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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va reparler maintenant de cette proposition, de ce que voudrait la droite à l'Assemblée nationale,
00:06c'est-à-dire autoriser les boulangers et les floristes, entre autres, à travailler sans contrainte le 1er mai avec leurs salariés.
00:12Alors avant d'en discuter, on va regarder déjà ce que dit la loi et ce que prévoit cette initiative avec vous, Nargis Hadji.
00:20Oui, le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé en France.
00:25Autrement dit, le salarié ne travaille pas, mais il est payé.
00:29Alors il y a des exceptions. Qui peut travailler le 1er mai ?
00:32Eh bien ceux qui ne peuvent pas interrompre leur travail, c'est ce que dit la loi, c'est-à-dire les hôpitaux, les transports, la sécurité ou encore les journalistes.
00:39Par exemple, pour les boulangeries, eh bien la loi prévoit quelques cas particuliers.
00:43Si elle livre des hôpitaux, des prisons ou encore des EHPAD ou si elles sont seules boulangeries de leur commune.
00:50En dehors de ces cas, un commerce peut ouvrir le 1er mai, mais à une seule condition.
00:54Le patron travaille seul ou avec des membres de sa famille.
00:57En clair, le boulanger peut faire son pain, mais il ne peut pas demander à son vendeur de venir s'occuper de la caisse ce jour-là.
01:03Et s'il le fait, d'ailleurs, eh bien il risque jusqu'à 1 500 euros d'amendes.
01:08Et d'ailleurs, c'est ce qui a provoqué la polémique en 2024 après des contrôles et des amendes infligées à des boulangers,
01:13notamment en Vendée et à Paris.
01:15Alors que prévoit la proposition de loi examinée aujourd'hui ?
01:19Eh bien que certains établissements bénéficient d'une exception.
01:22On parle des commerces de bouche, de proximité, les boucheries, les primeurs, les boulangeries, etc.
01:28Les fleuristes aujourd'hui qui n'ont pas le droit d'ouvrir sauf pour vendre du muguet.
01:32Ou encore les établissements culturels comme les cinémas et les théâtres.
01:37La grande distribution, elle, est totalement exclue de ce dispositif.
01:41Alors attention, une fois que le boulanger, par exemple, demande à son employé de travailler,
01:47il existe deux conditions qu'il doit remplir.
01:49D'abord, eh bien son salarié doit le faire sur la base du volontariat,
01:53avec un accord écrit qu'il remet à son patron.
01:55Et enfin, eh bien il doit être absolument payé double ce jour-là.
01:59Merci Nargis Adji.
02:00Catherine Guérard, bonsoir.
02:02Vous qui représentez les hôtels, les restaurants, c'est une bonne chose.
02:06Enfin, on va pouvoir demander aux salariés de venir travailler le 1er mai ?
02:11Nous travaillons déjà le 1er mai dans l'hôtellerie-restauration.
02:14Ce qui nous pose problème dans cette proposition de loi, c'est la question du volontariat.
02:19Pourquoi ?
02:20Parce qu'aujourd'hui, nous travaillons le 1er mai, nous payons double,
02:23et que ce travail du 1er mai est organisé au sein de la convention collective,
02:28dans la continuité de l'activité sociale.
02:30A l'hôtellerie, vous êtes en déplacement.
02:33Si les hôtels sont fermés le 1er mai, ça ne marche pas.
02:35Vous dormez dans la voiture.
02:37Pour la restauration, c'est la continuité du lien social également avec l'hôtellerie.
02:41Donc en fait, vous étiez déjà ouvert le 1er mai.
02:43Absolument.
02:44Ce qui vous dérange, c'est qu'on est en train de mettre en place la notion de volontariat.
02:48Absolument.
02:49Or, si vos salariés vous disent, non, ce jour-là, je n'ai pas envie de travailler,
02:52on ne peut pas ouvrir le restaurant.
