- il y a 8 heures
Ce mardi 17 mars, la position de la France parmi les dix grandes nations exportatrices en ce qui concerne sa compétitivité dans les exportations de biens de consommation, ainsi que le décrochage industriel du pays, ont été abordés par Rafik Smati, fondateur de Louxor.ai et président du groupe Aventers, Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'Économie, et Christian Saint-Étienne, économiste, auteur de "Trump et nous - Comment sauver la France et l'Europe", dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Allez, on est de retour pour la seconde partie de l'émission avec toujours autour de la table Jean-Pierre
00:04Petit, Christian Saint-Etienne et Rafix Maty.
00:07On va parler compétitivité française dorénavant, la compétitivité qui est au cœur de la création de richesses du pays.
00:16Si on veut pouvoir se défendre en souveraineté, on va avoir besoin d'argent.
00:21C'est vrai que c'est code.
00:22Et Schema Business School, qui tire la sonnette d'alarme ce matin dans un rapport dont les conclusions ne sont
00:28pas forcément étonnantes,
00:31que nous dit ce rapport, qu'on produit un niveau de gamme plutôt intéressant,
00:36mais beaucoup trop cher que le problème de la France, c'est la compétitivité.
00:43Pour ça, Rex & Code a interrogé près de 500 importateurs de produits français.
00:51Le problème, c'est quoi ? Allez, Rafix, je commence avec vous.
00:55Le diagnostic, c'est quoi ? Est-ce qu'on a un problème de prix ou un problème de positionnement
01:00?
01:00Les deux manquent à bit.
01:01Oui, les deux.
01:02Je crois que la réponse est déjà dans la question.
01:05Je voudrais rappeler une évidence microéconomique, mais qu'on a tendance à oublier le prix de vente final
01:10et la conséquence des coûts de revient.
01:14Le prix de vente, ce n'est pas quelque chose qu'on sort d'un chapeau et qui n'est
01:17pas forcément corrélé à la valeur fondamentale du bien.
01:21C'est-à-dire qu'il est la conséquence de ce qu'il a fallu mettre sur la table pour
01:25le produire.
01:26Et en France, pour produire un produit lambda, il faut plus de moyens qu'aux États-Unis, évidemment, mais qu
01:35'en Allemagne, qu'aux Pays-Bas ou qu'au Royaume-Uni.
01:39Et il y avait un chiffre très éloquent qui avait été donné lors d'une audition au Sénat il y
01:43a quelques mois par le président d'Airbus.
01:46Il disait que dans son entreprise à lui, alors évidemment avec des niveaux de salaire qui sont importants,
01:50mais quand même le message est très intéressant.
01:54Vous prenez une fiche de paye, 45%, ce sont des prélèvements obligatoires.
01:59En Allemagne, 25%.
02:01Au Royaume-Uni, 20%.
02:02Bon, ça pose le sujet.
02:04Quand vous avez un coût de production de vos biens et de vos services qui est à ce point supérieur
02:10à celui de vos voisins,
02:11eh bien vous vendez plus cher.
02:13Et donc c'est là qu'arrivent les résultats de l'étude dont vous parlez,
02:16où il y a une décorrélation entre le prix de vente et la valeur perçue du bien,
02:21qui fait qu'en France, nous vendons des biens trop chers par rapport à ce qu'ils sont réellement,
02:25parce qu'ils ont été tout simplement beaucoup plus chers à construire.
02:29Et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui en France,
02:31nous avons aussi peu d'entreprises d'intérêt intermédiaire comparé à nos voisins.
02:34Et c'est la raison pour laquelle aussi, il n'y a pas de miracle,
02:36que nous sommes aussi peu exportateurs que nous le sommes aujourd'hui.
02:40Alors que l'Italie, alors que l'Allemagne,
02:43qui ont une vraie cohérence prix-qualité,
02:47avec une vraie logique industrielle assumée,
02:49alors que nous, nous avons cassé notre industrie pendant des décennies
02:52au nom d'un dogme idéologique qui consistait à dire
02:55qu'il fallait fabriquer des générations d'intellectuels,
02:57eh bien on le paye aujourd'hui.
03:00Et malheureusement, alors il y a des choses qui ont été faites,
03:02les ordonnances Pénicaud, etc.,
03:04au début du premier quinquennat de Emmanuel Macron.
03:07On a allégé les charges sur les bas salaires,
03:09ça a fait des choses, mais ça ne fait pas aujourd'hui de la France,
03:13malheureusement, le pays qui pourrait être à la hauteur
03:17de ce qu'il peut représenter en Europe.
03:18On a souvent dit que la France produisait à un niveau de qualité espagnol
03:22et le vendait au prix allemand.
03:23C'est un peu ce qu'on disait il y a 10 ou 15 ans.
03:25Est-ce que ça n'a pas changé quand même, Christian Saint-Étienne ?
03:28Ce que dit l'étude, c'est que nos produits sont désirables quand même, bien souvent.
03:32Il y a deux petites évolutions.
