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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00La campagne présidentielle, vous l'avez bien constaté, a commencé et on va regarder ce qui se passe à gauche
00:05avec le signé-consigné,
00:06notamment le programme du Parti Socialiste qui a été présenté aujourd'hui pour 2027.
00:13C'est un premier travail fait notamment par la députée européenne Chloé Riedel qui propose quand même un programme très
00:22à gauche,
00:23un SMIC à 1 690 euros net, la taxe Zuckman de 2% sur les fortunes de plus de 100
00:30millions d'euros,
00:31l'impôt sur les grandes successions renforcée, l'abrogation de la réforme borne sur les retraites avec donc une retraite
00:38qui resterait à 62 ans.
00:41On pourrait rajouter également la taxation de l'héritage, je l'ai dit, et puis aussi certaines nationalisations, c'est
00:47prévu également dans ce programme.
00:49François Calfon, bonsoir.
00:50Bonsoir.
00:51Signé-consigné, donc Charles est là bien entendu.
00:54Bonsoir.
00:55Bonsoir Charles.
00:56A gauche toute ?
00:57A gauche toute et puis aux fraises toutes surtout.
01:02Je constate que le PS est complètement engourdi et enquisté dans des vieilles lunes qu'on croyait dépasser depuis longtemps.
01:11On fait difficilement programme plus ringard.
01:14Mais au-delà de la ringardise, moi il y a je dirais trois choses qui me choquent.
01:19Un, qu'on mente aux Français, puisque quand on leur promet la retraite à 62 ans, on leur ment.
01:26On sait que ça n'est pas possible parce que la pyramide des âges, les enfants, etc., ça n'est
01:30pas possible.
01:33Deux, qu'on soit en décalage total avec ce dont on a besoin aujourd'hui.
01:38Je veux dire, j'entendais quelqu'un, un éditorialiste je ne sais plus lequel, qui disait « on est à
01:43l'heure de l'IA, pas de Zola ».
01:44Et je trouve que c'est tout à fait juste.
01:47C'est un programme qui est décalé par rapport aux besoins d'aujourd'hui.
01:51C'est le programme de 1981 ?
01:53Je fais référence à François Mitterrand, pour les plus jeunes.
01:56Oui, c'est un programme, c'est ridicule.
01:58Moi je trouve ça même ridicule.
02:00Et trois, ce qui me choque là-dedans, c'est qu'au fond, on va continuer à voler les Français.
02:07Les prélèvements obligatoires ont augmenté l'année dernière de 71 milliards, ou 51 milliards d'euros.
02:16sous un gouvernement qui promettait de ne pas augmenter les impôts.
02:19Ça, c'est de l'argent qu'on prend aux gens, aux gens qui travaillent.
02:23Et avec votre système, vous allez continuer à voler les Français.
02:26Donc, mentir aux Français, voler les Français, et se planter complètement d'époque,
02:33ça me paraît quand même assez écorcé.
02:35Je ne sais pas quelle idée, ça me permet, votre président, votre plaidoyer anti-PS qui ne me surprend pas,
02:42me donne quand même une occasion de rebondir.
02:44Je ne sais pas quel est l'éditorialiste qui a dit qu'on est au moment de l'IA, pas
02:48de Zola.
02:49Je vais vous dire, je pense qu'on est et dans l'IA, et dans Zola.
02:53C'est-à-dire que les travailleurs des plateformes, c'est Zola.
02:55Et l'IA, ça existe aussi.
02:57Et pour revenir au sujet des retraites, parce que je n'ai pas pour habitude de me défausser,
03:01si on ne veut pas prendre dans la poche des Français et financer notre protection sociale,
03:05par exemple, il faut taxer les GAFAM, qui ne le sont pas.
03:08Tous les bénéfices partent aux États-Unis, et notre protection sociale,
03:11notre système de protection sociale, qui est basé sur la taxation du travail,
03:16eh bien, n'en peut plus, puisqu'il n'y a plus de démographie.
