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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va débattre du budget, de la comédie du budget, dans tous les cas au ministère de l'économie où se trouvait Loryc Besson pour BFMTV.
00:07On est dans la réunion de la dernière chance, Loïc.
00:11Réunion autour de la ministre des Comptes publics avec des représentants qui vont des républicains aux socialistes en passant par Renaissance, Horizon, Modem.
00:19Tous ceux qui, je cite la formule désormais consacrée, veulent trouver une solution pour sortir de l'impasse.
00:24Alors ça ne veut pas dire pour autant qu'il y aura une majorité ensuite pour voter ce budget.
00:29Mais l'idée, c'est de trouver une copie budgétaire qui se rapproche le plus de ce qu'il y aura à la fin et qui devra passer soit par 49.3, soit par ordonnance.
00:39La forme n'a toujours pas été tranchée par le Premier ministre.
00:43Sébastien Lecornu, en tout cas, qui ne dit rien à ses ministres, à qui il demande de se concentrer, de se consacrer au fond pour l'instant.
00:50Un ministre de Bercy, justement, me disait aujourd'hui qu'il était plutôt confiant parce qu'il sentait une forme de lassitude, une volonté de tout le monde de passer à autre chose
00:59et de donner accessoirement un budget aux collectivités locales, aux maires qui seront élus dans deux mois pour pouvoir financer leur projet.
01:09Prudent quand même pour autant. Il va y avoir de la tension ces prochains jours, nous dit-on, au gouvernement.
01:15Tout simplement parce qu'il y a ces deux motions de censure qui ont déjà été déposées par le Rassemblement National et la France Insoumise.
01:21Alors à ce stade, aucune chance qu'elle soit adoptée.
01:24Mais enfin, on reste méfiant pour autant parce que la moindre petite phrase pourrait mettre le feu.
01:30Voilà, on va en parler maintenant de ce budget, de cette réunion, de la dernière chance avec Julien Aubert, qui est avec nous, le vice-président des Républicains, ancien député de Vaucluse.
01:39Bonsoir Julien Aubert.
01:40Bonsoir.
01:40Et bonne année.
01:41Et également, meilleur vœu.
01:43Et puis Charles Consigny, l'avocat et séiste qui est l'un autre.
01:45Bonsoir Charles.
01:46Bonsoir.
01:47Il est temps que le cirque s'arrête, ça va continuer du longtemps.
01:50N'êtes pas lassé Charles Consigny ?
01:52Si, si, si, tout à fait. D'autant que le droit constitutionnel ne m'a jamais passionné, même pendant mes études.
01:59Donc, toutes ces histoires d'ordonnances, j'ai l'impression qu'il passionne plus, Julien Aubert, que moi.
02:04Toutes ces histoires d'ordonnances de 49.3, voilà, ce me paraissent un peu abscones.
02:12Loin des préoccupations des Français ?
02:14Oui, même si ça les concerne directement, puisque ce qui se passe, en gros, c'est que les socialistes continuent à exiger certaines concessions.
02:23Notamment, en fait, d'alourdissement de la fiscalité.
02:26C'est toujours la même histoire, même si, bon, il les demande pour les très gros patrimoines.
02:31Notamment les gens qui ont les moyens de planquer leur patrimoine dans des holdings.
02:35Ce qui leur permet d'échapper à la fiscalité, etc.
02:37Donc, ça ne touchera quand même pas une très grosse partie des Français.
02:40Mais bon, pourquoi demandent-ils ça à les socialistes ?
02:44Pour pouvoir expliquer pourquoi ils soutiendraient, même par abstention, ce budget considéré comme plutôt de droite,
02:53puisqu'émanant de Lecornu, Macron, etc.
02:55Et pour justifier le fait qu'ils sauveraient, en quelque sorte, les derniers mois, les dernières années de mandat.
03:03Vous ne croyez pas la dissolution, cette menace brandie vendredi dernier par Sébastien Lecornu ?
03:07Si, si, si.
