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  • il y a 5 jours
Ce jeudi 12 février, Hervé Amourda, responsable de recherche chez Pro BTP Finance et membre du comité stratégique de BSI Economics, Jean-Louis Cussac, trader pour compte propre chez Perceval Finance Conseil, Céline Weill-Alliel, gérante chez Uzès Gestion, Pierre Sabatier, économiste et fondateur de PrimeView, et Antoine Ternon, gérant de portefeuille chez APICIL Asset Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00bfm business présente good morning market l'actualité des marchés financiers continue
00:08sur bfm business et on attend etienne braque un record à l'ouverture poussée par des titres
00:12par exemple comme essilor luxotica qui est à plus 10% en préouverture après la publication
00:15de ses résultats hier essilor qui est l'un des rares groupes avec le grand n'en reparlera dans
00:20un instant à afficher une croissance de ses ventes de plus de 10% en 2025 grâce encore et
00:25toujours au reban meta 7 millions d'unités ont été vendus l'an passé probablement 10 cette année et
00:31ça ça donne considérablement les ventes notamment en amérique du nord faut pas oublier que essilor
00:36luxotica fait 45% de son chiffre d'affaires aux états unis alors c'est une bonne nouvelle
00:40malheureusement quand vous retraitez l'effet change dans les comptes il ya quand même un
00:44effet qui est très défavorable puisque in fine et le résultat net et le résultat opérationnel
00:48se ressortent stable en 2025 par rapport à 2024 néanmoins la grosse accélération des ventes
00:54au quatrième trimestre de 18% et bien ravis les analystes hier soir ce qui devrait propulser la
01:00valeur ce matin du côté de le grand là aussi chiffre d'affaires au dessus des 10% avec un
01:06groupe qui s'intéresse de très près au data center c'est ça désormais le relais de croissance benoît
01:09coca était votre invité ce matin à 7h45 vous avez une croissance de 10% et si vous enlevez la croissance
01:15data center on est proche de zéro car il reste quand même assez prudent sur le tertiaire sur les bureaux
01:211 mais c'est vrai que cette croissance aujourd'hui et bien elle est réalisée dans le segment de l'ia et
01:26ça devrait encore être le cas benoît coca qui est très positif pour 2026 mais également 27 28 car
01:31nous parlons de projets qui prennent beaucoup de temps on est dans le temps long et ça visiblement
01:36et bien ça a appelé aux investisseurs on verra dans un instant que ce titre est en hausse avec
01:41notamment et bien tout un écosystème autour de l'intelligence artificielle qui est en pleine
01:46ébullition avec désormais 500 600 milliards de dollars qui seront investis cette année par les
01:51gaffes am donc vous imaginez bien que même si le grand arrive à prendre quelques pourcents
01:54quelques dixièmes de pour cent de ce marché de l'intelligence artificielle on arrive très
01:59vite sur des montants stratosphériques du côté du luxe la croissance à deux chiffres du chiffre
02:03d'affaires c'est fini et notamment pour hermès hermès qui annonce ce matin un résultat net en baisse
02:08de 2% la faute à la fiscalité française et cette surtaxe de l'i s or impact de cette surtaxe de
02:15liesse le résultat net devrait être en hausse de 5% mais ce qu'il faut retenir c'est que la
02:18croissance est toujours au rendez vous alors certes on est plus sur une croissance à deux
02:22chiffres du chiffre d'affaires mais on a quand même aujourd'hui un groupe qui est dans le haut
02:26du panier un pour rappel on avait lvmh qui avait annoncé une baisse de son résultat opérationnel de
02:319% bon kering c'est un cas à part mais si vous regardez monclerc qui va publier ses résultats dans
02:35quelques jours on devrait également être sur une baisse de la rentabilité alors que du côté de
02:39hermès on a toujours une marge nette de 28% une marge opérationnelle au delà des 40%
02:44nous en reparlerons dans 20 minutes avec les équipes du gestion qui nous accompagneront
02:48pour débriefer cette publication ce matin avant de donner le cac 40 un mot de sanofi
02:52avec paul odson qui est donc sorti assez violent paul odson qui va quitter l'entreprise la semaine
02:56prochaine c'est le directeur général de sanofi sanofi qui est sous pression en bourse on est
03:00proche des 80 euros depuis de longs mois maintenant on perd 20% l'espace d'un an le
03:05groupe qui avait loupé souvenez-vous les vaccins covid il ya cinq ans qui a loupé
03:09également une bonne partie de la croissance des traitements anti obésité alors le
03:12groupe ne rentre pas dans le détail sur les raisons pourquoi le conseil d'administration
03:15a remercié paul odson mais forcément quand vous regardez la croissance de sanofi par rapport à ses
03:20pairs on est quand même très largement en retard c'est la patronne de gsk 1 de mémoire de mersk
03:25merci qui va arriver à la tête de sanofi ça va se faire à fin du mois d'avril le cac 40 qui
03:31ouvre à l'instant en record 8400 points ça y est ils sont là plus 1% à l'ouverture grâce donc
03:36notamment aux nombreuses publications d'entreprises de ces dernières heures michelin qui a publié ses résultats
03:41taillères en baisse mais au delà des attentes gagnent 5% c'est de loin la plus forte hausse à
03:44l'ouverture 34 euros 20 le grand gagne 3,5% après donc la publication de ses résultats ce matin 149
03:50euros hermès plus 3% également au delà des 2180 euros pour ce titre hermès et puis on attend
03:56essilor luxotica qui est pour l'instant réservé à la hausse alors vous imaginez bien qu'avec plus de
04:00100 milliards de capitalisation boursière quand essilor va bondir le cac 40 va bondir également
04:04pour l'instant or essilor on est à plus 1% pour rappel essilor c'est 115 milliards de capitalisation
04:09boursière c'est plus gros que sanofi ou c'est plus gros qu'un groupe comme bnp paribas le titre a fait
04:13x2 en l'espace de cinq ans grâce notamment à ces fameuses lunettes connectées le marché qui est très
04:19bullish en ce moment ce matin vont un petit peu les valeurs défensives typiquement orange ou encore
04:24engie sont les rares baisses ce matin à l'ouverture au menu de good morning market et bien nous allons
04:29revenir dans ce temps sur l'emploi américain qui cale aux états unis alors certes on a plus de 100
04:34mille créations de postes le mois dernier grâce notamment au secteur de la santé mais si vous regardez dans la
04:38la tech si vous regardez dans la banque et bien les états unis ont procédé à des suppressions de poste le
04:43mois dernier éclairage dans un instant au début de cette émission nous reviendrons bien sûr sur les
04:47nombreuses publications du jour à commencer donc par hermès qui est en hausse de plus de 2% et puis sur les
04:52nombreux sujets qui se posent aujourd'hui quelle allocation face notamment un euro dollar à 1,18 faut-il
04:57continuer à accompagner les sept magnifiques après un début de semaine qui fut quand même spectaculaire notamment pour
05:03alphabets qui a levé plus de 30 milliards de dollars en l'espace de jour bon et bien bonne émission à main
05:09bfm business présente good morning market et tienne moi c'est parti pour good morning market et donc le
05:17cac 40 qui est sur un niveau record ce matin l'ouverture plus haut historique au delà des 8400 points
05:228430 points c'est une hausse de 1,5% grâce notamment à ici leur luxotica qui bondit de 8% dans les premières
05:30secondes de cotation ce titre qui était réservé à la baisse cote au delà des 269 euros les raisons de cette
05:37hausse ça sera dans un instant on verra cela notamment avec jean-louis cussac ensuite nous serons
05:42avec les équipes de usage gestion pour revenir sur la très belle hausse de hermès de plus de 2% ce matin au delà des
05:472170 euros avec hermès qui continue de surperformer l'ensemble du secteur du luxe unibail qui a publié ses résultats ce matin
05:54gagnent 0,4% plus 4% donc pour le grand qui a également publié à 7h30 vous avez des résultats à l'inverse
06:02qui sont pas très bien accueillis dans le sbf 120 nous verrons cela dans quelques minutes mais juste avant on va faire un point comme
06:07promis sur la situation de l'emploi aux états unis
06:10avec notamment les équipes de pro btp finance et hervé amourda qui est responsable de la recherche bonjour
06:19hervé amourda merci d'être avec nous ce matin pour revenir notamment sur ce fameux rapport de l'emploi aux
06:25états unis tant attendu pour rappel il devait être publié vendredi dernier il est ressorti que hier en raison
06:30notamment du shutdown partiel aux états unis alors on en reparlera dans un instant dans le détail mais à première
06:35vue les états unis ont créé plus de postes qu'anticipé 150 milles au mois de janvier
06:40alors c'est c'est tout à fait vrai pour le mois de janvier à ceci près que la nouvelle d'hier c'est
06:47quand même qu'il y a eu 1 million 29 mille créations d'emplois net en moins sur l'année 2025 et ça c'est
06:55vraiment c'est une première fois j'ai regardé vraiment l'historique depuis depuis 2010 c'est la
06:59première fois qu'on a une révision aussi forte qu'est ce que ça veut dire c'est à dire que le point de
07:03départ de l'année 2025 qui nous sert de comparaison donc justement pour voir la progression en janvier il
07:09est extrêmement faible globalement sur l'année les états unis ont créé à peu près 500 mille créations
07:16nettes d'emplois on estime qu'une économie qui tourne bien comme c'est le cas aujourd'hui du
