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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Venir aux affaires politiques françaises, on va se projeter vers la prochaine élection présidentielle
00:05puisque Emmanuel Macron finit son deuxième mandat.
00:09Deux de ses anciens premiers ministres sont sur la ligne de départ pour 2027.
00:14Je vous en prie, vous pouvez laisser la place à nos deux camarades qui vont débattre maintenant.
00:19Charles Consigny, l'ancien député Renaissance, Patrick Vignal.
00:24Bonsoir messieurs, mettez-vous ici monsieur Vignal, je vous en prie, un peu plus près de nous.
00:28Plus à gauche.
00:29Vous allez pouvoir le démontrer ensuite.
00:31Bonsoir Charles Consigny.
00:32Bonsoir.
00:33Bonsoir Patrick Vignal.
00:34Je disais, on va se projeter sur 2027 parce que deux anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron,
00:38que ce soit Gabriel Attal ou Edouard Philippe, se projettent déjà vers la prochaine présidentielle.
00:43Mais on sent bien qu'ils vont aussi tenter de se démarquer de leur ancien patron, de l'ancien président
00:48de la République.
00:49Est-ce à dire que le macronisme c'est fini Charles Consigny ?
00:52Au contraire.
00:53Le macronisme dont monsieur Vignal est un des plus éminents turiféraires, un des plus brillants avocats, en tout cas un
01:01des plus ardents,
01:03ça partait d'une bonne idée en 2017.
01:05C'était la classe politique est vermoulu, nos clivages ancestraux ne nous font pas du bien, mettons ensemble les gens
01:14raisonnables et puis nous allons faire une bonne potion pour le pays.
01:18Oui, malheureusement je crains que ça ait échoué et je pense que le bilan des 10 ans d'Emmanuel Macron
01:25est mauvais.
01:26Je pense que si on regarde si depuis 10 ans la France est plus forte ou moins forte qu'elle
01:31était quand il l'a trouvée,
01:32je pense qu'elle est plutôt moins forte, elle est surendettée, elle ne sait pas où elle va et aucun
01:38des grands sujets n'a été réglé.
01:40On n'a pas baissé les impôts, on n'a pas baissé les dépenses publiques et on a des services
01:46publics exsangues et des classes moyennes qui sont écrasées.
01:49Donc je pense que ça n'a pas fonctionné, je ne vois pas pourquoi il faudrait continuer dans cette voie.
01:55Je pense que la France a besoin d'une alternance, la démocratie c'est l'alternance.
01:59Donc pour vous il faut que le macronisme s'arrête en 2027 ?
02:02Je pense qu'il faut en tout cas que les uns et les autres proposent des projets intéressants pour les
02:08Français
02:08et des projets qui permettent de remettre le pays debout.
02:11Mais cette histoire de « on va de nouveau se réunir entre gens raisonnables », je n'y crois pas
02:17du tout.
02:17D'accord. Alors moi j'ai été un des premiers macronistes qui a soutenu Emmanuel Macron, 26 mai 2016.
02:23Le macronisme ça appartient à Emmanuel Macron. Je partage une partie de votre analyse.
02:28Il est arrivé en 2017, le PS était très bas, les LR aussi, et c'était l'idée du «
02:33à même temps ».
02:34Le « à même temps » ça fonctionne pour des collectivités. Au niveau national ça ne peut pas fonctionner.
02:38L'erreur du Président, c'est qu'il n'a pas voulu s'appuyer ni sur les corps intermédiaires, ni
02:44sur les élus locaux.
02:45Voilà, si vous voulez M. Consigny, c'est ça le débat.
02:48Mais moi je vais être clair, aujourd'hui, François Hollande quand il a quitté le pouvoir,
02:53400 milliards de dettes. Nicolas Sarkozy, 600 milliards de dettes.
02:58Emmanuel Macron, 1000 milliards. Donc 500 milliards du quoi qu'il en coûte.
03:01– 1500 milliards peut-être plutôt.
03:03– Non, parce que quand vous enlevez la différence, ça fait 800 milliards.
03:06Mais vous avez raison, on n'est pas à 200 milliards près en France.
03:09Le vrai débat de demain.
03:10– On n'est pas à 200 milliards près en France quand le pays est mal géré.
03:13– Qu'est-ce que c'est que le macronisme en fait ?
03:15Cette idée-là était très intéressante. Moi j'ai pas honte de le dire.
