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  • il y a 21 heures
Ce mercredi 18 mars, Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Frédéric Loisel, co-gérant des stratégies de taux chez Quaero Capital, Florian Roger, responsable de la stratégie d'investissement BNP Paribas CIB, et Vincent Juvyns, responsable de la stratégie d'investissement de ING, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01BFM Business présente Good Morning Market.
00:06La clé des marchés financiers continue sur BFM Business.
00:08Dans un instant, l'ouverture avec Étienne Braque.
00:10Quelle est l'ambiance ce matin ?
00:11Positives. Le CAC 40 est bien parti pour retrouver les 8000 points à l'ouverture.
00:15Troisième séance dans le vert en vue.
00:17Hier soir, ça s'est très bien passé pour Wall Street, au point même que désormais,
00:20le Nasdaq Composite perd 0,8% depuis le début du mois.
00:26Une nouvelle fois, en temps de guerre, en temps de conflits géopolitiques,
00:32les indices américains continuent de faire mieux que l'Europe et que l'Asie.
00:36Alors certes, il y avait un retard en début d'année,
00:38mais il a été largement gommé sur ces 15 dernières séances.
00:41Et puis, l'élément notable ce matin, c'est la nette détente des cours du pétrole,
00:45puisqu'on a un WTI, donc un baril américain qui est à 93 dollars,
00:48quand le baril de Brent est à 102 dollars,
00:51avec l'Irak qui a trouvé un accord pour exporter son pétrole
00:55via un oléoduc qui va l'acheminer dans un port turc.
00:58Donc ça, à court terme, ça va pouvoir libérer 250 000 barils par jour.
01:02Donc, ce n'est pas négligeable, ce n'est pas énorme,
01:05mais en ce moment, le marché se contente des petites bonnes nouvelles.
01:08Et donc, forcément, quand le pétrole baisse en ce moment,
01:11ça profite au marché obligataire.
01:13Le 10 ans français qui tutoyait les 3,7% en début de semaine est à 3,5.
01:18Le bound qui frôlait les 3 est à 2,89.
01:22Quand l'euro-dollar retrouve la barre des 1,15, nous sommes à 1,15-30.
01:26Bref, tout cela permet au marché actions de retrouver un petit peu des couleurs.
01:30Hier, c'était la conférence annuelle d'Euronext.
01:32Euronext nous a fait le détail de qui possède aujourd'hui la bourse,
01:36enfin le CAC 40, et les familles françaises sont très présentes.
01:39Oui, les familles françaises sont très présentes.
01:41Elles détiennent 20% du CAC 40.
01:43Et petit changement notable, la famille Hermès est désormais en tête devant la famille Arnaud.
01:49Il faut dire que le titre Hermès a connu un parcours spectaculaire.
01:53Cela n'a pas duré longtemps, mais pendant quelques semaines l'an passé,
01:55on avait même Hermès qui avait une capitalisation boursière supérieure à LVMH.
01:59Donc, forcément, tout cela se retrouve en termes d'impact sur les familles.
02:04Vous avez les particuliers également qui sont toujours présents.
02:07Alors, ils détiennent 7% du CAC 40 juste en direct.
02:11À ça, bien sûr, il faut ajouter les ETF, les fonds actifs, etc.
02:14Donc, vous avez des particuliers qui commencent très sérieusement à avoir une place sur le CAC 40,
02:20au point même que chaque jour, vous avez plus de 200 millions d'ordres
02:24qui sont passés par des particuliers, que ce soit à la vente, mais aussi à l'achat.
02:28Alors, on est loin des 400 millions qui avaient touchés en 2020.
02:31Mais bon, 2020, c'était vraiment une année extraordinaire.
02:33Et puis, vous avez aussi une tendance qui est très forte
02:36quand vous voyez le marché des ETF puisque les gestionnaires d'actifs,
02:39au global, détiennent 25% de l'indice.
02:41Le CAC 40 qui ouvre à l'instant.
02:43En hausse de 0,4%.
02:44Et les 8000 points qui sont là, 8800 points à l'ouverture,
02:47plus 0,6% pour l'Eurostox 50 qui retrouve de son côté les 5800 points.
02:53Société Générale, ST Microelectronics et ArcelorMittal sont les trois plus fortes hausses.
02:57Et puis, à l'inverse, les valeurs défensives sont en bas de tableau.
02:59Un marché qui revient sur les valeurs cycliques et qui se délaissent un petit peu des valeurs défensives.
03:05Beaucoup de publications d'entreprises a arbitré ce matin.
03:07Exei Technologies, l'ex-groupe Gorgé, a publié des résultats en forte croissance.
03:12Et surtout, un carnet de commandes qui bondit.
03:14Pour rappel, le groupe produit notamment des drones sous-marins pour déminer.
03:18Donc, c'est sûr qu'au vu du contexte, ça tombe très bien.
03:21Nous parlerons d'ailleurs de cette publication avec Alain Dubrul à 9h20.
03:25Ce titre Exei Technologies est au-delà des 140 euros.
03:28A l'inverse, Mersenne perd un peu plus de 6%.
03:30Année 2025 compliquée.
03:32Le groupe est permis en 2026.
03:33Mais en tout cas, à court terme, le titre est vendu.
03:3523 euros.
03:36Et puis enfin, Virbike gagne un peu plus d'1% à l'ouverture.
03:39Le groupe qui est spécialisé dans la santé animale affiche une année mitigée en 2025.
03:45Croissance du chiffre d'affaires et du résultat stable.
03:48Mais vous avez un groupe qui est confiant pour cette année.
03:51Et puis surtout, une très bonne dynamique du côté des États-Unis.
03:53Plus 14% des ventes là-bas en 2025.
03:57Bolloré est pour l'instant suspendu.
03:58Il faudra suivre cette valeur.
04:00Hier soir, le groupe a annoncé détacher un dividende exceptionnel de 1,50 euros.
04:04Sachant que le titre est à 4,30 euros.
04:06C'est quand même un rendement de 25-30%.
04:08Donc, on est vraiment sur un dividende exceptionnel qui va bien sûr remonter dans toute la galaxie Bolloré.
04:13On pourrait faire un organigramme.
04:15Je pense qu'on perd tout le monde.
04:16Mais en tout cas, c'était très attendu parce que ce titre Bolloré a connu un parcours difficile en bourse
04:22ces derniers mois.
04:23Donc, vous voyez que malgré ce dividende exceptionnel, on va à peine retrouver les niveaux d'il y a un
04:27an.
04:28Au menu de Good Money Market.
04:29Dans un instant, on va revenir sur la réunion de la Fed.
04:32C'est le jour J pour la banque centrale américaine.
04:34C'est Jérôme Powell qui va prendre la parole ce soir.
04:37Pas de baisse de taux en vue pour cette réunion.
04:40Mais le marché espère bien que la banque centrale américaine va se montrer un peu plus clémente en fin d
04:44'année.
04:45Désormais, le marché n'anticipe plus qu'une seule baisse de taux.
04:48Elle est attendue d'ici le mois d'octobre.
04:50Ensuite, nous reviendrons sur les valeurs qui font l'actualité aujourd'hui avec Mersenne, Exel Technologies et Virbac.
04:56À 9h30, le marché obligataire qui se détend bien.
04:58Donc, aujourd'hui, avec ses cours du pétrole qui refluent.
05:01Et puis, en dernière partie d'émission, nous reviendrons sur Wall Street qui limite la case.
05:07Donc, très clairement depuis le début de l'année, depuis le début du mois.
05:09Moins 0,8% pour le Nasdaq Composite.
05:12À peine 2% de baisse pour le S&P 500.
05:14Quand le CAC 40 ou encore l'Eurostock perdent 6 à 7% depuis le début du mois de mars.
05:20Bonne émission à demain.
05:28Et les 8000 points qui sont de retour à la Bourse de Paris.
05:318 9 points pour l'indice parisien.
05:33Plus 0,7%.
05:35Tous les détails de cette séance dans un instant avec Mathieu Serron
05:37qui nous attend depuis Galiléo Trading.
05:39Société Générale, ArcelorMittal et Saint-Gobain signent donc les 3 plus fortes hausses
05:43dans les premières minutes de cotation.
05:45À l'inverse, Publicis ferme la marche.
05:47Le WTI est à 93 $ quand le baril de Brent est à 101 $.
05:51Net détente sur les cours du pétrole avec donc l'Irak qui va pouvoir à nouveau exporter son pétrole
05:55via notamment la Turquie.
05:58Bolloré qui était suspendu à l'ouverture gagne désormais plus de 14%.
06:02C'est de loin la plus forte hausse du SBF 120, ce titre qui est à pile 5 euros.
06:09Pour parler de la situation macroéconomique, c'est Julien Marsili qui nous accompagne ce matin,
06:14chef économiste de Global Southway.
06:16Bonjour Julien Marsili.
06:17Merci d'être avec nous ce matin pour nous aider à comprendre un petit peu les mécanismes de marché
06:21puisque depuis le début de ce conflit, on entend de ça et là, notamment sur ce plateau,
06:26mais pas que que les États-Unis résistent mieux à l'envolée des cours du pétrole
06:32que par exemple l'Asie ou par exemple l'Europe.
06:36Néanmoins, quand vous regardez ce matin le WTI, nous sommes à 93 $,
06:39donc on est quand même sur une hausse de plus de 50 % depuis le début de l'année.
06:42On a des prix à la pompe aux États-Unis qui dans certains États frôlent les 4 $ le galon.
06:47On est sur des plus hauts quand même de 2023.
