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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.

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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwish Chevrillon
00:10Vous êtes bien dans le 18-19, on a habité, c'est Philippe Juvin, il est professeur de médecine, député,
00:16rapporteur de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale.
00:19Bonsoir Philippe Juvin.
00:20Bonsoir.
00:20Merci d'être là, j'imagine votre agenda extrêmement compliqué.
00:23Et puis en plus vous avez été réélu au premier tour maire de la Garenne-Colomb.
00:28Non pas maire.
00:29Non mais vous restez député.
00:30Absolument, je suis président de la majorité municipale mais je ne suis pas maire.
00:34Voilà absolument, vous avez décidé de rester député alors qu'il y a d'autres, on fait d'autres choix.
00:37On parlait d'Antoine Armand tout à l'heure qui lui reste, a choisi d'être maire d'Annecy.
00:42Philippe Juvin, plein de questions à vous poser, je ne sais pas si vous avez vu le communiqué du G7
00:46Finance Énergie,
00:47prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du marché de l'énergie.
00:51Le gouvernement, devant un peu l'inquiétude, on va dire, de certaines professions, c'est plus que l'inquiétude,
01:00que ce soit les infirmières, les transporteurs routiers qui ont bloqué le périphérique,
01:04est en train de regarder qu'est-ce qu'il peut faire.
01:07La mobilisation, en tous les cas, monte d'un cran.
01:10Il y a eu des mesures qui ont été adoptées, mais insuffisantes, 70 millions d'euros.
01:14Que peut faire le gouvernement et doit-il faire quelque chose ?
01:18Monsieur le rapporteur de la Commission de nos finances.
01:21Et peut-il ? A-t-il les moyens ?
01:22Entre 2021 et 2024, si vous additionnez toutes les mesures qui ont été prises par le gouvernement
01:27pour aider les consommateurs, carburant, électricité, etc.,
01:31c'est 72 milliards d'euros qui ont été dépensés.
01:34Autant vous dire qu'on n'en a pas le début de commencement aujourd'hui.
01:37Donc les mesures, si des mesures sont prises,
01:39elles doivent impérativement être premièrement ciblées,
01:43limitées dans le temps, c'est-à-dire réévaluées tous les mois,
01:46et gagées.
01:47C'est-à-dire que quand on va dépenser pour aider, par exemple,
01:52des Français qui utilisent beaucoup le carburant,
01:54il va falloir trouver l'économie ailleurs,
01:57parce que nous n'avons pas les moyens de remettre 72 milliards sur quelques années, certes,
02:02mais autant de milliards d'euros sur la table, tout simplement.
02:05Donc là, on n'est pas à 72 milliards, on est dans un premier temps,
02:09parce qu'on voit que la mobilisation, quand même, la pression monte d'un cran.
02:14Pour l'instant, c'est 70 millions sur la table.
02:17Est-ce que c'est à l'aune de ce qui se passe ?
02:20Et du choc, alors même s'il n'y a pas un choc pétrolier,
02:23il y a quand même un choc énergétique, on ne peut pas dire le contraire.
02:25Oui, il y a une augmentation du prix du carburant.
02:29Pour que les gens comprennent bien, le budget 2026,
02:31qui a été voté il y a quelques semaines, un peu difficilement,
02:35vous vous souvenez de l'épisode du Gétraire ?
02:36Oui, ça, on s'en souvient, oui.
02:38Table sur un prix de l'ordre de 65 dollars le baril 1.
02:42D'accord ?
02:43Là, on est à plus de 100, largement plus de 100.
02:46Donc, ça signifie que si on avait un baril qui se maintenait à 100 dollars
02:50pendant une période longue, c'est de la croissance en moins,
02:54peut-être, je ne sais pas, 0,25% de croissance en moins,
02:57c'est une inflation à 2%.
02:59Ce sont des taux d'intérêt qui vont monter, bien entendu.
03:02Ce sont des emplois en moins.
03:04On parle de 11 000 emplois pour un baril à 100 dollars.
03:10C'est de la consommation en moins, 0,6%.
03:13Donc, ayons conscience que l'augmentation du prix du baril,
03:18ça a un effet, évidemment, pour le conducteur,
03:19mais ça a des effets systémiques.
03:21Et ces effets systémiques vont avoir aussi des effets
03:24sur les recettes de l'État et l'équilibre général.
03:26Donc, on ne peut pas s'amuser, entre guillemets,
03:30à dire, on va compenser toutes les hausses,
03:32tout simplement, ce n'est pas possible.
03:34Donc, il faut choisir qui on compense, qui on aide.
03:36Il y a des gens qu'il faut aider.
03:37Il faut les choisir.
03:38Qui ?
03:39Les gros consommateurs, on pense...