03:19– Vous la défendez toujours ?
03:20– Non, parce qu'elle est différente.
03:23Quand Emmanuel s'en ira en 14 avril 2027, il faut inventer autre chose.
03:28Je partage une partie de Charles Consigny, plus de régalien.
03:31La réflexion sur qu'est-ce qu'on fait.
03:33On va arrêter de sortir les chéquiers.
03:35On pourrait parler du carburant.
03:36Au lieu de parler du carburant, faisons un leasing pour voiture électrique
03:39à 100 euros qui fonctionne très bien.
03:41Le vrai débat qu'on a, je vais vous dire.
03:43Moi je suis fatigué d'entendre toute la journée.
03:45Vous allez choisir entre Jordan Bardella et Mélenchon.
03:48Non, est-ce qu'on a un projet pour les Français ?
03:50Est-ce qu'on va rencontrer les Français ?
03:53Est-ce qu'on remet les maires avec le couple maire et préfet
03:56qui fonctionnaient bien pendant le Covid ?
03:58Vous savez quoi M. Consigny en fait ?
03:59On veut garder tout dans les bureaux parisiens.
04:02Moi je suis en colère quand je vois qu'il y a 41 ministres.
04:05Comment on ne peut pas en France penser autrement le système ?
04:09C'est ce que veut faire Gabriel Attal.
04:11Arrêtons d'avoir un ministère de l'Agriculture, un ministère d'Écologie.
04:15– Mais Attal c'est pas Macron ?
04:16– Mais non c'est pas Macron, mais moi j'ai pas de soucis.
04:19Non mais attendez, attendez.
04:20– Le vrai débat c'est le projet, enfin quand même.
04:24– Écoutez, vous viendrez avec moi en déplacement.
04:27– Je sais pas si vous vous souvenez, il n'y a pas très longtemps,
04:31Raël avait prétendu être arrivé à cloner des êtres humains.
04:36Alors peut-être que vous êtes le premier adepte d'une nouvelle secte
04:41atalo-raélienne, mais là on est au stade du clonage.
04:44– Pourquoi Attal c'est le clon de Macron ?
04:46– Parce que c'est exactement le même logiciel politique.
04:49Ce sont des gens qui prétendent venir, enfin qui prétendent pas d'ailleurs,
04:53qui viennent de la gauche et qui prétendent dépasser
04:57en mettant ensemble les gens raisonnables, etc.
04:59Et quand vous nous dites que la France ne saurait avoir le choix
05:03entre Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon,
05:07tout ce que vous faites c'est vous mentez aux gens,
05:10vous mentez aux Français en leur faisant croire peut-être,
05:12je sais pas, qu'il n'y a que trois tickets pour le premier tour
05:14de l'élection présidentielle par exemple.
05:16– Vous ne m'avez pas écouté.
05:16– Qu'on n'a pas le droit de se présenter à plus de trois candidats.
05:19Donc il y aura quoi ?
05:20Il y aura l'extrême gauche, l'extrême droite, le centre,
05:23et il n'y a rien d'autre qui est possible.
05:25Il reste un an quand même.
05:26– Monsieur Consigny, je vous ai écouté, ce que je vous dis,
05:29c'est qu'aujourd'hui sur les plateaux TV,
05:31c'est de dire, les gens disent, on ne veut surtout pas les extrêmes.
05:34Vous savez, si les extrêmes sont là, on a une partie de responsabilité.
05:41J'ai pas de soucis.
05:42Moi, en 2012, quand je suis arrivé, il y avait six députés RN,
05:44il y en a 123.
05:46Donc j'ai failli, j'ai pas de soucis avec ça.
05:47– Mais pardon, monsieur Vignal, si vous additionnez dans les sondages
05:50Bardella plus Mélenchon, ça fait quasiment 50%.
05:52Donc quand vous dites que les Français ne veulent pas,
05:54il y en a quand même 50% qui veulent autre chose que du macronisme.
05:57– Mais moi, j'écoute souvent, Charles Consigny,
05:59on n'a pas fait le job dans les quartiers populaires.
06:01On a laissé à l'ÉFI le faire, notamment la gauche.
06:04Elle a abandonné les classes populaires,
06:05qui sont passées de gauche à l'extrême droite.
06:08Et on a abandonné les territoires ruraux.
06:10J'en viens d'un territoire rural.
06:12À la fois, je suis élu de Montpellier, à la fois des communes.
