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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13Évidemment, on va parler de cette réunion à Bercy autour du prix des carburants.
00:17Qu'est-ce qu'on peut faire ? On en parlera avec Frédéric Plant,
00:19Conseil National de la Fédération Française des Combustibles, Carburants et Chauffage.
00:24Il était à cette réunion. Est-ce que finalement,
00:26les distributeurs sont des boucs émissaires ou ce sont des profiteurs de guerre ?
00:29Juste avant, parce qu'il sera invité à 18h40,
00:33juste avant, c'est Paul Marcel, cofondateur de l'atelier des options.
00:36Avec lui, on essaiera de comprendre comment marche ce marché des pétroles.
00:40Est-ce que c'est très spéculatif ?
00:41Qui sont les grands acteurs ? Quels sont les enjeux ?
00:43Et puis comment, évidemment, on pourrait essayer de calmer cette spéculation ?
00:48Et puis, dans un instant, juste après le journal de Stéphanie Collos,
00:50c'est Agnès Verdier-Molligny, la directrice de l'IFRAP.
00:52Vous savez, on a presque oublié, après-demain, ce sont les élections municipales,
00:58le premier tour, enfin dimanche, on parlera de son palmarès de la gestion des villes.
01:02Elle a regardé 380 villes, les plus grandes de France,
01:04avec 4 critères, la fiscalité, les dépenses.
01:08Elle nous dira quels sont les top 10 et les top, les meilleurs,
01:12et top 10 des pires élèves.
01:14Et puis tout de suite, bien sûr, Stéphanie Collos,
01:16qu'on le retrouve comme tous les soirs à 18h.
01:22Bonsoir Stéphanie.
01:23Bonsoir Edwige.
01:23Et donc, c'est le nouveau guide suprême iranien s'est exprimé pour la première fois aujourd'hui.
01:29Oui, et première prise de parole de Mosh Taba Rameney
01:31via une déclaration, un message lu à la télévision iranienne.
01:37Première prise de parole depuis la mort de son père au premier jour des frappes.
01:40Ils jurent de mener la vengeance jusqu'au bout
01:43et appellent les pays de la région à fermer les bases américaines
01:46qu'ils abritent sur leur sol.
01:48Le guide suprême veut que le détroit d'Hormuz reste fermé
01:51pour faire pression sur les Etats-Unis et Israël.
01:53Même si quelques navires ont pu passer,
01:56selon le vice-ministre iranien, des affaires étrangères.
01:59Une déclaration qui a à nouveau fait flamber les prix du pétrole.
02:03Le baril a franchi les 100 dollars pour le Brent
02:06avant de redescendre légèrement.
02:08Téhéran assure par ailleurs ne pas avoir posé de mine dans le détroit.
02:12Et puis on apprend ce soir que Total Energy annonce suspendre
02:15l'équivalent de 15% de sa production mondiale de pétrole et de gaz
02:20en raison du conflit au Moyen-Orient.
02:24C'est une autre conséquence de la hausse des prix du pétrole.
02:26Après SAS, KT Pacifique, Air India ou encore Qantas,
02:30c'est au tour d'Air France KLM d'augmenter les tarifs sur ses longs courriers.
02:34En classe économique, ça représente une surcharge de 50 euros
02:37sur un aller-retour.
02:38En France, pressé par le gouvernement,
02:41les distributeurs de carburant promettent une baisse progressive
02:44de 30 centimes par litre.
02:46De son côté, Total Energy plafonne ses prix à 2 euros pour l'essence
02:49et 2,10 euros pour le gazole jusqu'à la fin du mois.
02:53Et face à la hausse du carburant,
02:55les automobilistes semblent accélérer leur transition
02:58vers les voitures électriques.
03:01Notamment sur le marché de l'occasion,
03:03selon les données d'Aramis Auto,
03:04la part des voitures 100% électriques dans les ventes
03:08est passée de 6,5% la semaine précédant le conflit
03:11à 9,5% la semaine suivante.
03:15Dans le secteur auto, toujours Stellantis envisage
03:18de sceller des accords avec des constructeurs chinois
03:22pour ses activités européennes.
03:24C'est une information de Bloomberg.
03:26Des dirigeants du constructeur auraient rencontré
03:29des porte-parole de Xiaomi et Xpeng
03:31pour discuter de leur entrée au capital
03:33de certaines de ces marques en difficulté.
03:3618h02 sur BFM Business, les marchés.
03:42Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:43Bonsoir Antoine.
03:44Bonsoir Stéphanie.
03:45Bonsoir Antoine.
03:45Et le CAC termine en baisse ce soir ?
03:47Oui, une baisse finalement assez modérée,
03:50moins 0,71%.
03:51On termine quand même sous les 8000,7995.
03:54Mais tout au long de la journée,
03:56on a l'impression que l'indice s'est un petit peu vacciné
03:59contre ce pétrole à 100 dollars.
04:01On voyait qu'à chaque fois qu'il y avait une pointe
04:03au-dessus de ce cours, la baisse s'accentuait.
04:06Et puis que finalement, les marchés remontaient
04:08un petit peu, réduisaient leurs pertes.
04:10Donc on termine sur cette baisse modérée,
04:12malgré encore une fois un Brent à 99,08$ en ce moment.
04:17Avec en tête le secteur de la défense.
04:19Ce n'est pas trop une surprise.
04:20Plus 2,99$ pour Thalès en particulier,
04:22qui est à 254,90€.
04:25Et puis on s'est replié sur le bon vieux CAC 40,
04:28la bonne vieille économie.
04:29Regardez, Air Liquide, plus 2,2%, 170,82%.
04:32Danone, plus 1,8%, 70,24%.
04:35Carrefour, plus 1,68%, à 15,43%.
04:37En revanche, à la baisse,
04:39ArcelorMittal commence à devenir
04:40un indicateur de stress des marchés
04:42en cette période de crise énergétique.
04:44Parce qu'à chaque fois que le pétrole remonte,
04:45ArcelorMittal vraiment est en baisse prononcée.
04:47Moins 4,22%, là, en clôture, à 46,73€.
04:50Mais la plus forte baisse, elle est pour Pernod Ricard.
04:52Moins 4,4%, à 68,48€.
04:54Valeur largement exportatrice.
04:56JC Decaux, alors ça, c'est la très, très bonne surprise du jour.
04:59Le titre prend 14,7%.
05:0218,96€ après de bonnes performances
05:05saluées par les marchés.
05:06Attention à l'obligataire, ça se tend sur le 10 en français.
05:093,63 sur l'OAT.
05:12Le CAC 40, lui donc, moins 0,71%,
05:147,984 points.
05:16Les volumes d'échange, 4,7 milliards.
05:18Merci beaucoup, Antoine.
05:20Merci, Stéphanie.
05:21Rendez-vous pour votre grand journal de l'écho.
05:2319h, 19h30.
05:24Tout de suite, Agnès Verdier-Mollinier,
05:26la présidente, la directrice de l'IFRAP.
05:27Tout de suite.
05:29BFM Business et la Tribune présente
05:33Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
05:39Vous êtes bien dans le 18-19.
05:42Ma première invitée, c'est Agnès Verdier-Mollinier,
05:44directrice de l'IFRAP.
05:45Bonsoir, Agnès Verdier-Mollinier.
05:46Bonsoir, Edwis.
05:47Merci d'être là.
05:48Alors, on va quitter la guerre un instant.
05:50On va parler peut-être de la guerre des municipales.
05:52En l'occurrence, ça commence dimanche.
05:55Une autre guerre.
05:57Dimanche prochain, le premier tour.
05:58Dimanche d'après, deuxième tour.
05:59Et vous, vous êtes penchée sur la santé financière
06:04des 380 villes qui représentent les plus importantes.
06:07Grosso modo, c'est 40% de la population.
06:09C'est ça.
06:09Plus de 24 000 habitants.
06:11Oui, 24 000 habitants.
06:12Très intéressant, parce que vous avez fait un top 10
06:15des meilleurs, puis des pires élèves, des bonnes d'âne.
06:18On va revenir là-dessus.
06:20Ça peut intéresser nos auditeurs et téléspectateurs
06:22qui vont savoir.
06:24Et puis, il y a aussi un classement par les villes touristiques.
06:26Vous nous direz pourquoi vous avez fait ça.