03:33La première, c'est que les coûts de production en France
03:38depuis quelques années augmentent moins vite que chez nos concurrents,
03:41sauf qu'on était à très haut niveau.
03:43De mémoire, les coûts de production en France sont autour de l'heure de travail
03:51à 43-44 euros de l'heure, à peu près au niveau de l'Allemagne.
03:55Les Italiens doivent être à 30 et les Espagnols à 25.
03:58Donc, ce qu'a évoqué les cotisations sociales joue sur cet écart.
04:04Mais ce qui se passe, c'est que le coût du travail, c'est une chose.
04:07Dans l'industrie, le coût du travail, c'est 20 % de la valeur.
04:12Mais ce qui se passe, c'est qu'on a tué, au cours des 30 dernières années,
04:18l'essor de nos grosses PME et de nos OTI.
04:20Parce qu'à un moment donné, la production, c'est l'incorporation du travail,
04:25du capital et de l'innovation dans un produit.
04:28Et ça, cette incorporation, elle est faite par une entreprise.
04:31Donc, si on tue le développement des entreprises de taille moyenne,
04:35il faut rappeler que les entreprises de taille moyenne sont les plus exportatrices.
04:41Donc, Rafik l'a évoqué, mais on connaît les chiffres.
04:44On a 6 000 ETI, les Italiens doivent être à 9 000 et les Allemands à 15 000.
04:49C'est un problème qui a été identifié sous Raymond Barr il y a 40 ans.
04:53Si ce n'est qu'on a mené des politiques fiscales
04:56qui ont empêché l'essor de nos entreprises.
05:00Donc, on reste avec ce problème majeur.
05:04Et pour terminer, on vient...
05:06C'est la fiscalité ou c'est les charges sociales, les cotisations sociales, le problème ?
05:09Sur l'aspect charge sociale, le système de marché fonctionne.
05:15C'est-à-dire que si on est au même prix de leur travailler qu'en Allemagne,
05:20alors qu'ils ont deux fois moins de charges sociales,
05:23c'est que c'est le salaire net qui a baissé en France et qui a intégré le surcoût.
05:29Mais ce qui nous tue, c'est la fonction d'intégration de l'entreprise
05:34qui a été émasculée pendant 40 ans au nom de l'idéologie.
05:38Et ce qui est très important, c'est qu'on vient de vivre deux automnes
05:42à l'Assemblée nationale de préparation de lois de finances
05:45où on a continué et accentué la haine de l'entreprise et de l'entrepreneur.
05:52Et ça, ça n'aide pas non plus en termes de...
05:54même d'image des produits à l'extérieur.
05:57Parce que le monde entier a vu la haine de députés médiocres
06:02qui n'ont jamais rien créé pour les entrepreneurs qui créent de la richesse.
06:05Non mais ça va s'améliorer.
06:06T'as vu le résultat à Toulouse ?
06:08Pour Airbus, tout ça, pour l'écosystème,
06:10ça va certainement s'améliorer.
06:12C'est une petite dose de second degré du côté de Jean-Pierre Petit.
06:15La nouvelle majorité municipale est très consciente de ça, bien sûr.
06:19Il n'est pas encore élu, Jean-Pierre Petit.
06:22On va espérer un miracle le dimanche.
06:24Dans le trio de tête, pour quatre secteurs étudiés
06:27dans la compétitivité hors cours.
06:29Sur l'agroalimentaire, on est deuxième sur dix.
06:33Dans la pharmacie, l'hygiène et la beauté, on est troisième.
06:35L'habillement et les accessoires, troisième.
06:37On a donc encore des choses à vendre à l'international.
06:40Oui, quand même.
06:42On est vingt-huitième, vingt-neuvième en termes de l'idée.
06:45On n'allait pas de dire que tout s'effondre, tout s'effondre.
06:47On s'effondre en relatif.
06:49Et puis c'est lent.
06:49Les processus de déclin sont assez lents,
06:52sauf quand il y a des guerres ou des révolutions,
06:54des changements majeurs.
06:56Mais c'est un processus extrêmement lent.
06:59L'Empire romain s'effondre sous trois siècles.
07:01Voilà, c'est ça.
07:02Puis même la grande puissance espagnole, portugaise,
07:06le Royaume-Uni à la fin du XIXe siècle,
07:08et tout ça, ça prend du temps.
07:09Enfin bon, bref.
07:10On parle beaucoup de la compétitivité hors prix,
07:12si j'ai bien compris dans ce rapport.
07:15Et c'est important, évidemment.
07:16Mais moi, je suis quand même très, très attaché
07:18à la compétitivité prix.
07:20On a parlé des salaires.
07:21Mais moi, je crois à la force de la politique économique
07:25aussi sur la compétitivité,
07:26notamment de la politique monétaire
07:28et de la politique de change quand il y en a.
07:30Et donc, de ce point de vue,
07:32le moins qu'on puisse dire,
07:33c'est qu'on n'a pas été,
07:34enfin sur les 40 dernières années,
07:35été très aidé.
