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  • il y a 1 jour
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00– La discussion a déjà commencé pendant la pub.
00:08On va parler du débat autour du 1er mai,
00:11puisque le gouvernement a dit qu'il n'y aurait pas d'assouplissement des règles
00:14pour faire travailler les salariés le 1er mai.
00:17Ça, c'est ce qui a été assuré au syndicat.
00:19Mais il y aura des propositions.
00:20C'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu.
00:22Voilà, les professions concernées, c'est-à-dire ceux qui sont notamment
00:26les fleuristes, les artisans, les bouchers,
00:28seront reçus à Matignon dès cette semaine.
00:30Les réformes sont possibles, dit le chef du gouvernement,
00:33mais dans le respect et avec une méthode.
00:36– Alors, on a deux représentants de ces commerces
00:39qui auraient pu ouvrir le 1er mai en faisant travailler leurs salariés.
00:42Ça ne sera pas possible, puisque le gouvernement a reculé.
00:45Véronique Langlais, vous représentez le syndicat des bouchers de Paris
00:48et Farrel Lejean, bonsoir, vous êtes président
00:50de la Fédération française des artisans fleuristes.
00:52Vous êtes déçus de cette reculade ?
00:55– Non, ce n'est pas une reculade,
00:57parce qu'on ne recule jamais, il y aura plus de débats.
01:00Mais oui, on est un peu déçus, parce que ça fait quand même
01:02de nombreuses années qu'on se bat sur le sujet,
01:06que quand on regarde justement le sondage
01:10qui a été fait par la CPME,
01:12qui donne 74% des Français favorables à l'ouverture le 1er mai,
01:17surtout qu'on a beaucoup évolué, nous, en tant que chef d'entreprise,
01:20puisque c'est du travail sous forme de volontariat.
01:23– Mais vos salariés dans les boucheries ont envie de travailler le 1er mai ?
01:27– Oui, majoritairement, oui.
01:28– Vous les avez sondés ? Pourquoi ?
01:30– Alors, pourquoi ? Parce que la conjoncture est compliquée
01:32pour plein de personnes, que la liberté du choix…
01:35– Parce qu'ils sont payés doubles en fait ?
01:37– Absolument, ils sont payés doubles et parfois même récupèrent.
01:40Donc, ça peut être après des conventions internes, des sujets internes.
01:43– Alors pareil, pour les fleuristes, on se dit que c'est quand même curieux,
01:47parce que le 1er mai, on achète du muguet.
01:50Donc, on s'attend que les fleuristes soient ouverts.
01:52Mais ce n'est pas toujours le cas, parce que les fleuristes peuvent ouvrir,
01:55le gérant peut ouvrir, il peut faire travailler sa famille,
01:58si j'aime bien compris, mais en revanche,
02:00il ne peut pas faire travailler ses salariés.
02:01C'est curieux quand même.
02:02– Absolument, c'est toute l'hérésie.
02:05Et c'est dans ce sens où nous, effectivement, il y a une profonde déception,
02:08parce qu'on considère que c'est réellement une reculade.
02:11– C'est une reculade ?
02:12– C'est une reculade.
02:13Le muguet, c'est une filière qui a une spécificité 100% française.
02:18C'est une production 100% française.
02:21C'est toute la filière du végétal sur le muguet qui est impactée.
02:24– Le 1er mai, c'est une tradition,
02:27le muguet, c'est une tradition comme le fait de ne pas travailler le 1er mai finalement.
02:30– Ce sont deux traditions.
02:31Et deux traditions, il est aussi,
02:33et c'est nous, économiquement, quand on s'interroge,
02:36c'est l'autorisation aussi qui est faite.
02:39Au commun des mortels,
02:40de vendre à la sauvette du muguet dans la rue.
02:44– C'est-à-dire qu'on peut vendre,
02:45je peux m'installer devant votre boutique,
02:47avec un petit carton, vendre du muguet,
02:49mais vous, vous n'avez pas le droit d'ouvrir.
