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Mercredi 8 juillet 2026, retrouvez Emilie Herny (directrice économie circulaire, Safran) et Raphaël Masvigner (Co-fondateur, Circul'R) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:06Faire de l'économie circulaire un levier de souveraineté industrielle, voilà le thème de notre débat.
00:11Je vous présente tout de suite nos invités.
00:14Émilie Ernie, bonjour.
00:15Bonjour.
00:15Bienvenue, vous êtes directrice économie circulaire du groupe Safran et membre de la coalition Industrie Circulaire.
00:21Raphaël Mavigné, bonjour.
00:23Et bienvenue, heureux de vous retrouver sur ce plateau, le cofondateur de Circulaire.
00:26Allez, on prend quelques temps pour dire peut-être cette coalition Industrie Circulaire, de quoi il s'agit ?
00:31La coalition permet de réunir un grand nombre d'industriels, en l'occurrence on est 15 maintenant sur la deuxième
00:38année,
00:39pour échanger sur d'abord un constat.
00:42On vit des moments un petit peu difficiles en termes d'approvisionnement en matière critique entre autres.
00:49Donc déjà partager ce constat en question et permettre du coup de trouver des solutions communes,
00:54des solutions collectives, parce que tout seul on ne pourra pas trouver des solutions qui soient applicables tout de suite
01:00et qui nous servent en tout cas dans les prochains mois.
01:02Vous allez nous parler de cet appel qui a été lancé par une dizaine de grands industriels dans un instant
01:06circulaire.
01:07En quelques mots, vous êtes déjà venu sur ce plateau, mais tous nos téléspectateurs ou téléspectatrices ne s'en souviennent
01:11pas forcément, dites-nous.
01:12En quelques mots, on est un cabinet de conseil spécialisé sur l'économie circulaire,
01:16qui a été créé il y a une dizaine d'années.
01:18Et aujourd'hui, notre spécificité, c'est la création de coalitions de grands industriels sur des sujets spécifiques à l
01:24'économie circulaire
01:24pour utiliser la force du collectif pour faire passer à l'échelle cette économie.
01:28Alors justement, parlons de cet appel.
01:30Alors moi, j'en ai neuf.
01:32Safran, Alstom, Thalès, le groupe Seb, Legrand, Rexel, RTE, Équence, Forvia.
01:37Avec un rapport qui consiste à dire quoi ?
01:41Il y a un risque et en même temps, on peut le transformer en opportunité grâce à l'économie circulaire
01:47?
01:48Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ?
01:49Oui, tout à fait.
01:49Il y a un constat qui met bien en avant le fait que notre manière de voir l'industrie,
01:56nos modèles économiques actuels, ont nécessité de changer pour pouvoir effectivement transformer
02:02et ne pas être trop fragiles dans le contexte actuel de crises internationales
02:06qui sont successives depuis un certain nombre d'années.
02:09Et donc l'objectif, c'est de se mettre en commun, d'avoir ce constat commun
02:13et de pouvoir trouver des solutions communes.
02:15Et donc on partage sur quelques thématiques.
02:17La première année, c'était plutôt partagé sur le constat.
02:19Et la deuxième année, c'était rentrer vraiment dans le vif du sujet
02:22en sélectionnant des chantiers qu'on a appelés des labs dans le cadre de la coalition
02:26de sorte à pouvoir aller vers des solutions opérationnelles assez rapides.
02:31Et là, en l'occurrence, nous, Safran, on participe au lab de la coopération sur la partie matière.
02:35Vous parlez d'économie circulaire forte.
02:38Qu'est-ce que ça veut dire ? Pourquoi il faut rajouter le mot « forte » ?
02:41C'est très important, Thomas.
02:43L'économie circulaire faible, c'est l'économie circulaire en fin de vie.
02:45Donc c'est le recyclage.
02:46Sauf que l'économie circulaire forte, c'est comment on ancre durablement
02:49dans le modèle d'affaires des entreprises, l'économie circulaire.
02:53Donc dès l'amont, c'est comment on va éconconcevoir les produits
02:57pour créer de la résilience sur la chaîne de valeur.
02:59Et surtout, tout au long de la chaîne de valeur,
03:01comment on met en place des stratégies d'économie circulaire
03:03qui permettent d'être résilientes par rapport aux chocs et aux pénuries de ressources.