06:15Le vrai débat, d'abord, qui a envie d'aller aux élections ?
06:18C'est la rencontre non plus d'un candidat avec les Français.
06:22Les Français, c'est la rencontre d'une équipe.
06:24Vous voyez bien, monsieur Consigny, que les partis ont explosé.
06:27Marine Tongelier, Sandrine Rousseau, Bruno Rotaillot avec Laurent Wauquiez.
06:32Ces gens se détestent.
06:33Et les Français, ce qu'ils veulent, c'est un projet.
06:35Les Français, ce qu'ils veulent, c'est être associés.
06:37Les Français, ils ont envie de vivre sereinement.
06:40Monsieur Vignard, il va vous répondre, Charles.
06:42Vous n'êtes pas d'accord avec ça, au moins ?
06:44Non, parce que vous sortez de 10 ans de pouvoir, monsieur Vignard.
06:48Mais non, ça fait 40 ans qu'il y a de la la chute, monsieur Consigny.
06:51Vous ne pouvez pas dire qu'on a abandonné ça.
06:51Ah, donc il faut remonter à 40 ans pour aller chercher les responsabilités.
06:54Qu'est-ce que vous avez fait ?
06:55Vous parlez des quartiers populaires.
06:57Qu'est-ce que vous avez fait, les macronistes, pour les quartiers populaires ?
06:59Vous n'avez rien fait, tout simplement.
07:02Vous dites les campagnes, etc.
07:04Qu'est-ce que vous avez fait pour les campagnes ?
07:06Quand les campagnes ont mis un gilet jaune pour protester
07:08contre le pouvoir petit-bourgeois que vous représentiez,
07:11vous leur avez tiré dans la gueule aux villageois des campagnes ?
07:15Vous avez crevé les yeux des gilets jaunes ?
07:17Et vous leur avez arraché des mains ?
07:18Et vous étiez planqué dans vos salons, terrorisé par le peuple
07:22qui en avait ras-le-bol de vous, au bout même pas d'un an.
07:24Donc arrêtez, n'arrivez pas dix ans après, en expliquant que vous avez abandonné les campagnes.
07:30Vous en aviez peur des campagnes.
07:31Alors je vais vous dire, monsieur Consigny.
07:33Vous êtes une petite bourgeoisie au pouvoir, monsieur Consigny.
07:36Je vous aime de plus en plus, monsieur Consigny, parce que BFM est là pour le dire.
07:40Pendant la crise des gilets jaunes, j'étais le premier parlementaire.
07:44BFM a passé son temps à me suivre sur des débats.
07:47Je suis désolé.
07:48Mais le problème des gilets jaunes, c'était une révolution en disant
07:53vous ne nous aimez pas, vous ne nous écoutez pas.
07:55Et c'est avec uniquement des gens sur des plateaux qui disaient comment marche la vie.
07:59Vous connaissez la vie d'une femme seule avec deux gamins à l'une, monsieur Consigny ?
08:02En attendant, Emmanuel Macron, il n'a pas été rencontré à un seul gilet jaune.
08:06Répondez-moi, si, écoutez.
08:07Bah non, il a fait les grands débats.
08:09Il a fait les grands débats où il n'a vu que des élus.
08:11Non, mais monsieur Consigny, moi j'essaie d'être clair et de regarder la vision de la société.
08:17Emmanuel Macron, je ne suis pas certain que ça a été le très mauvais président
08:20avec toutes les crises qu'il a eues.
08:22Les gilets jaunes, le Covid, les émeutes.
08:24Quand je vous dis qu'il y a 30 ans de l'acheter, je suis sûr que vous allez partager
08:27mon constat.
08:28On a mis les gens, on a parqué les gens dans l'entre-soi des pauvres et des riches.
08:33Ne me dites pas que ce n'est pas Emmanuel Macron qui a ma fait...
08:36Mais ça a été le président des riches le plus décomplexé qu'on ait eu.
08:42Même Sarkozy à côté, c'était la droite sociale à côté de Macron.
08:46Non, mais vous plaisantez, j'espère.
08:47Moi, je trouve ça dingue.
08:49Attendez, attendez.
08:50Vous avez 10 ans de bilan derrière vous.
08:52C'est quand même beaucoup en 10 ans.
08:53On peut faire beaucoup de choses en 10 ans.
08:55On peut faire mieux, je suis d'accord avec vous.
