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  • il y a 2 jours
Ce mardi 24 février, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, Paul Marcel, cofondateur de l'Atelier des Options, Raphaël Génin, analyste financier chez Euroland Corporate, Jacques Lemoisson, fondateur de GATE Capital Management, Roland Kaloyan, responsable de la stratégie actions européennes chez Société Générale CIB, et Matthieu Barriere, responsable adjoint de l'allocation d'actifs chez ODDO BHF AM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:06L'actualité des marchés financiers dans un instant sur BFM Business avec l'ouverture du CAC 40.
00:12Etienne Braque et l'ambiance quelques minutes avant l'ouverture.
00:15Hier soir, les trois indices américains ont perdu plus de 1% à la clôture,
00:18moins 1,5% même pour le Dow Jones qui a très largement été pénalisé par IBM.
00:22Vous en parliez il y a l'instant avec Jean-François Robin, le titre a quand même perdu plus de
00:2513%
00:27avec Anthropik qui multiplie les annonces.
00:28Maintenant, ce n'est plus toutes les semaines, mais c'est quasiment tous les jours
00:31puisque vendredi, c'était notamment sur le service cybersécurité.
00:36Hier, c'était sur le langage de code de IBM, ce qui lui a donc valu un plus, un moins
00:42de 13 hier soir à la clôture,
00:43à 223 dollars pour ce titre IBM avec des investisseurs maintenant qui ne sont plus du tout amusés
00:50par l'intelligence artificielle, loin de là, puisqu'ils commencent à se rendre compte
00:52que l'intelligence artificielle va faire des dégâts et qu'aujourd'hui, c'est compliqué
00:57de décerner les gagnants et les perdants de l'intelligence artificielle
01:00puisque si destruction de postes, il doit y avoir, si ralentissement économique, il doit y avoir,
01:05ça va bien sûr concerner l'ensemble de l'économie, à commencer notamment par le secteur bancaire.
01:09Et c'est vrai que là-dessus, Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, n'a pas été très rassurant
01:13hier soir, comme à son habitude, il faut dire.
01:16Il voit des signaux d'avant-crise de 2008 quand même.
01:18Alors ça fait plusieurs mois qu'il est quand même très prudent, mais là, hier, il est quand même très
01:23mal à l'aise
01:23face à ce qui se passe notamment du côté de Blue Hoy, ce qui se passe sur la dette privée,
01:27ces fameux fonds qui ne sont pas liquides, qui sont investis, là sur le cas de Blue Hoy,
01:31c'était un fonds spécifique sur le secteur des softwares, sur le secteur des logiciels,
01:35des investisseurs qui ont peur, donc qu'est-ce qu'ils font ? Ils veulent retirer leur bille,
01:38et puis en fait, on leur dit, non, le fonds, il est bloqué, vous ne pouvez plus retirer votre argent,
01:42donc il faut trouver de l'argent. Le fonds a essayé de trouver un peu plus d'un milliard
01:46en vendant des actifs, bref, il y a beaucoup de troubles, beaucoup d'inconnus concernant
01:51les actifs non cotés, et ça, ça rend particulièrement mal à l'aise Jamie Dimon,
01:56mais aussi la Maison Blanche, puisque Scott Bessent, le secrétaire américain au Trésor,
02:02ancien gestionnaire d'actifs, grand financier, se dit également là préoccupé,
02:05il dit qu'il va suivre de près, en espérant que ça ne va pas toucher, in fine, les particuliers.
02:10Dans les publications de la matinée, on a eu Eden Red, par exemple ?
02:13Oui, on a eu Eden Red qui a publié ses résultats, Eden Red qui ne fait plus partie du CAC
02:1640,
02:17puisque l'entreprise est sortie l'an passé, après un parcours cauchemardesque,
02:20puisque le titre a été divisé par 3 sur ces 4-5 dernières années.
02:24Bon, le titre devrait reprendre de la hauteur dans quelques instants à l'ouverture,
02:27puisque vous avez des résultats qui sont au-delà des attentes,
02:30un groupe qui annonce même un bénéfice par action record, ce qui n'était pas gagné,
02:35puisque le groupe fait face à un remodelage de son business model,
02:39avec la France, l'Italie, le Brésil, qui sont en train de revoir les règles des avantages aux salariés.
02:44Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
02:46Qui ouvre en baisse de 0,3%, comme attendu en pré-ouverture.
02:49Le CAC 40 qui est quand même très résilient face à la baisse de plus de 1% hier des
02:52trois indices américains.
02:54Même hier soir, à la clôture, on était sur un repli de 0,2% à Paris.
02:57Donc les indices européens et en particulier le CAC 40 continuent d'avoir une longueur d'avance face à Wall
03:03Street ces derniers jours.
03:04ST Microelectronics, Stellantis et Pernod Ricard sont les trois plus fortes hausses à l'ouverture.
03:08A l'inverse, Capgemini, le secteur de la tech, continue de sous-performer,
03:12moins 2,7% pour ce titre, Capgemini à 99,20€.
03:16Comme attendu, Eden Red est la plus forte hausse du SBF 120, avec un gain de plus de 5%.
03:20La valeur retrouve les 19€, 19,15€.
03:23Sur le front des devises, l'euro-dollar a perdu les 1,18€ ces dernières heures.
03:271,17,80€.
03:28Et puis alors vous avez un mouvement très impressionnant sur les taux, pour faire simple, un peu caricatural, désolé pour
03:33les experts.
03:34Vous avez des investisseurs qui ont vendu des actions parce qu'ils ont peur de la situation des droits de
03:38douane, de l'intelligence artificielle.
03:39Et ils achètent des taux en se disant, on se couvre, on se met à l'abri.
03:43Et donc plus il y a des acheteurs sur les taux, plus les taux baissent.
03:45Et donc vous avez un 10 ans français qui est ce matin à 3,27€ quand même sur des plus
03:49bas du mois de juin.
03:50Donc vous voyez, mine de rien, ces inquiétudes, ces droits de douane, l'intelligence artificielle, etc.
03:55Ça fait baisser les taux.
03:55Et bien ça fait quand même les affaires de Bercy, qui pour rappel...
03:58Mais ça fait monter l'or aussi, non ?
03:59Oui, ça fait monter l'or, qui est au-delà des 5200$ ce matin.
04:02Mais en tout cas, sur le marché obligataire, il y a une nouvelle détente qui est quand même assez marquante,
04:07notamment sur les taux longs.
04:08Au menu de Good Morning Market.
04:09Dans un instant, avec Christopher Dambic, on va revenir sur ses inquiétudes en ce qui concerne l'intelligence artificielle.
04:14Est-ce que le marché va pas un petit peu trop vite ?
04:16Comment aujourd'hui arbitrerait son portefeuille face à ces nombreuses questions sans réponse ?
04:21Donald Trump a prononcé ce soir un discours sur notamment l'union de l'État,
04:25avec notamment des mesures et peut-être une réaction sur les droits de douane qui ont été retoqués en partie
04:31vendredi dernier par la Cour suprême.
04:33Du côté des valeurs, avec les équipes de Roland, nous reviendrons notamment sur Exei Technologies,
04:37qui a publié ses résultats la semaine dernière.
04:38Nous sommes dans le secteur de la défense, l'ex-groupe Gorgé qui se dit très confiant pour cette année,
04:43avec bien sûr l'ensemble des pays qui sont en train de se réarmer.
04:46À 9h30, nous serons avec Jacques Lemoisson, pour revenir notamment sur le nouvel an chinois,
04:50avec ça y est, les marchés chinois qui ont rouvert ce matin, après une semaine de fermeture.
04:54À quoi faut-il s'attendre dans les prochaines semaines du côté de la Chine,
04:57sachant que les indices chinois ont très bien performé depuis le début de l'année ?
05:00Et puis est-ce que la tech chinoise est immunisée à ses doutes sur l'intelligence artificielle ?
05:04De nombreuses questions auxquelles vous aurez des réponses dans la prochaine heure.
05:07Bonne émission, à demain.
05:16C'est parti pour Good Morning Market.
05:18Le CAC 40, c'est donc 0,3%, 8473 points, moins 0,2% pour l'Eurostox 50,
05:24net sur performance de l'Europe dans les premières minutes de cotation
05:27par rapport à la clôture de Wall Street d'hier soir.
05:29Stellantis, Renault et Pernod Ricard signent les trois plus fortes hausses désormais,
05:32avec des gains supérieurs à 1% qu'en Orca 40, Eden Red est donc la plus forte hausse du
05:38SBF 120
05:38après la publication de ses résultats.
05:42Dans quelques minutes, nous serons avec Paul Marcel qui nous attend depuis l'atelier des options pour faire un point
05:46technique sur la séance du jour.
05:47Revenir notamment, bien sûr, sur NVIDIA qui est attendu au tournant puisqu'NVIDIA va publier demain soir ses résultats trimestriels.
05:54L'intelligence artificielle, justement, qui inquiète en ce moment les marchés actions.
05:57Bonjour Christopher Dambic, merci d'être avec nous ce matin.
06:01Vous êtes conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet Asset Management.
06:04C'est vrai que si pendant un temps, l'intelligence artificielle a musé les marchés,
06:08ça a même été un driver important du côté des États-Unis,
06:11aujourd'hui, ce n'est plus vraiment le cas.
06:13Il suffit de regarder la séance d'hier pour se faire peur.
06:16Oui, on a eu vraiment des investisseurs qui, depuis plusieurs semaines, s'inquiètent de l'IA,
06:22des éléments de destruction qui pourraient être liés à l'IA.
06:24Alors, il y a bien sûr une forte exagération quand on regarde différents indicateurs.
06:29Par exemple, la volatilité moyenne des actions du S&P 500,
06:33on voit qu'on est à des niveaux quasiment de record historique.
06:36C'est beaucoup plus volatile que l'indice.
06:38Ça montre effectivement qu'il y a beaucoup de questionnements.
06:41Après, je pense qu'il faut être extrêmement prudent par rapport aux secteurs qui vont être disruptés par l'IA.
06:47Je crois qu'à peu près tous les acteurs de l'IA,
06:50Antropik, Microsoft, etc., disent que tel ou tel secteur va disparaître dans un laps de temps très court.
06:56La réalité, c'est qu'on n'en sait rien.