02:54Oui, et ce qu'on demandait juste, c'est un amendement qui permette, qui dise, en tout cas,
02:59que comme c'est organisé au sein de la convention collective,
03:02que nous soyons différenciés par rapport à la question du volontariat.
03:05Mais c'est pays double, donc c'est plutôt intéressant pour le salarié.
03:07C'est intéressant pour le salarié qui vient travailler le 1er mai, c'est évident.
03:11Ce qui est important dans notre secteur d'activité, c'est qu'on travaille en brigade.
03:15Et en brigade, quand il manque quelqu'un dans la brigade,
03:17eh bien ça peut déstabiliser complètement le service et donc l'entreprise.
03:21Et ça peut induire des fermetures de restaurants ou d'hôtels sur cette question-là.
03:25Alors, pas l'hôtellerie.
03:25Bon, en tout cas, ce qu'on a bien compris, c'est que le 1er mai jusqu'à présent
03:28a été le seul jour férié légal obligatoirement chômé et payé en France.
03:32Ça ne sera plus le cas.
03:33On est en train de changer les choses parce que désormais, si la loi est votée ce soir,
03:39les salariés des boucheries, des fleuristes, des établissements culturels
03:43pourront travailler ce jour-là en étant payés double.
03:46Qu'est-ce que vous en pensez à la CGT ?
03:47Je vous ai vu manifester devant l'Assemblée nationale.
03:51Oui, toute la matinée, on était présents.
03:52Mais pour nous, c'est un recul total.
03:54Tout le monde sait pertinemment que parmi tous les jours fériés,
03:57le 1er mai, il a une particularité.
03:59C'est la journée des travailleurs en tant que telle.
04:01Et aujourd'hui, s'attaquer à ce jour-là, qui est quand même au-delà du symbole,
04:04mais où il y a des personnes qui sont mortes pour l'avoir,
04:07c'est remettre en question totalement le travail.
04:09Mais si les gens ont envie de travailler, pourquoi leur interdire ?
04:12Parce que c'est payé double, en plus, c'est intéressant.
04:15On comprend qu'ils ont envie de travailler,
04:16mais le vrai problème, ce n'est pas qu'ils aient envie de travailler,
04:18c'est qu'ils soient bien payés.
04:19Mettez les gens bien payés, ils n'auront jamais travaillé le 1er mai.
04:22Je vous mets au défi.
04:22Mais ce jour-là, ils sont bien payés.
04:24Pourquoi ? Parce qu'ils y vont.
04:25Parce qu'ils sont mal payés le reste de l'année, c'est ça ?
04:26Oui, mais si.
04:28Moi, je fais partie des sociétés qui travaillent dans la société de grande distribution.
04:31Les gens qui ont commencé à vouloir travailler le dimanche
04:33dans le magasin où j'étais moi,
04:35je peux vous certifier, c'est uniquement qu'ils ont des salaires précaires.
04:38Et pourquoi ne pas laisser la liberté ?
04:39Puisqu'il n'y a pas d'obligation, c'est sur la base du volontariat.
04:42Répondons-nous la question autrement.
04:43Pourquoi valider de travailler ce jour-là plus que les autres ?
04:46Est-ce que c'est une demande ?
04:47Regardez les demandes, il y a des demandes qui n'ont aucun sens.
04:49Si, c'est une demande économique.
04:51C'est une question aussi de croissance, de faire un chiffre d'affaires.
04:54Vous pensez que c'est un problème économique ?
04:54On va regarder.
04:55Un pâtissier, je pense qu'il est content d'ouvrir le 1er mai.
04:59Ça marche bien en général ce jour-là, parce qu'il y a des repas familiaux.
05:05Ce n'est pas le nom qui a ouvert le dimanche, qui fait le 1er mai.
05:08Il se fait beaucoup d'argent, parce qu'aucune concurrence n'est ouverte.
05:11Déroger, ouvrir tout le monde, le 1er mai passe comme les autres jours.
05:14Tout le monde n'est pas obligé d'ouvrir, encore une fois, c'est la liberté du commerce.
