars aussi.
29:41Il n'y a pas très longtemps que Xi Jinping a dit
29:43qu'il faut renforcer Yuan,
29:45et faire Yuan...
29:47La monnaie chinoise, oui.
29:48Oui.
29:49La monnaie de réserve.
29:50Comment ?
29:50La monnaie de réserve, oui.
29:52Exactement ce qu'il faut dire,
29:53la monnaie de réserve.
29:54Et ça, c'est une menace directe à dollars.
29:56Et évidemment que c'est une guerre économique
29:58entre les États-Unis et la Chine.
30:01Les États-Unis ne peuvent pas survivre
30:02s'ils arrêtent d'être un empire,
30:07plutôt une puissance mondiale.
30:10Donc ça, c'est un problème.
30:11Évidemment que ce n'est pas dans les intérêts,
30:14et c'est écrit dans les stratégies américaines
30:18pour les relations internationales.
30:22Aujourd'hui, on est arrivé à cause
30:24de cette position prise pour l'Ukraine
30:27dans les situations où la Russie
30:28s'est rapprochée à la Chine.
30:31Et ça pose un grand problème aussi
30:32pour les États-Unis.
30:33Et c'est ce que Donald Trump a essayé de faire,
30:35c'est en fait plutôt créer, récréer
30:38cette situation où la Russie peut devenir
30:40plutôt un allié aux États-Unis
30:42et pas un adversaire.
30:44Donc c'est très intéressant ce qui se passe.
30:46Et c'est possible, ça,
30:47qu'au bout d'un moment,
30:49la Russie devienne l'allié des États-Unis
30:52et calme le jeu entre Trump et Pékin ?
30:56C'est possible.
30:57Je pense que tout est possible.
30:58Si c'est joué avec prudence et intelligence,
31:02je pense que c'est possible.
31:03mais je ne suis pas sûre que les États-Unis
31:07vont arrêter de voir la Chine
31:08comme une menace existentielle pour eux.
31:11Je pense que le fait qu'il utilise Donald Trump
31:14la Chine et la Russie,
31:15c'est un peu aussi très utile
31:16parce qu'il faut toujours trouver
31:18l'ennemi de l'extérieur,
31:21la vérité qui est Grenland.
31:22Et si je me trompe, Nicolas,
31:24vous pouvez me dire l'inverse,
31:26mais je pense que Grenland est intéressante
31:28pour Donald Trump,
31:29c'est pour les ressources.
31:30C'est pour la future.
31:33Parce que le vrai conflit,
31:37dans quelques dizaines d'années,
31:38ça sera autour des ressources.
31:40Il y a beaucoup à Grenland,
31:42la région arctique.
31:43Et je pense que, oui,
31:45ils sont en train de réfléchir
31:46plutôt dans le futur.
31:48Nicolas Méhan.
31:48C'est intéressant.
31:49Si on prend un peu de recul,
31:50finalement, on parlait du gaz russe tout à l'heure.
31:52En fait, il y a eu deux doctrines
31:55qui se sont succédées aux États-Unis.
31:56La première doctrine,
31:57c'était les faucons,
31:59les néoconservateurs.
31:59Et eux, leurs ennemis jurés,
32:01y compris après la chute de l'Union soviétique,
32:03c'était l'URSS.
32:04Et ça fait depuis 1980,
32:061981 même,
32:07la date de ma naissance,
32:08qu'ils veulent couper ce lien
32:11entre l'Europe et la Russie.
32:12Le premier sabotage d'un pipeline,
32:14il date de 1981.
32:16Et finalement,
32:17ils y sont arrivés en 2022,
32:19donc 40 ans plus tard.
32:21Mais sauf que la doctrine,
32:22à ce moment-là,
32:23des États-Unis avait changé.
32:25C'est-à-dire que l'ennemi numéro un
32:25n'était plus la Russie,
32:27elle était devenue la Chine.
32:28Et donc, en fait,
32:29quand ils ont fait sauter ce pipeline,
32:32ils ont poussé la Russie
32:35dans les bras de la Chine.