07:21système économique américain doit créer à peu près un million de cent mille par an créations
07:26nettes d'emplois donc on est on est à moins de la moitié donc le constat pour moi certes on a une bonne
07:32nouvelle sur le mois de janvier mais le constat il est quand même assez assez triste ça c'est
07:36défavorable sur le sur le marché de l'emploi américain je voudrais simplement rajouter aussi
07:40on a une hausse en janvier alors vous l'avez rappelé très très justement le chiffre avait été retardé à
07:47cause de la publication et à cause donc notamment du shutdown us donc du très court shutdown cette
07:52fois ci mais aussi quand on regarde le bls et quand on regarde le rapport de l'emploi il y a
07:57une un ajustement annuel qui est fait sur sur la population habituellement au mois de janvier et qui
08:03n'a pas été fait cette fois ci autrement dit on n'a pas un rapport de l'emploi de janvier qui est
08:08totalement complet alors on connaît le principe des révisions on sait que c'est un chiffre qui est
08:11fortement révisé d'un mois à l'autre mais au delà de ça le mois de janvier est assez structurant
08:16puisqu'on a tous les tous les changements de saisonnalité et des nouvelles enquêtes de
08:21populations qui ne sont pas dans ce chiffre là pris en compte donc je prendrais beaucoup de
08:25pincettes avec ce chiffre quand on regarde les données privées du type adp ou challenger qui
08:30nous ont été très utiles pendant le long shutdown de fin d'année dernière bien les créations d'emploi
08:35sont plutôt de l'ordre de 50 60 comme ce que le consensus attendait par ailleurs hier wall
08:41street ne s'est pas emballé loin de là alors wall street n'a pas vendu la nouvelle ne l'a pas acheté
08:45non plus on a trois indices américains qui ont clôturé parfaitement stable quand on regarde
08:49l'euro dollar ce matin on est toujours proche des indices neufs qu'on sur le front des taux et
08:53bien on a un 10 ans américain qui est à 98 bref pour l'instant le marché prend avec beaucoup de
08:58pincettes ce rapport sur l'emploi américain d'autant plus que c'est assez frappant de voir que le
09:02secteur de la santé a certes tiré les créations de postes aux états unis mais à l'inverse on a des
09:08destructions de postes dans la tech et dans la banque tout à fait tout à fait au niveau
09:14sectoriel on a on a vraiment quelque chose d'assez d'assez marquant le gérer là pour l'instant
09:20regarder à l'intérieur gérer du de la décomposition sectorielle pour ce chiffre là je m'abstiens un
09:27petit peu si je regarde sur longue période sur six mois ce qui s'est passé au niveau des secteurs
09:32l'éducation la santé ont été largement représentés donc donc ça c'est quand même plutôt bon signe ensuite
09:38on a des destructions d'emplois côté gouvernement qui ont qui ont beaucoup pesé alors qui je dirais
09:43qui pèsent dans l'absolu au niveau américain mais qui pèsent aussi dans la qualité des données
09:49macroéconomiques et on le voit encore avec ces chiffres qui sont qui sont fortement révisés et
09:53qui sont historiquement révisés donc moi finalement ce que ce que j'aimerais faire là dessus c'est plutôt
09:59regarder sur longue période sur encore plus longue période au delà des six mois et on se rend compte
10:03qu'au niveau sectoriel et bien si on regarde depuis le rebond de 2023 donc le finalement le
10:09point bas du marché de l'emploi aujourd'hui en avril 2023 et bien on se rend compte que l'ensemble des
10:17secteurs ont plutôt bien bénéficié en dehors de l'industrie qui est assez attendu du commerce
10:22international et donc ça c'est vraiment l'effet d'avril dernier sur les droits de douane mais mais
10:27globalement je dirais il n'y a pas vraiment de péril dans la demeure mais c'est assez ce qui est très
10:32surprenant ceci étant dit c'est que depuis avril 2023 nous avons une dégradation assez répandue
10:38sur ces secteurs donc du commerce et de l'industrie qui font une dégradation du marché de l'emploi au sens
10:43large que ça dure à peu près 30 35 mois maintenant alors qu'historiquement en moyenne depuis les années 50 et
10:53et bien huit mois après le point bas on avait une récession aujourd'hui nous sommes très loin d'avoir une récession en tout cas
10:58personne n'anticipe raisonnablement une récession quand on voit la consommation américaine quand on voit le cycle
11:04d'investissement qui tiennent plutôt bien
11:06pour rappel le CAC 40 est sur un record ce matin plus 1,4% au-delà des 8400 points nous verrons cela dans un instant mais un dernier mot
11:13Hervé Amourda sur l'inflation qui est attendu demain aux Etats-Unis ça sera l'autre temps fort de la semaine un chiffre bien sûr qui sera très scruté en sachant que la consommation aux Etats-Unis est contrastée quand on regarde les statistiques quand on écoute les entreprises on voit quand même qu'on a des ménages à
11:29foyers avec des ménages à revenus faibles ou moyens qui tirent un petit peu la langue
11:35Oui c'est tout à fait vrai cette polarisation à mon avis on devrait continuer de l'observer tout au long de l'année 2026 c'est vraiment une thématique qui va rester
11:44pourquoi bien tout simplement parce qu'on n'adresse pas ce problème là
11:48ce qui intéresse aujourd'hui les politiques publiques américaines
11:52c'est vraiment l'agrégat le chiffre headline que tout le monde suit et ce chiffre headline vous l'avez dit il est porté par une poignée de consommateurs les plus aidés
12:01effectivement si on revient sur les derniers chiffres de consommation alors c'est plutôt stagnant mais en même temps ceux que l'on a eu c'était plutôt des chiffres nominaux
12:09donc on sait qu'il y a l'effet du Black Friday de fin novembre qui est aussi décalé dans l'incorporation dans les données
12:16donc un effet prix finalement qui est plutôt négatif sur la consommation US
12:23dans les enquêtes ceci étant c'est pas très réjouissant
12:26on a des enquêtes qui aujourd'hui se contredisent si on regarde le Conference Board ou l'Université du Michigan
12:35et bien il y en a un qui voit une dégradation assez forte des perspectives de consommation là à six mois
12:40et puis l'autre qui dit à peu près l'inverse
12:42ce qui est assez notable au niveau de l'inflation c'est que les perspectives d'inflation se sont soit stabilisées soit reculent légèrement
12:52et ça c'est plutôt une bonne nouvelle puisque c'est ce qui retenait c'est ce qui empêchait finalement une amélioration de la confiance des ménages
12:58donc le chiffre de demain effectivement très important
13:01on pense globalement que l'inflation sous-jacente devrait rester autour de 2,5 au S1
13:06c'est ce qui est attendu je crois sur le chiffre de demain pour janvier
13:10nous on pense qu'il y aura plutôt une amélioration graduelle
13:14c'est-à-dire une convergence vers les 2% à partir du deuxième semestre
13:17parce que le marché de l'emploi a été fort
13:19parce que la création, pardon, les négociations salariales ont été assez robustes
13:25et donc ont entretenu une croissance des salaires qui devrait se répercuter dans l'inflation sous-jacente
13:30encore une fois dernier bémol sur la qualité de la donnée, sur la qualité de la statistique
13:35on est quand même à 40% de l'indicateur aujourd'hui qui est estimé
13:40donc estimé ça veut dire qu'il n'est pas collecté comme il l'était habituellement
13:45et pendant le Covid c'était deux fois moins
13:47donc on est dans une situation assez exceptionnelle
13:50et il faut prendre beaucoup de précautions sur ces chiffres
13:52Dans ce contexte, comment arbitrer les portefeuilles ?
13:54Réponse dans 27 minutes
13:56A 9h30, nous serons avec Pierre Sabatier, économiste et fondateur de PrimeView
13:59et Antoine Ternon, gérant de portefeuilles chez Apicil Asset Management
14:03Merci beaucoup Hervé Amourda de nous avoir accompagné ce matin
14:05Je rappelle que vous êtes responsable de la recherche chez ProBTP Finance
14:08et membre du comité stratégique de BSI Economics
14:119h14, tout de suite on jette un coup d'œil sur la tendance du jour
14:14et donc sur ce record du CAC 40
14:16Record, oui, au-delà des 8400 points
14:208 424 points, plus 1,3%
14:22le CAC 40 peut très clairement dire merci à Essilor Luxottica
14:25qui bondit de 8% après ses résultats
14:27au-delà des 270 euros
14:29Michelin, Legrand ou encore Hermès qui ont publié
14:32gagnent également du terrain
14:33nous sommes sur des hausses comprises entre 2 et 5%
14:36Jean-Louis Cussac est avec nous, Perceval Finance Conseil
14:38Bon, ça y est Jean-Louis, le record est là
14:40les 8400 points, on parle du cash, bien évidemment
14:42sont présents
14:44Eh oui, il y a beaucoup à dire
14:49mais pas grand-chose à faire
14:50parce que si on n'a pas acheté avant
14:52si on n'est pas resté en position
14:55si on n'a pas été à la chasse aux bonnes affaires
14:58etc, etc
14:59et encore, il fallait être sélectif
15:01et bien là, on regarde le train passer
15:03mais c'est vrai que
15:05ce train, il a démarré
15:07notamment hier soir à 18h
15:09c'est parti avec
15:10alors, ça a commencé avec les résultats d'ici lors
15:13la publication qui a été immédiatement saluée
15:16mais derrière, ça a payé, ça a payé
15:17il y a eu des anticipations incroyables
15:19je me suis dit, mais c'est pas possible
15:20il y a des rachats de short
15:21il y a quelque chose qui fait que le marché
15:24sur le futur
15:25progressait, progressait
15:27jusqu'à 22h
15:28et ce matin, il tenait
15:29il a anticipé beaucoup encore
15:31avant l'ouverture de 9h
15:34et depuis, du coup, il ne fait plus rien