07:37Voilà, je dis bien sur les 40 dernières années.
07:39Si j'exclus la période de Mario Draghi, en fait,
07:43qui mériterait d'ailleurs d'être à la tête
07:46de la Commission européenne,
07:47c'est le seul qui a l'air de comprendre.
07:48Mais Jean-Pierre Petit,
07:49si on vend des produits trop chers,
07:51ce n'est pas la faute de Christine Lagarde
07:52ou de Mario Draghi.
07:53Mais bien sûr que si, aussi,
07:55alors il n'y a pas que ça, bien évidemment.
07:57Mais regardez ce qui s'est passé depuis 4 ans.
08:01L'euro s'est apprécié,
08:02alors jusqu'à la crise récente,
08:03et encore, ça n'a pas complètement compensé.
08:06Le dollar a pris 15%.
08:07L'euro effectif,
08:08c'est pas sur l'euro dollar,
08:10c'est l'euro aussi contre le renminbi,
08:12contre les devises asiatiques.
08:13On a pris 15%, c'est ça ?
08:14Oui, en termes effectifs,
08:16même un peu plus.
08:18Ça, ça veut dire qu'on perd des parts de marché.
08:21Alors pas peut-être sur le haut de gamme,
08:23effectivement, ou le très haut de gamme.
08:24Là, on a une spécialisation qui nous protège.
08:27Mais sur le bas et moyen de gamme, ça joue.
08:30Et pareil pour les conditions financières.
08:32Il faut, si tu veux,
08:33que des ETI se développent aussi.
08:35Enfin, il y a plein de choses à dire là-dedans.
08:37Tu l'as évoqué.
08:38Mais il y a aussi les conditions
08:40de financement.
08:42Les taux réels doivent baisser
08:43pour favoriser le développement
08:44du venture capital,
08:46du private equity.
08:47Comment ils ont fait là ?
08:48Comment vous expliquez que ça fonctionne,
08:49que l'Italie exporte,
08:51que l'Allemagne exporte,
08:52que ce sont les meilleurs au monde ?
08:54Au monde, ils ont le haut et là-dedans.
08:56Mais les Amens et les Italiens,
08:57ils ont protégé leurs ETI.
08:59Voilà, exactement.
09:00Déjà, d'une part.
09:01Et d'autre part,
09:02la compétitivité,
09:03ce n'est pas seulement
09:04le solde extérieur.
09:05C'est la compétitivité,
09:07c'est la capacité
09:08à tirer le capital technologique,
09:11à tirer la main d'œuvre
09:13de qualité,
09:14c'est-à-dire
09:16très qualifiée, etc.
09:18Il faut raisonner
09:19sur la compétitivité
09:20du territoire
09:21et pas seulement
09:21la compétitivité commerciale
09:23au sens du solde extérieur.
09:25D'ailleurs, nous,
09:26on a une balance courante
09:27équilibrée à peu près.
09:28Évidemment,
09:28on n'a plus de demandes intérieures,
09:30les importations...
09:31Et excédentaires
09:32au niveau européen.
09:33Ce décrochage
09:34est-il réversible,
09:36Rafik Smati ?
09:37Est-ce qu'on est condamné
09:38comme ça
09:39à avoir nos produits
09:41reculés dans les classements,
09:43que ce soit en interne
09:44ou à l'international ?
09:45Juste un chiffre
09:47en lien avec Rafik.
09:49Le dernier point haut
09:51de l'économie française,
09:52c'est très important
09:53pour tous ceux
09:54qui nous écoutent,
09:55c'est 1999.
09:57En 1999,
09:59on représente 6%
10:01des exportations mondiales.
10:03Chiffre au CDE.
10:04Et on est tombé
10:05à 2,5.
10:06En 25 ans,
10:08on est tombé
10:09de 6 à 2,5.
10:10Est-ce que ce n'est pas
10:10la traduction
10:11de la montée en puissance
10:12de la Chine ?
10:12Non, parce que la Chine
10:15est passée
10:16dans le même temps
10:16de 4 à 16,18
10:19du marché mondial.
10:21Mais si on regarde
10:22cette fois
10:23notre part
10:23dans la zone euro,
10:25on a perdu 40%
10:27de nos parts
10:28de marché relatives
10:29par rapport
10:29aux autres pays
10:30de la zone euro.
10:31Donc, il y a
10:31un effondrement français
10:33à l'intérieur
10:33de l'effondrement européen.
10:35Oui, Smati.
10:36Alors, vous me posez
10:37la question de savoir
10:37si c'est réversible.
10:38Vous posez la question
10:39à un entrepreneur.
10:39L'entrepreneur voit toujours
10:40le verre à moitié plein
10:41plutôt que le verre
10:42à moitié vide.
10:42Donc, évidemment
10:43que je vous répondrai
10:44par principe
10:45que l'optimisme
10:46est de la volonté.
10:47Je vous dirai
10:48par principe
10:48que c'est réversible.
