- il y a 5 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00La répercussion sur les prix, sur les prix de l'essence, avec le débat politique qui maintenant s'enflamme sur
00:07comment contrer cette hausse des prix,
00:09eh bien ça va être le thème et c'est le retour de notre signé qu'on signe.
00:15Avec ce que dit Maude Brégeot notamment, la ministre de l'énergie concernant cette hausse et si le gouvernement a
00:23les moyens de la contrer ou pas.
00:25Toutes les options sont sur la table, je pense qu'il faut le rappeler aux Françaises et aux Français qui
00:29nous écoutent,
00:29c'est de faire baisser le prix à la pompe parce qu'on sait ô combien c'est un impact
00:33direct sur le pouvoir d'achat des ménages.
00:35Les Français doivent prendre leur voiture, n'ont pas d'autre choix que d'aller faire le plein pour aller
00:39au travail pour un grand nombre d'entre eux.
00:41Et donc c'est vraiment cet objectif-là qui est visé.
00:43Voilà, on va en débat donc dans le signé qu'on signe avec nos invités ce soir.
00:48Bien évidemment Charles Consigny, l'essayiste. Bonsoir Charles.
00:50Bonsoir.
00:51Et puis nous sommes avec Aurélie Trouvé, député de la France Insoumise de la Seine-Saint-Denis.
00:54Bonsoir. Est-ce qu'on doit faire des chèques ? Est-ce qu'on doit faire un bouclier tarifaire ?
00:58Est-ce qu'on doit de nouveau mettre un quoi qu'il en coûte ?
00:59Le dernier quoi qu'il en coûte, on le paye encore puisqu'on a une dette qui s'élève à
01:07plus de 3 500 milliards d'euros,
01:10plus de 3 500 même milliards d'euros, qui a augmenté à peu près de 1 500 milliards sous les
01:16deux mandats du président Macron.
01:18Donc bon, on peut continuer comme ça, mais ce que tous les observateurs et acteurs sérieux disent,
01:24c'est qu'il faut arrêter d'endetter le pays. Pourquoi bloquer les prix est à mon sens une mauvaise
01:29idée ?
01:29Évidemment qu'à gauche, on n'a qu'une envie, c'est de bloquer les prix, parce que c'est
01:33une espèce de vieux fantasme
01:35où on voudrait bloquer non seulement les prix de l'essence, mais aussi les prix de l'alimentation
01:39et de façon générale faire en sorte que les prix des biens de consommation soient décidés
01:45dans un grand ministère dirigé par Madame Trouvé.
01:48Oui, c'est un peu le vieux fantasme à gauche. Pourquoi est-ce que c'est une mauvaise idée ?
01:52Il faut tout simplement comprendre le système, c'est que quand on bloque les prix,
01:55c'est à l'État de compenser la perte pour le fournisseur.
02:01Et donc ça peut se révéler très très onéreux, et ça a déjà coûté par le passé des milliards d
02:06'euros.
02:06Donc moi je pense qu'on doit assumer un tout petit peu en France que parfois,
02:11bah oui, il y a des événements géopolitiques dans le monde qui nous impactent,
02:15et on ne vit pas dans un dessin animé où le monde est extérieur à la France,
02:23la France est complètement préservée de ce qui se passe dans le monde,
02:26et ensuite vous aurez observé que le président Trump, que vous devez adorer,
02:32a expliqué que la guerre allait bientôt se terminer, la guerre en Iran,
02:36et d'ailleurs le prix du pétrole est déjà en train de baisser,
02:38donc voilà, moi je ne suis pas sûr qu'il faille se précipiter pour vider les caisses publiques.
02:42– Madame, trouvez simplement cette information, puisqu'elle vient de tomber,
02:44les cours du pétrole, effectivement, sont en train de baisser.
02:48Alors il y a eu l'annonce hier de Donald Trump en disant que la guerre va s'arrêter assez
02:51vite,
02:52mais il y a surtout ce premier pétrolier piloté, enfin escorté par la marine américaine,
02:58qui vient de traverser le détroit d'Hormuz,
03:00donc c'est aussi un signal envoyé au marché pour que les cours se calment.