05:16Vous savez pertinemment que quand vous dérogez, vous êtes maire d'une commune,
05:20vous savez très bien que vous avez le droit à 4 dimanches par mois.
05:22On en a donné 12.
05:23Mais toutes les entreprises ont dit quoi ?
05:24Pourquoi eux et pas nous ?
05:25Tout le monde y est allé.
05:26Aujourd'hui, ça a un flux constant, ça n'a pas changé.
05:29Ce n'est pas le pouvoir d'achat des salariés et de la précarité qu'on a aujourd'hui
05:33qui va permettre de dépenser plus.
05:35François Durovry, il faut assouplir, effectivement.
05:37Il faut donner un petit peu plus de liberté.
05:39D'abord, ce n'est pas l'affaire du siècle.
05:42Il y a déjà un certain nombre de dérogations qui sont accordées sur les dimanches.
05:47Il y a déjà des Français qui travaillent le 1er mai,
05:50évidemment sur tous les services publics essentiels,
05:53mais sur des services privés,
05:55des services où la continuité est indispensable.
06:00Et donc, ça fonctionne.
06:01Mais déjà aussi, les artisans qui sont des chefs d'entreprise,
06:04ils avaient le droit de travailler,
06:05mais ils n'avaient pas le droit de faire travailler leurs salariés.
06:07Oui, exactement.
06:08Et là, on parle de quoi ?
06:09On parle des boulangeries, on parle des fleuristes.
06:12On en trouvera la porte, peut-être.
06:13Qu'on ait envie d'acheter du muguet le 1er mai.
06:17Ça fait partie des choses...
06:18C'est logique.
06:18Qu'on ait envie d'inviter sa famille ce jour férié
06:22et d'avoir le plaisir d'offrir une pâtisserie,
06:26d'avoir une bonne baguette.
06:28Ça semble quand même assez logique.
06:29Et que le 1er mai soit aussi l'occasion pour les salariés
06:32de manifester pour la défense de leurs droits.
06:36Que le 1er mai soit l'occasion, encore une fois,
06:38de se retrouver en famille.
06:39Que le 1er mai soit l'occasion de se reposer.
06:41Mais il faut faire ça sur la base du volontariat ou pas ?
06:43Bien sûr.
06:44C'est ce qui est prévu dans la loi.
06:46Mais madame n'est pas d'accord.
06:47Bien sûr.
06:47Et j'espère que les parlementaires, les députés en l'espèce aujourd'hui,
06:50pourront intégrer l'amendement qui est demandé
06:53par cette union professionnelle.
06:56Parce qu'effectivement, ça viendrait sinon dégrader
06:58un fonctionnement qui existe aujourd'hui.
07:00Vous entendez ce qu'on vous dit ?
07:01On en trouve une porte.
07:02C'est-à-dire que là, on va commencer avec les commerces de bouche,
07:04avec les fleuristes, etc.
07:06Et puis ensuite, les grandes surfaces vont dire
07:07nous aussi on veut y aller.
07:09Et puis le 1er mai ne sera plus forcément le jour férié.
07:12Mais après, il faut que la loi...
07:12Concrètement, la loi encadre les choses différemment
07:16en permettant à certaines activités.
07:17Mais une grande surface, par exemple, ne pourra pas
07:20avec la loi telle qu'elle est d'abord à l'Assemblée nationale
07:23cet après-midi, ouvrir.
07:25Il faudra une nouvelle loi si la société le souhaite.
07:28La société ne le souhaite pas aujourd'hui.
07:29Je ne crois pas qu'il y ait des demandes,
07:30ni des grandes surfaces, ni des politiques, ni des salariés
07:33à ce qu'on ouvre les grandes surfaces.
07:34Mais vous êtes en train de dire que c'est l'évolution de la société ?
07:36Mais il y a encore...
07:37Moi, j'ai le plus grand respect pour notre histoire
07:40et notamment pour les luttes qui ont amené au 1er mai.