10:49Mais pour que ça soit réversible
10:51et pour pouvoir construire
10:52quelque chose,
10:52il faut poser
10:53un bon diagnostic.
10:54Et le problème
10:54que nous avons souvent
10:55en France,
10:55c'est qu'on pose
10:56le mauvais diagnostic,
10:57qu'on est en prix
10:59empreinte de considérations
11:00idéologiques
11:01plus que pragmatiques.
11:02Et donc,
11:02quand on pose
11:03le mauvais raisonnement
11:05à la base,
11:05il est impossible
11:06de trouver
11:06les bonnes solutions.
11:07Le problème
11:08auquel nous sommes
11:08confrontés aujourd'hui,
11:09c'est bien plus
11:09qu'un problème économique
11:10ou industriel.
11:11C'est un problème
11:12de mentalité.
11:12C'est un problème
11:13de culture politique,
11:15de culture économique.
11:16Quand vous aviez
11:18en 1981
11:19ce que j'appelle
11:20la doctrine
11:21Mitterrand-Langue
11:22qui consistait à dire
11:23que l'industrie
11:24c'est sale
11:25et donc il faut construire
11:26des générations
11:27d'intellectuels
11:28parce que c'est mieux
11:28de travailler
11:29dans des bureaux
11:29et parce qu'on va
11:30plus s'épanouir
11:31dans un bureau
11:32que dans une usine,
11:33là il y a
11:34un péché originel majeur.
11:36C'est-à-dire que
11:36pendant que les autres
11:36continuaient à construire,
11:37pendant que les autres
11:38continuaient à bâtir,
11:39nous on a créé
11:40des générations
11:40de sociologues
11:41et de psychologues
11:42que nous payons
11:43encore aujourd'hui.
11:43Donc posons
11:44un vrai diagnostic
11:45et commençons par dire
11:47que nous avons
11:47un véritable problème
11:48au niveau de l'éducation
11:49de nos enfants
11:49et l'éducation
11:50ce n'est pas un petit sujet
11:51parce que l'éducation
11:52d'aujourd'hui
11:52c'est la puissance
11:53de 2060
11:57ou de 2070.
11:58Ensuite,
11:59si on se pose la question
12:00réhabilitons les mathématiques,
12:01on est quand même
12:02dans un pays
12:02où vous n'avez pas plus tard
12:04qu'il y a
12:047 ou 8 ans
12:05un ministre
12:06de l'éducation nationale
12:07qui a décidé
12:08de rendre les mathématiques
12:09comme une matière
12:10optionnelle à l'école
12:11alors qu'on rentre
12:12dans une société
12:13extrêmement technologique,
12:14extrêmement scientifique
12:15et donc tout ça
12:16c'est ce...
12:18Donc nous avons
12:18l'obligation
12:19de mettre fin
12:19à ce sabordage
12:20au niveau de l'éducation
12:21petit 1
12:21et petit 2
12:22et là
12:23c'est une prise
12:23de conscience
12:24collective
12:25que nous devons
12:26tous réaliser.
12:26Alors nous
12:26les entrepreneurs
12:27on l'a fait
12:28mais ça doit être fait
12:28au niveau français.
12:29Soit on veut
12:30une société du risque
12:31soit on veut
12:31une société
12:32de la protection
12:32mais on n'aura pas
12:33les deux.
12:34Si on veut
12:34une société
12:35si on veut
12:36créer de la richesse
12:37si on veut
12:37faire partie
12:38de la grande
12:38bataille du siècle
12:39si on veut
12:40être en compétition
12:41et gagner
12:42face aux Chinois
12:43face aux Etats-Unis
12:45si on veut
12:45être dans la bataille
12:45de l'IA
12:46des technologies à venir
12:46des robots
12:47il faut qu'on soit
12:48dans une logique
12:48de risque.
12:49Maintenant
12:49si on veut
12:49se protéger
12:50si on veut
12:50protéger
12:51le pouvoir d'achat
12:51si on considère
12:52que le pouvoir d'achat
12:53c'est une politique
12:54économique à part entière
12:55si on considère
12:56que par défaut
12:56il y a un pouvoir d'achat
12:58qu'il faut préserver
12:58parmi tous les autres
12:59c'est celui des retraités
13:00parce qu'ils ont
13:00travaillé toute leur vie
13:01et qu'ils ont cotisé
13:02je mets ça entre guillemets
13:03c'est les arguments
13:04qui nous sont opposés
13:05si on veut
13:06cette société là
13:06et bien on sacrifie
13:08l'avenir.