03:05– D'abord je voudrais répondre à monsieur de consigne, parce qu'effectivement…
03:08– C'est 82 dollars le baril en ce moment.
03:09– Oui, si la France insoumise gouvernait ce pays,
03:12et si moi-même je dirigeais le ministère de l'économie,
03:14je peux vous dire que tout de suite je bloquerais les prix,
03:17alors ce n'est pas du tout un fantasme, en fait la Croatie vient de le décider,
03:21et ils ont bien raison pour protéger les consommateurs.
03:23Oui, ça a été efficace, par exemple pendant la guerre du Golfe,
03:26puisque monsieur Bérégovoy l'a instauré à ce moment-là,
03:29le ministre de l'économie, et il a bien raison,
03:31mais on a aussi des exemples avec, y compris sous la présidence Macron,
03:36il y a eu le prix du gel hydraulique qui a été bloqué.
03:38– Vous le bloquez à combien le prix du litre ?
03:40– Il faut le bloquer au niveau actuel, par exemple…
03:43– Le prix de quoi ? Du gel hydroalcoolique pour les mains ?
03:45– Alors, attendez, je finis.
03:46D'abord à quel niveau il faut le bloquer ?
03:48Moi je pense qu'il faut le bloquer au niveau où c'était juste avant
03:51l'envolée des prix depuis quelques jours,
03:53donc par exemple le 100 plomb 95 à à peu près 1,70, 75,
03:58parce que je veux dire une chose, c'est qui paye l'augmentation ?
04:01Et attention, parce que là on a déjà une envolée de 1,70 à 1,85 à peu près
04:06du 100 plomb 95, qui paye l'augmentation ?
04:09Soit ce sont les consommateurs et les petites et moyennes entreprises,
04:13sachant que le prix par exemple du 100 plomb 95,
04:15il a déjà augmenté de 1,40 il y a 5 ans, à 1,85 aujourd'hui,
04:20c'est terrible parce que c'est les consommateurs les plus modestes qui prennent,
04:24parce que sachez que la part du carburant dans le revenu
04:27plus on a des revenus modestes, plus elle est grande,
04:29donc c'est eux qui payent, et les petites et moyennes entreprises
04:32qui n'ont pas les moyens, alors qu'il y a déjà 70 000 entreprises
04:34qui sont en défaillance l'année dernière, on ne peut pas supporter ça,
04:38ou alors ce sont les multinationales de l'énergie
04:41qui par exemple comme Total ont vu leurs bénéfices
04:44multipliés par 4 en 10 ans et qui ont largement les moyens
04:47d'assumer ce blocage des prix.
04:49Alors vous savez qu'il y a un pourcentage important de taxes
04:52sur l'essence, madame Trouvé, ça rapporte à peu près 40 milliards d'euros
04:56par an à l'État.
04:58Moi j'ai une autre solution pour vous, ce serait de baisser les dépenses publiques
05:02globales de l'État pour avoir peut-être besoin d'un peu moins de recettes
05:06et avoir un peu moins besoin de taxer notamment l'essence.
05:10Je pense qu'il y a une solution qui est peut-être un peu compliquée
05:13à mettre en œuvre mais qui à mon avis serait assez efficace,
05:16c'est que quand le cours du pétrole augmente fatalement,
05:20les recettes de l'État augmentent sur l'essence puisque c'est un pourcentage.
05:25Donc l'État va gagner de l'argent sur les consommateurs que vous décrivez
05:29et dont je ne nie pas le désarroi face à l'augmentation du prix de l'essence.
05:33Ce qu'on pourrait imaginer, ce serait que l'État baisse d'autant ses taxes
05:37pour maintenir une sorte de prix à peu près soutenable sur l'essence
05:43et ne fasse pas de bénéfice sur l'augmentation du cours du baril.
05:48Ça, ça me paraîtrait déjà un tout petit peu plus…
05:50Est-ce qu'on avait appelé la TIPP flottante ?
05:51Voilà, c'est sans doute technique.
05:55C'est complexe.