03:18Et je pense, pour revenir à la question des retraites, qu'il y a une manière intelligente,
03:23et nous y reviendrons, car ça n'est que le point de départ de ce projet,
03:26qui est de dire qu'on peut avoir un âge de départ, mettons, à 64 ans,
03:31et qu'il y a un malus pour ceux qui partent plus tôt.
03:35Finalement, vous étiez pour la retraite à 64 ans, non ?
03:37Je vais jusqu'au bout.
03:39Vivre libre, c'est ça.
03:40C'est-à-dire faire des choix.
03:41Je veux partir avant.
03:42Eh bien, on ne peut pas empêcher les gens, car nous ne sommes pas en Union soviétique.
03:46Et par contre, si vous travaillez un peu plus, on ne peut pas non plus empêcher,
03:49c'est le terme vivre libre, que ceux-ci travaillent et qu'ils ont une surcote pour leur retraite.
03:54Je crois que vous êtes passé à côté de beaucoup de choses dans notre projet.
03:57– Ça, c'est finalement la synthèse…
04:00– Ce n'est pas un projet pour essayer de récupérer des électeurs
04:03qui préfèrent Mélenchon aujourd'hui à Olivier Faure ?
04:05– D'ailleurs, plusieurs mesures sont communes à la France Insoumise.
04:08– Oui, mais vous savez, par exemple, on a des mesures communes
04:11avec, pourquoi pas, des organisations patronales, ou même avec Macron.
04:16Quand on dit qu'on a un ancrage européen très fort,
04:19ça nous distingue complètement de la gauche de la gauche.
04:21Quand on dit qu'il faut, alors que le PIB industriel a baissé à 9%,
04:25il faut une réindustrialisation…
04:27– Ça va être bien, avec la retraite à 62 ans, on va réindustrialiser.
04:30– Vous savez, la retraite à 62 ans, ça peut être un droit de partir,
04:33ce n'est pas pour autant que vous l'aurez forcément à taux plein.
04:36Je crois qu'il faut, pour ceux qui ont des carrières longues,
04:39qui ont commencé à 16 ans, qui puissent effectivement partir tôt,
04:43pour ceux comme vous, comme moi, qui n'ont pas vécu forcément de la pénibilité,
04:47eh bien, ils doivent pouvoir partir plus tard.
04:49Mais surtout, vous dites, on dit IA ou Zola, je crois que oui,
04:53il faut redéfinir le contrat social au moment, d'une certaine manière,
04:58où l'intelligence artificielle et la robotique vont détruire des centaines de milliers d'emplois.
05:03– Il y a le retour de la taxe Zuckmann.
05:04– Non mais d'abord, j'ai vu que l'élément de langage du Parti Socialiste,
05:08c'était de dire vivre libre.
05:10C'est orwellien, c'est la paix, c'est la guerre, c'est…
05:13– Je crois que vous êtes plutôt un libéral, ça devrait vous contenter en réalité.
05:17– Mais un peu c'est un programme libéral, je n'en suis pas sûr.
05:18– Non mais vivre libre à 80% d'impôts, vivre libre dans un système soviétique,
05:25mais on est dans Orwell.
05:27Moi, je vais vous dire, en France, je le disais ce matin sur une autre antenne…
05:31– Très bonne antenne sur les RMC, dans les grandes gueules d'RMC.
05:35Je finis par avoir l'impression d'être un citoyen soviétique en France.
05:38C'est-à-dire, je suis pris dans un système,
05:41et je pense que beaucoup d'artisans pensent comme moi,
05:44beaucoup de petits patrons de PME, beaucoup d'indépendants,
05:47beaucoup de cadres, beaucoup de salariés
05:49qui voient la différence de plus en plus incroyable entre le brut et le net.
05:53Ils sont dans un système qui est en train de les broyer
05:55et qui essaye de les rendre fous.