06:49Tout cela n'est pas neutre quand même pour les États-Unis, Julien Marsili ?
06:54Oui, bonjour Étienne.
06:55Tout à fait, c'est une excellente question.
06:57C'est vrai qu'à première vue, on peut penser un peu de manière simpliste
07:03que le choc est plus fort pour l'Europe puisque, comme tout le monde sait désormais,
07:08l'Europe s'approvisionne davantage que les États-Unis au Moyen-Orient,
07:12notamment en matière énergétique.
07:16Or, quand on regarde les variations un peu d'anticipation de taux directeurs des banques centrales,
07:23finalement, entre la Fed et la BCE depuis le début du conflit,
07:27ça a à peu près varié dans les mêmes proportions.
07:31C'est-à-dire que pour la Fed, il était anticipé avant le début du conflit
07:35entre deux et trois baisses de taux d'ici un an, désormais une seule,
07:41comme vous le disiez il y a quelques instants.
07:43Et puis, pour la BCE, auparavant il était anticipé un statu quo,
07:50et désormais il y a même une hausse de taux qui est anticipée.
07:54Alors, ces variations qui sont à peu près de même ampleur,
07:59en fait, ce n'est pas si surprenant que ça.
08:01Comme vous le disiez, en effet, certes les États-Unis s'approvisionnent moins
08:06au Moyen-Orient en énergie, mais le marché pétrolier reste un marché qui est très mondialisé.
08:10C'est la raison pour laquelle le prix du Brent et le prix du WTI pour le pétrole
08:16ont varié à peu près dans les mêmes proportions depuis le début du conflit.
08:21Vous ajoutez à ça le fait que les structures économiques sont assez semblables.
08:25Donc, ça veut dire aussi que le poids, par exemple, de l'énergie dans l'indice des prix à la
08:29consommation,
08:29donc dans le budget des ménages aux États-Unis, est à peu près le même qu'en zone euro.
08:35Alors, il y a quelques petites différences.
08:37C'est autour de 6% aux États-Unis quand c'est plus entre 7 et 8% en Allemagne
08:43et en France,
08:44mais ça reste comparable.
08:46Et puis, même chose côté entreprise.
08:49Finalement, les secteurs d'activité qui sont les plus touchés par cette hausse des coûts de l'énergie
08:54sont à peu près les mêmes de part et d'autre de l'Atlantique.
08:56La métallurgie, le plastique, la chimie, l'agroalimentaire sont à chaque fois les entreprises qui sont très consommatrices d'énergie.
09:05Donc, ça se ressemble en fait à la fois aux États-Unis et en zone euro.
09:09Au point même que la Fed qui était très attendue en début d'année sur des baisses de taux.
09:15Oui, des baisses de taux.
09:16Aujourd'hui, le marché, notamment le baromètre FedWatch qui calcule un petit peu les anticipations de baisses de taux,
09:21ne voit plus qu'une baisse de taux d'ici le mois d'octobre.
09:24Donc, on a quand même un marché qui n'est pas dupe, qui voit très bien que l'inflation va
09:29galoper aux États-Unis dans les prochaines semaines.
09:31On voit même certaines anticipations qui montrent 3% d'inflation.
09:35Alors, tout dépend bien sûr de la durée de ce conflit aux États-Unis.
09:38Donc, forcément, ce n'est pas neutre.
09:40Oui, en effet, c'est pour ça qu'on est un peu dans une situation d'entre deux.
09:45D'un côté, les pressions inflationnistes étaient déjà assez présentes aux États-Unis avant le début du conflit.
09:52L'inflation n'était pas retombée au même niveau, par exemple, qu'en zone euro.
09:59Et il ne faut pas négliger le fait, effectivement, que la composante énergie va pousser ses prix à la hausse.
10:06Mais de l'autre, il n'y a pas non plus de raison d'être très pessimiste, puisqu'il faut
10:13quand même garder à l'esprit que le marché du travail est aujourd'hui moins tendu aux États-Unis qu
10:17'il ne l'était, par exemple, en 2021-2022.
10:20On sort quand même d'une période au cours de laquelle le taux de chômage a augmenté progressivement.
10:27C'est plus un point de pourcentage depuis un an.
10:30Donc ça aussi, ça offre quand même certaines marges de manœuvre pour la Fed et ce qui lui permettra sans
10:37doute d'avoir une communication assez équilibrée entre, d'un côté, certes, des pressions inflationnistes temporaires,
10:44mais de l'autre, une situation sur le marché de l'emploi qui est moins tendue qu'elle ne l
10:50'ait été il y a encore deux ou trois ans.
10:53Et donc, ça veut dire moins de risques de pression salariale plus forte dans les mois à venir.
10:58102 dollars donc pour le baril de Brent, 93 dollars pour le WTI assure donc ce soir la réunion de
11:04la fête de la Banque Centrale Américaine.
11:06Avant la BCE demain, nous parlerons d'ailleurs de ce contexte monétaire dans une demi-heure avec Florian Roger de
11:11BNP Paribas CLB et Vincent Juvins de ING.
11:14Juste avant, un mot des pays émergents car là aussi, ils sont en première ligne, que ce soit à travers
11:20la remontée des cours des matières premières, mais aussi et surtout des engrais, des matières agricoles.
11:26On a l'ONU notamment hier qui a tiré la sonnette d'alarme sur l'insécurité alimentaire.
11:31C'est vrai que ce sont des pays qui sont en première ligne.
11:34Tout à fait. C'est vrai. C'est sûr que le premier réflexe en ce moment pour nous, c'est
11:38de parler du choc lié au prix énergétique.
11:41Il ne faut pas le sous-estimer.
11:43Et d'ailleurs, il est à peu près du même ordre pour les pays émergents et en développement parce qu
11:46'en moyenne, l'énergie contribue à peu près à la même proportion de l'indice des prix à la consommation,
11:53que ce soit dans les pays en développement ou dans les économies matures.
11:57En revanche, ce qui change, ce sont sans doute les effets retardés qu'on observera à partir de la rentrée
12:04en ce qui concerne les prix de l'alimentation.
12:06Pourquoi ? Parce qu'il y a une forte partie du commerce mondial d'engrais qui transite par le détroit
12:15d'Hormuz,
12:16puisque beaucoup de pays du Moyen-Orient sont devenus ces dernières années producteurs d'engrais.
12:22Et donc ça, ça veut dire des effets de second tour très importants, notamment pour des pays asiatiques qui produisent
12:28des denrées agricoles.
12:29On pense notamment à l'Inde, mais pas que.
12:32La Thaïlande, le Pakistan, qui sont de grands producteurs de riz et qui ont déjà alerté sur les risques quant
12:38à la production de la prochaine saison qui sera commercialisée à la rentrée.
12:42Or, on sait que c'est la première denrée consommée dans beaucoup de pays en développement, notamment en Asie et
12:48en Afrique.
12:49Or, vous prenez en moyenne, c'est très variable, mais l'alimentaire dans l'indice des prix à la consommation
12:56totale, c'est entre 20 à plus de 50%.
12:59Donc c'est quelque chose de colossal dans le budget, dans le panier des consommateurs moyens de ces pays-là.
13:06Donc c'est très clairement le principal risque à surveiller. Ça devrait intervenir à partir de la rentrée, mais il
13:13faut se souvenir de ce qui s'était passé en 2022-2023.
13:17La majeure partie des pressions inflationnistes dans les pays émergents résultait non pas des pressions à la hausse sur les
13:24prix de l'énergie, mais plutôt de celles sur les prix alimentaires.
13:27Merci beaucoup, Julien Marcier, de nous accompagner ce matin. Je rappelle que vous êtes chef économiste de Global Sideway, à
13:31suivre donc la Fed et la BCE, et également la Banque du Japon.
13:36J'avais oublié la Banque du Japon qui va se réunir demain. Sanayi Takachi qui sera également du côté des
13:42États-Unis.
13:43Rencontre avec le président Trump à la Maison-Blanche ce jeudi, 9h14. Tout de suite, on jette un coup d
13:49'œil à la séance du jour.
13:51Le CAC 40 qui retrouve donc les 8 000 points. 8 041 points, une hausse de 0,8%, plus 0
13:57,9% pour l'Eurostox 50.
13:59Bonjour Mathieu Serron, merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes trader et fondateur de Galiléo Trading.
14:04Les cours du pétrole se tassent un petit peu ce matin et c'est une bouffée d'air pour le
14:08marché actions.
14:10C'est exactement ça. En ce moment, quand le pétrole baisse, les marchés actions montent et vice-versa.
14:17Donc là, ce matin, on a une petite détente sur les cours du pétrole, ce qui profite au marché actions.
14:23On est toujours bien évidemment dans une phase de warning contextuel avec des indications baissières à cours moyen terme.
14:31Mais on sent que les marchés actions résistent quand même bien à la situation actuelle.
14:37Sur le CAC, je vous indiquais la semaine dernière qu'on était un peu à la croisée des chemins, qu
14:40'on venait sur des niveaux,
14:41et pas que le CAC d'ailleurs, qu'on venait sur des niveaux supports importants.
14:45Moi, je surveille toujours une zone sur le CAC autour des 7 750, 7 800 points.
14:51Sur le DAX, on a une zone 22 800, 23 000.
14:53Et sur l'SP 500, une zone autour des 6 500 points.
14:56Et je considère que tant qu'on est au-dessus, sur le fond, on a toujours une tendance qui reste
15:00haussière.
15:01Donc des indications baissières à cours moyen terme, mais une tendance de fond qui n'est toujours pas invalidée et
15:07donc qui reste haussière.
