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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:10Vous êtes bien dans le 18-19, mon invité c'est Jean-Claude Trichet, l'ex-président de la Banque
00:15Centrale Européenne.
00:16Bonsoir Jean-Claude Trichet.
00:17Bonsoir.
00:17Merci d'être là parce que là c'était la grande semaine des banques centrales.
00:22Hier il y avait la Fed, tout à l'heure il y avait la Banque Centrale Européenne.
00:26Il est dans un climat extrêmement inquiétant quand même, on le voit.
00:31Alors là, que ce soit tant la Fed que la Banque Centrale Européenne, ils ont maintenu leur taux.
00:35Mais en revanche ils ont un peu tiré la sonnette d'alarme en disant
00:37attention il y a des risques inflationnistes, il y a un risque sur la croissance européenne et mondiale.
00:44Quelle est-vous votre analyse sur ce qui se passe aujourd'hui ?
00:47D'abord l'environnement et l'impact que ça peut avoir sur l'économie mondiale.
00:54D'abord je dirais que la première observation c'est l'incertitude.
01:00Une guerre est en cours, une guerre qui semble n'être contrôlée par aucun de ceux qui sont engagés.
01:07Et donc il n'y a rien de plus inquiétant, de plus handicapant pour l'ensemble des décisions,
01:14des décideurs dans le monde que cette période de très grande incertitude.
01:19Ce qui peut expliquer d'ailleurs que toutes les grandes banques centrales ont de multiples scénarios.
01:26Et Christine Lagarde exposait qu'elle avait, et les collaborateurs de la Banque Centrale Européenne,
01:33avaient mis au point au moins quatre scénarios.
01:37Un scénario central et puis des variantes pour tenir compte soit d'une évolution catastrophique,
01:45soit d'une évolution mauvaise mais un peu moins catastrophique.
01:49Au total si vous voulez, pour être aussi bref que possible dans cette analyse,
01:54des deux côtés de l'Atlantique, cette incertitude est considérée comme étant absolument majeure.
02:00C'est l'une des raisons pour lesquelles ils n'ont pas pris de décision pour le moment.
02:05Il se trouve qu'en Europe on est dans une situation un peu plus confortable qu'aux Etats-Unis,
02:10parce que notre grand objectif qui est d'arriver à une inflation maîtrisée autour de 2% est vraiment bien
02:19en vue.
02:20Beaucoup de travail a été fait et le succès, provisoire évidemment, est toujours précaire, mais est quand même là.
02:28Aux Etats-Unis c'est un peu moins satisfaisant pour ce qui concerne l'inflation,
02:33mais ils ont par ailleurs à tenir compte du fait que l'emploi ne se porte pas de leur point
02:40de vue aussi bien qu'ils s'y attendaient,
02:43ce qui explique encore une fois que des deux côtés de l'Atlantique,
02:46on a pensé que le mieux était vraiment de ne rien changer,
02:52de rester extrêmement alerte, extrêmement vigilant,
02:56et dans les deux cas, je dirais, de considérer qu'il n'y a pas de pre-commitment,
03:03il n'y a pas d'engagement a priori de faire quoi que ce soit.
03:08Dans une période très incertaine, le mieux est d'attendre les nouvelles données, les nouvelles observations,
03:14et c'est vrai qu'on peut très bien avoir dans huit jours la fin de la guerre au Proche
03:19-Orient,
03:19ce n'est pas totalement exclu, même si ça paraît très improbable,
03:22ou bien au contraire, une guerre qui se prolonge pendant très très longtemps
03:26et qui polluerait l'ensemble de l'économie internationale,
03:29de la finance internationale, bien entendu de l'inflation.
03:34Mais en même temps, selon Bloomberg, selon des sources,
03:40la Banque Centrale Européenne pourrait devoir commencer à discuter d'un relèvement des taux directeurs
03:45dès le mois d'avril, je cite.
03:48Ça vous semblerait...
03:50Écoutez, je ne veux pas me prononcer.
03:52Tout ce que je vous dirais, c'est qu'aujourd'hui, ils étaient unanimes.
03:57Oui, absolument.
03:58Unanimes.
03:58Ma question, alors effectivement, vous ne pouvez pas jouer le rôle que vous occupiez avant,
04:03non, c'est plutôt nous aider à décrypter quels sont les points.
04:06C'est l'inflation ? L'inflation et encore l'inflation ?
04:09Ou c'est la faiblesse de la croissance ?
04:12Ou c'est l'inquiétude sur une stagnation ?
04:14Vous voyez, qu'est-ce que...
04:16Non, le problème pour la Banque Centrale Européenne,
04:20même si je disais, et je crois qu'on peut effectivement le démontrer,
04:24qu'elle a fait un très très bon boulot,
04:25il est vrai que l'inflation dite sous-jacente,
04:29c'est-à-dire l'inflation, quand on enlève à la fois le pétrole,
04:33qui est très volatile, évidemment, et terriblement volatile en ce moment,
04:36et quand on enlève les prix alimentaires,
04:39on arrive à une sorte d'inflation résiduelle qui n'est pas tout à fait négligeable.