32:36Ils se sont rendus compte finalement
32:37que les Chinois allaient avoir,
32:39eux qui n'ont pas d'énergie en Chine,
32:40il n'y a pas beaucoup de pétrole,
32:41pas beaucoup de gaz.
32:42Ils allaient avoir du pétrole bon marché,
32:44du gaz bon marché,
32:47qu'ils allaient faire presque accélérer
32:49le déclassement de l'Europe.
32:51Et donc, ils se sont dit,
32:52il faut absolument qu'on rattrape la Russie.
32:54On ne va pas casser le lien
32:55entre la Russie et la Chine,
32:58mais on va essayer de les éloigner.
32:59Et il est probable que finalement,
33:01vous savez,
33:01sur les pipelines Nord Stream,
33:03il y en avait deux,
33:04quatre tuyaux.
33:05Il est probable que ce soit
33:06les Américains
33:07qui reconstruisent
33:09et qui exploitent
33:10ce qu'il reste de Nord Stream
33:11pour que l'Europe
33:12puisse avoir un lien
33:13à une énergie bon marché.
33:15Car si l'Europe
33:16ne retrouve pas
33:17son énergie bon marché,
33:18elle s'effondrera.
33:19Et ça, ce sera aussi terrible
33:20pour les États-Unis.
33:21Ils ne veulent pas
33:21l'effondrement de l'Europe.
33:23Arnaud Klarsfeld,
33:23comment vous analysez cela ?
33:25On a commencé à le dire
33:26avec Xenia et Nicolas.
33:28On voit donc
33:29que la Chine est utilisée
33:30par Trump, effectivement.
33:31Alors, à tort ou à raison,
33:32ce n'est pas moi
33:33qui fais l'arbitre,
33:34mais effectivement,
33:35il utilise la Chine
33:35sur le Groenland
33:36pour dire,
33:37il faut que je prenne le Groenland,
33:37sinon c'est les Chinois
33:38qui vont le prendre.
33:39Et toute personne
33:39qui irait
33:40Kirst Armer
33:41ou le Premier ministre canadien,
33:43ils ont senti
33:44le souffle du boulet américain
33:45quand ils sont allés
33:46voir le président chinois
33:47pour parler business
33:48avec la Chine.
33:51Quand il y avait
33:52deux empires hégémoniques,
33:55je ne sais pas,
33:55Rome, Carthage,
33:57les Habsbourgs,
33:59la France,
34:00la France,
34:01l'Angleterre,
34:02les États-Unis,
34:04l'URSS,
34:05il y a toujours eu
34:06un conflit.
34:07Il n'y a pas eu
34:07le conflit
34:08entre les États-Unis
34:10et l'URSS
34:10parce que les deux
34:11avaient l'arme nucléaire.
34:13Mais là,
34:13il y a un conflit.
34:14Vous dites
34:14que c'est le nouvel ordre mondial.
34:15Il y a un conflit
34:15hégémonique
34:16entre les États-Unis
34:19et la Chine
34:19pour le contrôle
34:20qui est celui
34:22qui domine le monde.
34:25Les États-Unis
34:26veulent continuer
34:27à dominer le monde.
34:29Moi,
34:29je préfère
34:29qu'ils continuent
34:30à dominer le monde.
34:31Ce sont mes valeurs.
34:32Ce sont les valeurs
34:33occidentales.
34:34Le régime totalitaire
34:35chinois
34:36ne sont pas
34:37mes valeurs.
34:38Je vois les défauts
34:39des États-Unis,
34:40mais ce sont
34:41mes défauts aussi.
34:43Mais comment
34:43ça peut se terminer ?
34:45Le mieux,
34:46ce serait que le régime
34:47en Chine
34:49change
34:49et que ce ne soit
34:50plus un régime
34:51hégémonique
34:52qui cherche
34:52à dominer le monde
34:54et qu'il trouve
34:55une solution
34:56de compromis
34:57avec les États-Unis.
35:01Mais les États-Unis
35:02ne se laisseront pas faire.