06:57Je pense que là où le marché a raison, et c'était une interrogation de début d'année,
07:01c'est-à-dire que beaucoup d'entreprises dans l'IA ont fait des dépenses en investissement,
07:06notamment dans les data centers qui étaient exagérés.
07:08Et là, effectivement, c'est un retour en arrière qui commence à se passer,
07:11qui est probablement optimiste, et c'est une bonne nouvelle.
07:14Sur le reste, sur l'aspect disruption, soyons quand même assez lucides,
07:19toutes les innovations technologiques qui ont eu lieu,
07:21personne n'est en mesure de savoir quel secteur elle est disruptée.
07:24Donc des baisses, comme on constate, notamment dans le secteur des logiciels,
07:27bien sûr, il y aura des gagnants, il y aura des perdants,
07:29mais aujourd'hui, c'est très dur de savoir ce qui va se passer.
07:31Je pense qu'il y a un peu d'inquiétude qui est exagérée.
07:34Il faut relativiser, ça ne veut pas dire qu'il faut quitter tous les secteurs
07:38qui sont aujourd'hui un peu laminés par le domaine de l'IA.
07:42Si la bourse arrive à mettre un prix à ses inquiétudes,
07:45un prix qui est peut-être exagéré à court terme, on ne sait pas,
07:48il y a un secteur qui a du mal à mettre un prix en ce moment,
07:50c'est le secteur du non-coté, avec encore hier,
07:54Jamie Dimon, le patron de la banque JP Morgan,
07:56qui a montré une certaine forme d'inquiétude concernant la dette privée.
08:00Il faisait notamment référence à Blue Oil la semaine dernière.
08:03C'est vrai que sur ce front, la visibilité n'est pas du tout la même
08:06que sur le marché actions.
08:07Non, parce que l'avantage au moins du marché actions,
08:10on peut toujours débattre si le marché a raison ou pas,
08:12mais la réalité, si vous avez, en termes de formation du prix,
08:16c'est extrêmement limpide, et vous avez les entreprises
08:19qui communiquent régulièrement sur leur résultat financier,
08:21donc à minima, il y a des choses solides pour un peu se baser
08:24sur les niveaux de valorisation.
08:26Bien sûr, dans le non-coté, c'est très différent.
08:28Automatiquement, il y a plusieurs sujets dans le non-coté.
08:31Il y a un sujet qui est média, c'est que beaucoup d'acteurs américains
08:33avaient investi dans le secteur des logiciels.
08:35Il suffit de regarder ce qui se passe dans le côté
08:37pour voir que ça chute lourdement, donc automatiquement,
08:39le non-coté n'est pas épargné aussi par ce segment-là.
08:42Il y a une interrogation qui est peut-être un peu plus inquiétante,
08:46à mon avis, sur le non-coté, parce que j'oserais dire,
08:48il suffit d'exclure le secteur logiciel,
08:51mais sur le non-coté, il y a quand même un sujet qui est fondamental,
08:54il y a eu beaucoup d'excès, il y a eu beaucoup de valorisations
08:57qui sont indéniablement exagérées dans tous les secteurs d'activité,
09:00et on a eu finalement des fonds qui se vendaient entre leurs parts,
09:04donc ce n'est jamais très simple, bien évidemment,
09:06et ça crée un phénomène un peu de bulle des prix.
09:09Moi, je vous avoue que je pensais que le sujet du non-coté,
09:12en tout cas américain, viendrait plutôt discuter le marché l'année prochaine.
09:16Quand j'avais fait mes prévisions au début d'année,
09:17ça vient plutôt que prévu.
09:18Je pense que c'est le vrai sujet du moment,
09:20bien plus qu'un peu les inquiétudes purement liées à l'IA,
09:23parce que sur le non-coté, on sait très bien,
09:25comme c'est peu transparent du fait du principe même du non-coté,
09:29qu'il peut y avoir des effets d'entraînement,
09:31y compris sur d'autres secteurs d'activité.
09:32On ne sait pas à quel point les banques sont engagées,
09:35donc c'est un peu ce problème-là qui va se poser,
09:37que tout investisseur doit surveiller de près aujourd'hui.
09:40Christopher, vous êtes conseiller en stratégie d'investissement.
09:42Comment aujourd'hui vous arbitrez les portefeuilles ?
09:44Quels sont vos axes d'investissement ?
09:45C'est vrai que depuis le début de l'année,
09:46l'ensemble des acteurs sur ce plateau parlent de diversification.
09:49C'est vrai que ça se voit, notamment dans la performance,
09:51ne serait-ce que des indices et dans les flux.
09:54Ça n'empêche qu'aujourd'hui, comme vous l'avez souligné en préambule,
09:56c'est compliqué de trouver les perdants et les gagnants.
09:59Oui, je vous avoue que je n'essaie pas de savoir
10:01quels vont être les perdants et les gagnants.
10:02Et même, je vous donne un exemple,
10:04je suis sûr que Salesforce est une belle société qui résistera.
10:08Quand vous avez Salesforce, je crois qu'il a perdu quasiment 60%
10:10par rapport à son point historique,
10:12c'est dur de dire qu'il faut revenir sur l'entreprise.
10:14Donc je pense qu'il faut être extrêmement lucide et humble.
10:17En revanche, je regarde, vous avez mentionné les flux,
10:19je pense que les flux sont des bons indicateurs,
10:21parce que malgré tout, c'est une lame de fonds pour les marchés actions.
10:24Aujourd'hui, il y a quand même beaucoup de flux,
10:26notamment de la part des fonds spéculatifs,
10:27qui sortent des États-Unis et qui vont en Asie,
10:30aussi bien bourse émergente que bourse développée.
10:32Donc on pensera au Japon.
10:33Je pense qu'il y a des belles opportunités là-bas.
10:35J'aime beaucoup aussi les marchés frontières asiatiques.
10:40La chance pour un investisseur aujourd'hui,
10:42c'est qu'il n'est pas obligé d'être adossé à une thématique IA.
10:45Il peut aussi faire du rendement un peu partout ailleurs.
10:48Et notamment, en allant en Asie,
10:50on n'est pas nécessairement adossé à une thématique IA.
10:53Si vous investissez sur le marché boursier japonais,
10:55il y a très peu de sociétés qui sont liées à cela.
10:57Vous en avez une qui est sur les semi-conducteurs,
11:00mais vous êtes plus diversifiés.
11:02Donc peut-être, l'intérêt, c'est la diversification géographique,
11:04mais en ayant un biais aussi sectoriel,
11:06c'est-à-dire ne pas chercher à tout prix à essayer de capter de la valeur dans l'IA.
11:10On sait bien que la Chine, par exemple, est positionnée sur ce segment.
11:13Peut-être regarder ailleurs.
11:14Il y a du luxe, par exemple, des entreprises du luxe chinois
11:16qui performent très bien en bourse.
11:18Ça peut être des segments un peu plus intéressants
11:20et qui sont moins exposés aux inquiétudes sur l'IA
11:22qui, probablement, vont encore perdurer à un moment dans tous les cas.
11:26Vous parliez de Salesforce.
11:26A noter que l'entreprise publiera ses résultats demain soir,
11:29tout comme Nvidia.
11:31Un dernier mot, Christopher Dembik, sur Donald Trump,
11:33avec l'actualité qui va revenir également politique,
11:36même si, à court terme, c'est l'intelligence artificielle qui préoccupe.
11:39Le président américain va tenir ce soir aux États-Unis
11:42son discours sur l'État de l'Union.
11:43Pour nous, ça sera en plein milieu de la nuit.
11:45Qu'est-ce que vous attendez de ce discours ?
11:47Moi, je vais regarder deux points.
11:49Les références qui sont faites à la réserve fédérale,
11:51puisque la pression peut s'accentuer.
11:53On sait qu'au sein du FOMC, vous avez un débat,
11:55même entre certains, qui voient des pressions inflationnistes revenir.
11:58Mais vous avez quand même des chiffres de l'emploi
12:00qui sont très, très nettement dégradés.
12:01Donc, une pression plus forte de la part de l'administration Trump
12:04sur la Fed pour qu'elle baisse les taux.
12:06Ce n'est pas les attentes du marché aujourd'hui
12:07d'avoir des baisses de taux matifs.
12:09Donc, c'est cet aspect-là.
12:10Et probablement, la question géopolitique qui va revenir,
12:12le Groenland, à mon avis, puisqu'il n'y a pas eu tout réaccord,
12:15dans tous les cas, va revenir sur le devant de la scène,
12:17probablement lorsque la fonte des glaces aura eu un peu lieu.
12:20Donc, c'est plutôt vers avril, mai, voire même juin.
12:23Donc, c'est des sujets quand même qui peuvent provoquer
12:26un peu de volatilité.
12:27Bon, la Fed, beaucoup plus, bien sûr, que le Groenland,
12:29qu'il faudra surveiller.
12:30Je pense que c'est déjà deux grands points.
12:32Il va certainement aller sur d'autres sujets,
12:34mais ça peut être des éléments disrupteurs pour le marché.
12:36Merci beaucoup, Christopher.
12:38Christopher Dambi, qui était en direct ce matin avec nous,
12:40conseillant stratégie d'investissement
12:42chez Pictet Asset Management.
12:449h13, tout de suite, on se penche sur la séance du jour.
12:47Légère baisse pour le CAC 40, comme hier soir à la clôture,
12:50moins 0,3% pour l'indice parisien,
12:52légèrement en deçà des 8500 points à 8471 points.
12:57Paul Marcel est avec nous ce matin,
12:58cofondateur de l'atelier des options.
13:00Bonjour, Paul.
13:01Comment vous regardez un petit peu la tendance à la Bourse de Paris ?
13:04C'est vrai que le CAC 40, c'est de 0,3%.
13:06Idem pour l'Eurostock 50,
13:08pas si mal quand on regarde la clôture de Wall Street hier soir.
13:11Oui, bonjour, Étienne.
13:13Effectivement, hier, le CAC 40 a fait une petite pause,
13:16mais il a noté quand même qu'il a fait un plus haut historique en séance
13:18avant de retracer et de finir au même niveau que son prix d'ouverture.
13:22Aujourd'hui, une petite pause de moins 0,3%, ce n'est pas bien méchant.
13:25Effectivement, le CAC 40 est en forme quand on le compare aux indices américains.