07:44J'observe d'ailleurs que dans notre calendrier républicain,
07:46il y a d'autres jours fériés, le 11 novembre,
07:48par rapport à d'autres luttes, par rapport à d'autres...
07:50Et on doit respecter ça.
07:53Mais notre société, elle évolue.
07:55Et encore une fois, arrêtons d'emmerder les Français.
07:57Ah, M. D'Assanville...
07:58L'ancien Premier ministre qui le disait, Georges Tompidou,
08:01on doit donner un peu de liberté, un peu de souplesse.
08:04Un peu de souplesse, un peu de liberté.
08:05On ne serait pas le 11 novembre et le 1er mai sur le même niveau.
08:08Le 11 novembre, c'est l'armistice.
08:09C'est quelque chose de particulier, tout ça.
08:12Le 1er mai, c'est quand même pour la classe ouvrière.
08:14C'est le mode ouvrier.
08:15C'est un peu autre chose.
08:16Il y a eu des morts, là, et ce qui est vrai,
08:19pour le 11 novembre aussi.
08:20Je ne remets pas en question qu'il y ait fait des morts,
08:22mais ce n'est pas du tout...
08:23À côté, on est sur une guerre sociale
08:25où la classe ouvrière se bat pour gagner ce jour
08:28à l'échelle internationale,
08:29parce que ce n'est pas qu'en France.
08:30Oui, mais aujourd'hui, pardon, en 2026...
08:32Mais nous, on n'est pas contre le principe
08:34que les artisans veulent ouvrir eux-mêmes
08:36et travailler le face.
08:37Oui, mais parfois, ils ont besoin de leur salarié
08:38pour faire tourner la boucherie.
08:39Comment c'est-à-dire que certains,
08:40ils arrivent à le faire sans eux ?
08:41Ce jour particulièrement.
08:42Vous savez, ils remplissent plus vite la veille.
08:44Ils font moins de chiffres d'affaires.
08:46Alors, c'est bon.
08:47Alors, ce cas-là, ils n'auraient jamais des salariés.
08:48Oui, mais le chiffre d'affaires,
08:49vous pouvez regarder toutes les enquêtes.
08:51À partir du moment où c'est dérogé,
08:53tout le monde se remet dessus.
08:53Ce qu'on ne voit pas, c'est que la CGT se plaint
08:55sans cesse, et sans doute a raison,
08:58d'un problème de pouvoir d'achat en France.
08:59Là, on offre à des salariés
09:01la possibilité d'avoir un pouvoir d'achat
09:04un peu plus intéressant.
09:05Mais vous vous rendez compte ?
09:06Ce n'est pas contradictoire par rapport à vos combats ?
09:08Mais non, ce n'est pas contradictoire.
09:09On ne peut pas accepter tout et n'importe quoi
09:12pour pouvoir permettre de vivre dignement.
09:14Ce qu'on demande, mais je vais être honnête avec vous,
09:16ce qu'on demande, c'est vivre debout.
09:17On ne veut pas vivre à genoux toute notre vie.
09:19Là, vous demandez à ce qu'on demande
09:20à déroger de quelque chose
09:21qui est ancré dans la tête des gens.
09:23Les plus jeunes savent ce qu'il y a le 1er mai.
09:25Mais il y a plein de gens qui ont envie
09:26de travailler ce jour-là, et notamment des jeunes.
09:27C'est faux.
09:28Là, je me mets en porte-à-faux
09:29par rapport à ce que vous dites.
09:30Je vous suis convaincu que c'est faux.
09:32Moi, je l'ai vu dans plein d'entreprises
09:33où on travaille et où on suit les salariés.
09:35Ils sont contre.
09:36Je vais vous dire une chose.
09:36C'est uniquement parce qu'ils ont besoin de vivre.
09:39Donnez-leur un salaire décent.
09:40On travaille pour gagner notre vie.
09:41Sinon, on les paye un peu plus.