35:03C'est comme Trump
35:04qui ressemble
35:04comme dans les westerns
35:06à celui
35:06qui est le chef
35:08du ranch
35:09qui ne veut pas
35:10que l'autre ranch
35:11soit plus puissant
35:12que lui.
35:13Les instincts
35:14qui font bouger
35:16les humains
35:17sont les mêmes instincts
35:18qui font bouger
35:19les États.
35:20Xenia,
35:20et peut-être un mot
35:21pour conclure
35:21avant qu'on passe
35:22au dossier Epstein
35:23qui est accusé,
35:24je sais que vous voulez
35:25vous arrêter là-dessus,
35:26d'être en lien
35:27avec la Russie
35:28et avec le Kremlin.
35:30Qu'est-ce qu'on peut dire,
35:31d'ailleurs on voit
35:31les deux hommes
35:32derrière nous,
35:33de la relation
35:33entre le président russe
35:35et le président chinois ?
35:36Je pense que
35:37les relations
35:38sont vraiment très bien
35:40et très chaleureuses
35:41à ces moments.
35:41Je pense que la Russie
35:42et la Chine a trouvé
35:44beaucoup de sujets
35:45communs,
35:48importants
35:48et il n'y a aucune
35:50question sur ça.
35:51Moi je voulais dire,
35:52ajouter quelque chose,
35:53en fait il y a eu
35:54un échange
35:54entre Donald Trump
35:55et Xi Jinping
35:56il n'y a pas très longtemps
35:57et je pense que c'est aussi
35:59un bon signe
36:00parce que Donald Trump
36:01cherche à avoir un accord.
36:02C'est un businessman,
36:03il veut toujours
36:04avoir un accord
36:04et profiter
36:06de certaines négociations.
36:08Et la première chose
36:09que Xi Jinping a dit,
36:11il a dit
36:11la question de Taïwan
36:14c'est une question
36:15intérieure de la Chine
36:16et on n'appréciait pas
36:17quand il s'agit
36:18de les discours
36:20et les communications
36:21des Etats-Unis
36:22et Donald Trump
36:22a répondu
36:23oui, je comprends.
36:25Et alors là,
36:26je pense qu'on peut
36:27imaginer
36:28que s'il y aura
36:29un accord
36:29et un peace talks
36:31entre les Etats-Unis
36:35et la Chine,
36:36peut-être que les Etats-Unis
36:37vont se retirer un peu
36:39de cette question
36:39de Taïwan
36:40où jusqu'à maintenant
36:40il était assez...
36:41Vous pensez que Trump
36:42laisserait la Chine
36:44prendre Taïwan ?
36:45C'est tout à fait possible,
36:46je pense,
36:47s'il voit les situations
36:49profitables pour lui-même.
36:51Par exemple,
36:52dans ces cas,
36:53peut-être si Xi Jinping
36:54ne va pas dire grand-chose
36:55sur Greenland éventuellement.
36:56Mais ça,
36:57c'est juste une hypothèse.
36:58Le dossier Epstein.
37:00Le dossier Epstein
37:01qui a évidemment éclaté
37:03au grand jour
37:04il y a quelques années
37:04mais de nouveaux documents
37:05ont été publiés
37:07par l'État américain
37:09et ça fait scandale
37:11d'à peu près
37:12dans un très grand nombre
37:13de pays occidentaux
37:14dont la France.
37:16Un diplomate français
37:16est concerné
37:18par ce scandale.
37:19Ça a fait réagir
37:20le ministre des Affaires étrangères,
37:21Jean-Noël Barrault.
37:22On verra sa réaction
37:22dans un instant.
37:23Et puis,
37:24il est accusé
37:24d'être en lien
37:25avec la Russie
37:26et le Kremlin
37:26et vous allez vous arrêter
37:27là-dessus
37:28dans un instant,
37:29Xenia.
37:29Mais d'abord,
37:30le sujet d'Augustin Donadieu.
37:33Le Quai d'Orsay
37:34est claboussé à son tour
37:36par l'affaire Epstein.
37:37Les millions de documents
37:38publiés par la justice américaine
37:40révèlent des liens
37:41entre le financier américain
37:43et le diplomate français
37:44Fabrice Edan.