05:56Oui, mais au moins, il y aurait une justice vis-à-vis des consommateurs
06:00et il n'y aurait pas un blocage de l'État.
06:02L'État ne se ferait pas de l'argent sur d'eau des consommateurs.
06:06La logique, oui, et puis du coup, l'essence serait moins chère.
06:09En tout cas, n'augmenterait pas exagérément
06:11parce que la logique de Mme Trouvé, elle peut s'appliquer sur l'essence
06:15mais elle peut s'appliquer sur tout.
06:17On peut venir sur tous les sujets et dire qu'il faut bloquer le prix du gaz,
06:21il faut bloquer le prix de l'électricité, il faut bloquer le montant des loyers,
06:25il faut bloquer les prix de l'alimentation,
06:27il faut bloquer le prix des fournitures scolaires à l'école.
06:30On peut bloquer tous les prix à cette aune.
06:33Est-ce qu'il n'y a pas un risque de créer une pénurie ?
06:35Je pense que c'est ce que vous voulez faire.
06:37Moi, je pense qu'à la fin, on paye ça.
06:39Les gens vont finir par le payer puisque c'est l'État qui va compenser.
06:42L'ancien ministre de l'Industrie, Marc Ferracci, qui était avec nous tout à l'heure,
06:44disait, attention, bloquer les prix, le risque, c'est la pénurie.
06:47C'est-à-dire qu'à un moment donné, on ne met plus les produits sur le marché,
06:50plus ils sont bloqués et donc ça provoque l'effet contraire.
06:53D'abord, comprendre que la Macronie, les gouvernements de M. Macron depuis 9 ans,
06:56sont extrêmement libéraux dans le sens où...
06:58Ils ont fait un quoi qu'il en coûte, c'était pas très libéral.
07:00En fait, c'est on laisse faire...
07:01Attention, le libéralisme économique au sens de on laisse faire le marché
07:05et à la fin, ça profite aux multinationales parce que le bouclier tarifaire,
07:08et là, je rejoins M. de Consigny, ça a coûté extrêmement cher,
07:1160 milliards en deux ans.
07:13Et dans le même temps, les multinationales de l'énergie comme Total, Esso, etc.,
07:18s'en sont mis plein les poches parce qu'en fait, il y a eu de la spéculation.
07:21Et c'est là que je réponds à M. de Consigny.
07:22En fait, le problème...
07:23M. Consigny, pardon.
07:24M. Consigny, pardon.
07:25Vous l'avez anobli ?
07:25Ah, je l'ai anobli.
07:27Moi, je le laisse faire, ça me fait...
07:28Attention, parce que je peux...
07:30Tu vas peut-être avoir l'armée de boulot en général.
07:31Parce que d'ailleurs, je crois que Michel-Édouard Lecarte disait la même chose hier.
07:34C'est le prélude à la guillotine.
07:35Il faut répondre au problème.
07:38Et le problème, c'est la spéculation.
07:40C'est-à-dire que là, les multinationales font comme en 2022.
07:43D'accord ? En 2022, qu'est-ce qui s'est passé ?
07:45Les marges des raffineurs ont fait x7.
07:47Oui, ce sont les raffineurs qui...
07:48X7 en deux ans.
07:49Ben oui, je parle de Total, des SOS, de BP, etc.
07:51Ils ont fait x7 en deux ans.
07:53C'est insensé, c'est hallucinant.
07:55Leur marche, elle est passée de 14 euros à 106 euros en quelques mois.
07:58Ce sont eux qu'il faut attaquer.
07:59Quand vous bloquez les prix, en réalité,
08:01qui va en fait devoir ne plus faire de profit et de spéculation ?
08:07C'est bien les multinationales de l'énergie.
08:08Maintenant, parce que l'État va compenser le prix.
08:10Le blocage des prix, c'est le seul moyen d'empêcher la spéculation.
08:14Et la Croatie le fait maintenant.
08:15Béré Golovo, elle l'avait fait il y a 25 ans.
08:18Alors malheureusement, je constate que les socialistes, d'ailleurs, ne font plus ça.