09:42C'est toujours mieux.
09:43Mais mettez-vous à la place
09:44de toutes ces personnes
09:45qui vont aller travailler le 1er mai.
09:46Il y en a aussi qui sont heureux de travailler.
09:47Donc, il y aura du chantage à l'emploi.
09:48Ça, oui, je suis d'accord.
09:50Nous, on n'est pas contre le fait
09:51de faire vivre des services publics.
09:53Ils sont heureux de travailler.
09:55Mais non, mais vous prenez une vie au riteur.
09:57Alors, attendez, attendez.
09:58Que dites-vous du policier ?
10:00Que dites-vous du policier ?
10:01Service public.
10:02De l'infirmière ?
10:03Service public.
10:03Du pompier qui travaille ce jour-là ?
10:05Mais c'est des missions de service public.
10:06Bon, ben alors.
10:06Mais ne mélangez pas tout.
10:08On ne va pas fermer la France
10:10du jour au lendemain
10:11et dire on arrête tout.
10:12Tout ce qui est une mission
10:13de service public
10:13dont on est fiers et on doit...
10:14Il ne réjigne pas à travailler ce jour-là.
10:16Donc, pourquoi le fleuriste,
10:17ça serait différent ?
10:18Madame Quirard, attendez.
10:19Alors, le 1er mai, le Muget,
10:20vous pensez que le Muget,
10:21pour vous, c'est plus une histoire
10:22de fleuristes que d'histoire.
10:24Le Muget, il n'est pas historiquement
10:25pour les fleuristes.
10:25Ce que je dis d'abord,
10:26c'est que le 1er mai,
10:27c'est que le 1er mai.
10:28Madame Quirard voudrait intervenir
10:30quand même parce que...
10:31Je vous en prie.
10:32Non, mais c'est toute la difficulté,
10:34en tout cas pour ces secteurs d'activité,
10:36alors que nous, on est vraiment
10:37dans la continuité du lien social
10:38et que le sujet du volontariat
10:40n'a pas de sens
10:41dans notre secteur d'activité.
10:42Vous êtes sur l'autoroute,
10:43vous avez besoin de vous arrêter,
10:44ne serait-ce que pour prendre
10:45un sandwich ou vous restaurer.
10:47Et imaginez que ce soit
10:48sur le volontariat
10:49et que ces entreprises de restauration
10:51soient fermées.
10:51Ça n'a pas de sens.
10:52Aujourd'hui, on a besoin
10:54d'un match de foot
10:55comme ça s'est passé l'année dernière
10:57qui est transféré,
10:58qui est déplacé le jour du 1er mai.
11:00Toute l'animation,
11:01notamment de restauration,
11:02le jour de match de foot,
11:03sont fermées.
11:04Enfin, je veux dire,
11:05là, quand je vous parle
11:06de continuité du lien social,
11:09c'est important.
11:09Or, le volontariat n'a pas de sens.
11:12C'est pour ça qu'on veut exclure
11:13le volontariat pour l'hôtellerie.
11:15Pour l'hôtellerie, la restauration.
11:16À un moment,
11:17on est dans une conjoncture économique
11:18qui n'est pas super fleurissante en plus.
11:20Ah non, non, non.
11:20Après, 37 000 radiations
11:22dans notre secteur d'activité
11:23sur l'année 2025,
11:25effectivement,
11:25on peut le dire ça comme ça.
11:27Oui.
11:28Parce que c'est une activité essentielle
11:29qui peut s'assimiler
11:31à une forme de service public.
11:32Là, on parle d'activités
11:33qui sont utiles,
11:34la boulangerie,
11:35fleurisse,
11:35qui sont utiles.
11:37Surtout, le jour du 1er mai,
11:38fleurisse,
11:39il veut vendre du lié.
11:39C'est pour ça que la question
11:40du volontariat,
11:41à mon avis,
11:42est la bonne clé d'entrée
11:43pour ces activités-là.