06:28Mais juste, la vision globale, parce qu'il s'est passé beaucoup de choses
06:31en termes de fiscalité, la suppression des taxes d'habitation,
06:34les taxes sans cher qui ont explosé.
06:35On dit beaucoup qu'il faut faire des économies.
06:37Et vous, la première, Agnès.
06:40Grosso modo, le bilan de santé des grandes villes de France, c'est quoi ?
06:44Je dirais que plus elles sont grandes, plus elles ont du mal à avoir des bonnes notes.
06:48Plus elles sont grandes, plus elles sont endettées.
06:50Dans les premières villes de France, on a fait par tranche de 20 sur les 80 premières
06:56et ensuite par tranche de 50 sur les 300 suivantes,
06:59parce qu'on veut comparer que ce qui est comparable à la Fondation IFRA,
07:02on ne va pas comparer une petite ville, disons, de 24 000 habitants.
07:06Avec Paris, évidemment, ça n'a aucun sens.
07:09Eh bien, celle qui a la meilleure note, c'est Toulon, dans les premières villes de France,
07:13et elle arrive qu'à 13,3 sur 20.
07:15Donc, il faut vraiment descendre dans des niveaux de villes plus petites, en fait,
07:20pour arriver à des notes beaucoup plus importantes,
07:23comme par exemple Saint-Germain-en-Laye qui arrive en premier avec 15,2 sur 20.
07:28Pourquoi ? Parce que finalement, plus on a de manes fiscales,
07:32plus on a tendance à dépenser, plus on a tendance à s'endetter.
07:36Paris arrivant clairement dans les dernières,
07:40elle est troisième dans les pires avec 6,9 sur 20.
07:44– Mais globalement, est-ce que c'est possible de faire un bilan des villes
07:51en disant finalement qu'elles ne sont pas si mal gérées que ça,
07:53ou au contraire, par rapport à la précédente mandature,
07:56ça s'est aggravé la situation financière ?
07:58Est-ce qu'on peut faire ça ou c'est trop hétéroclite ?
08:01– C'est très hétérogène.
08:03D'une certaine manière, on peut dire que quand même,
08:05il y a énormément de villes qui arrivent à être très bien gérées
08:07et qui aussi ont réussi à bien améliorer leurs notes.
08:12Je pense à des villes comme la Garenne-Colombe,
08:14comme Clichy, comme Tours,
08:16qui ont amélioré leurs notes sur 20 de plus de deux points
08:18par rapport à ce qu'on avait publié en 2020.
08:21Donc c'est très encourageant.
08:23Et certaines ont énormément baissé leurs dettes
08:27depuis ces dernières années.
08:29Et bon, évidemment, il y a d'autres villes
08:30qui ont énormément augmenté leurs dettes dans le même temps.
08:33– Mais est-ce que vous avez des surprises
08:34par rapport à votre précédent classement de 2020 ?
08:36– Oui, par exemple, le Valois a énormément baissé sa dette
08:40alors qu'on ne s'y attendait pas forcément.
08:42Et ils étaient vraiment dans les plus mauvais
08:43et ils ont amélioré un peu le score.
08:47Mais il y a des villes pour lesquelles, finalement,
08:50le classement était mauvais en 2020
08:53et il est toujours mauvais aujourd'hui.
08:56Donc ce qui est intéressant, c'est de se dire que, finalement,
08:58on a de la marge de manœuvre pour faire des économies
09:01parce qu'on n'arrête pas de nous dire,
09:02Edwige, finalement, les collectivités locales,
09:04elles sont à l'os, elles ont reçu moins de l'État.
09:07– Oui, c'est là qu'on veut faire des économies,
09:08on va baisser des fichiers.
09:09– Et en fait, on a encore des nouveaux chiffres
09:11à la Fondation IFRAP et qui montrent que, finalement,
09:14depuis 2019, le niveau des recettes des collectivités,
09:18rien qu'au niveau du bloc communal,
09:20c'est commune et intercommunalité,
09:22ça a quand même augmenté de l'ordre d'une quarantaine de milliards.
09:27– Les recettes ?
09:28– Oui, les recettes.
09:29Ça a augmenté de 45% et donc, finalement, qu'est-ce qu'on voit ?
09:35On voit que c'est au-dessus de l'inflation,
09:37le niveau d'augmentation des recettes du bloc communal
09:39et qu'on ne peut pas dire qu'il y a eu des recettes bien moindres.
09:45Et par ailleurs, on a fait une autre étude à la Fondation IFRAP
09:47où on a montré que si on se met à la moyenne des communes,
09:51strat par strat et intercommunalité par intercommunalité,
09:55on voit qu'on peut économiser de l'ordre de 4 à 5 milliards
09:58sur les dépenses de fonctionnement
09:59et de l'ordre de 2 milliards rien que sur les dépenses de personnel.
10:03Donc, ça veut dire quoi ?
10:04Ça veut dire qu'il y a tout à fait une possibilité
10:06d'améliorer la gestion de celles qui arrivent en queue de peloton
10:10et, bien sûr, de consolider celles qui sont très bonnes.
10:14Mais ce qu'on veut dire, surtout avec ce palmarès,
10:16c'est que c'est possible de bien gérer l'argent public au niveau local.
10:18Ça n'a rien d'impossible.
10:20Ce n'est pas parce qu'on est en France
10:22qu'on ne doit pas regarder le détail de gestion.
10:26Et l'autre message très fort que je pense que tout le monde doit avoir en tête,
10:30justement avec les échéances qui arrivent au niveau municipal,
10:33c'est qu'on ne peut pas regarder que les comptes de sa commune.
10:37Ça n'a aucun sens aujourd'hui.
10:39Parce qu'en réalité, les intercommunalités ont pris une place énorme.
10:45– Oui, c'est-à-dire qu'en fait, maintenant, vous nous dites,
10:48si on veut regarder vraiment la gestion d'une ville,
10:50il faut regarder l'intercommunalité et la collectivité.
10:54– Mais bien sûr, parce que le bloc communal,
10:56en gros, l'étage communal, commune plus intercommunalité,
10:59c'est environ 170 milliards de dépenses.
11:02Vous avez 50 milliards qui se logent au niveau des intercommunalités.
11:06Donc, aller exclure 50 milliards sur 170, ça n'a aucun sens.
11:11Et donc, la vision que nous, on délivre à la Fondation IFRAP,
11:14avec ce palmarès, c'est qu'on a additionné à la fois
11:19les dépenses du niveau de la commune et de l'intercommunalité,
11:23sans oublier les budgets annexes.
11:25Parce que vous savez, comme moi Edwige,
11:26qu'on peut avoir des tas de budgets annexes satellites
11:29autour du budget principal de la commune,
11:31qui finalement ont énormément de dettes.
11:33On prend souvent l'exemple de Nice, c'était déjà le cas en 2020.
11:37Nice, aujourd'hui, si vous regardez l'encours de dettes par habitant,
11:40c'est 1550 euros par habitant.
11:42Donc, on va dire, par rapport aux communes comparables,
11:44ce n'est pas énorme.
11:46Mais si vous additionnez avec le niveau de l'intercommunalité,
11:50de toute la métropole,
11:52eh bien là, vous êtes à 4500 euros par habitant.
11:55Et vous êtes proche.
11:56Comment vous expliquez la différence ?
11:57Eh bien parce que vous avez énormément de dettes
11:59au niveau de l'intercommunalité et des budgets annexes.
12:02Et donc, voilà, pour que le citoyen ait une vraie vision
12:06de la gestion au niveau local,
12:08parce que vous savez aussi, comme moi,
12:09que les maires de ces grandes villes,
12:11ils sont très investis aussi dans la gestion des intercommunalités
12:13qui les concernent.
12:15Donc, on ne peut pas dire, ah ben non, mais vous voyez,
12:17ce n'est pas moi.
12:18Est-ce qu'on peut dire que maintenant, c'est là, en fait,
12:19c'est là où est le pouvoir, l'intercommunalité ?
12:22Pas encore complètement,
12:23mais en fait, on est en train de remarquer, nous,
12:26dans nos travaux,
12:27qu'il y a un transfert de la dépense
12:30et finalement d'énormément de prérogatives
12:33qui étaient celles des communes
12:34vers les intercommunalités, petit à petit,
12:36et que finalement, là où ça augmente en dépense,
12:39c'est au niveau des intercos.
