- il y a 6 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On va passer au signé qu'on signe dans un instant, on va s'intéresser à Édouard Philippe, à ce
00:03qui se passe au Havre.
00:04C'est intéressant parce qu'Édouard Philippe, vous savez qu'il conditionne sa candidature à l'élection présidentielle et l
00:10'élection du Havre,
00:11ville dont il est le maire, et dans l'hypothèse d'une triangulaire au second tour, c'est un sondage
00:15opinionné,
00:17Jean-Paul Lecoq, le candidat communiste, écologiste et socialiste est à 42%,
00:23Édouard Philippe à 40% et la candidate Rassemblement National à 18%, ce serait donc la défaite pour Édouard Philippe.
00:32Voilà qui va nous entraîner à notre discussion, à notre débat dans le signé qu'on signe.
00:39Avec ce soir Charles Consigny, bien évidemment. Bonsoir Charles.
00:42Avec Marlène Schiappa, l'ancienne ministre, candidate sur la liste de Pierre-Yves Bournazel, Horizon.
00:46Donc le parti Édouard Philippe, bonsoir Marlène Schiappa.
00:48Et Renaissance à la mairie de Paris.
00:50Plus Renaissance que Horizon.
00:51Alors moi personnellement, plus Renaissance, lui plus Horizon, mais du coup ça fait une liste d'alliances.
00:55Moi Renaissance, oui.
00:57Du coup, l'Horizon se bouche pour Édouard Philippe ?
01:00Joli.
01:01Manifestement, moi je vous avoue que ça me laisse l'idée que les Havrets aient envie de voter pour un
01:07candidat communiste,
01:08quand même me laisse songeur, mais je crains que ce que...
01:13La ville a déjà été communiste.
01:14La ville a déjà été communiste, elle ressemble d'ailleurs, je la connais bien,
01:17puisque j'ai une partie de ma famille qui est au Havre et qui vient du Havre.
01:22Et donc elle ressemble déjà à une ville communiste, de toute façon, grâce à la merveilleuse architecture d'Auguste Perret.
01:28C'est une ville qui avait été détruite pendant la guerre, reconstruite...
01:31Voilà, elle a un petit côté quand même...
01:32Staline.
01:33Voilà.
01:34Mais c'est une esthétique qu'on peut apprécier.
01:37Non, moi je pense que ce que ça traduit, et c'est intéressant d'en parler avec vous, Marlène Schiappa,
01:42ce que ça traduit, c'est une envie d'alternance en fait.
01:45Et c'est une envie qui est locale comme nationale.
01:49Et donc même quelqu'un comme Édouard Philippe, qui est moi quelqu'un que j'estime,
01:54qui a des états de service, qui est compétent, qui fait preuve d'une certaine sobriété,
01:59qui n'est pas désagréable dans ce monde où c'est une qualité qui se perd,
02:04et bien même lui en fait, il fait l'objet de ce...
02:07On peut l'appeler des gagismes ou volonté d'alternance,
02:09mais même lui, il subit ce vent contraire.
02:12Il n'a pas encore perdu, hein.
02:14Mais...
02:15Il baisse aussi dans les sondages d'intention de vote.
02:18Ne serait-ce que le score le montre,
02:20et pourquoi je dis que c'est intéressant d'en parler avec vous,
02:23et j'en termine par là, c'est que, à Paris,
02:29vous présentez aux côtés de Pierre-Yves Bournazel,
02:32avec des gens qu'on a vus quasiment tous les jours depuis dix ans,
02:37c'est-à-dire avec Clément Beaune,
02:40je n'ai plus la liste exacte sous la tête,
02:42sous les yeux, pardon, mais...
02:45Voilà, je...
02:46Et vous mettez en péril l'alternance à Paris en faisant ça.
02:49Donc voilà, je l'interprète comme un besoin d'alternance.
02:53Marlène Schiappard.
02:54Plusieurs choses, d'abord, moi je crois que Charles Consigny
02:55a tout à fait raison de dire que l'élection au Havre n'est pas jouée.
02:58Je parle un bref instant du Havre avant de revenir à Paris,
03:01qui m'intéresse davantage, et vous me comprendrez.