37:45Dans les fichiers,
37:46le diplomate,
37:47alors détaché
37:48par la France
37:49aux Nations Unies,
37:50apparaît plus de 200 fois
37:51dans des échanges
37:52avec Jeffrey Epstein
37:53dont les premiers
37:55remontent à 2010.
37:56Des correspondances
37:57par mail
37:58dans lesquelles
37:59Fabrice Edan
38:00envoie des documents
38:00et des rapports
38:01de l'organisation
38:02directement aux criminels sexuels.
38:05Quand j'ai pris connaissance
38:06de ces informations,
38:07j'ai été effaré
38:08et j'ai fait ce que
38:09chacun aurait fait
38:10à ma place.
38:12Saisi le procureur
38:13de la République,
38:14lancer une enquête
38:15administrative
38:16pour concourir
38:16au travail de la justice
38:17ainsi qu'une procédure
38:19disciplinaire le concernant.
38:21L'avocate du diplomate
38:22indique que son client
38:23conteste l'entièreté
38:24des accusations
38:25portées à son encontre
38:26mais d'autres fonctionnaires
38:27français pourraient être
38:29impliqués dans cette affaire
38:30au retentissement mondial.
38:31Je ne peux pas l'exclure
38:32puisque des noms
38:33de diplomates
38:34semblent apparaître
38:35dans les documents
38:36mais sans que je puisse
38:37aujourd'hui en tirer
38:38la moindre conclusion.
38:40Outre ces liens
38:40mise en lumière,
38:41Fabrice Edan avait été visé
38:43par une enquête
38:43du FBI en 2013.
38:45Il aurait consulté
38:46de manière répétée
38:47des sites pédopornographiques.
38:49A l'époque,
38:50il avait été renvoyé
38:51dans l'hexagone
38:51pour être traité
38:52légalement et psychologiquement
38:53mais aucune sanction
38:55n'avait été envisagée
38:56par la France.
38:57L'avocate de Fabrice Edan
38:59indique ce soir
38:59qu'il n'y a jamais eu
39:00la moindre consultation
39:01de sites
39:02à caractère pédopornographique.
39:04Donc on voit
39:05que ça concerne
39:06le monde entier,
39:07j'allais dire,
39:07la France
39:08et désormais,
39:10il est accusé
39:11d'être un agent russe.
39:12J'ai vu ça
39:12sur certaines chaînes d'info
39:13ce matin,
39:14dans certaines matinales
39:15et d'avoir été en lien
39:17avec le Kremlin.
39:18Que pensez-vous
39:19de ces accusations,
39:20Xélia ?
39:21Il faut regarder
39:22d'où ça vient
39:22en fait,
39:23cette idée
39:24parce que ça vient
39:26finalement
39:27la source
39:28de cette hypothèse
39:29parce qu'évidemment
39:30qu'il y a
39:31plein d'emails
39:33qui mentionnent
39:34Poutine
39:35mais en fait,
39:36on peut voir
39:36que les tentatives
39:38c'était plutôt
39:38les tentatives
39:39de Jeffrey Epstein
39:40d'organiser,
39:42avoir un rendez-vous
39:43avec Poutine
39:43qu'il n'a jamais eu.
39:46Donc si on regarde
39:48d'où ça vient,
39:49ça vient
39:50des médias
39:50plutôt britanniques
39:51et après
39:52c'était repris
39:52par les médias
39:53en Europe
39:54et par les médias
39:55français
39:55et à la base
39:57de cette idée,
39:59c'est un ancien agent
40:01des raisonnements
40:02britanniques
40:03M.I.6
40:04qui s'appelle
40:06Christopher Steele
40:07qui à l'époque
40:09était responsable
40:11de Desk Russie
40:12on peut dire
40:12et en fait,
40:13c'est lui
40:14qui donne
40:16cette hypothèse
40:18que c'était
40:18un agent russe
40:19mais c'est
40:19le même agent
40:20qui était
40:22à la base
40:22de Russiagate.
40:24Russiagate,
40:24c'était une idée
40:25que Donald Trump
40:26en fait
40:27était un agent russe.