11:44Pas pour l'hôtellerie,
11:45c'est la restauration,
11:46mais qu'on permette.
11:47Oui, mais beaucoup.
11:47Et on trouvera...
11:48Mais là, vous allez créer
11:49des distorsions en disant
11:50un tel, c'est la bâche du volontariat
11:51pour tel secteur d'activité.
11:52On trouvera toujours
11:52des cas où ça se passe mal.
11:54Mais pour...
11:56Je suis élu local depuis 20 ans.
11:58Je vais rencontrer encore ce matin.
11:59J'étais dans un atelier
12:01de formation de métier de bouche.
12:03J'ai l'impression que,
12:04fort heureusement,
12:05dans la plupart des entreprises
12:06en France,
12:07il y a,
12:08entre les artisans,
12:09patrons et la salariée,
12:11un dialogue qui est plutôt de qualité.
12:13Et qui est d'autant plus de qualité
12:14que, de plus en plus,
12:15les salariés ont de la valeur.
12:17Et c'est très bien ainsi.
12:18Ils ont de la valeur
12:19parce qu'à la fois,
12:20le marché du travail est plus tendu,
12:21parce qu'on sait très bien
12:22qu'un salarié qui est heureux,
12:24qui est avenant avec sa clientèle,
12:26c'est un salarié
12:27qui va faire tourner
12:28l'entreprise également.
12:30Et donc, on a envie...
12:31Enfin, il y a ce dialogue
12:32qui se construit à l'échelle
12:33de chaque unité.
12:35Et c'est très bien.
12:36Et je suis convaincu
12:37qu'il y a des boulangeries
12:38qui resteront fermées
12:39le 1er mai
12:40parce que soit le patron,
12:41soit le salarié
12:42n'a pas envie de bosser.
12:43Et il y en a d'autres
12:44qui voudront bien ouvrir
12:45parce que les deux seront d'accord.
12:47C'est les propos
12:47qu'ont eu les chefs
12:48de la grande distribution
12:49quand on a des rejets
12:50au travail du dimanche.
12:50Mais on ne parle pas
12:51de la grande distribution.
12:52Mais le problème,
12:53c'est que vous avez une vision
12:54générique
12:55et vous ne regardez pas les faits.
12:57Les conventions collectives
12:58ne sont pas dissociées.
12:59Dans la même convention collective,
13:00vous avez une PME,
13:01une TPE
13:01et les grands de la société.
13:02La grande distribution,
13:03vous avez les petites boutiques
13:05qui, elles,
13:06où il y a des artisans
13:07qui vont chercher
13:08le dimanche,
13:09même la nuit
13:09parce que c'est le moment
13:10où les grandes distributions
13:10sont ouverts,
13:11mais elles sont dans
13:12la même convention
13:12que la grande distribution.
13:14Quand vous faites une loi,
13:15vous mettez une loi en place,
13:16elle est régie pour tout le monde pareil.
13:17Que ce soit la TPE
13:18ou la grosse boîte.
13:19Quand les petits vont ouvrir,
13:20vous croyez que les gros,
13:21ils vont dire quoi ?
13:21Ils se font du fric sur nous.
13:22Ils vont faire quoi ?
13:23Ils vont ouvrir aussi.
13:24Et là, on va avoir
13:25le même cas de figure.
13:25Alors que si,
13:26et pourquoi spécialement
13:27le 1er mai ?
13:28Si on reste sur le principe
13:29que le 1er mai,
13:29c'est chômer,
13:30les patrons qui veulent ouvrir,
13:31ils ouvriront,
13:32ils iront faire leur pain
13:33ce jour-là,
13:33exceptionnellement,
13:34un jour par an.
13:35Mais ça ira.
13:36On reprendra cette discussion
13:38tout à l'heure à 18h25
13:39dans le signé Consigny,
13:41Charles Consigny.
13:42On débattra avec Thomas Vacheron
13:43qui est secrétaire confédéral
13:45de la CGT.
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