03:03Mais au Havre, je crois que chacun dit
03:05qu'Édouard Philippe a vraiment considérablement transformé la ville,
03:08l'a embelli, même si je reconnais le sens piquant
03:11de la formule de Charles Consigny sur l'urbanisme à vrai,
03:14mais je crois qu'Édouard Philippe a donné aussi une notoriété au Havre comme jamais.
03:18Et c'est un sondage, un sondage parmi d'autres.
03:20Vous savez très bien que dans les municipales,
03:22la plupart des gens se décident dans la dernière semaine
03:24ou dans les dix derniers jours.
03:26Nous n'y sommes pas encore.
03:27Ce sondage, il peut aussi faire office de piqûre
03:30pour avoir une grosse mobilisation en faveur d'Édouard Philippe.
03:33C'est ce que nous verrons en tout cas au Havre.
03:35Et à Paris, alors je vais vous répondre,
03:37puisque vous disiez, Charles Consigny,
03:39que nous allons empêcher l'alternance.
03:41Moi, j'entends cette petite musique
03:43qui m'agace profondément, pas vous personnellement, bien sûr,
03:46mais c'est un récit.
03:47En fait, j'ai l'impression que le parti LR
03:49a réussi à imposer son récit aux médias,
03:52son récit selon lequel la mairie de Paris
03:54serait due à Rachida Dati et au parti LR.
03:58Donc LR aurait investi une candidate.
04:00Et à partir de là, plus de démocratie.
04:02Tout le monde devrait se coucher
04:03et soutenir cette candidate.
04:04Mais pardon, nous sommes encore en démocratie.
04:06Il y a deux partis politiques éminents,
04:08Renaissance et Horizon,
04:09qui ont accordé leur investiture à Pierre-Yves Bournazel,
04:12qui a un projet qui est élu depuis 18 ans,
04:14qui a construit sérieusement
04:15et qui a autour de lui une équipe.
04:17Il a été rejoint d'ailleurs par les centristes d'Hervé Morin.
04:19Ça ne marche pas pour l'instant ?
04:20Pour l'instant, on n'en sait rien.
04:21Je regarde les sondages, pardon, mais ça ne décolle pas.
04:23Si, ça décolle, au contraire.
04:25Vous trouvez que Bournazel décolle ?
04:26Bien sûr, j'observe qu'il y a eu une dynamique
04:29à partir du moment où il a eu l'investiture de Renaissance.
04:31Il a au contraire décollé dans les sondages.
04:33Tous les jours, il déroule.
04:35Depuis, j'observe qu'il fait une campagne solide.
04:38Pourquoi il a été recadré par Édouard Philippe
04:40s'il fait une campagne solide ?
04:41Je ne trouve pas que ce soit un recadrage.
04:43D'abord, Pierre-Yves Bournazel, pour ceux qui le connaissent,
04:45c'est un homme qui est un homme constant, déterminé
04:48et qui est aussi un homme libre.
04:49C'est lui le candidat à Paris.
04:50C'est lui qui prendra ses décisions.
04:52Il a dit et il a redit ensuite
04:54qu'il se maintiendrait au deuxième tour.
04:57Il veut offrir une troisième voie aux Parisiens.
04:59C'est parce qu'il dit Philippe.
05:00Oui, mais c'est Édouard Philippe qui est candidat au Havre.
05:01Il n'est pas candidat à Paris.
05:02Il y a toute l'estime et le respect personnel
05:04que j'ai pour Édouard Philippe.
05:06C'est un peu piquant.
05:08Je ne sais pas ce que LR a réussi à imposer
05:10comme récit sur Rachida Dati, etc.
05:13Il se trouve que le match a tendance à se polariser
05:16entre Emmanuel Grégoire et elle.
05:20Venant d'une macroniste,
05:22dire que les uns et les autres
05:25obligeraient à voter pour tel ou tel,
05:27c'est un peu piquant.
05:28Puisque vous, ça fait dix ans que vous dites
05:29qu'en gros, soit on vote pour les macronistes,
05:31soit on est un nazi,
05:34un fasciste.
05:35Oui, je suis désolé.
05:37À toutes les dernières élections,
05:38soit on votait pour En Marche ou C-Satellite,
05:41soit on était un nazi, complotiste,
05:44fou furieux,
05:45qui n'était bon qu'à une assignation à résidence.