15:35enfin, il ne fait plus rien
15:36les choses se mettent en place
15:38les arbitrages
15:40on regarde un peu
15:41les performances
15:43des valeurs
15:45alors, évidemment
15:46et si l'heure a démarré en force
15:47là, elle rebaisse un tout petit peu
15:48il n'y a plus suite
15:49mais il y a plein
15:51en fait, il y a un flux de bonnes nouvelles
15:53et l'état d'esprit
15:55je vous disais
15:56c'est toujours le même
15:57c'est-à-dire que les investisseurs
15:58se disent toujours
15:59que tout finira par s'arranger
16:00et on pourrait dire aussi
16:02il y a tellement de foutoir
16:04que ça ne peut que s'améliorer
16:05donc, on est sur cette idée
16:09et le moral reste plutôt positif
16:12donc, alors, c'est toujours acheteur
16:14alors, moi, ces derniers jours
16:15c'était plutôt
16:16quand il y avait des trous d'air bizarres
16:17c'était achat de call
16:18alors là, évidemment, ça explose
16:20achat de futur
16:22quand c'est possible de le faire aussi
16:24proprement
16:25avec des signaux techniques
16:26ou des niveaux importants
16:28sur des anticipations
16:28mais pas des grosses pauses
16:29si vous voulez, c'est vraiment
16:30des achats normaux
16:32on va dire
16:33parce qu'on ne pouvait pas
16:35non plus se permettre
16:35d'avoir de très fortes convictions
16:37l'idée que
16:39payer 8400 et quelques aujourd'hui
16:41ça veut dire que
16:41encore une fois
16:42on se projette
16:43à trois mois
16:44vers les 8006, 8008
16:46c'est ce qui n'est quand même
16:47pas évident
16:48alors évidemment
16:48si jamais on a la paix en Ukraine
16:50et entre l'Ukraine et la Russie
16:52ça va peut-être
16:52améliorer encore les choses
16:55mais pour l'instant
16:55on en est assez loin
16:57malheureusement
16:58et puis
16:59je n'ai jamais vu
17:01un marché comme ça
17:02progresser autant
17:04alors ça c'est quand même
17:05quelque chose
17:05qui m'a choqué un peu
17:07enfin qui me pose question
17:08je vois hier
17:09des Capgemini
17:10qui se cassent la figure
17:11des
17:12Dassault Systèmes
17:14qui perdent 20%
17:15c'est le plus gros massacre
17:16qu'elle ait eu depuis
17:17je crois qu'elle est cotée
17:18ça remonte à 1996
17:21quelque chose comme ça
17:22donc Publicis
17:23qui se fait massacrer
17:24Alten
17:25alors elle est sautée de services
17:26informatiques
17:27aujourd'hui c'est Adyen
17:28on a moins 20%
17:29dans le segment des paiements
17:30comment vous regardez
17:31Adyen qui perd 20%
17:33des Dassault Systèmes
17:34moins 20 également
17:35hier
17:35c'est quand même
17:36un signe de nervosité
17:37extrême
17:38je le regarde
17:41en me grattant la tête
17:42en me disant
17:42qu'il y a quand même
17:44des questions à se poser
17:46parce que
17:46ces valeurs
17:48ne baissent pas pour rien
17:49et quand on perd
17:512-3%
17:52ça peut être pas grand chose
17:53ça peut être des petits
17:55programmes de vente
17:55mais là c'est vraiment
17:56des baisses importantes
17:57donc c'est un secteur
17:58sur lequel on se pose
18:00des questions sur l'avenir
18:01ça c'est une certitude
18:02donc oui
18:03il y a de quoi
18:04se dire qu'il ne faut pas
18:06se tromper de valeur
18:07il faut être hyper sélectif
18:08il faut assurer
18:09il faut vraiment
18:11faire très très attention
18:12et je pense
18:13que c'est une période
18:14où justement
18:15le gestionnaire
18:16de professionnels
18:17il sait faire quand même
18:19et il ne se trompe pas trop
18:21et donc
18:21il a fait des choix
18:23laissant de côté
18:25parce qu'on voit souvent
18:25ces valeurs
18:26elles tombent du côté
18:27où ça penche
18:28souvent quand même
18:29donc voilà
18:30ce qu'on observe
18:34aujourd'hui
18:35sont la continuité
18:37avec violence
18:38de méfiance passée
18:40Capgemini
18:42elle n'était pas
18:42au plus haut
18:43elle était au plus bas
18:44de la période
18:45et toutes ces valeurs
18:47aujourd'hui
18:48se font en effet
18:48massacrer
18:49et reprendre des positions
18:51immédiatement à l'achat
18:52c'est trop tôt
18:53sur ce secteur
18:54sur le marché en général
18:55pourquoi pas
18:56mais il va falloir
18:57attendre des petits retrassements
18:58alors je ne sais pas
18:58moi là ce matin
18:59partant du fait
19:00qu'on est monté
19:01quand même jusqu'à
19:02plus de 8 450
19:03sur le futur
19:04on va peut-être
19:05tenter d'acheter
19:06vers 8 415
19:088 410
19:08il faudra voir
19:09comment les choses
19:10vont se passer
19:11à quelle vitesse
19:12le marché va reculer
19:13s'il recule suffisamment
19:15mais vous voyez
19:16on garde
19:16un bon moral
19:18on est nettement
19:19au-dessus
19:19évidemment
19:20des niveaux d'alerte
19:21puisque avec cette
19:22nouvelle accélération
19:23on s'est éloigné
19:24alors moi à l'époque
19:25je parlais de 7 875
19:27par exemple
19:27on en est même
19:28un peu loin maintenant
19:30il va falloir revoir
19:30un peu les choses
19:31mais l'idée d'acheter
19:34reste évidemment
19:35d'actualité
19:36et les perspectives
19:38semblent plutôt favorables
19:40sur les marchés
19:40qui conservent
19:42des volatilités implicites
19:43autour de
19:45quand ça stresse un petit peu
19:47c'est tout de suite
19:4716 17 voire 18
19:49et puis en moyenne
19:50c'est 14 15
19:51donc vous voyez
19:51c'est pas donné
19:52il y a de la méfiance
19:54il n'y a pas de complaisance
19:55les marchés sont bien
19:56construits
19:57il n'y a pas d'effet domino
19:58quand le marché
19:59commence à reculer
20:01à certains moments
20:02et voilà
20:03et le flux
20:04de nouvelles positives
20:05pourrait se poursuivre
20:06parce que
20:07c'est vrai que
20:07les sociétés
20:08sont plutôt bien armées
20:09pour faire face
20:11aux difficultés
20:13qui sont présentes
20:16pour tout le monde
20:17avec beaucoup de publications
20:18qui sont achetées ce matin
20:19plus 8%
20:20donc pour Essilor
20:21dans le SBF 120
20:22vous avez Ibsen également
20:23qui gagne 8%
20:24après la publication
20:24de ces résultats
20:25on est proche
20:25d'un record historique
20:26pour le laboratoire
20:27au-delà des 150 euros
20:28Michelin plus 5%
20:29au-delà des 34
20:30Le Grand plus 3
20:31Hermès plus 3
20:32justement nous allons parler
20:33de cette publication
20:34d'Hermès dans un instant
20:35merci beaucoup
20:36Jean-Louis Cussac
20:37de nous avoir accompagné
20:38Trader pour compte propre
20:38chez Perceval Finance Conseil
20:409h20
20:40tout de suite
20:41on va revenir
20:41sur cette publication
20:43d'Hermès ce matin
20:43Hermès qui ne déçoit pas
20:47une nouvelle fois
20:47avec donc un titre
20:48qui gagne plus de 2%
20:50dans les premières minutes
20:50de cotation
20:51au-delà des 2170 euros
20:53pour débriefer
20:54et revenir
20:55sur cette publication
20:56ce matin
20:56c'est Céline Veil-Alliel
20:57qui nous accompagne
20:58gérante chez Usage Gestion
20:59bonjour Céline
21:00bonjour Etienne
21:01merci de revenir à chose
21:02sur cette publication
21:03d'Hermès ce matin
21:04alors bon
21:04pour une fois
21:05on n'a pas un résultat net record
21:07à cause notamment
21:08de la fiscalité
21:09de la hausse de l'IS en France
21:11bon néanmoins
21:12le message
21:12et ça c'était attendu
21:13c'est que Hermès continue
21:15de surperformer
21:16l'ensemble du secteur
21:17tout à fait Etienne
21:18il fait plus que
21:19surperformer
21:20l'ensemble du secteur
21:21il fait 9% de croissance
21:24de chiffre d'affaires
21:26c'est exceptionnel
21:27si on compare
21:29l'ensemble de ces divisions
21:30l'ensemble de ces divisions
21:31sont toutes en croissance
21:32portées naturellement
21:34par la maroquinerie
21:36à plus de 16%
21:37si on regarde par région
21:39c'est aussi très intéressant
21:40on sait que
21:42certaines marques
21:44comme LVMH
21:45ou Kering
21:45ont pu décevoir
21:46sur la partie asiatique
21:48Hermès
21:50elle ne déçoit pas
21:51dans la partie
21:52sur l'Asie
21:53hors Japon
21:54ils font plus de 5%
21:56et sur la partie
21:57japonaise
21:59ils sont à plus de 14%
22:01donc on voit que c'est
22:02pour
22:03l'ensemble
22:04pour eux
22:05des pays
22:05ne déçoivent pas
22:08ne déçoivent jamais
22:09et donc c'est vraiment
22:10une valeur
22:10en réalité
22:11presque de crise
22:13puisque même
22:14dans les temps
22:15un petit peu durs
22:16ou de forte volatilité
22:17pour les marchés
22:19ils ont une certaine
22:20constance
22:21et une certaine stabilité
22:22alors pour autant
22:23le titre ne fait rien
22:24là en l'espace d'un an
22:25on est quasiment stable
22:26il y a un an
22:26on était également
22:27à 5100
22:285200 euros
22:29parce que c'est vrai
22:30que c'est une valeur
22:31qui est chère
22:31cette qualité
22:32aujourd'hui
22:32elle se paye
22:33on est sur des niveaux
22:33de valorisation tendus
22:35comment vous regardez
22:36en tant que gérant de portefeuille
22:37chez USES
22:37ce titre Hermès
22:39alors effectivement
22:40Hermès est cher
22:41historiquement
22:41il a toujours été cher
22:43l'année dernière
22:44il se payait
22:4550 fois les bénéfices
22:46cette année
22:47c'est de l'ordre
22:48de 44 fois
22:49et l'année prochaine
22:51de 39
22:52donc oui
22:53c'est cher
22:54surtout que la croissance
22:56est légèrement
22:58en dessous
22:58de ce qu'elle était
22:59précédemment
22:59avant on était plutôt
23:00sur une croissance
23:00à deux chiffres
23:01là on sait qu'on va
23:02se rentrer sur une normalisation
23:04et donc plutôt
23:04sur une croissance
23:05à un chiffre
23:05mais on va dire
23:07que la qualité
23:08de la marque
23:11reste la même
23:12c'est à dire
23:12qu'ils ont su créer
23:13ce phénomène de rareté
23:15ils ont su également