03:08Ah, vous y croyez ?
03:09Moi, je crois, je suis d'une nature, comment dire, placide.
03:14Naïve ?
03:14Non, placide.
03:16C'est-à-dire que, je pense que tout ça peut se casser la gueule, quand même.
03:19Parce que là, en gros, ce qui va se passer, c'est qu'ils vont forcément devoir passer par le 49-3, si j'ai bien compris,
03:26parce que le vote risque de rejeter ce budget.
03:30S'ils passent par le 49-3, ils ont quand même besoin d'avoir le soutien des socialistes pour ne pas être censurés.
03:37On ne sait jamais, la mécanique peut se gripper.
03:41En tout cas, c'est ce qui se dessine.
03:44Effectivement, ce n'est pas passionnant.
03:45Et tout le monde a bien compris qu'on est déjà dans la présidentielle.
03:48Et en fait, on ferait mieux de parler de ce que feraient les prochains gouvernants plutôt que de ce que font ceux d'aujourd'hui.
03:54Il faut toujours, en politique, compter sur ses anciens amis.
03:57Il y a Éric Lombard, l'ancien ministre de l'économie, qui a été remplacé par Roland Lescure,
04:01qui a dit que la méthode Lecornu ne fonctionne pas.
04:05On ne peut pas dire qu'il ait la reconnaissance du ventre.
04:08Moi, je pense, si vous voulez, dans cet exercice, d'abord, que le budget soit de droite.
04:12Je crois que c'est plutôt un enfant trouvé.
04:14Personne ne le veut.
04:14Personne ne veut l'adopter, ce budget, ni la gauche, ni la droite.
04:17Le problème, c'est qu'un parlement, c'est fait pour voter le budget.
04:21Et le principe d'un gouvernement et d'une majorité, c'est d'assumer la responsabilité de ses choix.
04:25Et le 49-3, c'est intéressant parce que c'est un gouvernement qui engage sa responsabilité.
04:29Donc, quand le gouvernement Lecornu dit, moi, je ne veux pas engager ma responsabilité,
04:33le commentaire que je fais, c'est qu'on n'a que des irresponsables.
04:36– Ah oui, le gouvernement ne veut pas assumer.
04:38– En fait, personne ne veut assumer le budget.
04:40Sauf qu'un parlement qui ne vote pas un budget,
04:43le parlement est né de la nécessité de lever l'impôt et de faire un budget.
04:46Donc, en fait, on va à l'encontre, je dirais, de l'origine même,
04:50de la légitimité même d'un parlement.
04:52Et ça, je pense qu'au-delà, je dirais, la lassitude, ça pose un vrai sujet démocratique.
04:57Après, je crois que le problème, c'est qu'en réalité, tout le monde essaie de jouer un jeu politique,
05:02budget de droite, budget de gauche, alors que dès le départ, il aurait fallu dire,
05:06bon, ben voilà, il n'y a pas de majorité, donc il faut un gouvernement technique,
05:09qui n'aura pas de coloration politique, mais il faut donner un gouvernement, un budget,
05:12un gouvernement à la France.
05:13– Le problème, c'est dès le début, la formation de ce gouvernement.
05:14– Et plus ça se prolonge, plus on s'approche de 2027,
05:18plus, évidemment, la tentation est de prendre des positions très politiques.
05:23Et donc, l'exercice est de plus en plus compliqué.
05:25Donc, moi, je ne crois pas qu'il y aurait une dissolution.
05:28Je pense que c'est plutôt Sébastien Lecornu qui a envoyé un signal
05:32à la fois au PS et à Emmanuel Macron en disant,
05:35parce que ce n'est pas parce qu'il saute qu'il y a une dissolution.
05:40Donc, quand il dit je prépare une dissolution…
05:41– Il peut y avoir une censure et un changement simplement de premier ministre.
05:44– Le message qu'il envoie, c'est de dire,
05:45« Ah non, mais attendez-moi, je suis le dernier wagon.