13:08Le budget de l'éducation nationale
13:10Raphaël Legendre
13:12est passé
13:13en l'espace
13:14de 40 ans
13:14de 7%
13:16de notre produit
13:17intérieur brut
13:18à 7%
13:19de notre produit
13:19intérieur brut
13:20quand le budget
13:22alloué aux retraites
13:23est passé
13:23des mêmes 7%
13:24du produit intérieur brut
13:25à 14%
13:26du produit intérieur brut
13:27on a choisi
13:28de financer
13:28le passé
13:29plutôt que l'avenir
13:30donc moi je dis
13:32aux électeurs
13:33qui se manifestent
13:34parce que c'est
13:34vous disiez tout à l'heure
13:36Christian Saint-Etienne
13:36vous parliez de l'Assemblée nationale
13:37la plus médiocre de l'histoire
13:38et je suis totalement d'accord
13:40avec vous
13:40ces gens là ont été élus
13:41donc si nous voulons
13:43aujourd'hui
13:43que ça change
13:45prenons conscience
13:46du fait que nous
13:47nous sommes trompés
13:48magistralement
13:49sur notre doctrine
13:50d'éducation
13:50et que demain
13:51si on forme des ouvriers
13:52si on forme des artisans
13:54et bien ça sera peut-être
13:55meilleur pour la prospérité
13:56de notre pays
13:56que si on forme
13:57des cadres moyens
13:57qui se feront laminés
13:58par des intelligences artificielles
14:00petit 1
14:00et petit 2
14:01collectivement
14:02acceptons l'idée
14:03que nous entrons
14:04dans une zone de risque
14:05qu'on va prendre
14:06un petit peu plus de risque
14:07il y aura un petit peu
14:08moins de protection
14:09il ne s'agit pas
14:09de laminer le modèle social
14:10non je dirais même
14:11que c'est le contraire
14:11c'est pour protéger
14:12le modèle social
14:13parce que si on ne fait rien
14:14il n'y aura plus
14:14de modèle social
14:16je veux juste dire
14:16que je suis d'accord
14:17pour le diagnostic
14:19sur les maths
14:19pour nous
14:20qui avons été quand même
14:21enfin nous
14:21moi quand j'étais jeune
14:23dans les années 70
14:24on nous disait
14:24fais des maths
14:25et de la physique
14:26et donc on en faisait pas mal
14:28et donc là c'était réduit
14:30effectivement
14:30mais ça n'a pas été
14:32forcément compensé
14:33par une progression
14:34au niveau des sciences humaines
14:35je le vois parmi
14:36mes jeunes clients
14:37les trentenaires
14:37ou les quadras
14:39qui sont bien diplômés
14:40des grandes écoles
14:41ou dauphines
14:43en histoire par exemple
14:45je les trouve
14:46un peu faiblards
14:46c'est pas qu'ils sont mauvais
14:47mais ils apprennent
14:49des trucs
14:50le fait qu'ils soient
14:51moins bons
14:52dans les matières scientifiques
14:53n'a pas été compensé
14:55par un
14:55une amélioration
14:56dans les classements PISA
14:58de toute façon
14:59et la dégradation
14:59n'a fait que
15:00ça aille dans l'écriture
15:02dans le style
15:02etc
15:03bon bref
15:04allez il est 10h47
15:06vous êtes toujours en direct
15:08sur BFM Business
15:09il nous reste une bonne
15:10dizaine de minutes
15:10pour parler de l'agenda
15:12Banque Centrale
15:12qui arrive en fin de semaine
15:14vous pouvez peut-être
15:15nous le donner
15:15Jean-Pierre Petit
15:17on a toutes
15:18les banques centrales
15:19du G7
15:19qui vont s'exprimer
15:21cette semaine
15:22c'est pas toutes les semaines
15:23oui mais c'est trop tôt
15:24les banques centrales
15:25peuvent pas prendre
15:26des décisions
15:27là en fonction
15:28d'un événement
15:29qui n'a même pas
15:29trois semaines
15:30si on parle
15:31de Epic Fury
15:32donc simplement
15:34elles vont simplement
15:35dire qu'elles sont
15:35très vigilantes
15:36à l'égard des risques
15:37et c'est vrai
15:39que dans la configuration
15:40actuelle
15:41telle qu'on la connaît
15:42avec les hypothèses
15:43les plus probables
15:44pour les semaines à venir
15:45c'est que l'inflation
15:47va remonter un peu
15:48sans que ça n'impacte
15:49très fortement
15:50la croissance réelle
15:51donc on va être
15:52dans une configuration
15:53de stagflation soft
15:54je pense
15:55et donc
15:57dans ce cadre là
15:58ça veut dire
15:59quand même
16:00que la politique monétaire
16:01va être
16:02toute chose égale
16:02par ailleurs
16:02moins expansive
16:04alors même
16:05ou plus restrictive
16:07alors même
16:08que la croissance
16:08va être plus faible
16:09la banque d'Australie
16:10a commencé hier
16:11un choc d'offres
16:12stagflationnistes