05:49Si ce n'est pas une incarcération.
05:50Prenez toutes vos archives des dix dernières années,
05:52vous ne trouverez jamais le mot nazi dans ma bouche.
05:54Je fais partie de ceux qui détestent les points Godwin
05:56et je n'ai jamais dit et je n'ai jamais utilisé non plus
05:59le mot fasciste qu'on utilise à tort et à travers.
06:02C'était souvent soit vous, soit les extrêmes.
06:03C'est comme ça que vous présentiez les choses.
06:05Moi, jamais.
06:05Absolument pas.
06:06Et d'ailleurs, tous les articles de la presse récemment
06:08ne parlent pas de mon projet que je porte
06:10avec Pierre-Yves Bournazel,
06:11notamment pour les familles,
06:12mais parlent du fait que mon propre père
06:13est candidat sur une liste de la France insoumise
06:16à Paris et donc que nous sommes en concurrence.
06:18Donc moi, si vous voulez, la démocratie,
06:19je la pratique au sein même de ma famille
06:20et j'ai appris dès le plus jeune âge
06:22à respecter la liberté de penser de chacun.
06:24Donc au contraire, moi, je suis très attachée
06:25à la démocratie.
06:27Chacun a le droit de s'exprimer dans cette élection.
06:29Chacun a le droit de se présenter.
06:30Et ensuite, ce sera...
06:31Oui, mais c'est mon cas.
06:32Chacun a le droit de se présenter, bien sûr.
06:33Puis il y a ceux qui ont des chances
06:34et ceux qui peuvent perdre
06:35et se faire black-bouler dès le premier tour.
06:37Donc en général, on essaie plutôt de miser
06:39sur la personne qui est le plus capable
06:40de faire gagner la droite et le sens,
06:42c'est-à-dire un schéma d'artique.
06:43Plusieurs choses.
06:44D'abord, l'élection de Paris,
06:45c'est une élection particulière,
06:46comme vous le savez.
06:47Arrondissement et mairie centrale.
06:48Il y a deux bulletins.
06:48Exactement.
06:49Il y aura pour la première fois deux bulletins.
06:50Mais on vote directement pour son maire
06:51pour la première fois aussi.
06:52Alors, on vote pour le maire.
06:53C'est plus compliqué que ça.
06:54Vous savez qu'on vote pour le maire
06:55et pour les conseillers de Paris.
06:56Et c'est ensuite le conseil de Paris réuni
06:58qui votera pour le maire.
07:00Vous avez des candidats, par exemple Emmanuel Grégoire,
07:02qui sont en minorité dans leur propre liste.
07:04Emmanuel Grégoire a donné sur sa liste
07:06plus de place à ses alliés
07:08qu'à lui-même et qu'à son propre parti.
07:10Donc tous les jeux sont ouverts à Paris
07:15combien une fois que le conseil de Paris sera élu ?
07:17Ce qu'il en sera ?
07:18Revenons peut-être quand même sur le thème du débat.
07:20C'est-à-dire, Édouard Philippe,
07:21est-ce que l'horizon est bouché ?
07:23Vous dites, en fait, Charles,
07:25c'est que tout macroniste,
07:27même un macroniste critique
07:29comme l'est aujourd'hui Édouard Philippe,
07:31puisqu'il a quand même appelé
07:31à la démission du président Macron,
07:33souvenez-vous, il y a quelques semaines,
07:35ce qui d'ailleurs lui a valu
07:36une volée de bois vert
07:37des macronistes historiques.
07:40Mais ça veut dire que tout macroniste,
07:41tous ceux qui ont approché de près
07:43Emmanuel Macron,
07:44sont perdants ?
07:46Non, je n'en sais rien.
07:47Moi, je ne suis pas devin.
07:48Ce que je pense,
07:49c'est que la démocratie,
07:50c'est l'alternance.
07:52Et que donc,
07:53il faut que le pouvoir change de main.
07:55Parce que quand le pouvoir
07:56ne change pas de main,
07:57il y a une usure démocratique
07:58qui se fait.
08:00Vous, Madame Schiappa,
08:02vous aviez quitté la vie politique
08:03il y a quelques années,
08:05deux ans.