04:45Mais mon sentiment est qu'ils étaient unanimes pour dire,
04:48nous sommes dans une bonne situation, disons, dans des circonstances aussi difficiles,
04:55nous ne prenons aucun engagement a priori,
04:57il n'y a pas eu l'ombre d'une indication selon laquelle
05:00la Banque Centrale Européenne pourrait demain hausser les taux ou baisser les taux.
05:06Il est normal qu'il y ait des rumeurs,
05:09mais à mon avis, ils n'ont pris aucune espèce de pré-engagement,
05:16et j'aime bien cela d'ailleurs, parce que de mon temps aussi,
05:19je préférais qu'on ne s'engage pas a priori à faire ceci ou cela,
05:23mais que l'on observe rigoureusement quelles étaient les données de base.
05:27– Mon invité précédent, Thierry Malek,
05:31qui était le patron de Transnudev et qui est en plus président de la Fédération,
05:34et membre du MEDEF, enfin du comité exécutif,
05:38il disait, moi, ça me fait penser un tout petit peu
05:40à ce qui s'est passé en Ukraine, les tensions inflationnistes.
05:44Est-ce que vous diriez un peu la même chose ?
05:45Vous, ça vous rappelle quelle situation, ce que nous vivons aujourd'hui ?
05:49– Comme tout choc de ce genre,
05:53disons comme tout choc pétrolier, pour simplifier,
05:55il y a deux effets qui peuvent être monumentaux,
06:00qui peuvent être beaucoup plus modestes,
06:02qui peuvent être dus au fait que les événements durent pendant longtemps,
06:07ou qu'ils sont au contraire épisodiques,
06:10mais c'est toujours plus d'inflation et moins de croissance.
06:14Ça ne veut pas dire, d'ailleurs, que le terme stagflation
06:17soit approprié dans les circonstances présentes.
06:20– Pourquoi ?
06:21– C'est ce qui a été dit, d'ailleurs, me semble-t-il,
06:23des deux côtés de l'Atlantique.
06:24– Oui, et pourquoi ?
06:25– Parce que, et en inflation, et en menace pour la croissance,
06:30c'est très modeste par rapport à ce qu'était la stagflation
06:34au moment du premier et du second choc pétrolier,
06:36où on avait une inflation absolument monumentale,
06:40qui s'est d'ailleurs stabilisée à 13% pendant un long moment,
06:44vous vous rendez compte, une inflation de 13%,
06:46et puis on a eu, en effet, un impact sur la croissance catastrophique,
06:51premier et deuxième choc pétrolier.
06:53Là, personne ne peut qualifier ce qui est en train de se passer
06:56de stagflation.
06:58On va voir, parce que si ça s'envenime
07:01vraiment, totalement, dramatiquement,
07:03et si ça déborde du cadre du seul Proche-Orient,
07:07alors tout est possible.
07:08Donc, il faut se préparer, je dois dire,
07:10dans les circonstances présentes, un peu à tout,
07:12parce que le monde est extrêmement instable.
07:14– Alors, vous dites tout jusqu'où vous allez, vous voyez ce que je veux dire,
07:17parce que, sans être oiseau de mauvaise augure,
07:20vous dites que ça peut s'envenimer jusqu'à où ?
07:24Vous pensez que ça peut nous toucher, nous, Européens ?
07:26– Nous avons déjà deux guerres.
07:28– Oui, absolument, oui.
07:29– Une guerre en Europe,
07:32que nous observons, disons, avec désolation,
07:35parce qu'en plus, nous ne sommes pas déterminants,
07:38nous, Européens, dans la guerre en Europe.
07:39– On pourrait l'être, mais on l'est pas.
07:40Enfin, on l'est quand même un peu.
07:42– Ce qui est une honte pour les Européens.
07:45On l'est un peu, mais enfin,
07:47chacun sait que la négociation finale,
07:49telle que les choses se présentent aujourd'hui,
07:51c'est entre les Américains et les Russes.
07:52Il n'y a rien de plus humiliant pour les Européens, quand même.
07:55De même que, pour le Proche-Orient,
07:57nous sommes extrêmement proches du Proche-Orient,
07:59nos intérêts sont colossaux au Proche-Orient,
08:02à tous égards.
08:03Et nous ne sommes pas du tout dans la boucle,
08:05c'est clair.
08:07Donc, accessoirement, ça me permet de vous dire,
08:09Edwige, que je suis de plus en plus convaincu
08:12que nous devons aussi,
08:15je dirais, sérieusement que possible,
08:18et progressivement,
08:19arriver à une fédération politique européenne.
08:21– C'est la question que j'allais vous poser,
08:22parce que, alors, allons-y, Jean-Claude Trichet.