12:41Et d'ailleurs, ce qui est très intéressant
12:42dans la précédente étude qu'on avait faite aussi,
12:44c'est de montrer que finalement,
12:46les économies principales sur les dépenses
12:47de fonctionnement et de personnel,
12:49eh bien, c'est au niveau des intercommunalités aussi
12:51qu'il faut aller les chercher.
12:53Et ce qui est...
12:54Oui, parce qu'en fait, vous avez deux strates,
12:55vous l'avez dit,
12:55mais finalement, on est obligé,
12:57pour avoir une vision globale,
12:58enfin, c'est ce que vous avez fait,
13:00on est obligé de regarder l'ensemble.
13:02Absolument.
13:02Donc, c'est vrai qu'on se demande
13:03s'il ne faut pas retirer une strade,
13:04puisqu'on cherche peut-être à faire des économies.
13:06Et paradoxalement,
13:07toutes les analyses qui sont sorties
13:09ces derniers jours sur le sujet des finances
13:11des communes,
13:12elles ne prennent que le niveau communal,
13:14parce que personne ne va se risquer
13:16à additionner les deux,
13:17parce que c'est extrêmement compliqué.
13:18Il y a des risques de double compte, etc.
13:21Donc, nous, on n'a travaillé que
13:22sur des chiffres publics,
13:24de la DGCL,
13:26de la Direction Générale des Collectivités Locales.
13:29On a énormément travaillé la méthodologie
13:31et on a écrit aux 380 villes
13:34depuis un mois,
13:35avant parution des chiffres,
13:36pour pouvoir discuter avec toutes les villes,
13:39avec les directeurs généraux des services.
13:41Et il y en a beaucoup ?
13:41Il y a eu beaucoup de contestations ?
13:43Pas vraiment des contestations,
13:44des demandes d'explications,
13:46de la pédagogie, etc.
13:48Mais pourquoi est-ce que finalement,
13:49comment vous faites ?
13:50C'est passionnant,
13:51parce qu'en fait,
13:51on rentre dans un dialogue avec chaque ville
13:54et on rentre en fait dans les questionnements
13:56que tout un chacun se pose
13:58au niveau de la gestion.
14:00Alors, pour faire vos classements,
14:01vous avez pris le territoire,
14:05la commune et puis l'intercommunalité.
14:08Mais sur quels critères ?
14:09Je crois que vous avez souhaité sélectionner
14:10quatre critères.
14:11Oui, alors on est,
14:12comme en 2020,
14:13sur les dépenses de fonctionnement,
14:14les dépenses de personnel,
14:15les impôts totaux,
14:17les impôts locaux
14:17et les dépenses d'investissement.
14:19C'est une moyenne
14:20sur la dépense d'investissement
14:21parce que là,
14:22on ne peut pas défavoriser une ville
14:23qui aurait sous-investi une année,
14:25mais énormément investi sur la période.
14:27Donc, c'est une moyenne 2020-2024
14:29sur la dépense d'investissement,
14:31toujours par habitant,
14:31et la dette aussi.
14:33Et la note,
14:34elle se fait par rapport aux communes
14:36qui sont les plus proches
14:37en termes de strates.
14:40Et ça, c'est tout un travail
14:42qui est très long.
14:44Ça fait beaucoup de mois
14:46qu'on est sur ce dossier.
14:48Et je trouve que ce qui est important,
14:50c'est de passer aussi le message
14:51qu'à un moment,
14:52il faudrait consolider tous ces comptes,
14:54que ce soit plus simple
14:55à appréhender pour le concitoyen,
14:57pour le citoyen local
14:58qui a envie de s'intéresser
15:00à ces questions.
15:01C'est extrêmement complexe.
15:02Et en fait, la France a vraiment
15:04le système communal le plus complexe
15:06avec le moins de transparence.
15:07C'est-à-dire qu'on a voulu réformer
15:10parce qu'on avait 36 000 communes de France,
15:12beaucoup trop, etc.
15:13Donc, on a voulu un peu regrouper.
15:15Le problème, c'est qu'on n'a pas été
15:16au bout de la transformation
15:18en supprimant des strates.
15:19Oui, et puis là, le paradoxe,
15:21c'est qu'il n'y a pas de suffrage direct
15:23pour les intercommunalités
15:25qui sont en train de prendre une place
15:27de plus en plus importante
15:28dans la vie de tous les jours
15:29au niveau local
15:30et qui prennent beaucoup de décisions
15:32avec beaucoup de décisions de dette
15:35parce qu'il y a beaucoup d'intercommunalités
15:36qui sont bien plus endettées
15:38que les communes.
15:40Et là, finalement, ça sort du radar.
15:42Donc, on pourrait à minima dire
15:44pourquoi aux élections municipales,
15:45on ne vote pas pour les deux.
15:46Vous avez vu ce qui va se passer pour Paris ?
15:49On ne cite pas de nom.
15:50Vous avez, on n'a pas le droit.
15:50Non, mais Paris-Lyon-Marseille.
15:52Là, on va voter deux fois.
15:54On va voter pour l'arrondissement
15:56et pour le maire.
15:58Bon, pourquoi est-ce qu'on ne voterait pas
16:00aussi pour les intercommunalités ?
16:02Il y a un moment où aussi,
16:03il faut se poser cette question-là
16:05et voir se poser la question
16:07de fusionner les deux échelons,
16:09peut-être dans un second temps.
16:11Et puis, il y a aussi la question
16:12de pourquoi est-ce qu'on n'a pas
16:14une comptabilité analytique,
16:15des certifications des comptes,
16:17comme ça se fait dans d'autres pays,
16:19comme par exemple en Italie.
16:20Chez nous, finalement, il y a juste...
16:22Les comptes ne sont pas certifiés.
16:23Maintenant, il y a juste
16:24les chambres régionales des comptes
16:25qui interviennent de temps en temps
16:26avec un rapport,
16:27mais qui ne s'est pas tous les ans.
16:30Et donc, là...
16:31D'ailleurs, il y avait eu
16:32tout un travail de la Cour des comptes
16:35pour faire une expérimentation
16:36et puis ça n'a pas été suivi d'effet.
16:39Et finalement, il y a cette question-là
16:42qui est fondamentale.
16:43Alain-Saint-Vernier Maligny,
16:44sur la question de la fiscalité,
16:45parce qu'en fait, quand même,
16:47il faut voir que les communes
16:48ou les intercommunalités,
16:50on va dire les communes,
16:51elles ont été confrontées quand même
16:52à beaucoup de transformations nécessaires.
16:54C'est-à-dire qu'il y a le problème
16:55du logement et le problème
16:57de la mobilité, là aussi.
16:58Enfin, je veux dire,
16:59c'est des investissements très importants.
17:00Et la question de la fiscalité
17:02avec la suppression de la taxe d'habitation.
17:04Est-ce qu'elles ont vraiment été remboursées
17:07à un euro près par l'État
17:09avec cette suppression et la taxe ?
17:11Vous avez regardé les comptes.
17:12Est-ce que c'est vrai ou pas vrai ?
17:14Comme je vous disais tout à l'heure,
17:15dans les recettes totales,
17:17nous, on ne trouve pas du tout de baisse
17:20depuis, quand on regarde
17:21toutes les années antérieures,
17:22il n'y a pas de baisse.
17:23Il y a plutôt une hausse plus importante.
17:25Alors après, on ne va pas rentrer.
17:26Le problème, c'est qu'il faut rentrer
17:27dans le détail de chaque commune
17:28et c'est assez complexe.
17:30Mais néanmoins, nous,
17:32on ne voit pas de baisse des recettes
17:34au niveau du bloc communal.
17:35La taxe d'habitation, c'est vrai
17:36qu'elle a induit quand même
17:38quelque chose qui est important
17:40et qu'on a constaté sur les 380 communes.
17:42Sur les impôts locaux,
17:44il y a 175 des 380 communes
17:47qui ont une baisse des impôts locaux
17:48par habitant.
17:48Pourquoi ?
17:49Parce que quand on a publié en 2020,
17:51on était sur des chiffres 2018,
17:53on était au tout début
17:54de la suppression de la taxe d'habitation
17:55et depuis, elle a donné son plein régime.
17:59Mais en revanche,
18:01et ça, vous le savez comme moi,
18:02les taxes foncières ont explosé
18:04dans énormément de villes.