13:28Donc, il semble qu'il y a une rotation qui soit mise en place.
13:31Il faut dire que les instabilités des déclarations du président américain
13:34n'aident pas les investisseurs à y voir clair.
13:36Et il y a aussi eu une grosse prise de bénéfice sur la tech américaine.
13:39Alors, prise de bénéfice qui pourrait s'amplifier si les résultats de Nvidia demain soir déçoivent le marché.
13:44Alors, d'un point de vue graphique, le CAC 40 est en tendance haussière.
13:47Mais je le rappelle, il y a toujours cette vague de vols baissières
13:50qui est en train de se mettre en place.
13:51Donc, il faut que le CAC 40 reste au-dessus des 8454 points.
13:55Tant qu'on est au-dessus, il faut continuer d'accompagner la tendance.
13:58Par contre, si on venait à passer sous les 8454,
14:01alors un retracement est à prévoir jusqu'au support des 8259.
14:05Et ce support devra absolument tenir pour éviter une chute plus importante sur les 7935.
14:12Demain soir, Nvidia a publié ses résultats.
14:14C'est la dernière des 7 magnifiques à ne pas encore avoir dévoilé ses résultats du quatrième trimestre.
14:20Est-ce que comment vous regardez ce titre Nvidia qui sient plutôt bien depuis le début de l'année ?
14:24On est quasi stable.
14:26Oui, alors Nvidia est très ascendue.
14:29Le mouvement prévu par les market makers est de 6,3% d'ici l'expiration de ce vendredi,
14:35donc pour quelques jours.
14:36C'est dans la moyenne basse de ce qui est prévu habituellement.
14:39Le ratio pout de call est de 0,48, ce qui est assez complaisant.
14:42Donc, attention, mauvaise surprise.
14:44D'un point de vue graphique, il faut noter qu'Nvidia,
14:46depuis l'annonce de ses résultats du mois de septembre 2025,
14:49n'a absolument rien fait, à part une toute petite sortie au-dessus de 200 dollars.
14:54Sinon, depuis presque six mois, l'action évolue dans un range
14:57compris entre un support à 170 dollars et une résistance à 193,70.
15:02Alors, d'un point de vue analyse chartiste,
15:04le titre est en train de former une structure de retournement en bougie biomadère
15:07avec une figure qu'on appelle une épaule tête-épaule,
15:11avec l'épaule gauche qui a eu lieu en août 2024,
15:14la tête en novembre 2024 et l'épaule droite donc en ce moment.
15:16Alors, si les résultats des soirs avec les cours venaient à casser les 170 dollars,
15:22la cible donnée par cette figure épaule tête-épaule
15:24aurait comme objectif à la baisse un prix très olagné de 130 dollars.
15:29En revanche, si les résultats plaisent au marché
15:31et que les prix cassent la résistance des 193,70,
15:34alors la figure baissière serait invalidée
15:36et l'objectif à la hausse serait les plus hauts observés en novembre dernier,
15:40à savoir les 210 dollars.
15:41Encore beaucoup de résultats cette semaine à Paris.
15:44Ce matin, Eden Red gagne près de 5%.
15:46Eden Red qui est sorti du CAC l'an passé,
15:48mais rien que dans le CAC 40 cette semaine,
15:50neuf sociétés vont publier leurs résultats,
15:52avec notamment ceux de Schneider Electric, ça sera jeudi.
15:55Et il y aura également AXA qui va publier ses résultats jeudi.
15:58Le secteur de l'assurance et AXA qui se tiennent plutôt bien là aussi.
16:03Oui, alors il sera intéressant de voir l'impact des catastrophes naturelles
16:07sur le bilan de l'assureur,
16:08en sachant que celles-ci seront de plus en plus nombreuses dans les années à venir.
16:12L'année 2026 commençant malheureusement extrêmement mal.
16:15Alors l'action pourra-t-elle maintenir son dividende
16:17qui offre pour l'instant un rendement de 5,5% ?
16:20Au niveau des options, le pouls de col ratio est de 1,05
16:23sur l'expiration du mois de mars, donc c'est plutôt neutre.
16:26On ne peut malheureusement pas trop déceler d'optimisme
16:28ou de pessimisme dans le positionnement des opérateurs.
16:31Et d'un point de vue graphique, depuis le mois d'août 2025,
16:34AXA évolue dans un grand range,
16:36compris entre un support à 37,40 et une résistance à 41,28.
16:40Mais le titre évolue depuis quelques semaines au sein d'un petit canal baissier
16:43dont le haut du canal est assez proche.
16:46Alors si les résultats sont bien accueillis par le marché,
16:48AXA pourrait casser cette borne haute du canal baissier
16:51qui se trouve à 40,55
16:52et avoir comme premier objectif les 41,28.
16:56Et si les 41,28 sont également cassés par le haut,
16:59alors la cible de long terme est de 45,12.
17:03En revanche, si les résultats déçoivent,
17:05le titre pourrait poursuivre sa baisse dans ce canal baissier
17:08et retourner sur le support des 37,40
17:11qui devra tenir sous peine de voir le titre baisser davantage
17:14sur les 36,26.
17:1539,60 ce matin pour ce titre AXA
17:18qu'il faudra donc suivre jeudi à l'occasion des résultats annuels.
17:22Merci Paul Marcel de nous avoir accompagné ce matin,
17:24cofondateur de l'atelier des options,
17:25pour faire donc un point sur les niveaux techniques à suivre de AXA,
17:28de Nvidia qui publiera donc ses résultats demain soir,
17:31et du CAC 40 qui est donc en très légère occule de 0,2% à 8478 points.
17:38Avant ces résultats très attendus,
17:40que ce soit en fin de semaine pour le CAC 40 et demain soir pour Nvidia,
17:44penchons-nous sur les petites et moyennes valeurs avec les équipes de Euroland.
17:47Bonjour Raphaël Génin.
17:49Bonjour Étienne.
17:49Vous êtes analyste financier chez Euroland Corporate,
17:52avec vous on va faire un focus sur trois valeurs que vous suivez,
17:55Streamwile, Exail et GTT.
17:57Commençons peut-être par Exail,
17:59c'est l'ex-groupe Gorgé qui a publié ses résultats la semaine dernière.
18:03Nous sommes dans le secteur de la défense,
18:05et alors là c'est bien plus qu'une croissance à deux chiffres,
18:07puisqu'on a un chiffre d'affaires qui a bondi de plus de 26% au quatrième trimestre.
18:12Tout à fait, 28% même de croissance pour Exail.
18:15C'est une société qui est vraiment au cœur de l'actualité,
18:18donc avec des thématiques très porteuses dans la défense.
18:20Alors pour ceux qui ne connaissent pas ce dossier,
18:23Exail c'est une société qui est active dans le civil,
18:24mais surtout, comme je l'ai dit, dans la défense,
18:27à travers des drones,
18:28des drones notamment qui ont des applications dans le déminage,
18:30et puis à travers toute une palette de systèmes,
18:33de positionnement et de navigation.
18:35Donc comme vous l'avez dit, la publication a été très bonne,
18:3928% de hausse,
18:40donc par rapport à la guidance qui avait été annoncée par le groupe
18:42au terme du troisième trimestre,
18:44qui annonçait une fourchette comprise entre 20 et 25%,
18:47c'est une très belle performance.
18:48Et surtout, il y a quelque chose qui confirme
18:50l'excellente dynamique commerciale dans laquelle se place Exail,
18:54c'est une commande auprès d'une marine mondiale de premier plan,
18:57dont l'identité n'a pas été dévoilée,
18:59mais une commande de 400 millions d'euros
19:00qui porte le carnet de commande d'Exail à plus d'un milliard d'euros en 2025.
19:05Donc le groupe est vraiment en train de vivre une période exceptionnelle.
19:08C'est une small cap qui a bien grandi.
19:10Aujourd'hui, c'est plus de 2 milliards de capitalisation boursière.
19:12Le parcours en 2025 est juste impressionnant,
19:15puisque le titre là, en l'espace d'un an, a pris 350%.
19:18On est passé d'une vingtaine d'euros à plus de 120 euros aujourd'hui.
19:22Est-ce que toutes ces bonnes nouvelles ne sont pas dans les cours quand même ?
19:24Tout à fait. Alors, le groupe s'est vraiment révélé l'année dernière.
19:27Maintenant, ce qu'il faut savoir, c'est que les perspectives de la société,
19:30enfin la société plutôt, est portée par des thématiques structurelles
19:34qui, je pense, font qu'elle est au tout début de son histoire.
19:37La première chose, c'est des thématiques, si je peux me permettre l'expression,
19:40qui sont macro.
19:41C'est-à-dire que le groupe va être porté par, justement,
19:44toutes les dépenses sur le secteur militaire
19:47qui vont considérablement augmenter,
19:48qui sont en train d'augmenter,
19:49puisque les tensions géopolitiques persistent et même s'intensifient.
19:53Donc, ça, c'est quelque chose qui profite naturellement au secteur de la défense.
19:55Et ce qui est très important et très intéressant
19:57quand on considère Excel, qui est une petite société familiale,
20:00quand on compare un secteur qui est dominé par des géants,
20:04c'est le positionnement de la société.
20:06Alors, premièrement, elle fournit, pour ce qui est du déminage,
20:08l'intégralité de la solution de drone,
20:10contrairement à ses concurrents,
20:11alors qu'ils sont souvent obligés de s'allier en consortium dans les appels d'offres.
20:14Et ça, Excel, comme ils ont tout le contrôle sur leur chaîne de valeur,
20:18ça leur permet d'avoir des produits qui communiquent nativement entre eux,
20:21qui sont moins chers et plus performants.
20:23Et puis aussi, tout un historique de crédibilité
20:25qui place la société dans un cercle vertueux.
20:27Alors, ça a commencé en 2019 avec un contrat structurant
20:30qui a été signé avec la marine belge,
20:32qui est la marine de référence pour l'OTAN pour ce qui est du déminage.
20:37Et puis ensuite, il y a eu une acquisition structurante avec X-Blue en 2022
20:40qui a permis à la société de doubler de taille
20:41et donc d'être encore plus crédible auprès des preneurs de commandes mondiaux.
20:46Et donc ça, tout ça, ça place la société sur des thématiques très porteuses.
