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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 26 février, Michel Martinez, chef économiste Europe chez Société Générale CIB, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Guillaume Law-Yee, analyste financier chez Optigestion, Didier Marteau, professeur émérite à l'ESCP, Olivier Lévy, président de Levy Capital Partners, et Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:05L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture en Europe et on va
00:10suivre de très près le titre notamment Stellantis, Etienne Braque.
00:13Stellantis qui avait perdu, souvenez-vous, plus de 20% au début du mois avec un avertissement sur résultat d
00:18'ampleur.
00:19Le groupe avait annoncé 25 milliards de charges exceptionnelles et là, ce matin, il annonce une perte de plus de
00:2420 milliards,
00:25une perte un peu plus importante même qu'estimée au début du mois de février, avec notamment un rebasculement total
00:31de la stratégie,
00:32moins d'électriques, plus d'hybrides, plus de moteurs thermiques et donc forcément, il y a des dépréciations d'actifs
00:37d'ampleur.
00:38Le groupe détaille ses ventes du quatrième trimestre avec un redémarrage aux Etats-Unis, ça c'est quand même la
00:42bonne nouvelle,
00:43mais une visibilité qui reste réduite à court-moyen terme puisque, in fine, l'année 2026 sera encore difficile et
00:49le groupe table sur un réel rebond à partir de l'année prochaine.
00:53Qu'est-ce qu'on suivra d'autre sur les marchés ?
00:54Schneider Electric qui a publié ses résultats ce matin, on en détaillera d'ailleurs les grands enjeux dans un gros
00:59quart d'heure avec Guillaume Loewy.
01:01C'est Schneider Electric qui était un petit peu en retard par rapport à ses concurrents, c'est vrai que
01:05la valeur n'a pas profité réellement de l'engouement autour de l'intelligence artificielle.
01:09Si vous regardez sur notamment les 13-14 derniers mois, certes sur un an on est à 14%, mais ça
01:16s'est vraiment fait ces dernières semaines.
01:18Schneider Electric qui revoit aujourd'hui à la hausse ses perspectives pour 2026, qui commence à avoir l'émergence de
01:23Data Center,
01:24c'est vraiment prudent mais en Europe, donc ça c'est quand même une bonne nouvelle.
01:27Il n'y a pas qu'aux Etats-Unis qu'il y a des Data Center, à voir vraiment si
01:30ça se matérialise.
01:31Et qui table cette année sur une croissance de son chiffre d'affaires proche de 10%, entre 7 et 10%,
01:37quand la croissance de l'EBITDA devrait être au-delà des 10%.
01:39Ce titre était en légère hausse en préouverture, une avalanche de résultats comme souvent le jeudi.
01:45Et puis là c'est vraiment le dernier gros jeudi avec notamment Engie qui a publié ses résultats, AXA.
01:50Du côté de Francfort, vous avez Allianz également dans l'assurance qui a dévoilé ses résultats.
01:54Quand Bouygues annonce un chiffre d'affaires stable, une activité qui encore est toujours tirée par les télécoms.
01:59D'ailleurs à ce sujet, le patron de Bouygues Télécom sera l'invité ce soir de Guillaume Paul dans le
02:0318-19.
02:04Engie qui a annoncé la plus grosse acquisition de son histoire, c'est en Grande-Bretagne.
02:07On dit d'un mot d'NVIDIA, c'était quand même le gros morceau de la nuit.
02:10Une bulle, quelle bulle nous a dit quand même Jensen Yang ?
02:12Oui, Jensen Yang qui est toujours très optimiste sur l'intelligence artificielle,
02:16même si sa directrice financière commence un petit peu à s'inquiéter des concurrents chinois,
02:20pas à court terme mais à long terme.
02:21C'est vrai que la Chine qui a été privée de la technologie américaine par Joe Biden et par Donald
02:27Trump
02:27a réussi à trouver sa propre tech, ses propres puces.
02:31Et ça, il ne faut pas le sous-estimer à long terme sur ce marché de l'intelligence artificielle.
02:36Et puis le gros problème, c'est la monétisation de l'IA.
02:39On en reparlera également tout au long de l'émission.
02:41Salesforce a publié ses résultats en même temps que Nvidia hier soir
02:44et le titre était en baisse de plus de 4% car les perspectives étaient en deçà des attentes.
02:49Le CAC 40 qui ouvre à l'instant.
02:50Sur un record, on s'approche désormais des 8600 points.
02:538 571 points à l'ouverture, c'est une hausse de 0,15%.
02:57Engie est la plus forte hausse à l'ouverture et de loin, plus 6% pour la valeur
03:00qui est sur un record historique.
03:02On est désormais proche des 30 euros, ça va très vite sur ces valeurs.
03:05C'est comme Orange, c'est des valeurs qui étaient totalement oubliées
03:07et qui se réveillent d'une façon impressionnante.
03:0929 euros pour ce titre Engie, suivi de Schneider Electric qui gagne plus de 1%.
03:14Au-delà des 268 euros, Euronext ou encore Airbus sont également dans le palmarès.
03:20A l'inverse, Veolia 7,2%, c'est la plus forte baisse après la publication de ses résultats.
03:2434,74 euros quand Bouygues perd un peu plus d'un pour cent.
03:28Là aussi en réaction à ses annuels, 50,92 euros.
03:31Bouygues qui était l'une des plus fortes hausses l'année dernière
03:35et également depuis le début de l'année.
03:38Stellantis est en très légère baisse de 0,3% à 6,48 euros.
03:42Mais le titre avait, comme je vous le disais, baissé de plus de 20% au début du mois.
03:46Donc les résultats de ce matin sont sans grande surprise.
03:49L'once d'or se stabilise à 5200 dollars quand sur le front du pétrole,
03:52nous sommes à 70 dollars pour le Bren, 65 dollars pour le WTI.
03:56Et donc le CAC 40 qui est sur des niveaux records.
03:58Au-delà des 5070 points, une hausse de 0,15%.
04:038000 ?
04:03On dit 5000, c'est un autre monde.
04:068 568 points au menu de Good Morning Market.
04:09Dans un instant, nous reviendrons donc sur ces publications de NVIDIA
04:12et également de Schneider Electric avec Guillaume Loé qui analyse chez OptiGestion.
04:17Nous reviendrons également sur l'émergence de l'intelligence artificielle
04:21et ces craintes sur la monétisation quand les résultats d'entreprise battent leur plein
04:26puisque aujourd'hui c'est la dernière grosse journée à la Bourse de Paris.
04:29Et donc des résultats d'entreprise qui profitent une nouvelle fois à l'indice parisien
04:33qui est sur un plus haut historique.
04:35Bonne émission, à demain.
04:42Et c'est parti pour Good Morning Market.
04:45Et donc une avalanche de résultats depuis ce matin
04:47avec notamment Allianz qui perd un peu plus de 2% du côté de Francfort.
04:52Allianz qui publie des résultats records mais ça ne suffit pas à apporter la valeur
04:56sachant que ce secteur de l'assurance était quand même l'un des secteurs phares de l'année 2025.
05:01AXA a également annoncé un profit record qui frôle les 10 milliards d'euros
05:05grâce à la cession de AXA IM à BNP Paribas.
05:09La plus forte hausse ce matin, c'est Engie, plus 5% au-delà des 29 euros
05:13avec le groupe qui annonce également une acquisition importante du côté du Royaume-Uni.
05:18A l'inverse, Veolia, c'est 0,9%.
05:20Schneider Electric, nous en reparlerons dans un instant, plus 1,3%.
05:24Et puis il faudra surveiller également ce matin le titre Rolls-Rolls du côté de Londres
05:29qui a annoncé doubler ses profits en 2025 portés notamment par la maintenance.
05:33Comme chez Safran, beaucoup de maintenance dans l'aviation civile.
05:36Tout de suite, on va faire un point sur l'Allemagne avec notamment une croissance
05:40qui est ressortie à 0,3% au quatrième trimestre.
05:45Et pour parler de tout cela, c'est Michel Martinez qui est avec nous,
05:48le chef économiste Europe de Société Générale CIB.
05:50Bonjour Michel Martinez.
05:52En effet, l'Allemagne a annoncé une croissance de 0,3% au quatrième trimestre.
05:58Ça tombe bien parce qu'on a actuellement le chancelier MERS qui est en visite en Chine,
06:03en visite officielle, un petit peu en VRP pour essayer de vendre la technologie,
06:09l'industrie allemande en Chine.
06:11Bon, le problème, c'est qu'on le verra dans un instant,
06:14la concurrence chinoise est de plus en plus forte.
06:16Quelles sont vos prévisions de croissance pour l'Allemagne cette année ?
06:19L'Allemagne qui finalement n'aura pas connu de récession.
06:23Alors, l'Allemagne n'a pas connu de récession,
06:26en tout cas elle n'a pas connu de croissance depuis 2021-2022.
06:31On a un profil plutôt plat de l'activité économique.
06:35Et on attend cette année une croissance proche de 1%.
06:39Donc c'est un changement assez notable.
06:41C'est évidemment l'effet du plan de relance allemand.
06:46Le plan de relance qui va injecter un peu moins de 2 points de PIB cette année dans l'économie.
06:53Donc c'est beaucoup.
06:54Et c'est ça qui explique que la croissance devrait passer de 0 à de l'ordre de 1%.
06:59Ce qui est intéressant, c'est que quand on regarde la dynamique des chiffres du quatrième trimestre,
07:05on voit que la demande interne est très dynamique.
07:09que vous mentionnez 0,3% sur le trimestre, en soi, ce n'est pas extraordinaire pour le chiffre du
07:15PIB.
07:16Mais la demande interne, elle va 2 à 3 fois plus vite.
07:20Investissement en particulier, mais aussi la consommation.
07:23Les ménages allemands aussi se mettent maintenant à désépargner.
07:27C'est plutôt une bonne nouvelle.
07:29Et donc voilà, 1% de croissance cette année,
07:31même plus probablement l'an prochain,
07:33parce que l'impulsion budgétaire ne fait que commencer.
07:37En fait, elle n'a commencé qu'au quatrième trimestre.
07:40Chancelier Maersky est donc actuellement à Pékin,
07:43qui rencontre Xi Jinping.