05:58Et il y en a qui deviennent fous.
05:59Et il ne faudra pas vous étonner si à un moment donné,
06:01les gens, à force d'en avoir vraiment trop le bon,
06:04on aura de la désobéissance civile,
06:07on aura des gens qui ne voudront plus payer leurs impôts.
06:09– Nous avons débattu ici.
06:10– On aura des gens qui finiront par se révolter
06:13au temps propre du terme, à force de tant de conneries.
06:16Et enfin, quand même, M. Calfon, quand même, quand même, quand même.
06:19Le PS est déjà ringard.
06:21Vous êtes en train de nous décongeler, François Hollande.
06:24Honnêtement, il fait du forcing.
06:25Aucun Français n'en veut, mais vous le sortez du congélateur.
06:29Vous avez une espèce de faux bobos,
06:32faussement branché en la personne de Raphaël Glucksmann.
06:35Autant dire que vous êtes à poil.
06:37Et sur le fond, vous pourriez contrebalancer ça
06:40avec des idées nouvelles et intéressantes.
06:42Pas du tout.
06:43Vous arrivez avec des vieilles idées
06:45qui sentent la naphtaline.
06:48Mais à ce point-là, réinstallez-vous, Rucol Férignon.
06:51– M. Consigny, si la branchitude consiste…
06:53– Et reconvoquez les éléphants.
06:54– Si la branchitude consiste, quand M. Bernard Arnault, M. Bolloré reçoivent
06:59dans un restaurant M. Bardella, que le monde branché que vous nous proposez,
07:03c'est l'alliance entre le patronat et le rassemblement national,
07:06je préfère être du côté de ceux qui défendent un minimum notre modèle social.
07:10– Ils sont sur la même nuit que vous, le RL.
07:11– Ensuite, la question du chiffrage du programme, je peux le dire ici,
07:16nous allons la demander parce que…
07:18– Oui, ça serait bien quand même.
07:19– Oui, mais moi je pense que ça serait bien.
07:20Je partage cette idée avec vous.
07:22Après, on n'a pas forcément les mêmes choix sur le chiffrage de celui-ci
07:25et je vais y revenir.
07:27Mais on doit présenter un programme crédible aux Français.
07:30Il y a 800 mesures.
07:32Toutes les 800 mesures, effectivement, si on additionne, ça fait beaucoup,
07:35n'ont pas vocation à être mises en œuvre.
07:37Enfin, pardon, sur la question de la taxation,
07:39parce qu'autrement, on va croire que je me défile.
07:41Il y a des taxations qui ne vont pas.
07:43La taxation, vous l'avez dit, des PME, des indépendants.
07:46On a eu le débat ici même, j'étais en face de vous,
07:48au moment du budget, nous avons adopté un budget qui baisse les impôts
07:52sur les entreprises moyennes et petites.
07:54Mais vous ne me trouverez pas, M. Consigny,
07:56à défendre la non-taxation de Total qui fait des super profits de crise.
08:00Moi, je suis pour qu'on taxe Total.
08:02– Mais c'est trop facile.
08:02– Ah ben non, mais c'est facile.
08:03– Mais si, c'est trop facile.
08:03– Vous prenez un taxi ou un VTC pour venir ici.
08:06Les gens qui travaillent et qui ont un litre de gasoil à plus de 2 euros
08:10avec du profit de crise de la part du gouvernement,
08:12du profit de crise de la part du Total,
08:14ce n'est pas de la facilité.
08:16– Autant vous accusez le RN ou l'extrême droite en général
08:20de trouver dans la personne des étrangers le bouc émissaire
08:24et tous les problèmes de la France,
08:25autant vous, c'est simple, c'est les grandes entreprises,
08:28les grands patrons…
08:29– Pas tous ?
08:29– Voire même les entreprises américaines
08:33qui sont responsables de nos problèmes.
08:35– Bah c'est vrai.