08:24On voit bien que l'Europe n'est pas au niveau,
08:26et surtout, c'est que, là,
08:27il y a une forme de dislocation lente,
08:30dislocation ou dislocation silencieuse,
08:32un peu, de l'Europe,
08:33parce que le coup franco-allemand n'a plus rien d'un couple,
08:35à supposer qu'il l'ait été.
08:37On voit qu'il y a quand même beaucoup de tensions
08:39entre nos gouvernements.
08:40On voit, d'un côté,
08:42il y a des rapprochements entre l'Allemagne et l'Italie.
08:44On voit Orban,
08:46qui joue son propre jeu.
08:47Bon, ça, ça fait longtemps.
08:50Bref, il n'y a plus du tout d'unité européenne.
08:54Donc, vous dites qu'il faut le fédéralisme,
08:56moi, je fais bien, mais...
08:56– Non, je ne suis pas aussi sévère que vous.
08:58– Ah bah, écoutez,
08:59regardez, notamment sur le plan économique et industriel,
09:02c'est quand même inquiétant.
09:03– Nous avons eu une attaque de la Russie
09:06contre l'Ukraine.
09:07L'Europe a tenu, en gros.
09:09On ne peut pas dire que l'Europe est volée en éclats.
09:12Donc, non, il y a...
09:13– Ah non, mais regardez-là, Frédéric Schmerz,
09:15il était parti, le chancelier allemand,
09:16il était parti voir Donald Trump
09:18pour parler de la guerre au Moyen-Orient,
09:20au moment même où Emmanuel Macron disait,
09:22on n'a pas été consulté,
09:23il faut qu'on aille,
09:25il n'y aura pas,
09:25on ne va pas rentrer dans la guerre.
09:26Vous voyez, des positions quand même très différentes.
09:28– Oui, mais n'exagérez pas.
09:30Au total, ils ont signé ensemble,
09:33avec d'ailleurs les Britanniques,
09:34plusieurs communiqués,
09:35plusieurs déclarations importantes,
09:38qui, à mon avis, d'ailleurs, sont opportunes
09:40dans les circonstances présentes.
09:41Donc, je crois qu'il ne faut pas dramatiser
09:44l'écart qu'il y a entre les différents pays.
09:47Mais évidemment,
09:48ils sont en dernière analyse responsables
09:50de leur diplomatie et de leur défense.
09:53Nous n'avons pas de fédération,
09:56nous avons une fédération monétaire
09:57qui marche plutôt bien, au total,
10:00et même très bien,
10:01et qui est approuvée par nos concitoyens.
10:03Nous n'avons pas de fédération
10:04diplomatique, une politique.
10:05– Justement, je crois qu'il y a une association
10:07au niveau mondial des banques centrales européennes,
10:09enfin des banquiers centraux,
10:10vous avez présidé,
10:11si mes souvenirs sont bons,
10:12Jean-Claude Trichet.
10:14Est-ce que les banques centrales,
10:16on le voit,
10:16c'est déjà un peu le cas aux Etats-Unis,
10:18même un peu ici,
10:19est-ce que les banques centrales
10:21peuvent être un peu
10:22les boucliers face à cette guerre,
10:26face aux conséquences de cette guerre ?
10:28– Certainement pas face à la guerre,
10:29bien sûr,
10:29mais face aux conséquences économiques
10:31et monétaires,
10:32et en termes d'inflation,
10:35de ces événements,
10:36encore une fois,
10:37qui nous ont frappés en Ukraine,
10:40puis nous frappent au Proche-Orient,
10:42peut-être nous frapperons ailleurs demain,
10:44parce que le monde est très instable.
10:47Au total, je vous le disais,
10:49après la guerre d'Ukraine,
10:51il me semble que les banques centrales
10:53ont fait du bon boulot.
10:54Je disais,
10:55un très bon boulot
10:56pour la Banque centrale européenne.
10:58Aux Etats-Unis aussi,
10:59la Fed a été très courageuse,
11:01elle a augmenté les taux
11:02pendant 11 réunions de suite,
11:06sans interruption,
11:08ce qui a montré une vigilance,
11:10disons,
11:11pour arriver aux fameux objectifs
11:13des 2% d'inflation à moyen terme,
11:16qui est le même…
11:17– Quitte à tuer la croissance.
11:18– Qui est le même
11:19pour toutes les grandes banques centrales.
11:21Non, c'est pas pour tuer la croissance,
11:23ça permet au contraire
11:24de consolider la croissance
11:25et de lui permettre…
11:27– Non, non, c'est pas…
11:27Écoutez, il y a consensus, là,
11:29vraiment, au niveau international,
11:31et je vous l'ai déjà rappelé,
11:34toutes les grandes banques centrales
11:35qui émettent des monnaies
11:37qui sont dans le panier
11:38des droits de tirage spéciaux
11:40du Fonds monétaire international
11:41ont la même définition
11:43de la stabilité des prix.