05:47Si je saute, Emmanuel Macron n'aura pas d'autre choix que de dissoudre.
05:51Je serai le président de la République.
05:52Attends, Coco, ne lis pas ton sort au mien. »
05:55– Oui, surtout, ce n'est pas le premier ministre qui décide en rapport.
05:57– Oui, donc il y a un petit jeu, quelque part, à mon avis, entre eux.
06:00Et puis, deuxièmement, vous déposez des motions de censure,
06:03vous m'expliquez que le Mercosur, très bien.
06:06Mais par contre, si vous la votez, nous mourrons ensemble.
06:08Vous voyez, c'est un peu les bleus à la coupe du monde de football,
06:11on vit ensemble, on meurt ensemble.
06:13Vous savez, quand ils étaient en Afrique, ils sont morts ensemble.
06:14Mais bon, ce que je veux dire, c'est que c'est plutôt ça, pour moi, le message.
06:17Après, ce n'est pas intéressant.
06:18– Justement, c'est le cirque.
06:19– Non, mais justement, c'est exactement ce qu'on dit, c'est un cirque.
06:24– Là, on est dans un cirque.
06:25– Ce n'est pas un cirque, mais c'est une comédie.
06:26– C'est plutôt le jour de la marmotte.
06:30– Qu'est-ce que c'est, le jour de la marmotte ?
06:31– Vous n'avez jamais vu ?
06:32– Le jour de la marmotte, c'est ce jour qui se reproduit tous les jours,
06:35vous recommencez la même chose.
06:37– D'accord, un jour sans fin.
06:37– Oui, c'est ça.
06:38En fait, ils reproduisent un jour de la marmotte.
06:40– Comment on en sort de ça ?
06:42Parce qu'il va falloir quand même…
06:44Alors, soit on a de budget, on peut être avec la loi spéciale encore pendant des mois.
06:47– Non, parce que si on prolonge trop la loi spéciale,
06:51ça pose beaucoup de problèmes sur le déficit.
06:53Ça crée des nouveaux impôts pour ceux qui ne sont pas encore dans l'impôt sur le revenu.
06:58Ça explose les déficits.
07:01Ça ne peut pas être satisfaisant.
07:03En revanche, on voit bien que c'est un peu cousu de fil blanc avec les socialistes.
07:08Moi, j'ai écouté Olivier Faure hier sur une antenne, qui…
07:12– Il a fait sa liste de courses de ce qu'il attendait, ce qu'il voulait comme impôts.
07:15– Oui, il a fait sa liste d'impôts, parce que leur liste de courses, c'est toujours des impôts.
07:19– Le compromis se fait toujours sur des hausses d'impôts, jamais sur des baisses.
07:22– Des impôts ou des dépenses publiques supplémentaires.
07:25Ça, c'est la gauche qui n'a pas beaucoup d'imagination.
07:29Mais donc, on voit bien qu'il n'a pas envie de dissolution,
07:34qu'il a besoin que ce budget passe d'une manière ou d'une autre.
07:38Et donc, ce qui se dessine, ce serait un 49-3.
07:41– Avec un accord de non-censure.
07:43– Avec un accord tacite de non-censure avec les socialistes,
07:46en espérant que les autres… – François Hollande le souhaite.
07:48– Suivent et les autres n'ont pas de raison de ne pas suivre.
07:51– Oui, parce qu'en fait…
07:52– C'est pour ça que ça se terminait ?
07:53– Vous savez, en théorie des jeux, ça s'appelle le chicken game,
07:56le jeu du poulet.
07:57Ce sont ces deux voitures qui foncent l'une sur l'autre.
07:59– La marmotte, le poulet, on a tout le bestiaire.
08:02– Oui, l'année débute bien.
08:03– Les enfants.
08:04– Oui, oui, le tigre est en moi.
08:05C'est une théorie des jeux, ce sont deux voitures qui foncent l'une sur l'autre.
08:09Les deux ont le choix de s'entendre avant la course.