15:09Donc stratégiquement, comment j'aborde cette phase-là ?
15:12Eh bien, pour les opérations de court terme, comme je l'indiquais, étant donné que les indications sont baissières,
15:17je travaille plutôt à la vente en surveillant différents pivots.
15:21Le plus proche étant autour des 8 120 points.
15:23Donc on est actuellement sur le futur à 8 036 points.
15:26Donc il y a encore un petit peu de marge.
15:27Considérant que tant qu'on est en dessous des 8 120 points, on reste du mauvais côté à court terme.
15:32Si jamais on passe au-dessus, on aurait une première amélioration à confirmer au-dessus des 8 250.
15:37Donc vous avez ces deux pivots-là que je surveille.
15:40Et l'idée étant donc d'accumuler des écarts à la vente pour profiter d'une volatilité intraday qui reste
15:46intéressante.
15:47Et comme sur le fond, la tendance reste haussière, je continue de faire mes courses sur les actions en achetant
15:57des valeurs qui sont positionnées dans des thématiques porteuses actuellement,
16:02avec de la visibilité, avec des valorisations intéressantes et bien orientées graphiquement.
16:08Et dans cet esprit-là, il y a plusieurs valeurs qui ressortent bien évidemment.
16:14Mais moi, celle que j'aime bien travailler actuellement, et si je vous en parle aujourd'hui, c'est qu
16:17'elle publie ses résultats ce soir.
16:19C'est Micron, Micron Technologies.
16:21Donc on est sur une valeur qui est dans le secteur des semi-conducteurs,
16:24qui est vraiment dans la thématique du moment et des années à venir,
16:30avec une valorisation, et c'est ça qui est intéressant, qui a une valorisation assez faible.
16:34Là, on est sur un PER 2026 autour de 13 et 9 pour 2027, parce que ce n'est pas
16:39toujours évident.
16:39On a des configurations parfois intéressantes, de belles valeurs, avec une belle visibilité, mais qui ne se payent très cher,
16:44ce qui n'est pas le cas de Micron.
16:46Donc j'en parle aujourd'hui en disant, tiens, si jamais, imaginons que demain, on a un petit trou d
16:51'air suite à la publication des résultats,
16:53donc il sera à 21h30 du fait du décalage horaire, donc 21h30 publication des résultats,
16:58si jamais demain, on avait un petit trou d'air sur la valeur, ça serait l'occasion d'en acheter
17:01un petit peu.
17:02Moi, j'en ai déjà acheté la semaine dernière, mais je suis prêt à recommencer.
17:06C'est une valeur que je vais travailler dans les prochaines semaines, dans les prochains mois.
17:09Dans cet univers des semi-conducteurs, on a eu une très forte progression ce matin de SKNX, de plus de
17:148%,
17:14idem pour Samsung, avec l'ensemble de ce secteur qui se retrouve en première ligne,
17:19notamment depuis le début de semaine et la conférence de Nvidia.
17:22Du côté des cryptos, on a également une reprise significative sur le Bitcoin, sur l'Ethereum,
17:28avec notamment un Bitcoin qui retrouve les 74 000.
17:32Oui, il y a du mieux, et c'est à signaler que dans cette phase-là de tension assez forte,
17:39de nervosité forte sur les marchés, les cryptos, pour la plupart, tiennent bien,
17:45et notamment les deux que vous venez de citer, Bitcoin et Ethereum,
17:47qui tiennent bien, qui amorcent même une reprise.
17:52Alors, le Bitcoin évolue autour des 75 000,
17:56et justement, 75 000 est une zone de résistante intéressante à surveiller,
18:01considérant que c'est vraiment un retournement.
18:02Donc si, pour l'instant, il y a du mieux, et pour transformer l'essai,
18:06il faudrait franchir et s'installer au-dessus de cette zone des 75 000.
18:10Et si tel était le cas, eh bien, on aurait du potentiel à la hausse.
18:13Et l'Ethereum, lui, a déjà déclenché son signal d'achat.
18:16Il fallait franchir la zone des 2200, ce qui est le cas,
18:19puisqu'on est au-delà des 2300 désormais,
18:22avec une petite résistance autour des 2400.
18:24Pour l'instant, on a calé dans la zone, mais il y a du mieux là aussi.
18:27Et si jamais on avait une reprise un petit peu plus importante,
18:30on pourrait facilement revenir dans un premier temps autour des 2700, des 2800.
18:34Donc c'est vraiment la résistance proche que je vise pour commencer à alléger.
18:39Mais c'est en effet intéressant.
18:40C'est peut-être là où il y aura le prochain coup, entre guillemets, à faire,
18:44dans la mesure où on a une longue phase de latéralisation
18:47et il semblerait des vérités de rebondir avec des niveaux graphiques
18:52qui sont parfaitement identifiés.
18:5474 035 dollars pour Bitcoin ce matin, quand l'Ethereum est au-delà des 2322.
18:59Merci beaucoup Mathieu Serron de nous avoir accompagné
19:01pour faire donc un point sur le CAC 40 qui retrouve les 8000 points ce matin.
19:038 032 points, Mike Owen qui va publier ses résultats ce soir
19:07et donc sur cet univers Bitcoin qui retrouve là aussi des couleurs.
19:11Tout de suite, on va faire un focus sur les publications du jour
19:14et vous allez voir, il y en a pas mal.
19:17Notamment dans l'univers des petites et moyennes valeurs.
19:19Alain Dubrul nous accompagne ce matin, le directeur général délégué de Claresco Finance.
19:23Bonjour Alain Dubrul, merci d'être avec nous ce matin
19:26pour commenter les publications de Exail, de Virbac et de Mersenne.
19:31Commençons peut-être par Exail Technologies.
19:33Le titre est en hausse de plus de 3% ce matin.
19:35C'est l'ex-groupe Gorgé, un groupe qui est en première ligne face à la guerre en Iran
19:40dans le sens où ils ont la solution, ils fabriquent des drones sous-marins pour déminer.
19:46Oui, bonjour Etienne.
19:47Donc Exail qui sort des résultats qui sont tout à fait bons, enfin en ligne avec les attentes.
19:51Un petit peu meilleur en ce qui concerne le free cash flow,
19:54un petit peu moins bon sur le résultat net mais des éléments de provision.
19:57Ce qui est important, ce sont les perspectives 2026 qui restent favorables
20:01avec l'exécution des principaux contrats.
20:05En 2025, la société a eu un carnet de commandes qui a augmenté de 88% à 844 millions.
20:12Et il y a encore énormément de choses à venir.
20:14Donc ils ont confirmé que 2026 se traduirait par une accélération à deux chiffres du chiffre d'affaires.
20:18Ça s'était attendu.
20:20Également, une certaine confiance dans le fait qu'ils vont aller assez rapidement
20:24vers leur objectif de marge EBITDA de 25%.
20:27Alors pas forcément dès 2026 mais en gros, on sent qu'au-delà de la croissance du chiffre d'affaires,
20:31il y a aussi une bonne confiance sur les marges et le free cash flow.
20:35Ils ont notamment un contrat en Arabie Saoudite de plus de 450 millions
20:39qui avait été attribué en février 2025.
20:41On peut imaginer que ce contrat, les Saoudiens seront contents de l'avoir assez rapidement.
20:46Rappelons que le groupe Gorgé, enfin Exel, est spécialisé dans tout ce qui concerne les drones maritimes,
20:52donc surveillance des côtes mais aussi des minages.
20:55Ils sont, je pense, tout à fait leaders mondiaux dans ce domaine.
20:58Ils ont déjà eu des gros contrats avec la marine belge et ont d'autres contrats en cours.
21:03Il est évident qu'avec le contexte actuel dans le Golfe, avoir des drones pour déminer, c'est au cœur
21:08du sujet.
21:09C'est aussi, les drones marins, c'est aussi un moyen pour de nombreux pays
21:13de pouvoir se payer en fait une capacité de marine.
21:19qu'une frégate, ça coûte plus d'un milliard d'euros, des drones, on parle de quelques millions d'euros.
21:24Donc pour surveiller les côtes, pour déminer, etc., c'est une option moins coûteuse
21:27et beaucoup de pays vont certainement la considérer.
21:29Donc des perspectives qui demeurent tout à fait favorables pour Exel.
21:32Bon, dans le cours, on a bien sûr beaucoup monté dans le contexte actuel,
21:35mais où les perspectives de croissance sont évidemment très fortes.
21:37Plus haut historique à 140 euros ce matin sur Exel.
21:40Le titre gagne déjà 70% depuis le début de l'année.
21:43Comment, en tant que gérant, analyse, vous arrivez à valoriser une société qui est en telle croissance ?
21:48Je me dis que ça ne sert à rien de regarder le PE en ce moment.
21:52Oui, alors même si, effectivement, dans ces métiers-là, ce qui compte, c'est surtout le carnet de commandes.
21:57Donc il était déjà en très forte accélération, mais dans le contexte actuel,
22:02les espérances sont peut-être largement accrues.
22:06Et on ne peut pas dire qu'il y a énormément de concurrence dans les médias.
22:09Donc pour l'instant, oui, cette société est très bien positionnée.
22:13Et donc ce que le marché valorise, c'est la capacité pour le chiffre d'affaires
22:16potentiellement de doubler ou de quintupler d'ici la fin de la décennie.
22:19Alors, on va voir si ça arrive, mais pour l'instant, en tout cas, le contexte est très propice.