40:29Donc ça,
40:29c'est quelque chose
40:30qui était
40:30complètement contesté
40:31après toutes les enquêtes
40:33de Mueller Report
40:35et donc
40:36à mon avis
40:38la raison
40:39pourquoi ça sort
40:40des médias britanniques
40:41parce que le scandale
40:43au Royaume-Uni
40:43est beaucoup plus grand
40:44que le scandale
40:45en France
40:45Kirsten meurait son poste
40:47Exactement
40:48Le chef de cabinet
40:49a démissionné
40:50Vous avez tout à fait raison
40:51Il y a aussi Prince Andrew
40:53Donc il y a plein de choses
40:55et la meilleure façon
40:56de faire une diversion
40:57c'est en fait
40:58d'accuser
40:58c'est les Russes
41:00Vous pensez
41:01que c'est un contrefeu ?
41:02Je pense évidemment
41:03et je pense
41:03qu'il s'est repris
41:04par certains médias
41:05ici aussi
41:05parce que
41:07ça évite
41:09de parler
41:09de la vraie problématique
41:10les vrais sujets
41:11parce que cette affaire
41:12ça existe
41:13depuis des années
41:13Absolument
41:15c'était évident
41:16et c'est
41:17la vraie question
41:19pourquoi jusqu'à maintenant
41:20personne n'en parlait
41:21parce que
41:22Jeffrey Epstein
41:23il a eu la résidence
41:24à Paris aussi
41:25avec qui
41:26il a eu des rendez-vous
41:28quel politicien français
41:29les businessmen
41:30etc
41:30donc toutes ces questions
41:31qui doivent être posées
41:33je pense que oui
41:34les dix
41:34c'était en agent russe
41:35c'est juste
41:35notre idée
41:36pour faire la diversion
41:37Alors on l'a vu
41:38avec quel politicien
41:39notamment
41:39Jack Lang
41:40qui a dû démissionner
41:40de l'Institut du Monde Arabe
41:42je vous propose
41:43d'écouter la réaction
41:44de la porte-parole
41:45du gouvernement français
41:45puisqu'il y a un diplomate français
41:47vous l'avez vu dans le sujet
41:48d'Augustin Donadieu
41:49qui est visé
41:49par les documents
41:51autour de l'affaire
41:51Jeffrey Epstein
41:52Toute la lumière
41:54doit être faite
41:55sur cette affaire
41:57effroyable
41:58et tentaculaire
41:59Deuxièmement
42:00le Quai d'Orsay
42:01a réagi
42:02immédiatement
42:03mon collègue
42:05Jean-Noël Barraud
42:06a fait notamment
42:07un signalement
42:08au titre de l'article 40
42:09hier
42:10et bien sûr
42:12nous invitons
42:14et j'encourage
42:16les femmes
42:17qui auraient été victimes
42:19bien sûr
42:20à parler
42:20et à se tourner
42:21vers la justice
42:22mais c'était la justice
42:23de faire son travail
42:24Vous avez entendu
42:25Jean-Noël Barraud
42:25mais je vais lire aussi
42:26son tweet
42:27Je saisis ce soir
42:27le procureur de la République
42:28au titre de l'article 40
42:29comme le rappelait Maude Béréjon
42:30du code de procédure pénale
42:32pour lui s'y annuler
42:33les faits présumés
42:33mettant en cause
42:34M. Fabrice Edan
42:35je dirigeante par ailleurs
42:36une enquête administrative
42:37pour contribuer
42:38au travail de la justice
42:39et lance une procédure disciplinaire
42:41C'est intéressant
42:42ce que disait Xavier
42:42parce que c'est vrai
42:43que sans doute
42:43le pays européen
42:44qui est le plus
42:44dans la tempête
42:46c'est le Royaume-Uni
42:47avec le frère du roi
42:48qui est directement impliqué
42:49le Prasandrou
42:50il y avait déjà une photo
42:51il y a quelques années
42:52avec une
42:52on se souvient d'une interview
42:53à la télévision britannique
42:54qui était une catastrophe
42:55il y a d'autres photos
