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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Justement, on va continuer de parler politique dans un instant dans le signé consigné.
00:04Ce duel RN-LFI, eh bien il est nourri par LFI, c'est ce qu'estime Bernard Cazeneuve,
00:11l'ancien Premier ministre de France Hollande.
00:13Selon lui, le parti de Jean-Luc Mélenchon est même le marche-pied du Rassemblement National.
00:18La France insoumise est une machine à fabriquer du vote RN,
00:21par ses outrances, par ses excès, par la violence qu'elle finit par instaurer dans la vie politique.
00:27Et c'est précisément parce que le RN est en situation de prendre le pouvoir en France
00:31que je ne veux pas de cette alliance avec LFI,
00:33parce qu'on voit que LFI, par ses comportements, engendre du vote RN.
00:38Jean-Luc Mélenchon, c'est Charlie Chaplin dans les temps modernes.
00:42À chaque fois qu'il bouge un bras, il fabrique une voie RN.
00:46On va en parler maintenant dans le signé consigné avec Charles Consigny, l'avocat.
00:50Bonsoir.
00:51Bonsoir.
00:51Et François Calfon, le député européen, membre du bureau national du PS.
00:54Bonsoir.
00:54Bonsoir.
00:55François Calfon, d'accord avec le raisonnement de Bernard Cazeneuve ?
00:59Non.
01:00Je pense que là, on est dans un épisode des schtroumpfs.
01:05Donc c'est Cazeneuve qui dit que Mélenchon fabrique des voies pour Bardella, etc.
01:10Chacun tire ses coups de billard et fait ses petites attaques.
01:18Je pense que tout ça est très paresseux.
01:20À mon sens, M. Cazeneuve, comme toute la gauche dite présentable et républicaine, devrait travailler à proposer quelque chose d
01:30'intéressant aux Français plutôt que de critiquer les uns et les autres.
01:35Moi, je ne crois pas que ce soit pertinent tout ça.
01:38Je ne sais même pas si c'est vrai ou pas vrai.
01:39Je pense que ce n'est pas pertinent.
01:40Je pense que le RN grimpe parce que les Français ont envie d'une alternance et qu'ils ont envie
01:45de plus de sécurité et moins d'immigration.
01:47Et je pense que la gauche radicale grimpe parce qu'elle fait le travail que doit faire un parti politique,
01:53c'est-à-dire présenter des idées, des candidats, faire monter des nouvelles têtes.
01:57À gauche, ils font monter François Hollande et Bernard Cazeneuve.
02:01Donc, il ne faut pas s'étonner si ça ne marche pas.
02:04Écoutez, ce n'est pas comme s'il n'y avait pas eu mort d'homme.
02:07À un moment donné, le problème qu'on a, et le problème qui est posé depuis une dizaine de jours,
02:12c'est de la politique institutionnelle au clash sur les réseaux sociaux, aux exactions violentes dans la rue.
02:19Donc, on n'a pas envie du retour des années 70.
02:22On n'a pas envie du retour des années 30 parce qu'on est dans un pays inflammable.
02:26Il n'y a pas que les exactions de rue qui sont déjà tragiques.
02:29Moi, je suis pour l'interdiction des groupes violents.
02:31Mais on se souvient aussi des Gilets jaunes.
02:34La France tient ce triste record.
02:36Donc, je pense qu'il est temps, finalement, de calmer un peu le match.
02:40Et après, bien sûr, que la campagne sereine, les idées soient présentées.
02:44Évidemment, vous nous faites un peu du goodbye Lénine, si j'ose dire, en disant Bernard Cazeneuve.
02:49Moi, j'ai trouvé sa formule plutôt astucieuse entre la peste et le choléra.
02:53Je choisis le vaccin.
02:54Ce n'est pas ça qui fait voter pour Bernard Cazeneuve.
02:56Oui, mais ce n'est pas le débat du moment.
02:57Ah bon ?
02:58Après, moi, le sujet du moment, c'est est-ce que la politique doit aller vers le clash,
03:04ce qui se passe aux États-Unis, par exemple,
03:06ou est-ce que la politique, vous nous interpellez pour que nous fassions du débat d'idées,
03:13doit rester dans l'arène démocratique ?
03:15D'ailleurs, quitte à ce que les gens, ce qu'on fait régulièrement,
03:17ne soient absolument pas d'accord sur les solutions pour le pays.
03:20Mais si vous voulez, il faut voir déborder les réseaux sociaux et les machines à clash et les insultes dans
03:25la rue,
03:25ce n'est pas une bonne nouvelle.