16:13donc c'est
16:15à la différence
16:16d'un choc de demande
16:17parce que quand c'est
16:17un choc de demande
16:18le prix du pétrole
16:19par exemple
16:19augmente beaucoup
16:20parce que c'est la demande
16:21qui est trop forte
16:21là ça veut dire
16:22que le prix du pétrole
16:23la hausse du prix du pétrole
16:24va pouvoir être financée
16:25par la demande
16:25en quelque sorte
16:26par le supplément de demande
16:27là c'est pas le cas
16:28là on coupe
16:29on crée une pénurie artificielle
16:31à cause d'un événement géopolitique
16:33qui est une guerre
16:34qui concerne un pays
16:35exportateur net
16:36et qui a la possibilité
16:37de paralyser
16:3820% des exportations
16:40pétrolières mondiales
16:41et donc là
16:42c'est pas financé
16:43par la demande
16:43donc c'est un choc d'offres
16:44qui est forcément
16:46récessif
16:47mais qui est également
16:47inflationniste
16:48et comme on voit
16:49en général
16:50l'inflation plus directement
16:51la diffusion
16:54des prix des hydrocarbures
16:56elle est très rapide
16:57alors que l'impact
16:58sur la croissance
16:59c'est à dire
17:01sur la confiance
17:02au niveau
17:03des dépenses
17:03des entreprises
17:05dépenses d'investissement
17:06des recrutements
17:08etc
17:08tout ça
17:08ça va être long
17:09plus long
17:09à se faire sentir
17:10c'est normal
17:11on était d'ailleurs
17:12sur une dynamique
17:13au niveau de l'économie mondiale
17:14sur janvier et février
17:15qui n'était pas
17:15très mauvaise
17:16elle n'était pas extraordinaire
17:17mais elle n'était pas très mauvaise
17:18en particulier
17:18en Asie de l'Est
17:19etc
17:20donc sachant que c'est
17:21l'Asie de l'Est
17:22si on raisonne
17:23en économie mondiale
17:24c'est le principal poumon
17:25de l'économie mondiale
17:27qui est le plus directement
17:28attaqué
17:28et c'est lui qui est le plus impacté
17:3080% du pétrole japonais
17:31notamment
17:32plus que l'Europe de l'Ouest
17:33en moyenne
17:33voilà
17:34Christian Saint-Etienne
17:35qu'est-ce qu'il faut attendre
17:36de cette semaine
17:37du côté de l'Ontario centrale ?
17:39Jean-Pierre a raison
17:40sur le fait
17:40qu'on ne peut pas
17:41prendre des décisions
17:42après trois semaines de guerre
17:45alors cette guerre
17:46elle est
17:48on en rend mal compte
17:50dans les médias
17:52pourquoi ?
17:52c'est une guerre planétaire
17:54c'est une guerre
17:55qui apparaît
17:56entre les Etats-Unis
17:57et l'Iran
17:57c'est certainement
17:59à 100%
17:59une guerre
18:00entre Israël
18:01et l'Iran
18:01mais
18:03l'aspect
18:04Etats-Unis-Iran
18:05est secondaire
18:06c'est une guerre
18:07fondamentale
18:08entre les Etats-Unis
18:09et la Chine
18:09pour la domination mondiale
18:11il y a deux opérations
18:12conjointes
18:13qui ont été menées
18:14sur le Venezuela
18:15et l'Iran
18:16pour montrer à la Chine
18:18que si elle
18:20fait des bêtises
18:21insupportables
18:21pour les Etats-Unis
18:22les Etats-Unis
18:23sont capables
18:23d'arrêter le pétrole
18:25en direction de la Chine
18:26donc c'est un message
18:28fondamental
18:28qui est envoyé
18:30à la Chine
18:31dans ce contexte
18:34il n'est pas certain
18:35que cette guerre
18:37dure longtemps
18:37contrairement à ce que
18:39je vois
18:40le conflit
18:41Israël
18:42Iran
18:43va durer
18:44notamment Israël
18:46a décidé
18:46de liquider
18:47le Hezbollah
18:48quoi qu'il en coûte
18:49du Liban
18:49donc ça
18:50ça va durer
18:51mais
18:52Etats-Unis-Iran
18:53ça ne va pas forcément
18:55durer indéfiniment
18:56donc
18:56ça serait
18:58cette fois
19:00une erreur
19:01de
19:02de vouloir
19:03compenser
19:03la hausse du prix
19:04du pétrole
19:04à court terme
19:05ça coûte cher
19:07mais
19:09il faut accepter
19:10pendant quelques semaines
19:11Vous parlez de politique nationale
19:11on est d'accord
19:12Oui oui
19:12mais même
19:13et européenne
19:14de contrôle des marges
19:15et ça serait une erreur
19:17d'une stupidité absolue
19:19de la part
19:19de la Banque Centrale Européenne
19:21qui est parfaitement capable
19:23de faire cette erreur
19:24ça serait de remonter
19:25les taux d'intérêt
19:26pour lutter
19:27contre une hausse temporaire
19:29du prix
19:30du pétrole
19:31donc
19:32je pense que
19:35le mieux
19:36dans l'immédiat
19:37ça serait que la BCE