08:11S'ils ne s'entendent pas, ils se rentrent dedans, il y a deux morts.
08:13Et c'est ça le sujet.
08:14C'est-à-dire qu'en fait, s'ils ne s'entendent pas sur un 49-3 négocié,
08:17mais quand on a commencé à signer un pacte de Faustien ou Faurien,
08:21je ne sais pas comment il faut le dire, il faut aller jusqu'au bout des choses,
08:23soit il y a une collision et il y aura dans ce cas-là,
08:25effectivement, censure et démission du gouvernement
08:28et Olivier Faure perdra tous les avantages qu'il a gagnés dans cette négociation.
08:31– Vous, en tant que responsable LR, ça ne vous dérange pas
08:34qu'une fois de plus, il y ait un accord entre Sébastien Lecornu et les socialistes,
08:39comme il y a eu sur le budget de la Sécu ?
08:40– Moi, si vous voulez, je suis pour.
08:41– Moi, je pense que LR ne doit pas soutenir ce gouvernement,
08:46ne doit pas participer à ce gouvernement,
08:48qu'on doit s'abstenir pour permettre de donner un budget à la France,
08:51mais que ce n'est pas, si vous voulez, de valider le contenu du budget,
08:55c'est d'être responsable, parce que, je vous l'ai dit tout à l'heure,
08:57dans ce Parlement, personne ne veut assumer sa responsabilité.
08:59– Quand même, le PS n'est plus malin, le PS n'est pas au gouvernement,
09:02il y a plus de choses que les LR.
09:03– C'est sûr que les Républicains sont dans la grosse difficulté en ce moment,
09:09parce que ceux qui sont à l'Assemblée ne veulent pas perdre leur siège
09:12et se fader les affres d'une dissolution,
09:16mais, du coup, dans cette séquence où les uns et les autres montrent le pouvoir qu'ils ont,
09:21les socialistes par la négociation,
09:23Marine Le Pen l'a fait en faisant tomber le gouvernement Barnier,
09:26en menaçant en permanence de faire tomber tous les gouvernements,
09:29les Républicains font un peu tapisserie, ça c'est vrai.
09:33– Ils sont faibles ?
09:33– Ça c'est vrai, il faut dire les choses,
09:35ils sont extrêmement faibles, extrêmement faibles.
09:38On sent que Wauquiez, je ne sais pas si vous pourrez le dire ou pas,
09:40mais en gros, Wauquiez, dans une espèce de terre brûlée,
09:43il préfère qu'ils meurent tous ensemble plutôt que Retailleau…
09:47– Vous reprenez mes formules ?
09:48– Plutôt que Retailleau, ben oui, non mais c'est vrai,
09:50il est quand même dans cette dynamique,
09:51c'est-à-dire que lui, son obsession, c'est de s'assurer que Retailleau meurt,
09:55même si lui-même doit mourir avec Retailleau,
09:57on comprend que c'est l'idée,
09:59et à l'heure où la France cherche un nouveau président
10:02et où elle lorgne plutôt du côté de la droite,
10:06les Républicains sont un peu en train de laisser passer le train,
10:08il faut dire les choses comme elles sont.
10:10– Alors, il y a des choses que vous avez dites qui sont vraies,
10:12mais non, je vous laisse la responsabilité,
10:15je crois qu'il faut être très simple.
10:16– Qu'est-ce qui est vrai dans ce qu'il dit alors ?
10:16– Non mais ce qui est vrai, c'est que le groupe LR
10:19n'a pas envie de retourner devant les électeurs,
10:22et on le comprend parce que ça a été quand même un quinquennat,
10:24je dirais tumultué,
10:25puis on a toujours la place, si vous voulez, qui est compliquée,
10:27parce que nous avons été responsables…
10:29– Vous avez peur d'être balayé par le RN.
10:30– Oui, enfin non mais si vous voulez,
10:31vous aurez toujours les gens qui considèrent
10:33qu'on est trop dans l'opposition ou trop dans la majorité,
10:35on n'est pas dans une société de nuances.