02:51– Moi, j'ai le droit d'ouvrir mon commerce en tant que chef d'entreprise.
02:54En France, je ne peux pas faire travailler mes collaborateurs.
02:56– Avec qui vous travaillez dans ces cas-là alors ?
02:58– Avec nos collaborateurs, de manière assez simple,
03:01parce que nos collaborateurs ont aussi, en grande majorité,
03:05un intérêt.
03:05– Oui, mais en attendant, vous respectez la loi,
03:07donc vous ne faites pas travailler vos salariés ?
03:09– Moi, quand mes salariés demandent et sont volontaires
03:11pour venir travailler, s'ils travaillent.
03:13– Vous êtes hors de la loi alors ?
03:15– Ah oui, vous assumez ça ?
03:16– Je l'assume.
03:17– Alors justement, on va regarder précisément ce que dit la loi
03:19avant de continuer notre discussion.
03:21la loi du 1er mai, Nargis Hadji, c'est vous qui vous y êtes collé,
03:25savoir ce qui est écrit dans les textes.
03:26Bonsoir.
03:27– Bonsoir Alain, oui, le 1er, donc, est le seul jour férié
03:30obligatoirement chômé en France.
03:32En clair, le salarié ne travaille pas, mais il est payé.
03:35Alors des exceptions existent, on l'a entendu sur le plateau.
03:37D'abord, qui peut travailler le 1er mai ?
03:39Les établissements dont l'activité ne peut être interrompue,
03:42c'est ce que dit le code du travail, c'est-à-dire les hôpitaux,
03:45les transports ou encore la sécurité.
03:47Pour les boulangeries, par exemple, la loi prévoit quelques cas particuliers
03:50s'ils livrent les hôpitaux, les EHPAD ou encore les prisons, par exemple.
03:54En dehors de ces cas, un commerce, et on l'a entendu,
03:57peut ouvrir le 1er mai à une seule condition.
03:59Le patron travaille seul ou avec des membres de sa famille,
04:02par exemple, s'il le souhaite, mais aucun salarié ne doit travailler.
04:05En clair, le boulanger peut faire son pain,
04:07mais il n'aura pas le vendeur habituel pour le vendre au client.
04:10Et si un patron fait travailler l'un de ses employés ce jour-là,
04:13il reste jusqu'à 1 500 euros d'amende, et il y a des contrôles.
04:16D'ailleurs, c'est ce qui a provoqué la polémique en 2024,
04:19après des contrôles et de nombreuses amendes infligées à des boulangers,
04:23notamment en Vendée ou encore à Paris.
04:26Marie Chantret, Prisca...
04:28Alors, les partisans de Gabriel Attal qui défendait cette mesure
04:31sont vends debout.
04:32Ils en veulent beaucoup à Sébastien Lecornu,
04:34qui a reculé, disent-ils, face à la gauche et à la CGT.
04:39Je cite par exemple ce qu'a dit Prisca Thévenot,
04:42qui est une des très proches de Gabriel Attal.
04:43Sur le budget, ils ont donné le stylo à Olivier Faure.
04:46Maintenant, ils ont peur d'un simple SMS de Sophie Biney.
04:49Oui, c'est effectivement ce qui a suscité cette reculade,
04:53je mets de gros guillemets à cela,
04:54parce qu'on y reviendra sans doute.
04:56Attention, peut-être que d'ici le 1er mai plus prochain,
05:00des réunions avec le Premier ministre,
05:03ad hoc, c'est ce que demande Sébastien Lecornu,
05:06notamment avec son ministre du Travail,
05:08pourraient aboutir à, branche par branche, secteur par secteur,
05:11à des accords professionnels pour que le 1er mai soit possiblement travaillé.
05:16Pourquoi ces négociations n'ont pas commencé il y a un an ?
05:17Parce que ce n'est pas un sujet qui vient d'arriver.