18:06Et d'ailleurs, on a fait des chiffrages...
18:08Vous avez fait un hit-parade
18:09des taxes foncières ou pas ?
18:10Alors, non, mais on a montré
18:13que certaines villes,
18:14c'est le cas de Paris,
18:15mais c'est le cas aussi de Meudon,
18:17ont eu des augmentations
18:19absolument gigantesques
18:21de leur taux.
18:23Et on voit,
18:24alors, on voit au niveau macroéconomique,
18:26c'est-à-dire sur la totalité
18:27des recettes,
18:30taxes d'habitation plus taxes foncières
18:32versus taxes d'habitation
18:34sur résidence secondaire
18:35plus taxes foncières
18:36dans un second temps,
18:37qu'à l'horizon 2030,
18:39on sera à 95%
18:41de la recette
18:42qui était prélevée auparavant
18:44sur les deux taxes,
18:45rien qu'avec taxes foncières
18:46et taxes d'habitation
18:46sur les résidences secondaires.
18:48Donc, la nature à hors du vide,
18:49on le sait bien.
18:49Le problème,
18:50c'est qu'il n'y a pas du tout
18:51le même nombre de ménages
18:52qui sont imposés
18:53sur taxes foncières
18:54et taxes d'habitation
18:55sur les résidences secondaires
18:56que précédemment
18:58où il y avait...
18:59Donc, en fait,
19:00c'est une pression fiscale locale
19:02qui est en train
19:03de se rabourgrir
19:05sur un petit nombre
19:07de ménages,
19:08un plus petit nombre de ménages
19:10et qui va peser autant
19:11bientôt à l'horizon 2030
19:13que ce qu'on avait précédemment.
19:16Peut-être juste avant
19:18de relisser le top 10
19:19dans les deux sens.
19:21Agnès Verdier-Molinier,
19:22je voudrais savoir,
19:22est-ce qu'on parle beaucoup,
19:24notamment pour les entreprises,
19:25c'est une de leurs revendications,
19:27Philippe Dornano,
19:28le patron de Sisley,
19:29le co-président du métier,
19:31le disait encore hier,
19:31la suppression de la CVAE.
19:33Est-ce qu'ils ont les moyens
19:35de supprimer cette CVAE
19:36qui leur rapporte
19:37beaucoup d'argent
19:39aux mairies,
19:41aux maires,
19:41à la collectivité ?
19:42Le problème des taxes
19:44de production,
19:45c'est qu'il y a une partie
19:46qui finance la sécurité sociale,
19:47une partie qui finance
19:48les collectivités locales.
19:50Et évidemment,
19:52ça demande que si on supprime
19:53des taxes de production,
19:54ce que nous,
19:55nous souhaitons
19:55à la Fondation IFRA,
19:56c'est que derrière,
19:58il faut aussi revoir
20:00la question de fiscalité,
20:01notamment locale.
20:02Et nous,
20:02on avait fait une proposition
20:04en la matière
20:04qui se fonde
20:05sur l'exemple allemand
20:06où il y a une partie
20:08de l'impôt sur les sociétés
20:09qui est perçue en fait
20:11par le bloc communal.
20:13Et ça,
20:13c'est très intéressant.
20:14Pourquoi ?
20:15Parce qu'au lieu
20:15d'aller taxer
20:16la production des entreprises
20:17et de dire
20:18je prends de l'argent
20:19avant même de savoir
20:20si tu fais du résultat.
20:21Si tu gagnes de l'argent.
20:22Le sujet en Allemagne,
20:24c'est que finalement,
20:24le territoire,
20:25le bloc communal,
20:27il est intéressé
20:27à avoir sur son sol
20:29des entreprises
20:30qui font du résultat
20:31et qui marchent.
20:33Et ça,
20:34c'est...
20:34C'est encourageant.
20:35En tous les cas,
20:36c'est une dimension,
20:37c'est une dynamique positive.
20:38C'est beaucoup
20:39plus positive
20:40que de dire
20:41ah bah nous,
20:41on est des élus locaux,
20:42on préfère aller taxer
20:44sur la prod
20:45parce qu'avec le versement
20:46en mobilité
20:47ou avec d'autres taxes
20:49parce que finalement,
20:50on est sûr
20:51qu'on va récupérer
20:52ou avec les taxes foncières
20:53d'ailleurs,
20:53puisqu'il y a des taxes foncières
20:54qui comptent
20:54dans les taxes de production
20:56pour les entreprises.
20:58Eh bien,
20:59ça,
20:59ça pourrait être
21:00une possibilité
21:01qui nous emmènerait
21:03vers le haut
21:03parce que ça
21:04ferait réfléchir
21:05les élus territoriaux
21:07pour créer
21:08un environnement
21:09positif
21:09pour les entreprises.
21:10Agnès Verdier-Molinier,
21:11en deux secondes,
21:13le classement des villes
21:14les mieux noté,
21:17on ne va pas tous les citer,
21:18mais en fait,
21:18par exemple,
21:19c'est beaucoup
21:19la banlieue
21:20ouest de Paris,
21:21j'ai envie de dire,
21:21c'est là où il y a de l'argent,
21:22donc c'est QFD quoi,
21:23là aussi.
21:24Non,
21:24mais c'est aussi que,
21:25par exemple,
21:26justement,
21:26les intercommunalités
21:28se sont beaucoup
21:29moins endettées,
21:29donc c'est intéressant
21:31de se dire
21:32qu'il y a,
21:34OK,
21:34il y a Saint-Germain-en-Laye,
21:35mais il y a aussi
21:36Beaupré-Haut-en-Mauge,
21:37il y a aussi
21:37Villefranche-sur-Thône,
21:38il y a aussi Soissons,
21:39il y a aussi Colmar
21:40qui était déjà très bien placé
21:41dans le précédent classement,
21:45et donc,
21:46il y a aussi Thône-en-Lébain
21:48qui n'est vraiment pas
21:49en région parisienne.
21:51Non,
21:51mais c'est au bord
21:51du lac Léman,
21:54donc là,
21:54on a quand même
21:56des villes
21:58qui arrivent à tirer
21:59leur épingle du jeu
22:00alors que ce ne sont pas
22:00des très grandes villes
22:01et alors qu'elles ont montré
22:03pour certaines
22:04qu'elles arrivent
22:05à baisser la dette,
22:06faire des investissements,
22:07baisser les dépenses
22:07de personnel,
22:08baisser les dépenses
22:09de fonctionnement,
22:09donc c'est quand même
22:10très encourageant.
22:11Les Bonnédanes ?
22:12Alors,
22:13les Bonnédanes,
22:14on les connaît,
22:14c'est Bagnolet,
22:15c'est Fort-de-France,
22:16c'est Paris,
22:16c'est Aubagne,
22:17c'est Corbeil-Esson,
22:18c'est Arles,
22:19c'est Le Valois
22:20qui est toujours...
22:22Qui va un petit peu mieux
22:23mais qui est toujours
22:24à 7,6 sur 20
22:27et ce sont des villes
22:28qui finalement
22:29sont souvent
22:30très endettées
22:31comme Paris
22:32et qui ont des dépenses
22:33de fonctionnement
22:34qui sont importantes,
22:35des dépenses de personnel
22:36importantes
22:37et donc on sait
22:38ce qu'il faut qu'elles fassent
22:38pour réussir
22:40à être finalement
22:41dans une meilleure gestion,
22:42baisser la dette,
22:43baisser les dépenses
22:45de personnel
22:45et de fonctionnement.
22:46Il faudra s'y atteler
22:46un jour ou l'autre.
22:47Il faudra s'y atteler absolument
22:48et puis pour les villes touristiques,
22:50on a fait un classement spécial.
22:51Pourquoi Edwige ?
22:52On voulait en parler
22:53parce que c'est vrai
22:54que ces villes touristiques,
22:55elles accueillent
22:56de la population
22:57qui augmente énormément
22:59pendant la saison
23:00et donc on a additionné
23:03une population touristique
23:04à ces villes
23:05en plus de la population
23:07INSEE
23:07et ça permet pour nous
23:09de faire un classement
23:10qui est plus représentatif
23:12et qui permet de voir
23:13que hier,
23:13La Rochelle,
23:14Les Sables d'Olonne,
23:15Saint-Malo,
23:15Anglette
23:15arrivent à avoir
23:17des bonnes notes
23:18tout en étant
23:19des villes touristiques,
23:20tout en ayant forcément
23:21des dépenses un peu supplémentaires.