10:37Maintenant, de penser que les autres, les socialistes,
10:40ou même le RN a envie d'aller aux élections,
10:42ça je pense, si vous voulez,
10:43que simplement peut-être qu'ils le montrent moins.
10:45– Le RN, ils ont envie,
10:47ils ont moins à perdre le RN quand même.
10:48– Maintenant, la vraie question,
10:49oui, on verrait, enfin moi, enfin bref,
10:51la vraie question, c'est de savoir si la droite
10:53est en train de laisser passer le train.
10:55Je crois que Bruno Retailleau est très clair
10:56sur le fait que dans cette affaire,
10:59nous, on est dans l'opposition,
11:00après qu'il y ait des députés…
11:01– Tout en étant au gouvernement.
11:02– Non, non, non, non, ils ont été sortis de LR.
11:05Mais après, si vous voulez,
11:06on ne peut pas nier qu'ils sont passés par les Républicains.
11:09Oui, mais non, on n'a pas fait, si vous voulez,
11:12en tout cas, moi, à titre personnel,
11:14je n'ai pas fait 10 ans d'opposition
11:15pour à la fin me retrouver comptable du bilan
11:17d'un Emmanuel Macron que j'ai combattu
11:19depuis mon son premier cycle.
11:20– Oui, mais là, ce n'est même plus une question
11:21d'être comptable ou pas d'un bilan,
11:23c'est une question de rester en vie politiquement.
11:25Et Retailleau, comme tout le reste de LR avec lui,
11:29est en train de se dévitaliser à vitesse grand V.
11:31C'est quand même ça qui est en train de se passer.
11:33Il avait retrouvé un peu de couleur en étant ministre,
11:36en étant un ministre très politique,
11:39très offensif, assez politique.
11:40– Il a même réussi plutôt à devenir populaire,
11:44avoir une notoriété.
11:45– Ça dépend de ce qu'on veut regarder.
11:46– Et depuis qu'il a fait sa crise de nerfs
11:49sur Bruno Le Maire, qu'on peut comprendre, évidemment,
11:51parce que c'était…
11:51– Ce n'est pas une crise de nerfs.
11:53Mais c'est le verbatim des journalistes germains,
11:56non-prétains.
11:57Ce n'est pas une crise de nerfs.
11:57– C'est comme ça que c'était perçu de l'extérieur.
12:00– À un moment donné, vous êtes…
12:01Enfin, je veux dire, vous dites,
12:02nous sommes le parti du sérieux budgétaire,
12:04et on vous dit, maintenant,
12:04vous allez gouverner avec le type
12:05qui a creusé le déficit.
12:06– Non, mais je ne vous dis pas
12:07que je ne comprends pas
12:08qu'il a quitté le navire.
12:15– Alors, du coup, Bruno Le Maire est parti,
12:17il n'y a pas non plus.
12:17– Oui, du coup, il n'y a eu aucun des deux.
12:18– Alors, je ne crois pas, si vous voulez,
12:20que le trou d'air de LR soit spécialement dû à ça.
12:23Il y a eu, effectivement, le fait que…
12:24– Là, ce n'est plus un trou d'air
12:25depuis 2012, depuis 2007, pour être clair.
12:30– Mais là, on est quoi ?
12:31Ça fera 20 ans en 2021.
12:32– C'est un trou d'air qui date qu'à 20 ans.
12:35– Non, mais on ne parle pas de la même chose.
12:36– 20 ans de trou d'air, c'est…
12:37– Ce que je vous dis, c'est que là, effectivement,
12:39la guéguerre, enfin, en tout cas,
12:40la position, les relations entre la présidence
12:42et le groupe, c'est très compliqué,
12:44parce que je pense, si vous voulez,
12:45que ça n'envoie pas le bon signal à nos électeurs.
12:47Maintenant, quand vous regardez,
12:49on a présenté des solutions en matière
12:50de politique économique.