05:19Ça, c'est certain, mais aux yeux du gouvernement,
05:21il y avait sans doute d'autres urgences
05:23et que cette proposition-là n'avait pas été officiellement déposée.
05:26Vous en parliez par le groupe de Gabriel Attal.
05:28Mais est-ce que l'urgence, ce n'est pas d'embêter Gabriel Attal
05:30du côté de Sébastien Lecornu ?
05:33Est-ce qu'on n'est pas dans des règlements de comptes
05:34au sein de ce qu'on appelle le bloc central ?
05:36Sur le dos d'ailleurs des bouchers, des fleurisses et des autres.
05:39C'est ce que certains supputent politiquement en effet.
05:42Et la réunion de groupe qui s'est tenue ce matin à l'Assemblée
05:44a été particulièrement houleuse,
05:46avec des députés, vous parliez de Prisca-Tévenot, mais d'autres.
05:49Karl Olive aussi également ultra remontée
05:51contre la décision du gouvernement
05:54qui n'a pas hésité à dire
05:55je là aussi mets des gros guillemets
05:57on nous pisse dessus, on passe pour des jambons,
06:00des confinis, je me demande ce que je fous là.
06:03Voilà du Karl Olive dans le texte
06:05ancien maire de Poissy, particulièrement remontée
06:08parce qu'en effet, aux yeux de l'opinion publique,
06:11ça passe pour, eh bien oui,
06:14une forme de reniement.
06:15De l'acheter.
06:16Peut-être de, ça je vous laisse,
06:19ou peut-être de manque de courage.
06:21Et vous parliez en effet de,
06:23est-ce qu'il n'y a pas la volonté d'embêter Gabriel Attal,
06:26dont on connaît aussi les ambitions pour 2027,
06:29c'est ce qui aussi se murmure dans le camp présidentiel,
06:33ou dans l'ancien camp présidentiel,
06:35d'un groupe qui vit particulièrement bien,
06:38il voulait aller vite.
06:39Dans le camp de Gabriel Attal, son entourage rappelle,
06:41encore une fois, c'était une proposition sur la base du volontariat,
06:43et toujours payée double, en respectant encore une fois,
06:47et soutenue en effet majoritairement par les Français.
06:50Maintenant, on a voulu expliquer du côté de Matignon
06:53qu'il ne s'agissait pas de passer en force,
06:54et que désormais la consultation, la discussion,
06:58devait se poursuivre.
07:00Monsieur le sénateur communiste Fabien Gué,
07:02directeur du journal L'Humanité aussi,
07:04vous êtes pour un petit peu d'assouplissement
07:06pour que les fleuristes et les bouchers
07:08puissent travailler avec leurs salariés,
07:10mieux gagner leur vie ?
07:12Non.
07:12Comme un restaurateur ?
07:14Est-ce que la question est de pouvoir ouvrir le 1er mai ?
07:17Pardon de vous le dire,
07:18on va revenir sur les conditions de travail,
07:20les questions de salaire,
07:21et l'organisation du travail tout le long de l'année,
07:24parce que c'est comme si on était bridé en France,
07:27mais la liberté d'entreprendre,
07:28elle permet déjà beaucoup de choses.
07:30D'ailleurs, je parle beaucoup,
07:32moi-même, je suis chef d'entreprise,
07:34je parle beaucoup à des artisans...
07:35Vous êtes directeur d'un journal ?
07:36Oui, à titre bénévole,
07:38mais je gère 187 salariés,
07:40je parle à beaucoup d'artisans depuis 9 ans dans mon département,
07:44encore, j'ai à peu près une dizaine de boulangeries,
07:46vous voyez, dans ma ville au Blanc-Bénil,
07:48avec lesquelles j'échange régulièrement,
07:50donc on est venu sur la question,
07:52évidemment, du 1er mai.