03:27Je ne suis pas d'accord avec ça.
03:28Je pense que la vie quotidienne des gens, elle est faite de clash.
03:33quand vous avez un salaire qui ne vous suffit pas,
03:36quand vous êtes à découvert dès le 15 du mois,
03:41quand vous tombez malade et qu'aux urgences,
03:44vous attendez pendant toute une journée qu'on vous examine,
03:48quand vos gosses se font raqueter en rentrant de l'école,
03:51quand vous prenez le RER et qu'il ne marche pas une fois sur deux.
03:55Tout ça, c'est violent.
03:56La réalité est violente.
03:57Donc moi, ces histoires de politiques d'apaisement, je n'y crois pas.
04:02Je pense que ce qui apaiserait les Français,
04:06ce serait d'apporter des solutions concrètes à leur propre.
04:09Et radicales ?
04:10Or, pourquoi pas radicales ?
04:13Puisque la réalité, elle est radicale.
04:15Quand vous vous faites poignarder dans un transport public,
04:19c'est une réalité tout à fait radicale.
04:21Quand vous vous faites cambrioler, c'est une réalité radicale.
04:25Quand on vous prend 60-70% du fruit de votre travail, c'est radical.
04:30Donc voilà, moi je pense qu'il faut des solutions un peu brutales.
04:36Quitte à surprendre, parce que l'idée, ce n'est pas de faire des faux clashs entre nous.
04:41Je suis assez d'accord avec Charles Consigny.
04:42Si le sujet, c'est que la gauche instituée n'aurait qu'à dire
04:46« Ah ben, l'épouvantail Mélenchon », c'est très court.
04:49Je suis d'accord avec vous.
04:50Et dans les idées qu'il faut traiter, dans les idées radicales qu'il faut traiter,
04:53on voit bien que la machine à produire de la précarité, voire de la délinquance,
04:58toutes ces mères célibataires qui se débattent seules avec des gosses
05:01et qui ne peuvent même pas boucler leur fin de mois,
05:03par exemple, oui, on attend, y compris de la gauche dite instituée,
05:06qu'elle réponde à cette question-là, à celle des mères célibataires.
05:08Le problème, c'est que la gauche est beaucoup sur un discours moral,
05:11le danger du RN, maintenant le danger des insoumis,
05:14mais ça ne fait pas un programme.
05:15– J'entends bien, là, je ne peux qu'être en accord avec vous,
05:19j'ai donné le premier exemple.
05:20Quand on a eu le débat budgétaire ensemble sur cette même antenne,
05:23vous aviez dit, finalement, les socialistes, c'est que plus d'impôts,
05:26que plus de dépenses, et nous avons dit, et je l'assume,
05:30que nous avons obtenu l'augmentation de la prime d'activité.
05:33C'est quoi la prime d'activité ?
05:34C'est de subventionner les gens qui travaillent plutôt que de rester à la maison,
05:38en subventionnant le travail pour que les entreprises puissent embaucher
05:41et qu'en favorisent le travail sur l'assistance,
05:44je trouve que c'est une bonne mesure.
05:46Il y en a beaucoup d'autres.
05:47– D'ailleurs, c'est une mesure qui est imitée dans le monde entier,
05:49la prime d'activité.
05:50– Ça vient des États-Unis, figurez-vous.
05:52Ça s'appelle l'impôt négatif.
05:53– Je suis sûr qu'aux États-Unis, il y a des millions de gens
05:56qui touchent la prime d'activité.
05:58– Ça s'appelle là-bas l'impôt négatif.
05:59– Je suis sûr qu'en Corée du Sud, au Japon, en Allemagne,
06:03partout, on fabrique des choses comme ça.
06:05– Peut-être que vous n'êtes pas d'accord.
06:06– Vous aviez commencé par une bonne intention, M. Consigny,
06:10c'est de répondre aux souffrances des gens.
06:13Vous n'êtes pas d'accord avec mes réponses,
06:15mais au moins traiter le cas.
06:16Le traiter le cas de la question des gens qui travaillent,
06:18qui n'arrivent pas à joindre les deux goûts en travaillant.
06:21– Au moins, c'est très clair.
06:22Votre réponse, c'est effectivement de subventionner le travail.
06:26Bon, ben voilà.
06:26– Monsieur…
06:27– Oui, mais pourquoi pas ?
06:28Mais d'ailleurs, la réponse d'Holande, je me souviens très bien,
06:31pour les jeunes hors du travail,
06:35les jeunes des quartiers, etc.,
06:36c'était les emplois aidés, par exemple.