23:17augmenter leur marge
23:18c'est quand même
23:19assez rare
23:20dans la période actuelle
23:21que de 40%
23:22de marge opérationnelle
23:23oui exactement
23:2441 même
23:25et donc du coup
23:26c'est légèrement
23:26au-dessus
23:27de l'année dernière
23:27donc c'est vraiment
23:29impressionnant
23:30également
23:30ils sont
23:32également
23:33pardon excusez-moi
23:34ils ont un bilan
23:35très très solide
23:36et c'est aussi pour ça
23:38que le titre est cher
23:39c'est à dire que
23:402 milliards de dettes
23:41c'est rien
23:42si vous voulez
23:43quand on fait
23:4416 milliards
23:45de chiffres d'affaires
23:46c'est peu significatif
23:48donc c'est pour ça aussi
23:49qu'elle est valorisée
23:52cher
23:52vous avez envie
23:52de l'accompagner
23:53aujourd'hui
23:53ce titre Hermès
23:55où non
23:55il est à son juste prix
23:57et le parcours
23:58le plus beau
23:58est déjà derrière nous
23:59alors je ne pense pas
24:01que le parcours
24:01le plus beau
24:02soit derrière nous
24:03et elle continue
24:05quand même
24:05de nous surprendre
24:06aujourd'hui
24:07très honnêtement
24:08les chiffres sont en ligne
24:10sont peut-être même
24:11un petit peu au-dessus
24:11de ce qu'on attendait
24:12donc je trouve quand même
24:13que c'est encourageant
24:14comparé à LVMH
24:16qui a fait moins 5 sur l'année
24:18et moins 13 pour Kering
24:19je pense que c'est plutôt
24:20une valeur fond de portefeuille
24:21une valeur refuge
24:22qu'il faut avoir
24:23et qu'il faut continuer
24:25d'accompagner
24:26puisqu'elle ne déçoit pas
24:28en temps de crise
24:28ça reste une valeur
24:29de stabilité
24:31on va dire
24:32dans le segment du luxe
24:33en début de semaine
24:34on a une autre publication
24:35marquante
24:35il s'agit de Ferrari
24:36alors là on est dans
24:37le segment automobile
24:39segment en pleine crise
24:40notamment en Europe
24:41on le voit encore
24:41aujourd'hui avec Mercedes
24:42qui perd un peu plus de 4%
24:43après la publication
24:44de ses résultats
24:45mais là le marché
24:46a salué la publication
24:47de Ferrari
24:48alors tout à fait
24:49alors ils ont publié
24:51un chiffre d'affaires
24:52en croissance de 7%
24:53donc c'est en ligne
24:54avec ce qui était attendu
24:55c'est plutôt mieux
24:57parce qu'ils ont un EBIT
24:58d'ailleurs
24:58qui a publié
24:59de 1,7%
25:01au-dessus
25:01de ce qui était attendu
25:02donc c'est plutôt
25:03encourageant
25:03je pense que
25:06quand on regarde
25:07l'année dernière
25:08et sur quoi Ferrari
25:09a été réellement impactée
25:10elle a su
25:13on va dire
25:15répondre à toutes
25:15ces problématiques
25:16c'est-à-dire qu'elle a
25:17elle a eu
25:18une année compliquée
25:19due au droit de douane
25:20premièrement
25:21également à une prévision
25:23des bénéfices
25:24un petit peu en dessous
25:25à un bilan stratégique
25:26qui était un petit peu
25:27prudent peut-être
25:28et également
25:29à un véhicule électrique
25:31ou un ou deux véhicules électriques
25:32qui tardaient
25:33un petit peu à sortir
25:34et le fait
25:36qu'elle ait donc
25:36augmenté ses prix
25:37de 10%
25:38ça a pallié
25:39donc au droit de douane
25:40qui était important
25:41qui l'ont fortement
25:42en tout cas impacté
25:42le fait que le véhicule électrique
25:45en question
25:46va sortir
25:46au milieu de cette année
25:47évidemment
25:48c'est quelque chose
25:49qui encourage le titre
25:50et puis également
25:51comme on constate
25:53qu'elle a atteint
25:55ses objectifs
25:55de faire 7% de croissance
25:56évidemment
25:57c'est encourageant
25:57pour le titre
25:58bon ça c'est quand même
25:59une bonne nouvelle
25:59pour les Agnelli
26:00parce que si Stellantis
26:01est sur des plus bas historiques
26:02Ferrari s'en sort un peu mieux
26:04quoique sur l'espace d'un an
26:05on perd toujours 30%
26:07là aussi
26:08on a quand même
26:09pas mal de doutes
26:10sur Ferrari
26:11en tout cas
26:11le marché
26:12sur sa capacité
26:13à préserver les marges
26:15c'est un sujet quand même
26:15alors
26:16c'est un gros sujet
26:17les marges
26:17mais ils ont publié
26:19quand même
26:19qu'ils allaient
26:20à priori réaliser
26:2140 points
26:22de base supplémentaire
26:24en termes de marge
26:25donc c'est plutôt
26:25encourageant
26:26déjà
26:26et elle peut
26:28se prévaloir
26:30de ce chiffre
26:30parce qu'elle
26:31elle met en avant
26:32donc les 6 nouveaux véhicules
26:34qui sont sortis en 2025
26:35donc qui est un point
26:37qui devrait susciter des commandes
26:39donc cette année
26:39en 2026
26:40également
26:42donc ce fameux véhicule électrique
26:44qui est très attendu
26:45qui ne va pas être
26:46une supercar
26:47parce qu'évidemment
26:47mettre des batteries
26:48sur une supercar
26:49ça reste quand même
26:50assez compliqué
26:51donc ça sera plutôt
26:52une voiture un peu familiale
26:53voilà
26:54donc c'est un petit peu différent
26:55de ce qu'elle fait aussi
26:56d'habitude
26:56et également
26:59elle a un programme
27:02de rachat d'actions
27:03qui est prévu
27:04donc ça devrait aussi
27:05soutenir le titre
27:06ce titre qui est à
27:07324 euros ce matin
27:09pour Ferrari
27:09sortons du segment du luxe
27:11pour revenir
27:11à l'intelligence artificielle
27:13qui est une nouvelle fois
27:14en ce début d'année
27:15le sujet
27:16on l'a encore vu
27:17la semaine dernière
27:17lors de la publication
27:18des résultats des GAFAM
27:19des GAFAM
27:20qui vont dépenser
27:21des centaines de milliards
27:22de dollars
27:22pour garder un coup d'avance
27:23dans l'IA
27:24ça devrait peut-être profiter
27:26à ASML
27:26ASML a eu une croissance
27:28de 15% l'année dernière
27:31de son chiffre d'affaires
27:33c'est exceptionnel
27:34que dire
27:36ASML c'est une valeur
27:38bon alors
27:38pour expliquer un peu
27:39ce que fait ASML
27:39parce que c'est pas forcément
27:41accessible à tous
27:42ils produisent des machines
27:44qui servent à graver
27:45des puces logiques
27:46et des puces mémoires
27:47techniquement
27:49donc les puces logiques
27:50servent à générer de l'IA
27:51et les puces mémoires
27:52servent à donc
27:53stocker l'IA
27:54c'est
27:55on va dire
27:57un secteur d'avenir
27:58puisqu'on sait
27:59qu'il va y avoir
27:59de plus en plus
28:00de data centers
28:00que dans notre quotidien
28:02on utilise de plus en plus
28:04d'IA
28:04dans nos ordinateurs
28:05dans notre téléphone
28:06donc forcément
28:08c'est une valeur
28:09qui va a priori
28:11ne faire que croître
28:12donc c'est très positif
28:14elle a des marges
28:15toujours en croissance
28:1652% l'année dernière
28:17et a priori
28:19bien au-dessus
28:19l'année prochaine
28:20c'est très entourageant
28:21c'est très entourageant
28:22qui a doublé
28:22en l'espace d'un an
28:23quand même
28:23on a affiché
28:24un très beau parcours
28:25ces dernières semaines
28:26alors il faut dire
28:27qu'ASML a un quasi-monopole
28:29avec plus de 20 ans
28:30d'avance
28:31sur les autres sociétés
28:33elle utilise
28:35une technologie
28:37qui lui est propre
28:38puisqu'en fait
28:39elle travaille
28:39avec la société Zeiss
28:40qui lui fournit
28:41un système d'optique
28:43donc pour ses machines
28:44et c'est un contrat
28:45d'exclusivité
28:45donc elle maîtrise aussi
28:46sa chaîne de valeur
28:47c'est ce qui explique aussi
28:49qu'elle est
28:50très valorisée
28:52et c'est normal
28:54et ça va de pair
28:55avec ses marges importantes
28:56c'est la première capitalisation
28:57européenne
28:58dans le secteur de la tech
28:59mais bien sûr
28:59la première capitalisation
29:01au sens large
29:02tous secteurs confondus
29:04grâce notamment
29:05à ce beau parcours
29:06depuis l'an dernier
29:07donc positif
29:08sur ASML
29:08tout à fait
29:09très positif
29:10très positif
29:11les trois valeurs
29:12que je vous ai proposées
29:12je suis très positif
29:14je pense qu'elles représentent
29:15aujourd'hui
29:15un portefeuille
29:16intéressant
29:18c'est-à-dire
29:19avec une valeur
29:20de stabilité
29:21pour Hermès
29:21mais qui délivre
29:23toujours quelque chose
29:24d'intéressant
29:24une valeur vraiment
29:25d'hypercroissance
29:26avec ASML
29:27et Ferrari
29:28un point d'entrée
29:29intéressant
29:29puisque je pense
29:30que cette année
29:31sera bien meilleure
29:32que l'année dernière
29:33des idées bien sûr
29:34de diversification
29:35ne jamais mettre
29:36tous ses oeufs
29:36dans le même panier
29:37ce ne sont pas des conseils
29:38ce sont des convictions
29:39que nous partage
29:40USES très régulièrement
29:41sur ce plateau
29:42merci beaucoup
29:42Céline Vaillaliel
29:43de nous avoir accompagné
29:44ce matin
29:44gérante de portefeuille
29:45chez USES
29:46gestion
29:47pour faire donc un focus
29:48sur ASML
29:48sur Ferrari
29:49et sur Hermès
29:50Hermès qui a donc publié
29:51ses résultats ce matin
29:52et le marché achète la nouvelle
29:53plus 3% pour la valeur
29:54à 2190 euros
29:56je vous rappelle
29:56que le CAC 40
29:57est sur un record
29:58au-delà des 8400 points
30:001,3% de progression
30:01grâce notamment
30:02aux nombreuses publications
30:03d'entreprises
30:04qui sont bien accueillies
30:04et si leur plus 8
30:05Michelin plus 6
30:07Legrand plus 4
30:08et puis au CAC 40
30:09vous avez Ibsen également
30:09qui gagne un peu plus de 6%
30:11à noter
30:12et bien qu'il y a un changement
30:14de direction imminent
30:15du côté de Sanofi
30:16avec le conseil d'administration
30:18qui remercie Paul Hudson
30:20il fera ses valises
30:21la semaine prochaine
30:22à la place
30:22c'est la patronne de Merck
30:24qui va le remplacer
30:24à partir du mois d'avril