03:06Et ce qu'il faut que nos auditrices et nos auditeurs comprennent,
03:09c'est que selon Eurostat, le cabinet des statistiques de la Commission européenne,
03:13sur les dernières années, il y a 80% des entreprises au niveau européen
03:16qui ont subi des chocs sur leur chaîne de valeur.
03:19Et donc, il faut voir l'économie circulaire vraiment comme une stratégie de robustesse
03:22et de génération de revenus dans un monde en polycrise.
03:24Qu'est-ce que ça représente déjà ?
03:25On va parler justement des chocs que toutes les entreprises peuvent subir
03:30et peut-être à la dimension de Safran.
03:33Mais déjà, ce que représente l'économie circulaire dans un groupe comme le vôtre,
03:37c'est quoi aujourd'hui ?
03:37Alors nous, l'économie circulaire, c'est un système économique
03:41qui nous permet d'optimiser la consommation en ressources naturelles.
03:45Et on perçoit l'économie circulaire chez Safran comme étant un levier de souveraineté avant tout,
03:52un levier aussi de performance industrielle et en même temps un levier pour la décarbonation.
03:56Qu'est-ce que vous avez mis en place pour que ce levier soit le plus efficace possible ?
04:00Alors, plusieurs choses, mais un exemple qui me semble être le plus parlant à l'heure actuelle,
04:03c'est notre filière titane.
04:05Ce qu'on a mis en place depuis un certain nombre d'années maintenant, depuis 2022,
04:09nous avons mis en place une collecte de tous les, ce qu'on appelle des copeaux de titane.
04:14Donc quand on va fabriquer une pièce en titane pour l'aéronautique,
04:17donc des pièces qui sont quand même très critiques,
04:19on va partir d'un gros lopin de titane qu'on va venir usiner,
04:23donc on va forcément générer des copeaux comme quand on usine un morceau de bois.
04:28Ces copeaux en question sont collectés, nettoyés et retournés directement aux élaborateurs
04:33qui nous font les alliages de titane qualifiés aéronautiques
04:36pour avoir une boucle qui soit circulaire et fermée.
04:39Donc c'est-à-dire un titane aéronautique redevient un titane aéronautique.
04:42Qu'est-ce que ça devenait avant ? C'était un déchet ?
04:45Il y a quelques années de ça, effectivement, ça partait plutôt pour faire du ferro-titane auprès des ferrailleurs.
04:50Et donc on n'avait pas de boucle réellement fermée, ça ne revenait pas pour un besoin aéronautique.
04:54Une initiative comme celle qui est portée par ces neuf industriels que j'ai cités,
04:59Raphaël Mamigny, qu'est-ce que ça change ?
05:00Ça change beaucoup de choses.
05:02À date, il n'y avait pas en Europe une coalition d'industriels aussi importante
05:08qui alliait à la fois une expertise très business,
05:11et comme le rappelle Émilie, comment on met en place des modèles d'affaires
05:13qui permettent d'être résilients face au choc,
05:15et une expertise scientifique.
05:17Dans cette coalition, elle est animée à la fois par circulaire,
05:19donc la partie conseil, et le CEA, le commissariat à l'énergie atomique,
05:22avec ce qu'on appelle le CEA-ISSEC,
05:24donc c'est leur institut spécialisé sur l'économie circulaire,
05:26et dedans, il y a 700 chercheuses et chercheurs
05:29qui amènent cette expertise scientifique.
05:31Et du coup, c'est extrêmement puissant,
05:33et une fois qu'on a plus d'une dizaine d'industriels,
05:36on peut faire remonter ça au ministère de l'Économie,
05:38on peut faire remonter ça au niveau de l'Europe,
05:40et l'Europe a besoin de grandes guidelines, de retours terrain,
05:43notamment dans l'apparition du Circular Economy Act,
05:45qui va arriver à la fin de l'année.
05:46– Mais ça veut dire, ce que vous décrivez là, qui est en cours,
05:49ça s'est déjà passé avec d'autres coalitions récentes ?
05:53– On a une dizaine de coalitions aujourd'hui sur différents sujets,
05:55que ce soit les cosmétiques, le packaging,
05:58mais comme l'a rappelé Émilie, je pense qu'aujourd'hui,
06:01l'Europe est très largement dépendante des pays tiers
06:04sur les ressources critiques.