11:44Ça me rendait relativement confiant
11:46dans le retour à la stabilité des prix
11:49après le choc de l'Ukraine,
11:51si je puis dire,
11:52et le choc pétrolier,
11:54disons, gazeux et pétrolier de l'Ukraine,
11:56et maintenant,
11:57ça me rend aussi
11:58raisonnablement confiant.
11:59Ce qui ne veut pas dire
12:00que les choses soient faciles.
12:01– Si on a une crise,
12:04quand même,
12:06qui se déclenche,
12:07une sorte de panique,
12:08on voit que les marchés
12:08sont très très fragiles,
12:12on voit même l'or décroche,
12:14l'argent…
12:16quels seraient les outils
12:19dont dispose
12:20la Banque Centrale Européenne
12:22aujourd'hui ?
12:24– Elle dispose
12:25de toute la panoplie
12:26d'outils
12:27qu'elle a utilisés
12:28dans la très grande crise
12:29de Lehman Brothers,
12:31dans la crise du Covid,
12:33et dernièrement,
12:34dans l'autre sens,
12:35c'est-à-dire dans le sens
12:36du retour à la stabilité des prix.
12:38Donc je crois
12:39que ce n'est pas une question
12:40de panoplie.
12:42les grandes banques centrales
12:43ont éprouvé énormément
12:45d'instruments
12:46qui se sont avérés efficaces.
12:48On a évité la déflation,
12:50qui était une menace grave
12:51et immédiate
12:52pendant une dizaine d'années.
12:53On est revenus
12:55très proches
12:56de la stabilité des prix
12:57au moment où nous parlons.
12:58Et donc j'ai confiance,
13:00si vous voulez,
13:00dans la capacité
13:01des banques centrales
13:01de faire beaucoup de choses.
13:04Elles ont les instruments nécessaires,
13:06elles peuvent même,
13:07si jamais on avait une crise
13:09aussi grave que celle
13:10de Lehman Brothers,
13:11ce qu'à Dieu ne plaise.
13:13Non, mais en même temps,
13:14on voit bien
13:14qu'il y a un peu
13:15le spectre du Prévet-Equiti,
13:17d'une crise sur le Prévet-Equiti
13:18qui fait dire à certains
13:19qu'on n'est pas très loin
13:21d'une crise
13:22d'un peu la Lehman Brothers.
13:24Le Prévet-Equiti
13:25ne peut pas être
13:26à lui seul,
13:27évidemment,
13:28un détonateur,
13:29disons,
13:29pour une crise aussi grave
13:30que celle que vous évoquez.
13:33Mais c'est vrai
13:34que l'univers financier,
13:36la sphère financière,
13:38est très endettée
13:39et qu'on a des éléments
13:41qui sont inquiétants,
13:43parfois même plus inquiétants
13:44encore en ce qui concerne
13:46l'encours de dette
13:46en proportion du PIB,
13:48privé et public,
13:49que cela n'était
13:50juste avant Lehman Brothers.
13:52Donc, c'est vrai
13:52que le monde reste très fragile.
13:55On l'a vu
13:56dans le cas de Lehman Brothers,
13:57si vraiment
13:58l'ensemble des participants
14:00du marché,
14:01l'ensemble des décideurs
14:03privés,
14:04publics,
14:04ont le sentiment
14:05qu'ils perdent totalement
14:06le contrôle,
14:07les banques centrales
14:08peuvent même aller,
14:09ce qui n'arrivera pas,
14:11mais peuvent même aller.
14:12J'y ai participé
14:13très activement
14:14à un communiqué
14:16en commun
14:16et à des décisions
14:17en commun
14:18pour prouver
14:19qu'il y a des pilotes
14:20dans l'avion
14:20et que le monde
14:22ne va pas n'importe où.
14:24Donc,
14:24les banques centrales
14:25ont déjà démontré cela.
14:26Ceci dit,
14:27les banques centrales
14:28n'ont pas la responsabilité
14:29des armées
14:31et heureusement,
14:32elles n'ont pas
14:32la responsabilité
14:33de la diplomatie
14:34et ce qui est
14:36profondément anormal,
14:37c'est que le monde
14:38aujourd'hui
14:39soit aussi fragile
14:40sur le plan
14:42géostratégique
14:42en particulier.
14:43Juste un petit point
14:44parce qu'on parlait
14:45de crise des subprimes,
14:46de crise de Lehman Brothers
14:48et de ses inquiétudes
14:49le truc du private equity.
14:50Je ne sais pas
14:50si vous avez vu
14:51que les grandes banques
14:52pourraient être
14:53américaines,
14:54pourraient être autorisées
14:55à réduire de 5%
14:56leurs fonds propres.
14:57C'est un assouplissement
14:59qui est en discussion
15:02en ce moment même
15:02par les autorités américaines.