30:25Belen Gariraro
30:27le marché est un petit peu
30:28sceptique là à court terme
30:30Sanofi perd un peu plus
30:31d'un pour cent
30:32à 81,65 euros
30:33très courte pause
30:34on se retrouve dans un instant
30:35ça sera l'heure du face à face
30:37avec deux invités ce matin
30:38Pierre Sabatier
30:39économiste et fondateur
30:40de PrimeView
30:41et Antoine Ternon
30:41pour Apicil Asset Management
30:43à tout de suite
30:442ème partie de Good Morning Market
30:52et donc le CAC 40
30:53qui est sur un record
30:55en ce jeudi
30:55au-delà des 8400 points
30:578 414 points
30:58plus 1,2%
30:59grâce notamment
30:59aux nombreuses publications
31:00d'entreprises
31:01Essilor
31:02Michelin
31:02Legrand
31:03ou encore Hermès
31:04sont les plus fortes hausses
31:04ce matin
31:05à l'inverse
31:06quand les résultats
31:07sont en dessous des attentes
31:07le marché ne fait pas de cadeau
31:08hier Dassault Systèmes
31:09s'est effondré de 20%
31:11aujourd'hui c'est Adyen
31:12dans le secteur des paiements
31:12là aussi on ne parle pas
31:13d'une small cap
31:14c'est plus de 30 milliards
31:15de capitalisation boursière
31:16et un titre qui tombe
31:17de 19%
31:18Amsterdam
31:19932 euros
31:20pour Adyen
31:21qui a donc publié
31:22des résultats
31:23et des perspectives
31:24légèrement en-delà
31:25en-deçà des attentes
31:26l'euro-dollar
31:26toujours proche
31:27des 1,19
31:27au lendemain
31:28des chiffres de l'emploi
31:29nous en reparlerons
31:30dans un instant
31:31quand sur le front des taux
31:32on a un 10 ans
31:33américain
31:34qui est toujours proche
31:35d'un plus bas
31:36d'un mois
31:36face à face
31:40un peu plus tôt
31:40aujourd'hui
31:41car on a beaucoup
31:41de sujets à aborder
31:42avec nos deux invités
31:43Pierre Sabatier
31:44économiste et fondateur
31:45de PrimeView
31:46bonjour Pierre
31:46bonjour
31:47merci d'être avec nous
31:48ce matin
31:49avec Antoine Ternon
31:50qui est gérant de portefeuille
31:51chez Apicil
31:51Asset Management
31:52merci de nous dégager
31:53un petit peu de temps
31:53Antoine
31:54car c'est vrai qu'en ce moment
31:55il y a beaucoup de publications
31:56d'entreprises en Europe
31:57bon c'est vrai que les réactions
31:59sont très fortes
32:00dans un sens
32:00comme dans l'autre
32:01bon aujourd'hui
32:02ça profite au CAC 40
32:03qui est sur un plus haut
32:04comment vous jugez
32:04un petit peu
32:05la nervosité des marchés
32:06et puis ces résultats
32:07d'entreprises
32:07qui c'est vrai
32:08à quelques exceptions près
32:09ne sont plus records
32:11oui alors tout à fait
32:12il y a une véritable
32:12chasse aux sorcières
32:13qui est en train
32:14de s'opérer
32:15on avait bien identifié
32:16les gagnants
32:17tout le secteur de la tech
32:18depuis le début du rallye
32:19était porté
32:19et puis plus le temps passe
32:21plus on se dit que
32:22oui effectivement
32:22les pioches
32:24et les pelles
32:25les architectes
32:26et ceux qui vont
32:28électrifier tout ça
32:29sont effectivement
32:29bien des winners
32:30ils continuent
32:31sur cette même tendance
32:32à l'intérieur
32:33des Max 7
32:34ou plutôt uniquement
32:34des hyperscalers
32:35on voit qu'il y a
32:35une forte discrimination
32:36peu importe
32:37les résultats
32:38à l'intérieur
32:39c'est surtout
32:40la trajectoire
32:40des capex
32:41face au cash flow
32:42en face
32:42qui vont pouvoir
32:43être jugés
32:44et puis il y a
32:45des nouveaux losers
32:46qui apparaissent
32:46alors vous avez
32:47largement commenté
32:47ce qui se passe
32:48sur les softwares
32:49je ne vais pas y revenir
32:49mais ça se déporte
32:51de plus en plus
32:51sur d'autres segments
32:54de la côte
32:54qui pourraient être
32:55disruptés
32:55par cette intelligence
32:57artificielle
32:57qu'on n'avait pas
32:58forcément identifiée
32:59au début
32:59et voilà
32:59il y a défaut de trouver
33:00forcément les bons losers
33:02et peut-être que le marché
33:02il est en train de regarder
33:03autre chose
33:04dans la côte
33:05on voit que
33:06les pétrolières
33:07publient bien
33:08et donc du coup
33:08elles sont regardées
33:09en plus il y a
33:10tout un rationnel
33:11autour de la couverture
33:12géopolitique
33:12que ça peut représenter
33:13mais la consommation
33:15vous venez de parler
33:17du luxe
33:18et de la consommation
33:19de niches
33:20disons
33:20mais même les matériaux
33:22l'industrie
33:22qui est un segment
33:23un petit peu plus
33:24la vieille économie
33:25la vieille économie
33:26pour résumer tout ça
33:27ça c'est des choses
33:28qui commencent à être regardées
33:29et dans les losers
33:30il y a Dassault hier
33:32qui a largement été pénalisé
33:35par ce qu'elle a publié
33:36et puis surtout
33:37sur quoi elle a communiqué
33:39ça ça fait suite
33:39à un grand ménage
33:41qui est en train d'être fait
33:42par les investisseurs
33:42ménage qui est aussi
33:44un peu lié
33:45à ce qui sort
33:46comme nouvelle brique
33:46qu'il y a
33:47on a parlé d'Entropix
33:48qui a sorti une brique juridique
33:49on a Altruist
33:50qui sort récemment
33:51et qui fait un peu le ménage
33:52aussi dans les financières
33:53d'un coup les bancaires
33:54sont un petit peu moins gardés
33:55les gérants de fortune
33:56sont complètement mis à l'écart
33:58le nouveau modèle
33:59les marches sont compressées
34:00donc il y aura évidemment
34:01une sélection
34:02qui sera faite à l'intérieur
34:03beaucoup de bruit
34:03en ce moment
34:04Pierre Sabatier
34:06c'est vrai que
34:06quand on est professionnel
34:08de marché
34:08c'est compliqué
34:09de garder un cap
34:10en ce moment
34:11non ?
34:12non justement
34:12il ne faut pas
34:13face à cette volatilité
34:14face à l'intelligence artificielle
34:15avec parfois
34:16des signaux contradictoires
34:17des entreprises
34:18on reparlera dans un instant
34:19des statistiques
34:20aux Etats-Unis
34:20on est quand même
34:21sur une actualité
34:22qui est très dense
34:23oui alors
34:23le risque principal
34:25c'est justement
34:25baisser la tête
34:26et s'enfermer dans le quotidien
34:28on a des tendances longues
34:30qui se dessinent
34:31et qui sont déjà dessinées
34:32dans l'histoire
34:33on est face à une thématique
34:34qui est une thématique nouvelle
34:35qui nécessite beaucoup
34:36d'investissement
34:36dont on a du mal
34:37à mesurer les effets finaux
34:38là on parle
34:39de l'intelligence artificielle
34:40comme souvent
34:41dans ce schéma là
34:42on a un premier step
34:44qui s'appelle
34:44investir beaucoup
34:45pour construire
34:46cette capacité
34:47à délivrer
34:47et ensuite derrière
34:48on sera en mesure
34:49demain
34:49ou après-demain
34:50de mesurer
34:51les effets réels
34:52de ce business là
34:53et aujourd'hui
34:54l'enjeu aujourd'hui
34:55et l'hésitation
34:56elle est relativement simple
34:58c'est déjà en fait
34:58c'est une thématique
34:59qui a été beaucoup jouée
34:59vous savez que les mouvements
35:00ne sont jamais en ligne droite
35:01donc comme
35:02on parlait tout à l'heure
35:03juste avant l'antenne
35:04en fait de l'or
35:05qui a beaucoup monté
35:06qui certes en fait
35:06a beaucoup baissé
35:07mais d'une certaine manière
35:08il ne faut pas que le mouvement
35:09récent
35:10efface la totalité
35:12en fait du mouvement
35:12qui a précédé
35:13donc sur la thématique actuelle
35:14notamment autour
35:15de l'intelligence artificielle
35:16pour nous
35:16elle est extrêmement claire
35:17on sait que c'est une thématique
35:19qui va l'emporter
35:19mais on ne sait pas
35:20qui in fine
35:20seront les vrais gagnants
35:21et donc naturellement
35:22il se passe quoi ?
35:23il se passe que
35:24dans cette course là
35:24on s'interroge sur deux choses
35:26est-ce que
35:26les acteurs actuels
35:27qui sont dans cette course là
35:29ils ne sont pas très nombreux
35:29ont les moyens
35:30de continuer la course
35:31sans trébucher
35:32et pour nous
35:33il y a un élément majeur
35:34qu'il faut regarder
35:34par rapport à ces acteurs là
35:35c'est le cash
35:35mais pas que le cash futur
35:37qui sera généré
35:38le cash aussi
35:39aujourd'hui
35:40est-ce que
35:41les boîtes actuelles
35:42sont en capacité
35:42de financer la course
35:43dans laquelle elles se sont lancées
35:45c'est ce qu'on appelle
35:45nous la thématique du trust
35:46et dans cette grande guerre
35:48l'intelligence artificielle
35:50on fait une grande différence
35:50entre ceux qui sont
35:51des trusts technophiles
35:52à savoir des gens
35:53qui sont assis
35:54sur une montagne de cash
35:55qui leur permet
35:56en fait pour le coup
35:57quoi qu'il se passe
35:57que les taux montent
35:58ou que les taux baissent
35:58de continuer à avancer
36:00dans cette course à l'armement
36:04et de l'autre
36:04en fait ceux qui seront
36:05plus fragiles
36:06et ça arrivera
36:07parce que les investisseurs
36:08vont commencer à douter
36:08du ROI final
36:10associé à tous ces investissements là
36:12et là pour le coup
36:12les plus fragiles
36:13seront sanctionnés
36:14donc là ce qui est très compliqué
36:15aujourd'hui à date
36:16c'est qu'on ne sait pas
36:16et on ne sait pas
36:17qui seront les gagnants
36:18et comme souvent
36:19dans les thématiques
36:20très early stage
36:20je rappelle la bulle internet
36:21regardez en fait
36:23on a eu un grand segment
36:24en fait de baisse
36:24entre mars 2000
36:25et mars 2003 à l'époque
36:26mais à la fin
36:27vous avez 9 boîtes sur 10
36:28qui ont disparu
36:30mais vous en avez une ou deux
36:31qui ont fait tout le marché
36:32aujourd'hui en fait
36:33c'est nos grands Google
36:34etc.