06:38Donc on était déjà dans cette logique.
06:39C'était déjà de subventionner le travail.
06:42Voilà, pourquoi pas ?
06:43Au moins, c'est un projet politique qui est proposé aux Français.
06:46Je ne suis pas sûr qu'ils l'achètent.
06:49Je ne suis pas sûr qu'entre vos candidats et votre programme,
06:52vous vous hissiez forcément jusqu'au second tour.
06:55Et diaboliser les uns et les autres, à mon avis,
06:58il n'y aura aucun effet là-dessus.
06:59– Puisque ce soir, on a envie plus de parler de projet que de clash.
07:03Je pense que l'un des défis qui nous est posé,
07:05c'est le remplacement par l'intelligence artificielle et par les robots,
07:08des travailleurs.
07:10Toutes choses qui ne payent pas, finalement, de cotisations sociales,
07:13qui ne payent pas notre système de solidarité.
07:16Monsieur Hamon, il y a quelques années, a parlé de la taxe robot,
07:18il était un peu en avance de phase.
07:20Eh bien ça, c'est un débat que nous devons avoir.
07:22Aux États-Unis, là, il y a le débat sur cette intelligence artificielle
07:26qui remplace le travail.
07:27– Donc des nouvelles taxes.
07:28– Bah oui, mais à un moment donné…
07:29– On peut revenir quand même au débat, parce que là, on parlait de Jean-Luc Mélenchon.
07:33– J'ai été mis au défi de ne pas avoir d'idées.
07:35J'ai proposé des idées.
07:36– Alors, pour relancer un peu…
07:37– Trois subventions ou un peu.
07:39– Non, mais pour relancer sur le débat,
07:41Jean-Luc Mélenchon, c'est le marche-pied du RN.
07:43En cas de second tour entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon,
07:46vous faites quoi ?
07:47– Alors, en fait, je ne me situe absolument pas dans cette hypothèse.
07:50– D'accord, mais si jamais l'hypothèse…
07:53– Je ne suis pas un…
07:54Il se trouve que la différence avec vous sur ce plateau,
07:56moi, je suis un militant politique, je ne suis pas…
07:58– D'ailleurs, Laurent Bommel a répondu, Jérôme Gage a répondu.
08:01– Ils font bien ce qu'ils veulent.
08:02– Vous ne défaussez pas.
08:04– Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
08:06– Ah bah, Laurent Bommel a dit qu'il voterait Elefi, malgré tout,
08:08et Jérôme Gage, il a dit Elefi, puis finalement, il est retrouvé d'aller sur ça.
08:11– Moi, un, je ne me situe pas dans cette hypothèse,
08:13parce que je suis un militant politique,
08:14et que depuis 2018, je suis contre la France insoumise,
08:18ça, c'est tout à fait clair, mais par ailleurs, puisque…
08:22– Vous qui appelez à voter le Front républicain,
08:24tout d'un coup, vous ne vous dites plus rien, là.
08:25– Je vais vous dire une chose, quand je dis en début d'émission
08:28que je suis pour lutter contre la brutalisation de la politique,
08:33en dissolvant les groupes factieux,
08:35je suis également pour lutter contre ceux
08:38qui ne prennent pas leur distance avec ces groupes factieux.
08:41– J'ai une autre question, peut-être plus facile,
08:45puisque probablement quand même,
08:46le Parti Socialiste ne sera pas au second tour,
08:48on verra, mais enfin bon, c'est pas, voilà.
08:50– On m'avait expliqué qu'on faisait…
08:52– Non, non, mais on verra, on verra.
08:54– Grâce à Elefi, notamment.
08:57– Et monte en Macronie l'idée, ni Attal, ni Philippe,
09:00c'est quelque chose qu'on commence à entendre, etc.,
09:03et certains voient en Lecornu une espèce de sauveur.
09:07Bon, qui choisissez-vous entre Jean-Luc Mélenchon
09:10et Lecornu, par exemple ?
09:11– Mais je pense…
09:12– Au second tour.
09:13– Non, mais c'est intéressant.
09:14– Autant la question…
09:15– Non, mais M. Calfon, disons, entre Renaissance et Mélenchon,
09:21entre un candidat, là, du Bloc central, de l'extrême-centre…
09:24– Je vais vous dire une chose, je vous serais exalté par la perspective…
09:27– Et Mélenchon, je ne suis pas exalté, non.
09:28– Non, mais c'est une vraie question.