20:49Et la dernière chose à dire aussi, c'est que la cote-part des drones
20:52dans les projets militaires et les investissements militaires
20:54a considérablement augmenté.
20:55Avant, on était autour de 5%.
20:56Maintenant, c'est 20% la robotique dans les projets militaires.
20:59Donc ça, ça profite considérablement à Excel
21:00qui est au début, pour moi, d'une belle histoire.
21:02La visibilité qui est saluée en bourse
21:04avec un titre qui gagne déjà 40% depuis le 1er janvier.
21:08Excel Technologique, donc l'ex-groupe Gorgé.
21:11Plus 20% pour GTT.
21:13Là, nous changeons de secteur, nous sommes dans le secteur notamment du gaz.
21:18C'est vrai que le secteur de l'énergie, oil and gas,
21:21se porte très bien depuis le début de l'année.
21:23C'est vrai que les prix du pétrole ont bien remonté.
21:25Et puis c'est là aussi un petit peu défensif.
21:28On ne parle pas trop d'intelligence artificielle, de droits de douane.
21:31Ça, c'est salué.
21:32Tout à fait.
21:32En plus, GTT boursièrement, c'est un cours qui s'apprécie annuellement,
21:36enfin une croissance annuelle moyenne de 12% sur les 10 dernières années.
21:39Donc c'est vraiment une société régulière.
21:41Eux, ce qu'ils font, c'est qu'ils sont spécialisés dans les technologies de cuve
21:44pour garder dans les méthaniers du GNL, donc du gaz naturel liquéfié.
21:50La particularité de la société, c'est qu'ils sont leaders,
21:54enfin ils sont en situation quasi monopole sur cette niche-là.
21:57Ça, c'est vraiment intéressant à dire.
21:59Et puis donc, ils ont publié des résultats la semaine dernière qui étaient excellents.
22:02Donc à l'image de leur positionnement de marché,
22:06le chiffre d'affaires a augmenté de 25% à plus de 800 millions d'euros.
22:09Donc c'est une très belle performance pour le groupe,
22:11avec un carnet de commandes qui a dépassé 1,6 milliard.
22:14Donc sur la dynamique commerciale, on est très bien orienté.
22:17Et puis un exercice record aussi sur les marges,
22:1967% de marge débit d'A pour le groupe.
22:22C'est un exercice exceptionnel.
22:23Et 270 millions d'euros de free cash flow.
22:26Les perspectives, au début, étaient un peu frileuses.
22:28Le marché a d'abord vendu au début de la publication
22:32parce que le groupe attend une décroissance du chiffre d'affaires pour 2026,
22:37comprise entre moins 3 et moins 8%.
22:39Mais pas de panique parce que ça, c'est pas du tout structurel.
22:42C'est plus lié à des commandes très importantes
22:45qui ont été faites au début de la guerre en Ukraine en 2022.
22:50Tous ces chiffres se sont intégrés dans les résultats de la société
22:52entre 2022 et 2025.
22:53Et là, il y a un petit trou d'air que la société a dans en 2026.
22:57Mais l'exercice devrait rester très bon.
22:58Il n'y a rien de structurel.
23:00Les marges devraient rester à des niveaux historiquement hauts,
23:02donc autour de 67-68% en débit d'A.
23:04Donc ça sera le deuxième exercice,
23:05enfin le deuxième meilleur exercice plutôt de l'histoire de la société.
23:08Et puis la société va aussi,
23:10GTT va distribuer un dividende pour la 11e année consécutive
23:13avec un rendement très attractif de 5% pour les actionnaires.
23:16Et ce titre qui est sur des plus hauts historiques,
23:18au-delà des 190 euros ce matin,
23:20grâce à un gain de plus d'un pour cent.
23:22GTT qui affiche désormais plus de 7 milliards de capitalisation boursière.
23:26Donc on est vraiment rentré dans la cour des grands.
23:28Un dernier mot de Streamwide.
23:29On avait déjà l'occasion de parler de cette société avec vous.
23:33Et puis son dirigeant était d'ailleurs venu dans Good Morning Market.
23:36Streamwide, c'est un acteur qui est notamment spécialisé dans la téléphonie,
23:41tout ce qui est télécommunication sécurisée,
23:44notamment pour l'armée.
23:45Il s'était distingué lors des Jeux Olympiques.
23:47Tout à fait.
23:48Alors les Jeux Olympiques, ça a été un formidable coup de pub pour la société.
23:50Plus précisément, c'est un éditeur de logiciels
23:52qui est spécialisé dans les communications critiques.
23:54Donc concrètement, ils permettent à des acteurs comme des pompiers,
23:58des forces de l'ordre ou des opérateurs d'infrastructures critiques
24:01de communiquer de façon fiable, sécurisée et en temps réel.
24:05Le groupe a d'ailleurs publié ses résultats la semaine dernière.
24:09Ce n'est pas des résultats, c'est un chiffre d'affaires uniquement.
24:12Une croissance de 25%, encore une fois, pour le groupe,
24:16de son chiffre d'affaires à 27 millions d'euros.
24:18C'est une très bonne publication qui fait écho aussi
24:21à l'excellente publication des résultats semestriels
24:23qui est intervenue en 2025 et qui montrait un point très important
24:27sur ce dossier-là quand on regarde les fondamentaux et les chiffres.
24:30C'est que pour une hausse donnée du chiffre d'affaires,
24:32vous avez une amélioration encore meilleure des marges.
24:34Donc ça, c'est la société qui fait très bien fonctionner son levier opérationnel.
24:38Et là, on n'a pas encore les résultats pour l'entièreté de l'exercice 2025,
24:42mais on peut justement, vu l'accélération de la croissance au deuxième semestre,
24:45s'attendre à une poursuite de cette amélioration de la rentabilité pour Streamwide.
24:49C'est un acteur qui pèse 190 millions en bourse.
24:52Attention bien sûr à la liquidité.
24:54C'est vrai qu'on n'est pas sur la même liquidité que sur Exile et GTT.
24:57Oui, tout à fait.
24:59Malgré tout, c'est une société de croissance qui est amenée à grandir.
25:01Alors, la société, elle est aussi au début d'une très belle dynamique d'internationalisation.
25:06Ils ont signé en 2025 un contrat structurant aux États-Unis avec AT&T,
25:10qui est l'équivalent d'Orange aux États-Unis.
25:13Donc, c'est un opérateur téléphonique de premier plan.
25:17C'est un contrat structurant pour le groupe parce qu'ils vont travailler avec la filiale d'AT&T qui
25:21s'appelle FirstNet,
25:23qui équipe, en tout cas qui soutient le réseau de communication de tout le 911,
25:26donc les urgences américaines, pompiers, forces de l'ordre.
25:29Et c'est un contrat très important puisqu'il va rapporter un minima 4 millions de dollars par an en
25:33récurrent à Streamwide,
25:35mais il pourra rapporter, si le potentiel du contrat est pleinement exploité,
25:38jusqu'à 100 millions de dollars annuels récurrents pour la société.
25:40Donc, c'est vraiment transformant.
25:43Et puis aussi, la société, elle s'est aussi ouverte la porte de l'Asie avec un contrat aux Philippines
25:49qui a été signé au début de l'année 2026, qui ouvre la porte du marché asiatique,
25:53qui est un très gros marché aussi pour Streamwide et qui confirme cette excellente dynamique d'internationalisation.
25:58Et encore une fois, j'en parlais pour Exile, mais pour Streamwide, c'est valable aussi.
26:01On est au début d'une très belle histoire potentiellement, avec une valorisation qui est certes pour l'instant un
26:05peu tendue,
26:05mais le groupe peut très bien exécuter et passer dans une autre dimension dans les prochaines années.
26:1067,60 euros pour ce titre Streamwide qui a plus que doublé au cours des 12 derniers mois.
26:16Merci Raphaël Génin de nous avoir accompagné ce matin,
26:19analyste financier chez Euroland Corporate,
26:21pour nous illustrer un petit peu les groupes que vous suivez en tant qu'analyste financier.
26:25Streamwide, Exile Technology et donc GTT.
26:28Très courte pause, on se retrouve dans un instant, il sera à 9h30.
26:31Nous serons avec Jacques Lemoisson, le fondateur de Gay Capital Management,
26:34pour revenir notamment sur le nouvel an chinois et de cette année de cheval de feu.
26:38Comment ça se passe du côté de la Chine ?
26:41Quels sont les premiers signaux de la consommation ?
26:43Vous saurez-t-vous dans un instant ?
26:44Et puis nous reviendrons notamment sur ce stress important actuellement autour de l'intelligence artificielle,
26:49avec donc IBM qui a perdu 13% hier soir à la clôture.
26:52C'était sa pire séance depuis 2000 et la bulle Internet.
26:56Des inquiétudes concernant le secteur bancaire, le secteur du paiement hier a notamment lâché du terrain.
27:01Moins 4, moins 5% pour les visas Mastercard quand American Express a lâché plus de 7%.
27:05Tous les détails dans un instant.
27:07A tout de suite.
27:16Deuxième partie, Good Morning Market, moins 0,13% pour le CAC 40, 8486 points, moins 0,18% pour
27:22l'Eurostox 50.
27:23Le secteur bancaire est dans le rouge, dans le sillage du secteur bancaire hier soir.
27:27Aux Etats-Unis, BNP, Crédit Agricole ou encore Société Générale perdent plus de 1%
27:31quand Capgemini est la plus forte baisse de l'indice, moins 2,6%.
27:34Beaucoup d'inquiétudes en ce qui concerne l'intelligence artificielle avec Anthropique qui fait de plus en plus d'annonces
27:40puisque après avoir fait au début du mois des annonces sur le juridique,
27:44vendredi des annonces sur la cybersécurité,
27:46hier ils ont fait des annonces en ce qui concerne notamment le modèle de langage de IBM.
27:50IBM a perdu 13% à la clôture.
27:52C'était sa pire séance depuis 2000.
27:53Tout de suite, on va parler de l'Asie.
27:56De l'Asie, mais également de l'intelligence artificielle
27:59car là aussi, les deux thématiques sont intimement liées en ce moment.
28:02Bonjour Jacques Lemoisson.
28:03Bonjour Etienne.
28:03Merci d'être avec nous ce matin.
28:05Vous êtes fondateur de Gay Capital Management.