07:44Que peut-il attendre de la Chine,
07:46sachant qu'on a aujourd'hui des partenaires commerciaux
07:50qui voient bien que la Chine peut arriver à se passer de la technologie allemande,
07:55notamment sur le segment automobile ?
07:58Alors, ce qui est intéressant, c'est que l'Europe continue d'avoir un solde commercial positif,
08:06une balance courante excédentaire, largement excédentaire,
08:11et même continue à progresser sur beaucoup de marchés,
08:17y compris les États-Unis.
08:20Mais le seul marché où notre balance commerciale se dégrade, c'est la Chine.
08:25Alors, ce qui est aussi intéressant, c'est que ça ne vient pas tellement des importations.
08:30On parle beaucoup d'importations chinoises,
08:32mais les importations chinoises ne bougent quasiment pas.
08:35Et là où le bas blesse, ce sont les exportations vers la Chine.
08:40Et vous avez raison de mentionner que la raison pour laquelle
08:44nos exportations vers la Chine baissent et baissent très rapidement,
08:48et l'Allemagne est en premier concerné,
08:50c'est dû à la qualité et au prix des produits chinois.
08:55On pense aux voitures électriques, on pense aussi à des machines à outils.
09:01Dans le passé, la Chine n'était pas capable de produire ses biens,
09:04et donc les importait d'Europe, d'Allemagne en particulier.
09:07Maintenant, elle en produit en cas de qualité et à bas coût,
09:12et c'est la raison pour laquelle la Chine n'a plus besoin de l'Europe.
09:15Donc ça, c'est une menace structurelle de long terme.
09:21On ne voit pas comment ça pourrait changer à court terme,
09:24à moins d'innovation technologique majeure.
09:29Et la question, c'est quelle peut être la réponse de l'Europe face à ça ?
09:35Eh bien, je dirais essentiellement via l'innovation.
09:41Et ça, comme je le disais, ça ne peut pas se faire de façon immédiate.
09:47Concrètement, les voitures allemandes qui ne sont pas vendues en Chine,
09:50les modèles haut de gamme,
09:52comment aujourd'hui l'Allemagne peut trouver de nouveaux débouchés
09:55face à, c'est vrai, cette baisse des exportations qui est durable ?
10:00Il faut prendre le tournant des nouvelles technologies.
10:06L'avenir, c'est effectivement les voitures électriques et hybrides.
10:10Alors, on ne sait pas quand exactement le moment,
10:12au débat 2035 ou au-delà.
10:14Mais je pense qu'il est assez évident qu'à un très long terme,
10:18c'est le tournant.
10:21Et il faut spécialiser sur ces produits.
10:25Mais bon, la Chine a un avantage compétitif majeur.
10:28Donc, il y a peut-être d'autres secteurs de l'économie
10:31où l'Europe peut rester très performante que l'automobile.
10:38Je pense, par exemple, à tout ce qui est lié à la transition climatique,
10:42l'intelligence artificielle ou, par exemple, les produits électriques,
10:49tout ce qu'il faut pour créer des data centers.
10:51L'Europe est aujourd'hui assez bien positionnée,
10:53donc elle devrait renforcer cet avantage.
10:57Après, les mesures de rétorsion que vous mentionnez,
11:02le voyage du chancelier Merz en Chine,
11:05les mesures de rétorsion que l'Europe pourrait prendre,
11:08ce sont assez limitées.
11:09Parce que la Chine a, de facto, une capacité de nuisance sur l'Europe
11:15qui est nettement supérieure à ce que pourrait faire l'Europe.
11:19Je pense, par exemple, à la capacité de la Chine de restreindre
11:24ses exportations vers l'Europe de minéraux critiques,
11:28de terres rares, voire de composés électroniques
11:31qui sont utilisés dans toute notre chaîne de production
11:34dans le secteur manufacturier.
11:36On a vu l'an dernier que la Chine avait commencé à le faire,
11:39à l'automne dernier, et qu'immédiatement,
11:42il y avait des usines qui avaient dû se fermer temporairement.
11:47Et donc, aujourd'hui, il n'y a pas tellement d'alternatives.
11:50Donc là, je dirais que l'un des axes que l'Europe doit explorer,
11:58c'est de demander à la Chine de continuer à ouvrir ses marchés
12:01pour nos produits,
12:03et pas simplement les produits qu'on exportait dans le passé,
12:07où on était meilleur en qualité et en prix que la Chine,
12:10mais les nouveaux produits, ce dont on a besoin
12:13pour les transformations actuelles.
12:16Merci beaucoup, Michel Martinez,
12:17vous a accompagné ce matin pour décrypter ces chiffres allemands
12:21et donc la visite du chancelier MERS actuellement
12:25du côté de la Chine.
12:27Je rappelle que vous êtes chef économiste d'Europe
12:29chez Société Générale CIB.
12:319h12, tout de suite, on jette un coup d'œil
12:33à la tendance du jour avec un nouveau record à la Bourse de Paris.
12:37Nouveau record, oui, alors qu'il y a beaucoup de publications
12:40entreprises arbitraient ce matin,
12:42ça se passe très bien pour Engie qui gagne plus de 7%.
12:44Nouveau record, 29,52 euros,
12:47Schneider Electric gagne plus de 2%.
12:48Nous décrypterons la publication de Schneider Electric
12:50et de Nvidia dans 5 minutes avec Guillaume Loué
12:53d'OptiGestion, mais juste avant un petit détour
12:55par Perceval Finance Conseil et Jean-Louis Cussac
12:57qui nous attend.
12:57Bonjour Jean-Louis Cussac.
12:59Bon, nouveau record, une nouvelle fois pour le CAC 40.
13:01Bonjour.
13:01Qui tient bon, notamment face à Wall Street
13:04avec un très bon début d'année de l'Europe.
13:09Eh oui, et ça confirme mes espoirs puisque j'étais plutôt
13:13acheteur Europe, vendeur États-Unis pour vraiment gérer les risques
13:18tout simplement.
13:18C'est pas que je suis, je pense que les États-Unis vont baisser,
13:21c'est que je, simplement je parie sur la surperformance,
13:26je pariais sur la surperformance de l'Europe par rapport aux États-Unis.
13:30Donc de ce côté-là, tout va bien et l'Europe a encore,
13:34enfin le CAC 40, puisqu'on parle du CAC là,
13:37a encore des relais potentiels parce qu'il y a beaucoup de valeurs
13:42massacrées qui peuvent amener, enfin déclencher des intérêts.
13:47Alors on pense au SS2I, bien évidemment, ça va mieux depuis hier,
13:52mais bon, c'est encore extrêmement faible et il y a quand même des menaces.
13:56Alors Nvidia, bah oui, ils n'ont pas, les avis sont un peu divergents.
14:01Certains considèrent que ce n'est pas suffisant.
14:04Alors les attentes sont tellement élevées qu'évidemment, du coup,
14:08après la clôture, après l'annonce en aftermarket,
14:12elle a monté un peu, elle a rebaissé.
14:15Et bon, alors est-ce que, c'est compliqué de se dire,
14:21est-ce que vraiment les investisseurs vont être déçus à moyen terme
14:26ou est-ce que ça va ramener un peu de doutes sur le secteur de l'IA ?
14:31Difficile à dire, mais pour l'instant, en tout cas, il y a un peu de doutes.
14:33Voilà, c'est tout.
14:36Le moral était tellement fort, enfin les paris étaient tellement élevés
14:40que ce n'est pas non plus extrêmement, enfin une grosse déception
14:44de voir ce qui se passe là, puisque quand même, le marché américain,
14:48il n'est pas loin de ses plus hauts non plus.
14:50Donc Steader, c'est bien, elle monte.
14:52Hier, elle a bien progressé aussi.
14:53Engie, alors elle, il y a un gap à la hausse.
14:56C'est compliqué depuis un an.
15:01L'idée, c'est toujours d'acheter, de chercher des points d'entrée à l'achat
15:05sur les indices, sur les actions.
15:07Alors sur les actions, ça devient de plus en plus compliqué.
15:09Et puis, n'oublions pas, il y a un fossé entre l'histoire que racontent les actions
15:14et l'histoire des indices, puisque les indices, il y a une régularité.
15:18On a l'impression que tout se passe bien, mais quand on est sur les actions
15:20et qu'on se trompe, ça se passe très très très mal.
15:24Et c'est là, donc, sur des valeurs massacrées où il peut y avoir des relais,
15:31et à amener le marché à aller encore plus haut.
15:34Pourquoi pas ?
15:34En tout cas, pour l'instant, il n'y a rien au-dessus de la tête,
15:36puisqu'on est sur des plus hauts.
15:37Et c'est rare que le CAC 40 établisse des plus hauts tous les jours presque.
15:44Enfin, ça va faire le troisième.
15:47Donc, c'est plutôt pas mal.
15:49L'idée, donc, d'acheter sur des petits retrassements intraday.
15:52Alors sur le fond, on laisse porter, mais sur la journée,
15:55on pourrait acheter à partir de 8 565 sur le futur mars.
16:01Jusqu'à, en gros, 8 520, c'est un achat normal sur un repli normal
16:06qui ne remettrait pas en cause l'idée d'acheter même pour la journée.
16:09Parfois, quand ça baisse un peu trop, ça casse la dynamique de la journée.
16:12Mais là, jusqu'à 8 520, il n'y aurait pas de quoi créer au scandale.
16:16Donc voilà, on espère un retracement, pour ceux qui font en tout cas de l'intraday.
16:21Les volatilités implicites, elles sont à 13,5 sur mars, on va dire.
16:27Ce n'est pas 10,5.
16:29C'est ça qui est remarquable par rapport à d'autres époques ou d'autres phases de marché.
16:36On continue de progresser avec des vols qui se maintiennent à des niveaux relativement élevés,
16:42même si 13,5, par rapport à ce qu'on a connu ces derniers mois,
16:46ça fait partie des moyennes, enfin des niveaux un peu bas.
16:51Voilà, l'alerte, alors on peut la remonter.
16:54Au début, j'étais à 7 875, je crois.
16:58Maintenant, on pourrait dire qu'il y a une alerte de remise en cause de l'idée d'acheter sous
17:018 000.
17:02Vous voyez, mais 8 000, c'est 600 points plus bas.
17:06Ça fait quand même un sacré écart.
17:08Donc il va falloir, à un moment donné, remonter encore le niveau d'alerte.