07:54Déjà, aujourd'hui, on peut travailler le week-end,
07:57on peut travailler le dimanche,
07:58vous voyez par exemple,
07:58mon centre Leclerc, chez moi, à Blanc-Bénil,
08:00ouvre tous les dimanches,
08:02de 9h à midi,
08:03et aux abords des fêtes,
08:06jusqu'à 19h,
08:07les artisans peuvent travailler
08:09bien le dimanche,
08:10d'ailleurs, le fleuriste,
08:11chez moi, au Blanc-Bénil,
08:12est ouvert...
08:14Et que dites-vous ?
08:15Le 1er mai, pardon,
08:17le 1er mai,
08:18c'est le seul jour,
08:19le seul,
08:20il n'y en a pas 11 ou 12,
08:21le seul,
08:23jour férié,
08:24chômé,
08:24on l'a bien compris.
08:25Oui, mais,
08:25sauf qu'il y a plein de gens qui travaillent le 1er mai.
08:27L'histoire ouvrière de notre pays
08:29est partout dans le monde.
08:31Mais je sais,
08:32l'histoire,
08:32c'est quand vous voulez...
08:33Les journalistes de l'humanité
08:35travaillent le 1er mai.
08:36Ils travaillent le 1er mai,
08:37bien sûr,
08:38on m'avait fait la vanne,
08:39hors antenne,
08:40mais,
08:41comme dans toute la profession,
08:42le jour chômé,
08:43payé,
08:43est férié,
08:44le 30 avril,
08:45puisqu'ils sont,
08:46évidemment,
08:46le 1er mai,
08:47puisque le journal sort...
08:48Vous les payez double,
08:49le 30 avril ?
08:50Le 30 avril,
08:51ils ne bossent pas.
08:52Ils ne travaillent pas le 30 avril.
08:54Ils sont payés double ou pas ?
08:55Ils ne travaillent pas le 30 avril,
08:57comme dans toute la presse écrite.
08:59Donc,
08:59le 1er mai,
09:00pour la presse écrite,
09:01est le 30 avril.
09:02Donc,
09:03ils sont payés double le 30 avril ?
09:04Non,
09:05puisqu'ils sont journée,
09:06chômé,
09:07férié et payé,
09:08M. Truchot.
09:09Donc,
09:09la question n'est pas,
09:10vous ne payez pas double
09:11quand vous êtes en journée,
09:12férié,
09:12payé et chômé.
09:13Donc,
09:14juste vous dire,
09:15les artisans peuvent déjà ouvrir ?
09:17Déjà ?
09:18Et depuis 1947 ?
09:20Non,
09:21ils peuvent ouvrir,
09:21d'ailleurs,
09:22ça a été rappelé,
09:23y compris,
09:24tout seul,
09:24avec leur famille.
09:26Donc,
09:27avec les membres de leur famille,
09:29la loi le permet
09:30et l'autorise,
09:31évidemment.
09:32Absolument pas,
09:33le conjoint ne peut pas travailler.
09:35Mais une fois dans l'année,
09:36une fois dans l'année,
09:37vous n'avez pas accès,
09:39si vous fermez,
09:40à votre pain ou à un fleurisme.
09:42Alors,
09:42j'ai une question.
09:43C'est pas une catastrophe.
09:44Et que les restaurateurs soient ouverts,
09:45c'est pas un problème pour vous ?
09:46Ah non,
09:46mais c'est un autre débat.
09:47Mais que la grande distribution soit ouverte,
09:52soit ouverte,
09:53soit ouverte est un scandale.
09:55Je vous le dis.
09:55Oui,
09:56mais je parle des restaurateurs dans les yeux.
09:57Et d'ailleurs,
09:58il y a déjà beaucoup de professions,
10:00et vous avez eu raison de le dire,
10:02notamment le service public
10:03et des activités indispensables,
10:06essentielles,
10:06notamment dans l'industrie,
10:07qui ne peuvent pas s'arrêter.
10:09où déjà,
10:09les travailleurs et les travailleuses
10:11bossent le 1er mai.