28:07Dans un instant, on parlera un petit peu de l'IA,
28:09comment vous regardez un petit peu tous ces sujets.
28:11Mais un mot quand même, un petit point à l'étape là sur le nouvel an chinois.
28:14Les marchés chinois ont rouvert ce matin, ils sont fermés depuis une semaine.
28:18Ça s'est plutôt bien passé, à l'exception de Hong Kong qui a perdu 1,8%.
28:21Bon là aussi, il y a eu des inquiétudes sur l'IA, on en reparlera dans un instant.
28:25C'est quoi les premiers signaux de ce nouvel an chinois
28:27qui est quand même une période très importante
28:29où la population voyage, consomme ?
28:31Est-ce qu'on a déjà des premiers retours ?
28:32On a quelques retours.
28:33Alors, c'est des chiffres officiels.
28:35Je sais que le China bashing habituel nous dit attention,
28:39les chiffres officiels.
28:40Mais enfin bon, quand on voit la qualité des chiffres américains récemment
28:43publiés par le BLS, on peut dire qu'un partout, bas au centre.
28:48Donc, nouvel an chinois, on serait à 9,5 milliards de déplacements interrégionaux.
28:53Alors, c'est la période du Qingyong, c'est la période en fait de la grande transhumance
28:58de printemps qui inclut au milieu le nouvel an chinois.
29:02C'est 40 jours et au milieu, il y a le nouvel an chinois.
29:05On serait sur 9,5 milliards de déplacements.
29:08Pour donner l'ordre d'idée, c'est 210% de plus qu'en 2019.
29:12Et j'aime bien ces chiffres par rapport à 2019, période pré-Covid.
29:16C'est intéressant de voir qu'en termes de déplacement,
29:19alors un déplacement, c'est d'un point A à un point B.
29:22Et dans un voyage, vous pouvez faire 3-4 déplacements.
29:24Donc, moi, je préfère les chiffres, on va dire, de voyage domestique.
29:28C'est plus révélateur, parce qu'un voyage, on obtient plusieurs déplacements.
29:32Et c'est là-dessus qu'on consomme, en fait.
29:34Et en fait, sur 2026, on serait en estimation sur 500 millions de voyages.
29:39Et on serait sur à peu près 740 milliards de vannes de recettes.
29:43Ça ferait à peu près 25% de plus qu'en 2019 et 35% de plus qu'en 2019
29:49sur les recettes.
29:50Et 25% de plus sur les voyages.
29:53Donc, en fait, la dépense, et c'est ce que j'avais vu, moi, quand j'étais en Chine,
29:57c'est que le tourisme interne est absolument gigantesque.
30:01Ils ont fait des parcs historiques dans chaque grande ville.
30:05Vous avez des élèves d'école, vous avez toutes les familles qui y vont.
30:09Vous avez une consommation autour de ça, qui est absolument gigantesque.
30:12Les bars étaient pleins, les restaurants étaient pleins, les cinémas sont pleins.
30:16Donc, ce n'est pas encore de la consommation, on va dire, à l'américaine.
30:19Ils ne vont pas acheter 5 frigos, 5 maisons, et peu plus d'ailleurs, 5 voitures.
30:24Mais on a, en fait, une consommation liée à l'infrastructure.
30:28Beaucoup de gens se disaient, mais pourquoi ils construisent 50 000 kilomètres de trains à haute vitesse ?
30:33C'est pour ça.
30:34C'est qu'ils sont capables, en une journée, d'avoir 200 millions de voyages dans la journée,
30:40alors que dans certaines autres régions, dès qu'il y a 3 gouttes ou un peu de gel, les trains
30:45sont arrêtés.
30:46Pour les entreprises européennes, pour l'instant, le premier bilan de la consommation en Asie est quand même assez mitigé.
30:52Moncler voit des signaux positifs.
30:53Fallin Vert, Pernod Ricard étaient quand même assez prudents.
30:56Interparfum va d'ailleurs publier ses résultats jeudi de mémoire.
30:58Son patron sera avec nous vendredi à 9h30.
31:01Ça sera intéressant de voir, est-ce que ce nouvel an chinois a été bénéfique sur le marché du parfum
31:05?
31:05Comment vous regardez ?
31:06Aujourd'hui, c'est tendance, on en a déjà parlé plein de fois.
31:08C'est vrai que le consommateur chinois, il achète moins de produits européens, américains, il achète plus du...
31:12Bien sûr.
31:14Il achète des produits qui ont une identité chinoise.
31:16Alors, ou dans la fabrication, ou dans le packaging, ou dans le narratif.
31:20Ça va même jusqu'au jeu vidéo.
31:21L'un des plus grands jeux vidéo, c'était quoi ?
31:24C'est Black Meat Yukong, qui était une des histoires dans la mythologie chinoise,
31:32qui a été à un moment l'un des jeux vidéo les plus vendus au monde.
31:36Donc, très clairement, on voit des marques comme Ferragamo commencer à aller dans d'autres villes,
31:40comme Chengdu par exemple, parce qu'elles savent que Chengdu va devenir le futur hub du centre,
31:45le Shanghai du hub du centre de la Chine.
31:47Et en même temps, vous avez des marques comme Hermès, qui fait des partnerships et des collabs,
31:55c'est le mot à la terme, c'est le mot à la mode,
31:56pour justement attirer et rester connecté aux consommateurs chinois.
32:01Le temps passe très vite, il nous reste 5 minutes.
32:03L'IA aujourd'hui, on ne peut pas faire l'impasse sur ce sujet.
32:06Hier soir, vous avez quand même certaines valeurs qui ont dévissé sérieusement.
32:10IBM moins 13, avec Anthropix qui va désormais challenger son modèle de langage.
32:15Et puis, il y avait également cette note hier de Citrinit Recherche,
32:18que personne ne connaissait encore il y a quelques jours, j'exagère à peine,
32:20qui a fait trembler le segment des paiements, les banques,
32:22en disant que l'intelligence artificielle, ça allait détruire des postes,
32:25faire baisser les salaires et donc la consommation,
32:27et donc ça allait avoir un impact sur les banques.
32:28Enfin bref, une spirale qui, c'est vrai, à première vue, peut faire un peu peur.
32:33Comment vous regardez ce sujet, avec notamment des notes,
32:37des discours un petit peu inquiétants,
32:38au moment où les hedge funds y vont, mais sérieusement.
32:42C'est-à-dire que là, les hunts sont sur des niveaux de vente
32:45que l'on n'a pas vus depuis le mois d'avril,
32:47et notamment le Liberation Day.
32:48Tout à fait.
32:49Alors peut-être que le fait que le créateur de Citrinit soit un ancien des hedge funds
32:54ou encore hedge funds,
32:56c'est le fameux conflict of interest, comme les Américains.
33:00Il faut vraiment qu'on creuse un peu dans cette histoire.
33:04Moi, quand j'ai lu le rapport, il y a un terme,
33:06parce que je suis un peu basique, désolé,
33:08donc j'ai un terme qui n'a jamais été explicité dans cette étude,
33:11c'est l'intelligence.
33:12Il parle d'intelligence partout,
33:13mais il y a entre l'IA et l'intelligence humaine.
33:17Et à un moment, il dit, oui, c'est l'intelligence, va être partout.
33:19Mais quelle intelligence ?
33:21Pour moi, ce qui est important, c'est de définir l'intelligence.
33:23L'IA n'est pas une intelligence.
33:25Elle nous aide à faire plein de choses.
33:27Et c'est étrange que la Chine l'intègre littéralement.
33:30dans les super smart cities, par exemple,
33:32et dans leur étude, ils mettent justement,
33:34attention dans les villes, ça va gérer les villes,
33:37il faut faire attention un peu à...
33:39ça va prendre, je dirais, des emplois, ce qui est clair.
33:42Mais certains types d'emplois, ça va en créer d'autres aussi.
33:46Donc c'est bizarre que d'avoir des études qui arrivent à ce moment,
33:48où en effet, les positions short sont absolument gigantesques,
33:51notamment sur un secteur, ne serait-ce que sur les softwares,
33:56qui est absolument monstrueux.
33:58Des valeurs ont perdu 20% là, en l'espace de deux jours.
34:01Oui, exact.
34:01Ce n'est pas des small caps.
34:02Non, non, pas des small caps.
34:03Le gros problème, c'est que, ce que je disais à des investisseurs,
34:08imaginez vous aller voir un CFO d'un grand groupe
34:12et dire, non mais SAP, c'est nul,
34:14on met quatre zozos en bas dans la cave,
34:16ils vont vous programmer ça avec l'IA en cinq secondes.
34:19Le CFO, il vous sort du bureau en cinq secondes.
34:22Il y a des risques juridiques,
34:24il y a des risques de cohérence dans tous les systèmes.
34:26On ne peut pas remplacer les choses comme ça.
34:28Anthropique, c'est quand même une boîte sérieuse.
34:30Non, c'est très sérieux.
34:31Je dis que simplement, c'est que le degré d'application
34:33et le degré d'intégration dans les systèmes
34:36n'est pas forcément aussi violente
34:39et systématique et systémique
34:41que certains veulent bien le dire.
34:42Comment aujourd'hui,
34:43chez Gay Capital Management,
34:45gérer ces risques ?
34:46Oui.
34:46Parce que c'est vrai que le marché,
34:48pendant un temps, s'est amusé à trouver les gagnants,
34:50les perdants de l'IA,
34:51ça ne fonctionne pas.
34:52C'est-à-dire que même les soi-disant gagnants,
34:53quand vous regardez la performance,
34:55elle n'est pas forcément au rendez-vous.
34:56Hier, American Express a perdu 7%.
34:58C'est un perdant de l'IA.
35:00Visa, Mastercard, moins 5.
35:02Bref, le marché est dans le flou.
35:03Nous, on applique le MAGA au cube.
35:06Donc, c'est Make America Great Again.
35:07Parce que tant que Trump est là,
35:09il va tout faire à la preuve.
35:10Il met 10 et pas 15% de tarifs.
35:12Donc, encore, il y a une prime,
35:14on va dire, à l'économie américaine.
35:17Deux, c'est Make A-Shares Great Again.
35:20Donc, on est très boule sur les E-Shares chinoises.
35:23Et puis, Make America Go Away de l'allocation.