36:35qui sont l'héritage de cela
36:36donc dans ce moment là
36:37au départ
36:38vous n'avez pas d'autre choix
36:39que jouer toute la thématique
36:40parce que nous n'avons pas
36:41la capacité à aujourd'hui
36:42identifier qui seront
36:43les gagnants
36:43les grands gagnants
36:44ou les grands perdants
36:45de cette course à l'armement
36:46donc c'est un peu compliqué
36:48on sait que la thématique
36:49va l'emporter
36:49mais on ne sait pas
36:50qui seront véritablement
36:51les grands gagnants
36:52de celle-ci
36:53et ça explique une partie
36:54de la volatilité
36:55parmi ces grandes valeurs
36:57qui sont dans la course à l'armement
36:58Nvidia va publier
36:59ses résultats
37:00mercredi prochain
37:01ça sera bien sûr
37:01un temps fort
37:02néanmoins pour l'instant
37:03on a eu les GAFAM
37:04les résultats sont quand même là
37:05Pierre Sabatier
37:06quand vous regardez
37:07Alphabet qui fait
37:07130 milliards de profits
37:09en l'espace d'un an
37:09je crois qu'on est au-delà
37:10des 170 milliards
37:11bon là vous voyez
37:13très bien en début de semaine
37:13que quand ils souhaitent
37:14lever 30 milliards
37:16ça se fait en un claquement de doigts
37:17tout le monde court
37:18l'important c'est la dette nette
37:19c'est en gros
37:20la situation de la trésorerie nette
37:21c'est à dire qu'en gros
37:22certes ils s'endettent
37:23mais quels caches réels
37:25ils sont en capacité
37:26de générer aujourd'hui
37:27pour effacer en fait
37:28cette dette
37:28aujourd'hui
37:29cela où c'est intéressant
37:30c'est que vous avez raison
37:31finalement les marchés sont rationnels
37:32souvent on dit
37:33les marchés financiers
37:34sont déconnectés
37:34à la réalité économique
37:35mais c'est pas vrai
37:36là ils sont tout à fait
37:37connectés à la réalité économique
37:38cette thématique là
37:39elle soutient une réalité microéconomique
37:41qui est évidente
37:41ceux qui tirent le plus
37:43la croissance bénéficiaire
37:44aux Etats-Unis
37:44parmi la démographie entrepreneuriale
37:46ce sont ces acteurs là
37:47donc en réalité
37:48il y a une forme de réalisme
37:50de connexion
37:51entre les acteurs aujourd'hui
37:52qui sont en capacité
37:53de continuer à progresser
37:54grâce à une captation
37:55de part de marché
37:56versus les autres
37:57qui aujourd'hui
37:58en fait tirent la langue
37:59et plus fondamentalement
38:00ça pose cette question
38:01qui in fine
38:02n'est pas encore arbitrée
38:03elle est très difficile d'arbitrer
38:04est-ce que cette révolution
38:05qu'on vit là
38:05révolution technologique
38:06associée à l'IA
38:07est une révolution
38:08de taille du gâteau
38:08soit partagée
38:09ou une révolution
38:10de part de marché
38:10on sait que ça serait
38:12une révolution de part de marché
38:13on vient de l'évoquer
38:13il y a des secteurs d'activité
38:15aujourd'hui qui sont
38:15littéralement attaqués
38:16brutalement
38:17et c'est violent quand même
38:18il faut quand même
38:19se rendre compte
38:19que beaucoup beaucoup de gamins
38:20ont les envoyé
38:21en école de formation
38:22pour faire du code informatique
38:23et là on vous dit
38:24en fait vous êtes disrupté
38:25au final le code
38:25c'est un langage
38:26relativement simple
38:27et donc pour le coup
38:28l'IA va en fait
38:29vous faire disparaître
38:30en grande partie
38:30pas tous
38:31mais en grande partie
38:32donc ça c'est une révolution
38:33de part de marché
38:34et donc c'est là
38:34où il faut avoir en tête
38:35la vraie question fondamentale
38:36à la fin
38:37c'est est-ce que c'est une révolution
38:38de part de marché
38:39qui fait qu'en gros
38:40ces acteurs-là vont
38:40prendre une très grosse part
38:42du gâteau
38:43et ne laisser que démietre aux autres
38:44donc là la démographie
38:45entrepreneuriale
38:46et la réaction des marchés
38:47sera d'autant plus violente
38:48ou est-ce qu'in fine
38:49c'est une vraie révolution
38:49de gain de productivité
38:50générale
38:51qui amène une taille du gâteau
38:52à se partager
38:53qui augmente
38:53et qui profitera à tous
38:54aujourd'hui c'est beaucoup
38:55trop tôt pour le dire
38:56Antoine Ternon
38:57comment on choisit
38:57aujourd'hui ces champions
38:58dans l'IA
38:59certes Alphabet
38:59sur des plus historiques
39:00mais on voit des titres
39:01comme Microsoft
39:02là on a quand même
39:02baissé de 15-20%
39:04en l'espace de 10 jours
39:05la performance
39:06en l'espace d'un an
39:07de ces 7 magnifiques
39:08c'est un petit peu
39:08le grand écart
39:09il faut se diversifier
39:11en même temps
39:11si vous diversifiez trop
39:12il n'y a plus de perf
39:13donc c'est compliqué
39:13même au sein
39:15des 7 magnifiques
39:15il y a un peu
39:16à boire et à manger
39:17déjà on a Tesla
39:18qui est un petit peu à part
39:18mais même
39:19on a évidemment Apple
39:21qui est aussi assis
39:22sur cette thématique-là
39:23mais qui a des produits
39:24finis à vendre
39:25et donc à marger
39:27je pense aux iPhones
39:28et puis ceux qui sont
39:29vraiment les hyperscalers
39:31au sens classique
39:33qui vont fournir
39:34cette infrastructure
39:34ils sont de deux natures
39:36il y a ceux qui les construisent
39:37ceux qui les exploitent
39:37et ceux qui les font exploiter
39:38donc voilà
39:39c'est des segments
39:40qui sont différents
39:41la taille des cash flows
39:43des capex
39:44qui sont déployés derrière
39:45est vraiment scrutée de près
39:46si on prend les quatre
39:48vraiment concernés
39:48par cette infrastructure
39:50il y a
39:50en fait il y a une cohérence
39:51assez forte
39:52entre les performances
39:53à quel point est-ce que
39:53les investisseurs sanctionnent
39:55même si les résultats
39:56sont là
39:56et les cash flows
39:57les free cash flows
39:58qui sont encaissés
39:59depuis plusieurs années
40:01donc voilà
40:02je pense qu'on est
40:03dans un moment
40:04de discrimination
40:05assez forte
40:05les réactions
40:06sont peut-être
40:07à la hauteur aussi
40:08des multiples de cherté
40:09à quel point
40:10est-ce qu'elles étaient chères
40:11mais voilà
40:12il y aura
40:12évidemment
40:13et vous avez envie
40:14d'accompagner ce mouvement
40:15où comme certains acteurs
40:16de marché
40:17vous mettez un petit peu
40:18à l'écart
40:19de ces magnifiques seven
40:20de cette méga tech
40:21en attendant de voir
40:22un petit peu
40:22comment ça va se passer
40:23je vais dire un truc
40:24super simple
40:24on diversifie
40:26c'est pas qu'un slogan
40:26ou qu'un mantra
40:27à utiliser
40:28à tout bout de sauce
40:29mais c'est vraiment
40:29c'est vraiment important
40:31dans une thématique donnée
40:32soit on diversifie
40:33géographiquement
40:33donc on a pas mal parlé
40:34en fin d'année
40:35de la chine
40:36des modèles open source
40:37qui peuvent prendre
40:37avec le modèle dbcy
40:39qui avait un petit peu
40:40ouvert cette brèche là
40:41mais même au sein
40:42du segment de la tech
40:43on a toujours
40:44ces hyper scalers
40:44dont on a besoin
40:45potentiellement
40:47on n'arrive pas à identifier
40:47les perdants
40:49Pierre l'a très bien
40:49très bien expliqué
40:50et peut-être qu'il faut
40:51qu'on aille chercher
40:52d'autres types de winners
40:53dans d'autres secteurs
40:54qui peuvent être regardés
40:55parce que les flux
40:56en fait se déportent
40:57donc voilà
40:58des choses un petit peu
40:59plus cycliques
41:00c'est assez consensuel
41:01peut-être que les pétrolières
41:02ça l'était un petit peu moins
41:03je l'ai cité tout à l'heure
41:04c'est quelque chose
41:04qui marche bien
41:05et qui sont
41:06avec des résultats récents
41:07qui sont mis en face
41:08bon malheureusement
41:09aujourd'hui
41:10Pierre Sabatier
41:11l'Europe est un petit peu
41:13absente de ses plans
41:14d'investissement
41:14c'est vrai qu'il n'y a aucune société
41:16qui arrive à faire
41:17100 milliards de profits par an
41:18enfin c'est vrai
41:19quand vous êtes un acteur européen
41:21même leader dans votre secteur
41:22vous avez beau investir
41:23je ne sais pas
41:235-10 milliards par an
41:24vous êtes totalement largué
41:25c'est un sujet complexe
41:28là qui nous ramène
41:28à des problématiques
41:29qui sont plus d'ordre géopolitique
41:31voire même dogmatique
41:32là j'en reviens
41:33à effectivement
41:34on a la sensation
41:35et ce n'est pas qu'une sensation
41:36ça fait 25 ans
41:37que ça a débuté
41:37que finalement
41:38dans le jeu international
41:39qui n'est plus un jeu
41:40de multiplication
41:41de stratégie coopérative
41:43mais de stratégie non coopérative
41:44les mots sont importants
41:45en fait le monde
41:46n'est pas une multiplication
41:47de stratégie coopérative
41:48alors ça saute encore plus aux yeux
41:49avec un Donald Trump
41:50président des Etats-Unis
41:50mais il n'est pas le seul
41:51je rappelle que depuis
41:52le milieu des années 2010
41:54le monde a changé
41:54on est passé d'une thématique
41:55d'ouverture commerciale
41:57à une thématique
41:57de recontinuisation des échanges
41:59et d'ailleurs même
41:59le prédécesseur de Donald Trump
42:00sur la question des taxes douanières
42:02n'avait rien détricoté
42:02de ce qu'avait fait Trump 1
42:04donc il faut l'avoir en tête
42:05et face à cela
42:06effectivement
42:06l'Europe pèse peu
42:08parce qu'elle continue finalement
42:09d'accepter que les autres
42:10jouent avec des règles du jeu
42:11qui leur sont avantageuses
42:13alors que les entreprises européennes
42:14elles n'ont pas
42:15les mêmes avantages
42:18quand vous laissez des acteurs
42:19jouer avec les règles du rugby
42:20au football
42:21on sait qu'ils gagnent le match
42:22et aujourd'hui
42:23l'Europe perd le match
42:24pour une raison simple
42:25c'est qu'elle est entre deux étaux
42:26deux mâchoires d'étaux
42:27je ne sais pas si vous faites
42:28un peu de bricolage le week-end
42:29j'en suis sûr
42:29et vous avez l'étau à droite
42:31qui s'appelle les Etats-Unis
42:32l'étau à gauche
42:33qui s'appelle la Chine
42:34et en fait l'Europe est compressée
42:35et j'en veux pour preuve
42:36l'année dernière
42:37alors fort heureusement
42:38là on a le luxe
42:38qui a plutôt des chiffres
42:40qui sont convenables
42:40tant mieux
42:41pour oxy-chinois surtout
42:43d'ailleurs
42:43la plupart du temps
42:44mais il faut avoir en tête
42:45quand même
42:45qui a souffert l'année dernière
42:46c'est l'Europe
42:47quelle est la seule monnaie
42:48véritablement
42:49qui a monté l'année dernière
42:50d'une quinzaine de pourcents
42:51c'est l'euro
42:51vous savez ce que ça veut dire
42:53ça veut dire qu'en six mois
42:54toutes les entreprises européennes
42:55ont perdu de 15%
42:56de compétitivité à l'export
42:57et quand je dis
42:59c'est pas que vis-à-vis du dollar
43:00puisque vous savez
43:00que la monnaie chinoise
43:01n'a pas changé
43:02parce qu'ils font du dumping monétaire
43:03depuis 25 ans
43:03c'est essentiellement là-dessus
43:05que c'est construit
43:05d'ailleurs la réussite chinoise
43:06à partir du moment
43:07où l'euro ne bouge pas
43:08par rapport au dollar
43:09ça veut dire que
43:09quand l'euro monte de 15%
43:10par rapport au dollar
43:11il monte de 15% aussi
43:12par rapport au chinois
43:13et 25 ans plus tard
43:14l'Europe se dit
43:15tiens il faut se réarmer économiquement
43:16pour lutter contre ça
43:17oui évidemment qu'il faut le faire
43:19il aurait fallu le faire avant
43:20en fait aujourd'hui
43:20et c'est vrai qu'au départ
43:21dans votre préambule
43:22vous évoquiez la notion
43:23de finalement
43:24c'est pas une small cap
43:25sur 30 milliards
43:26de capitalisation boursière
43:27c'est vrai quand on parle
43:28des hyperscalers
43:28et de ce qu'ils valent aujourd'hui
43:30nous sommes pour le coup
43:31réduits à peau de chagrin
43:32c'est tout petit
43:32alors attention
43:33boursièrement ça veut pas dire
43:34qu'il n'y a pas des choses
43:35à faire en Europe
43:36on a même des marchés
43:37probablement qui sont
43:37plus intéressants à jouer
43:39que des marchés américains
43:40qui sont hyper concentrés
43:41mais il faut avoir en tête
43:42qu'on parle pas de la même chose
43:43et donc en termes de proportion
43:44on est face à des entreprises
43:46européennes
43:46qui sont attaquées
43:48sur leur segment extérieur
43:49à travers des règles du jeu
43:50qui changent
43:50et qui se durcissent
43:51notamment aux Etats-Unis
43:52ou en Chine
43:53et vous faites référence
43:53à quel secteur en Europe ?