17:12Mais pour l'instant, vu l'accélération, on ne peut pas le faire immédiatement.
17:15Il faut toujours attendre au moins que le marché s'arrête de monter, commence à baisser.
17:19Regardez un petit peu comment il baisse, pourquoi, quelle vitesse.
17:23Voilà, il y a tout un tas de choses à faire.
17:25Mais sur l'ensemble des indices actions, en Europe, aux Etats-Unis,
17:30la tendance haussière n'est pas remise en cause.
17:33Et on reste toujours donc acheteur, acheteur de fonds, acheteur intraday,
17:39acheteur sur opportunité de repli.
17:41Il faut surveiller les valeurs, encore une fois.
17:43Ce n'est pas simple, c'est toujours violent.
17:45Eramet a fait un trou énorme à la baisse.
17:48Et puis, elle a repris quasiment 20% en trois jours.
17:53Et voilà, aujourd'hui, elle repère 5-5.
17:55Vous voyez, c'est toujours excessif dans les deux sens.
18:00Et c'est en cela que l'histoire racontée par les actions est plus difficile
18:04et perturbante pour les gérants, les traîneurs, etc.
18:10Mais voilà, le fonds reste haussier, c'est plutôt bien,
18:13avec des vols implicites qui ne font pas penser qu'il y a de la complaisance.
18:18Il n'y a pas de complaisance sur les indices en Europe.
18:22Message éclair.
18:23Merci beaucoup Jean-Louis Tussac de nous avoir accompagné ce matin.
18:25Trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil.
18:27Il y a donc le CAC 40 qui tutoie désormais les 8600, 8 590,
18:31une hausse de 0,4%.
18:33ENG plus 6, Schneider Electric plus 2,5%.
18:37À noter du côté de la Bourse de Londres, le titre Rolls-Rolls
18:40avec une hausse de plus de 6%.
18:43Des résultats au-delà des attentes pour le motoriste
18:46qui est sur des plus hauts historiques.
18:48Tout de suite, on va revenir sur la publication de Schneider et de NVIDIA.
18:52Avec Guillaume Loewy, analyste financier chez OptiGestion.
18:55Bonjour Guillaume.
18:56Bonjour Etienne.
18:57Merci d'être avec nous ce matin en plateau
18:58pour revenir à chaud sur les trimestriels de NVIDIA.
19:0243 milliards de profits hier.
19:04Ce n'est pas sur un an, c'est sur trois mois.
19:06C'est un quasiment x2 par rapport à l'an dernier.
19:09Avec des marges qui sont toujours au plus haut.
19:12Une demande qui est toujours, d'après John Sengang, très forte.
19:15Mais le titre hier n'en a pas profité.
19:17Qu'est-ce que vous retenez de cette publication ?
19:19Bon, les chiffres sont ce qu'ils sont.
19:21On avait eu quelques signaux avant-coureurs
19:23avec la publication de TSMC.
19:26Les capex des GAFAM.
19:27A savoir que NVIDIA, son premier client, c'est les GAFAM.
19:31Donc quand ils mettent des capex, c'est bénéfique pour NVIDIA.
19:35Donc disons qu'il n'y a pas de surprise sur les chiffres.
19:37Ils sont très bons.
19:39Comme vous le disiez, la société arrive à accélérer sur ces niveaux-là.
19:42C'est quand même assez impressionnant.
19:44Maintenant, sur les résultats, pour nous, il y avait deux choses à regarder.
19:47La première, c'était est-ce que les capex des GAFAM vont continuer à grossir ?
19:51Parce que finalement, c'est ça le moteur de croissance chez NVIDIA.
19:55Ce qu'il faut savoir, c'est que le business model du cloud, du data center,
19:59est un peu en train de changer.
20:00C'est-à-dire qu'avant, un GAFAM montait un data center pour soutenir un soft.
20:04Et il faisait payer un abonnement sur le soft.
20:07Aujourd'hui, avec ses agents IA,
20:08et ça, le CEO de NVIDIA nous en a parlé hier,
20:11c'est que plus vous répondez à des demandes de tokens,
20:15plus vous gagnez d'argent.
20:16Et ce qui se passe en ce moment avec les agents,
20:18c'est que la demande de tokens est exponentielle.
20:20C'est pour ça que finalement, les GAFAM sont en train d'accélérer leur capex.
20:24Et en plus, ça, il en a parlé hier, c'est rentable.
20:27Et le deuxième point, c'était justement la soutenabilité des marges de NVIDIA à 75% à peu près.
20:33Est-ce que les clients vont continuer à accepter ça longtemps ?
20:36En fait, oui, parce que c'est eux qui ont les puces les plus, on va dire, les moins énergétiques.
20:42Donc, le rendement au token à la request, c'est NVIDIA qui a la technologie la plus avancée.
20:46Et donc, c'est avec ça que les Open AI, etc., les Anthropik vont gagner le plus d'argent.
20:51Néanmoins, il y a une concurrence chinoise aujourd'hui
20:54qui ne sert pas au niveau, pour l'instant, de l'abus Blackwell.
20:57Mais à long terme, d'ailleurs, il l'a toujours dit,
21:00la Chine peut gagner la course à l'intelligence artificielle.
21:03La Chine peut gagner maintenant, on ne sait pas.
21:05Alors, sur le court terme, ce n'est pas le cas.
21:07On sait que c'est NVIDIA qui est son leader.
21:08Sur le moyen terme, finalement, on ne sait pas trop.
21:10Et c'est vrai que c'est un peu quand même dans l'intérêt du CEO de NVIDIA de dire
21:13ça,
21:13parce qu'en fait, il aimerait bien exporter ses plus en Chine.
21:15Donc, il a besoin qu'on lui ouvre le marché.
21:17Et pour ça, il joue un peu la peur d'un concurrent chinois qui va y émerger,
21:20puisque la Chine n'a pas accès aux plus de dernière génération.
21:24Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez envie d'accompagner ce titre ?
21:26C'est l'un des seuls titres, voire même le seul titre
21:28qui est au-delà des 4 000 milliards de capitalisation boursière.
21:31C'est vrai qu'il tient très bien parmi les 7 magnifiques,
21:34sachant que c'est un titre qui est déjà très largement détenu,
21:37qui est dans tous les portefeuilles, tous les ETF.
21:39Forcément, c'est la première capitalisation mondiale.
21:41Oui, mais paradoxalement, elle n'est pas chère.
21:43C'est-à-dire qu'à 20 fois les bénéfices de l'année prochaine,
21:46le titre n'est pas cher.
21:46Donc oui, il faut accompagner ce titre-là.
21:48On a un leader qui est quasiment dans une situation de monopole.
21:52Alors, si vous en détenez déjà, doublez les lignes, je ne sais pas.
21:55Mais en tout cas, il ne faut pas vendre les leaders.
21:56Ça, c'est une certitude.
21:57Et il ne peut pas subir les craintes de la monétisation de l'IA ?
22:00Si, il va subir les craintes, évidemment.
22:02Au secteur des softwares, qui baisse quand même de 20-30% depuis le début de l'année,
22:06Salesforce n'a pas réussi à rassurer hier.
22:08Ça, c'est quand même un sujet.
22:10C'est un sujet.
22:11J'ai vu, c'était en début de semaine, je crois,
22:13où Anthropik, avec Claude, a signé un accord avec Intuit.
22:17Il y aurait une histoire de partenariat.
22:19Il y a des craintes, mais il y a aussi des avancées.
22:22C'est-à-dire que si les sociétés continuent à faire des partenariats comme ça,
22:24ça veut dire que finalement, on a quand même besoin de ces softs
22:27qui sont complètement massacrés en bourse.
22:29Je rappelle qu'un Adobe, c'est 10 fois les résultats.
22:31Quand un Costco, un Walmart, on est autour de 50 fois.
22:35Je trouve que là, pour le coup, c'est exagéré.
22:37Ce qu'il faut juste voir et faire attention dans les softs,
22:39c'est, bon, alors s'ils sont complètement disruptés,
22:41effectivement, ça vaut zéro.
22:43Maintenant, c'est un peu la marge,
22:46parce qu'on ne sait pas trop sur quoi vont poser ces partenariats
22:48et comment vont se rémunérer les acteurs.
22:50Nous reparlerons de l'intelligence artificielle dans quelques minutes
22:53avec Olivier Lévy de Lévy Capital Partner
22:54et Raphaël Thuin de Tikeo Capital.
22:57À court terme, les marchés aiment bien le segment des semi-conducteurs,
23:00mais également tout ce qui est lié au data center, à l'électrification.
23:04Preuve en est aujourd'hui avec Schneider Electric,
23:07qui gagne du terrain après ses résultats,
23:09plus 2,2% au-delà des 270 euros.
23:12Elle était très attendue, cette publication de Schneider Electric,
23:15notamment sur les data centers,
23:17mais pas que, toute l'activité tertiaire industrielle.
23:20Alors, il faut savoir quand même qu'à mesure que les GAFAM
23:23accélèrent leur construction de data centers,
23:25forcément, le mur énergétique est réavancé.
23:27Je crois qu'avant, on avait une projection autour de 2030.
23:29Il fallait rajouter, pour les data centers aux États-Unis,
23:31la consommation électrique du Japon.
23:33C'est vrai que plus on construit de data centers,
23:35plus le mur de la demande électrique avance.
23:38Donc, on a effectivement des sociétés comme Schneider qui en profitent,
23:42mais pas que.
23:43Je sais qu'en France, on est un peu auto-centré sur notre marché.
23:45On a quand même la concurrente américaine qui s'appelle Eaton,
23:49qui nous fait des superbes performances aussi.
23:52Je crois que c'est 26% annualisé sur 5 ans pour Eaton,
23:55quand Schneider ne fait que 18%.
23:57On explique un tout petit peu aussi cet écart,
24:00parce que Schneider, elle est belle,
24:02on aime beaucoup la valeur,
24:04mais elle a un tout petit défaut.
24:05C'est qu'elle a 10-12% de son chiffre d'affaires quand même sur le marché chinois.
24:08Et on sait que le marché immobilier chinois, c'est catastrophique.
24:12Donc, voilà, ce qui explique un peu la surperformance de la concurrente américaine.
24:17Et les effets de change également qui sont défavorables.
24:19Le groupe dit ce matin anticiper un effet négatif quand même
24:22de 850 à 950 millions d'euros pour 2026.