06:06Et sans ressources critiques, on n'a pas de transition énergétique,
06:09on n'a pas de transition numérique,
06:10et un rapport, justement, de la Cour des comptes européennes
06:14disait que l'Europe dépend sur 24 matériaux stratégiques
06:18de pays tiers, et principalement en Chine.
06:21Donc si on n'arrive pas à boucler la boucle,
06:22comme l'a très bien dit Émilie,
06:23en fait, si la Chine décide de fermer les valves
06:26sur les matériaux critiques, sur le gallium, sur le magnésium,
06:29plus de transition énergétique, plus de transition numérique.
06:31Donc c'est extrêmement important d'avoir des alliances
06:33qui pèsent sur ces sujets.
06:34– Vous avez, j'imagine, identifié les matériaux
06:36sur lesquels vous êtes effectivement dépendant ?
06:39– Oui, bien sûr, on a une liste de matières critiques
06:42pour le groupe Safran, qui est plus ou moins la même
06:45que celle qui est annoncée par la Commission européenne,
06:47et pour laquelle on a, effectivement,
06:48on essaye de mettre en place des approches
06:50où l'économie circulaire est un véritable levier,
06:53en plus d'autres actions qui sont plus sur un périmètre
06:56très opérationnel, un périmètre achat
06:57ou un périmètre chaîne d'approvisionnement.
06:59– Il y a un autre levier, qui est le levier des interdépendances,
07:02c'est-à-dire faire en sorte que la France et l'Europe
07:04aient elles aussi des leviers face à la Chine
07:07ou à d'autres fournisseurs ?
07:09– Complètement, de toute façon, il faut être clair,
07:12on dépendra, quoi qu'il arrive, du pays tiers.
07:14– Oui, on ne va pas vivre en autarcie d'un seul coup.
07:16– Mais la seule chose à avoir en tête,
07:18c'est qu'il ne faut pas dépendre,
07:19et d'ailleurs c'est ce qui est dans le critical raw material act,
07:21de plus de 30%, de 60% sur certains matériaux.
07:24C'est-à-dire que si la Chine, l'Afrique du Sud
07:27ou par exemple le Chili sur le lithium
07:28décident de fermer les valves, on a d'autres possibilités.
07:31Et il faut que ces autres possibilités,
07:32il faut qu'elles soient présentes en Europe,
07:33mais aussi ailleurs, donc c'est une logique, encore une fois,
07:35de partenariats et d'alliances à l'échelle mondiale.
07:37– Est-ce que ça a été si facile
07:38d'embarquer ces autres industriels ?
07:43Vous pouvez être peut-être, je ne sais pas,
07:44en concurrence sur certains marchés,
07:48ou est-ce que finalement la démarche,
07:50elle est simple à enclencher aujourd'hui ?
07:52– Alors la démarche, je ne dirais pas qu'elle est simple,
07:54mais en tout cas elle est nécessaire,
07:57et comme elle est justifiée,
07:58comme on a pris conscience qu'on ne pourrait pas
08:00de manière silotée répondre à ces nouveaux défis,
08:04le fait de le faire de manière collective
08:06nous semblait être vraiment la bonne solution.
08:09Donc ce qui n'est pas simple,
08:10c'est comprendre réellement quel est le besoin
08:12de chacun des industriels.
08:14– Oui, ce n'est pas les mêmes,
08:15ce n'est pas forcément les mêmes.
08:16– Exactement, une matière qui va être critique
08:18pour l'aéronautique,
08:19est-ce que ce sera la même chose pour la SNCF,
08:21est-ce que ce sera la même chose pour EDF ?
08:22Donc déjà mettre en commun tout ça,
08:24et identifier sur quelle matière on a envie
08:26de travailler avec les industriels
08:27qui sont autour de la table, transfilière.
08:29Donc je ne dirais pas que c'est simple,
08:31en tout cas on a bien identifié que c'était vital,
08:33et que nous devions passer par là
08:35à poser réellement le besoin de chacun.
08:37– Je vais vous poser la même question,
08:39je commence avec vous Émilie Yerny,
08:41c'est quoi la bonne taille d'une coalition ?
08:44Vous disiez, là il y en a neuf qui signent,
08:46vous disiez on est une quinzaine…
08:48– Au global la deuxième année on est une quinzaine
08:49sur les deux labs,
08:50mais la taille qui va bien…
08:52– Parce que pour prendre des décisions
08:53on ne peut pas non plus être sans,
08:55vous voyez ce que je veux dire ?