08:57Oui, on ne fera pas mieux avec les mêmes.
09:00Vous voyez, moi, je suis avocat.
09:01Quand on se prend une roust en première instance, on ne vient pas voir le client en lui disant
09:06« ne vous inquiétez pas, je ferai mieux en appel ».
09:08On lui dit « si vous voulez changer d'avocat, monsieur, je le comprendrai parfaitement parce que j'ai échoué
09:12».
09:12Et c'est ce que vous devriez dire aujourd'hui aux Français.
09:14Vous devriez alors leur dire qu'on a échoué.
09:16Si vous voulez changer, on est d'accord.
09:18Le gabriel Attal ne devrait pas se présenter.
09:20Non, mais non, non.
09:21Bien sûr que non.
09:21Moi, je vous écoute.
09:23Vous proposez une primaire de Bruno Rotaillot jusqu'à ce...
09:26Je ne propose pas de primaire.
09:27Je propose le premier tour.
09:28Et pas de Macron et Zoulo.
09:29Moi, je ne propose aucune primaire.
09:31Mais attendez.
09:31Je propose la liberté de choix des Français.
09:34Je vais vous proposer de vous présenter.
09:36Je crois que vous vous êtes présenté une fois à une élection.
09:38Moi, ça fait six fois que je me présente.
09:40Et c'est dur, le suffrage universel.
09:42C'est dur de convaincre les gens.
09:43Vous êtes d'accord ?
09:44Les gens, ils sont toujours là.
09:45Ils viennent de réunions publiques pour critiquer, pas pour construire.
09:48On est d'accord.
09:48Moi, je vais vous dire ce que je pense.
09:49Je ne vous dis pas que ce n'est pas difficile de créer lui.
09:50Moi, je vais vous dire ce que je pense.
09:52Aujourd'hui, il y a la fête du macronisme
09:54qui a été représentée par quelqu'un qui l'a incarné.
09:57Emmanuel Macron n'a pas voulu de parti politique.
10:00Gabriel Attal a décidé...
10:01Mais si, vous le savez très bien.
10:04Mais qu'est-ce que vous racontez ?
10:05Mais qu'est-ce que je raconte ?
10:06Vous ne pouvez pas se passer sans transition d'un gourou à un autre, M. Gignac.
10:10Il faut que vous ayez quand même une autonomie de jugement.
10:12Alors, M. Cossini...
10:13D'ailleurs, quelle ingratitude pour Emmanuel Macron
10:18qui a créé ce parti ex nihilo alors qu'il n'y avait rien,
10:22qui a levé quand même une armée dans le pays de marcheurs, etc.
10:27C'est lui qui l'a fait.
10:28Vous arrivez avec votre nouveau gourou.
10:29Vous dites, Macron n'a pas voulu de parti.
10:31Nous, on est en train de faire un parti.
10:33Mais quelle ingratitude !
10:36M. Cossini, je vais vous dire une chose.
10:39Ma force à moi, qui m'a peut-être coûté, c'est que je dis les choses.
10:43Moi, je n'ai pas ni Dieu ni Maître, qu'on soit clair.
10:45Donc, pas de gourou.
10:46Je suis connu pour ça et c'est pour ça que vous m'invitez souvent,
10:49que ce soit chez vous ou ailleurs.
10:51Moi, je sais d'où je viens.
10:51Ça fait trois fois que vous citez votre nouveau patron.
10:53Moi, je suis un fin HLM, d'accord ?
10:56Je n'ai pas à être à Paris.
10:57Depuis six mois, je suis à Paris.
10:58J'adore cette ville.
11:00Et moi, j'ai envie d'aller au bas des immeubles,
11:01à la fois dans les quartiers populaires
11:03et dans les campagnes avec Gabriel Attal.
11:04Mais ça veut dire...
11:05Et ça veut dire qu'on va changer les choses.
11:08On va changer les choses.
11:09Vous disiez que vous ne vouliez pas vous résoudre au choix
11:12entre le Rassemblement national et la France insoumise.
11:15Donc, pour vous, le bloc central, comme on dit, a encore un avenir.
11:19Je vais vous dire, en fait, je ne sais pas ce que c'est le bloc central.
11:21On est d'accord, c'est quoi ?
11:23C'est Horizons, c'est Modem, c'est Renaissance.
11:25Ce n'est pas où ça s'arrête.