10:12Et le problème de cette proposition de loi,
10:14dont vous avez raison de dire
10:16que c'est un imbroglio politiquaire,
10:18en réalité,
10:19pour embêter M. Attal,
10:22qui lui-même voulait embêter M. Lecornu,
10:24bref,
10:24avec l'aide du Sénat
10:25et du groupe Sainte-Price.
10:26Donc, pas touche au 1er mai,
10:27c'est sacré.
10:27Oui, pas touche au 1er mai.
10:29Pardon,
10:29il y en a un,
10:30un,
10:31un,
10:31un,
10:32un jour férié,
10:33chômé payé,
10:34et c'est le cas partout dans le monde.
10:36C'est la journée internationale.
10:37Mais si les gens veulent travailler,
10:37attendez, c'est juste qu'ils puissent vous répondre.
10:40Et sur les marchés,
10:42c'est un peu gai.
10:42Je veux absolument travailler.
10:43Ah, pour être payé double ?
10:45Ah ben, je vous en trouve 10.
10:46Ah ben, je vous en trouve 10.
10:48Ah ben, je vous en trouve 10.
10:49Attendez,
10:50vous voulez remercier les fleuristes ?
10:51Alors, attendez,
10:52qu'ils vous répondent.
10:53Je vais juste me permettre,
10:54aujourd'hui,
10:55de vous répondre par rapport à deux choses.
10:56C'est un débat.
10:57Non, non, absolument.
10:58Mais vous évoquez 47 personnels,
11:01SFIO,
11:02qui présentent le texte,
11:03le premier texte qui est proposé,
11:05la juste glorification,
11:06la glorification du travail,
11:08la juste rémunération
11:09quand elle est doublée.
11:11Pas moi, hein ?
11:12C'est la SFIO qui le dit en 47.
11:14C'est donc ?
11:16La deuxième chose par rapport à ça.
11:17Vous me dites que nos salariés
11:19ne sont pas volontaires.
11:20Mais on vous en trouve à l'appel.
11:21Ah oui.
11:22Même des appels sociaux,
11:23sur le réseau,
11:24sur l'ensemble des 8 centrales.
11:27Aujourd'hui,
11:27tous les 8 centrales syndicales,
11:29M. Gagnon.
11:30Est-ce que vous me permettez ?
11:32Je vous dis,
11:33tout à l'heure,
11:33vous avez dit la CGT,
11:35c'est la CGT
11:35et les 8 centrales syndicales.
11:37Pardon.
11:40Les 8 centrales syndicales
11:42ne représentent personne.
11:43Ils ne représentent pas
11:44tous les salariés non plus.
11:45Notamment les touristes.
11:46Il y a beaucoup de délégués
11:47CGT.
11:48C'est 10% de salariés en France.
11:50C'est 10% de syndiqués en France.
11:52Et donc,
11:52c'est les patrons
11:52qui représentent les salariés ?
11:54Non,
11:54mais ils vous parlent
11:55de ces salariés.
11:55Ils vous parlent de ces salariés.
11:57Alors,
11:57allez-y,
11:58pardon.
11:58Je me permets quand même
11:59de rectifier les choses.
12:01Réseaux sociaux,
12:02sur quelque chose
12:03lancé par la fédération
12:05ce matin,
12:06ce matin à 8h,
12:07suite à la publication
12:08et hier,
12:09la réunion
12:09qui a eu lieu
12:10avec les 8 syndicats,
12:11comme vous le dites,
12:12où on a crié victoire,
12:13où certains ont crié victoire.
12:14Non,
12:14les 8 centrales syndicales
12:15étaient unies.
12:16Oui,
12:16mais tout le monde
12:16n'a pas crié victoire.
12:17Sur les réseaux sociaux,
12:18que disaient les salariés ?
12:20On a 3000 personnes
12:21qui ont signé en disant
12:22mais nous,
12:22je ne comprends pas.
12:263000 personnes
12:27sont 28 millions de salariés.
12:29Excusez-moi.
12:29Non,
12:30non,
12:30Non,
12:30non,
12:31non.
12:31Oui,
12:32mais c'est la liberté.