43:55parce qu'en chaque début d'année
43:56à chaque fois
43:56c'est l'année de l'Europe
43:57il y a un an
43:57on a dit ça
43:58on a rarement dit ça
44:02pour l'Europe
44:03le DAX a fait plus 20
44:04premier semestre
44:04ça a essentiellement été concentré
44:06sur le premier semestre
44:07en réalité
44:08et pas mal aussi
44:10pour des questions d'ordre de
44:11mais qu'est-ce qu'ils vont
44:11optimiser là
44:12sur les marchés européens ?
44:14non
44:14globalement les marchés européens
44:15pour être très clair
44:16on est plutôt surpondérés
44:17sur les marchés d'action américains
44:19plutôt surpondérés
44:19sur les marchés d'action asiatiques
44:21parce que globalement
44:22on a plutôt
44:22des conditions
44:23qui font qu'on a plutôt
44:25de l'appétit
44:25pour les actifs restés
44:26que ce sont les actions
44:27et les marchés européens
44:28on est plutôt neutres
44:29par rapport à un benchmark
44:29c'est-à-dire que globalement
44:32les actions européennes
44:33vis-à-vis du reste
44:33pourquoi ?
44:34parce qu'on est face
44:34à une zone qui aujourd'hui
44:35est attaquée
44:36sur ces segments extérieurs
44:37donc là on parle de l'industrie
44:38notamment à travers
44:39l'économie allemande
44:39qui a la chance
44:41d'avoir des taux d'intérêt
44:42qui sont plus bas
44:43ça aidera
44:43ça aidera pour le coup
44:44les entreprises européennes
44:45cette année
44:46mais globalement
44:47on a un taux de croissance potentiel
44:48dans notre vieux continent
44:49qui est plus faible
44:50que dans les autres zones
44:51donc j'ai presque envie
44:51de dire stratégiquement parlant
44:53c'est logique
44:53la capacité à créer de la valeur
44:56elle repose aussi
44:57sur les taux de croissance potentiel
44:59des différentes zones
44:59or aujourd'hui
45:00parce que nous sommes des économies
45:01plus matures que les autres
45:02on est en avance de cycle
45:03par rapport à cela
45:04le taux de croissance potentiel
45:05en Europe a baissé
45:06plus vite qu'ailleurs
45:06et aujourd'hui en fait
45:08les deux zones
45:08qui ont le plus de taux de croissance
45:09potentiel
45:10c'est les Etats-Unis d'une part
45:11la Chine d'autre part
45:12et donc c'est assez logique
45:13que leurs acteurs
45:14encore plus
45:14quand leurs pilotes
45:15ne leur met pas
45:17des bâtons dans les roues
45:18mais plutôt en fait
45:19les poussent
45:20et les aident
45:21et donc forcément
45:22en fait c'est les acteurs
45:23qui finissent par avancer
45:24plus vite que les autres
45:25même si ponctuellement
45:25on peut avoir
45:26une sous-performance
45:27mais elle n'est que ponctuelle
45:28Antoine Ternan
45:30vous êtes d'accord
45:30avec cette allocation là
45:31aujourd'hui
45:32en termes de thématiques
45:33de zones géographiques ?
45:34du coup là
45:35on achète un peu tout
45:35en fait
45:36parce que même
45:36c'est vrai
45:38il va falloir financer tout ça
45:40donc voilà
45:41savoir si le Japon
45:42peut en faire partie
45:43mais bon
45:43on voit que le début d'année
45:44est plutôt
45:44vachement propice
45:45aux topics
45:46et au Nikkei
45:47pour des raisons politiques
45:48qu'on détient pas forcément
45:49donc de là
45:50en faire un scénario central
45:51c'était peut-être
45:51un peu compliqué
45:52mais bon
45:52il faut bien financer ça
45:53quelque part
45:53soit on augmente
45:54la voilure complètement
45:55des actions
45:55soit effectivement
45:56on saupoudre un petit peu
45:57sur toutes les zones
45:58on peut peut-être
45:59être plus sélectif
46:00en termes de pays
46:01quand on rentre un peu
46:02dans le détail
46:02zone par zone
46:03si on prend les trois grandes
46:04zones dont on vient
46:06de parler
46:07mais c'est sûr
46:08qu'il y a un phénomène
46:10de flux
46:10qui est assez intéressant
46:12à regarder
46:12c'est que l'année dernière
46:13autant effectivement
46:15au premier semestre
46:15les actions européennes
46:16ont bien marché
46:17ça s'est matérialisé
46:18par des flux
46:18autant là
46:19en cette rentrée
46:20les flux nets
46:21sur l'Europe
46:22ils sont absents
46:23alors oui
46:23l'Europe
46:24d'un point de vue
46:25bourser surperforme
46:26mais c'est plutôt
46:27des rotations
46:27à l'intérieur
46:28parce que ce que ça se vous entend
46:29si les flux sont à zéro
46:30c'est qu'il y a des choses
46:30qui sont arbitrées
46:31par secteur
46:32par pays
46:33par valeur
46:33donc voilà
46:34c'est peut-être
46:35plus une rotation
46:36à l'intérieur
46:37vers cette fameuse vieille économie
46:39qui capte un petit peu
46:40l'attention
46:40plutôt que véritablement
46:42un fort potentiel macro
46:44qu'on voit
46:44et qui vient de capter
46:45c'est un marché endogène
46:46par contre
46:46c'est un marché de stockpicker
46:47alors qu'aux Etats-Unis
46:49c'est pas un marché du tout
46:49de stockpicker
46:50c'est-à-dire que
46:50naturellement
46:51alors c'était un peu moins le cas
46:52cette dernière année
46:52il faut le savoir
46:53l'Europe a plutôt
46:54un gisement de small et mid cap
46:55qui va avoir tendance
46:56à structurellement
46:57surperformer les large cap
46:58il y a des vraies différences
46:59de tendance
47:00parce que l'Europe
47:00n'existe pas
47:01elle n'est pas homogène
47:02c'est l'association
47:02en fait de pays
47:03donc d'entreprises
47:04qui sont différentes
47:05les unes des autres
47:05et même en Europe
47:06au sens large du terme
47:07on n'a pas la même monnaie
47:08avec des trajectoires
47:09qui sont assez différentes
47:09ce qui veut dire
47:10que c'est un terrain de jeu
47:11quand même beaucoup plus
47:11multiple, diversifié, pointu
47:14qui nécessite de l'expertise
47:15et c'est plutôt
47:15au marché de stock picking
47:16alors qu'aux Etats-Unis
47:17on est beaucoup plus
47:18sur les grandes thématiques
47:19qui l'emportent
47:20et qui vont emporter le marché
47:21il est très rare
47:22que par exemple
47:23les small cap aux Etats-Unis
47:24surperforment les large cap
47:25en tout cas ça fait
47:26depuis une quinzaine d'années
47:27que c'est pas arrivé
47:27Restez avec nous messieurs
47:28dans un instant
47:28nous allons parler de Kevin Warch
47:30qui devrait normalement
47:30être le futur président de la Fed
47:31juste avant
47:32on va faire un petit point
47:33sur la tendance du jour
47:34avec un CAC 40
47:35qui perd les 8400 points
47:37et qui met en danger
47:38son record
47:398390 points
47:40c'est une hausse de 0,9%
47:42alors qu'on gagnait
47:42plus de 1,4%
47:43tout à l'heure
47:44à l'ouverture
47:44et pour cause
47:45et si l'or ralentit
47:46très nettement
47:47plus 5%
47:48à 265 euros
47:50vous avez Michelin
47:50qui gagne 6,5%
47:52à 34,49 euros
47:53le grand plus 4%
47:54après la publication
47:55de ses résultats
47:56quand Hermès gagne
47:57un peu plus de 2%
47:58vous parlez des effets de change
47:59c'est vraiment très notable
48:00dans ses publications
48:01que ce soit en données publiées
48:02ou en données comparables
48:04hors CAC 40
48:04Ibsen gagne un peu plus de 7%
48:06et puis la lanterne rouge
48:07du CAC 40
48:08qui d'ailleurs pénalise
48:08aujourd'hui lundi
48:09c'est Sanofi
48:10qui perd désormais
48:103,6%
48:12avec un changement de direction
48:13qui a été annoncé hier soir
48:15et donc son directeur général
48:16Paul Dutson
48:17qui a été remercié hier soir
48:18par le conseil d'administration
48:19à 9h50
48:22on poursuit nos échanges
48:23et donc oui
48:23Kevin Warch
48:24qui devrait arriver
48:25à la tête de la Fed
48:26Antoine Ternon
48:27si tout va bien
48:28à la fin du semestre
48:29si tout va bien
48:30oui parce qu'on n'est pas
48:31à l'abri de surprises
48:32ça change quoi aujourd'hui
48:33Kevin Warch
48:34à la Fed
48:35en termes d'anticipation
48:36de baisse de taux
48:37de politique
48:37parce qu'en dehors de son profil
48:39dont on a parlé d'ailleurs
48:40sur ce plateau
48:40à l'époque où il était gouverneur
48:41il y a une dizaine d'années
48:42qu'est-ce qu'il peut faire
48:43aujourd'hui ?
48:44Oui alors déjà
48:45je pense que
48:45M. Trump a choisi
48:47le bon Kevin
48:48parmi les deux prétendants
48:49alors il y en avait
48:49il y en avait d'autres
48:50dans la besace
48:51du plus
48:52du plus Wall Street addict
48:54au plus académique
48:57profil plus académique
48:58donc voilà
48:59c'est quelqu'un qui
48:59on a le sentiment
49:00qu'a le bon CV
49:01parce que vous parliez
49:02du test du Sénat
49:03mais pour qu'il soit confirmé
49:04je pense qu'il y a peu de raisons
49:05qu'il ne passe pas
49:06haut la main
49:06dans la mesure où déjà
49:07il avait été gouverneur
49:08entre 2006 et 2011
49:10qui est Kevin Warch
49:11bon ça a été largement
49:12commenté sur ce plateau
49:13je suppose
49:14mais si on gratte
49:14peut-être un petit peu
49:15la surface
49:15c'est quelqu'un
49:16qui est considéré
49:17comme plus faucon
49:17donc moins propice
49:18à des baisses de taux
49:19ce qui peut être
49:20un peu paradoxal
49:20avec ce qu'on imaginait
49:22c'est quelqu'un
49:23qui n'a pas
49:24ou qui a été souvent
49:25détracteur on va dire
49:26de la politique en place
49:27donc il y a une crédibilité
49:29qui doit aussi regagner
49:30au sein de son propre board
49:31parce que son rôle
49:32c'est qu'il a quand même
49:33une voix
49:33mais il embarque
49:34il tente d'embarquer
49:35le maximum
49:36c'est quelqu'un
49:36qui n'aime pas forcément
49:37les forward guidance
49:38donc c'est quelque chose
49:38qu'on connaît moins
49:39depuis ce nouveau cycle
49:41de taux
49:41mais qui était fortement
49:42utilisé pour un peu
49:43flécher des anticipations
49:45de taux
49:45donc c'est mettre
49:47des perspectives futures
49:48sur la trajectoire
49:49des taux
49:50donc ça veut dire
49:51un marché peut-être
49:51plus en mode interprétation
49:54donc il y aura peut-être
49:55encore moins de perspectives
49:56qui seront mises
49:58sur la table
49:58au fil de ces allocutions
50:01Est-ce que c'est un game changer ?