08:06Je ne veux pas être désagréable,
08:08mais à cause de cette sombre histoire
08:09du fonds Marianne,
08:10qui quand même...
08:11C'est plus compliqué que ça, là aussi.
08:12Bon, enfin, quand on regarde,
08:14c'est quand même pas génial.
08:17Et quand on lit le rapport du Sénat
08:19que j'ai lu pour préparer cette émission,
08:22honnêtement, on se dit,
08:23bah oui, il faut une alternance.
08:25C'est-à-dire que quand on a des gens
08:26qui se gèrent comme ça,
08:29les ministères dont ils ont la responsabilité,
08:34si la sanction...
08:36Je veux bien répondre...
08:37Non, non, mais parce que...
08:38Si, si, je veux bien répondre.
08:39Non, non, je vous en prie.
08:39Je vous mettais en cause personnellement
08:41sur des faits qui remontent à il y a près de trois ans.
08:42Je veux bien répondre parce que,
08:43s'il vous plaît, Charles Consigny,
08:45la question...
08:45Je pense que c'est ça
08:47qui nécessite du changement.
08:48C'est ça que je veux dire.
08:49C'est-à-dire qu'à un moment donné,
08:50les gens, ils veulent changer d'équipe.
08:51Votre raisonnement est un peu abrupt
08:53parce que moi, je ne me candidate pas
08:54pour revenir au gouvernement
08:55et vous voulez commencer par dire
08:57qu'il faut changer Anne Hidalgo
08:58en m'attaquant personnellement
08:59sur des faits qui ont donné lieu
09:01à un certain nombre de fake news
09:02et de théories complotistes.
09:04Et si vous voulez qu'une...
09:05Comment vous osez crier au complotisme ?
09:08Franchement, franchement...
09:08Le rapport du Sénat, il est complotiste ?
09:10Qui ont donné à...
09:11Vous êtes trop attachés à la grammaire française
09:13pour faire croire que j'ai critiqué
09:14le rapport du Sénat.
09:15Vous voyez, c'est ce que je disais,
09:16il y a une seconde.
09:16Le rapport du Sénat...
09:17Quand on n'est pas pour vous,
09:20je veux bien faire plus d'une phrase de suite
09:22si c'est possible.
09:23Le rapport du Sénat, moi je suis très attachée
09:24parce qu'il dit les choses telles qu'elles sont.
09:26Il y a une association qui a mal géré financièrement
09:29les subventions qui lui ont été attribuées.
09:31Ça n'est pas de la responsabilité de la ministre
09:33qu'une association gère mal ses fonds.
09:35Et ça, je serai très claire là-dessus.
09:36D'ailleurs, le président de la commission lui-même...
09:38Il y a écrit, ce fiasco relève pleinement
09:39de la responsabilité politique de la ministre.
09:41Non, non, alors ça, ce sont des propos politiques,
09:43donc on peut chacun se jeter des anathèmes.
09:45Le Sénat, ce n'est pas un procureur.
09:47Je suis désolée, je n'ai été mise en cause nullement
09:50par la justice.
09:51Il n'est même pas été entendue.
09:52Il y a eu un défaut de contrôle.
09:54Oui, mais qui n'est pas ouverte contre moi.
09:55Je tiens à le rappeler parce que c'est ça.
09:56On ne va pas en faire une histoire.
09:57Non, non, parce que je suis mise en cause
09:59et après, ça donne lieu à des gens qui se disent
10:00« Ah oui, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? »
10:01Moi, personnellement, je n'ai pas été mise en cause.
10:03Parce que je trouve que si vous voulez qu'il y a...
10:04Il y a une association qui est mise en cause par la justice.
10:07Si on considère que la ministre est responsable
10:09des malversations d'une association,
10:10ça veut dire que Rachida Dati est responsable
10:12du cambriolage du Louvre.
10:13C'est ce qu'il y a écrit dans le rapport du Sénat.
10:14Mais le rapport du Sénat, ce n'est pas la justice.
10:16C'est ce qu'il y a écrit dans le rapport du Sénat.
10:18Non, non, pardon, le rapport du Sénat,
10:20ce n'est pas la justice.