12:32Attendez,
12:33attendez,
12:35attendez,
12:36est-ce que je peux me permettre
12:37de continuer ?
12:38Je vous ai écouté,
12:38laissez-moi pas aller jusqu'au bout.
12:40Je vous laisse aller au bout.
12:417500 entreprises
12:42dans notre filière
12:43chez les fleuristes.
12:45La moyenne d'ancienneté
12:46chez nous,
12:47elle est de 6 ans.
12:49Au 410,
12:50qui est un coef médian
12:51par rapport aux rémunérations,
12:53à aujourd'hui,
12:54de manière assez simple,
12:55on est à 121 euros
12:57au-dessus du SMIC.
13:006 ans d'ancienneté,
13:016% d'ancienneté majoré.
13:03À aujourd'hui,
13:04les gens chez nous,
13:04oui,
13:05excusez-nous,
13:05oui,
13:05ils ont envie de bosser
13:06nos salariés.
13:06Pourquoi vous ne pouvez pas
13:07les payer mieux ou plus
13:08vos salariés ?
13:09Mais ce n'est pas mieux,
13:09excusez-moi.
13:10On est déjà,
13:11on est par rapport au SMIC,
13:12on est à 121,
13:13au bas du 400.
13:15Là,
13:15ils touchent.
13:18La question,
13:19pardon,
13:19la question au-delà des coefficients,
13:21c'est qu'on va vous répondre,
13:22peut-être que vos salariés
13:23veulent travailler ce jour-là
13:24parce qu'ils ne sont pas
13:25assez bien payés
13:25le reste de l'année
13:26et qu'ils veulent mettre
13:27du beurre dans les échecs.
13:28Excusez-moi,
13:29les problématiques qu'on a
13:30dans le recrutement
13:30au niveau de l'artisanat,
13:31c'est une réalité
13:32ou ce n'est pas le cas ?
13:3373% des entreprises
13:34de ma branche
13:34ont des difficultés
13:35à recruter.
13:36On n'a pas suffisamment
13:37de collaborateurs.
13:38On a besoin de plus
13:38de collaborateurs.
13:39Mais pourquoi
13:40vous avez du mal
13:40à recruter ?
13:41Parce qu'à aujourd'hui,
13:42on n'a pas non plus
13:42de candidats.
13:43C'est ça la problématique.
13:44On n'a pas de candidats
13:44et c'est faible.
13:45Je ne peux pas vous laisser dire ça.
13:46Vous savez combien je paye ?
13:47Vous savez combien je paye ?
13:48Vous savez combien je paye ?
13:49Vous supportez la critique ou pas ?
13:52Combien je paye ?
13:56J'ai une apprentie,
13:57d'accord ?
13:57Combien je lui donne
13:58d'après vous,
13:58par mois ?
13:59Ça dépend.
14:001800 euros,
14:01elle a 21 ans.
14:031800 euros ?
14:0421 ans,
14:04elle est à Paris.
14:05En quelle année ?
14:06Elle est en première année
14:07de brevet professionnel.
14:09C'est bien payé.
14:10Elle voudrait travailler
14:10le 1er mai ?
14:11Elle aimerait,
14:12à partir du moment
14:12où il y a un petit peu plus,
14:15elle accepterait.
14:16Mais vous savez très bien
14:17que d'après la loi,
14:18si on fait travail à l'apprenti,
14:19c'est encore plus cher
14:20qu'à un salarié.
14:22Mais effectivement,
14:23et les jeunes sont prêts
14:23à travailler.
14:23Ce que vous voulez,
14:24c'est libérer le quartier.
14:25C'est la liberté,
14:27le volontariat du travail.
14:29Ce n'est pas compliqué en fait.
14:30Ce terme de liberté,
14:31est-ce que vous l'entendez quand même ?
14:32La liberté de travailler.
14:34Oui, mais moi j'ai été salarié.
14:36Et le volontariat
14:38dans le salariat,
14:38ça n'existe pas.