15:04Est-ce que c'est le bon moment
15:05quand même
15:05d'avoir cet assouplissement ?
15:06Écoutez,
15:07à mes yeux,
15:07pas du tout.
15:08Oui.
15:09Mais ça correspond
15:10à l'orientation
15:12générale
15:12de dérégulation
15:14de l'administration
15:16américaine
15:16actuelle.
15:17De Trump.
15:19Je dois dire
15:20que pour faire confiance
15:21à cette administration
15:22dans les circonstances présentes,
15:24c'est vraiment très difficile
15:25compte tenu
15:26des déclarations successives
15:27et parfaitement contradictoires
15:29qui sont faites
15:30un peu en permanence,
15:31y compris sur des sujets
15:32qui sont si gravissimes,
15:34la paix ou la guerre,
15:36le lancement ou pas
15:37de bombardements
15:39ici et là.
15:40Donc pour vous,
15:41c'est vraiment pas
15:42le bon moment ?
15:43Je ne dirais pas,
15:44il faut regarder le dossier
15:45de très très près,
15:46mais dans l'état actuel
15:48des choses,
15:49de la dérégulation
15:50ne me paraît pas
15:51du tout financière,
15:53ne me paraît pas
15:53du tout opportune.
15:55Personnellement.
15:55Est-ce qu'il faut voir
15:56cet assouplissement
15:57en tous les cas
15:58permettrait de libérer
15:59des milliards de dollars,
16:00que ce soit pour les prêts,
16:01des dividendes,
16:02rachats d'actions,
16:03et c'est évidemment
16:03demandé par le secteur
16:04américain
16:05d'une manière
16:05de séduire Wall Street ?
16:08Écoutez,
16:09encore une fois,
16:11je dois étudier
16:12le dossier,
16:12si vous voulez,
16:13de très très près,
16:14mais ma réponse spontanée,
16:17et je pense que
16:17c'est ce que vous attendez,
16:19c'est que ce n'est pas
16:19le moment de déréguler
16:21quand on est précisément
16:23dans une période
16:24aussi difficile
16:25et aussi menaçante.
16:28Est-ce que vous êtes...
16:29Est-ce que les taux d'emprunt,
16:31on voit bien,
16:32notamment pour la France,
16:34du coup,
16:35s'emballent un peu ?
16:36Est-ce qu'ils sont
16:37à un niveau critique
16:38de nouveau
16:39ou ça reste dans une zone
16:41qui est acceptable
16:41vu l'endettement
16:43de la France ?
16:44Non,
16:44c'est évidemment
16:45très très mauvais.
16:47Nous sommes à un niveau
16:48de taux d'intérêt
16:49qui, au moment
16:50où nous parlons,
16:51est évidemment à cause
16:52de ce qui se passe
16:52au Proche-Orient
16:53et de la guerre
16:54qui se déroule
16:55en ce moment,
16:56mais qui sont
16:57au plus haut niveau
16:58depuis 11,
17:0012,
17:0013 ans.
17:01Donc,
17:02c'est inquiétant.
17:03Compte tenu
17:04de notre endettement
17:05qui a considérablement
17:06augmenté.
17:06C'est encore plus inquiétant.
17:09Et donc,
17:10on peut dire
17:11qu'en effet,
17:11la situation
17:12est très exigeante.
17:13Ceci dit,
17:14tous les taux d'intérêt
17:16augmentent
17:17en ce moment
17:18aux Etats-Unis,
17:19en Allemagne,
17:20en France,
17:21en Italie,
17:22partout,
17:22partout,
17:23parce qu'on prend en compte
17:25non seulement
17:26l'incertitude
17:27dont je parlais,
17:27qui est le problème majeur,
17:28mais aussi,
17:29bien entendu,
17:30l'inflation à venir
17:32si on n'arrive pas
17:33à reprendre
17:34la maîtrise
17:35de ce phénomène
17:36horrible
17:37qui se passe
17:38en ce moment
17:38au Proche-Orient.
17:41On voit,
17:42avec notamment
17:42tout le débat
17:43polémique
17:44autour de la baisse
17:46de la fiscalité
17:46sur l'énergie,
17:48on voit que beaucoup disent
17:49mais attendez,
17:50on n'a plus les moyens,
17:52la France n'a plus
17:53les moyens
17:53de faire de nouveau
17:55un chèque énergie.
17:57Est-ce que c'est le sentiment
17:58que là,
17:58peut-être,
17:59les Français sont en train
18:00de voir qu'on est dans le dur
18:01au niveau
18:02que l'État
18:03n'a plus d'argent,
18:05il n'y a plus rien
18:06sur le compte en banque
18:06de l'État.