42:56qui ont été publiées
42:57cette fois
42:58il y a le Premier ministre
43:00qui est ennuyé
43:01parce qu'il a nommé
43:01un ambassadeur aux Etats-Unis
43:03qui était lui-même impliqué
43:05alors que Marco Rubio
43:06a dit
43:06je lui avais dit
43:07de ne pas nommer cet homme-là
43:08donc c'est vrai
43:09que c'est sans doute
43:09les Anglais
43:10qui sont le pays
43:12en Europe
43:13le plus touché
43:15par ce scandale
43:16mais on voit que la France
43:17n'est pas épargnière
43:17Nora Klarsfeld
43:18le goût de l'argent
43:20du sexe
43:22du luxe
43:23rien n'a changé
43:25depuis l'Empire romain
43:26les gens se laissent prendre
43:28les gens se laissent prendre
43:29dans ces filets
43:31qu'ils soient anglais
43:33qu'ils soient français
43:34qu'ils soient du Zimbabwe
43:35ou des Etats-Unis
43:37il n'y a pas besoin
43:38de complot pour cela
43:39lui
43:40ce qui frappe
43:41c'est que c'est l'élite
43:42de ces pays
43:42c'est-à-dire qu'on parle
43:43du frère du roi
43:44on parle d'un ambassadeur
43:46parce que
43:47Epstein voulait avoir
43:48les jeunes filles
43:50il avait l'argent
43:52et il voulait avoir
43:53des relations
43:54avec des gens
43:54qui étaient puissants
43:56et qui
43:57certaines personnes
43:59qui étaient puissantes
44:00et qui se laissaient
44:01ou influentes
44:03et ces personnes
44:04se sont laissées prendre
44:06dans les filets
44:07de luxe
44:08et de la luxure
44:10alors qu'ils n'auraient pas dû
44:11il aurait dû avoir
44:12quelque chose
44:13qui aurait dû
44:14l'ordure
44:15de s'arrêter
44:16et j'ai eu envie
44:16d'avoir votre avis
44:17à tous les deux
44:18et Nicolas Méliens
44:18si vous voulez dire un mot
44:19mais vous avez vu
44:20que certains proposent
44:21une commission d'enquête
44:22en France
44:23à l'Assemblée Nationale
44:25parce que selon
44:25différents journaux
44:27vous l'aviez dit
44:28Xenia
44:28c'est-à-dire qu'on le savait
44:29depuis un moment
44:29et la justice française
44:30a gardé des documents
44:31et ne les a pas rendus publics
44:32et il n'y a pas eu
44:33de poursuites judiciaires
44:34et la Macronie
44:37en Gabriel Attal
44:38qu'on n'a pas le temps
44:38d'écouter
44:39a dit qu'il s'opposait
44:40il y a le Brun Pivot aussi
44:41à une commission d'enquête
44:42de l'Assemblée
44:43qu'est-ce que vous en pensez ?
44:44Je me pose une question
44:46pourquoi ça posait
44:47en fait
44:47c'est très intéressant
44:49comme sujet
44:49parce que c'est un peu
44:50la même chose
44:51aux Etats-Unis
44:51on a tous ces emails
44:533000 emails
44:53qui sont sortis
44:54mais en fait
44:55c'est redacted
44:56comme on dit
44:57on ne voit pas vraiment
44:58qui sont derrière
44:59et aujourd'hui
44:59c'est le Congrès américain
45:01qui peut accéder
45:02les originales
45:03mais dans un lieu secret
45:05donc vous avez une commission d'enquête
45:07pourquoi on ne fait pas
45:07de commission d'enquête ?
45:08Exactement
45:09je pense qu'il faut
45:09ne pas la faire
45:11ça serait mettre la poussière
45:12sous le tapis
45:12on va se retrouver
45:14dans un instant
45:14pour 100% politique
45:16on va parler de l'avenir politique
45:17de Marine Le Pen
45:18puisqu'on connait la date
45:19c'est le 7 juillet prochain
45:21ce jour-là
45:22Marine Le Pen saura
45:23si elle est candidate
45:25ou pas
45:25à la future élection présidentielle
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