08:22Béré Golovo, ils sont devenus libéraux comme les macronistes.
08:23Les socialistes proposent simplement des aides de signer.
08:25Eh bien, vous voyez, ils n'ont même plus.
08:27Et ils sont devenus des libéraux, malheureusement.
08:30Mais je vous assure que le blocage des prix, c'est la seule façon de s'en sortir.
08:33Les socialistes sont devenus libéraux, bien sûr.
08:35C'est vrai qu'il ne propose plus les blocages des prix.
08:37Non, mais c'est comme dans Orwell.
08:39La paix, c'est la guerre.
08:40Les gentils sont les méchants, etc.
08:42Les socialistes sont libéraux.
08:43C'est ce qu'on appelle le langage orwellien.
08:45Béré Golovo, ce n'était pas il y a 25 ans.
08:47C'était il y a beaucoup plus longtemps que ça.
08:49Comment ça se fait qu'on ne l'ait pas fait depuis Béré Golovo ?
08:51Parce qu'il y a eu quand même pas mal de crises internationales
08:54qui ont impacté le cours du baril.
08:57Comment ça se fait qu'on n'ait pas retenté cette expérience depuis Béré Golovo ?
09:01Parce qu'on n'ose peut-être pas s'attaquer aux grandes compagnies.
09:03J'y vais.
09:04Mais ce n'est pas les grandes compagnies qui casse que dans ces cas-là.
09:07L'État compense le manque à gagner pour les compagnies.
09:11Donc, c'est même le contribuable qui paye à la fin.
09:15Et ça, ça vaut pour tous les sujets.
09:17On n'a pas arrêté Emmanuel Macron qui est très libéral.
09:20Macron, c'est vraiment Margaret Thatcher.
09:23Avec lui, la France, c'était vraiment marche ou crève.
09:25Notamment quand il a sorti son carnet de chèques pour tout et n'importe quoi.
09:29Chèques de logement, chèques d'énergie, chèques ceci, chèques cela.
09:33On était à la limite du chèques vacances, si vous voulez.
09:35Qui existe.
09:36Ce qui existe, mais qui, heureusement, sauté à ma part, n'est pas encore pris en charge par l'État.
09:41Et ça, à la fin, ce sont les contribuables qui le payent, ce truc-là.
09:45Et donc, c'est les Français dans leur ensemble qui vont finir par casquer.
09:49Si vous me laissez répondre là-dessus, je suis d'accord avec vous.
09:52C'est que le bouclier tarifaire, ça ne va pas.
09:54Parce qu'en fait, ça n'empêche pas la spéculation et les surprofits de ces multinationales.
09:59Et donc, c'est les contribuables qui payent de leur poche, en fait, pour que certains fassent la super spéculation.
10:05Donc, ça ne va pas du tout.
10:06Et le blocage des prix est le seul moyen.
10:08Et attendez, ne caricaturez pas.
10:10Notre proposition de loi que nous avons déposée il y a quelques jours,
10:12je l'ai déposée avec mon groupe parlementaire de la France Insoumise,
10:15cette proposition de loi, c'est un blocage des prix provisoire sur le gaz, l'électricité et les carburants.
10:21C'est ce qui a été fait par la Croatie, actuellement, là.
10:25C'est ce qui a été fait par Bergovo il y a 35 ans maintenant, effectivement.
10:29Mais le blocage des prix est très fréquent, en réalité, et dans beaucoup de pays.
10:34Et ensuite, attendez, je reviens sur 2022, parce qu'en fait, ce qui est terrible,
10:40c'est qu'aucune leçon n'a été tirée de 2022.
10:43C'est-à-dire, 2022, vous avez une explosion des marges de ces raffineurs, une explosion.
10:47Et d'ailleurs, ils ne sont jamais redescendus, les prix.
10:50Donc, en fait, ils ont continué à faire total et passé de 4 milliards à 16 milliards de bénéfices.
10:55– Mais est-ce que ce n'est pas plutôt une bonne nouvelle écologique ?
10:59Est-ce que ce n'est pas plutôt une bonne nouvelle écologique ?