35:26C'est-à-dire que tout le monde nous parle de risque sur la Chine,
35:29mais personne ne nous parle vraiment des risques sur les actifs américains.
35:33Et tout le monde a 50% dans cette allocation
35:36de boîtes américaines ou de bonds américains,
35:39qui a été un problème, d'ailleurs, dans pas très longtemps aussi.
35:42Donc, en fait, pour nous, c'est un,
35:44on réduit vraiment la part États-Unis en termes de pondération.
35:47On a augmenté largement la part chinoise,
35:50même la monnaie, le CNH, c'est plus 4% depuis le début de l'année.
35:54Et en plus de la bourse.
35:56Et en plus, en diversification de risque,
35:58la structure du PIB chinois est clairement diversifiante
36:01par rapport même à celle de l'Inde.
36:03Parce que le poids de la finance dans l'Inde en termes de PIB
36:06est le même que celui aux États-Unis.
36:07Donc, s'il y a une crise financière aux États-Unis,
36:10l'Inde sera touchée en termes de magnitude,
36:12alors qu'en Chine, le service financier
36:15est beaucoup plus faible en termes de PIB.
36:16– Mais il y aura un impact.
36:18– Bien sûr qu'il y aura un impact.
36:19– Si demain, Wall Street baisse, la Chine baissera.
36:22– Alors, le problème, c'est,
36:23les gens ont du mal à comprendre parfois,
36:26nous, ce qui nous intéresse, c'est les buffers.
36:28La martingale de dire, il y a un truc qui va monter
36:29quand tout baisse, c'est faux.
36:31Maintenant, c'est comme l'or.
36:32L'or, en 2008, l'or n'a pas monté.
36:35L'or a baissé, mais seulement moins.
36:37– Il y a à peine un mois, l'or a perdu 10% d'une séance.
36:40– Oui, exactement.
36:40Si vous faites un 60-40,
36:4160 equity, 40% bond ou l'inverse,
36:44et vous mettez 20% d'or là-dedans,
36:47vous allez voir qu'en 2008,
36:49vous allez baisser, mais pas de 25%, mais de 8%.
36:51Donc, en fait, c'est un buffer.
36:54Nous, on cherche les buffers,
36:55parce que ce qui fait très, très mal aux investisseurs,
36:57c'est les max drawdown, c'est les chutes,
37:00et non pas de prédire ou de prévoir
37:03qu'on va faire plus de 25% par an.
37:05– On est au bout,
37:05mais on aura l'occasion d'en reparler prochainement.
37:07Merci beaucoup, Jacques de Moisson,
37:09d'être venu ce matin en plateau,
37:10fondateur de Gay Capital Management.
37:129h40, tout de suite, c'est l'heure du face-à-face.
37:15Deux acteurs de marché,
37:17comme chaque matin à 7h,
37:19avec ce matin, Roland Calloyan,
37:21qui est responsable de la stratégie Action Européenne
37:23chez Société Générale CIB.
37:25Bonjour Roland.
37:25– Bonjour.
37:26– Et ce matin, vous vous êtes accompagné
37:29de Mathieu Barrière,
37:30qui est responsable de l'allocation d'actifs
37:32chez Odo BHF Asset Management.
37:34Bonjour Mathieu Barrière.
37:35– Bonjour.
37:35– Merci d'être avec nous ce matin.
37:37Bon, pour faire le lien avec ce qui vient d'être dit
37:39sur l'intelligence artificielle,
37:40et puis après, on passera bien sûr à d'autres sujets.
37:43C'est vrai, Mathieu Barrière,
37:44que le marché est un petit peu perdu
37:45sur les gagnants, les perdants de l'IA.
37:47La séance d'hier soir à Wall Street
37:48a bien montré que ça pouvait se propager
37:51à beaucoup de secteurs,
37:52notamment le secteur du paiement,
37:53de la finance et des banques au sens large.
37:55– Tout à fait.
37:57Le marché est assez nerveux.
37:59Finalement, on attend ce qui est devenu
38:00presque un petit événement systémique.
38:03Ce sont les résultats de Nvidia.
38:06– Demain soir.
38:07– Demain soir.
38:09Attendu en hausse, quand même,
38:11si on regarde par rapport à il y a un an,
38:13aux alentours de 65% de progression des résultats.
38:17En fait, c'est 65% de progression des chiffres d'affaires
38:21et une marge nette, en fait, qui est admirablement stable,
38:23aux alentours de 55% depuis 6, 7, 8 trimestres.
38:27Donc, le marché a besoin de se rassurer là-dessus,
38:32probablement pour revenir et se repositionner sur des dossiers
38:35où la consolidation a peut-être été excessive.
38:38Il y aura sûrement des disruptions,
38:39il y aura sûrement des acteurs
38:42dont le business model disparaîtra peut-être.
38:44C'est très embêtant quand on est du côté crédit.
38:47Quand on est du côté action, s'il y a de la disruption,
38:50il y a certains titres qui peuvent, on va dire,
38:52avoir de gros problèmes, d'autres en bénéficient énormément
38:54et tout ne disparaîtra probablement pas.
38:57Donc, on peut aussi avoir des points de retour
38:59sur les valeurs tech américaines.
39:00Néanmoins, le crédit, la dette privée,
39:03si demain, il y a des secousses,
39:04ça forcément affectera le marché action.
39:06Les deux sont quand même un petit peu liés, non ?
39:09Effectivement, mais d'un point de vue purement volatilité.
39:12Si on se dit que, finalement, une entreprise,
39:15ce sont des actifs économiques qui eux-mêmes ont une volatilité,
39:18qu'on analyse la structure de bilan.
39:19Si vous êtes du côté action, plus il y a de volatilité,
39:22toute chose égale par ailleurs,
39:23et que vous êtes relativement diversifié,
39:24c'est quelque chose de bénéfique.
39:26Finalement, vous avez une option d'achat
39:28sur un actif économique.
39:30Si la volatilité de cet actif économique monte,
39:32la valeur de l'action monte du côté crédit.
39:34Effectivement, vous êtes vendeur d'options.
39:36Donc là, c'est plus compliqué.
39:37À court terme, je vous rejoins,
39:39il y a effectivement des problématiques
39:41de financement des entreprises,
39:43mais sur les plus grandes,
39:46Microsoft, Nvidia,
39:47on n'est pas vraiment à parler problématiques de financement.
39:50Elles n'ont pas besoin du marché
39:52pour leur capex structurel actuellement.
39:54L'Europe s'en sort plutôt bien dans ce contexte,
39:57Roland Calloyan.
39:57Hier soir, le CAC 40 était sur une baisse d'à peine 0,
40:002%.
40:01Idem ce matin.
40:02Donc, on est bien loin des moins 1,
40:04moins 1,5 même pour le Dow Jones.
40:06Comment vous expliquez cette surperformance de l'Europe,
40:09alors que là aussi,
40:09tous les marchés sont abriqués ?
40:12On a moins de valeurs technologiques,
40:14déjà.
40:14Donc, ça, c'est un point.
40:15En tout cas, le poids des valeurs technologiques,
40:17en nombre, ça reste à démontrer.
40:19Mais en tout cas,
40:20le poids des valeurs technologiques dans les indices
40:21est moins important.
40:23on voit bien aussi en Europe
40:25qu'il y a quand même des secteurs
40:26qui sont clairement attaqués par le marché
40:29sur lequel les investisseurs se posent des questions.
40:33Moi, il y a un investisseur qui me pose une question
40:35sur une valeur.
40:36Est-ce qu'elle existera encore dans 5 ans ?
40:38On parle d'une valeur très, très, très, très importante.
40:42Après, je pense qu'il faut remettre un peu dans le contexte.
40:44C'est-à-dire, le contexte,
40:45c'est que les valeurs, par exemple, logiciels,
40:47beaucoup de valeurs technologiques, data, etc.
40:50Si vous regardez sur un graphique un petit peu long,
40:52alors oui, effectivement, là,
40:53on a des baisses très importantes sur ces valeurs-là,
40:56mais regardez les valorisations
40:58sur une période d'une dizaine d'années,
41:00vous allez voir qu'on vient d'un point extrêmement élevé aussi.
41:03Donc, on est aussi en train de corriger un peu
41:09potentiellement un excès de croissance future
41:12qu'il y avait sur ces valeurs-là.
41:14Et puis, il y a une prime de risque
41:15qui se met en place un petit peu partout.
41:16Ça va au-delà des valeurs technologiques,
41:18y compris en Europe,
41:19parce qu'on voit effectivement des séances
41:20où d'autres valeurs, d'autres secteurs sont chahutés.
41:23Je pense que le marché ne veut pas se retrouver
41:26avec les futures passes jaunes.
41:28Vous vous souvenez des passes jaunes
41:29avant l'arrivée d'Internet ?
41:30On utilisait tous ça.
41:31Et on ne veut pas se retrouver avec, finalement,
41:33des valeurs qui sont un business
41:36complètement obsolètes.
41:37Et les investisseurs ont très peur de ça.
41:38Donc, c'est pour ça, effectivement,
41:39qu'on voit des primes de risque
41:40un petit peu se mettre sur beaucoup de secteurs
41:43avec l'arrivée de l'IA.
41:45Et ce n'est pas un thème nouveau,
41:46parce qu'on en parle depuis un moment.
41:48Mais ce qui est assez surprenant,
41:49c'est de se dire qu'il y a certains secteurs
41:52qui sont catégorisés comme grands gagnants de l'IA
41:55et qui sont en train d'être attaqués aussi,
41:57parce qu'on se pose la question
41:58s'ils vont pouvoir passer, finalement,
42:01les baisses de coûts
42:02et maintenir leur prix.
42:07Oui, probablement déflationniste,
42:08cette intelligence artificielle.
42:10À voir, en tout cas, Mathieu Barrière,
42:12ces baisses interviennent à des moments
42:13où, c'est vrai, les hedge funds sont très présents.
42:16C'est vrai qu'ils ont beaucoup de positions vendeuses
42:19en ce moment.
42:20Il y a beaucoup d'annonces,
42:21beaucoup de bruit également,
42:22des notes de recherche,
42:23Anthropique,
42:23ils n'arrêtent pas de faire des annonces.
42:25Tout ça, ce n'est pas anodin.
42:26Ça rajoute du bruit au bruit.
42:28Il y a une volatilité qui est croissante dans les marchés.