11:26Moi, je vais vous dire, en fait, il y a chez nous,
11:28chez nous, en tout cas, du bloc central,
11:30qui se détache un Édouard Philippe, un Gabriel Attal
11:32et un Gérald Darmanin.
11:34Ce sont les gens qui, potentiellement, aujourd'hui...
11:36Trois personnalités qui doivent assumer les dix ans de pouvoir, quand même.
11:40Mais vous savez...
11:41Ah oui.
11:41Le problème...
11:43On est toujours en France à regarder le rétroviseur.
11:46Qu'est-ce qu'on construit pour demain ?
11:47C'est important.
11:49Mais attendez, vous prenez...
11:50Mais monsieur Vignard...
11:51Monsieur Consigny est un homme de droite.
11:53Écoutez...
11:53Quand monsieur Consigny m'explique qu'il faudrait jusqu'à Sarah Knafou,
11:56il ouvre l'air aux extrêmes...
11:58Mais pas du tout, moi, je suis contre Sarah Knafou.
12:00Mais je vous aime bien, monsieur Consigny, mais...
12:02Je trouve qu'elle est de l'extrême droite la plus pathologique et la plus classique.
12:05Et je considère que...
12:06Charles, c'est la droite classique.
12:08Voilà.
12:08C'est quoi la droite classique ?
12:09Non, mais moi, je considère que ce pays a besoin...
12:11En même temps, Charles, la droite a gouverné avec Emmanuel Macron.
12:14J'estime que ce pays a besoin de réformes.
12:16Et je trouve ça hallucinant que vous essayiez de vous reconduire indéfiniment dans le dos des Français.
12:22Un mauvais élève en fin d'année, il vient pas dire à ses professeurs, arrêtez de regarder dans le rétroviseur.
12:27Mais monsieur Consigny...
12:28Non, mais c'est pas possible de dire ça.
12:30Ce bloc central à Fouera, quoi.
12:32Mais ça veut dire c'est quoi, alors ?
12:33Ça veut dire que tous ces gens, ils se sont jetés à la poubelle ?
12:35Les Darmanens qui ont changé le budget...
12:38Je pense qu'il y en a un certain nombre qui ont gravement failli, effectivement.
12:42Et alors, qu'est-ce qui doit ?
12:43Je veux dire, la seule chose, le seul élément positif qu'on peut retenir du macronisme, c'est l'attractivité
12:49du pays.
12:50C'est vrai que la France a retrouvé un petit peu d'attractivité.
12:53Vous voyez, j'essaye d'être de bonne foi, je vous le concède.
12:55C'est à peu près la seule ligne sur laquelle on peut vous donner quittus.
12:58Sur le reste, c'est un échec complet et cuisant.
13:01Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas mettre ensemble des gens qui n'ont rien en commun
13:05et faire une politique pour un pays.
13:07Il faut qu'on choisisse une direction.
13:09Est-ce qu'on veut plus ou moins de fonctionnaires ?
13:12Eh bien voilà, tiens, c'est un vrai débat.
13:14On ne l'a jamais eu pendant 10 ans.
13:15Parce que Macron, il était soi-disant libéral,
13:17et finalement, il a créé 300 000 potes de fonctionnaires.
13:20Monsieur Consigny, il n'y a pas de réalité sociale s'il n'y a pas de réalité économique.
13:26Vous êtes d'accord avec ça ou pas ? On est d'accord.
13:27Comment marche la fonction publique ?
13:29Ce qui s'est passé, en fait, c'est que l'État veut tout gérer.
13:3341 ministres, 1200 agences, ce n'est plus possible.
13:37Nous n'avons plus les moyens.
13:38Pourquoi Emmanuel Macron avait promis de réduire le nombre de fonctionnaires ?
13:42En 2017, c'était dans son programme.
13:43Oui, vous savez, je vais vous dire, non, mais la complexité, en fait, en France,
13:47c'est de dire les choses, souvent, c'est compliqué avec les Françaises et les Français.
13:50Sur votre plateau, est-ce que j'ai dit ça ?
13:53Sur votre plateau, j'ai déjà dit que c'était compliqué et que peut-être, effectivement,
13:58il faudrait travailler différemment et mieux, et peut-être plus longtemps.
14:01Mais quand vous dites ça, Édouard Philippe, quand il annonce la retraite,
14:04tout le monde y tombe dessus, il y a un vrai débat.
14:07Il est le favori, vous voyez.
14:09Il y a un vrai débat à changer le système.