22:24À l'inverse, toujours dans l'industrie, c'est plus compliqué pour Mersenne,
22:27avec une année 2025 un petit peu en demi-teinte,
22:31le groupe qui était un petit peu en panne de croissance.
22:33Mersenne qui se montre plus optimiste pour 2026,
22:35mais ça n'arrive pas à suffire, en tout cas à l'ouverture.
22:39Le titre perd désormais 5%.
22:42Oui, alors pourquoi ? Effectivement, on savait que 2025 a été une année qui n'était pas évidente.
22:46Les résultats sont globalement en ligne, mais quand même, le résultat net est impacté
22:49par des ajustements de valeur, par des exceptionnels.
22:52Bon, c'est non-cash, mais ce n'est jamais très agréable.
22:56Alors, quand on regarde 2026, le point positif,
22:58c'est qu'ils s'attendent à un retour à une croissance organique comprise entre 2 et 6%,
23:03avec les précautions d'usage vu l'environnement.
23:05Mais le fait de revenir à une croissance positive, ça c'est bien.
23:08Ce qui est moins bien, en fait, c'est que même si la marge EBITDA est attendue stable autour de
23:1216%,
23:13on a une prudence sur la marge opérationnelle qui devrait être en baisse d'à peu près 0,5 à
23:201 point.
23:20La raison, elle est ancienne, c'est-à-dire qu'il y a 3 ans, en fait,
23:24Mersenne avait beaucoup investi, avait même fait une augmentation de capital pour ça,
23:28pour augmenter ses capacités, notamment dans la production de carbure de silicium,
23:32qui demande des usines assez sophistiquées,
23:34et c'est un composant important pour des batteries haut de gamme,
23:38dont notamment les véhicules électriques.
23:40Ils avaient des accords avec un centre de clients qui avaient payé pour réserver de la capacité,
23:45et malheureusement, avec le tassement du véhicule,
23:48le véhicule électrique qui progresse moins rapidement, ça progresse tout ça,
23:50mais beaucoup moins rapidement que prévu,
23:52il se retrouve avec des capacités de production qui sont largement inutilisées,
23:56et donc même si le chiffre d'affaires progresse en 2026,
23:59que la marge EBITDA est stable,
24:01et bien ça se traduit, il faut amortir tous ces investissements qui ont été faits,
24:06donc ça se traduit par une hausse des amortissements,
24:08et donc un tassement de la marge,
24:09donc ça ne va pas impacter le free cash flow,
24:11mais néanmoins, on voit bien que la société paye aujourd'hui
24:15les investissements qu'elle a menés il y a 3 ans,
24:17et pour lesquels les volumes aujourd'hui ne sont pas au rendez-vous,
24:20donc ça se traduit par un retour de capitaine investi qui baisse,
24:23une marge d'exploitation qui baisse,
24:25et au global une perception boursière qui reste décevante,
24:28parce qu'aujourd'hui, c'est une industrie,
24:32pour produire il faut investir,
24:33et puis quand vous insistez que les volumes ne sont pas là,
24:35malheureusement c'est compliqué.
24:37Cela dit quand même,
24:39une croissance de chiffre d'affaires prévue en 2026,
24:42c'est quand même un bon signe,
24:43maintenant pour que le titre reparte,
24:44il faudrait que les investissements cycliques type carburocésicium
24:48décollent davantage que c'est le cas aujourd'hui.
24:50Il faut rappeler aussi qu'ils ont une activité dans le solaire,
24:52qui est très bien,
24:53mais que les équipements solaires aujourd'hui,
24:55même si le monde s'équipe beaucoup,
24:57en delta croissance,
24:59aujourd'hui c'est plutôt en tassement,
25:01donc ça n'aide pas non plus cette partie-là,
25:03et puis l'industrie en général,
25:04on peut dire qu'il y a quand même une certaine incertitude
25:06aujourd'hui dans l'environnement actuel,
25:08dont tout ça pèse sur Mersenne,
25:09dont le titre avait quand même rebondi un peu l'année dernière,
25:12mais c'est une société de grande qualité,
25:15dont la valorisation aujourd'hui est objectivement assez faible,
25:18mais qui manque visiblement de momentum,
25:21et qui paye le prix de ces investissements passés.
25:23– Moins 6% désormais pour ce titre, 23 euros,
25:26Mersenne qui perd quasiment 45% depuis 2023.
25:31Un dernier mot de Virbac dans la santé animale,
25:33le groupe heureusement est présent aux Etats-Unis,
25:36car visiblement, c'est là-bas que la croissance est la plus forte.
25:40– Oui, donc Virbac, qui est dans le produit vétérinaire,
25:45c'est une société qui affiche une croissance assez régulière,
25:49la croissance au panneau qui en 2025 était de 7,9,
25:52avec une marge de 16%.
25:53Le premier semestre avait été un petit peu perturbé
25:56par quelques exceptionnels,
25:58mais clairement le S2 a affiché un beau rebond,
26:02et les objectifs pour l'année 2026 sont tout à fait solides,
26:06croissance organique comprise entre 5,5 et 7,5,
26:09une marge de l'ordre de 17% dans un point au-dessus de l'année 2025,
26:14avec un renforcement du portefeuille produit.
26:17Ils vont rentrer aussi dans la nourriture pet food thérapeutique aux Etats-Unis.
26:22Donc c'est une société où les résultats en ligne,
26:25mais avec de bonnes perspectives,
26:27une valorisation qui nous semble toujours assez attractive.
26:30Dans le passé, la société avait aussi,
26:32c'est une société familiale où il y avait une transition de PDG l'année dernière,
26:35ça y est maintenant il y a un nouveau PDG,
26:38la stratégie est claire,
26:40là il y a une accélération de croissance,
26:42donc on peut dire que c'est une société,
26:44même si elle n'est pas très liquide en bourse,
26:46qui a probablement encore un bon potentiel de revalorisation.
26:51On pense que le titre est à 343 euros,
26:54mais on ne serait pas surpris qu'il arrive à les 400 assez rapidement.
26:57Plus 2,5% après la publication de ses résultats ce matin,
27:01à 343 euros.
27:03On a Bolloré également qui gagne plus de 14% après ses résultats,
27:064,98 euros.
27:07Bon là, le dividende exceptionnel d'1,50 euros propulse Bolloré à l'un du brûle,
27:12d'autant plus que ce dividende...
27:13Oui, c'est le principal driver.
27:15Parce que dans la galaxie, il y a Bolloré, il y a beaucoup de...
27:17Oui, il y a Bolloré au-dessus et Bolloré en dessous.
27:21En fait, le problème de cette galaxie,
27:23c'est qu'il y a une sorte de millefeuille de holding
27:25avec des décotes qui s'accumulent parce qu'historiquement,
27:28ils gardaient tout le cash, ils ne distribuaient pas beaucoup.
27:31Et donc, on formulait toutes sortes de scénarios
27:33pour savoir s'ils allaient fusionner les 20, 10, 10, 10, 10, 10, 10, etc.
27:36Là, l'avantage du dividende exceptionnel,
27:39c'est que d'une part, ça fait remonter du cash vers le haut de la pyramide
27:43pour la famille Bolloré,
27:44mais aussi pour les investisseurs,
27:46ça permet d'extérioriser une partie de la valeur.
27:49Donc, rappelons qu'un dividende exceptionnel au niveau de Bolloré d'un euro 50,
27:54ça se rapporte à un titre qui valait un peu plus de 4 euros.
27:57Donc, quand vous avez des décotes sur Actifnet qui sont colossales,
28:00le fait d'extérioriser le cash,
28:02toutes choses égales par ailleurs pour ceux qui restent,
28:05même à décote inchangée,
28:07ça fait un jump de valorisation d'au moins les 15 % que le type prend aujourd'hui,
28:11c'est tout à fait normal.
28:12Donc, c'est évidemment une bonne nouvelle pour les actionnaires.
28:14Même si le titre est toujours en baisse,
28:17le dividende ne fait pas tout,
28:18on était au-delà des 6 euros l'an passé
28:20et nous sommes à 5 euros ce matin pour ce titre.
28:22Oui, il y a toujours des grosses décotes, absolument.
28:24Toujours une décote qui est présente sur cette valeur.
28:27Merci beaucoup Alain Dubreuil,
28:28de vous accompagner ce matin
28:29pour revenir sur ces nombreuses publications d'entreprises,
28:33Exei Technologies, Virbac, Mersenne et donc Bolloré.
28:36À l'instant, le loueur d'avions Aircap
28:38commande 100 monocoloirs A320 et A321 à Airbus.
28:42Le titre Airbus surperforme très légèrement le marché,
28:45plus 0,9 % à 171 euros
28:48quand le CAC 40, lui, gagne 0,5 %.
28:51Les 8000 points qui sont de retour, 8 018 points.
28:54Très courte pause, on se retrouve dans un instant.
28:55Nous parlerons du marché obligataire
28:57avec les équipes de Quairo Capital.
28:59Et puis ensuite, c'est Florian Roger de BNP Paribas,
29:01CIB et Vincent Juvens de ING
29:04qui nous rejoindront pour revenir sur cette semaine très importante
29:07avec de nombreuses banques centrales qui prennent la parole.
29:09La fête ce soir, demain la Banque du Japon, la BCE.
29:11Bref, une actualité très chargée.
29:14À tout de suite.
29:17BFM Business présente
29:19Good Morning Market
29:21Etienne Braque.
29:22Deuxième partie de Good Morning Market.
29:24Dans quelques instants, ça sera l'heure du face-à-face
29:25avec Florian Roger et Vincent Juvin.