24:26Donc, quand vous regardez cette publication de Schneider Electric,
24:28il y a des côtés rassurants quand même sur les data centers,
24:31comme pour Legrand qui est un acteur plus petit.
24:33On a une croissance à deux chiffres en 2025.
24:36Ça devrait encore être le cas en 2026.
24:39Et 2027.
24:40Et 2027.
24:41Il y a de la visibilité là-dessus ?
24:42Il y a de la visibilité.
24:43Le carnet de commandes, je crois, a augmenté 18% par rapport à l'année dernière.
24:47Voilà, je pense qu'il n'y a pas de sujet sur Schneider.
24:49C'est une très, très belle valeur PEA à détenir en PEA.
24:51Et à choisir quand même la concurrente américaine.
24:54L'américaine en compte-titre, mais bon.
24:56Un dernier mot quand même sur les softwares.
24:57Il nous reste deux minutes sur l'inquiétude aujourd'hui
25:00de l'intelligence artificielle,
25:02sur la disruption de l'IA.
25:04Peut-être un côté également déflationniste.
25:06On verra.
25:06Qui inquiète aujourd'hui en bourse.
25:08Et le marché qui ne cherche pas à comprendre.
25:09Qui vont vraiment tout le secteur.
25:11Tout le secteur est détruit.
25:14Alors que pour le moment,
25:15ce n'est pas visible dans les comptes de résultats
25:18et les bilans des sociétés.
25:19On a vu Volter Skluer qui a publié,
25:21je crois que c'était en début de semaine.
25:23Il y a une inquiétude,
25:24mais j'ai l'impression que c'est plus global
25:27que le secteur de l'IA.
25:28Dès qu'on parle de disruption,
25:30tout de suite le marché s'inquiète.
25:31On le voit avec,
25:32il y a un autre secteur qui est ultra défensif,
25:34c'est les systèmes de paiement.
25:36Et Visa et Mastercard,
25:37pareil avec ces histoires de stablecoin,
25:39de passer outre l'écosystème Visa et Mastercard,
25:43souffre aussi un peu en bourse en ce moment.
25:44Donc, le marché,
25:46en fait, les indices sont au plus haut
25:48avec des secteurs dans l'indice
25:51qui sont complètement disparates.
25:54C'est assez surprenant à voir.
25:58Et je pense qu'il y a des excès de marché en ce moment
26:00et que ça devrait quand même se réajuster,
26:03malgré toutes ces craintes de disruption.
26:05Parce qu'encore une fois,
26:06on ne le voit pas pour le moment
26:08dans les résultats des entreprises.
26:09Merci beaucoup, Guillaume Loé,
26:10qui nous a raccompagné ce matin
26:11pour revenir à chaud sur les résultats de Nvidia
26:14qui ont été publiés hier soir après la clôture
26:16et sur les résultats de Schneider Electric.
26:17Schneider Electric gagne 1,8%
26:19quand Nvidia en préouverture est stable.
26:21Ça sera bien sûr à confirmer
26:23à l'ouverture de Wall Street tout à l'heure à 15h30.
26:25S'ouverture que vous pouvez quand même suivre,
26:26comme tous les jours,
26:28sur BFM Business avec BFM Wours.
26:30Et cette semaine, Antoine Larigauderie.
26:32Très courte pause,
26:33on se retrouve dans un instant.
26:34Nous serons avec Didier Marteau
26:35pour parler des options,
26:36notamment sur le marché des taux.
26:38Et puis ensuite,
26:38avec Olivier Lévy et Raphaël Thuin,
26:40nous reviendrons sur cette actualité très chargée.
26:42les doutes sur l'intelligence artificielle
26:44et dans le même temps,
26:45des résultats qui sont quand même
26:46au-delà des attentes,
26:48notamment en Europe,
26:48ce qui pousse les indices
26:49sur des plus hauts historiques.
26:51Plus haut ce matin pour Francfort,
26:53pour le CAC,
26:54pour l'Eurotox 50,
26:55avec une pluie de résultats
26:57qui portent donc les indices.
26:58A tout de suite.
27:00BFM Business présente
27:03Good Morning Market.
27:06Deuxième partie de Good Morning Market.
27:07Dans un instant,
27:07nous parlerons des options.
27:09Juste avant,
27:09un petit coup d'œil
27:10à la séance du jour.
27:11Et donc le CAC 40
27:11qui est sur des plus hauts historiques,
27:13au-delà des 8580 points.
27:15C'est une hausse de 0,3%.
27:17L'Eurostock 50 est parfaitement stable
27:19quand du côté de Francfort,
27:21le DAX est en très légère baisse,
27:23quasiment à l'équilibre.
27:25ENGIE gagne un peu plus de 7%,
27:26suivi de Schneider Electric.
27:28Et puis le carton du jour
27:29également en Europe,
27:30c'est Rolls-Rolls à Londres
27:31qui gagne plus de 6%.
27:32Le motoriste qui a publié
27:33des résultats au-delà des attentes.
27:35Toujours beaucoup d'actualité
27:37également du côté
27:37de la Bourse de Londres
27:38puisque souvenez-vous,
27:39hier HSBC avait gagné 6%
27:41après la publication
27:41de ses résultats
27:42quand dans le segment
27:43des spiritueux,
27:44Diageo s'est effondré
27:45de 13% hier soir à la clôture.
27:49Et comme chaque jeudi
27:51à 9h30,
27:52nous parlons des marchés
27:53des options.
27:54Avec ce matin,
27:55Didier Marteau
27:55qui est professeur
27:56émérite à l'ESCP.
27:57Bonjour Didier Marteau.
27:58Bonjour Étienne.
27:59Merci d'être avec nous ce matin.
28:01Avec vous,
28:01comme régulièrement,
28:02on va faire un exercice
28:03de pédagogie
28:03sur ce marché des options
28:05en parlant notamment
28:06du marché des taux.
28:07Ça n'a échappé
28:08à aucun investisseur.
28:09Les taux souverains,
28:10notamment les taux longs,
28:11se sont bien détendus
28:12depuis le début du mois
28:12entre anticipation
28:13de baisse de taux
28:14aux Etats-Unis
28:15mais aussi dans une moindre mesure
28:16en Europe
28:17et puis des investisseurs
28:18qui sont inquiets
28:19de ce qui se passe
28:19sur le marché actions
28:20et donc qui vont se réfugier
28:22sur le marché des taux.
28:23Quand on regarde aujourd'hui
28:24ce marché des taux,
28:27notamment sur les taux longs,
28:29comment aujourd'hui
28:30un investisseur,
28:31surtout une entreprise,
28:33elle peut se protéger
28:34contre une éventuelle remontée,
28:36non pas des taux
28:38des banquiers centraux,
28:39ce n'est pas trop le sujet,
28:40mais une remontée
28:41du marché obligataire
28:42des taux longs.
28:43Alors d'abord,
28:44je voudrais revenir
28:44sur ce que vous venez
28:45de dire à l'instant.
28:46C'est qu'en effet,
28:47les entreprises
28:47sont avant tout exposées
28:49aux risques de volatilité
28:50des taux d'intérêt longs,
28:52beaucoup plus en fait
28:53qu'aux variations
28:54des taux directeurs
28:55des banques centrales.
28:57Alors il y a deux raisons.
28:58La première,
28:59c'est qu'il ne faut pas oublier
28:59que l'essentiel
29:01de l'endettement des entreprises
29:02est un endettement
29:03à taux fixe.
29:04En France,
29:05comme en Allemagne d'ailleurs,
29:06on a 80% d'endettement
29:07à taux fixe,
29:0820% d'endettement
29:09à taux variable,
29:10ce qui veut dire
29:11que le principal facteur
29:12de risque pour une entreprise,
29:14ce n'est pas le taux
29:15d'intérêt directeur,
29:16c'est en fait
29:17le taux long
29:19qui est en fait
29:20souvent indexé
29:20sur le taux
29:21des emprunts d'État.
29:22Et c'est la raison
29:23pour laquelle
29:23la baisse que vous évoquez
29:24depuis deux mois,
29:25puisqu'on est passé,
29:26enfin on a perdu
29:27à peu près 30 points de base,
29:28de 3,60 à peu près aujourd'hui,
29:303,30 sur le 10 ans,
29:32est en fait
29:32une information
29:34très importante
29:35pour les entreprises.
29:36Et je voudrais d'ailleurs
29:36revenir sur ce point
29:38parce qu'on accorde
29:39beaucoup d'attention
29:40au taux d'intérêt directeur
29:42et à leur impact
29:43sur l'économie,
29:44la fameuse transmission
29:45de la politique monétaire.
29:47Le principal taux
29:48d'intérêt directeur
29:49aujourd'hui,
29:50c'est le taux
29:51de rémunération
29:51des dépôts des banques
29:52à la Banque centrale
29:53qui est un dépôt
29:54à 24 heures
29:55qui est aujourd'hui
29:56comme vous le savez
29:57de 2%.
29:58C'est le monétaire
29:59en quelque sorte.
30:00Oui, c'est le taux
30:01de rémunération
30:01des banques.
30:02Ça n'est même pas
30:03le taux
30:03auquel les banques
30:04empruntent
30:05à la Banque centrale.
30:06Pourquoi c'est d'ailleurs
30:07le principal taux
30:07d'intérêt directeur,
30:08le 2%,
30:09le taux de dépôt ?
30:10Parce que les banques
30:11détiennent aujourd'hui
30:11à la Banque centrale
30:12fruit du quantitativisme
30:14passé
30:15à peu près
30:153 000 milliards
30:16d'euros
30:18à la Banque centrale
30:18sur leur compte,
30:193 000 milliards.
30:20Et donc,
30:21si elles ont besoin
30:21de refinancement,
30:23régulièrement,
30:23elles ont besoin
30:23de refinancement,
30:25plutôt que d'aller
30:25emprunter à la Banque centrale,
30:27qu'est-ce qu'elles font ?
30:27Elles tirent
30:28sur leur compte de dépôt.
30:29Et donc,
30:30en fait,
30:30tirer sur le compte de dépôt,
30:31c'est un coût
30:32qui est en fait
30:32le coût de rémunération
30:33des dépôts
30:34et pas du tout
30:35le taux auquel
30:35elles empruntent
30:36à une semaine
30:37à la Banque centrale.