23:23Il ne faut pas oublier
23:23qu'évidemment,
23:24quand vous avez aussi
23:25des résidences secondaires,
23:26vous avez aussi
23:26une manne fiscale supplémentaire
23:28avec notamment
23:29la taxe d'habitation
23:30sur les résidences secondaires
23:32qui est souvent
23:32d'ailleurs majorée.
23:34Donc,
23:35voilà,
23:35on a tenu à faire ce classement.
23:36Pourquoi ?
23:37Parce que pour le précédent classement,
23:38on avait eu des réclamations
23:40de Cannes ou de Nice
23:41qui disaient
23:41mais finalement,
23:42nous,
23:43on a énormément de touristes.
23:44Donc,
23:44voilà,
23:44là,
23:45il y a la réponse.
23:45Il y a ces villes touristiques
23:47qui sont classées à part
23:49et qui ont une note
23:50qui est en adéquation
23:52avec,
23:54finalement,
23:54la fréquentation touristique.
23:56Merci beaucoup,
23:57Agnès Verdi-Molinier.
23:58Évidemment,
23:58on peut retrouver ça,
23:59comme d'habitude,
23:59sur le site de l'IFRAP.
24:00Sur le site de l'IFRAP,
24:02absolument,
24:02avec tous les détails,
24:03avec une fiche
24:04ville par ville
24:05et surtout les îles d'IFRAP.
24:06Si vous voulez savoir
24:06comment est gérée votre ville,
24:08vous avez qu'à aller
24:10Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
24:12Dans un instant,
24:12on va revenir sur ce choc pétrolier
24:13avec deux invités.
24:15Paul Marcel,
24:16qui est cofondateur
24:17de l'Atelier des Options.
24:18Vous avez eu
24:19beaucoup de spéculation.
24:20On se demande pourquoi,
24:21comment.
24:21Il va tout nous expliquer
24:22comment fonctionne ce marché.
24:24Et après,
24:25c'est Frédéric Plant,
24:26Conseil national
24:26de la Fédération française
24:27des combustibles,
24:28carburants et chauffage
24:30qui sera avec nous.
24:30Il était à Bercy tout à l'heure.
24:32A tout de suite.
24:33BFM Business et la Tribune
24:34présentent
24:37le 18-19
24:38d'Edwish Chevrillon.
24:43Retour dans le 18-19.
24:44On va parler évidemment
24:45de ce choc pétrolier.
24:46En tous les cas,
24:46ça a l'air de se confirmer.
24:48Le baril de pétrole
24:49est au-dessus des 100 dollars.
24:52Ce n'est pas prêt de s'arrêter.
24:53On voit bien qu'en tous les cas,
24:54l'Iran a décidé
24:55évidemment de cibler
24:57le pétrole
24:58qui peut entraîner
24:58un choc mondial.
25:00On va en parler
25:00avec deux invités.
25:01Paul Marcel,
25:03cofondateur de l'Atelier des Options,
25:04et Frédéric Plant
25:05qui est conseiller national
25:05de la Fédération française
25:07des combustibles,
25:08carburant et chauffage.
25:09J'en profite pour vous saluer,
25:10Frédéric Plant,
25:11puisque vous êtes déjà
25:12en studio avec nous.
25:13Vous étiez à Bercy.
25:14Vous allez me dire
25:14comment ça s'est passé.
25:15Et puis là,
25:16on va prendre la direction,
25:17je crois à peu près,
25:19de la Normandie
25:19ou de la Bretagne
25:20avec Paul Marcel
25:22qui est avec nous.
25:23Bonsoir Paul.
25:24Merci beaucoup d'être là.
25:26Oui, bonsoir.
25:26Vous avez créé
25:27l'Atelier des Options.
25:29Alors des options,
25:29c'est les options,
25:30les futures.
25:31L'idée,
25:32c'est d'expliquer aux gens,
25:33c'est faire de la pédagogie
25:34pour savoir comment ça marche.
25:36C'est une technique financière
25:38un peu compliquée.
25:39Et moi,
25:40si je vous ai demandé
25:40d'être avec nous,
25:41c'est de nous expliquer
25:42comment marche
25:43ce marché pétrolier
25:44qui est un marché
25:45un peu à part
25:46et qui,
25:46on voit bien,
25:47qui est complètement,
25:48qui subit une spéculation
25:51incroyable
25:51depuis le 28 juillet.
25:53février.
25:54Est-ce que vous pouvez nous dire
25:56grosso modo
25:56comment est-ce qu'il marche ?
25:59Quels sont les grands acteurs ?
26:00Comment ça marche ?
26:00Après,
26:01on rentrera dans le détail.
26:03Oui, d'accord.
26:04Tout à fait.
26:05Donc, il faut savoir
26:06qu'il y a deux types de pétrole.
26:07Déjà,
26:07vous avez le WTI crude oil
26:10qui se traite aux Etats-Unis.
26:11Et puis pour nous
26:12qui sommes concernés
26:13par le Brent
26:13qui va se traiter
26:14sur le marché
26:15de l'ice à Londres.
26:17Donc,
26:17ce sont des contrats futurs
26:19qui vont s'échanger
26:20entre les opérateurs
26:21et ces contrats futurs
26:22vont permettre
26:22de déterminer
26:23un prix entre l'offre
26:24et la demande.
26:25Donc,
26:26voilà.
26:26Votre question,
26:27c'était
26:27est-ce qu'il y a
26:27de la spéculation
26:28sur le pétrole ?
26:30Pas seulement.
26:30Il y a quand même
26:31un véritable problème d'offre
26:32puisqu'il ne faut quand même
26:33pas oublier
26:33que le détroit d'Ambouse,
26:35c'est 20%
26:36de la production mondiale
26:37qui transite
26:38par ce passage.
26:38Si ce passage est bloqué,
26:40les consommateurs
26:41ne sont plus livrés.
26:42Et donc,
26:42ils doivent se tourner
26:43vers d'autres marchés.
26:45Les clients des Iraniens,
26:46par exemple,
26:46c'est la Chine et l'Inde.
26:47Si les Chinois
26:49et les Indiens
26:50ne sont plus libres
26:50en pétrole,
26:51ils vont se tourner
26:51vers d'autres marchés.
26:52Et donc,
26:53il va y avoir
26:53une grosse demande
26:55de pétrole.
26:56Et donc,
26:56forcément,
26:57ils n'y offrent plus...
26:59Là,
26:59vous prenez un peu
27:00leur défense
27:00parce que là,
27:01aujourd'hui,
27:02ça peut s'expliquer
27:03parce qu'on voit bien
27:03qu'ils ont ciblé,
27:04ils ont tapé très fort,
27:05les Iraniens.
27:06Mais au départ,
27:08quand ça a explosé,
27:09avant même
27:10qu'on réalise
27:11qu'il y a un problème
27:12d'approvisionnement
27:13parce que pour l'instant,
27:14il n'y a pas de problème
27:15d'approvisionnement,
27:16il y a des réserves stratégiques
27:19qui ont été libérées.
27:20Donc,
27:20ils jouent à se faire peur
27:22ou ils jouent
27:22à faire de l'argent ?
27:24Non,
27:25alors,
27:26les marchés
27:26des contrats futurs,
27:28c'est un marché
27:28d'anticipation.
27:29Donc,
27:30il faut savoir
27:30qu'en fait,
27:31quand les marchés
27:32ont vu Trump
27:33déplacer
27:34ses porte-avions
27:35et donc sa marine
27:36vers l'Iran,
27:37déjà,
27:38les opérateurs
27:39anticipent éventuellement
27:40une attaque
27:41et donc,
27:42le prix du pétrole
27:42a monté
27:43par anticipation.
27:43Ensuite,
27:44il a explosé
27:45lors des attaques,
27:46effectivement,
27:46mais il y a toujours
27:47ce phénomène
27:48d'anticipation
27:48sur les marchés
27:50qui est tout à fait
27:51classique et normal.
27:52Après,
27:52il y a aussi
27:52un phénomène
27:53de plus long terme.
27:55Il y a quelque chose
27:56qui est assez prévisible
27:57sur les matières premières.