14:39Ah bon ?
14:40Non, je vais vous dire pourquoi.
14:41Parce que la première année,
14:43peut-être que le patron,
14:44alors évidemment,
14:45on confond tout
14:45entre le petit artisan
14:47avec lequel,
14:47évidemment on s'entend,
14:48même si on n'a pas
14:49les mêmes intérêts de classe,
14:51lorsqu'on est deux ou trois
14:52et qu'il y a le patron
14:53ou la patronne.
14:54Mais lorsqu'on passe,
14:55évidemment,
14:56sur de la grande distribution,
14:57là c'est plus complexe.
14:58Mais même,
14:59même en réalité,
15:01dans l'artisanat
15:02à deux ou trois salariés.
15:03La première année,
15:04on vous dira,
15:05est-ce que tu es volontaire
15:06ou pas,
15:06de venir travailler
15:08pour livrer des fleurs
15:09ou évidemment,
15:11tenir un commerce de bouche ?
15:13Et vous direz,
15:14oui ou non.
15:14Mais la deuxième année,
15:16ça sera dans le contrat.
15:17Et on ne vous posera plus la question.
15:19veut dire oui ou non,
15:21on l'imposera.
15:22C'est un fantasme.
15:22Et en réalité,
15:23non, non,
15:23le fantasme,
15:24c'est ce que vous croyez,
15:25M. Truchot,
15:26qu'il existe du volontariat
15:27dans le salariat.
15:28Ça n'existe pas.
15:29Ils ont du mal à recruter,
15:30ils vont pas les dire.
15:30Ça n'existe pas.
15:31Parce qu'à partir du moment
15:32où vous dites non au patron,
15:34ça devient complexe.
15:35Mais vous avez une vision
15:37à la germinale du travail.
15:39Non, c'est pas une vision
15:39à la germinale.
15:40Vous croyez que les fleuristes
15:41exploitent leurs salariés ?
15:43Mais attendez,
15:46quand vous êtes en situation
15:47de salariat,
15:48que ce soit dans une petite
15:50ou une moyenne entreprise,
15:51comme dans une grosse boîte,
15:52et c'est plus vrai
15:53dans une grosse boîte,
15:54oui, vous êtes en question
15:56de domination par rapport
15:57au patron.
15:57C'est fou.
15:58Mais bien sûr,
15:59c'est lui qui détermine
16:03les horaires de taux,
16:04la rémunération.
16:06Oui, monsieur,
16:06maintenant,
16:07ils viennent en entreprise
16:08et ils vous disent
16:08maintenant je veux mon dimanche
16:09et ils vont leur dimanche.
16:10Bien sûr,
16:11c'est bien poli.
16:11Mais est-ce que vous entendez
16:12les enquêtes d'opinion réalisées ?
16:14Juste 74% des Français,
16:15si le 1er mai
16:17est basé sur le volontariat
16:19et payé double ?
16:20Je ne sais pas,
16:20je vous pose la question.
16:21Parce que les salaires
16:22sont petits.
16:23Oui, mais si la proposition
16:26de loi est écrite
16:27et appliquée
16:27dans ces termes-là,
16:29ça peut répondre
16:30là aussi à une demande
16:31du salariat.
16:33Non, non.
16:34Je ne comprends pas
16:34pourquoi vous n'entendez pas
16:35ce point-là.
16:36Parce que vous remettiez
16:37en faute les trois minutes,
16:38Vous faites du terme,
16:39monsieur le sénateur.
16:40Allez-y,
16:40vous êtes cinq contre eux.
16:42Non, absolument pas.
16:43C'est un débat.
16:44Mais bien sûr,
16:44c'est un contre eux.
16:45Donc, je reviens.
16:4674% des Français.
16:48Oui, mais les études d'opinion,
16:50vous savez, moi je veux...
16:51Oui, bien sûr.
16:52Mais non, non.