08:55– Oui, je comprends,
08:56mais pour prendre aussi des décisions
08:57il faut avoir les bons volumes à mettre sur la table.
09:00Et donc il en faut quand même un certain nombre.
09:02On ne pourra pas faire une coalition
09:03à deux ou trois, ça perd de son intérêt.
09:06On est le plus souvent sur les industriels
09:08qui sont dans le cadre de cette coalition
09:10sur des marchés plutôt considérés
09:11comme des marchés de niche,
09:12où nos propres volumes ne sont pas suffisants
09:14pour créer réellement des filières de recyclage,
09:17qu'elles soient en France ou qu'elles soient en Europe,
09:18en tout cas des filières qui nous permettent
09:20d'avoir ce niveau après d'indépendance
09:23et non plus de dépendance,
09:24comme le disait Raphaël juste à l'instant.
09:26Donc il faut quand même un certain nombre,
09:28massifier les volumes
09:29pour avoir cette taille critique
09:30de sorte à pouvoir envisager
09:32effectivement la création d'une filière.
09:34– C'est quoi la bonne taille critique justement ?
09:36– Je rebondis sur ce que disait Émilie
09:38et ce qui est très juste,
09:39c'est en fait,
09:40il faut se rendre compte
09:41qu'un Safran tout seul
09:42ou un Airbus tout seul,
09:43ça nous paraît énorme,
09:44mais à l'échelle mondiale,
09:45c'est tout petit.
09:46Et donc il faut forcément
09:47créer une massification des flux
09:49et ça passe par un partenariat
09:50entre Thales,
09:51entre Airbus,
09:52entre Safran
09:52et entre d'autres entreprises européennes.
09:54Et donc je la rejoins,
09:55il faut un noyau dur,
09:56une dizaine de grandes entreprises,
09:57pas plus,
09:58mais qui permettent
09:58de faire suffisamment d'influence.
10:00Et là,
10:00juste pour vous donner
10:00un exemple très précis,
10:01la coalition industrie circulaire
10:03avec une dizaine d'entreprises,
10:04on est déjà à plus de 100 milliards
10:07de chiffres d'affaires cumulés.
10:08Donc là c'est énorme.
10:09– Mais est-ce que ça veut dire
10:10que des filières sont nées
10:12ou sont en train de naître
10:13grâce à ces coalitions ?
10:15– En fait,
10:16ce qui est intéressant,
10:17c'est que l'économie circulaire
10:17c'est avant tout du bon sens.
10:19On a les technologies,
10:19on n'a pas besoin
10:20de révolutionner les technologies.
10:21Il faut juste réinventer
10:23la chaîne de valeur
10:24et boucler la boucle
10:24comme tu l'a rappelé
10:25très justement,
10:26Émilie.
10:26Et donc,
10:27utilisons les chaînes de valeur
10:28actuellement présentes,
10:30investissons collectivement
10:31sur leurs modifications
10:32et il n'y a pas forcément
10:33besoin de nouvelles,
10:35l'émergence de nouvelles filières
10:36mais plutôt
10:36le réajustement de ces filières.
10:37Ce qui est un peu différent
10:38et ce qui nécessite
10:39mon investissement.
10:40– Oui, effectivement.
10:40Est-ce que la réglementation
10:42vous aide ou vous pousse ?
10:43Par exemple,
10:44on pense à la RE 2020
10:46ou à d'autres réglementations
10:48en matière d'économie circulaire.
10:50– Alors,
10:50la réglementation,
10:53moi je dirais que c'est quand même,
10:55ça nous fait réfléchir.
10:56On a d'autres filières industrielles
10:58qui sont déjà soumises
11:00à des réglementations
11:02qui, du coup,
11:03par lesquelles on a fait
11:03bien évidemment un peu
11:04comme on appelle un benchmark
11:06pour voir comment est-ce
11:07qu'elles subissent
11:07cette réglementation
11:08ou comment elles prennent ça
11:10comme étant aussi
11:11une opportunité
11:11de pouvoir se transformer.
11:13Donc moi je dirais
11:14que la réglementation
11:14aide au moins
11:15à bien identifier le problème
11:16et à faire réfléchir
11:18les industriels.