27:58On a vu
28:00déjà
28:00les métaux précieux
28:01qui ont beaucoup monté
28:02entre l'or
28:03et l'argent,
28:04par exemple.
28:04Et en fait,
28:05il faut savoir
28:05qu'en termes de cycle,
28:07lorsque les métaux précieux
28:09montent,
28:09il est très fréquent
28:10de voir par la suite
28:11l'énergie monter.
28:13Ce n'est pas vraiment
28:14une surprise
28:14de voir le pétrole
28:15monter.
28:15Après,
28:15exploser sur ces tarifs-là,
28:16c'est dû principalement
28:19aux attaques iraniennes,
28:19bien entendu.
28:20Mais une hausse,
28:21comme on a vu,
28:22passer de 60 dollars
28:23le Brent à 80,
28:25c'était quelque chose
28:25de plutôt logique.
28:27D'accord,
28:27ok.
28:28il y a beaucoup
28:29de contrats futurs
28:29en ce moment
28:30ou pas ?
28:32Il y a beaucoup de volume,
28:34oui,
28:34tout à fait.
28:34C'est avec ce qui se passe
28:35en Iran,
28:36les contrats exposés.
28:37Par exemple,
28:38en février,
28:38il y avait 28 500 000
28:40contrats sur le Brent
28:40qui se sont échangés.
28:42Donc,
28:42c'est vraiment colossal.
28:43À savoir qu'un contrat futur
28:45représente 1 000 barils.
28:47Donc,
28:47vous faites le calcul,
28:48ça fait vraiment
28:49beaucoup de barils
28:50qui se sont échangés.
28:51Et donc,
28:52les contrats futurs,
28:53ce n'est pas un marché
28:54purement spéculatif.
28:54qu'il faut comprendre
28:55aussi que c'est un marché
28:56qui sert à protéger
28:57les producteurs
28:58et les consommateurs.
28:59Par exemple,
29:00les grands acteurs
29:02du pétrole,
29:03c'est Total,
29:03Shell,
29:04British Petroleum,
29:06ils ont un coût
29:08d'extraction
29:08qui est par exemple
29:09de 50 dollars.
29:10Eh bien,
29:11s'ils veulent garantir
29:12ce prix d'extraction
29:13de 50 dollars,
29:14ils peuvent aller
29:14sur le marché du pétrole
29:16des futurs
29:16pour vendre un futur
29:18et donc se garantir
29:19un prix de vente
29:21quel que soit
29:22après le mouvement
29:22du pétrole.
29:23Qui sont les
29:25grands acteurs
29:25de ce marché
29:26du pétrole ?
29:28Comme je le disais,
29:30les producteurs.
29:31Il y a des producteurs
29:32qui vont eux
29:33extraire le pétrole
29:34et qui doivent se protéger.
29:35Je parle sur le plan financier,
29:36je parle sur le marché
29:38financier.
29:39On disait
29:40qu'il y avait
29:40beaucoup de grands acteurs
29:41qui se trouvaient
29:42à Genève,
29:42qui avaient une table
29:43autour duquel
29:44il y avait
29:44quelques traders.
29:46C'était eux
29:46qui jouaient
29:47les plus grosses positions.
29:48Est-ce que c'est encore vrai ?
29:50Est-ce qu'aujourd'hui…
29:51C'est plutôt
29:52la City à Londres
29:53qui est le centre
29:54névralgique
29:54du pétrole Brent.
29:56Ensuite,
29:56vous avez aux États-Unis,
29:57vous avez les places
29:58de New York
29:58et Houston
29:59et puis Genève
30:00bien plutôt
30:01en troisième position
30:02et après,
30:03vous avez aussi
30:03maintenant Singapour
30:04qui est une plaque
30:05tournante asiatique
30:06importante
30:06et puis Dubaï
30:07qui,
30:07depuis quelques années
30:08aussi,
30:09est en train
30:09de monter fortement
30:10au niveau
30:10des places financières.
30:12Est-ce que vous savez,
30:13j'imagine,
30:14enfin je sais que c'est
30:15peut-être compliqué
30:15pour vous de répondre,
30:16vous savez qu'il y a
30:17gagné beaucoup
30:18beaucoup d'argent
30:18là-dessus ?
30:19Quels sont ceux
30:22dans la spéculation ?
30:22Alors on ne peut pas
30:23vraiment le savoir
30:24mais les producteurs
30:25gagnent beaucoup d'argent
30:26puisque comme le prix
30:27du pétrole monte fortement,
30:29ce sont les premiers gagnants.
30:30Non mais dans la spéculation,
30:31dans la spéculation.
30:34Ah ben en spéculation,
30:35on ne le sait jamais.
30:36Après,
30:36vous avez certainement
30:38entendu les nouvelles
30:39comme aux États-Unis,
30:40il y a beaucoup
30:41de délits d'initiés
30:42qui sont en train
30:43parment d'émerger.
30:44Je pense que ça fait partie
30:45de ces gens-là
30:47qui vont être,
30:48j'espère un jour ou l'autre,
30:49inquiétés
30:49par les autorités
30:50parce que je pense
30:51qu'effectivement
30:51il y a des délits d'initiés
30:52qui ont de plus en plus
30:55importants.
30:55Président,
30:56c'est ce qu'on dit
30:56en tous les cas.
30:58C'est les rumeurs
30:59effectivement,
31:00c'est ce qu'on dit.
31:01Juste en conclusion,
31:03Paul,
31:03merci de ces éclairages.
31:05Qu'est-ce qui pourrait faire
31:08calmer la spéculation ?
31:09Alors,
31:10bien sûr,
31:10l'arrêt de la guerre,
31:11ça merci,
31:12ça je l'aurais trouvé
31:12toute seule.
31:13Non mais est-ce que,
31:14qu'est-ce qu'ils regardent ?
31:14Quels sont les clignotants
31:16qu'ils surveillent ?
31:19Vous avez vu,
31:19ça bouge très vite,
31:20il suffit d'une déclaration
31:21de Trump
31:22ou alors de l'agence
31:24gouvernementale de l'énergie
31:25pour dire qu'ils vont
31:26débloquer les stocks
31:26pour faire baisser les prix.
31:28Alors,
31:28débloquer les stocks,
31:30ça ne va marcher qu'à un moment
31:31puisque les stocks,
31:32il y a pour à peu près
31:33une vingtaine de jours de stock,
31:34donc si la guerre dure plus longtemps,
31:35les stocks ne suffiront pas.
31:37Après,
31:37en termes purement spéculatifs,
31:39ce qui peut freiner un petit peu
31:42l'explosion des prix,
31:43c'est l'augmentation des marges
31:45par les exchanges,
31:47les places boursières.
31:48Les places boursières
31:48comme l'ICE,
31:49par exemple pour le Brent,
31:50elles peuvent augmenter les marges.
31:51C'est ce qui s'est passé
31:52un petit peu sur l'argent.
31:55Sur l'argent,
31:55il y a eu une très forte augmentation
31:56des marges par l'exchange
31:58et donc du coup,
31:59les spéculateurs,
32:00ce qui a un gros effet de levier
32:01sur le pétrole.
32:03Donc l'effet de levier
32:04du coup est amplifié
32:06quand on augmente les marges
32:07et donc les opérateurs
32:08sont obligés de liquider
32:10leur position.
32:10Donc c'est ce qui s'est passé
32:11sur l'argent,
32:12ça fait baisser les prix de l'argent.
32:14C'est ce qui peut se passer
32:15sur le pétrole,
32:16ça pourrait être
32:17l'augmentation des marges
32:18pour réduire la spéculation.
32:20Merci beaucoup
32:21de ces éclairages,
32:21Paul-Marcel.
32:22Je crois que c'est important
32:23comme on va en parler beaucoup,
32:24on en a beaucoup déjà
32:28analysé, décrypté.
32:29C'est intéressant d'avoir justement
32:30un peu les fondamentaux
32:31de ce marché.
32:31Merci d'avoir été avec nous.
32:33Je rappelle l'atelier
32:33des options,
32:34on peut vous trouver
32:35sur Youtube,
32:36partout,
32:36sur tous les réseaux sociaux
32:37où justement vous expliquer
32:38comment ça marche.
32:39Merci beaucoup.
32:41Merci.
32:42Tout de suite,
32:43Frédéric Plan est avec nous.