10:20Je vous dis ça parce que je trouve...
10:23Je ne suis pas au travail de la justice
10:24et la justice ne me reproche rien.
10:27Depuis trois ans, elle le fait très bien
10:28et elle ne me reproche rien.
10:30D'accord, mais en attendant, le Sénat...
10:31On ne peut pas faire un débat de vue,
10:33si vous voulez, je vous retrouve en deux juifs.
10:35Est-ce que tout ce qui a touché de près ou de loin
10:38à dix ans du macronisme,
10:40les Français n'en veulent plus ?
10:41Je ne le crois pas.
10:43Et d'ailleurs, Charles Consigny s'est trompé également
10:45quand il dit que sur la liste de Pierre-Yves Bournazel,
10:47il n'y a que des gens qu'on voit depuis dix ans.
10:49D'abord, vous me donnerez le crédit
10:50que moi, depuis trois ans,
10:50vous voyez relativement peu.
10:51Et notamment depuis un an,
10:53puisque je viens d'accoucher.
10:54Donc, je n'étais pas présente dans les médias.
10:56Vous avez incarné vraiment le macronisme historique ?
10:57Bien sûr, mais moi, je suis très fière
10:59d'avoir été une marcheuse des premières heures
11:00et dès 2016, contrairement à plein de gens,
11:02d'avoir cru en Emmanuel Macron.
11:04Ensuite, dans la liste de Pierre-Yves Bournazel,
11:05vous avez des gens comme Florence Berthoud,
11:07qui est maire du cinquième arrondissement de longue date,
11:09comme Emmanuel Hoffman, qui est numéro deux.
11:11Vous ne la voyez pas tout le temps sur les plateaux.
11:13C'est une parlementaire sérieuse qui travaille,
11:16comme Catherine Hiblet dans le quinzième arrondissement.
11:17Donc, vous avez aussi les personnalités de la société civile.
11:20Marie, on parlait d'Edouard Philippe,
11:21qui, même dans les sondages présidentiels,
11:23est plutôt en recul.
11:25Est-ce que Edouard Philippe, Gabriel Attal, Gérard Darmanin,
11:28toutes ces personnalités n'auront aucune chance ?
11:30Parce que les Français...
11:31Si vous voulez, pourquoi je vous parle de cette histoire
11:33du fonds marien ?
11:33Ce n'est pas pour être désagréable.
11:34Ah, on y revient.
11:35Non, mais j'explique pourquoi j'en parle.
11:36Non, on peut parler de les boy aussi.
11:37On ne va pas y revenir.
11:38Je reviens en commission d'enquête.
11:39Mais non, mais si vous voulez,
11:40c'est comme Clément Beaune,
11:41avec son haut commissariat qui ne sert à rien,
11:44dont je lui ai déjà parlé.
11:45C'est un peu péremptoire.
11:47Ça ne sert à rien, quand même,
11:48son commissariat.
11:49Il n'est pas là pour répondre.
11:51Parce que, si vous voulez,
11:52moi, ce que je pense, je vous dis,
11:53mon sentiment, c'est que les Français
11:55en ont gros sur la patate.
11:57Ils se souviennent de beaucoup de choses
11:58qui les ont heurtées,
12:00de mesures qui ont été prises
12:01ces dix dernières années,
12:02qui les ont heurtées.
12:04De mesures liberticides pendant le Covid,
12:06par exemple.
12:06Ça, je pense qu'Edouard Philippe
12:08traîne ça, nonobstant.
12:09Oui, donc vous faites vraiment
12:10de l'histoire, de l'archéologie, là.
12:12Bon, ce n'est pas de l'histoire,
12:13quand même, disant qu'on n'est pas encore
12:15dans l'archéologie,
12:16on n'est pas au hiéroglyphe.
12:17Le Covid, c'est pas la grande pyramide du Caire.
12:20Non, pardon, bien sûr,
12:21mais il y a eu déjà plusieurs élections
12:23depuis, notamment à Paris.
12:24Je ne suis pas persuadée
12:25que les Parisiens votent aujourd'hui
12:27pour tel ou tel candidat
12:28en vertu de la gestion du Covid.