29:27Juste avant un petit mot de la tendance à la Bourse de Paris,
29:29le CAC 40 profite,
29:31comme l'ensemble des indices en Europe,
29:33de la petite décrue sur les cours du pétrole.
29:35Vous avez un baril de Bren qui revient à 101 dollars,
29:37le WTI à 93 dollars.
29:39Et ça, c'est une bonne nouvelle pour le marché actions,
29:42avec notamment des indices en Europe
29:43qui essayent d'enclencher ce matin une troisième séance dans le verre.
29:46Du côté de Wall Street, ça s'est également très bien passé hier soir
29:48avec un Nasdaq Composite qui a gagné 0,5%.
29:51On est désormais sur une baisse de 0,8% sur le Nasdaq Composite
29:55depuis le début du mois.
29:56Et la guerre en Iran,
29:57quelle quand même surperformance des marchés américains ?
30:01Nous en reparlerons d'ailleurs dans quelques minutes.
30:03Le Dow Jones, de son côté, sous-performe un petit peu,
30:06mais il avait très bien commencé l'année.
30:07Nous étions hier à la porte des 47 000 points.
30:12Comme chaque mercredi,
30:14on va faire un focus sur le marché obligataire.
30:16Et il s'en passe en ce moment des choses sur le marché obligataire.
30:19Pour nous éclairer ce matin,
30:20c'est Frédéric Loisel,
30:21co-gérant des stratégies de taux chez Quairo Capital,
30:23qui est en ligne avec nous.
30:24Bonjour Frédéric.
30:25Bonjour Épé.
30:26Là, on a une petite détente sur les taux.
30:28Le 10 ans français est à 3,53.
30:30On tutoyait les 3,7 en début de semaine.
30:32Le 10 ans américain est à 4,18,
30:34avec donc les cours du pétrole qui baissent un petit peu ce matin.
30:36Quels sont les signaux qu'envoie le marché obligataire ?
30:39Là, je parlais à l'instant des souverains,
30:41mais on peut parler également du marché du crédit,
30:44le marché des entreprises,
30:45avec quand même une remontée des taux,
30:48que ce soit sur les échéances courtes et les échéances longues,
30:51qui est quand même assez conséquente.
30:53Oui, absolument.
30:54Si on prend la période depuis l'entrée en guerre,
30:58donc depuis le 26 février,
31:00on a sur les grands marchés obligataires aux États-Unis,
31:02en Europe et en Angleterre,
31:05une remontée de 30 points de base.
31:08Si on prend pour l'Europe, en tout cas,
31:11le taux allemand,
31:12plus sur les dettes,
31:14vous l'avez mentionné,
31:15sur la dette française,
31:16sur les dettes italiennes.
31:17Donc, le message, c'est évidemment une relance des anticipations du marché
31:25sur une reprise de l'inflation,
31:26et donc en corollaire sur un changement de cap des politiques monétaires des banques centrales.
31:31Donc, ce qui est anticipé par les marchés,
31:33par exemple, sur l'Europe,
31:34c'est à 100 % une remontée des taux d'ici la fin de l'année de la BCE,
31:40plus à 50 % une hausse supplémentaire,
31:44alors qu'on partait en fait d'une stabilisation,
31:48enfin de zéro action pour l'année,
31:50juste avant le démarrage du conflit,
31:52et pour la Fed, pour la Banque centrale américaine,
31:55on partait d'une situation où le marché anticipait 3 baisses des taux directeurs,
32:02et on n'est plus qu'à une baisse.
32:04Donc, on est un peu comme sur les marchés actions,
32:07c'est-à-dire que la détente qu'on observe depuis le début de la semaine,
32:10s'est portée par, évidemment, des espoirs sur une légère réorientation des flux du pétrole.
32:20Ce matin, la détente s'est portée par l'annonce d'un deal entre l'Irak sur le pipe turc,
32:29et puis évidemment sur les plans mis en place,
32:34potentiellement mis en place par l'armée américaine sur le détroit d'Hormuz.
32:37On est quand même, en tout cas sur les taux souverains,
32:43sur une alternance qu'on voit sur les marchés actions entre détente et tension.
32:48Et donc, la détente qu'on observe depuis le début de la semaine,
32:53elle peut très bien, effectivement, s'avérer assez de courte durée de la fin de la semaine.
33:01En revanche, sur le marché du crédit, on est dans une thématique qui est assez différente,
33:05qui avait déjà commencé à évoluer depuis avant le conflit.
33:11On parle beaucoup, évidemment, de ce qui se passe sur le marché de la dette non listée,
33:15la dette privée.
33:16Et donc, la grande interrogation des marchés obligataires,
33:19c'est de savoir si cette thématique très particulière va avoir un effet de contagion prononcé
33:24sur les autres secteurs du marché du crédit, les secteurs listés,
33:28donc le marché du haut rendement, le marché de l'investment grade.
33:32Et évidemment, un événement comme la guerre en Iran
33:36peut servir de catalyseur pour recorréler tous ces marchés-là.
33:41Oui, justement, le marché du Haïd, pour l'instant, ne panique pas, Frédéric Loisel.
33:45Certes, les taux remontent.
33:47Il y a des craintes d'un retour de l'inflation,
33:49ce qui fait que les dettes souveraines ne sont plus des valeurs refus.
33:51Ça, c'est quand même l'un d'un enseignement, pour l'instant, de cette guerre en Iran.
33:56Néanmoins, si demain, on se retrouve dans un scénario de stagflation,
33:58de retour de l'inflation, les entreprises Haïd,
34:01donc c'est vraiment les entreprises qui sont en bas de tableau sur ce marché du crédit,
34:04seraient quand même les premières impactées.
34:06Absolument. Le Haïd est très corrélé au marché actions.
34:09Il est moins corrélé au secteur du crédit privé, qui fait la une.
34:13Donc, effectivement, si vous entrez dans un scénario de stagflation,
34:17donc de ralentissement de la croissance et d'une persistance d'inflation élevée,
34:20vous avez les marchés equity et donc les marchés à lille qui risquent de sous-performer, c'est évident.
34:26Et pour revenir sur ce que vous mentionniez sur l'idée de la valeur refuge,
34:30elle était assez traditionnellement associée aux marchés obligataires,
34:33en tout cas les marchés obligataires américains et allemands.
34:37Et effectivement, c'est un élément qu'on observe plus trop depuis d'ailleurs la crise du Covid.
34:43Et l'idée du marché, qui est très sous-jacente, qui est assez profonde,
34:47c'est de dire qu'en raison de l'excès de dettes qu'on a connues depuis cette crise,
34:53il est assez compliqué de faire des marchés obligataires, un sanctuaire.
35:00On a bien vu qu'effectivement, pendant cette crise,
35:02seul le dollar et un peu le franc suisse, mais surtout le dollar,
35:06servait de valeur refuge, on a presque une asymétrie parfaite,
35:10une corrélation négative de moins, quasiment,
35:14entre le marché equity américain et le dollar.
35:16Donc c'est un élément assez nouveau, en tout cas pour nos marchés obligataires,
35:20cette prime de risque supplémentaire qui est portée dans des événements
35:25comme une guerre, comme une crise géopolitique,
35:28où on servait traditionnellement de valeur refuge.
35:31Il nous reste une une, Frère Ecloisel, vous faites quoi aujourd'hui dans les portefeuilles,
35:34sur les portefeuilles taux chez Coaéro ?
35:37Alors on a dérisqué un peu la partie crédit,
35:40donc on est plus sur l'investment grade,
35:42et sur le high yield on est plutôt sur les haut ratings,
35:46on a rentré des couvertures sur les taux,
35:49via des options sur futur,
35:52donc sur futur taux américain et européen,
35:57et on a acheté, dans les moments qui nous le permettaient,
36:01des obligations liées à l'inflation.
36:03Alors on a une bonne protection, en fait, dans ces moments de crise
36:07liées aux perspectives de reprise de l'inflation,
36:09avec ces instruments obligataires.
36:11Merci beaucoup Frère Ecloisel de nous accompagner ce matin,
36:13co-gérant des stratégies de taux chez Coaéro Capital,
36:15pour revenir sur les dynamiques du marché obligataire
36:18depuis le début du conflit.
36:209h39, tout de suite c'est l'heure du face-à-face.
36:24Deux acteurs de marché, avec en plateau Vincent Juvincent Plateau.
36:27Heureux de vous accueillir en plateau, Vincent.
36:29Vous êtes de passage à Paris,
36:31vous êtes responsable de la stratégie d'investissement de ING,
36:33et Florian Roger, responsable de la stratégie d'investissement
36:36de BNP Paribas CIB.
36:38Merci d'être là également Florian.
36:40Bon, pour rebondir un petit peu sur ce qui vient d'être dit
36:43sur la partie taux, c'est vrai que ce matin on a une petite détente
36:46avec des coureurs du pétrole qui essayent de se tasser.
36:49C'est vrai qu'en fait depuis le début du compli,
36:50c'est vraiment, Florian, le baril de pétrole
36:53qui fluctue à la hausse ou à la baisse ce marché des taux.
36:58Entièrement, c'est lui qui va faire l'ampleur du choc inflationniste
37:02et l'ampleur du choc de croissance.
37:04Et donc c'est lui qui dicte un peu ce qui va se passer en fait
37:06sur les taux d'intérêt.
37:08Après, tout ça est très fragile aujourd'hui.
37:10Si on essaye un peu de raisonner en termes de scénario macroéconomique,
37:14quand on regarde les prix du pétrole,
37:16si on regarde la courbe des futurs,
37:18les deux premières séances, on est autour de 100 dollars,
37:19et après on vient autour de 80 dollars.