03:43On pense aux agriculteurs, on pense aux barins-pêcheurs,
03:46on pense à certaines activités économiques
03:48qui doivent absolument rouler,
03:50le transporteur routier.
03:52Mais encore une fois, je le répète,
03:54premièrement, ça doit être limité dans le temps.
03:56C'est-à-dire, chaque mois, il faut revoir le truc.
03:58On ne va pas partir pour six mois ou un an.
04:00Et deuxièmement, il faut gager.
04:01C'est-à-dire que la dépense, l'argent qu'on mettra là,
04:03il ne faut pas le mettre ailleurs.
04:05Et donc, ça, c'est un sujet...
04:06Et est-ce que c'est le cas pour les 70 millions ?
04:08Pardon ?
04:09Les 70 millions qui sont mis sur la table ?
04:11C'est un premier jet.
04:14Le gouvernement a dit qu'il était prêt à étudier
04:16toutes les propositions qui arrivent.
04:17Mais on voit bien, avec 70 millions,
04:21que nos marges de manœuvre sont désormais extrêmement limitées.
04:25C'est ça qu'il faut comprendre.
04:26La France est dopée à la dette depuis des années.
04:29On vide la dette.
04:30On finance tout à la dette.
04:32On finance les salaires à la dette.
04:34On finance les fonctionnaires, les retraites à la dette.
04:36On finance l'éclairage public à la dette.
04:38On finance tout à la dette.
04:40À partir de là, il y a un moment où ça va s'arrêter.
04:43Donc, ou bien on prend des mesures pour nous-mêmes baisser la dette,
04:48des mesures voulues, organisées,
04:51ou bien tout simplement, il va y avoir une énième crise.
04:54On en a une actuellement, mais il peut y en avoir d'autres.
04:56Et dans ce cas-là, la correction vous sera imposée.
04:59Oui, on va revenir comment faire, Philippe Jivin,
05:01d'autant qu'avec la flambée sur les taux d'intérêt,
05:05on voit bien que le premier poste budgétaire,
05:08c'est en train de devenir les remboursements.
05:11Juste une question.
05:13Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou,
05:15a dit qu'il pourrait y avoir des mesures de chômage partiel.
05:17Donc tout ça, c'est un coût, forcément, on l'a bien vu.
05:20Parce qu'il y a des entreprises qui se trouvent en difficulté.
05:22Est-ce que vous êtes favorable, vous, en tant que rapporteur ?
05:25Non, écoutez, moi, je suis très méfiant.
05:29Sur toutes les mesures non financées,
05:32on n'a pas d'argent magique.
05:33Ça n'existe pas, l'argent magique.
05:34Donc, si le gouvernement annonce des dépenses,
05:37il faut qu'il me dise où il prend l'argent.
05:39Ça ne peut pas être en creusant le déficit.
05:42Ça, ce n'est pas possible.
05:43Donc, il va falloir faire des annulations de crédit ailleurs.
05:46Encore une fois, l'argent magique n'existe pas.
05:48L'argent public n'existe pas.
05:50L'argent public, c'est l'argent de vos impôts.
05:52C'est l'argent de mes impôts.
05:53C'est l'argent des impôts des entreprises.
05:55Et troisièmement, quand on augmente la dépense quelque part,
05:59il faut la baisser ailleurs.
06:00Sinon, on ne sait pas faire.
06:02Et là, parce que vous avez des contacts avec Bercy,
06:06j'imagine, on espère, en tous les cas,
06:09entre la Commission des Finances et puis Bercy,
06:11est-ce que vous avez des discussions ?
06:13Est-ce que vous avez des pistes ?
06:14Je l'ai vu le ministre du Budget il y a quelques jours.
06:16David Lamiel, oui.
06:17Oui, je lui ai très clairement dit que moi,
06:19j'étais très défavorable à des mesures très larges,
06:21à des mesures non limitées dans le temps,
06:23à des mesures de type de celles qui ont été prises entre 2021 et 2024,
06:28et que je ne pouvais pas donner mon accord à cette affaire-là.
06:32Donc, c'est ensuite au gouvernement de faire avec le budget qui a été voté,
06:36de le tenir.
06:37On ne peut pas avoir...
06:38Déjà, le budget qui a été voté, honnêtement,
06:40c'est un budget qui n'est pas fameux-fameux.
06:44Moi, j'aurais préféré qu'on baisse plus la dépense.
06:46D'ailleurs, j'avais fait des propositions dans la discussion budgétaire.
06:49Malheureusement, mes collègues députés ne m'ont pas suivi.
06:51Je pense qu'il faut qu'on baisse la dépense.
06:53On n'y arrivera pas si on ne dépense pas moins.
06:56Eh bien, on ne va pas se mettre, du coup, à dépenser plus.
06:58De toute façon, nous n'en avons pas les moyens.
07:00Il faut bien le comprendre.
07:02Comme je le disais, c'est vraiment pour le coup...