11:01Est-ce que ça ne va pas passer à l'électrique, à l'hybride et à prendre les transports en
11:06commun ?
11:06Est-ce qu'il devrait plutôt vous satisfaire la montée du prix de l'essence ?
11:08– Je rejoins, par contre, ce que disait M. Consigny.
11:12– Appelez-le Charles.
11:14Vous pouvez dire M. Lecomte, puis appelez-vous.
11:17– C'est qu'en fait, ces 60 milliards qui ont été dilapidés en bouclier tarifaire,
11:22plutôt que de faire un blocage des prix, ça aurait pu servir à de l'électrification, par exemple.
11:29– Oui, cet argent aurait pu utiliser pour aider les Français à s'équiper de véhicules électriques.
11:33– Parce que là, vous avez raison, il y a un problème.
11:36C'est qu'en réalité, on est extrêmement dépendant des importations.
11:40On importe 99% du pétrole.
11:42Et vous savez que le gros de nos importations en valeur, c'est de l'énergie.
11:47– Alors qu'on est du nucléaire.
11:48– Mais vous vous rendez compte qu'on a un gouvernement qui n'a rien fait en matière d'électrification.
11:52– Et bien sûr, vous êtes pour le nucléaire.
11:53– Et ils n'ont tiré aucune leçon de la crise de 2022, c'est terrible.
11:56– D'ailleurs, vous êtes favorable au nucléaire.
11:59– Nous sommes favorables à l'électrification.
12:02Alors si vous voulez, on a ce débat sur l'énergie renouvelable.
12:04– Au nucléaire.
12:04– Non, je suis favorable au scénario de RTE,
12:07des réseaux de transport électrique de France,
12:10qui dit que nous pouvons y arriver progressivement
12:12avec une montée en charge très importante des énergies renouvelables.
12:15Malheureusement, ces énergies renouvelables ne sont aujourd'hui pas développées par le gouvernement.
12:20– Donc la paix, c'est la guerre.
12:22Les gentils sont les méchants.
12:23Je suis favorable au nucléaire.
12:25« Je suis favorable à la montée en puissance des énergies renouvelables. »
12:28Donc vous n'êtes pas favorable au nucléaire.
12:30– On peut s'en sortir, et c'est le RTE.
12:32– C'est RTE qui le dit.
12:33– Mais dites les choses.
12:34– Sur longue durée, mais bien sûr.
12:36On peut s'en sortir sur longue durée.
12:38– Sans nucléaire.
12:39– Sur longue durée, à terme, on peut s'en sortir sans nucléaire.
12:42– Oui, monsieur de Consigny, c'est RTE qui le dit.
12:44Vous pouvez être plus intelligent que les experts de RTE.
12:48– Mais à terme, ça veut dire quoi ?
12:49– Vous savez, il suffit de regarder ce qui se passe.
12:52– Aujourd'hui, évidemment, le temps de faire monter en puissance
12:55les énergies renouvelables.
12:56– Écoutez, il suffit de regarder ce qui se passe en Allemagne,
12:59où ils sont obligés de faire tourner à plein tube des centrales à charbon,
13:03parce que les éoliennes qui ont été plantées par des gens comme vous là-bas
13:06ne suffisent pas à approvisionner le pays en électricité.
13:09– La présidente de la Commission européenne a reconnu que la politique anti-nucléaire
13:14avait été une erreur, celle qui a été menée en Europe, notamment en Allemagne.
13:17– Mais bien sûr, c'est une connerie sans nom, pardon,
13:20qui a été portée par des gens enténébrés dans leur idéologie.
13:23– Mais Mme Merkel, qui n'était pas écologiste, portait cette politique.
13:26– Elle était écologiste aussi, Mme Merkel.
13:28En Allemagne, ils étaient tous écologistes.
13:30Et résultat des courses, ils polluent encore plus qu'avec du nucléaire,
13:34avec leur centrale à charbon.
13:35– Donc vous êtes plus expert que les réseaux électriques de France, M. Consigny ?
13:42– On comparera nos sources, il y a énormément d'experts.
13:45– Non, non, vous ne les connaissez peut-être pas, les scénarios de RTE.