16:54Vous voyez,
16:54vous l'avez même dit,
16:55dis-vous,
16:56on a lancé une grande pétition,
16:573 000 salariés
16:58sur les 28 millions.
16:59Mais c'était ce matin.
17:00Donc, on ne peut pas dire...
17:00Je vous dis,
17:01les 8 centrales syndicales,
17:02vous me dites,
17:03ah, ça ne représente rien.
17:04C'est vrai que la CGT
17:05chez les fleuristes,
17:06elle a assez peu représenté.
17:07Mais les patrons,
17:08c'est eux qui portent la voie
17:09des salariés.
17:09Soyons sérieux.
17:11Mais vous êtes patron,
17:12mais ce n'est pas un gros mot.
17:13Combien on a de patrons
17:13qui gagnent le SMIC aujourd'hui ?
17:17Mais bien sûr.
17:17Ce n'est pas reposition idéologique
17:19ou pas des pronoms
17:19de manière générale.
17:20Ce n'est pas les patrons du CAC 40.
17:21On parle de fleuristes,
17:22de bouchers,
17:23de boulangers.
17:23CAC 40.
17:24Si, parce que vous les représentez.
17:25Patron égale domination.
17:26Donc là, on a des dominants devant.
17:28Le boulanger est un dominateur maintenant.
17:30Enfin, voyons.
17:30Vous avez des dominants.
17:31Mais souvent,
17:31le boulanger,
17:32il se paye moins ou moins
17:33que son salarié.
17:34Vous avez un rapport de salarié
17:34à patron.
17:35Pardon.
17:36Vous êtes tout dogmatique.
17:37Même vous,
17:38vous avez une vision idéologique du travail.
17:39Même vous.
17:40Même vous.
17:41Mais bien sûr.
17:41Vous n'avez jamais viré,
17:43monsieur...
17:43Bien sûr que ça peut...
17:44Mais évidemment.
17:45Eh bien évidemment.
17:47Salaud de patron.
17:47Et même vous,
17:48monsieur Marchal.
17:49Vous avez un rapport
17:49de domination avec votre patron.
17:51Vous êtes un salarié.
17:53Un bon salarié.
17:54On vient l'apprendre.
17:56Mais vous êtes le premier salarié.
17:58Et le jour où vous aurez besoin,
17:59je vous défends,
18:00je serai le premier.
18:01Fabien Guay.
18:02Fabien Guay.
18:02Donc je reviens.
18:03Non, non, parce que c'est intéressant.
18:04À l'instant même,
18:05attendez,
18:06on apprend que le gouvernement français
18:08abaisse sa prévision de croissance
18:09à 0,9 pour 2026 contre 1%.
18:11Donc on voit bien
18:12qu'on a un problème de croissance
18:13dans ce pays.
18:13Donc vous pensez
18:14que c'est en travaillant
18:15le 1er mai...
18:16Ça ne va pas tout régler,
18:17mais ça donne un signal quand même.
18:19Il faut travailler plus dans ce pays.
18:20On a fait le lundi de Pentecôte
18:22sur la question du volontariat.
18:24Ça, on l'a fait.
18:25Oui.
18:26On ne comprend plus rien
18:27sur le Pentecôte.
18:28Non, moi je vais vous dire
18:29que je le paye
18:32sur un jour de repos.
18:33En termes de croissance, 0.
18:34Ça rapporte quand même
18:35plusieurs milliards chaque année.
18:36En termes de croissance, 0.
18:37Ça rapporte plusieurs milliards.
18:38C'est pour les seniors,
18:39normalement.
18:40C'est pour les seniors.
18:42Allez-y.
18:43Et en termes de croissance, 0.
18:45Merci.
18:46On voit que le débat
18:47est enflammé,
18:48enflammable
18:48et qu'il est loin d'être tranché.
18:50On le garde.
18:51Merci, monsieur le sénateur.
18:53Merci d'avoir été avec nous.
18:56Merci, Véronique Langley-Farrell-Legendre
18:58et Marie Chantré.
19:00Merci.
19:00Merci.
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