11:19Pour le moment,
11:20nous n'avons pas
11:20de réglementation
11:21à proprement parler
11:22dans le secteur aéronautique
11:24mais on est parti du principe
11:26qu'il fallait s'y préparer
11:27pour les prochaines années.
11:28– Même question,
11:30Raphaël Mavillé,
11:30est-ce que c'est un accélérateur ?
11:32Parce que moi j'ai quand même
11:33beaucoup d'invités
11:34sur ce plateau
11:35qui me disent
11:35la réglementation,
11:37les injonctions contradictoires,
11:38l'empilement des normes
11:39françaises, européennes,
11:40c'est plutôt un frein.
11:41– Deux temps dans la réponse.
11:43Premier temps,
11:44on n'a jamais eu autant
11:45de législation
11:46sur l'économie circulaire
11:47en l'espace de trois ans.
11:48Une législation PPWR
11:50sur le packaging,
11:51CRMA sur les matériaux critiques,
11:52ESPR sur l'éco-conception.
11:53Donc ça,
11:54c'est une excellente nouvelle.
11:56Par contre,
11:56il faut de la flexibilité
11:57dans ces législations.
11:59Il ne faut pas
11:59qu'elles viennent freiner
12:01le développement
12:01de modèles d'affaires circulaires
12:02mais plutôt donner
12:03un cadre commun
12:03dans lequel on agit.
12:05Et donc c'est la petite nuance
12:05que j'apprends.
12:06– Cadre commun français
12:06ou européen ?
12:07– Européen.
12:08– Européen.
12:08Français tout seul,
12:09on ne fera rien.
12:09Ça doit être européen.
12:10– Ça doit être européen.
12:12À quel point,
12:13alors j'aurais pu commencer par là,
12:14à quel point les crises,
12:16parce qu'on est dans
12:16une succession de crises
12:18qui sont peut-être,
12:19je ne le souhaite pas,
12:20mais en train de devenir la norme,
12:21sont des accélérateurs
12:22pour des projets
12:23comme les vôtres ?
12:24– En fait,
12:25les crises que l'on a vécues
12:26nous ont fait vraiment
12:28toucher du doigt
12:29notre vulnérabilité.
12:31Et donc,
12:31ces crises,
12:32il faut les transformer
12:33comme étant,
12:33comme vous le dites
12:34à juste titre,
12:35comme étant des accélérateurs
12:36pour pouvoir faire
12:37cette transformation
12:38vers une économie
12:39plus circulaire
12:39ou en tout cas,
12:40mettre les sujets
12:41d'une économie circulaire
12:42comme étant vraiment
12:43un levier
12:43qui nous permette
12:44de ressortir plus fort
12:45de ces crises.
12:46Donc,
12:46je pense que les crises,
12:47si on le voit
12:47avec le verre à moitié plein,
12:50nous permettent effectivement
12:51d'accélérer la transformation
12:52de nos industries
12:53et transformer
12:53notre modèle économique.
12:54– Vous le sentez vous Raphaël,
12:55c'est-à-dire que quand il s'agit
12:56de convaincre,
12:57c'est malheureusement plus facile
12:58quand on est dans une crise ?
13:01– Eh oui,
13:01c'est ce qui est paradoxal.
13:04Et surtout,
13:05on a un terrain d'opportunité
13:06avec le désengagement
13:07des États-Unis
13:08sur cette thématique
13:09de la transition énergétique.
13:11Il y a un vrai terrain
13:12d'opportunité pour l'Europe
13:13de prendre le leadership
13:14sur ce sujet
13:15d'économie circulaire.
13:16Et c'est ce que vise
13:17à faire le Circular Economy Act
13:18qui va arriver
13:19en fin d'année.
13:20Donc,
13:20je pense qu'on n'a jamais eu
13:21autant l'occasion
13:22de prendre le leadership
13:23sur un sujet.
13:24– Merci beaucoup
13:25à tous les deux
13:26et à bientôt
13:26sur Be Smart for Change.
13:28C'est l'heure du grand entretien
13:29de ce Smart Impact.
13:31Odile Batzer,
13:31la présidente
13:32de l'Observatoire
13:33de l'Immobilier Durable.
13:34– Sous-titrage Société Radio-Canada
13:34– Sous-titrage Société Radio-Canada
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