13:47– Mais le nucléaire, ce n'est pas un avantage de la France par rapport aux autres pays du monde
13:50?
13:50– Non, mais vous connaissez les scénarios du réseau électrique de France ?
13:53– Non, mais le nucléaire, on parait nos sources.
13:55– Non, c'est la source principale, les réseaux électriques de France, pas des sources.
13:59– On ferme nos centrales nucléaires pour planter des éoliennes.
14:04– Vous les connaissez, les scénarios ?
14:05– Je ne suis pas en cours d'écologie punitive avec le professeur Trouvé, madame.
14:09– Non, simplement, vous me dites, on parle de sources, donc voilà.
14:13– Vous publierez ce dont vous êtes en train de parler, vous le mettrez sur votre compte Twitter.
14:17Moi, je regarde de manière objective les quelques actifs stratégiques qu'il y a la France.
14:21– On parle de la sujet, il faut connaître quand même les principaux éléments.
14:23– Il y a notamment, oui mais c'est pas, vous ne faites pas autorité sur le sujet.
14:29– RTE aussi.
14:30– Moi, je veux bien que vous nous expliquiez que le nucléaire est en fait un désavantage pour la France.
14:35– C'est pas moi, c'est RTE qui l'explique.
14:35– D'accord, je veux bien qu'RTE nous explique que le nucléaire est un désavantage pour la France.
14:40Je pense que tous les Français qui nous regardent, ils ont envie de garder quand même deux, trois atouts qu
14:45'on a en France.
14:45Et dans les deux, trois atouts, il y a le nucléaire, vous voyez ?
14:48Et les Allemands s'en mordent les doigts de cette plantée comme des positions comme il était sur le nucléaire.
14:53– Vous savez, vous qui parlez du budget.
14:54– Heureusement qu'on a le nucléaire, sinon l'électricité serait beaucoup plus chère pour les Français.
14:56– Vous savez combien vont coûter les 6 EPR ?
14:59– Mais ça, ça ne vous intéresse pas.
15:00– Est-ce que vous savez combien vont coûter les 6 EPR prévus ?
15:03– Mais je ne réponds pas à vos questions.
15:05– Bah non, mais dites-moi, parce que vous nous parlez de...
15:09– Bah oui, pas des milliards, des dizaines de milliards.
15:11– Mais c'est de l'argent bien investi, madame.
15:12– Ah bon, d'accord.
15:16– Vous nous avez parlé de sérieux budgétaires, alors on vous écoute.
15:19– Il y a beaucoup de pays qui aimeraient bien avoir des centrales nucléaires,
15:22qui nous les demandent d'ailleurs, qui essayent de les acheter, nos centrales nucléaires.
15:25– D'accord, je vais vous répondre.
15:26– Qui investissent en Chine, par exemple.
15:28– Grand succès au Royaume-Uni.
15:30– Mais la Chine, c'est un pays arriéré en ce moment.
15:32– Inclay Point, vous connaissez le projet Inclay Point au Royaume-Uni ?
15:35– Vous savez le nombre d'années de retard du chantier ?
15:38– N'essayez pas de me poser des questions.
15:39– Les coûts supplémentaires que ça importe ?
15:41– La Chine, c'est un pays qui est arriéré en matière énergétique.
15:44– Je vais vous répondre.
15:45– Ils en sont où, les Chinois, par rapport à la France ?
15:47– Les Chinois, ils ont investi énormément dans les énergies renouvelables,
15:51beaucoup plus que nous.
15:51– En l'occurrence, pas les éoliennes.
15:53– Beaucoup plus que nous.
15:54– Pas les éoliennes.
15:55– Je vous le dis, ils ont énormément plus investi dans l'énergie renouvelable.
16:00– Ils font des champs de photovoltaïque.
16:02– Je vais vous répondre.
16:02– On leur achète, effectivement.
16:04Mais est-ce qu'ils construisent des centrales nucléaires ?
16:07– Oui, ils en construisent.
16:07– Les Chinois, ah bah oui.