08:35– Bah non, alors voyez non.
08:38– De nos retraites.
08:38– Je pense que je suis plutôt content.
08:40– Autant je suis d'accord d'avoir du discernement.
08:42Parfois je vous rejoins sur la taxation des petites entreprises.
08:45Autant là, nous ne sommes pas d'accord
08:46parce que ce n'est pas les entreprises américaines.
08:48Je parle bien des GAFAM.
08:49– C'est pas à cause elle qu'on a un problème
08:51de qui sont des retraites.
08:52– Quand vous prenez votre VTC pour arriver,
08:54une partie très importante de ce revenu
08:56qui part dans la Silicon Valley…
08:57– Mais si elle fraude le fisc ?
08:58– Qui part dans la Silicon Valley…
09:00– Mais monsieur…
09:00– Non mais d'accord, mais nos taxis en souffrent.
09:02– Au dernier, nos taxis, tu parles…
09:04– Ah bah on peut, je défends les taxis.
09:05– Ils sont en situation de quasi-monopole.
09:07– Bah pas vraiment, non.
09:09– Alors là, si j'étais aux manettes,
09:10je dérégulerais complètement le marché des taxis.
09:12– Mais c'est vous qui allez provoquer
09:13les voutes de jolies gilets jaunes, monsieur Consigny.
09:15– Oui, oui, mais ça, alors là,
09:16je l'assumerais complètement.
09:17– Ah bah voilà, tout à l'heure,
09:17vous avez accusé de ça.
09:18– Moi, tout ce qui est surréglementé,
09:20les taxis, les notaires,
09:23tous ces espagnols…
09:24– Emmanuel Macron sort de secours.
09:26– C'est-à-dire qu'il n'a pas assumé comme ça.
09:27– Il n'a rien foutu, Emmanuel Macron.
09:28Il n'a pas fait ce qu'il a annoncé.
09:30– Mais il s'est fait lire sur le programme ?
09:32– Oui, mais moi, je salue les notaires qui nous regardent.
09:36Je suis contre tous les monopoles.
09:37– Une émeute par jour, avec le signe au pouvoir.
09:39– Oui, et à la fin, un pays réformé.
09:42– À la fin, une révolution.
09:43– Un pays réformé, parce que les GAFAM, etc.,
09:45si elles ne payent pas leurs impôts comme elles le doivent…
09:48– Elles ne le payent pas, je vous le confirme.
09:50– Vous savez, on détruit de l'emploi et elles ne payent pas les impôts.
09:53– Bercy est une administration dans laquelle
09:55il y a à peu près deux fois trop de fonctionnaires.
09:57Donc, il y en a une bonne moitié qui peuvent se pencher
10:00sur la question des GAFAM,
10:01et ils vérifieront si elles payent ou pas leurs impôts comme il faut.
10:05– Je vous donne la réponse, elles ne les payent pas.
10:06– Je peux vous dire que sur les Français, c'est sans pitié.
10:09Moi, je suis allé, je pense qu'on ment aux gens
10:11en leur faisant croire que c'est simplement
10:13en affaiblissant nos grands groupes,
10:15en dénigrant nos patrons
10:16et en allant chercher de l'argent imaginaire
10:19sur des boîtes américaines qu'on réglera.
10:20– C'est pas imaginaire, mais avec plaisir.
10:22– Qui vous voulez séduire avec ce programme ?
10:25Je disais tout à l'heure, récupérez
10:26des gens qui, aujourd'hui, votent Mélenchon
10:29plutôt que socialistes,
10:30et en même temps, est-ce que vous ne risquez pas
10:32d'effrayer ce qu'on appelle les sociodémocrates ?
10:34Ceux qui, d'ailleurs, avaient été séduits par Macron
10:36en 2017, qui pourraient revenir vers vous,
10:38mais qui vont voir quand même un programme
10:39qui est très très à gauche, qui rappelle un peu
10:41le programme commun de 1980,
10:43avec des recettes quand même
10:46très éditionnaires.