07:03Là, c'est vraiment la panne sèche sur les finances publiques.
07:07Une question importante.
07:09Est-ce qu'il faut...
07:11Le ministre de l'Économie a dit non vendredi,
07:13à propos, justement, de l'autorisation de ces mesures.
07:16Est-ce qu'à votre avis,
07:18il faut une loi de finances rectificative ?
07:20Je vous écoute, vous me dites...
07:22Assez simple, il y a un choc.
07:23L'hypothèse était sur un prix du barrel à 65 dollars.
07:27On est à plus de 100 dollars.
07:29Impact sur la croissance, impact sur l'inflation,
07:31impact sur la consommation.
07:33Ça fait une longue liste.
07:34Donc, il faut une loi de finances rectificative.
07:36Alors, pas forcément.
07:38Pourquoi ?
07:38Pas forcément.
07:39Ça va dépendre, justement, de la manière de se sortir de ce pas.
07:42D'abord, ça va dépendre de la durée de la crise.
07:44Comprenez bien qu'un baril à 100 dollars pendant trois mois,
07:46ce n'est pas la même chose qu'un balier à baril à 100 dollars pendant un an.
07:50Premier élément.
07:50Deuxième élément, on a eu beaucoup de mal à voter ce budget.
07:54Je ne vois pas pourquoi un débat budgétaire en cours d'année
07:57serait plus facile que le débat que nous avons eu en début d'année.
08:00Oui, mais enfin, ce n'est pas une réponse.
08:01C'est une réponse politique.
08:03C'est une réponse pragmatique.
08:04De celui qui a contribué à faire voter un budget compliqué.
08:08Troisièmement, si le gouvernement reste dans l'épure de ce qui a été voté,
08:12c'est-à-dire, s'il donne des aides d'un côté, il ne dépense pas ailleurs,
08:17il n'y a pas de besoin de budget rectificatif.
08:19On reste dans la même épure.
08:20On reste dans la même épure.
08:22Oui, mais je ne vois pas que là où le gouvernement pourrait faire des agronomies, dites-moi.
08:25Il peut y avoir, si, par exemple, moi j'avais fait des propositions.
08:29Par exemple, prenons ce qu'on appelle les opérateurs de l'État.
08:32J'avais proposé qu'on leur verse l'argent qu'ils avaient reçu en 2025
08:35et qu'on ne réaugmente pas par rapport à 2026.
08:39Et on peut geler des crédits.
08:40C'est quoi les opérateurs de l'État, par exemple ?
08:42Il y en a une tripotée.
08:44Il y en a plusieurs dizaines qui pourraient être le Centre national du cinéma,
08:50l'ADEME, les chambres des métiers, les chambres de commerce.
08:54Ils sont très nombreux.
08:55Opérateurs et agences.
08:57Tous ceux qui sont financés au titre de l'article pour les spécialistes 36
09:02de la loi de finances de 2025.
09:05Donc là, vous pensez...
09:07Oui, plutôt 2026.
09:08Là, il y a une marge de manœuvre.
09:10Ah non, mais je ne dis pas qu'il y en a.
09:12Je dis simplement qu'il est impératif
09:15que nous trouvions des marges de manœuvre sur ce qui a été voté.
09:17Pourquoi ?
09:18Parce que nous avons là une crise du carburant.
09:21Mais il y a d'autres crises qui peuvent nous arriver.
09:23Moi, une de mes craintes, je veux dire,
09:26Madame Chevrillon, une de mes craintes,
09:27c'est que d'autres crises qui sont pendantes,
09:31à l'occasion de cette crise pétrolière,
09:34montrent leur bout du nez.
09:35C'est quoi les crises pendantes ?
09:36Celles qui nous menacent ?
09:38Il y a la crise des investissements de l'intelligence artificielle.
09:41Actuellement, il y a beaucoup d'argent qui est investi dans l'intelligence artificielle.
09:44Peut-être qu'un jour, les opérateurs, compte tenu de la difficulté,
09:47les investisseurs vont se dire
09:48« Oh là là, mon retour sur investissement est soit douteux,
09:52soit va mettre tellement de temps que je retire mon argent ».
09:54On peut avoir un phénomène de retrait sur les crypto-monnaies.
10:00On peut avoir, d'ailleurs, on ne peut pas avoir,
10:02on commence à avoir des doutes sur la stabilité de la dette privée.
10:06Vous savez qu'il y a 15 ans, il y a presque 20 ans maintenant,
10:11on avait dit aux banques « Soyez prudentes quand vous prêtez ».
10:15Et ces règles prudentielles n'ont pas été appliquées à la dette privée.
10:19Et nous avons déjà des signes inquiétants sur la dette privée.
10:22Donc, tous ces éléments de fragilité mondiale peuvent,
10:25à l'occasion de cette crise pétrolière, se révéler et apparaître.