09:29– Non, mais je vais vous répondre sur une chose,
09:30puisqu'elle est municipale, et je l'ai déjà dit,
09:32ça vous donnera un élément de réponse.
09:34Le cas de figure de la France insoumise Marseille,
09:38la France insoumise Toulouse,
09:41dont on aurait besoin des voix pour être élu.
09:43Ça, c'est les sondages qui donnent ça.
09:44Eh bien, je suis contre le soutien de la France insoumise,
09:47ou une alliance entre le Parti socialiste et la France insoumise,
09:50typiquement à…
09:50– Donc, vous votez le cornu ?
09:52– Non, je vais vous répondre.
09:53Si M. Picmal, qui est le candidat, c'est très concret,
09:56c'est de…
09:56– À Toulouse.
09:56– Si M. Picmal, qui est candidat,
09:58ne prend pas ses distances avec la violence en politique,
10:01ne demande pas que nettoyage soit fait dans les rangs de la France insoumise,
10:06comme le fait…
10:06– Raphaël Arnaud Soiviré par exemple.
10:07– Eh bien, je suis tout à fait contre l'alliance avec M. Picmal.
10:10– Là, c'est dans le sens où le PS arrive devant.
10:12– Encore une fois, c'est trop facile.
10:14– Je vous l'ai dit, Bardella-Mélenchon, Bardella-Mélenchon.
10:17– Moi, je vous parle du…
10:18– Oui, mais là, vous ne répondez pas.
10:19– Je vous parle du destin de la France,
10:21et vous me parlez de M. Picmal.
10:22Excusez-moi, je ne sais même pas qui c'est.
10:24– C'est le candidat insoumis de Toulouse.
10:25– Je ne veux pas être irrespectueux.
10:27– Pourquoi je vous prends ces exemples ?
10:28M. Marseille, M. Delogu, qui est bien maintenant très connu,
10:32il y a eu un débat grâce à BFM TV,
10:35municipal à Marseille,
10:36et on en interroge M. Delogu,
10:38on dit « Qu'est-ce que vous pensez de la jeune garde antifasciste ? »
10:41« Il dit que c'est des gens très bien. »
10:42Eh bien moi, ça c'est…
10:43– Mais Delogu, il a dit, Delogu…
10:45– Il n'y a pas de distance prise,
10:46il n'y a pas d'accord avec M. Delogu.
10:48– Le problème, c'est que M. Delogu ne savait même pas
10:52qui était le maréchal Pétain.
10:54Donc forcément, il manque quand même de quelques clés de lecture.
10:59– Non, mais attends, pardon, je vais insister,
11:00parce que, par exemple, Manuel Valls,
11:02on lui a posé la question,
11:04il a dit « Je vote blanc ».
11:06– On a sorti les radars.
11:07– Daniel Cohn-Mendit, il a dit
11:08« Je vote ni Mélenchon ni Bardella ».
11:10– Entre le candidat socialiste et le candidat de droite,
11:12il vote pour le candidat de droite.
11:13– Non, il vote blanc.
11:14Donc, pourquoi vous refusez de répondre ?
11:16– Écoutez, c'est simple.
11:18Moi, je pense qu'il y a quand même…
11:19J'ai dit la difficulté sur la violence politique,
11:22il n'y a pas de prise de distance dans la France insoumise.
11:23– Donc ça veut dire qu'on voteriez les filles ?
11:25Si vous saviez, vous nous direz « Je vote blanc, je vote blanc ».
11:27– Je ne crois pas que c'est ce qu'on peut entendre dans ma parole
11:29ou alors j'aurais dit que le grand domaine…
11:30– Non, moi, j'ai plutôt l'impression qu'il reste dans le bloc central.
11:33– Sauf qu'aujourd'hui, la question qu'on vous apposez,
11:37on est à un an et demi de la présidentielle.
11:39– Finalement, on pourrait inverser la question,
11:41c'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon est-il le marchepied du RN,
11:43mais on pourrait dire que le RN est le marchepied aussi de Jean-Luc Mélenchon.
11:46Est-ce que l'un et l'autre ne se nourrissent pas ?
11:48Parce que finalement, après dix ans de macronisme,
11:51où on a vu l'UMP aller au gouvernement,
11:53des anciens socialistes éminents aussi rejoindre Emmanuel Macron,
11:57lui-même qui venait du gouvernement de France.
11:58Au bout de ces dix ans, finalement, les deux offres
12:00qui sont, comme vous le disiez tout à l'heure, Charles,
12:04radicales avec des offres bien définies pour les Français,
12:07c'est le RN et la France insoumise,
12:08qui finalement, avec leur radicalité, se nourrissent elles-mêmes.