10:47– Ici même, quand on parle des revenus d'assistante,
10:49vous êtes les premiers à dire qu'il n'y a pas
10:51cette différence entre les revenus du travail
10:53et les revenus d'assistance.
10:55Augmenter le SMIC, alors le niveau du SMIC,
10:57plus que l'inflation, ça me paraît légitime.
10:59– Il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui sont cons,
11:00notamment qui disent que ça fait des effets de seuil.
11:01– Vous me posez une question, j'essaie de vous répondre.
11:03Séduire les travailleurs qui, aujourd'hui,
11:05les travailleurs sans diplôme,
11:07les travailleurs des villes périphériques
11:08qui, aujourd'hui, votent Rassemblement National
11:10et qui trouvent un accent social pour des socialistes,
11:13c'est quand même pas si mal, me semble-t-il.
11:15Séduire des chefs d'entreprise
11:18en privilégiant le « made in France »,
11:19« made in Europe »,
11:20eh bien, c'est quand même pas si mal.
11:21– Et en matière de taxation, pardon,
11:24mais je reviens sur un point…
11:25– Vous n'avez pas répondu sur qui vous voulez séduire précisément.
11:26– Je viens de vous le dire.
11:28– Vous n'allez pas fuir des gens de la gauche modérée, on va dire.
11:31– Non, mais avec beaucoup de lucidité dans ma réponse.
11:35On a vu aux élections municipales
11:36que nous séduisons déjà beaucoup
11:37les habitants des cœurs des métropoles.
11:39Avec ce programme qui a des accents sociaux assez marqués,
11:42nous souhaitons que ceux qui sont finalement…
11:45– C'est pas ça, vous gagnez la présidentielle.
11:46– La diagonale du lit,
11:47ceux qui sont séduits dans le bassin minier
11:49par le Rassemblement national
11:50puissent se dire qu'il y a un chemin avec nous.
11:53Maintenant, là où moi je vous suis sur un point,
11:56c'est qu'il faut choisir les combats qui sont les nôtres.
12:00Et par exemple, dans un bouclier social
12:02qui, à mes yeux, mériterait d'être mieux présenté,
12:04vous en parliez,
12:05il faut que les mamans solos,
12:07celles qui font des dizaines de kilomètres
12:09pour travailler en laissant leurs enfants seuls,
12:12puissent être valorisées.
12:13– Oui, c'est-à-dire quoi ?
12:14Des nouvelles allocations,
12:16des nouvelles aides supplémentaires…
12:17– C'est-à-dire un bon équilibre.
12:18– Puisque vous me posez la question,
12:20c'est mon angle.
12:21Mon angle est de dire,
12:24de rééquilibrer finalement
12:25les efforts de la nation
12:26envers ceux qui travaillent
12:28pour faire en sorte que nous ayons une nation mobilisée.
12:31– Moi, j'ai une autre solution.
12:32– Il n'y a rien sur la dette, par exemple.
12:33– J'ai une autre solution
12:34qui serait de foutre la paix aux Français.
12:36Vous voyez ?
12:36– Oui.
12:37– C'est une solution plus simple,
12:39d'inspiration pompidolienne.
12:41– La formule de nuit, en tout cas.
12:43– On laisse les Français tranquilles.
12:45Ceux qui travaillent gagnent de l'argent.
12:47Ceux qui ne travaillent pas n'en gagnent pas.
12:49Et se démerdent.
12:51Vous voyez ?
12:51Ça, ça peut être une nouveauté dans notre pays.
12:54– C'est Millet, nous proposer du Millet.
12:55– Oui, moi, je vous propose une justice…
12:56– Sans la coupe de cheveux rock'n'roll.
12:57– Je vous propose une justice…
12:59– C'est plus possible.
12:59– Une justice au sens littéral du terme.
13:02Je ne sais pas si c'est ses vrais cheveux à Millet.