10:29Et là, nous les Français, c'est une des caractéristiques,
10:31malheureusement, de la France, c'est que nous n'avons que très peu de marge de manœuvre
10:35pour faire face à de telles crises.
10:36Donc, je mets en garde, nous ne voulons pas tout le faible cartouche.
10:40Vous avez faible cartouche, mais vous avez répondu que partiellement
10:43à ma question sur la nécessité d'une loi de finances rectificative.
10:47Pourquoi ? Non, non, vous avez dit, si ça dure trois mois,
10:51bon, on peut tenir.
10:53Mais voilà, ma question, c'était, si ça ne dure pas trois mois,
10:56si ça dure jusqu'à l'été, si ça dure encore plus.
10:59À partir de quand, vous dites, là, il faudra quand même qu'on fasse,
11:03même si c'est compliqué, on est bien d'accord,
11:04on a toutes subi des discussions sans fin et terribles budgétaires.
11:10Je ne sais pas répondre à cette question,
11:12et je dois vous avouer que je pense que je ne suis pas le seul.
11:14Je pense que personne ne peut y répondre. Pourquoi ?
11:16Parce que c'est une équation à multiples inconnues.
11:19Un des sujets, par exemple, va être la question des taux.
11:21Est-ce que les taux vont monter ou pas ?
11:22Le projet de loi de finances 2026, et donc la loi de finances 2026,
11:26a été votée en faisant l'hypothèse que les taux,
11:29à la fin de l'exercice 2026, ne dépasseraient pas 3,8%.
11:33Ah oui, d'accord, nous avons déjà titillé les 3,9.
11:37Donc si les taux ne baissent pas,
11:40et c'est une marge de manœuvre supplémentaire en moins.
11:43Donc c'est l'ensemble de ces éléments,
11:44l'inflation, les taux, la dépense liée à la facture pétrolière,
11:50notre capacité à faire en sorte
11:52qu'on n'ait pas trop dépensé pour acheter du pétrole,
11:56c'est tout ça qui fera qu'à la fin, on verra,
11:57si on tient dans l'épure.
11:59Parce qu'il y a par exemple un élément,
12:01qu'on peut vous livrer comme ça, qui est quasi mathématique,
12:04c'est quand le carburant augmente de 1%,
12:06la consommation de carburant baisse, forcément,
12:09les gens adaptent de 0,2 à 0,4%.
12:12Donc là aussi,
12:14quelle est la part relative de l'augmentation du prix
12:17et de la baisse de la consommation ?
12:18Tout ça aura des effets que je ne sais pas aujourd'hui vous additionner.
12:25En tout cas, moi je ne suis pas du tout favorable,
12:27là c'est une position politique,
12:30à une loi de finances rectificative,
12:32tant qu'on peut tenir, pourquoi ?
12:33Parce que je pense qu'il faut que nous trouvions en interne,
12:35en interne, nos ressources.
12:37Tout ce qui, encore une fois, est dépensé par le gouvernement comme aide,
12:40il faut qu'il le trouve ailleurs.
12:41– Et le président de la Commission des Finances,
12:44Éric Coquerel, et les filles, vous êtes l'air,
12:46il est sur la même position que vous ?
12:47– Je ne lui ai pas posé la question,
12:49je pense qu'il lui serait favorable à un projet de loi
12:51de finances rectificative, mais je vous suggère de lui demander.
12:54– Je lui pose la question, même si nous avons
12:55des relations compliquées, mais ça c'est un autre débat.
12:58Est-ce que l'État est un profiteur de guerre ?
13:00Est-ce que l'État profite de cette guerre ?
13:01Et de la hausse de l'énergie ?
13:03– La fameuse cagnotte.
13:04– La fameuse cagnotte, oui, alors attendez,
13:06il y a deux questions, il y a deux cagnottes.
13:08– Non, il y a deux, il y a la cagnotte,
13:11parce qu'il y a une réduction un peu supérieure,
13:14inattendue, du déficit de l'État à demain en 2025,
13:18et puis il y a aussi le fait que,
13:20est-ce que l'État profite de ça ?
13:22Et donc il y a une cagnotte qui est faite
13:24du fait de l'augmentation des prix à la pompe,
13:27sachant que plus de 50%, c'est l'État,
13:30vous n'avez pas dans la poche de l'État.
13:31– Effectivement, pour que les gens comprennent,
13:33on a voté le budget 2026 en faisant l'hypothèse
13:35qu'en 2025, le déficit était de 5,4% du PIB.
13:38Il s'avère, les chiffres datent d'il y a quelques heures,
13:41que le déficit est de 5,1%.
13:43Donc on a un petit peu de micro-marge de manœuvre là-dessus.
13:46Enfin, ce n'est pas glorieux, pardon, 5,1%.