12:52Tout dépend de ce qu'on a envie de regarder.
12:53– Qui les a entendues, vos solutions ?
12:54Pardon, excusez-moi, je vais être cruel.
12:56Mais qui, quel Français a retenu
12:57les solutions économiques présentées
12:59par la LR le semaine dernière ?
13:00– Je vais vous faire une confidence.
13:01On ne peut pas forcer quelqu'un à obéir.
13:03C'est-à-dire que si quelqu'un veut rejoindre
13:04un gouvernement, on ne peut pas l'emprisonner.
13:06On ne peut pas forcer un député à voter.
13:07Et ça, je le comprends parfaitement
13:09parce qu'un député, il est responsable
13:10de faire ses électeurs.
13:11Et on ne peut pas forcer non plus
13:12les gens à écouter.
13:14Il y a des gens qui regardent peut-être
13:16des chaînes concurrentes à l'heure actuelle,
13:17alors que ce que nous disons,
13:19de notre point de vue,
13:20est sans doute très intéressant.
13:21Voilà, mais on ne peut pas non plus lier…
13:22– Mais est-ce que vous êtes audible ?
13:23C'est ça la question.
13:24Est-ce que vous êtes encore audible ?
13:25– Mais audible, ça veut dire quoi ?
13:26– Est-ce que les Français ont encore envie
13:27d'entendre les solutions de LR ?
13:29– Moi, je pense, oui.
13:30– Au moment où Bardella survole dans les scondages.
13:32– Je pense que Jordan Bardella est jeune,
13:34je pense qu'Edouard Philippe,
13:35c'est la continuité,
13:36et je pense qu'en 2027,
13:38les gens ne voudront pas de la gauche,
13:39ne voudront pas de quelqu'un
13:40qui n'est pas expérimenté,
13:41et que si nous montrons
13:42que nous avons un projet de rupture
13:43et quelqu'un d'expérimenté,
13:45j'espère Bruno Retailleau,
13:46alors dans ce cas-là, tout est possible.
13:47– Vous y croyez à ce scénario ?
13:49– Je dois vous dire que je pense
13:53qu'en politique, il faut arriver à exister,
13:56et que pour l'instant, pour moi,
13:58les Républicains n'existent pas suffisamment,
14:00en tout cas, pour espérer faire ce chemin
14:03d'écrivain par Jérémy Aubert,
14:04je pense qu'il doit faire plus de coups politiques.
14:06– Vous avez dit, Inch'Allah,
14:08moi je dirais Alléluia,
14:09l'important en politique,
14:10ce n'est pas d'exister,
14:11c'est de ressusciter.
14:12– C'est beau.
14:13– Ça veut dire que vous êtes mort.
14:14– Il faut qu'on finisse là.
14:15– Ça veut dire que nous sommes passés
14:16par la passion.
14:19– Bon, mais il y a un trou d'air depuis...
14:20– Ah, quand même !
14:21– Écoutez, on a perdu...
14:22– Ah mais, ça fait vraiment fort,
14:23– Excusez-moi, on a fait 4%
14:25la dernière élection présidentielle,
14:26on a perdu toutes les élections
14:27depuis 15 ans.
14:28Donc, oui, il y a un besoin de résurrection.
14:30Enfin, on ne va pas non plus dire
14:31que nous avons...
14:31– Pourquoi le nom du parti
14:32a pas encore changé, par exemple ?
14:34– Mais parce qu'on n'est pas
14:35le crédit lyonnais, voyons.
14:36– Mais toutes les...
14:37– On va arrêter
14:38la politique de cosmétiques.
14:39– Mais si vous les ressuscitez,
14:41il faut le faire.
14:41Il faut changer le nom du parti,
14:43changer le logo,
14:43faire monter des jeunes.
14:45Il n'y a aucun travail
14:45qui est fait sur le parti.
14:47– Merci, Julien Aubert.
14:49Merci, Charles Consigny.
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