37:21Quand vous êtes autour de 80 dollars,
37:24par rapport à l'avant-conflit, ça fait 20 dollars en plus,
37:26ça fait un choc sur la croissance en gros de 0,3-0,4.
37:29Donc la zone euro, ça ne nous ramène pas trop loin de 1,
37:32autour de 1,2.
37:33Les Etats-Unis, ça nous ramène aussi proche
37:35de la croissance potentielle.
37:37Voilà, l'ajustement du marché correspond en gros
37:39à l'évolution des prêts du pétrole.
37:40Donc il y a une forme de logique en fait qui s'est créée aujourd'hui.
37:44Et tout dépend bien sûr de la durée de ce conflit.
37:47Quels sont un petit peu les scénarios que vous tirez chez ING et Vincent Juvins,
37:52sachant que le baril de pétrole est à 100 dollars ?
37:54Pour rappel, en début d'année, on était à 60.
37:57Le besquet, c'est déjà plus un scénario potentiel.
38:01Le conflit qui dure relativement peu de temps,
38:04quatre semaines, c'est quelque chose qu'on peut oublier.
38:06On est déjà dans cette troisième semaine,
38:07et la semaine prochaine dans la quatrième.
38:09On sent bien que les Iraniens sont en capacité de faire durer ce conflit,
38:14malgré leur relative faiblesse sur le plan militaire.
38:17Donc on est dans ce second scénario,
38:18où a priori on est parti encore pour de nombreuses semaines,
38:22tant qu'il n'y a pas d'accord de paix, tant qu'il n'y a pas de cesser
38:24le feu.
38:25Donc ça veut dire que pour le prix du pétrole,
38:26la prime de risque qu'on a actuellement va vraisemblablement perdurer encore un temps.
38:29Donc ça veut dire que sur le deuxième trimestre,
38:31on peut s'entendre à un impact significatif sur l'inflation,
38:34et évidemment un impact significatif sur la croissance.
38:36Est-ce que ça durera au-delà de cela ?
38:38Là, je suis bien en peine de vous le dire.
38:40Mais enfin, si on devait avoir un blocage total du détroit d'Hormuz
38:43de manière durable, on pourrait imaginer les prix pétroliers
38:47augmenter bien plus qu'ils ne le sont que les niveaux actuels.
38:50Je pense que les dirigeants iraniens ont évoqué eux-mêmes
38:52les prix de 200 dollars et leur ambition de faire feu de tout bois
38:56pour bloquer ce détroit d'Hormuz.
38:57Ça n'a jamais été fait de manière durable,
38:59donc évidemment ce serait pénalisant pour l'économie mondiale.
39:02Alors maintenant, il y a quand même des exceptions potentielles
39:04qui peuvent être faites pour les navires à direction de l'Inde, de la Chine,
39:07et on sait que ce détroit d'Hormuz est évidemment central
39:10pour le flux gazier et pétrolier vers ces pays.
39:13Ça pourrait peut-être réduire un petit peu les tensions
39:16sur les marchés pétroliers.
39:18Mais enfin, ce n'est certainement pas le best case aujourd'hui.
39:20C'est un scénario où il faut, chez nous, en termes d'allocations,
39:23revoir un petit peu notre playbook stagflation,
39:27et revoir un peu ce qui n'avait pas fonctionné en 2022,
39:30et puis revoir un petit peu ce qui n'avait pas fonctionné dans les années 70.
39:34Mais on est clairement dans ce contexte.
39:36S'il y a bien une chose qui monte dans un environnement stagflationné,
39:39c'est les prix du pétrole et les corrélations cross-assets.
39:41Et là, on est en plein dedans depuis le début de l'année.
39:44La corrélation stock-bonds est repassée largement en territoire positif.
39:47Et ça, évidemment, c'est inconfortable quand on gère des portefeuilles diversifiés.
39:51Vous l'avez souligné, Florian Roger,
39:53le marché du pétrole ne pense pas que ce conflit va s'éterniser,
39:56en tout cas que des solutions seront trouvées,
39:58dans le sens où le pétrole qui est à 100 dollars aujourd'hui,
40:00pour une livraison en fin d'année et plutôt aux alentours des 80 dollars.
40:03Les banques centrales, que peuvent-elles faire aujourd'hui dans ce contexte ?
40:07C'est vrai que là, elles vont devoir réagir à chaud.
40:09Elles n'ont pas le choix.
40:10Le conflit est en place depuis à peine trois semaines.
40:13Oui, je pense qu'il y a urgent d'attendre pour les banques centrales.
40:17Toutes, elles sont comme nous, confrontées à beaucoup d'incertitudes.
40:20Donc, on est sur ce démarrage de conflit.
40:22Donc, les banques centrales risquent d'attendre.
40:25Nous, on n'attend pas de décision, en fait, de mouvement monétaire, en fait, sur la semaine.
40:30Il y a un challenge, c'est ancrer les anticipations d'inflation.
40:33Après, Etienne, vous êtes un très bon témoin pour le marché,
40:35parce que vous voyez tous les intervenants venir.
40:36Et je pense que tous les intervenants sont en train de vous dire,
40:39c'est un choc d'offre, ça n'est pas un choc de demande,
40:41c'est différent de 2022.
40:42En 2022, on sortait du confinement.
40:45Donc là, il y avait un taux d'épargne élevé,
40:46il y avait un soutien budgétaire qui était fort.
40:48Donc, il fallait dorsir la politique monétaire.
40:49Là, c'est juste un choc d'offre.
40:50Il ne faut pas faire grand-chose.
40:54Je pense qu'elles seront rationnelles, vu que le jugement,
40:57ça va être effectivement d'attendre.
40:59C'est plutôt l'après-conflit.
41:00Parce qu'en fait, si on raisonne un peu,
41:02ce conflit, il est quand même cher pour les États-Unis.
41:04On parle entre 2 et 3 milliards par jour.
41:06On a eu la décision de la Cour suprême.
41:08Il manque 150-200 milliards, en fait, sur la partie tarifs.
41:11Si j'ajoute tout ça, ça veut dire plus d'un pour cent de déficit en plus.
41:15On a des banques centrales qui vont attendre,
41:16parce que c'est raisonnable d'attendre aujourd'hui,
41:18je pense à la Banque centrale du Japon,
41:20mais qui, dans un deuxième temps, peut devoir accélérer.
41:22Et finalement, sur les marchés obligataires,
41:24on peut avoir un contre-choc qui arrive après le conflit
41:27et qui ramène un peu plus de volatilité.
41:29Donc là, on a un premier choc avec le conflit.
41:31Bien évidemment, c'est le détroit d'Hormuz qui est la clé,
41:33et de savoir s'il est débloqué rapidement ou pas
41:35pour l'impact macroéconomique.
41:37Mais même si on a un déblocage rapide,
41:39attention dans un deuxième temps à un contre-choc,
41:41en fait, sur la partie obligataire.
41:43La BCE, en tout cas, désormais,
41:45le marché n'anticipe plus de baisses de taux.
41:47Il anticipe des hausses de taux.
41:48Alors, on est peut-être sur des réactions épidermiques,
41:51où le marché réagit en fonction du prix du Paris.
41:53La île de pétrole au jour même.
41:55Mais en attendant, quand vous regardez le marché monétaire,
41:57c'est une hausse d'ici cet été
41:59et une probable deuxième hausse à la fin de l'année.
42:02Ce n'est pas neutre quand même.
42:03En début d'année, le marché s'attendait à un statico,
42:06voire même à des baisses de taux.
42:08Les taux sont neutres en Europe, en gros, sont à la neutralité.
42:12Et si on a un prix du baril qui est autour de 80,
42:15c'est-à-dire que l'inflation européenne va être autour de 3.
42:17Donc, on peut se dire qu'on est au-delà du mandat
42:20de la BCE, d'où ces anticipations de marché.
42:22Après, je reviendrai à ce que disent beaucoup d'intervenants, je pense.
42:25C'est un choc d'offres.
42:26Là, ça n'a pas d'effet de second tour, d'après nous, à venir en Europe
42:29parce qu'il n'y a pas de tensions sur les marchés du travail.
42:32Donc, notre scénario central, c'est de dire
42:34que la Banque centrale européenne ne bougera pas assez tôt sur l'année 2026.
42:38Et du coup, sur la partie courte de la courbe européenne,
42:40vous avez plutôt de la valeur parce qu'effectivement,
42:41vous avez des anticipations de hausse de taux.
42:43Donc, votre opinion est inchangée par rapport au début d'année.
42:46Exactement.
42:46Vous pensez que c'est une année blanche, entre guillemets, pour la BCE.
42:50Du côté de la Fed, qu'attendez-vous, Vincent Juvin, ce soir de Jerome Powell ?
42:53Et surtout sur ce rythme de baisse de taux qui, là aussi, est un petit peu mis à mal.
42:58FedWatch voit une baisse de taux maintenant en octobre au mieux.
43:02Oui, de l'attentisme.
43:03Je pense que la Fed est d'autant plus démunie, évidemment,
43:06qu'elle fait face quand même à un ralentissement de l'économie américaine.
43:09On l'a vu sur les chiffres du T4.
43:11On le voit encore sur le marché du travail.
43:12Donc, il y a finalement ce mandat dual de la Fed
43:14qui est à la fois de maintenir l'inflation et de gérer le marché du travail.
43:18Elle est dans l'inconnu, comme nous, évidemment.
43:20On s'attendait à deux baisses de taux.