18:07Je crois que la plupart
18:09des pays
18:11doivent suivre,
18:12y compris nous,
18:13naturellement,
18:14au premier chef,
18:15doivent suivre
18:16les recommandations
18:17d'ailleurs
18:17qu'a fait François
18:19Villeroy de Gallo,
18:20le gouverneur français,
18:23Christine,
18:24lors de sa dernière
18:26conférence de presse
18:27qui date d'aujourd'hui,
18:30à savoir,
18:30si vous faites quelque chose,
18:32alors il faut que ce soit
18:35très limité dans le temps
18:37et concentré,
18:38en réalité,
18:40sur les plus démunis
18:42et les plus défavorisés
18:43de nos concitoyens.
18:44On ne jette pas
18:45l'argent par les fenêtres,
18:47dans aucune circonstance,
18:49y compris parce que
18:51beaucoup,
18:51beaucoup de pays
18:52sont très endettés.
18:53Quant à nous qui sommes
18:54très, très endettés,
18:55évidemment,
18:56c'est ce à quoi
18:57nous devons aspirer.
18:58Je trouve que le gouvernement,
18:59s'est bien comporté
19:00jusqu'à présent
19:01en disant,
19:02attention,
19:02exactement comme vous le disiez,
19:04on n'a pas un argent
19:05insensé
19:06à dépenser ici ou là.
19:08Et donc,
19:08limiter dans le temps
19:09et concentrer
19:10sur les plus pauvres
19:11et les plus démunis,
19:12c'est absolument essentiel.
19:14On ne peut pas gaspiller.
19:17une question de personne,
19:19parce que c'est important
19:19et à un moment,
19:20peut-être une concomitance
19:21qui n'est pas forcément heureuse.
19:24Donc,
19:24François Villorat-Gallot,
19:25que vous venez de mentionner,
19:26qui est le gouverneur actuel
19:26de la Banque de France,
19:28donc va s'en aller
19:29prématurément,
19:30donc au mois de juin.
19:31Comment,
19:32un,
19:32vous avez interprété
19:34le fait qu'il décide
19:35de partir avant ?
19:36Est-ce qu'on l'a poussé
19:37pour avoir,
19:37vous savez,
19:38il y a plusieurs hypothèses,
19:39est-ce qu'on l'a poussé
19:40parce que,
19:41vous avez été gouverneur
19:42de la Banque de France,
19:43je le rappelle,
19:44parce que c'était une manière
19:45de céder la place
19:46à quelqu'un
19:47qui serait en poste
19:48au moment
19:49de l'élection présidentielle
19:50si jamais il se passait
19:51quelque chose,
19:52on peut dire,
19:53de grave, quoi ?
19:54Non, absolument pas.
19:56Vous n'y croyez pas,
19:56moi, ça ?
19:57Je le connais bien,
19:58je crois,
20:00et même très bien.
20:02Je suis absolument convaincu
20:04que c'est lui
20:05qui s'est trouvé
20:07devant une situation
20:09avec une possibilité
20:11qui manifestement
20:13correspond très,
20:14très exactement
20:15à sa propre personnalité.
20:17Donc,
20:17c'est prendre la direction
20:18des apprêtis d'Enteil.
20:19Voilà.
20:20Et donc,
20:21ça correspond exactement
20:22à ce qu'il peut souhaiter.
20:24Je suis convaincu
20:25qu'il a pris la décision
20:27tout seul
20:28et qu'il l'a annoncée
20:30ensuite aux intéressés
20:32et au gouvernement,
20:34bien sûr,
20:34aux présidents
20:34et au gouvernement.
20:35Mais je ne crois pas
20:36une seconde
20:37qu'on l'ait poussé dehors.
20:38Et Christine Lagarde,
20:39parce que,
20:39comme je disais,
20:40il y a une concomitance
20:40qui n'est quand même
20:41pas forcément favorable
20:42pour la France,
20:43surtout en ce moment même.
20:46Départ de Christine Lagarde,
20:47qui pour lui succéder ?
20:48Ce serait quoi le bon profil
20:49pour succéder à Christine Lagarde ?
20:50Je ne me pose pas
20:50la question
20:51du départ immédiat
20:53de Christine Lagarde.
20:53Non, pas immédiat,
20:54pas demain,
20:55pas en juin.
20:56Enfin,
20:57incessamment sous peu.
20:57Non,
20:58pas incessamment sous peu,
20:59à la fin de son mandat.
21:01Vous savez qu'il y a
21:02beaucoup de gens
21:02qui disent qu'elle partait avant.
21:03Parce que...
21:04Vous n'y croyez pas,
21:05vous,
21:05en fait,
21:05qu'elle partait avant ?
21:06Il y a sûrement
21:06beaucoup de gens
21:07qui aspirent
21:09à prendre cette position
21:10que j'ai occupée
21:11pendant huit ans
21:12et qui est effectivement
21:13très inspirante,
21:14je dois dire.
21:15Oui,
21:15vous avez aussi
21:15beaucoup de personnes
21:17inspirées autour de vous.