50:02Est-ce que ça va changer
50:03l'année 2026
50:04pour les marchés
50:05pour la politique monétaire ?
50:06Déjà on voit que
50:07les anticipations de taux
50:07elles ont très peu bougé
50:08elles ont un petit peu bougé
50:09la semaine dernière
50:10ou cette semaine
50:10au gré des chiffres économiques
50:12qui étaient largement contradictoires
50:13mais en gros
50:14on avait une troisième baisse
50:15qui commençait à se dessiner
50:16pour les taux directeurs américains
50:19qui a été éclipsé
50:20par le rapport de l'emploi hier
50:22peut-être qu'on en parlera
50:23donc voilà peut-être
50:24quelqu'un qui verra
50:25les taux courts
50:26à leur juste place
50:28donc voilà encore moins à attendre
50:30sur la partie obligataire
50:31de cette baisse des taux courts
50:32en termes d'alloc
50:33ça sous-entend quoi ?
50:34Dans la mesure où
50:34on est déjà très vigilant
50:35sur les taux longs
50:36on sait aisément pourquoi
50:38que ça soit subi
50:40pour la France
50:41pour les Etats-Unis
50:42ou assumé de la part
50:43de l'Allemagne
50:44on sait que les taux courts
50:45ils vont capter
50:46une partie des craintes de déficit
50:47peut-être que ça sous-entend
50:49se repositionner
50:50plutôt sur le milieu de la courbe
50:51qui n'est plus un ventre mou
50:52comme il a été
50:52pendant des années
50:54voilà donc en termes d'alloc
50:55ça peut se traduire comme ça
50:56en termes de comportement
50:58je pense qu'on n'aura pas
50:59un changement majeur
51:00et on le voit dans les anticipations de taux
51:02Donald Trump soit des jumbo cuts
51:03il faut baisser les taux vite
51:05vite et fort
51:06Kevin Walsh
51:07qui est nommé par Donald Trump
51:08va l'écouter
51:09en fait je ne crois pas que
51:11depuis le départ
51:12même depuis l'arrivée de Donald Trump
51:13je pense que c'est un débat pour
51:16alors excusez-moi
51:16mais un peu pour les médias
51:17parce que la réalité
51:19c'est qu'il reste
51:20aujourd'hui
51:21une association
51:22d'objectifs
51:23entre le pouvoir budgétaire
51:24et le pouvoir monétaire
51:25même si effectivement
51:26on est un peu face à la comédie d'alerté
51:28Donald Trump est un acteur particulier
51:30avec son propre style
51:31mais concrètement
51:32le vrai sujet fondamental
51:33c'est de quoi ont besoin
51:34les Etats-Unis
51:35pour continuer d'avancer
51:36à un rythme convenable
51:37qui permet de répondre
51:38aux deux objectifs de la Fed
51:39évidemment
51:40pas de pression inflationniste
51:41mais aussi une économie
51:41qui tourne à plein
51:42et là sur ce plan
51:43effectivement
51:44on a des chiffres officiels
51:44qui sont arrivés hier
51:45qui sont un peu contradictoires
51:46avec de très nombreux chiffres
51:48qui traduisent une économie
51:49en réalité en cas
51:49vous l'avez probablement
51:50beaucoup commenté ici
51:52c'est qu'on a quelques acteurs
51:53qui font qu'aujourd'hui
51:54les taux de croissance
51:54aux Etats-Unis
51:55sont encore excellents
51:57on ne va pas parler de moyens
51:59ils sont excellents
51:59mais uniquement
52:00parce qu'on est dans une phase
52:02de surinvestissement
52:02dans un domaine particulier
52:03hormis cela
52:05vous avez déjà une économie américaine
52:06qui est au ralenti
52:07voire proche de zéro
52:08et donc la réalité
52:09c'est qu'on a vraiment
52:10en fait
52:10deux typologies d'économie
52:12et c'est je pense
52:13ce qui va l'emporter
52:14pour le comportement de la Fed
52:17à horizon fin d'année
52:18et donc nous on pense
52:18que la Fed ira plus vite
52:20dans les baisses des taux
52:20au second semestre
52:21pas parce qu'on a changé de président
52:23parce que l'économie américaine
52:25en a besoin
52:25face à une dynamique
52:27qui va finir par s'essouffler
52:28en termes de taux de croissance
52:29tirés par les investissements
52:30dans l'IA
52:31ils vont continuer
52:31ils ne pourront pas durer
52:32éternellement et avoir
52:33et finalement
52:34vous avez une forme d'étroitesse
52:35du socle
52:36de l'avancée de l'économie américaine
52:38qui finit par être dangereuse
52:39et ça la Fed le sait
52:40et c'est la raison pour laquelle
52:41on était sur plutôt
52:42une baisse des taux
52:43dès le mois de juin
52:43là le rapport sur l'emploi
52:45un tout petit peu retardé
52:46on va dire les prévisions
52:47mais pour nous
52:48on reste tout à fait
52:48sur des baisses de taux
52:49probablement dès le mois de juin
52:50et qui perdureront
52:51au second semestre
52:52parce que
52:52aujourd'hui
52:53les chiffres globaux
52:54de l'économie américaine
52:56ne traduisent pas
52:57une réalité qui est moins rose
52:58que les chiffres agrégés
52:59à savoir qu'on a
53:00une partie de la cote
53:01qui continue d'avancer
53:02on a une partie des ménages
53:03qui continue d'avancer
53:04et qui continue de consommer
53:05voire même d'épargner
53:06mais une grosse partie
53:07de plus en plus importante
53:08qui elle est à l'arrêt
53:09et j'en veux pour preuve
53:10y compris dans le rapport de l'emploi
53:12quand vous regardez le détail
53:13vous voyez que la partie
53:14la moins solvable des ménages
53:16elle-même est en difficulté
53:17vous regardez en fait
53:18dans le taux de chômage
53:19la proportion
53:20des gens qui sont sur du chômage
53:22de longue durée
53:22dépasse les 25%
53:23ça veut dire un dollar plus faible ?
53:26non
53:26ça pour le coup je ne crois pas
53:27parce que nous
53:27nous sommes baissés aussi
53:28sur les taux directeurs en Europe
53:29c'est-à-dire qu'en fait
53:30tout le monde
53:30et toutes les économies aujourd'hui
53:32ont besoin pour le coup
53:33en fait de taux directeurs
53:35et de taux globalement
53:36qui sont un peu plus faibles
53:37que ce qu'on a vécu
53:37en réponse à la guerre
53:39entre la Russie et l'Ukraine
53:40concrètement
53:40et d'une poussée inflationniste
53:42en fait qu'on a hérité
53:43en 2022-2023
53:44mais j'inviterai quand même
53:45les gens à toujours
53:45se poser la question
53:46ce n'est pas parce qu'une
53:47soit le modèle de prévision
53:48plus partagé en général
53:49c'est prolonger la courbe
53:50qu'on vient de connaître
53:52c'est toujours comme ça
53:52il ne faut jamais faire
53:53enfin on ne peut pas
53:54faire l'économie
53:54de s'interroger sur les raisons
53:56qui font qu'un mouvement
53:56se dessine
53:57pendant longtemps
53:58les taux sont restés élevés
53:59parce qu'effectivement
54:00on avait de l'inflation
54:00aujourd'hui elle a disparu
54:02je vais faire preuve
54:03d'un peu d'argument d'autorité
54:04elle a globalement disparu
54:05donc ça ne nécessite plus
54:06d'avoir des niveaux de taux
54:07qui sent l'héritage
54:09en fait de cette époque-là
54:10et donc je pense que
54:11pour le coup
54:11politique monétaire
54:12et politique budgétaire
54:13vont évoluer de pair
54:14d'ici la fin d'année
54:15aux Etats-Unis
54:15on est pris par le temps
54:16nous aurons bien sûr
54:17largement l'occasion
54:18d'en reparler
54:18dans les prochaines semaines
54:19merci beaucoup
54:19Pierre Sabatier
54:20économiste et fondateur
54:21de PrimeView
54:21et Antoine Ternon
54:22gérant de portefeuille
54:23chez Apicil
54:24Asset Management
54:259h57
54:26dans 3 minutes
54:26il sera à 10h
54:27vous retrouvez bien sûr
54:28les experts
54:29avec Raphaël Legend
54:30puis à 11h
54:30ça sera tout pour investir
54:31avec Antoine Larigauderie
54:33le CAC 40
54:34qui a ouvert sur un record
54:35est en train de le perdre
54:36nous sommes désormais
54:37sur une hausse de 0,9%
54:39à 8391 points
54:41avec notamment
54:42Sanofi
54:42qui plombe désormais
54:43le CAC 40
54:44le laboratoire
54:44perd plus de 4%
54:46avec donc Paul Hudson
54:47qui a été remercié
54:48hier soir
54:48par le conseil d'administration
54:50nouvelle patronne
54:51qui va arriver
54:52à l'horizon fin mai
54:54il s'agit de
54:55Bélène Garriero
54:56la directrice générale
54:57de Merck
54:57un petit peu d'incertitude
54:59visiblement
54:59aux yeux des investisseurs
55:00aujourd'hui
55:01qui préfèrent vendre
55:02la nouvelle
55:02moins 4,4%
55:04à 78,94 euros
55:06quel est le programme
55:06Raphaël dans un instant
55:07bonjour Etienne
55:08on va revenir évidemment
55:10sur le sommet
55:11qui se tient
55:11aujourd'hui
55:12à Bruxelles
55:13au château
55:14d'Alden Bison
55:15des chefs d'État
55:16et de gouvernement
55:17pour le réveil
55:18industriel
55:19européen
55:21l'heure du réveil
55:22a-t-elle sonné
55:23ce sera le grand thème
55:25général
55:25on reviendra
55:26sur la lettre
55:26de la BCE
55:27au chef d'État
55:27et de gouvernement
55:28on reviendra
55:29sur la réponse
55:30chinoise
55:30au rapport
55:31du Haut Conseil
55:32du Haut Commissariat
55:33au plan
55:34qui menace
55:34la France
55:35de rétention douanière
55:36sur le vin
55:38notamment
55:39et puis on reviendra
55:40aussi sur
55:40la note du corps
55:41qui tire la sonnette
55:42d'alarme
55:42sur le déficit
55:43des retraites
55:44et oui
55:44la natalité baisse
55:45le régime
55:46s'écrase
55:47le programme
55:48les experts
55:49dans un instant
55:4910h-11h
55:50on se retrouve demain
55:51à partir de 9h
55:52très bonne journée
55:52Good Morning Market
55:55sur BFM Business
55:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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