32:47Le 18-19 d'Edwige Chevrillon
32:50sur BFM Business.
32:53Bonsoir Frédéric Plan.
32:54Bonsoir.
32:55Merci d'être là.
32:56Je rappelle que vous êtes
32:56conseiller national
32:57de la Fédération française
32:58des combustibles,
32:59carburants,
33:00échauffages,
33:01ou plus simplement
33:01la F2F3C,
33:04parce que c'est un peu plus court.
33:06Vous êtes, grosso modo,
33:07vous représentez
33:08les professionnels
33:08de la distribution des énergies,
33:10le fuel,
33:10le domestique,
33:11le gazole,
33:12et puis les distributeurs,
33:14les stations de services indépendants.
33:15Vous étiez à Bercy tout à l'heure.
33:16Oui.
33:18Et il en est sorti quelque chose.
33:19Est-ce que vous vous êtes dit
33:20tiens, j'ai perdu ma journée,
33:21ou au contraire,
33:22vous en êtes sorti en disant
33:24on va arriver à faire baisser
33:25le prix du prix à la pompe ?
33:29Il y avait deux réunions à Bercy.
33:31Il y en aura une troisième demain
33:32spécifiquement sur le gazole pêche.
33:34Pour aujourd'hui,
33:34il y avait une réunion consacrée
33:35au gazole non routier,
33:36c'est-à-dire à la fourniture
33:39de gazole aux agriculteurs.
33:41Le jargon, c'est GNR, OK,
33:42avec la ministre Genevart
33:44et la ministre de l'Énergie.
33:47Et puis ensuite,
33:47une réunion plus élargie,
33:49cette fois-ci,
33:50des fournisseurs pétroliers,
33:51des différents acteurs
33:52de la logistique pétrolière
33:54et de la distribution.
33:56Alors,
34:00pour les pouvoirs publics,
34:01les solutions
34:04pour calmer le jeu
34:05sont assez peu nombreuses.
34:07nombreuses.
34:08Et évidemment,
34:09il y a un appel
34:10à la tempérance,
34:11en quelque sorte,
34:12de la part des pouvoirs publics
34:14qui est de dire
34:15« faites de votre mieux,
34:16en quelque sorte,
34:17pour que les prix
34:18ne dégénèrent pas de trop. »
34:21Et surtout,
34:21je ne veux pas voir
34:22un acteur
34:23qui abuserait,
34:24etc.
34:25Et puis,
34:25un engagement,
34:27quand même gouvernemental,
34:28de dire
34:28« si la situation
34:29devait perdurer
34:30et de devenir un peu intable,
34:31les solutions
34:31que nous aurions à trouver,
34:32nous les trouverions ensemble. »
34:34Et c'est assez important,
34:36car,
34:36je le dis,
34:37le diable est dans les détails
34:38quand on décrète quelque chose
34:39sans concertation.
34:41On s'en fait attention
34:42à vos mots,
34:43aux mots que vous utilisez.
34:44Est-ce que vous avez le sentiment,
34:45est-ce que vous avez eu
34:46le sentiment,
34:47ou peut-être encore maintenant,
34:49d'être des boucs émussaires,
34:50ou est-ce que vous êtes
34:51des profiteurs de guerre,
34:53pour reprendre l'expression
34:54ne vous visant pas spécialement
34:56le Premier ministre ?
34:58Alors,
34:59oui et non.
35:00J'entends par là que...
35:03Oui, sur quoi ?
35:03Vous êtes un profiteur de guerre ?
35:05Non,
35:06sur le fait que
35:07les représentants du gouvernement
35:09reconnaissent
35:10qu'ils n'ont pas détecté
35:11d'abus
35:12sur les prix de vente,
35:17en mettant en place
35:18des contrôles
35:19qui,
35:20en fait,
35:21ont simplement détecté
35:22qu'il y avait
35:22des stations de service.
35:23Les dysfonctionnements,
35:24c'est tout.
35:24Dysfonctionnements
35:25pour le site internet,
35:26tout à fait,
35:27mais d'ailleurs,
35:28un taux qui n'est pas supérieur
35:30à l'habitude.
35:31Donc,
35:32rien à voir
35:32avec le choc des prix.
35:34Mais,
35:35il y a quand même
35:35les prix qui ont augmenté
35:36d'une manière très forte,
35:37soudainement.
35:38Alors là,
35:38j'en reviens à l'exposé
35:39de votre spécialiste précédent.
35:42non pas pour le contredire,
35:45non pas pour le contredire,
35:45mais pour préciser
35:46qu'en ce qui concerne
35:47les prix de la distribution
35:48dont je représente
35:49un certain nombre
35:50d'entreprises ici
35:51et qui sont répercutés
35:53aux consommateurs,
35:53professionnels ou ménages,
35:55on se fiche complètement
35:56du Brent ou du WTI.
35:58C'est la cotation
35:59des produits finis,
36:00heure par heure,
36:01qui fait le prix du produit
36:02acheté le lendemain
36:03sur le marché français.
36:04Donc,
36:04c'est la cotation
36:05des produits finis,
36:07essentiellement,
36:07sur la place
36:08qu'on appelle
36:08le plat,
36:09donc Rotterdam.
36:10Voilà,
36:11Londres ne sert pas
36:12à filer pour le jour.
36:13Ce que je voulais dire pas,
36:15c'est que,
36:15en fait,
36:17les prix n'ont pas bougé.
36:19C'est-à-dire,
36:19après la hausse,
36:20il y a eu un léger reflux,
36:22mais en termes de...
36:22Il y a encore pris l'essence
36:23tout à l'heure,
36:23je peux vous dire
36:24que les prix ont bougé.
36:25Moi,
36:25je parle des cotations
36:27qui vont faire le prix
36:28de demain
36:28sur le marché de gros.
36:29Quand je dis
36:30que ça n'a pas bougé,
36:30pardon,
36:30ça n'a pas bougé
36:31après la hausse,
36:32significative.
36:33En gros,
36:33pour des valeurs,
36:34nous sommes passés
36:39qui est le produit
36:39le plus tendu
36:40et donc celui
36:40qui a augmenté le plus
36:42jusqu'à 1 200
36:43et aujourd'hui,
36:44on est à 1 150.
36:46Donc,
36:46il y a une sorte de plateau,
36:47mais c'est un plateau
36:48très élevé.
36:49C'est-à-dire que
36:49la hausse des prix
36:49qui a été enregistrée
36:51sur la distribution,
36:53sur la consommation,
36:56je ne la vois pas baisser
36:57comme ça par miracle.
36:59Et j'en reviens
37:00à la réunion de Bercy.
37:02J'ai un peu de surprise,
37:03mais au sortir de cette réunion,
37:05de tomber sur des déclarations
37:06ministérielles
37:07qui expliquent
37:08que les prix vont baisser
37:08de 10 à 30 centimes.
37:10Ah oui.
37:11Ben oui.
37:12Je ne sais pas, non ?
37:12Ils vous ont convaincus.
37:14Ils vous ont...
37:14Ah ben nous,
37:15la conviction de nos entreprises,
37:17c'est le prix
37:18auquel elles accèdent,
37:19qu'elles achètent,
37:20qu'elles répercent.
37:20Vous avez vu aussi
37:20les déclarations,
37:21pardonnez-moi,
37:22Frédéric Plain,
37:23mais vous avez vu
37:23les déclarations...
37:24Alors c'était avant.
37:26Aujourd'hui,
37:26il s'est passé quelque chose.
37:27On est d'accord ?
37:28Je veux dire que les Iraniens
37:29ont dit qu'il n'y aura pas
37:30une goutte de pétrole
37:31qui va sortir du détroit d'Hermouz.
37:33Donc la situation s'est tendue.
37:34Vous avez entendu comme moi
37:36l'éclaration de Michel-Édouard Leclerc
37:38qui s'était engagée ce week-end
37:39à baisser de 30 centimes.
37:40C'est vrai.
37:41C'est la salle aussi de...
37:42Alors c'est pas les déclarations.
37:44...de Dominique Schellcher.
37:44Bon.
37:45C'est pas les déclarations.
37:45C'est possible.
37:47C'est possible de le dire.
37:49C'est possible de le dire.
37:50OK.
37:51Ensuite, on jugera très vite.