12:10– Monsieur Mélenchon, là, lui-même,
12:12ce n'est pas lui faire un mauvais procès,
12:13il a dit qu'à la fin, il n'y aura plus qu'eux et nous.
12:16Et très clairement, je ne me situe pas dans cette hypothèse-là,
12:19parce qu'elle est mauvaise pour le pays,
12:21parce qu'elle n'est pas porteuse de solutions.
12:23– Vos familles politiques qui ont été pendant dix ans dans le macronisme
12:25ont du mal aujourd'hui à se renouveler,
12:27à porter des idées neuves pour éviter que RN et LFI ne soient pas demandées.
12:31– On a arrêté d'en parler, mais je vous fais l'accord
12:34que les oppositions aux uns aux autres ne font pas une ligne politique,
12:37ça, je suis tout à fait d'accord avec ce que vous avez dit,
12:39même si les solutions à proposer au pays
12:41ne sont pas forcément celles que M. Consigny aurait apportées.
12:45– Non, mais par exemple, moi, je vous le dis comme je le pense,
12:48je pense que c'est quand même une erreur de décongeler Hollande et Cazeneuve, honnêtement.
12:52– Il se décongèle tout seul, je crois.
12:53– Je ne suis pas sûr que ce soit porteur,
12:55vous avez Glucksmann qui quand même plaît au moins à la rive droite du canal Saint-Martin,
13:00peut-être qu'il va bientôt plaire aussi à la rive gauche.
13:02– Vous avez beaucoup d'esprit, M. Consigny, mais les choses ne sont pas tout à fait ça.
13:04– Vous voyez ce que je veux dire, peut-être que son influence va s'étendre
13:06jusqu'au Butch-Aumont, jusqu'au Marais.
13:12– Le procès des jeunes, des vieux, tout ça, j'aime pas.
13:14– Non, ce n'est pas des jeunes, des vieux, mais avouez quand même qu'il faut donner un conclure.
13:18– Non, mais il n'exclut pas ni François Hollande ni Ben Arcazene.
13:20– Je n'exclue pas, mais tout à fait.
13:22Vous savez, je vais vous dire une chose, parce que je veux bien le situer au second tour.
13:26Dans un débat, par exemple, où il y aurait M. Hollande face à M. Bardella,
13:30il y en a un qui n'a aucune expérience de rien, 30 ans, pas eu un défi.
13:34– Et l'autre qui ne s'est même pas représenté.
13:35– Et l'autre, et d'accord, mais on a eu une attaque terroriste d'ampleur quasi-médiaire.
13:41Je pense que Bernard Cazeneuve et François Hollande ont été plus qu'à la hauteur.
13:45Et quand il y avait des djihadistes, malheureusement, pour empêcher le terrorisme en France.
13:50– Sans doute, mais je pense que le pays a répondu en bloc.
13:55– Donc l'expérience de François Hollande peut être un atout.
13:57– Surtout dans une période où il y a des guerres de soirée matin.
14:00Alors François Calfond et Charles Concierge, je voulais vous montrer une dernière image,
14:03parce que dans ces panoramas de candidats potentiels à la présidentielle,
14:07on a peut-être un nouveau, le voilà.
14:10– Bien, mes chers amis, il y a quelques années, un jeune banquier impétueux
14:16lançait le mouvement En Marche et il n'a rien redémarré du tout.
14:21Je pense qu'aujourd'hui est venu le temps de remettre la France à cheval,
14:25de revenir à la France profonde.
14:27Et donc je dis à tous les Français qui nous regardent et nous écoutent, à cheval !
14:32– Alors il faut reconnaître que chevaucher un cheval banc, ça peut porter bonheur.
14:36– Oui, bien sûr, mais regardez les derniers candidats à l'élection présidentielle,
14:42Nicolas Sarkozy, souvenez-vous, c'était en Camargue, effectivement.
14:45– 2007 ?
14:46– Emmanuel Macron, c'était au Puy-du-Fou.
14:48– C'est Bénure ?
14:49– Et on va voir si…
14:51– Ça c'est Poutine !
14:52– C'est Poutine !
14:53– Voilà des images tout à fait prémonitoires.
14:55– Et Kim Jong-un, regardez aussi, on ne sait jamais…
14:58– Ça c'est pas sympathique, je viens de vous dire.
14:59– Préparez-vous au second tour, Consigny-Bardella.
15:02– Merci François Calfond, merci Charles Consigny.
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