43:22C'était le scénario du marché de la Fed cette année.
43:24Alors, elles ont été repoussées dans le temps.
43:26C'était avant l'été pour la première.
43:27On était désormais après l'été.
43:29Et puis, on se demande si on aura réellement dans le contexte actuel.
43:32Encore une fois, tout cela dépendra évidemment de la durée du conflit.
43:35Donc, la Fed est plus que jamais dans une position inconfortable.
43:38Maintenant, évidemment, à nous qui sommes démunis face à la certitude du contexte actuel.
43:42C'est vrai qu'un éclairage sur leur perception de cet environnement
43:46et sur un peu de forward guidance sur quelle pourrait être leur réaction dans les prochains mois
43:51face à ce choc qui, aujourd'hui, dure déjà objectivement plus longtemps que ce que d'aucuns avaient espéré.
43:56Donc, statu quo ce soir, mais il est certain que, en tout cas, sur certains pans de l'économie américaine,
44:02des baisses de taux s'imposent.
44:03Et puis, voilà, elle rahentit.
44:06C'est indéniable.
44:06Et puis, n'oublions pas qu'il y a un choc économique potentiel derrière.
44:09On le voit en Europe.
44:10On le verra sans doute aux États-Unis.
44:12Les prix pétroliers qui augmentent.
44:13On sait, finalement, une taxe sur la consommation, une de plus consommateurs qui étaient déjà à la peine aux États
44:18-Unis
44:19et qui l'étaient déjà en Europe.
44:21Et derrière, évidemment, les anticipations de croissance qui repartent en Europe,
44:26il y avait beaucoup d'espoir sur la demande domestique.
44:28On voit ici que les ventes au détail sont plutôt à la peine
44:30et que les intentions d'épargner en Europe sont au plus haut historique.
44:34Donc, les consommateurs européens et américains se demandent un petit peu,
44:39évidemment, où se dirigent les prix d'énergie et quel sera l'impact sur leur pouvoir d'achat.
44:43Le galon aux États-Unis, en moyenne, est désormais à 3,75 dollars.
44:46Et on sait, évidemment, que c'est un point de référence particulièrement important.
44:51Donald Trump avait d'ailleurs mentionné ce même prix du galon
44:54comme un objectif quasi de campagne ou de politique, en tout cas.
44:57Et on voit là, évidemment, que ça devient problématique.
44:59Alors, ça fait 1 dollar le litre.
45:01Pour Européens que nous sommes, ça nous paraît assez peu.
45:03Mais on est quand même sur une hausse de 25 % depuis le début du mois.
45:07Depuis le début du mois, le Nasdaq Composite ne perd que 0,8 %.
45:11Impressionnant quand même de voir comment Wall Street encaisse le choc d'une façon bluffante.
45:17C'est-à-dire que le Nasdaq perd 0,8 depuis le début du mois, le S&P à peine
45:222 %.
45:22Alors, c'est vrai que janvier-février, Wall Street avait sous-performé par rapport à l'Europe et au marché
45:26asiatique.
45:27Comment vous expliquez que là, c'est le retour en grâce des marchés américains, Vincent ?
45:30Oui, des marchés américains. Alors, on le voit, je dirais, sur la plupart des classes d'actifs, mais spécifiquement du
45:34Nasdaq.
45:35Il faut rappeler évidemment qu'au mois de février, le Nasdaq avait été massacré, notamment avec ses inquiétudes,
45:39de l'impact de l'intelligence artificielle sur le secteur des softwares, qui avait évidemment beaucoup dégusté à l'époque.
45:45On se rend compte qu'on a sans doute un peu jeté le bébé avec l'eau du bain à
45:48l'époque et que l'impact de l'intelligence artificielle sur le secteur des softwares, il faudra voir évidemment dans
45:53le temps.
45:53C'est le seul secteur qui est devenu meilleur marché depuis le début de l'année.
45:56On se demande douce, s'il ne faudrait pas, buil de dip, mais il n'y a pas de dip.
45:59S'il y a un dip, c'est en tout cas un peu sur les US et surtout sur les
46:03softwares.
46:04Et les softwares ont quand même pas mal de vertus dans le contexte actuel.
46:07Dans un contexte en tout cas temporairement stagflationniste, on veut des valeurs qui ont une capacité de fixation de prix,
46:12c'est le cas.
46:14Et on veut des valeurs qui font face à une demande relativement inélastique pour les biens et services qu'elles
46:18commercialisent, c'est le cas également du secteur des softwares.
46:21Et on a vu que les derniers résultats en date, RAC la semaine dernière, Adobe et ainsi de suite, on
46:25a eu des résultats de plutôt bonne facture.
46:27Et il faut savoir que dans les softwares, on a à peu près 70% des revenus qui sont récurrents.
46:31Des licences, que ce soit Microsoft, que ce soit nos licences cloud d'abonnement ou autres, ce sont des choses
46:37qu'on ne va pas annuler si on est face à une récession ou à une pression sur notre pouvoir
46:41d'achat.
46:41Donc il y a une caractéristique défensive, ça peut paraître paradoxal, dans le secteur des softwares aujourd'hui.
46:45Mais il y a combien de choses, je la donne ? On le voit depuis le début de l'année,
46:48il y a la crainte d'une disruption, que Cloud Cowork, d'autres logiciels, arrivent sur des logiciels métiers et
46:55tirent les prix vers le bas.
46:57Alors, je dirais que c'est un peu comme le détroit d'Hormuz, on navigue évidemment à vue plus dans
47:00le détroit d'Hormuz que dans la tech.
47:02Mais bon, alors ce n'est pas la première fois qu'on annonce la fin du secteur technologique suite à
47:06une nouvelle disruption.
47:07Rappelez-vous le lancement de ChatGPT, on avait dit, les gens ne chercheront plus sur Google.
47:11Depuis lors, Alphabet a fait des miracles en bourse, a investi 170-180 milliards de dollars en CAPEX par an.
47:17Et on cherche, vous et moi, tant et plus sur Google et via l'IA de Google Gemini, qui est
47:23aujourd'hui un des standards du marché.
47:26On a annoncé la fin des secteurs des semi-conducteurs, Nvidia et autres, lors du lancement de DeepSeek R1.
47:31Rappelez-vous, il y a un an, depuis lors, on a vu qu'Nvidia a continué à avancer.
47:34Donc, gardons-nous de conclusion hâtives.
47:37Je pense qu'il faut, personnellement et certainement chez ING, conserver cette exposition à la technologie.
47:42Et elle est plutôt à la part de la résilience en portefeuille actuellement.
47:46On va l'aborder de manière diversifiée, que ce soit sur le Nasdaq, que ce soit en Chine,
47:52que ce soit, je dirais, de manière transversale, voir les secteurs qui l'utilisent, notamment au secteur des soins de
47:57santé.
47:57Et de manière verticale, aller voir également sur les fournisseurs d'énergie, d'électricité, cette fois-ci, pour les data
48:03centers.
48:04Je pense que la technologie, on peut vraiment la jouer de manière assez large.
48:08Et ça nous réussit plutôt bien pour l'instant dans les portefeuilles.
48:10Florian Roger, j'entends l'argument de Vincent Juvin sur la tech qui est assez résiliente en ce moment.
48:16Ça n'empêche que le S&P 500, même le Dow Jones, tiennent très bien depuis le début du mois.
48:21Est-ce que les États-Unis sont plus immunisés que d'autres régions du monde face à ce conflit ?
48:25Oui, parce qu'il y a une moins forte dépendance énergétique.
48:28La dépendance énergétique est beaucoup plus forte en Europe et en Asie.
48:31Donc, c'est assez logique, en fait, qu'on ait une surperformance du dollar et des actifs américains.
48:35Après, comme je le disais en introduction, aujourd'hui, le marché, en gros,
48:38il intègre un scénario avec un prix du pétrole autour de 80 dollars, le baril.
48:43La problématique, c'est que le temps joue contre l'économie mondiale.
48:46C'est-à-dire que si le Détroit-Dormuz reste bloqué encore plusieurs semaines,
48:51voire plusieurs mois, même un petit peu plus d'un mois,
48:54en fait, on va avoir des tensions sur l'approvisionnement de pétrole.
48:57Et donc là, on va avoir des prix du pétrole qui vont aller beaucoup plus haut.
48:59Et là, on aura, en fait, une nécessité de réévaluer l'impact du choc sur l'économie mondiale.
49:05Donc, dans les portefeuilles, nous, on reste plutôt défensif aujourd'hui en se disant
49:08il n'y a pas de buy the dips, il n'y a pas eu une correction qui était trop
49:11forte de la part du marché.
49:12Là, on a intégré un 80 dollars, mais le temps, en fait, joue négativement pour l'économie mondiale.
49:17Ce qui amène à être plutôt plus prudent.
49:20Et les zones les plus impactées, c'est celles qui sont le plus dépendantes en termes énergétiques,
49:23c'est l'Asie et l'Europe.
49:25Et donc, en termes d'allocations, quand vous dites défensif, ça veut dire quoi ?
49:29C'est retourné sur les secteurs déjà de l'an passé, des télécommunications, des utilities ?
49:35On a un petit peu réduit l'Europe.
49:36On a été très exposés à l'Europe, en fait, en début d'année, en se disant
49:41on a quand même là des efforts qui viennent sur le plan allemand.
49:44Sur la France, on espérait un rattrapage, en fait, de la consommation grâce au taux d'épargne qui était élevé.
49:49Bon, là, on a un choc sur le pouvoir d'achat des ménages qui vient.