12:30Oui, mais je pense que les Français
12:33en ont gros sur la patate
12:34que, je vous le dis comme je le pense,
12:36moi, revenir en politique
12:37après une affaire comme celle
12:38dont je viens de parler,
12:39ça me paraît franchement audacieux.
12:40Pardon, je n'étais pas vraiment partie,
12:41je suis toujours conseillère régionale
12:43et je brigue un mandat.
12:44Vous revenez sur le devant de la scène, disons.
12:45Non, je brigue un mandat local,
12:46j'ai toujours été sur une chaîne...
12:48Vous avez 92% d'abstention
12:49au Conseil régional, d'ailleurs,
12:50mais bon...
12:52Vous exercez votre mandat comme vous voulez.
12:54Ah non, là, récemment, pardon,
12:56j'ai accouché, comme je viens de vous le dire,
12:57je vous prie de m'excuser,
12:58mais effectivement,
12:59je n'étais pas au Conseil régional
13:00avec la permission
13:01de la présidente Valérie Pécresse.
13:03Je ne suis pas sûr que ça a dû à ça.
13:05Mais en tout cas, voilà,
13:05moi, ce que je pense,
13:06je vais vous dire,
13:07je pense que votre matrice intellectuelle,
13:08ne serait-ce que cette union Renaissance-Horizon,
13:12là où je pense qu'elle est toxique politiquement,
13:14c'est qu'elle tue l'alternance.
13:16Et donc, effectivement, dans ces cas-là,
13:17les Français, quand ils veulent
13:18une autre équipe,
13:20une autre ligne,
13:21ils se tournent vers ce qui est disponible.
13:22Et donc, typiquement, au Havre,
13:24il y a un candidat communiste,
13:25ça ferait marrer dans le monde entier,
13:27mais les Havrets, ils s'en foutent,
13:29ils sont prêts à voter pour le communiste.
13:31Pourquoi ?
13:31Parce qu'il n'y a pas d'autres offres.
13:32Et je pense qu'il faut penser
13:34à renouveler les offres
13:35et que votre système qui amalgame tout le monde
13:38sous un seul drapeau,
13:40en fait, quand les Français veulent changer,
13:42eh bien, il ne faudra pas s'étonner.
13:44Mais vous êtes très contradictoire.
13:44Je veux dire, c'est plus savoureux encore
13:46parce qu'au Havre,
13:47Édouard Philippe avait appelé à voter
13:49pour ce candidat communiste au législatif
13:51pour faire barrage au Rassemblement national.
13:53Donc, il risque d'être battu
13:54par celui qui, finalement,
13:57il soutenait au législatif en 2024.
13:59C'est toute l'ambiguïté du Front républicain.
14:01Non, mais je trouve votre raisonnement
14:03assez contradictoire entre le Havre et Paris.
14:05Et au demeurant,
14:06vous illustrez parfaitement
14:07ce que j'ai dit en ouverture
14:08qui vous faisait hausser les sourcils.
14:09C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
14:11LR, le parti Les Républicains,
14:13considère,
14:14et c'est la même chose pour les présidentielles,
14:15qu'il faudrait effectivement
14:17des candidats uniques partout.
14:19Le projet, les valeurs,
14:20la vision commune de la société,
14:22finalement, ce n'est pas grave.
14:23Après tout,
14:23si on est d'accord sur la voirie,
14:25pourquoi pas se mettre tous ensemble ?
14:26Et on n'a pas le droit
14:27d'avoir des idées différentes.
14:28Nous, avec Pierre-Yves Bournazel,
14:29nous avons des idées différentes
14:30de celles de Mme Rachida Dati
14:32sur la question de la pièce de l'écologie.
14:34Il y a des macronistes
14:35de la première heure
14:36qui sont sur sa liste.
14:38Je pense à Benjamin Haddad,
14:39Sylvain Maillard,
14:40qui étaient d'ailleurs engagés à Paris.
14:41Et il y a aussi des candidats LR
14:43qui sont sur notre liste.
14:44Florence Berchou,
14:44qui était suppléante de Michel Barnier,
14:46par exemple,
14:46qui soutient Pierre-Yves Bournazel.
14:49Je pense que Bournazel,
14:50pour qui je n'ai pas
14:51de déconsidération non plus,
14:52je pense que c'est un boulet
14:53pour Édouard Philippe.