30:38D'ailleurs,
30:38si vous avez la curiosité
30:39de regarder le bilan
30:41d'une banque centrale
30:42à son actif,
30:43les prêts aux banques
30:43sont quasiment à zéro.
30:45En revanche,
30:46vous avez 3 000 milliards,
30:47je l'évoquais,
30:48au passif
30:48qui sont les comptes de dépôt
30:50des banques
30:51à la Banque centrale.
30:52Donc ça,
30:52c'est le premier point,
30:54c'est que cette baisse des taux,
30:56ce qui importe
30:57les entreprises,
30:58c'est la baisse des taux longs.
30:59Et peut-être
31:00que les entreprises
31:00aujourd'hui
31:01ont intérêt
31:01à profiter de ce mouvement
31:03parce que je ne suis pas sûr
31:04pour des raisons
31:05qu'on n'aura probablement
31:05pas le temps d'expliquer
31:06que cette baisse
31:07soit durable.
31:08Et donc,
31:09comme vous le disiez
31:09tout à l'heure,
31:10elles peuvent se couvrir
31:11en utilisant
31:12des options,
31:13des contrats à terme
31:14ou des swaps
31:15qui sont les 3 grandes familles
31:16de produits dérivés.
31:18Ainsi,
31:19par exemple,
31:19si le 10 ans français
31:20revient à tutoyer
31:21les 4 %,
31:23on ne sait pas,
31:24c'est une hypothèse,
31:25eh bien l'entreprise
31:26serait ainsi couverte.
31:28Alors,
31:28elle peut aujourd'hui
31:29se couvrir
31:29puisqu'on est à peu près
31:31à 3,30 %
31:32sur le 10 ans.
31:33Elle pourrait se couvrir
31:35en fait
31:35en empruntant à terme,
31:36c'est-à-dire en fixant
31:37aujourd'hui,
31:38par exemple,
31:39le taux à 10 ans
31:40dans un an.
31:41Les entreprises,
31:42comme elles sont en état
31:42taux fixe,
31:43elles ont un besoin régulier
31:44de refinancement
31:45de leurs dettes
31:45quand celles-ci
31:46arrivent à échéance.
31:46Donc, en fait,
31:47l'exposition d'une entreprise,
31:49ce n'est pas
31:50un taux d'intérêt court terme,
31:51c'est en fait
31:51le taux à 10 ans,
31:53par exemple,
31:53dans un an,
31:54au moment où
31:55elle refinance sa dette.
31:56Qu'est-ce qu'elle peut faire
31:57aujourd'hui,
31:57l'entreprise ?
31:58Eh bien,
31:58comme vous le dites à l'instant,
32:00elle peut par exemple
32:00fixer le taux
32:01auquel elle empruntera
32:03à 10 ans
32:03dans un an
32:04à travers
32:05l'utilisation
32:06des marchés
32:07à terme obligataires
32:09sans entrer
32:09dans un détail technique.
32:11Elle vend à terme
32:12des obligations
32:12à 10 ans
32:13mais dans un an.
32:14Elle vend à terme
32:15des obligations
32:16soi-disant dans un an.
32:17Si les taux remontent
32:17de 1%,
32:18vous disiez
32:19passe de 3,30
32:20à 4,30,
32:21ça fait 1%,
32:22c'est plus facile.
32:23Eh bien,
32:23en fait,
32:24elles vont emprunter,
32:25elles auront perdu 1%
32:26par an
32:27pendant 10 ans
32:28actualisés
32:29sur leur endettement
32:29puisque
32:30au lieu de s'endetter
32:31à 3,30,
32:31c'est 4,30
32:32mais inversement,
32:33elles ont vendu
32:34à terme des obligations
32:35dont le prix,
32:36si les taux ont monté
32:37de 1%,
32:37aura baissé
32:38exactement du même montant.
32:39Donc,
32:40un des moyens
32:41simples,
32:42c'est d'utiliser
32:43les contrats à terme
32:43sur emprunt d'État
32:44qui sont cotés sur Eurex
32:45pour en fait protéger
32:47le taux d'intérêt
32:48que l'on a aujourd'hui
32:49si on pense
32:49que ces taux d'intérêt
32:51long peuvent remonter
32:53comme vous l'évoquez
32:54il y a un instant.
32:55Alors maintenant,
32:56l'inconvénient
32:56de cette solution,
32:57c'est évidemment
32:58que si vous bloquez
32:59aujourd'hui
32:59le taux auquel
33:00vous allez vous endetter
33:02dans un an
33:03à 10 ans,
33:04vous ne pouvez pas profiter
33:05de la baisse
33:06des taux d'intérêt
33:07à 10 ans.
33:08Et certains pensent
33:09d'ailleurs
33:09que cette baisse
33:10n'est pas terminée,
33:11alors personne ne le sait.
33:12L'économiste
33:13Eugène Fama
33:14à prix Nobel
33:14en 2013
33:15a développé
33:16la théorie de l'efficience
33:17des marchés de capitaux
33:18qui nous dit
33:18que la meilleure estimation
33:20du taux à 10 ans
33:21dans un an
33:22c'est le taux à terme
33:23d'aujourd'hui.
33:24Et donc en fait
33:25personne ne peut savoir
33:26exactement
33:26où seront les taux.
33:28Donc vous faites
33:28une option
33:29de taux d'intérêt
33:29c'est-à-dire
33:30au lieu de vendre
33:31à terme des obligations
33:32vous achetez
33:33le droit de les vendre.
33:34Comme ça
33:34si les taux d'intérêt
33:35baissent
33:36comme vous avez vendu
33:37à terme une obligation
33:38dont le prix a monté
33:39vous n'exercez pas
33:40votre option
33:41si vous l'avez gardé
33:41jusqu'à la fin
33:42et donc vous bénéficiez
33:44de l'évolution favorable
33:45des taux d'intérêt.
33:46Aujourd'hui
33:47beaucoup d'entreprises
33:47font ça
33:48surtout les entreprises
33:49qui ont besoin
33:50de s'endetter
33:51des entreprises
33:51capitalistiques
33:52parce que l'effet
33:53d'une rebontée des taux
33:54est très clairement
33:55défavorable
33:56on l'a vu notamment
33:57auprès de certaines sociétés
33:58quand les banques centrales
33:58ont passé leur taux
33:59de quasi
34:00enfin je caricature
34:01mais de 0 à 3
34:02voire 4%
34:03à l'inverse
34:04si ce marché obligataire
34:05si notre sous-jacent
34:07reste stable
34:08voire même il se détend
34:08comment ça se passe ?
34:10Si vous êtes couvert
34:11aujourd'hui
34:12vous avez vendu
34:13à terme des obligations
34:14si le marché à terme
34:16reste stable
34:17il ne se passe rien
34:17vous rachetez
34:18vos obligations
34:18à l'échéance
34:19le prix que vous avez vendu
34:20et vous vous endettez
34:21au taux d'intérêt
34:22d'aujourd'hui
34:22donc si le marché est stable
34:24il ne se passe rien
34:25si maintenant
34:26vous avez acheté
34:26une option
34:27de taux d'intérêt
34:28vous avez payé
34:29au départ
34:30le prix de l'option
34:31et en effet
34:32si vous n'utilisez pas
34:33cette option
34:34vous avez
34:34entre guillemets
34:35mais je n'aime pas trop
34:35cette expression
34:36un coût
34:36qui est le montant
34:37du prix de l'option
34:38vous avez payé au départ
34:38alors il y a une troisième
34:40famille d'instruments
34:40dont on ne va peut-être
34:42pas parler
34:42mais c'est les swaps
34:43de taux d'intérêt
34:44qui sont aussi
34:45très utilisés
34:45pour couvrir
34:46une position
34:47obligataire future
34:48Les swaps
34:49on en a parlé
34:49sur ce plateau
34:50ça permet notamment
34:51de voir un petit peu
34:52la nervosité
34:53de prendre un petit peu
34:54le pouls
34:54sur une classe d'actifs
34:55Oui oui bien sûr
34:56il suffit de regarder
34:58l'évolution
34:59On a des réactions
34:59parfois très fortes
35:00sur certains taux souverains
35:01sur les swaps
35:02ça montre un petit peu
35:03l'inquiétude
35:03parfois des investisseurs
35:05sur un pays
35:06sur une classe d'actifs
35:07Oui oui
35:08On aura peut-être
35:09l'occasion d'en reparler
35:10ça sera intéressant
35:11En tout cas
35:11merci beaucoup Didier Marteau
35:12nous a raccompagné ce matin
35:13pour parler du marché
35:15des options
35:15et plus particulièrement
35:17du risque de taux
35:18en prenant
35:18en termes de sous-jacents
35:20le marché
35:21des obligations
35:22souveraines
35:23à long terme
35:24professeur émérite
35:25à l'ESCP
35:269h38
35:26tout de suite
35:27c'est l'heure
35:27du face-à-face
35:29Deux acteurs de marché
35:30ce matin
35:30Olivier Lévy
35:31président de Lévy Capital Partners
35:33Bonjour Olivier
35:33Bonjour Etienne
35:34Merci d'être avec nous ce matin
35:35Merci également à Raphaël Thuin
35:36de nous avoir rejoint
35:37directeur des stratégies
35:38de marché de capitaux
35:39chez Tikeo Capital
35:41NVIDIA a publié hier soir
35:42Raphaël
35:42des résultats époustouflants
35:4443 milliards de profit net
35:46au quatrième trimestre
35:46je pense qu'aucune société
35:47au monde n'a jamais réussi
35:48à faire ça
35:49alors élément exceptionnel
35:50une croissance toujours
35:52très forte
35:52un marché
35:54qui dans un premier temps
35:55a salué la nouvelle
35:56alors on est vraiment sur
35:58des nouvelles après-bourse
35:59donc il faut les prendre
36:00avec beaucoup de pincettes
36:01il faudra voir comment
36:02ça va se passer aujourd'hui
36:02à l'ouverture de Wall Street
36:04et puis finalement
36:06la directrice financière
36:07nous a parlé
36:08de la concurrence chinoise
36:09les doutes également
36:10sur la monétisation
36:11de l'intelligence artificielle
36:12bref au final
36:13il n'y a pas que
36:13les résultats financiers
36:14qui comptent
36:15et la croissance
36:15il y a tout le discours
36:17et toutes les perspectives
36:18qui vont avec
36:19oui le marché est exigeant
36:21avec Nvidia
36:21parce qu'effectivement
36:23les résultats ont été exceptionnels
36:24à valeur faciale
36:26d'une part
36:26on parle de chiffres gigantesques
36:28plus 70% de marge brute