13:03Je vous propose une justice au sens littéral du terme
13:06parce que je pense que les Français en ont ras le bol.
13:08Je pense même que vous vous méprenez sur l'évolution
13:11de l'état d'esprit des Français, de leur mentalité.
13:14Moi, je suis très frappé de voir là, par exemple,
13:17sur la question des carburants, un nombre massif de Français
13:21rejeter l'idée d'échec de l'assistanat.
13:25– Ils veulent une base d'étac, 68%, ils le disent.
13:27– Le gouvernement se précipite et les gens de votre part,
13:30en disant on va distribuer à telle catégorie, à telle catégorie.
13:33– Et les Français disent non, stop, arrêtons de distribuer des chèques
13:37parce que nous en avons marre de les financer.
13:39– Non mais attendez, moi sur le pétrole,
13:41ils n'ont pas tort de ne pas vouloir des chèques
13:42et je partage avec vous.
13:44Par contre, qu'il y ait des profits de crise de la part du gouvernement
13:47sur une situation géopolitique, ça n'est pas normal.
13:50Et la deuxième chose, qu'il y ait des profits de crise
13:52de la part des pétroliers, et je suis bien placé pour le savoir
13:55au Parlement européen, qui refusent en réalité,
13:58au-delà du greenwashing, de faire la décarbonation
14:00et de nous rendre notre indépendance énergétique stratégique,
14:03eh bien je n'ai aucun problème à dire qu'il doit y avoir
14:06de la modération dans les revenus des pétroliers,
14:09c'est pas normal qu'ils gagnent des dizaines de milliards d'euros
14:11sur le dos des Français, et c'est pas normal qu'on remplisse les caisses
14:14sur une crise géopolitique, on va le dire d'ailleurs tout à l'heure
14:17dans l'émission de ce soir, moi aussi je fais de la pub pour BFM.
14:19– Ce qui est étonnant, c'est que quand même l'un des problèmes majeurs
14:22de la France, c'est son endettement, on est à deux doigts
14:26d'être déclaré quasiment faillite, on se dit peut-être un jour
14:28que le FMI devra prendre les manettes, et il n'y a rien en fait.
14:31– Alors moi je vois… – On parle de dépenses sociales supplémentaires,
14:34de taxation, etc. – C'est peut-être là où j'ai une nuance avec…
14:36– Et là je suis étonné parce qu'à mon avis ça sera un des enjeux
14:39de 2027, même si c'est peut-être pas un sujet très rock'n'roll.
14:42– Écoutez, moi je vais vous répondre, les débats qui sont au sein
14:45de notre parti, ils sont aussi dans la presse, je pense qu'il manque
14:48effectivement des choix au sein de ce programme, il faut des signaux
14:51pour les catégories populaires, et j'ai donné des exemples précis,
14:54mais on ne peut pas tout financer, donc je demande ici à BFM,
14:57comme je l'ai demandé au Parti Socialiste, qui est une cellule de chiffrage,
15:01parce qu'on ne peut pas avoir, dans une situation à 3200 milliards de dettes,
15:05finalement accroître les déficits, ça n'est pas que nulle.
15:08– Mais je réponds à vos questions de manière sans détour.
15:11– C'est pour ça d'ailleurs qu'on ne peut pas aider les Français face au carburant.
15:14– Je trouve qu'il y a une désinvolture dans le monde politique incroyable
15:18par rapport à la réalité que vivent les gens, c'est-à-dire que les gens,
15:21quand ils payent cher ce système qui ne fonctionne pas, ils le vivent tous les jours.
15:26– Non mais c'est vrai, mais ils ne fonctionnent pas si mal.
15:28– Ah bon, la France ça marche bien.
15:30– Je vais vous donner un exemple.
15:30– Ah c'est un système qui marche très bien, non.