13:48Je vous rappelle que déjà, nous devrions être à 4%.
13:51– Mais on va revenir sur la question du déficit, Philippe.
13:53– Je voudrais qu'on revienne sur, est-ce que l'État est un profiteur
13:57de la guerre à cause de la hausse du prix du pétrole ?
14:00– Qu'est-ce qui se passe quand le pétrole augmente ?
14:03Le sans-plomb 95, c'est 52% du prix du sans-plomb 95 que vous payez,
14:07ce sont des taxes.
14:08Mais ces taxes, elles se répartissent en TVA pour un tiers
14:11et en axes 6 pour deux tiers.
14:14Effectivement, sur la TVA, si les prix augmentent,
14:17il y a des recettes de TVA en plus.
14:19Sauf qu'il faut s'attendre à une diminution de la consommation
14:22et quand vous avez une diminution de la consommation,
14:24les recettes d'axises qui sont plus importantes que celles de l'État diminuent.
14:28Donc il est probable qu'à la fin, ça sera à somme nulle.
14:31Vous rajoutez un peu d'inflation, un peu de croissance en moins,
14:34des taux qui augmentent, là pour le coup, l'État est perdant.
14:36Pourquoi ? Et en fait, tout ça, c'est évident.
14:40Est-ce que vous avez déjà vu une crise pétrolière qui a enrichi l'État ?
14:43Non ?
14:44– La question s'était posée, souvenez-vous,
14:46la TIPP flottante, l'axis flottante.
14:49– Tout ça n'a pas marché, tout ça n'a pas marché.
14:50– On aurait pu faire une axis flottante,
14:52c'est ce que demandent les autres partis politiques.
14:54– Encore une fois, notre priorité doit être
14:57de faire en sorte que la dette ne s'aggrave pas.
15:00Il ne faut pas creuser le déficit.
15:01Donc vous me posez la question en tant que rapporteur général,
15:04je vous dis, non seulement c'est pas vrai, il n'y a pas de cagnotte,
15:08mais deuxièmement, nous sommes déjà dans un État suffisamment dégradé
15:11pour ne pas en plus dégrader les recettes fiscales.
15:14Donc j'y suis défavorable.
15:15Et encore une fois, je vous répète, 1% d'augmentation du carburant,
15:18c'est 0,2% à 0,4% de consommation en moins,
15:20donc des recettes fiscales en moins.
15:22C'est ça le vrai sujet.
15:23Enfin, pour avoir toute l'image complète,
15:29sachez qu'il y a une partie importante des recettes de TVA
15:32qui ne vont pas à l'État, qui vont en collectivité territoriale.
15:35– Oui, c'est vrai en plus.
15:35– Donc en plus, vous voyez bien qu'il y a une partie,
15:38quand bien même il y aurait-il un État qui ferait des recettes en plus,
15:43en fait ces recettes ne vont même pas à l'État.
15:44– D'accord, ok, on a compris.
15:45Alors là, il n'y a pas de cagnotte de ce côté-là,
15:48sur l'essence, sur le carburant.
15:49– Pas de cagnotte, non, non.
15:49– Mais alors maintenant, on va parler de la cagnotte,
15:53enfin entre guillemets,
15:55ce n'est pas ici qu'on va dire qu'il y en a une vraie cagnotte,
15:57sur les chiffres effectivement révélés par l'INSEE,
16:00qui montrent que finalement le déficit a été moins pire que prévu.
16:04– Oui, moins pire, vous l'avez dit moins pire.
16:06– Oui, 5,1%, mais ce qui est inquiétant,
16:09c'est lorsqu'on décrypte un peu tous ces comptes publics,
16:11c'est 40 milliards d'impôts en plus, 58 milliards de recettes en plus,
16:17ce n'est pas l'État qui a fait des économies,
16:19c'est qu'en fait les recettes fiscales ont été supérieures à ce qui est attendu.
16:23– Absolument, c'est tout le sujet.
16:25Il y a un peu d'amélioration au plan de la dette,
16:28même si la situation reste extrêmement préoccupante encore une fois,
16:30attention, 5,1%, on attendait 5,4%,
16:32mais la baisse en fait de 5,6% à 5,1%,
16:35c'est une baisse qui est totalement, totalement obtenue en fait
16:39par une augmentation des recettes, c'est-à-dire des taxes et des impôts.
16:43Et donc l'État a fait quelques efforts,
16:46objectivement la dépense de l'État est contenue,
16:48elle est contenue,
16:50mais les prélèvements obligatoires augmentent,
16:52et c'est ça la réalité des choses,
16:54je vais vous dire, on ne pourra pas avoir arrivé à 4%,
16:57puis à 3,5%, puis à 3,5%, puis à 2%, je l'espère un jour,
17:00de déficit, en augmentant tous les ans les impôts et les taxes.