36:30une croissance du chiffre d'affaires
36:31aussi de plus de 70%
36:33sur un an
36:34donc c'est vraiment
36:35un ovni
36:35sur la place financière
36:38mais par ailleurs
36:39effectivement
36:39les attentes étaient
36:40très élevées
36:41d'une part
36:42donc une grande partie
36:43de ces annonces
36:44étaient finalement
36:45bien anticipées
36:45et puis d'autre part
36:47effectivement
36:47on continue à se poser
36:48des questions
36:48sur quelques thématiques
36:49alors oui
36:50on peut dire
36:52qu'il y a eu
36:52quelques doutes
36:53qui ont pu poindre
36:54pendant l'annonce
36:55des résultats
36:56mais finalement
36:57le management
36:58a été assez rassurant
36:59sur beaucoup
37:00de ces thématiques-là
37:01sur le fait
37:01que la demande
37:02devrait continuer
37:03qu'il ne voit pas
37:04d'inflexion
37:05qu'on est toujours
37:06dans un méga cycle
37:07de dépenses d'investissement
37:08de la part
37:09de ces grandes technologies
37:10d'une part
37:11donc il y a eu
37:12des mots assez rassurants
37:13avec aussi cette notion
37:14de la part
37:15de Jensen Wang
37:16le PDG
37:16que
37:17ces grands
37:18hyperscalers
37:19ces grandes entreprises
37:20de technologie
37:21commençaient à voir
37:22les retours sur investissement
37:23que finalement
37:24cette inquiétude
37:24autour de la génération
37:25de cash
37:26qui allait s'amoindrir
37:27du fait de ces dépenses
37:28d'investissement
37:29chez ces grandes tech
37:30était probablement
37:32une thématique exagérée
37:33et que finalement
37:33cette génération de cash
37:34elle pourrait augmenter
37:35grâce à ces dépenses
37:36donc ça ça a été un élément
37:38qui quand même
37:38doit rassurer
37:39sur le fait
37:40qu'effectivement aussi
37:41on continuait
37:42d'avoir des perspectives
37:44aussi en termes
37:44de capacité de production
37:46on se demandait
37:47dans quelle mesure
37:47Nvidia allait être capable
37:48de faire face
37:49à cette demande
37:50à un moment où il y a
37:51beaucoup de contraintes
37:51sur les capacités
37:52là aussi il y a eu
37:53des éléments rassurants
37:54donc finalement
37:55la valeur faciale
37:56c'était vraiment
37:56une très bonne annonce
37:57de résultats
37:59en revanche
37:59le sentiment
38:00vis-à-vis d'Nvidia
38:02vis-à-vis de l'IA
38:03pèse aujourd'hui
38:04pèse sur la valeur
38:05un grand scepticisme
38:06sur le fait
38:07que ces dépenses
38:08d'investissement
38:08vont continuer
38:09sur le long terme
38:10ça c'est clairement
38:10une thématique
38:11qui ne va pas être
38:13nécessairement résolue
38:14dans les semaines
38:14qui viennent
38:15ça ça pèse
38:16et puis aussi
38:16cette notion
38:17qu'on peut commencer
38:18à voir pointe
38:19dans les résultats
38:20que la compétition arrive
38:22que sur en particulier
38:23les centres de données
38:24on voit aujourd'hui
38:25d'autres producteurs
38:26de semi-processeurs
38:27qui commencent à gratter
38:28des parts de marché
38:29donc voilà ce qui inquiète
38:30le marché
38:31mais encore une fois
38:31le marché
38:32est quand même très exigeant
38:33avec NVIDIA
38:33NVIDIA qui est vraiment
38:35en amont
38:36Olivier Lévy
38:37dans cette chaîne
38:38de l'intelligence artificielle
38:40et on l'a encore vu
38:41au début du mois
38:42de février
38:43les GAFA
38:43vont quand même dépenser
38:45c'est ce qu'ils ont dit
38:46à voir si ça va se formaliser
38:47600 milliards
38:48donc forcément
38:49ça offre une visibilité
38:50au groupe
38:50700 milliards je crois
38:52voilà
38:53non tout à fait
38:53ça offre de la visibilité
38:54les chiffres sont
38:55effectivement strasosphériques
38:56je rejoins Raphaël
38:57la photo est formidable
38:59les doutes sont là
39:01la menace chinoise
39:02AMD
39:03les parts de marché
39:04tout ça
39:06fait qu'on se rend compte
39:08que le marché
39:09commence à avoir
39:10une petite indigestion
39:11quand même
39:12et je trouve que
39:13depuis le stress
39:15sur les CDS d'Oracle
39:16c'est à dire
39:17le fait qu'Oracle
39:18investisse massivement
39:20dans l'intelligence artificielle
39:21et le cloud
39:21et les data centers
39:23qui drive quand même
39:2490% du chiffre d'affaires
39:25d'NVIDIA
39:26l'infrastructure
39:27donc ça
39:28ça pourrait effectivement
39:30rebattre les cartes
39:31et les cartes
39:33des valorisations
39:33Nvidia ça vaut
39:34facialement 50 fois
39:35les résultats
39:36pour 28 fois
39:38les résultats
39:38l'année prochaine
39:39donc pour une valeur
39:40de si forte croissance
39:42c'est superbe
39:43mais est-ce que
39:44ce sera
39:44continuellement soutenable
39:46on verra
39:46et on a vu
39:48cette rotation
39:48fabuleuse
39:50entre
39:51là aussi
39:52des doutes
39:53s'installer
39:53sur les logiciels
39:55évidemment
39:56dans le conseil
39:57dans certains
39:58business de service
39:59dans les ESN
40:01donc on a eu
40:02des retracements
40:02aussi
40:03des doutes
40:04par rapport
40:05à des cash flow
40:06théoriques
40:07versus des cash flow
40:08réels
40:09et on a vu
40:10effectivement
40:10des gens
40:11retourner vers
40:11des cash flow
40:12réels
40:12revenir vers
40:13des activités
40:14plus
40:15pépères
40:17traditionnels
40:17type
40:17les foncières
40:18cotées
40:18l'agroalimentaire
40:19la santé
40:20etc
40:20on en parlera
40:21dans un instant
40:21ce qui profite
40:22d'ailleurs à l'Europe
40:22qui est sur des plus hauts
40:24historiques
40:24le CAC 40
40:25gagne 5%
40:25depuis le début
40:26de l'année
40:26quand le Nasdaq
40:27est à 0
40:27et le S&P 500
40:28à 1,5%
40:30car aujourd'hui
40:31les indices
40:33américains
40:34Raphaël Thuin
40:35sont notamment
40:35pénalisés
40:36par les potentiels
40:37cibles de l'intelligence
40:38artificielle
40:39Wall Street
40:39s'amusait même
40:40à faire des paniers
40:41et gagnants
40:41en perdant
40:42au final
40:42les gagnants
40:43visiblement en bourse
40:44ne sont pas
40:44pour l'instant
40:45gagnants
40:46est-ce que vous
40:47dans vos portefeuilles
40:48chez Tico Capital
40:49vous commencez
40:50un petit peu
40:50à faire le tri
40:51par rapport
40:52aux éventuels
40:52gagnants
40:53ou perdants
40:53de l'IA
40:54sachant que c'est
40:54à la fin de la course
40:55qu'on les connaîtra
40:56aujourd'hui
40:58il y a une question
40:58assez claire
40:59qui se pose aux investisseurs
41:00est-ce que vous voulez
41:01vous positionner
41:02sur une thématique
41:032026
41:04qui consisterait
41:04à dire
41:05l'IA est en accélération
41:07l'adoption de l'IA
41:08est en accélération
41:10va faire des dégâts
41:11dans certains secteurs
41:12de l'industrie
41:13auquel cas
41:14si c'est le cas
41:14effectivement
41:14il faut vendre
41:15les logiciels
41:16il faut vendre
41:17tous ces secteurs
41:18qui ont commencé
41:19à sous-performer déjà
41:20et se positionner
41:21sur les gagnants
41:23de l'IA
41:23qui eux
41:23n'ont pas nécessairement
41:24bien performé
41:25on parlait de Nvidia
41:26aujourd'hui
41:27ou certains
41:27de sa hyperscaler
41:28donc ça
41:29c'est une première thématique
41:30aujourd'hui
41:30dans laquelle nous
41:31on croit
41:31on pense qu'effectivement
41:32il y a un potentiel
41:33d'accélération
41:34et qu'aujourd'hui
41:35après de la sous-performance
41:37de certaines grandes techs
41:39ou de Nvidia
41:39il y a potentiellement
41:40des points d'entrée
41:41sur certaines de ces valeurs
41:42ça c'est une première chose
41:43et puis deuxième chose
41:44effectivement
41:44lorsque vous partez
41:46de ce postulat
41:47aller chercher
41:48de la diversification
41:50sur des secteurs
41:50qui d'une part
41:51ne sont pas impactés
41:52par l'IA
41:53ou moins impactés
41:53et d'autre part
41:55qui profitent
41:55de cette économie
41:56qui se porte bien
41:58qui bénéficie
41:58de beaucoup de stimulus
41:59ça c'est attractif aussi
42:01donc aller faire
42:02de la rotation
42:02de la diversification
42:03effectivement
42:04sur la vieille économie
42:06les industriels
42:07certaines valeurs défensives
42:09qui doivent bénéficier
42:10de ce cycle
42:10sans être impactés
42:11par l'IA
42:12ça aussi c'est attractif
42:13donc oui
42:14très clairement
42:14on positionne
42:15les portefeuilles
42:15diversification
42:16une fois de plus
42:18on diversifie effectivement
42:19et une fois de plus
42:20mais avec des perspectives
42:22que ça puisse
42:22cette fois payer
42:23parce que ça a été
42:24une des thématiques
42:24de ces dernières années
42:25le leadership
42:27de performance
42:27était très concentré
42:28c'était la tech
42:29la tech
42:29la tech
42:30et là ça y est
42:31on voit un marché
42:31qui a des potentiels
42:33de rotation
42:34certains de ces secteurs
42:35sont d'ailleurs
42:35toujours pas très chers
42:36pour certains d'entre eux
42:37donc finalement
42:38c'est effectivement
42:39un bon moment
42:39pour aller diversifier
42:40mais c'est un petit peu