15:32Ils le vivent tous les jours, et les politiques c'est, ah ben voilà,
15:35alors on propose telle mesure, telle mesure, telle nouvelle taxe, telle nouvelle dépense, etc.
15:40Ah oui, je suis d'accord avec vous, il faudrait peut-être qu'on songe au chiffrage,
15:44ce serait peut-être une bonne idée.
15:45Mais ça, je trouve ça inadmissible, et je vais vous dire, ça va avec la même désinvolture
15:51qui est celle des acteurs publics dans la dépense publique.
15:54On dépense de l'argent public, n'importe comment, on ne contrôle rien.
15:59Là, je ne sais pas si vous avez vu cette histoire de Nantes,
16:02« Enterre ton slip », vous avez vu ce truc ?
16:04La municipalité de Nantes, la municipalité sociale, c'est la numéro 2 du Parti Socialiste.
16:10Johanna Roland, numéro 2 du Parti Socialiste, organise avec l'ADEME une agence qui ne sert à rien,
16:15qui fait doublon avec le ministère de l'écologie, et qu'il faudrait supprimer,
16:19une espèce de fête, à l'occasion de laquelle les Nantais vont enterrer des sous-vêtements
16:23pour être sensibilisés à l'écologie.
16:26Voilà, ça c'est ici, maintenant, le PS, main dans la main,
16:30main dans la main avec la fonction publique, la haute fonction publique, les agences inutiles.
16:35Donc moi, cette désinvolture se laissait aller.
16:37Quand on voit avec quelle rigueur implacable, en revanche, l'impôt est recouvré dans ce pays,
16:42je trouve que ça devient insupportable, et que c'est une manière de maîtriser les Français.
16:47Peut-être, mais quand le pays a été, du fait de la dissolution ratée de M. Macron,
16:51sans budget, sans cap, sans gouvernail, les socialistes ont pris leur responsabilité.
16:55Mais bien évidemment, on a permis.
16:58Vous n'êtes peut-être pas d'accord, vous auriez préféré le chaos,
17:00puisqu'apparemment vous avez fait les émeutes.
17:01Oui, j'aurais préféré une nouvelle dissolution.
17:04Non, mais quand on prend le programme que vous appliqueriez,
17:07il y aurait un mouvement de gilet jaune par jour.
17:09Nous, nous avons fait le choix de la responsabilité.
17:12Ensuite, qu'il y ait des choix à faire, oui, ça, je vous l'accorde tout à fait,
17:16et ce sera le débat, et d'ailleurs, c'est à livre ou ouvert,
17:18parce qu'au Parti Socialiste, il y a une démocratie interne,
17:21ce sera le débat que nous aurons, sous votre contrôle affûté et acéré,
17:26que ce soit les plus acérés qu'affûtés, sur les dépenses que nous avons.
17:30Non, mais clairement, je ne serai pas de votre côté
17:33quand vous direz qu'il n'y a pas à taxer les géants de la Silicon Valley
17:36qui susent la valeur.
17:38Clairement, les Français sont contre vous, 64% des Français
17:41sont pour une taxation des pétroliers.
17:45Mais ça ne marche pas, ça ne sert à rien.
17:48Vous savez, le problème...
17:49Si on s'en sortait avec des taxes, on le saurait.
17:52Le seul problème que vous avez, M. Consigny, c'est votre vécu réel.
17:56Vous ne savez pas ce que c'est que de terminer...
17:59D'accord, mais vous ne terminez pas le mois, au 15 du mois,
18:02mais vous n'êtes pas en difficulté de...
18:05Je le termine à zéro, la fin du mois, puisque l'État me prend tout,
18:08donc je vois très bien ce qu'il y en a.
18:09J'entends bien, mais ça n'entrave pas votre mobilité.
18:10Et ça ne marche pas.
18:12Donc si vous renvoyez d'un revers demain,
18:15le fait que le pétrole et le diesel puissent baisser...
18:18Alors pardon, priorité...
18:18Excusez-moi, on...
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