17:04La seule solution, je le répète,
17:05la seule solution, c'est de diminuer la dépense,
17:09c'est de dépenser moins, de dépenser mieux,
17:12de produire plus.
17:13– Ok, mais je suis d'accord avec vous,
17:15mais on voit bien que ça ne fonctionne pas,
17:18on attend toujours.
17:19– Mais ce n'est pas ça, ce n'est pas que ça ne fonctionne pas,
17:20c'est qu'on ne veut pas le faire.
17:21– Ben non, c'est ce que je dis.
17:22– Et si on ne le fait pas, un jour ça va nous être imposé,
17:25ça va nous être imposé tout simplement,
17:27parce que le taux du crédit va devenir tellement élevé,
17:29qu'on dira, on ne peut plus faire.
17:31J'ai fait un calcul,
17:32alors c'est un calcul sur un coin de table, vous me direz,
17:34en même temps, pas si faux que ça,
17:36je le dis avec un peu de prudence,
17:39mais si nous avions décidé,
17:41entre 2024 et 2025,
17:44hypothèse d'école,
17:46de ne pas augmenter les dépenses,
17:48c'est-à-dire de dire,
17:48on dépense année blanche, générale,
17:50on dépense ce qu'on a dépensé en 2024, en 2025,
17:53en laissant faire l'économie
17:55qui avait un peu de croissance,
17:57eh bien, nous aurions aujourd'hui un déficit
18:01qui serait de l'ordre de 4%.
18:02Donc on voit bien que les efforts ne sont pas absolument insurmontables,
18:08une année blanche, c'est-à-dire qu'au fond,
18:11nous vivons tous…
18:11– Souvenez-vous, tout le monde était dans la rue pour aller à l'année blanche.
18:15– L'année blanche serait une solution,
18:17et moi je vais plaider pour que l'année prochaine,
18:18on fasse une année blanche, en faisant une année blanche.
18:20– Une année présidentielle égale une année blanche ?
18:23– C'est très intéressant.
18:24– Il me semble que vous êtes président de la droite de progrès,
18:26vous êtes un ministre politique.
18:27– C'est très intéressant ce que vous me dites.
18:29Le budget prochain va être un budget très intéressant.
18:31En fait, il y a deux manières de le voir.
18:32Soit vous en faites un budget en disant,
18:34de toute façon, il y a les présidentielles,
18:35il y aura un nouveau président qui va faire son affaire, etc.
18:38Donc on fait un budget un peu passe-partout,
18:41et puis on compte les points ensuite.
18:43Ou bien vous dites, et moi je ne veux pas faire ça,
18:45je ne veux pas perdre encore un an.
18:46Ou bien vous dites,
18:47ce que j'espère que nous allons faire,
18:50nous disons, voilà, nous allons faire un budget très sérieux,
18:52et nous allons prendre au mot
18:54ceux ou celles qui veulent être présidents de la République,
18:56qui vont nous jurer les grands dieux
18:58qu'à partir de mai, quand ils seront présidents,
19:00oui, ils rétabliront les comptes publics,
19:02oui, ils prendront telle ou telle mesure,
19:03eh bien je leur dis, chiche, faisons-le
19:05dès le mois de novembre prochain,
19:07dès le prochain budget.
19:08Moi je pense que ce budget 2027,
19:11soit c'est un budget inutile,
19:12qu'on va essayer d'oublier vite,
19:14en attendant la présidentielle,
19:15ce que je ne souhaite pas,
19:16soit on en fait un budget plus qu'utile,
19:18révélateur de la bonne volonté des candidats
19:20à la présidence de la République.
19:22C'est ça que nous devons nous fixer,
19:23je crois, comme objectif.
19:25De toute façon, encore une fois, je le répète,
19:26si nous ne prenons pas nous-mêmes les mesures,
19:28d'autres les prendront pour nous,
19:29et ça sera bien plus douloureux.
19:31Le révélateur, effectivement,
19:33de leur sérieux, sans doute.
19:35Justement sur la charge de la dette,
19:36la dette, pardon,
19:37vous avez vu l'institut Rexecode,
19:39qui vient,
19:40le président vient souvent ici,
19:43prévoit un doublement de la charge de la dette
19:45entre 2024 et 2030.
19:47Ça dépasserait de 60 milliards à 120 milliards.
19:51Donc là, on est déjà devant
19:54le budget de l'éducation nationale.
19:55Absolument.
19:56Mais en fait,
19:57le budget de l'éducation nationale,
19:58alors que vous preniez les retraites ou pas,
19:59on est de l'ordre de 80 milliards.
20:01Un pays qui dépense plus pour rembourser sa dette
20:04que pour éduquer ses enfants,
20:05excusez-moi,
20:06par définition,
20:07c'est un pays qui ne prépare pas l'avenir.