42:40comme l'an passé
42:41au final
42:41c'est-à-dire que l'an passé
42:43en début d'année 25
42:44il y avait également
42:45une très forte envie
42:45de diversification
42:46qui a payé en partie
42:47le DAX à Francfort
42:48a gagné 20% en 2025
42:50c'est-à-dire mieux
42:51que les 15% du S&P 500
42:52le CAC 40 avait sous-performé
42:54à cause notamment
42:54du secteur du luxe
42:55mais c'est vrai
42:56que tous ces secteurs
42:57que vous avez cités
42:58qui sont un petit peu
42:59protégés de l'intelligence
43:00artificielle
43:01dans l'industrie
43:01dans les télécoms
43:02services aux collectivités
43:03etc
43:03ils ont déjà beaucoup monté
43:05ils ont déjà monté
43:06absolument
43:07on peut dater ça
43:08à peu près de la mi-année
43:09dernière en Europe
43:10plutôt fin d'année
43:11aux Etats-Unis
43:11il y a encore
43:13un vrai potentiel de hausse
43:14parce qu'on sort
43:14de longues années
43:15de sous-performance
43:16si vous regardez
43:17les small caps
43:18la value
43:19les cycliques
43:20les défensives
43:21comme les biens
43:22de consommation
43:22la santé
43:23on est sur des secteurs
43:24qui ont sous-performé
43:26en particulier
43:26la croissance
43:27et la tech
43:27sur 3, 5, 10 ans
43:29parfois
43:29donc oui certes
43:32depuis quelques mois
43:32on voit un regain
43:34de performance
43:34sur ces noms-là
43:35oui certains de ces secteurs
43:37se sont renchéris
43:38donc attention
43:38mais on est globalement
43:40sur une tendance
43:40qui pourrait perdurer
43:41encore sur 2026
43:42les banques
43:44qui continuent de cartonner
43:45Olivier Lévy
43:45IRHSBC a gagné 6%
43:47après ses résultats
43:48l'Eurostox Bank
43:48a gagné 70-75%
43:50l'an dernier
43:50on gagne déjà 5%
43:52elles sont au plus haut historique
43:53ça vous intéresse aujourd'hui
43:54des secteurs un peu
43:55old economy
43:56c'est un peu trivial
43:58ce que je dis
43:58oui enfin
43:59old economy
43:59quand même concurrencé
44:00par un certain nombre
44:01de fintechs
44:02et par l'intelligence artificielle
44:03on voit
44:04sans son nom
44:06des sociétés
44:07qui viennent
44:08prendre des parts de marché
44:09surtout chez les jeunes
44:10et la génération Z
44:11donc ça c'est un risque
44:12si ces banques
44:14ces grands établissements
44:15ne se réinventent pas
44:16mais c'est tout
44:17le système monétaire
44:18qui est mis en question
44:19aussi avec les stable coins
44:21avec Défi
44:21avec le Bitcoin
44:23donc c'est vrai
44:25qu'il y a un rattrapage
44:26et je rejoins à nouveau Raphaël
44:27certaines sociétés
44:29avaient été aussi
44:31survendues
44:32ou pas très chères
44:33les valorisations
44:34étaient quand même
44:35assez faibles
44:36versus
44:36l'outre-Atlantique
44:39donc on a des banques
44:40qui sont effectivement
44:43peu chères
44:44en Europe
44:45et dans un monde européen
44:47qui devrait encore
44:47consolider
44:48un peu à l'image
44:49de ce que les opérateurs
44:50télécom vont peut-être faire
44:52c'est-à-dire
44:53là aussi
44:54une rationalisation
44:55et avoir moins d'acteurs
44:56sur le sol européen
44:59je crois qu'il faut
45:00scinder les choses
45:01oui il y a
45:01les acteurs européens
45:03qui étaient
45:03moins sexy
45:04plus value
45:05plus patrimonial
45:06et les acteurs américains
45:08qui étaient là aussi
45:08sur de la croissance
45:10et avec une omniprésence
45:12de la tech
45:13Bouygues gagne un peu plus
45:15de 2% après la publication
45:16de ses résultats
45:17au-delà des 52 euros
45:18à noter que Benoît Tortolin
45:19le directeur général
45:20de Bouygues Télécom
45:21sera ce soir
45:22dans le 18-19
45:22de Guillaume Paul
45:23on a Schneider Electric
45:24qui gagne 3%
45:25après la publication
45:26de ses résultats
45:27ce matin
45:27Engie plus 7%
45:28ce qui porte le CAC 40
45:30sur un plus haut historique
45:31à 8 588 points
45:33vous êtes à l'aise
45:34avec les niveaux
45:34de valorisation actuelle
45:36aujourd'hui
45:36Olivier Lévy
45:37sur les indices européens
45:39je vois le FTSE à Londres
45:40qui gagne déjà 8%
45:41depuis le début de l'année
45:42le CAC 45
45:43l'Eurostock 56
45:44c'est dynamique ?
45:45oui c'est dynamique
45:46bon après
45:47on est en période
45:49des résultats
45:49certaines sociétés
45:51et certains secteurs
45:53représentent
45:54une proportion
45:55importante
45:56de ces indices
45:57nous on regarde
45:57plutôt les stocks
45:58stock by stock
45:59de manière idiosyncratique
46:01par lié de Bouygues
46:02bon bah
46:02ça traite toujours
46:03sur un PER
46:04de 18 fois
46:05mais il n'y a pas de croissance
46:06donc là aussi
46:07le marché est un peu myope
46:08c'est que
46:10il y a une vraie disparité
46:12de valorisation
46:13avec des secteurs
46:14qui continuent
46:15à être affolants
46:17de par leur intérêt
46:18leur robustesse
46:19il faut en être
46:20et donc on reste
46:21dans la diversification
46:22mais aussi la décorrélation
46:24parce que
46:25le run est formidable
46:27il y a beaucoup d'argent
46:28dans le système
46:28mais j'ai l'impression
46:29que le risque
46:30n'est pas pris
46:31très au sérieux
46:32c'est à dire
46:32que les tarifs douaniers
46:33une fois c'est chaud
46:34une fois c'est froid
46:35mais ils sont quand même là
46:36et donc pour les exportateurs
46:38c'est un sujet
46:38le risque géopolitique
46:41il a l'air de toujours
46:42être présent
46:43au Moyen-Orient
46:44en Europe
46:45et peut-être même
46:46en mer de Chine
46:47mais il est mal pricé
46:49donc on a un thermomètre
46:51qui est souvent
46:52l'or
46:53les taux
46:54les crédits
46:55les spreads de crédit
46:56etc
46:59qui font des allers-retours
47:00sans qu'il y ait
47:02vraiment
47:03pour le moment
47:04un grand craquement
47:05si ce n'est la rotation
47:05qu'on a vue
47:06et on a déjà vu
47:07des Microsoft
47:08qui ont perdu 20-25%
47:10ce qui est une première
47:11donc l'argent est allé
47:12se réinvestir ailleurs
47:13et donc on suit beaucoup
47:15les flux
47:15du moment
47:17avec cette grosse rotation
47:19qui est en cours
47:20selon nous
47:20des flux très forts
47:21encore et toujours
47:22vers l'Europe
47:23depuis le début
47:24du mois de février
47:26Raphaël Thuin
47:26ouais non
47:27effectivement
47:28les valorisations
47:28c'est une inquiétude
47:30d'ailleurs
47:31si vous décomposez
47:32la performance
47:33des indices
47:34en particulier européens
47:35l'année dernière
47:36et d'où vient
47:36cette performance
47:37une partie vient
47:38du dividende
47:39et de la croissance
47:40des résultats
47:40qui a été faible
47:41très bien
47:42mais une grande partie
47:43de cette performance
47:44est venue du renchérissement
47:45des valorisations
47:46donc là où il y a un an
47:47on disait
47:48les valeurs en Europe
47:49ne sont pas très chers
47:50c'est une opportunité
47:51aujourd'hui on ne peut plus
47:52faire ce raisonnement
47:53on est au-dessus
47:53des moyennes historiques
47:54alors ça correspond
47:55à une forme
47:56de réalité fondamentale
47:58il y a de la croissance
47:59la croissance des résultats
48:00du stimulus
48:02budgétaire
48:02monétaire
48:03donc oui
48:03on est cher
48:04pour des bonnes raisons
48:05mais c'est vrai que ça laisse
48:06assez peu de marge
48:07de manœuvre
48:08si quelque chose
48:08devait arriver
48:09et globalement
48:10si on se projette
48:11pour 2026
48:12il peut y avoir
48:13de la performance
48:13il y en aura
48:14peut-être sûrement
48:15mais cette performance
48:16elle ne deviendra
48:17probablement pas
48:18des valorisations
48:19il va falloir
48:19effectivement
48:20qu'on produise
48:21du résultat
48:22qu'on verse du dividende
48:23c'est de là
48:24qui deviendra la performance
48:25et les valorisations
48:26selon nous
48:26elles pourraient être
48:27même peut-être
48:29détruire un petit peu
48:30de performance
48:30sur l'année
48:31donc ça va être
48:31une contrainte
48:32en Europe
48:33clairement
48:33preuve en est
48:34que le marché
48:35est prudent
48:35il revient notamment
48:36sur la classe obligataire
48:37on en parlait juste
48:38avant vous
48:38avec des taux
48:40qui continuent
48:40de se tasser
48:41on est sur des plus bas
48:42du mois de juin
48:43pour le 10 ans français
48:44sous les 3,3%
48:45le 10 ans américain
48:46flirte avec les 4%
48:47ça c'est un signal
48:49quand même
48:49c'est-à-dire que les taux
48:50se détendent
48:51à falchur
48:51notamment aux Etats-Unis
48:52alors que Donald Trump
48:54est en train de nous remettre
48:54des nouveaux droits de douane
48:55qu'on ne sait pas vraiment
48:56où tout cela va nous mener
48:57des inquiétudes
48:58sur l'IA
48:58sur les déficits
48:59sur les baisses de taux
49:01et les souverains
49:02se détendent
49:02oui et c'est assez intéressant
49:04ce que vous dites
49:05parce qu'effectivement
49:06on a d'une part