42:31Et ce qui est intéressant,
42:32c'est qu'il y a une remontée de la volatilité des indices
42:36sous deux facteurs.
42:38Alors le premier, c'est assez traditionnel,
42:40on est en saison de résultat,
42:41il y a une hausse de la volatilité individuelle des titres.
42:44Même un peu au-delà de ça,
42:45parce qu'on veut regarder des options
42:46à trois mois, à six mois,
42:47cette volatilité des actions individuelles,
42:50elle remonte.
42:51Et puis vous avez un début,
42:53alors très timide pour l'instant,
42:54mais on vient de très bas,
42:55une recorrélation au sein du marché américain.
42:58On a été habitué,
42:59sur les 18 derniers mois,
43:00à avoir une décorrélation extrême
43:02au sein de l'indice américain.
43:03C'est ça qui maintenait la vol
43:04de l'indice S&P lui-même
43:07sur des niveaux bas.
43:08Mais si cette décorrélation,
43:10elle s'arrête un peu,
43:11ça se renormalise,
43:12on va avoir une remontée du risque
43:14pour les investisseurs.
43:15Et là, il y a une vraie question
43:16pour les institutionnels.
43:17C'est comment je fais
43:18pour maintenir autant d'actions
43:19dans les portefeuilles
43:20si, dans mes outils de mesure,
43:22les actions sont mesurées
43:24comme plus risquées.
43:24Et justement,
43:25comment aujourd'hui
43:26vous arbitrez les portefeuilles
43:27chez OdoB HFAM ?
43:28Alors, la diversification,
43:30ça a été un leitmotiv
43:32sur l'année 2025.
43:34En 2026,
43:35il faut continuer.
43:36Il y a eu ce thème
43:37du broadening,
43:38de fuite initiale,
43:40on va dire,
43:41un peu loin des États-Unis,
43:42qui a accéléré très fortement
43:44en fin 2025.
43:45On a vu, par exemple,
43:46pendant que le Nasdaq
43:47commençait à plafonner,
43:49la technologie chinoise fonctionnait.
43:51Et puis ensuite,
43:53quand ça a commencé à patiner
43:54pour cause de valorisation
43:55qui devenait un peu plus élevée,
43:56on a vu les performances
43:57spectaculaires de la Corée.
43:59Essayons de rediversifier.
44:01Typiquement,
44:02actuellement,
44:02on est en train de rebouger
44:04les allocations
44:06sur l'Asie
44:09du Sud-Est,
44:09qui a plutôt moins bien fonctionné,
44:11et qui bénéficie aussi
44:13des nouvelles de ce week-end.
44:15Finalement,
44:16la décision de la Cour suprême
44:17et la réponse de Trump,
44:19les grands gagnants,
44:20ce sont des pays,
44:22alors il y a le Brésil,
44:22mais qui a déjà une belle
44:23trajectoire boursière
44:24sur six mois,
44:25mais sinon des pays
44:25comme l'Indonésie,
44:27le Vietnam,
44:28voilà.
44:28Donc au sein des émergents,
44:30pas mal de réallocations.
44:31Sans compter que la Chine
44:32a dû trouver de nouveaux débouchés
44:33dans ces pays
44:34de l'Asie du Sud-Est.
44:36Des débouchés
44:37ou des moyens détournés
44:39pour réexporter,
44:41mais effectivement,
44:42en termes de valorisation,
44:45on a certains marchés
44:46dont on était assez
44:48à l'écart
44:48il y a encore deux ans,
44:50comme par en plainte,
44:51qui nous paraissait
44:52extrêmement cher
44:53et qui était un peu
44:53le darling
44:54de beaucoup de gestion,
44:56parce que c'était un peu
44:57l'émergent facile,
44:57pas très volatile,
44:58avec une belle histoire
44:59de croissance démographique,
45:00qui finalement reste
45:02quelque chose
45:03d'un peu cher,
45:05mais qui a énormément fondu
45:06par rapport
45:06à ces valorisations historiques.
45:07En Europe,
45:09les résultats d'entreprises
45:11continuent de pleuvoir.
45:12Encore neuf sociétés
45:13du CAC 40
45:13vont dévoiler leurs résultats
45:14cette semaine.
45:15Roland Calloyan,
45:16comment vous regardez
45:17cette saison de résultats
45:19en Europe ?
45:20Alors,
45:21c'est vrai que les entreprises
45:21publient de moins en moins
45:22des résultats records.
45:24Néanmoins,
45:25c'est au-delà des attentes,
45:26une nouvelle fois.
45:28Oui,
45:29en moyenne,
45:30c'est au-delà des attentes.
45:30Après,
45:31il faut remettre
45:31un peu dans le contexte historique.
45:33J'ai un peu regardé
45:34ce qui a été publié
45:35sur le T4 pour l'instant
45:37parce que ce n'est pas fini.
45:38On est en gros
45:39dans la moyenne
45:40sur les 80 derniers trimestres,
45:43donc 20 dernières années.
45:44On est en gros
45:45dans la moyenne
45:45en termes de
45:46le pourcentage
45:47d'entreprises
45:48qui arrivent
45:48avec des résultats
45:49meilleurs
45:50qu'attendus
45:52et ceux qui ont
45:54vraiment déçu.
45:54Donc,
45:55j'ai envie de dire
45:55que c'est un bon trimestre
45:56globalement,
45:57pour l'instant,
45:57encore une fois,
45:59mais pas un millésime
46:03exceptionnel non plus.
46:03Donc,
46:04Après,
46:05il faut avoir en tête aussi
46:06que les attentes
46:06étaient très basses.
46:08Si on regarde
46:09la trajectoire 2025
46:10d'attentes de croissance,
46:12on a eu des révisions,
46:15surtout que ça a commencé
46:16avec Liberation Day
46:18au printemps
46:19et ensuite,
46:20on a eu des attentes
46:21de croissance
46:21qui étaient très,
46:22très basses.
46:23On a flirté
46:24avec le 1%
46:25au niveau européen
46:25et là,
46:26effectivement,
46:26comme on a des meilleurs
46:27résultats,
46:28on se rapproche
46:29sur une croissance
46:29de 2%
46:30des bénéfices
46:31pour 2025.
46:33Mais ce qui nous inquiète,
46:34nous,
46:34c'est plutôt 2026.
46:35Avec notamment
46:36des entreprises
46:37qui sont un petit peu
46:38dans le flou
46:38et ça se comprend
46:39avec les droits de douane,
46:40avec l'intelligence artificielle
46:42et j'en passe.
46:43Bref,
46:43les sujets de préoccupation
46:44sont nombreux.
46:46Alors,
46:46la bourse,
46:46on accommode.
46:47C'est vrai que dans l'ensemble,
46:48quand on regarde
46:49les indices boursiers
46:49en Europe,
46:50ils sont sur des plus hauts
46:52historiques.
46:52Est-ce que le marché
46:54part un petit peu
46:54trop optimiste quand même
46:55sur les prévisions
46:57pour cette année,
46:58sachant que c'est vrai
46:59qu'en début d'année,
46:59il est toujours un petit peu
47:00optimiste sur l'Europe ?
47:02Alors,
47:02effectivement,
47:03c'est quelque chose
47:03qu'on a constaté
47:04sur les trois dernières années.
47:06Janvier et février,
47:07c'est des mois exceptionnels
47:08pour l'Europe à chaque fois,
47:09ce qu'on fait une grande partie
47:10de la performance
47:11sur ces deux mois.
47:12Alors après,
47:13c'est plus compliqué
47:13quand on regarde,
47:14encore une fois en moyenne,
47:16sur les trois dernières années.
47:17Je ne dis pas que ça baisse,
47:18mais je dis que la croissance
47:19est moins soutenue.
47:21Et c'est un peu le thème,
47:22nous,
47:22qu'on a aussi développé
47:23pour 2026,
47:24en disant,
47:24bon,
47:24le début d'année
47:25devrait être encore positif.
47:26On a effectivement
47:28des réallocations
47:29plutôt en faveur de l'Europe.
47:30C'est des choses
47:30qu'on voit aussi
47:31sur les flux,
47:31mais qu'on observe aussi
47:32sur les trois,
47:33quatre dernières années.
47:34On voit une volonté
47:35de rediversifier,
47:36certainement en dehors
47:36des États-Unis,
47:37sur les marchés
47:38actions européens.
47:39Mais est-ce que ça veut dire
47:40pour autant
47:41que les investisseurs
47:41croient durement à l'Europe,
47:43à un changement,
47:44à une croissance plus élevée ?
47:45Je ne suis pas sûr.
47:46Je pense qu'il va falloir
47:47au bout d'un moment aussi
47:48qu'on ait ce que j'appelle
47:49un reality check,
47:50c'est-à-dire qu'on voit
47:52effectivement ces attentes
47:53se réaliser dans les chiffres.
47:55Et pour l'instant,
47:57c'est porté par une
47:58croissance attendue
47:59qui paraît très élevée
48:00à deux chiffres,
48:01plus de 10% de croissance
48:02attendue pour 2026.
48:03Et ça va être compliqué
48:04effectivement dans
48:04cet environnement macro
48:05de délivrer.
48:06Avec notamment
48:07le plan de relance allemand,
48:08c'est vrai Mathieu Barrière,
48:10ça fait un an
48:10que les marchés
48:12mises sur cette thématique
48:13attendent au tournant
48:14ce plan d'investissement.
48:16Bon là,
48:16les entreprises
48:17qui sont en train
48:17de publier au quatrième trimestre
48:19ne sont pas toutes
48:20très claires sur ce sujet.
48:21ça met beaucoup de temps
48:22à se mettre en place
48:23et comme le dit Roland Calouillon,
48:25il va falloir maintenant
48:25que ces attentes
48:26soient au rendez-vous.
48:28Alors,
48:29comme l'a dit Roland,
48:30effectivement,
48:31ça fait quelques années
48:32qu'en Europe,
48:32sauf à de rares exceptions,
48:34on attend au début d'année
48:3510% de croissance des résultats,
48:37on termine à zéro.
48:38Au bout d'un moment,
48:39je pense que
48:40les entreprises
48:42sont devenues
48:43un peu plus timides
48:44dans leur communication
48:44et n'ont pas envie
48:45d'être exagérément ambitieuses
48:48pour rejouer
48:48l'année précédente.