20:09Qu'est-ce que c'est la dette ?
20:11C'est le paiement de ce qu'on a dépensé hier.
20:14Donc on va, en fait,
20:15dépenser plus pour payer hier
20:17que pour préparer demain.
20:19Un grand pays prospère
20:20ne peut pas prospérer comme ça.
20:22J'attire l'attention,
20:23j'ai lu une tribune très intéressante
20:25de Breton,
20:26l'ancien commissaire européen.
20:27Thierry Breton.
20:27Ah oui,
20:28très contesté en disant
20:29attendez,
20:30ça c'est la récession à assurer.
20:31Non,
20:32moi je crois qu'il a raison.
20:34Que dit-il ?
20:34Puisque peut-être les uns et les autres
20:35n'ont pas lu sur sa tribune.
20:37Il dit,
20:37il faut que nous nous fixions
20:38une règle d'or
20:40applicable.
20:40Alors il dit 2032,
20:42ça peut être 2033,
20:422034 en réalité,
20:44en disant,
20:45à partir de telle date,
20:47constitutionnellement,
20:48on ne peut pas avoir
20:49un déficit de plus de,
20:50lui il met la barre à 1%.
20:51On le ferait pour 2%,
20:52déjà nous serions
20:53roi du pétrole.
20:543% ?
20:55Parce que même l'Europe,
20:56je sais qu'il demande 1%,
20:57mais l'Europe ne nous demande
20:58pas du tout ça.
20:59L'Europe même nous demande
21:00de réduire de 0,5%
21:02chaque année
21:03pour arriver à 3%.
21:05Exactement.
21:06Et on peut y arriver
21:07encore une fois,
21:07je vous le dis,
21:08d'autres pays y sont arrivés.
21:10Oui,
21:10mais à ce moment-là,
21:10vous avez une contraction
21:11parce qu'il n'y a plus de croissance,
21:12il n'y a plus rien là.
21:13On ne va pas faire ça maintenant,
21:14non ?
21:15D'abord,
21:15il faut arrêter.
21:16Effectivement,
21:17il y a des effets,
21:17vous avez réaccessifs
21:18à la baisse de la dépense,
21:20mais d'autres pays
21:21sont arrivés.
21:22La Grèce,
21:22le Portugal,
21:23l'Italie,
21:24l'Espagne,
21:24ils y sont arrivés.
21:27Non mais attendez,
21:27mais la Grèce,
21:28vous voulez que je vous raconte
21:29ce qui s'est passé en Grèce ?
21:30C'était d'une violence inouïe.
21:32Regardez l'Italie
21:33qui s'est réindustrialisée,
21:34regardez l'Espagne.
21:36Oui,
21:36mais ils ont connu des crises
21:37qui sont extrêmement violentes.
21:40Moi,
21:40je veux bien,
21:41si ça peut vous faire plaisir,
21:42je vous dis d'accord,
21:43on laisse tomber,
21:44mais dans ces cas-là,
21:44rendez-vous dans deux ans,
21:46dans trois ans,
21:46vous verrez,
21:47le patron de Rexécode a raison,
21:48c'est 120 milliards dans trois ans,
21:50ça sera 130, 140, 150,
21:52et puis après,
21:53et après,
21:53qu'est-ce qu'on attend ?
21:54On attend qu'un jour...
21:55Non, mais si vous basculez la France
21:56en récession,
21:58est-ce que vous pensez
21:58que la situation va s'améliorer ?
22:00Non,
22:00mais il ne faut pas faire ça,
22:01je ne dis pas ça.
22:02Je dis simplement
22:03que si déjà,
22:03on faisait une année blanche,
22:05pardon,
22:05ce n'est pas la récession
22:07de l'année blanche,
22:07il faut s'y arrêter.
22:08C'est différent
22:08que le fait d'avoir 1%
22:11de déficit.
22:12Si vous faisiez l'année blanche,
22:13on gagne quasiment
22:161% de PIB.
22:17Oui,
22:18non,
22:18mais tout à fait.
22:18Là,
22:19pour le coup,
22:20si vous faites l'année blanche,
22:21pardon,
22:21vous changez la donne,
22:22vous changez l'immunitalité.
22:24Vous savez,
22:24le déficit,
22:25la dette,
22:26c'est d'abord une question
22:27d'état d'esprit.
22:28Il faut commencer à dire non,
22:29non,
22:29on ne dépensera pas plus.
22:31un matin,
22:32Philippe Jivin,
22:32vous êtes professeur de médecine
22:34à Georges Pompiedoux,
22:34là,
22:35juste à côté des studios de BFM.
22:36Vous êtes d'accord
22:37qu'il faut investir
22:38dans les hôpitaux ?
22:39Il faut investir dans la police ?
22:41Mais je suis d'accord
22:41sur le fait
22:42qu'il faille investir partout,
22:43mais vous investissez
22:44à hauteur de ce que vous pouvez.