49:06les grands indices mondiaux
49:08actions
49:08qui montrent
49:09qu'effectivement
49:10on est quasiment au plus haut
49:10voire au plus haut
49:11pour certains en Europe
49:12par exemple
49:13et d'autre part
49:14quand on soulève le capot
49:15on se rend compte
49:16qu'il y a beaucoup de tensions
49:17dans ce marché
49:17beaucoup de tensions
49:18beaucoup de scepticisme
49:19autour évidemment de l'IA
49:20autour des droits de douane
49:22autour de la géopolitique
49:23autour de la dépendance
49:24de la Fed
49:25de l'Iran
49:25je vais m'arrêter là
49:26parce qu'on va y passer la journée
49:27et que finalement
49:28lorsqu'on soulève le capot
49:30oui on voit
49:30beaucoup de rotation
49:31beaucoup de fébrilité
49:33des niveaux de volatilité
49:34qui sont montés
49:35et puis aussi
49:36effectivement
49:37comme vous l'avez dit
49:38une valeur refuge
49:39on va aller chercher
49:40du taux souverain
49:41avec cette idée
49:42que finalement
49:43la croissance peut-être
49:44décevra
49:44en tout cas
49:45ça a été une vraie thématique
49:46du début d'année
49:46cette baisse des taux longs
49:48cet aplatissement des courbes
49:50qui a un peu surpris
49:51et qui en dit long
49:52sur finalement
49:53le fait que le marché
49:54est très nerveux
49:55malgré facialement
49:56des niveaux de performance
49:57qui sont pour l'instant
49:58satisfaisant
49:59vous comprenez cette stratégie
50:00Olivier Lévy
50:00d'aller se réfugier
50:01sur des taux souverains
50:02oui
50:03oui oui tout à fait
50:04je pense que c'est légitime
50:05pour les grands investisseurs
50:07les grands argentiers
50:07d'aller chercher
50:10effectivement
50:10sur des durations
50:12moyennes
50:135 ans
50:13voire très longues
50:15il y a des grands institutionnels
50:17qui reviennent
50:18sur du boule
50:18d'à 30 ans
50:19qui sont revenus
50:20massivement
50:21sur le Japon
50:24avec des taux
50:25qui sont différents
50:26et aussi une diversification
50:27des corrélations
50:28avec une nouvelle stratégie
50:29pour ce qui les concerne
50:32donc oui je comprends
50:33que le flight to quality
50:34revienne
50:36ça les rassure
50:37effectivement
50:38après
50:39je pense qu'il y a un risque
50:41qui est encore
50:42là aussi
50:43à prendre en compte
50:44c'est que ces tarifs
50:45qui ont été mis en place
50:46par Donald Trump
50:47sont surtout inflationnistes
50:48pour les américains
50:50ça va se traduire
50:51possiblement
50:52dans les chiffres
50:53et donc
50:53j'ai peur
50:54que les taux longs
50:55ne restent pas
50:56sur ces niveaux
50:56faiblards
50:573-20-3-30
50:58pour la France
50:59pour ne parler que la France
51:00sachant que nous
51:01on a une actualité
51:01qui va être des plus palpitantes
51:03ces prochains mois
51:04et qui devrait faire réagir
51:07l'OAT
51:08les adjudications
51:09au Trésor
51:10c'est comme le début
51:11les adjudications
51:12ça va être une année record
51:13cette année
51:14ça va être une année record
51:17oui
51:17vous avez raison
51:18donc la suite
51:20va laisser peut-être
51:23certains investisseurs
51:24sur le carreau
51:25en se disant
51:26voilà
51:26ils ont surpondéré
51:29les Etats
51:30mais bon
51:31à l'échelle d'un particulier
51:32quand je regarde
51:34le fonds euro
51:35est très incitatif
51:36aujourd'hui
51:37pour un particulier
51:38français
51:39je le répète
51:40le fonds euro
51:41c'est ce qui est logé
51:42dans un contrat d'assurance-vie
51:43qui est capital
51:43et coupons garantis
51:44par l'Etat
51:45avec un coupon minimum
51:47et là
51:48on a principalement
51:49dans son feu euro
51:50de l'obligataire
51:52massivement
51:52pour près de 80%
51:54du souverain
51:55de l'Allemagne
51:56de l'Italie
51:56du Portugal
51:57que sais-je
51:57donc ça rassure
51:59mais on a des taux bonifiés
52:00qui sont impressionnants
52:01donc les assureurs
52:04collectent
52:05pour leur actif général
52:06bizarrement
52:08mais ils s'inscrivent
52:09dans le temps long
52:10là aussi
52:11donc je crois que
52:12si on est
52:13sur du 5-10 ans
52:14c'est pas
52:15c'est pas
52:16une mauvaise stratégie
52:18que de dérisquer un peu
52:20ce qui a déjà eu
52:21un run exceptionnel
52:22je pense aux actions
52:23je le vois sur le high yield
52:24qui paye peu
52:25par rapport à l'investment grade
52:26donc
52:27il y a un consensus
52:28énorme sur le high yield
52:29en ce moment
52:30il y a un consensus
52:30il y a un taux de défaut
52:33potentiel
52:33enfin les grandes banques
52:34nous commencent à nous dire
52:35voilà regardez
52:35il pourrait y avoir
52:37beaucoup de sociétés
52:39qui étaient
52:40sur l'everagé
52:41donc sur-endetté
52:42et qui pourraient
52:43ne pas faire face
52:44à ce mur de la dette
52:45donc on regarde
52:46nous évidemment
52:47avant d'investir
52:48chaque fois systématiquement
52:50toutes ces dettes
52:52à refinancer
52:53en 26, en 27, en 28
52:54et la manière
52:55dont ils pourront
52:56là aussi
52:56ne pas avoir à vendre
52:58leurs bijoux de famille
52:58pour se faire
52:59le mot de la fin
53:00Raphaël Thuin
53:00la location un petit peu
53:01à quoi ça ressemble
53:02dans vos portefeuilles
53:03on reste investi
53:05au-delà du bruit
53:07et de la fureur quotidienne
53:08on se rend compte
53:09qu'on est globalement
53:10sur un environnement marché
53:11qui est favorable
53:11pour les actifs risqués
53:12on a dit
53:13il y a de la croissance
53:14aux Etats-Unis
53:15en Europe
53:16en plus de cette croissance
53:18chose inhabituelle
53:18du stimulus
53:19alors que
53:20la croissance est robuste
53:22on a un stimulus fiscal
53:23à peu près partout
53:24dans le monde
53:25aux Etats-Unis
53:25en Europe
53:26au Japon
53:26un stimulus monétaire
53:28avec des baisses de taux
53:29des croissances
53:30de résultats
53:31de bénéficiaires
53:32qui sont attractives
53:33cette année
53:33donc ça c'est la photo
53:35de marché global
53:35où on a envie
53:36d'être investi
53:37une fois qu'on a dit ça
53:38il y a beaucoup
53:39de sélections à faire
53:40il y a des choses trappes
53:41il y a effectivement
53:42des zones d'exubérance
53:44des zones de cherté relative
53:45qu'on va éviter
53:46donc il y a beaucoup
53:47de sélections de valeurs
53:48à faire
53:48ça va être une année
53:49qui sera probablement
53:50plus contrainte
53:51en termes de performance absolue
53:52du fait de ces valorisations élevées
53:54mais encore une fois
53:55tout est justifié
53:56pour rester investi
53:56merci à tous les deux
53:57Raphaël Thuin
53:58donc directeur des stratégies
53:59de marché de capitaux
54:00chez TKO Capital
54:01et Olivier Lévy
54:01président de Lévy Capital Partners
54:03nouveau record
54:04donc pour le CAC 40
54:05qui tutoie désormais
54:06les 8600 points
54:07grâce notamment
54:08aux publications d'entreprises
54:09qui sont au-delà
54:10des attentes aujourd'hui
54:11le trio tête
54:11le démontre
54:12Engie, Schneider Electric
54:13et Bouygues
54:14sont les trois plus fortes
54:15hausses après leurs résultats
54:16Bouygues plus 2%
54:17au-delà des 52
54:18plus 2,6 pour Schneider
54:19au-delà des 270
54:20quand Engie est sur
54:21un plus haut historique
54:22le titre frôle
54:23les 30 euros
54:249h56
54:25dans 3 minutes
54:25vous retrouvez les experts
54:27quel est le programme
54:27dans un instant Raphaël ?
54:28un menu très varié
54:29aujourd'hui Etienne
54:31on va commencer par l'IA
54:32l'IA va-t-elle nous mettre
54:33tous au chômage ?
54:34l'institut américain
54:36Citrini Research
54:37a publié une note
54:38qui a fait trembler
54:39tout le monde
54:39il y a pandémie économique
54:41ou panacée ?
54:43ce sera le premier thème
54:43des débats
54:44avec mes experts
54:45ce matin
54:45on reviendra ensuite
54:47sur la question
54:48la préférence européenne
54:49et ce texte
54:50qu'on attend toujours
54:51à Bruxelles
54:51sur l'accélération industrielle
54:53le texte lui décélère
54:55c'est la troisième fois
54:56qu'on le reporte
54:57on reviendra aussi
54:58sur cette note de Bercy
54:59qui a mis le feu aux poudres
55:0013 335
55:02foyers soumis à l'IFI
55:04ne payent pas l'impôt
55:05sur le revenu
55:05est-ce que c'est normal ?
55:06on va décrypter ces chiffres
55:07et puis enfin
55:08la réforme de l'assurance chômage
55:09avec l'accord
55:10sur les ruptures conventionnelles
55:11est-ce qu'il faut
55:12un nouveau tour de vis
55:13alors que le chômage
55:14repart à la hausse ?
55:15voilà le programme
55:15les experts
55:1610h-11h
55:17vous suivez bien sûr
55:17l'ouverture de Wall Street
55:18dans BFM Bourse
55:19avec Antoine Larigauderie
55:20et la réaction bien sûr
55:21des marchés
55:22à la publication
55:23de Nvidia
55:23et de Salesforce
55:24très bonne journée
55:26Good Morning Market
55:28sur BFM Business
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