14:12Et Gabriel Attal, l'objectif qu'il a, mais aussi Édouard Philippe, c'est changer le système.
14:16On ne peut plus fonctionner comme on est.
14:19Et donc, pour répondre sur les fonctionnaires, vous m'avez posé une question sur les fonctionnaires.
14:24C'est lui qui expérimente, c'est lui qui a créé la semaine de 4 jours dans la fonction publique.
14:30Il l'a mis en place, oui, pour les fonctionnaires de l'URSSAF du Nord.
14:34Vous êtes pour cette mesure, vous ?
14:35Mais moi, je suis pour.
14:36C'est ça le changement ?
14:37Dans un pays qui est suradministré, surfiscalisé,
14:40le changement, c'est de réduire le temps de travail dans la fonction publique.
14:43Monsieur Consigny, j'ai monté une entreprise à l'âge de 19 ans.
14:45D'accord ?
14:46Comme vous, je suis profession libérale.
14:48Je ne vis pas de la politique.
14:50Qu'on soit clair.
14:51Moi, je ne suis pas un béni-oui-oui qui attend l'indemnité à la fin du mois
14:54pour pouvoir remplir mon frigo.
14:55Je crois que c'est important.
14:56Tout à fait.
14:57Et ce qui m'a plu à ma chronie.
14:58Moi, je pense que la fonction publique, la réflexion à avoir,
15:01c'est comment on la modernise.
15:03Moi, je n'ai pas de soucis.
15:04Je pense qu'il y a un vrai...
15:05En les faisant moins travaillés.
15:06Mais non.
15:07Arrêtez de taper sur les fonctionnaires.
15:09La semaine de 4 jours, c'est moins travaillé.
15:11Attendez.
15:11Moi, j'avais la chance d'avoir une délégation à Montpellier
15:13sur 3 000 fonctionnaires.
15:15J'en avais 1 000.
15:1690 % faisaient bien le job.
15:1810 % ne le faisaient pas.
15:20Oui, il y a dans la fonction publique des gens
15:22qui sont dans les placards à ne pas être utilisés.
15:23Donc la semaine de 4 jours, vous êtes pour.
15:25Mais si, c'est rentable.
15:26Pourquoi pas ?
15:26Le monde a changé, monsieur Consigny.
15:29Mais donc, au moins, on a des visions de la société qui sont différentes.
15:34Par exemple, vous voyez, moi, je pense qu'on est suradministrés, par exemple.
15:37Mais moi, je ne le pense aussi.
15:39Parce qu'on a 1 million de fonctionnaires de plus qu'en Allemagne,
15:42alors qu'on a 15 millions de personnes en moins.
15:45Donc, vous voyez, je pense qu'il y a des marges de manœuvre.
15:47De même que je pense qu'il faut moins d'impôts.
15:49Vous n'avez pas baissé les impôts.
15:50Je pense qu'il faut moins de dépenses publiques.
15:52Vous n'avez pas baissé les impôts sur les sociétés
15:54puisque l'attractivité, on l'a retrouvée.
15:56Les classes moyennes qui se font tondre, elles ne savent où elles en sont.
16:00Vous vivez à l'ancien siècle.
16:02Je vous donne un exemple sur les médecins.
16:04Pourquoi les médecins, aujourd'hui, travaillent moins ?
16:06Parce qu'ils ont décidé de travailler moins.
16:09Moi, mon généraliste faisait 80 heures.
16:11Les gens qui rentrent à médecine, maintenant,
16:13veulent avoir du temps.
16:14Et nous, les politiques, c'est ça qu'on fasse.
16:15Mais ils ne sont pas encore à la semaine de 4 jours pour autant.
16:17Mais il faut changer les choses.
16:19Les médecins français, ils ne sont pas au centre de travail de la fonction civique.
16:22Et on compte sur votre énergie pour venir nous aider.
16:24Mais vous n'avez rien foutu pendant 10 ans,
16:25donc vous n'allez rien faire non plus après.
16:27On compte sur vous, l'avocat brillant.
16:28Vous êtes un mauvais élève qui essaie de ne pas redoubler.
16:31Moi, je vous virbulisser.
16:33Voilà.
16:33Merci.
16:34Moi, je vous rembaucherai comme prof.
16:36Débat à reprendre.
16:37Merci, Patrick Vignal.
16:38Merci, Charles Consigny.
16:40À demain.
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