21:19Et deuxièmement,
21:22elle est certainement
21:24aussi très désirée
21:26pour beaucoup
21:26d'autres jobs.
21:27Ça fait deux éléments
21:29qui peuvent expliquer
21:30qu'il y ait ici ou là
21:31des bruits,
21:32je ne sais quoi.
21:32Oui,
21:33mais elle ne les a pas
21:33démentis en tous les cas.
21:34elle a démenti.
21:35La Banque Centrale Européenne
21:37a formellement démenti.
21:39Je pourrais vous envoyer
21:40le communiquer
21:41si vous voulez.
21:43Quel profil
21:44pour succéder
21:44à Christine Lagarde ?
21:47Écoutez...
21:47Un Allemand ?
21:52Malheureusement...
21:52Mais justement,
21:53vous êtes extérieur
21:53et en même temps
21:55vous avez passé
21:55huit ans à l'intérieur.
21:56Je ne suis pas
21:57dans la position
21:58de décider.
21:59Ah mais non,
22:00mais heureusement,
22:00sinon je ne vous poserai
22:01pas la question.
22:01C'est une décision
22:02qui se prend
22:03et j'en sais quelque chose
22:04par unanimité
22:05des chefs d'État
22:07et de gouvernement
22:07qui sont dans la zone euro.
22:10Vous vous rendez compte
22:10ce que ça représente ?
22:13Ça fait beaucoup.
22:1321 chefs d'État
22:15et de gouvernement.
22:16Je ne sais pas
22:17si vous faisiez un rêve
22:18Jean-Claude Trichet.
22:20J'espère que
22:21comme ça a toujours été
22:22le cas jusqu'à présent,
22:24ils décideront
22:25de mettre
22:26comme le patron
22:28de la banque
22:29qui émet la monnaie
22:31des 350 millions
22:34de concitoyens européens,
22:36ils mettront quelqu'un
22:36qui est très compétent,
22:38qui a une bonne expérience.
22:39Forcément.
22:40D'accord.
22:41On est tous d'accord.
22:43Je ne vais pas me jouer
22:44au petit jeu
22:45des nationalités.
22:47Mais je connais...
22:48Le petit jeu
22:48des nationalités,
22:49il est important.
22:49Ce n'est pas un petit jeu
22:50quand même.
22:51C'est important.
22:52La France a eu...
22:53A l'évidence.
22:53Elle a quand même
22:56régné sur la Banque
22:57Centrale Européenne
22:57pendant très longtemps.
22:59Vous savez bien
23:00que ce n'est pas comme ça
23:01que ça se passe.
23:02On ne règne pas
23:03sur la Banque Centrale Européenne.
23:05Heureusement.
23:05On est beaucoup
23:06plus démocratique
23:07que ça.
23:07Qui pour succéder ?
23:08Qui pour succéder ?
23:10Le profil, là encore,
23:11je ne vous demande pas
23:11des noms.
23:12Profil pour succéder
23:13à François Villeurat-Galot.
23:14Est-ce que vous préférez
23:18un Benoît Curé
23:19qui était membre
23:21justement
23:22du directoire
23:23de la Banque Centrale Européenne
23:24ou un profil, là,
23:26Emmanuel Moulin
23:27qui est l'actuel
23:28directeur du cabinet
23:29enfin secrétaire générale
23:30de l'Élysée.
23:30Sauf qu'en ma part,
23:31il n'y a pas qu'eux
23:32qui...
23:32Non, mais il y en a d'autres
23:33mais c'est un peu les deux, là.
23:34Je vais élargir ensuite.
23:36Ah bon ?
23:36Le profil, c'est quoi ?
23:37Il faut un économiste
23:38parce que je m'en souviens,
23:40vous m'avez dit ça
23:40quand Christine Lagarde
23:41a été nommée,
23:42vous m'avez dit
23:42c'est très bien
23:44Je crois qu'il y a
23:45des dames aussi
23:46qui seraient intéressées.
23:48Mais enfin, peu importe.
23:49En tout cas...
23:50Un économiste
23:50ou un politique ?
23:52Posez la question
23:52au président de la République,
23:53c'est vraiment lui
23:54qui décide la question.
23:55Non, non, mais c'est à vous
23:55que je pose la question,
23:56Jean-Claude Trichet.
23:57Non, non, non.
23:57C'est à vous que je pose la question.
23:58Je ne suis malheureusement pas
23:59en passe de décider.
24:02Vous n'avez pas une...
24:04Tous les noms
24:06que vous avez cités
24:07sont des noms
24:08de gens ultra compétents.
24:10Donc voilà
24:11tout ce que je peux dire.
24:12Juste en conclusion,
24:14et je ne vous demande pas
24:15de faire de la politique,
24:16je sais que vous n'êtes pas
24:17un élu,
24:17Jean-Claude Trichet.
24:18Là, il y a
24:19les municipales.
24:21Après, on va voir
24:22dans quel état
24:22on se retrouve lundi prochain.