14:54Parce que cette alliance
14:55avec Renaissance,
14:56c'est un boulet pour Édouard Philippe.
14:58Et en réalité,
14:59il a quand même un mérite,
15:01Édouard Philippe,
15:01c'est qu'il ne fait pas semblant
15:02d'être en même temps
15:03de droite et de gauche.
15:04Il s'assume comme étant
15:06d'une espèce de droite
15:07un peu pompidolienne,
15:10de quinquagénaire cool,
15:12avec ses petits bracelets.
15:14Voilà, on comprend l'esprit,
15:16mais il ne fait pas semblant
15:17qu'il est de gauche en même temps.
15:18Et donc ça, je pense que
15:19c'est plutôt quelque chose
15:20qui lui donne un certain crédit
15:22vis-à-vis des Français.
15:23En revanche,
15:24il est embourbé,
15:25comme vous l'êtes un peu tous,
15:27dans cette espèce d'histoire
15:29de bloc central
15:30qui est un truc
15:31absolument infernal.
15:32D'ailleurs, vous dites
15:33que LR
15:35serait lui aussi
15:36à vouloir un seul candidat.
15:37Je n'ai pas l'impression
15:37que Retailleau en ce moment
15:38soit vraiment en train
15:39de militer pour un seul candidat
15:40pour tout le monde.
15:40pour une grande primaire
15:41des droites au pluriel.
15:43D'ailleurs, je ne sais pas
15:43ce que ça veut dire.
15:44Et à Paris, on nous sonne
15:45de faire l'alliance des droites
15:46au pluriel en disant
15:47que ça devrait aller
15:48de Sarah Knafow
15:49à Pierre-Yves Bournazel.
15:50Nous, avec Pierre-Yves Bournazel,
15:51nous n'avons rien de commun
15:51avec le programme
15:52et les valeurs de Sarah Knafow
15:54du parti d'Éric Zemmour
15:55qui siège avec l'AFD
15:56au Parlement européen.
15:57Nous, nous ne souhaitons pas
15:58cette union-là.
15:59Et le fait d'être,
16:00pardonnez-moi,
16:00mais de droite...
16:00Vous ne souhaitez pas d'union
16:01du tout court.
16:02Non, mais nous,
16:10merci, l'immobilisme total.
16:12Absolument pas.
16:13Il ne propose aucun changement.
16:14Mais c'est faux,
16:14vous n'avez pas regardé
16:15son programme.
16:16Vous voyez qu'il y a des changements
16:17pour les familles, par exemple.
16:19Sur le logement social.
16:20Il ne veut aucun changement
16:21par rapport à ce qui a été fait
16:22par la ministre d'Éric Zemmour.
16:23Pour vous dire,
16:24Bertrand Delanoé,
16:25c'est pas vraiment du changement.
16:26Bien sûr, aussi,
16:27mais Bertrand Delanoé,
16:28c'est un maire plébiscité.
16:29Sur le logement social,
16:30on a une vraie divergence de fonds
16:32parce qu'on parle beaucoup
16:32de politique politicienne.
16:33On a beaucoup de mal
16:34à parler des projets
16:35et du fonds dans ce programme.
16:40des pléricultrices,
16:41des aides-soignants,
16:42des policiers en priorité
16:43dans le parc social à Paris.
16:44Ça, c'est une vraie divergence
16:45de fonds que nous avons
16:46et c'est un vrai projet solide
16:47de Pierre-Yves Bournazel.
16:48Merci.
16:49Mais juste au deuxième tour,
16:51qu'est-ce qu'il doit faire
16:51Pierre-Yves Bournazel ?
16:52Il se maintient ?
16:53Il se maintient afin qu'on puisse
16:54voter Pierre-Yves Bournazel
16:55le deuxième tour.
16:56Donc on puisse le faire passer la gauche ?
16:56Non, parce qu'ensuite,
16:57au Conseil de Paris,
16:57vous aurez un vote
16:58et moi, je souhaiterais voter
16:59pour Pierre-Yves Bournazel
17:00à ce moment-là.
17:01Merci Marlène Schapa.
17:02Merci Charles.
17:03Merci à vous.
Commentaires