48:50Ce qui est aussi
48:53assez intéressant
48:54et devrait être suivi de près,
48:57c'est que ces résultats
48:58avec de la croissance
48:59qu'on observe
48:59à la publication
49:00de résultats actuels,
49:02c'est quand même
49:02sur des bases assez faciles
49:03parce que
49:04le dernier trimestre
49:05de 2024,
49:06c'était extrêmement difficile
49:08pour les entreprises européennes,
49:10notamment pour les moyennes
49:11et petites capitalisations.
49:12Là,
49:13on a du mieux.
49:13On a des résultats
49:15en début d'année
49:16qui pourraient sembler en ligne
49:18avec une croissance
49:18de l'ordre de 10%,
49:19mais il faut vérifier
49:20que ça ne baisse pas
49:21au fur et à mesure de l'année.
49:22Pour revenir sur le plan
49:23et la réindustrialisation européenne,
49:26on a quand même
49:27au sein des publications européennes,
49:29alors ça c'est global,
49:31de bonnes surprises
49:32dans le secteur des matériaux,
49:33mais également
49:34dans le secteur
49:35de l'industrie en Europe.
49:36Et d'ailleurs,
49:36les bonnes surprises
49:37sur la technologie,
49:38on les trouve plutôt
49:38dans les émergents.
49:40ce n'est pas forcément fréquent
49:42d'habitude,
49:43ce n'est pas le prismes
49:43avec lequel on lit le marché.
49:45Cette réindustrialisation allemande,
49:47le marché attend beaucoup,
49:49les macroéconomistes
49:49attendent une croissance allemande
49:52qui,
49:52après avoir fait
49:53moins 0,2
49:54puis 0,3,
49:55monte à 1% en 2026,
49:561,5% en 2027.
49:58C'est un effort long,
50:00on n'est pas en train
50:00de parler de relance
50:01de la consommation,
50:02on est en train
50:02de parler de CapEx.
50:04On continue, nous,
50:05de pousser
50:05cette thématique,
50:07notamment à travers,
50:08par exemple,
50:08du Midtelschland
50:10des moyennes capitalisations
50:11allemandes.
50:12Le MDAX,
50:13notamment.
50:14Qui avait eu
50:15un très beau démarrage
50:16en 2025,
50:17avant un peu
50:18de plafonner,
50:20on peut avoir
50:21une reprise.
50:22Preuve que le marché
50:23est toujours prudent,
50:24Roland Calloyan.
50:25Le secteur des télécoms
50:26est encore
50:27sur des plus hauts
50:27en Europe.
50:29Le secteur des utilities aussi.
50:30Bref,
50:31les secteurs
50:31qui ont des croissances
50:33modérées,
50:33voire nulles,
50:34mais qui affichent
50:35de la visibilité,
50:36du coupon.
50:37Ça, c'est quand même
50:37bien des signaux.
50:38aujourd'hui,
50:39qui montrent
50:40une certaine forme
50:40de prudence.
50:41Comment vous arbitrez
50:42un petit peu
50:42les portefeuilles ?
50:43Comment vous aiguillez
50:44vos clients ?
50:45Alors nous,
50:46c'était un peu
50:46aussi notre message,
50:47puisqu'on n'est pas
50:48acheteur des attentes
50:49de croissance
50:51pour 2026.
50:52On est plutôt
50:53dans nos scénarios
50:54autour de 5-6%
50:56contre plus de 10%
50:57attendus pour 2026.
50:58Donc,
50:59on a regardé
50:59où est-ce qu'il y a
51:00des risques
51:00de voir des déceptions
51:03en 2026.
51:04et c'est plutôt
51:04sur les secteurs
51:05dits cycliques.
51:06Et donc,
51:06du coup,
51:07ce qu'on trouve intéressant,
51:08c'est que sur la partie
51:08défensive,
51:09là, effectivement,
51:10comme vous le soulignez,
51:10il y a la visibilité
51:12globalement sur les bénéfices
51:13et il y a surtout
51:14des valorisations
51:15qui sont beaucoup
51:15moins importantes
51:16que sur les compartiments
51:19cycliques.
51:19on a effectivement décidé
51:20de se mettre,
51:21de plutôt avoir
51:22une pondération importante
51:23sur ce qu'on appelle
51:24les défensifs.
51:25Donc,
51:25les utilities,
51:26évidemment,
51:26la consommation
51:27non-discrétionnaire.
51:28Puis,
51:28il y a un autre secteur
51:29aussi qui a été bien délaissé
51:30la dernière,
51:31c'est la santé,
51:34là aussi,
51:34qui revient bien.
51:36Donc,
51:36voilà,
51:36on est effectivement
51:37sur ce qu'on cherche
51:38aujourd'hui,
51:39c'est être le moins
51:40à risque
51:41des révisions baissières.
51:43Et le marché,
51:44il y a une rotation
51:45qui se met en place
51:46parce que ce n'était
51:46pas du tout
51:47ce secteur-là
51:48qui performait
51:48fin d'année dernière.
51:49On avait une reprise
51:50plutôt décycliques,
51:51on avait vu l'automobile
51:52fin d'année qui repartait,
51:53le luxe qui avait aussi,
51:54qui était reparti très fort
51:57sur fin d'année 2025.
51:59Et on voit
51:59qu'il y a une rotation
52:00qui se remet en place
52:01là depuis le début d'année.
52:02Donc,
52:02vous jouez les télécoms
52:03malgré des niveaux
52:04de valorisation.
52:05C'est la seule défensive
52:06qu'on ne prend pas.
52:08Donc,
52:08plutôt les utilities,
52:09la santé,
52:10donc ça fait vraiment
52:11deux secteurs
52:11qu'on aime beaucoup.
52:12Et les staples.
52:13Et les staples.
52:14Donc,
52:14c'est bien de consommation.
52:15Exactement.
52:16C'est le retour du shampoing
52:17et de la lessive,
52:17si je caricature un petit peu.
52:19Vous partagez aujourd'hui
52:20cette allocation ?
52:22Dans les grandes lignes,
52:23on la partage.
52:25Juste un point à rajouter
52:26justement entre utilities
52:27et télécoms,
52:28dans une optique
52:29vraiment tactique
52:30et de construction
52:30de portefeuille.
52:31Ces secteurs défensifs,
52:32on s'attend
52:33à ce qu'ils soient
52:33peu volatiles.
52:34Les utilities remplissent
52:36ce rôle,
52:37très peu volatiles.
52:38Les télécoms,
52:38c'est de moins en moins
52:39le cas.
52:40Donc finalement,
52:40on a effectivement
52:41un secteur
52:42qui se renchérit
52:43en termes de multiples
52:44et puis qui au quotidien,
52:47j'ai envie de dire
52:47la petite semaine,
52:48est assez volatile,
52:49donc perd un peu
52:50ses caractéristiques
52:51défensives.
52:52Et les secteurs
52:53préférés aujourd'hui
52:54dans les portefeuilles,
52:55dans votre allocation ?
52:56Alors,
52:57on reste exposé
52:58sur les thèmes
52:59de croissance séculaire.
53:01On voit
53:02quelques opportunités
53:04d'investir
53:06ou de revenir
53:06à meilleur prix
53:07sur la tech.
53:11et on partage
53:12aussi ce côté
53:13domestique
53:14via les utilities.
53:17Donc finalement,
53:17un portefeuille,
53:18j'ai envie de dire,
53:19assez barbelle
53:20avec d'un côté
53:21de la croissance
53:22et de l'autre
53:23de la domestique
53:25plutôt moins cyclique.
53:27Merci à tous les deux.
53:28Mathieu Barrière,
53:29donc responsable
53:29de l'allocation
53:30d'actifs
53:30chez Odo BHF
53:31Asset Management
53:31et Roland Calloyan
53:32qui est responsable
53:33de la stratégie
53:34Action Européenne
53:34chez Société Générale
53:36CIB.
53:389h56,
53:38le CAC 40 recule
53:39de 0,18%
53:40comme la baisse d'hier soir
53:41puisque hier soir,
53:42on a cédé quasiment
53:430,2%.
53:458481 points
53:46moins 0,3%
53:47pour l'Eurostox 50
53:48et donc des indices européens
53:50qui surperforment
53:51très nettement
53:51Wall Street
53:52puisque je vous rappelle
53:53qu'hier soir,
53:54le Dow Jones
53:54a cédé 1,6%
53:56quand le Nasdaq
53:56et le S&P 500
53:57ont perdu
53:58de l'ordre de 1%.
53:59Dans un instant,
54:00vous retrouverez
54:00les experts
54:01avec Raphaël Legendre.
54:02J'imagine que
54:03l'intelligence artificielle
54:04et les inquiétudes
54:06de cette IA
54:07seront au programme.
54:08Oui, effectivement.
54:09Bon, on va commencer
54:09par se poser
54:10une question
54:11tous ensemble.
54:12C'est qui va payer ?
54:13Qui va payer
54:14pour les droits de douane ?
54:16Les représentants
54:16des États membres
54:17se réunissent aujourd'hui.
54:19Les États membres de l'UE
54:20se réunissent à Bruxelles
54:21pour tenter
54:21d'y voir plus clair.
54:22Qui va payer pour la reconstruction
54:24de l'Ukraine ?
54:25C'est les 4 ans aujourd'hui
54:27de l'invasion de l'Ukraine
54:28par la Russie.
54:29Qui va payer
54:30pour notre jeunesse
54:31avec cette étude
54:32du cercle des économistes ?
54:34Une jeunesse en situation
54:35de détresse
54:36alerte le cercle.
54:38Et puis,
54:39qui va payer
54:39effectivement
54:40la facture de l'IA
54:41avec IBM
54:42qui chute en bourse ?
54:44Scott Bessent,
54:45le secrétaire
54:46au Trésor américain,
54:47qui se dit
54:48très inquiet.
54:50Voilà le programme
54:51des experts
54:5210h, 11h
54:53si vous avez loupé
54:53une partie de l'émission
54:54ou si vous voulez voir
54:55ou revoir cette émission,
54:56vous pouvez bien sûr
54:57la retrouver sur
54:58RMC BFM Play
54:59mais également
55:00sur vos principaux sites
55:01de podcast.
55:02A demain,
55:02très bonne journée.
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