22:46Oui,
22:46d'accord.
22:47Alors,
22:47Pierre,
22:47j'ai une question.
22:49Allez-y.
22:49J'ai encore une question,
22:50puisqu'on va en parler
22:51dans un instant,
22:52dans 18-19,
22:53parce que c'est vraiment
22:54ce qui est très important.
22:55On s'est rendu compte,
22:56formidable,
22:57la guerre digitale,
22:58les drones,
22:58etc.
22:58Mais on a besoin de munitions.
22:59Absolument.
23:01Sébastien Lecornu,
23:02le Premier ministre,
23:02a dit,
23:04il y a quelques jours,
23:05qu'il fallait 8 milliards et demi
23:07à investir,
23:08en plus des 16 milliards
23:09qui sont déjà prévus
23:10dans la programmation
23:11de l'Ouil militaire.
23:12Il a raison.
23:12Mais vous les trouvez où,
23:13ces 8 milliards et demi ?
23:14Eh bien,
23:14justement,
23:15il faut les trouver ailleurs,
23:18faire en sorte
23:19qu'il y a des pans entiers
23:21de l'économie
23:22qui, je crois,
23:23moi, je crois qu'il y a
23:24de la dépense inutile
23:25en France.
23:27En fait,
23:29il y a deux types de dépenses.
23:31D'abord,
23:32c'est quoi le premier poste
23:33de dépense en France ?
23:33Ce sont les questions
23:34des retraites.
23:35Ensuite, c'est la maladie.
23:36Et ensuite,
23:37c'est tout le reste.
23:38Sur les retraites,
23:39je pense qu'il faut changer
23:40de logiciel.
23:41Il faut dire aux Français,
23:42vous partez à la retraite
23:43quand vous voulez.
23:44Il n'y a plus d'âge.
23:45Vous partez à 60,
23:46vous voulez partir à 60,
23:47vous partez à 60,
23:48vous voulez partir à 65,
23:49vous partez à 65.
23:50Vous voulez partir à 70,
23:51vous partez à 70,
23:52vous en tirez les conséquences.
23:53Faisons ça.
23:55Redonnons la liberté
23:56aux Français.
23:56Sur la question de la santé,
23:58mais pardon de vous le dire,
24:00je trouve que
24:01ce cofinancement,
24:02d'un côté,
24:03la Sécu qui paye une partie,
24:05les mutuelles qui payent
24:06une petite partie,
24:06mais on ne sait pas quoi,
24:07etc.,
24:07fait qu'on ne sait plus
24:09qui paye quoi,
24:10où sont les frais de gestion.
24:12Je m'interroge
24:14sur, par exemple,
24:15la multiplicité
24:16de tas d'hôpitaux
24:19qui probablement
24:19ne font pas la médecine
24:21que nous souhaiterions avoir.
24:22Vous savez,
24:23Madame Chevrillon,
24:24moi je suis médecin,
24:24je sais où me faire opérer,
24:25mais je sais aussi
24:26où ne pas me faire opérer.
24:27Les endroits,
24:28il ne faut pas se faire opérer.
24:29Ah oui ?
24:30Est-ce que vous ne croyez pas
24:30que dans ces endroits-là,
24:31l'argent est mal dépensé ?
24:33Eh bien,
24:33cette question de la qualité
24:34des services publics,
24:35elle est fondamentale
24:37pour la location des ressources.
24:38Moi, je suis favorable
24:38aux services publics,
24:39je suis un agent
24:40des services publics.
24:41J'ai toujours fait
24:42de la médecine publique,
24:42je n'ai jamais fait de privé.
24:44Donc, j'y crois.
24:45Mais je vous dis aussi
24:46qu'il y a de l'argent
24:47qu'on jette par les fenêtres.
24:48On jette de l'argent
24:49par les fenêtres.
24:50Oui.
24:51Merci beaucoup.
24:52Merci.
24:52Merci Philippe,
24:53je viens de nous avoir éclairé.
24:54Il y a beaucoup de choses
24:55que vous nous avez dites
24:55qui sont très importantes.
24:57Merci d'avoir été avec nous.
24:58Le rapporteur de la commission
24:59des finances
25:00de l'Assemblée nationale,
25:01il n'est pas pour une loi
25:02de finances réfectivitative,
25:04parce que d'abord,
25:04ça serait infaisable,
25:05donc il faut être réaliste.
25:06Merci d'avoir été avec nous
25:07dans un instant.
25:08On revient sur la question
25:09des munitions
25:10avec l'effet Winchester.
25:11On en parle avec
25:12André Loscrew-Pietry
25:13et Michel Cabirol.
25:15A tout de suite.
25:17Le 18-19
25:19d'Eddie Chevrillon
25:20sur BFM Business.
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