19:38compte tenu
19:39de son mental
19:43a stratégique
19:44parce que
19:45la BCE
19:46depuis 30 ans
19:46on n'a aucune vision stratégique
19:48Vous êtes d'accord
19:48avec Jean-Pierre Petit
19:48on a deux
19:50deux amis de Francfort
19:51côté de l'autre
19:52et donc
19:53dans ce contexte
19:54le mieux
19:54c'est qu'elle fasse rien
19:55sachant que l'idéal
19:56ça serait
19:57paradoxalement
19:58qu'elle envoie
19:59un signal positif
20:00en baissant les taux
20:01de 25 ans
20:02en disant
20:03justement
20:04nous verrons
20:05dans six mois
20:06s'il y a un problème
20:07mais dans l'immédiat
20:08nous pensons
20:09et nous envoyons
20:09un message
20:10extrêmement puissant
20:11au marché
20:11pour lui dire
20:12nous pensons
20:14que la hausse
20:15du prix du pétrole
20:17n'est que temporaire
20:18Arfix Patti
20:20Christian Saint-Etienne
20:20vient de dire
20:21quelque chose
20:21de très important
20:22qui résonne
20:23en moi
20:24qui suis un acteur
20:24micro-économique
20:25qui suis un chef
20:26d'entreprise
20:28je suis assez loin
20:29de toutes les considérations
20:30macro
20:30de ce que fait
20:31la Banque Centrale
20:31etc
20:32tout ce que je peux vous dire
20:33c'est que si je vois
20:33la Banque Centrale Européenne
20:34augmenter ses taux
20:36et bien ça renforce
20:37mon incertitude
20:37et ça renforce
20:38ma méfiance
20:39et quand un acteur
20:40micro-économique
20:41est incertain
20:42et méfiant
20:43ça n'engendre
20:44rien de mort
20:44en matière de recrutement
20:45d'investissement
20:46de consommation
20:46etc
20:47à l'inverse
20:48à l'inverse
20:49si la Banque Centrale Européenne
20:51avait la position
20:52que décrit
20:53Christian Saint-Etienne
20:55en disant
20:55je vais baisser
20:56de 25 points de base
20:57mes taux d'intérêt
20:59là je me dirais
20:59ah
20:59on est peut-être
21:01dans un environnement
21:01turbulent
21:02mais
21:03ceux qui sont
21:04en haut
21:05ne paniquent pas
21:05et visiblement
21:06on est dans un environnement
21:08qui est certain
21:08certain
21:08pendant quelques jours
21:09quelques semaines
21:10mais la trajectoire
21:11est claire
21:11donc je peux
21:13continuer à placer
21:14les investissements
21:14dans mon raisonnement
21:15d'entrepreneur
21:15et donc
21:17vous savez
21:17l'économie
21:18c'est largement
21:19de la psychologie
21:20et donc
21:20au minimum
21:21ce qui serait souhaitable
21:22ça serait un statu quo
21:24dans le meilleur des cas
21:25mais je ne suis pas sûr
21:25qu'ils aient cette vision
21:27là
21:27ça serait
21:28ça serait une baisse
21:29une hausse
21:30serait un signal
21:31inquiétant
21:32il y a juste un point
21:33un bémol
21:33que j'apporterais
21:35même si je suis très doviche
21:37structurellement
21:39c'est que
21:39la Banque Centrale
21:40même en cas de choc d'offre
21:42stagflationniste
21:42est là pour ancrer
21:43les anticipations
21:44si jamais
21:44les anticipations
21:46d'inflation
21:46des ménages
21:47des entreprises
21:47étaient décalées
21:49c'est à dire qu'elles montaient
21:49assez fortement
21:50voilà
21:51à ce moment là
21:52je pense qu'un signal
21:53de la Banque Centrale
21:54pourrait justifier
21:54c'était le cas en 2022
21:56mais il faut dire
21:57qu'en 2022
21:58à la suite
21:59de la guerre d'Ukraine
22:00sachant qu'en 2022
22:01la situation était bien pire
22:02puisqu'on démarrait
22:03avec une inflation
22:04supérieure à 7%
22:06aux Etats-Unis
22:06avant le démarrage
22:07de la guerre d'Ukraine
22:08le 24 février 2022
22:10et en zone
22:11d'euros
22:12on était à 5,5
22:12on est à 3
22:13si on lisse un peu
22:15on est à 3
22:15et on est à même
22:16à peine à 2
22:17en zone euro
22:18et on n'a pas
22:19les marges de banane
22:20et 1 en France
22:21donc on n'est pas du tout
22:23dans la même situation
22:23et ce d'autant
22:24qu'on avait une guerre
22:25alors on avait un prix du gaz
22:26qui avait explosé
22:27c'était pas le prix du pétrole
22:28il y a des niveaux
22:29autrement plus élevés
22:30qu'à ceux qu'on voit aujourd'hui
22:31je n'ai pas regardé hier
22:33on était à 70-80%
22:35c'est beaucoup
22:36certes
22:37mais on est à des années-lumière
22:38du choc qu'on avait vécu
22:39en 2022
22:40surtout qu'on avait un choc
22:41aussi sur les céréales
22:42à l'époque
22:43à cause de l'Ukraine