16:09– C'est marrant, c'est la première puissance du monde aujourd'hui, la Chine.
16:12– Et vous savez le coup, vous savez que la Chine est en train justement
16:16d'essayer de progressivement d'en sortir avec des énergies renouvelables.
16:20– Ah d'accord, maintenant.
16:20– Ah oui, monsieur le possible.
16:21– Donc ils viennent de construire plein de centrales nucléaires.
16:23– Et oui, et ils réfléchissent.
16:24– Ils sont en train d'en construire encore, mais ils vont en sortir très vite
16:27pour faire comme les Allemands, j'imagine.
16:28– Ah mais vous ne connaissez pas ce qui s'est passé.
16:30– Et ouvrir des centrales à charbon.
16:31– Vous savez pourquoi ils sont dans cet état, les Allemands ?
16:33Parce qu'ils n'ont pas investi dans les énergies renouvelables.
16:36– Ah les Allemands n'ont pas investi.
16:37– Non, ils n'ont pas l'énergie, ils n'ont pas.
16:38– Ils ont fait que ça, ils ont recouvert leur pays d'éoliennes, les Allemands.
16:42Moi je veux bien, mais si vous voulez, l'idéologie, elle a quand même une limite,
16:45c'est l'intérêt supérieur des Français.
16:47– Il y a une proposition, il y a deux propositions.
16:48– Et là, vous êtes en train de flinguer l'intérêt des Français.
16:50– Alors pour revenir à notre problème de carburant, parce que pour l'instant,
16:52les Français, ils souffrent, notamment, il y a quand même 7 Français sur 10
16:55qui chaque jour prend sa voiture pour aller travailler.
16:58Et alors ça peut être un véhicule électrique, mais majoritairement,
17:00c'est une voiture thermique.
17:01L'Union Européenne, ce n'est pas la gauche, recommande aux États
17:06qui le peuvent de baisser les taxes sur l'énergie.
17:09C'est vrai que c'est toujours surprenant de voir que le produit le plus taxé de France,
17:14c'est le carburant.
17:15Pourquoi l'État ne décide pas de baisser la TVA tout simplement
17:17et rentre tout au-dessus du pouvoir d'achat aux Français ?
17:19– Si M. Consigny veut bien me laisser parler, ça serait agréable.
17:23– On est à égalité de temps de parole.
17:24– Sans être interrompu, ça serait encore plus agréable pour que ceux qui nous écoutent,
17:28je pense que, voilà, par respect pour ceux qui nous écoutent.
17:30– Donc, sur le prix du carburant, la TVA, en fait, c'est que 20% du prix,
17:35puisque vous savez que 30%, en fait, c'est une taxe qui n'est pas variable
17:38en fonction du prix, donc c'est 20%, d'accord ?
17:41Et donc, par exemple, la proposition de l'extrême droite du Rassemblement national,
17:45ce serait surtout de ne pas bloquer les prix, parce qu'ils veulent…
17:49– De baisser la TVA ?
17:50– Un, c'est inefficace, complètement inefficace, mais on l'a sur l'exemple avec les restaurants,
17:56vous savez, on a baissé la TVA sur les prix des restaurants en se disant,
18:00les prix vont baisser, en fait, ils n'ont pas baissé.
18:02Et c'est ce qui se passera, c'est-à-dire, Total, évidemment, ne va pas baisser ses prix
18:06parce que la TVA a baissé.
18:07Au contraire, ils vont faire de la spéculation dessus.
18:09Donc, ça coûtera cher à l'État sans même que ça profite aux consommateurs.
18:14Au contraire, ça profitera aux multinationales.
18:16Donc, vous voyez, c'est complètement inefficace.
18:19Et donc, je vous le redis, le seul moyen efficace pour lutter contre la spéculation,
18:23il n'y en a pas d'autre, c'est le blocage des prix.
18:26– Ce qui est intéressant, c'est… Pardon, oui, réagissez à ce que la demande…
18:29– Non, je constate que baisser une taxe, c'est un truc qui est devenu impossible
18:34pour toute une partie de la classe politique.