24:25Est-ce que vous redoutez
24:26que d'ici 2027,
24:28en fait,
24:28il ne se passe pas grand-chose ?
24:30Il n'y a pas
24:30les grandes réformes
24:31auxquelles vous inspirez
24:33depuis longtemps ?
24:35À votre avis,
24:36il faudra attendre 2027
24:37pour les avoir éventuellement
24:38en fonction du résultat des urnes.
24:41Écoutez,
24:42c'est vrai
24:43que le pays,
24:44actuellement,
24:45me semble
24:46extrêmement mal orienté.
24:48Et quand je parle du pays,
24:50je parle
24:50d'un très grand nombre,
24:52disons,
24:53de sensibilités politiques
24:55à droite
24:56et à gauche.
24:57Donc,
24:58il y a une sorte
24:59de méconnaissance
25:00par l'ensemble
25:01de nos concitoyens
25:02dans la situation
25:03dans laquelle
25:04nous nous trouvons
25:05au point que,
25:06dans certains domaines
25:07comme celui
25:08de l'âge de la retraite
25:09ou des pensions
25:11et retraites en général,
25:12nous sommes le pays
25:13le plus aberrant
25:15que l'on puisse trouver.
25:16Non seulement en Europe,
25:18mais même ailleurs d'Europe.
25:19Le pays le plus aberrant.
25:20Nous sommes la France,
25:21c'est le pays le plus aberrant ?
25:22Oui,
25:23il n'y a pas d'autre pays
25:24qui trouve
25:24qu'il serait très bien
25:25d'avoir un âge de retraite
25:27à 62 ans
25:28dans les circonstances présentes.
25:30Il n'y en a pas d'autres.
25:31En tout cas,
25:32je n'en connais pas d'autres.
25:34Mais tout le monde n'est pas
25:35Jean-Claude Trichet.
25:36Il y en a des gens
25:37pour qui il y a un métier
25:38plus pénible
25:38et qui vont en reprendre.
25:39Là, j'évoque,
25:40si vous voulez,
25:41ce que pense
25:42la large majorité
25:44de nos concitoyens,
25:45en tout cas,
25:45si je m'en tiens,
25:46aux positions
25:46qui sont prises ici et là.
25:48Il y a bien entendu
25:48des sensibilités politiques
25:49qui disent
25:50mais ce n'est pas du tout
25:51ce qu'il faut faire.
25:52Bien entendu,
25:53il faut qu'on aille
25:54plus loin,
25:55beaucoup plus loin.
25:57On devrait faire
25:58ce qu'ont fait
25:59les Italiens
25:59au moment de leurs
26:01très grandes difficultés
26:02après Lehman Brothers
26:0367 ans,
26:05âge de la retraite.
26:06Le premier ministre italien
26:08que je connais
26:09très très bien
26:10de l'époque
26:11nous a rappelé
26:12dernièrement
26:13à une occasion
26:14à Paris
26:15précisément
26:16que
26:16lui-même au pouvoir
26:18il a pris
26:19cette décision
26:20fait voter
26:21par le Parlement.
26:22Le Parlement a voté
26:23à une écrasante majorité
26:25en Italie
26:26l'âge de la retraite
26:28à 67 ans.
26:29Personne n'est revenu
26:31là-dessus
26:32depuis.
26:32alors même
26:33que plusieurs
26:34sensibilités politiques
26:35se sont succédées
26:36au pouvoir
26:36parce que
26:37les Italiens
26:39ont considéré
26:39que c'était
26:40du bon sens
26:41et je me désole
26:43un peu
26:43que nous ayons dû
26:44je suis sûr
26:45qu'on y arrivera
26:46à un moment ou à un autre
26:47parce que
26:47c'est commandé
26:48par la démographie
26:49Christine Lagarde
26:50première ministre
26:51au président
26:52de la République
26:53par nos progrès
26:54remarquables
26:55en matière de santé
26:56par l'allongement
26:57de la durée
26:58de la vie
26:58etc.
26:59On y arrivera
27:01mais malheureusement
27:03être dans cette situation
27:04d'aujourd'hui
27:05alors que nos amis
27:06italiens
27:07sont dans une situation
27:08tellement différente
27:09et depuis
27:10plusieurs années
27:11c'est désolant.
27:13Oui c'est assez stupéfiant
27:14Merci beaucoup
27:16de vous être prêté
27:17au jeu de mes questions
27:18même si parfois
27:19elles ne vous convenaient pas
27:20Merci Jean-Claude Trichet
27:21ancien président
27:22de la Banque Centrale Européenne
27:23Tout de suite
27:24vous retrouvez
27:24Stéphanie Collot
27:25pour son grand journal
27:26de l'écho
27:27et vous je vous souhaite
27:28une très bonne soirée
27:31Le 18-19
27:33d'Edwige Chevrillon
27:34sur BFM Business
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