22:44enfin bref
22:44on n'était pas du tout
22:45dans la même configuration
22:46mais je le dis quand même
22:47parce que
22:48si jamais il y avait
22:50un désancrage
22:51des anticipations
22:51à ce moment-là
22:53les banques centrales
22:53seraient légitimes
22:54à dire
22:55à court terme
22:57ce qu'a dit Rafik
22:58est très important
23:00il faudrait effectivement
23:01un dragueil
23:02c'est-à-dire
23:02un type
23:03qui est une femme
23:04qui a une vision stratégique
23:06à la tête de la BCE
23:07un discours subtil
23:09alors après Jean-Pierre
23:10tu vas me dire
23:11si c'est concevable
23:13un discours subtil
23:14adressé à Rafik
23:16de la part de la BCE
23:17disant
23:18la situation est compliquée
23:20mais
23:21on a toute raison
23:22nous banque centrale
23:23on a toute raison
23:24de penser
23:24que les anticipations
23:26sont ancrées
23:28de façon positive
23:29et dans ce contexte
23:31extrêmement anxiogène
23:33nous parlons
23:35aux
23:37approximativement
23:3750 millions
23:38de chefs d'entreprise
23:39de l'Union Européenne
23:41et nous vous disons
23:42un message double
23:44on baisse les taux
23:45pour vous dire
23:46c'est pas la fin du monde
23:47mais deux
23:48soyons très clairs
23:49si
23:51vous utilisez
23:52la baisse des taux
23:53pour augmenter vos prix
23:54alors là
23:54on viendra derrière
23:55et on cognera
23:56très violemment
23:57oui
23:58sauf que ce serait
23:58un peu difficile
23:59et ce serait pas du tout
24:00alors là
24:00ce serait une rupture
24:01dans le discours
24:02de la BCE
24:02que même
24:03Draghi n'avait pas
24:04quoi
24:04voilà
24:05peut-être que Draghi
24:06aujourd'hui
24:06tiendrait
24:07peut-être qu'il ose
24:08et donc
24:09il n'y a pas matière
24:10à espérer
24:11de la part
24:11d'une Christine Lagarde
24:14Isabelle Stable
24:14qui n'a aucune vision
24:15qui ne voit strictement rien
24:18mais qui aurait eu
24:20l'inflation
24:20c'est le mandat principal
24:21de la Banque Centrale Européenne
24:22Jean-Pierre Petit
24:23c'est la seule institution
24:25opérationnelle
24:25de la zone euro
24:27dans politique monétaire
24:28il y a politique
24:29c'est ce qu'a bien compris
24:31Mario Draghi
24:31d'ailleurs
24:32qu'on le veuille ou non
24:33donc l'inflation
24:35qu'elle soit
24:352, 2,5
24:363
24:36par rapport à tous les enjeux
24:39qui se présentent devant nous
24:41qui sont massifs
24:42la conflictualité
24:43sous toutes ses formes
24:44qui ne va pas s'améliorer
24:45au cours des prochaines années
24:47la transition énergétique
24:49qui de toute façon
24:50doit continuer
24:51la transition numérique
24:53alors elle
24:53on a tellement de boulot
24:54on a tellement de contraintes
24:56de financement
24:57la transition démographique
24:59qui va peser
25:00sur les budgets publics
25:01et qui pèse aussi
25:02sur la croissance potentielle
25:03il faut faire
25:04c'est ça que
25:05j'aimerais entendre
25:06une fois de la bouche
25:07de Christine Lagarde
25:09qui paraît-il
25:09était une politique
25:10allez le mot de la fin
25:11pour Christian Saint-Étienne
25:12je voulais juste dire
25:12en une seconde
25:13je m'imagine
25:14à la tête de la BCE
25:15parlant aux 60 millions
25:17de rafiques européens
25:20et en liaison
25:21avec ce que vient de dire
25:22Jean-Pierre à l'instant
25:23dans la situation
25:26géostratégique mondiale
25:28à peu près
25:28dans tous les domaines
25:29l'Europe
25:30est une proie
25:32entre
25:33des géants
25:34chers
25:35les Etats-Unis
25:35Russie
25:36Inde
25:37qui veulent nous bouffer
25:38et le message
25:39que j'évoquais
25:40et Jean-Pierre
25:42a pensé
25:43que ça n'arrivera jamais
25:44le message
25:46dans lequel je dis
25:47la Banque Centrale
25:48dirait aux 60 millions
25:49de rafiques
25:50d'entrepreneurs
25:51je baisse d'un quart
25:53parce que moi
25:54Banque Centrale
25:55je pense qu'on peut être
25:57un acteur
25:57et pas seulement
25:58une proie
25:59et là je vois
26:00les 60 millions
26:00de rafiques
26:01dire ok
26:02je vous suis
26:02j'ai investi
26:03un nouveau souffle
26:04européen
26:05Christian Saint-Etienne
26:06à Bercy
26:06ce sera le mot de la fin
26:08merci à tous les trois
26:09Jean-Pierre Petit
26:10Christian Saint-Etienne
26:11Raphique Smatsi
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