18:36C'est-à-dire, l'idée même que l'État se prive d'un tout petit peu de recettes,
18:40comme il faut financer le quoi qu'il en coûte permanent.
18:44Est-ce qu'il y a une taxe que vous aimeriez baisser, une taxe importante ?
18:47– Ah ben, il y a des taxes… Attendez, il faut que je réfléchisse.
18:51– Ah là, oui, parce qu'il n'y en a pas, parce que vous ne voulez jamais baisser la
18:54moindre taxe.
18:55– Mais bien sûr que si, sur les taxes les plus populaires.
18:59Sur les classes les plus populaires, par exemple, l'impôt sur le revenu.
19:02Nous sommes pour baisser l'impôt sur le revenu pour tous ceux qui gagnent moins de 4 000 euros
19:07et l'augmenter pour ceux qui gagnent plus de 4 000 euros.
19:11Parce que vous voyez, M. Consigny…
19:12– Donc ça va être toujours les mêmes qui vont supporter le dos de tout le pays.
19:15– Mais non, M. Consigny, parce que nous, nous sommes pour baisser les impôts
19:17pour ceux qui gagnent le moins dans ce pays et les augmenter.
19:21– Oui, mais ils ne payent pas d'impôt.
19:22– Ah bon ? Ceux qui gagnent entre 1 000 et 4 000 euros, ils ne payent pas d'impôt
19:25sur le revenu.
19:25– Non, mais l'impôt sur le revenu est payé quand même majoritairement par…
19:29– Par 10% des contribuables.
19:30– On va dire 10% payent quasiment l'intégralité de l'impôt sur le revenu.
19:33– Alors, si vous voulez qu'on aille sur ce terrain-là, en fait, l'impôt sur le revenu,
19:36ce que nous proposons, c'est que tous ceux qui gagnent moins de 4 000 euros,
19:39il y a beaucoup de Français, en fait la plupart des Français qui gagnent moins de 4 000 euros,
19:43et beaucoup d'entre eux payent un impôt sur le revenu.
19:45– Ce ne sont pas eux qui payent le plus.
19:46– Ceux qui nous écoutent le savent, en réalité.
19:48– Donc il faut qu'ils ne payent pas d'impôt ?
19:49– Écoutez, si vous avez dans votre vie gagné moins de 4 000 euros,
19:52vous savez que vous payerez de l'impôt sur le revenu.
19:55À partir de 4 000, ça augmente un tout petit peu,
19:57et ça augmente très fortement sur les très forts revenus.
20:01– C'est quoi un très fort revenu ?
20:03– Par exemple, le plus qu'on le souhaite, c'est à travers une autre taxe,
20:07qui est la taxe Zuckmann, et qui là s'en prend au plus gros patrimoine,
20:11ce qui en plus, vous le savez, d'un million, de plusieurs millions.
20:15– Ils sont très peu là, c'est clair.
20:16– Oui, vous avez raison, mais ça rapporte combien ?
20:18– On en revient toujours au même.
20:18– Puisque vous êtes aussi obsédé, et vous avez raison,
20:21par l'équilibre budgétaire du pays,
20:24vous savez que la taxe Zuckmann, combien elle rapporte ?
20:26– Il y a beaucoup de débats.
20:27– Pour un millier de très très grandes fortunes,
20:3020 milliards d'euros.
20:32Alors vous voyez, s'il y a une taxe efficace,
20:34et ça permettra, comme ça je clôt le débat,
20:36d'investir massivement, non seulement dans les énergies renouvelables,
20:39mais aussi dans la sobriété, l'efficacité énergétique,
20:42pour qu'on consomme moins d'énergie.
20:45– D'énergie, ah bah la rénovation thermique des logements,
20:48c'est pas Cuba.
20:48– Bon, on y sera, Cuba sans le soleil,
20:49tout le monde pauvre à égalité, et des prix réglementés.
20:52– On retiendra pour M. Consigny,
20:54la rénovation énergétique des logements, c'est Cuba,
20:56c'est magnifique, merci.
20:57– Merci Madame Trouvé, merci Charles Consigny.
21:00– Bonsoir Marc.
Commentaires