49:52Donc, on a un petit peu réduit l'Europe parce qu'il y a davantage de risques là.
49:56Donc, voilà, d'où cette posture un peu plus défensive.
49:59Après, ce qu'on recommande aujourd'hui, c'est de diversifier.
50:01C'est-à-dire que la partie obligataire, les taux ont rebaissé.
50:03Mais comme je le disais tout à l'heure, attention à un contre-choc sur les taux dans un deuxième
50:06temps,
50:07après le conflit.
50:08Comment diversifier un portefeuille quand on a un scénario de stagflation ?
50:11La plus meilleure classe d'actifs, c'est le crédit.
50:13Donc, il faut alléger le crédit.
50:14Et les meilleures classes d'actifs sont les matières premières.
50:17Donc, dans ces cas-là, c'est l'or, là, qui a plutôt été vendu parce qu'elle avait bien
50:20performé,
50:21mais qui a, d'après nous, encore un potentiel de hausse qui est quand même assez significatif.
50:24Et les autres matières premières, l'aluminium...
50:28Ça a déjà commencé, début d'année.
50:30Ça a déjà commencé, mais ça va continuer.
50:32C'est-à-dire qu'on a une inflation qui va se retrouver aux États-Unis, potentiellement,
50:36autour de 3,5%, 3,5%, 4%.
50:39Quand vous êtes sur ces niveaux d'inflation,
50:42historiquement, vous avez un vrai problème de diversification des portefeuilles.
50:44C'est-à-dire que vous avez des obligations qui ont tendance à baisser en même temps que les actions.
50:48Comment vous diversifiez ?
50:49Les matières premières.
50:50Et donc, ça renforce, en fait, cette idée.
50:52Donc, il y a le conflit.
50:53Il y a une nécessité d'indépendance énergétique.
50:56Là, on va avoir encore beaucoup d'investissements.
50:58Ça va consommer des matières premières.
50:59Ça va entraîner des tensions sur les prix des matières premières.
51:01Et il y a une logique de diversification de la part des banques centrales sur l'or
51:04et de diversification financière, en fait, sur l'ensemble des matières premières.
51:09Vous avez parlé de l'Allemagne.
51:11Depuis un an, le marché attend avec beaucoup d'impatience le plan de relance.
51:16Est-ce qu'aujourd'hui, ce plan de relance peut être mis à mal avec un bond à 3%
51:19?
51:19Les incertitudes que vous citez avec un consommateur qui, forcément, hésite.
51:23Et puis, des entreprises aussi.
51:24C'est vrai qu'aujourd'hui, une entreprise, lancer un projet d'investissement aujourd'hui,
51:27elle ne sait pas où elle va.
51:29C'est sûr que ça nuit au plan allemand,
51:30qui a une intensité énergétique qui est quand même importante.
51:33Donc, ça l'impacte, en fait, très directement.
51:36Nous, on était positifs parce qu'on trouvait qu'il y avait trop de scepticisme sur l'Allemagne.
51:40Le budget qui avait été présenté le 18 septembre
51:42nous montrait 43 milliards de relance au quatrième france du film Kalimpulse.
51:47Donc, même avec un tout petit multiplicateur,
51:49on se disait qu'on allait au moins faire 0,3, 0,4 sur l'Allemagne.
51:52On a la loi de simplification administrative qui est passée fin février.
51:57On n'a rien vu parce qu'il y a eu le conflit, en fait,
51:59qui a monopolisé l'attention.
52:01Donc, on pouvait avoir une accélération des dépenses sur le deuxième trimestre.
52:04Voilà, il y a un véritable effort allemand.
52:07Ça va dépendre beaucoup, en fait, de l'évolution des prix du pétrole.
52:10Là, et vu l'intensité énergétique.
52:12Après, sur les taux européens, nous, on ne les voit pas forcément monter beaucoup
52:15parce qu'on se dit que la Banque Centrale Européenne ne va pas monter ses taux.
52:17Et puis, la hausse des taux longs, elle est déjà plutôt bien intégrée.
52:21Mais prudent en attendant, quand même.
52:22Pardon ?
52:23Prudent en attendant.
52:24Plutôt prudent sur la partie crédit, d'une manière générale.
52:28Effectivement, on a réduit un petit peu les actions européennes
52:30parce qu'il y a plus d'exposition énergétique aujourd'hui.
52:32Vous partagez ce point de vue sur l'Allemagne, Vincent Juvens ?
52:36Je suis peut-être plus sceptique que Florian sur l'Allemagne,
52:39dans la mesure où, je pense que ce plan allemand, d'abord, était une bonne chose.
52:43Il faut le signaler.
52:45C'est le seul État européen qui peut se permettre de le faire.
52:48Maintenant, évidemment, l'effet multiplicateur de ses dépenses en infrastructures
52:52est relativement limité.
52:54C'est une chose différente.
52:55Quand construire un nouveau pont, ça va améliorer la productivité entre les deux régions qui sont reliées.
53:00En rénover un, c'est évidemment fondamentalement différent.
53:03Par ailleurs, les dépenses de défense, on le sait fort bien,
53:06à peu près 60% de chaque euro dépensé en défense en Europe file in fine aux États-Unis.
53:12Donc, l'impact sur l'économie est relativement limité.
53:14Il n'en demeure pas moins que c'était une bonne impulsion et je souscris tout à fait au scénario
53:18que ça puisse soutenir la croissance allemande et que ça percole quelque peu en Europe.
53:22Par contre, on se rend bien compte qu'ailleurs, en Europe, on n'est pas dans cette même dynamique,
53:26tant et si bien que lorsque la Commission européenne et la Banque centrale européenne
53:30calculent l'impulsion budgétaire qui est déployée en Europe actuellement,
53:34ça fait deux ans qu'elle est négative.
53:36Alors qu'on a cette idée générale, lorsqu'on lit parfois les titres des journaux,
53:39que l'Europe est repartie dans une nouvelle ère budgétaire.
53:42Ce n'est pas le cas.
53:44L'Allemagne peut-être.
53:45Ailleurs, on se sert plutôt à la ceinture, d'où prudence.
53:48Alors, petit point de divergence sur les taux également.
53:50Je suis un peu plus inquiet, moi, sur les taux européens.
53:53On avait quand même en début d'année d'autres thématiques que l'inflation,
53:55mais qui étaient des questions de soutenabilité de la dette publique.
53:58Et puis, la BCE, n'oublions pas, elle devrait vraiment baisser la taille de son bilan
54:02d'à peu près 250 milliards cette année.
54:06Donc, la BCE, qui était un acheteur massif d'obligations européennes sur les marchés,
54:11ne l'est plus à ce stade.
54:12Et ça vient évidemment se confronter à une offre obligataire
54:16qui est plutôt en hausse pour financer le plan allemand,
54:18pour financer des déficits ailleurs.
54:20Donc, il y a quand même, pour moi, toujours des tensions sur les marchés de taux longs.
54:23Raison pour laquelle, nous, depuis le début de l'année,
54:25et d'ailleurs depuis à peu près 18 mois,
54:26on est plutôt court en termes d'exposition, taux d'intérêt.
54:29Rappelons aussi que dans un contexte agflationniste,
54:31les taux longs, c'est évidemment une classe d'actifs
54:33qui a des difficultés historiquement.
54:35On est au bout.
54:35Merci à tous les deux de nous accompagner ce matin.
54:38Vincent Juvins, donc, pour ING,
54:39et Florian Roger pour BNP Paribas, CIB.
54:42Le CAC 40 est donc au-delà des 8 000 points.
54:44Troisième séance dans le vert, 8 035 points.
54:46C'est une hausse de 0,77%.
54:49A noter que Airbus gagne un peu plus de 1,3%
54:51avec le groupe qui a annoncé ce matin avoir reçu une commande
54:55de plus de 100 monocouloirs d'A320 et d'A321
54:59de la part du loueur d'avions Aircap.
55:02Dans un instant, vous retrouverez les experts avec Raphaël Lejean.
55:06J'imagine que vous allez parler d'Airbus,
55:08des tensions peut-être du côté de Toulouse.
55:09On ne va pas parler que d'Airbus aujourd'hui.
55:11On va commencer par l'économie de guerre,
55:13trois ans après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
55:16Où en est-on ?
55:17Vous savez qu'Emmanuel Macron doit annoncer aujourd'hui
55:19le nom du nouveau porte-avions.
55:21L'Europe est-elle prête à se défendre et exister au XXIe siècle ?
55:27Ce sera le premier débat.
55:28On reviendra sur les accords des municipales aussi,
55:32les accords PS-LFI.
55:34Font-ils courir un risque industriel ?
55:36Vous parliez d'Airbus.
55:38Eh bien, quant à Toulouse, si à Toulouse, on a un maire LFI,
55:41que dira Guillaume Faury ?
55:43Le troisième sujet, ce sera le pouvoir d'achat des ménages.
55:47La crise au Moyen-Orient menace-t-elle le pouvoir d'achat des Français ?
55:50En 2026, faut-il revoir le budget ?
55:54Et puis enfin, on terminera par cette question.
55:57A-t-on trop subventionné les énergies renouvelables ?
56:01C'est la Cour des comptes qui tire la sonnette d'alarme.
56:03Voilà le programme des experts.
56:0410h, 11h, 11h, tout pour investir avec Antoine Larigauderie.
56:07Et puis, la séance à Wall Street, vous la suivez bien sûr cet après-midi
56:10dans BFM Bourse, avec donc des indices américains
56:14qui caracolent en tête depuis le début du mois.
56:17Good Morning Market sur BFM Business.
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