37:53Ce que je veux dire par là,
37:54c'est que contrairement
37:55à ce que tout le monde espérait,
37:57c'est-à-dire un reflux
37:58des marchés de produits finis,
37:59pas du Brent,
38:02grâce à l'annonce de l'AIE
38:04et à l'annonce française
38:06de mettre des stocks de sécurité
38:07sur le marché
38:08pour essayer de calmer le jeu,
38:09eh bien les prix n'ont pas baissé.
38:11Ça ne servait à rien.
38:12Je ne dis pas ça.
38:12Peut-être que ça ne servait à rien.
38:13Pour l'heure, ça n'a pas baissé.
38:14Et avant même...
38:16Coup d'épée dans l'eau.
38:16Et avant même
38:17les attaques tankaires d'aujourd'hui,
38:20après ces annonces-là,
38:22le marché n'avait pas bougé à la baisse.
38:24Donc, je ne suis pas optimiste
38:25sur la capacité des opérateurs
38:28à répercuter des baisses
38:29qu'ils n'ont pas dans leur prix d'achat.
38:32D'accord.
38:32Donc, ça veut dire
38:33qu'on va continuer
38:34à avoir des prix élevés.
38:36Si on considère
38:38que les cotations d'aujourd'hui
38:39et même de ce soir
38:40sont celles qui vaudront
38:41pour demain,
38:42pour toute la semaine,
38:43les prix ne bougeront pas.
38:46Et quant à l'engagement
38:49auquel les pouvoirs publics
38:51appellent les professionnels,
38:53à l'évidence,
38:54bien sûr,
38:55que tout le monde est d'accord là-dessus.
38:56Et d'ailleurs,
38:57il n'y a pas eu d'abus.
38:58Les professionnels,
38:58en tout cas,
38:59les professionnels
39:00qui sont représentés par FF3D,
39:01disent simplement
39:02qu'ils s'engagent
39:02à être corrélés au marché,
39:04à baisser,
39:05mais à augmenter.
39:06Est-ce que ce n'est pas en fait
39:06parce qu'il y a
39:07les distributeurs indépendants,
39:08vous représentez aussi
39:09les distributeurs indépendants
39:10qui, eux,
39:11sont des plus petites entreprises
39:12et donc qui ont,
39:13souvent,
39:14sont des endroits
39:15un peu plus compliqués,
39:16avec des obligations
39:17un peu plus lourdes.
39:18Est-ce que c'est...
39:19En fait,
39:20j'ai envie de dire,
39:20c'est eux principalement
39:21qui font augmenter les prix,
39:23non ?
39:23Qui ont augmenté les prix.
39:24Non, oui.
39:25Enfin, non.
39:26Oui ou non ?
39:27Non, mais en fait,
39:28oui et non.
39:28C'est-à-dire qu'en fait,
39:29bien sûr qu'il arrive
39:30qu'ils aient souvent
39:31des prix décalés,
39:33notamment en matière de hausse,
39:34mais aussi en baisse.
39:35Peu importe.
39:36Mais c'est parce que
39:37leur prix d'achat
39:38est plus élevé.
39:40Je vais vous prendre
39:40un exemple
39:41de distinction des marchés.
39:43Vous avez le marché
39:44des stations-services,
39:45indépendante ou pas,
39:46puis le marché
39:46des livraisons directes
39:48aux transporteurs,
39:49aux agriculteurs,
39:50etc.
39:50Très bien.
39:52Les stations-services
39:53sont prioritaires
39:53en termes d'approvisionnement.
39:54Parce qu'elles ont
39:55des contrats d'approvisionnement
39:56en volume,
39:57indexés avec le prix
39:58de marché de place.
39:59Mais sur le marché
40:00d'approvisionnement
40:01des transporteurs,
40:02des agriculteurs,
40:02c'est du spot,
40:03c'est-à-dire qu'ils achètent
40:04au jour le jour
40:04et les distributeurs
40:06répondent à la demande
40:06au jour le jour.
40:07Donc c'est les agriculteurs
40:08qui sont en fait
40:09les plus pénalisés.
40:10Les agriculteurs
40:11prennent un choc de prix
40:13en valeur.
40:14Alors, il est d'autant
40:14plus énorme
40:15qu'il est psychologiquement
40:18plus important.
40:18J'ai dit psychologiquement.
40:19Pourquoi ?
40:20Parce que la hausse
40:21en valeur absolue
40:22est à peu près la même.
40:24Mais comme il y a
40:25très peu de taxes
40:26sur le gasoil non routier,
40:28en pourcentage,
40:29la hausse apparaît
40:30considérable.
40:30Vous voyez ?
40:31Donc il y a à la fois
40:32une réalité de la hausse
40:33et puis un choc psychologique
40:35au surplus
40:36pour le monde agricole
40:37parce qu'il n'y a pas de taxes.
40:37Ah oui, parce que moi
40:38j'ai eu un agriculteur
40:38qui me disait
40:39si je viens de faire
40:39le plein 1000 euros,
40:42eh bien il y avait
40:43364 euros supplémentaires.
40:46Ça, c'était l'indic.
40:47Oui, c'est tout à fait.
40:48Donc c'est énorme.
40:49Oui, oui, c'est énorme.
40:50Et la mauvaise conjonction
40:52fait que les agriculteurs
40:54sont arrivés en demande
40:56en même temps
40:56que les événements
40:57et l'explosion des prix
40:59sur les marchés internationaux
41:00répercutés le lendemain
41:01sur les marchés français.
41:03Bon.
41:04C'est-à-dire pourquoi ?
41:05Parce que la météo
41:05s'est mis au beau,
41:06ils commencent les travaux
41:07alors qu'auparavant
41:08la météo faisait
41:09qu'ils ne travaillaient pas.
41:10Vous avez raison.
41:11ils arrivent sur le marché,
41:12sur un marché gasoil
41:13au surplus tendu
41:14même s'il n'y a pas
41:15de problème d'approvisionnement
41:16c'est un marché qui est tendu.
41:16Oui, parce qu'il n'y a pas
41:17de pénurie,
41:18il n'y a pas de problème
41:18d'approvisionnement.
41:19Il y en aura peut-être.
41:20Alors ça, vous me direz,
41:21c'est l'anticipation
41:22dont parlait tout à l'heure
41:24Paul Marcel.
41:25Mais pour l'instant,
41:26il n'y a pas de problème
41:26d'approvisionnement,
41:27il n'y a pas de pénurie.
41:29Non, j'entendais tout à l'heure
41:30que sur le terme spéculation,
41:33mais la spéculation,
41:34en fait,
41:34c'est effectivement
41:35prévoir l'avenir.
41:36C'est de l'anticipation, oui.
41:37C'est de l'anticipation.
41:38Cependant...
41:39Vous commencez à avoir
41:40des problèmes d'approvisionnement
41:41ou pas ?
41:42Alors il y en a eu
41:43dès le début, pourquoi ?
41:44Parce qu'il y a des coûts
41:44d'accordéon.
41:45Quand la demande s'affole,
41:47il est évident que la logistique
41:48va prendre un peu de retard
41:49pour le réapprovisionnement.
41:50Voilà.
41:50Aujourd'hui,
41:51la demande est très calme.
41:52Je reviens sur les agriculteurs
41:54parce qu'eux en ont besoin
41:54pour leurs travaux agricoles.
41:56Sur les autres marchés,
41:57ça s'est vraiment stabilisé,
41:58calmé,
41:59donc tout va bien.
42:00Ce que je voulais simplement dire,
42:03c'est que les marchés,
42:06et c'est mon point de vue,
42:07et je le dis personnel,
42:09sur les trois premiers jours,
42:11je parle du marché international,
42:12national, en matière de spéculation,
42:14a connu des hausses
42:15que je n'avais jamais vues
42:17de ma carrière,
42:18sans une explication rationnelle
42:19puisqu'en fait,
42:21il n'y avait pas de problématique
42:23de ressources.
42:24Or, quand les prix augmentent
42:26sur un marché normal,
42:27c'est en général lié au fait
42:28que la ressource diminue.
42:29C'est pour ça que je parle
42:30de spéculation.
42:31Eh bien, je vous accorde que oui,
42:33moi ça m'apparaît être
42:33une spéculation tout à fait formidable.
42:35Ce que je regrette,
42:36c'est que ça n'ait pas été traité,
42:38analysé,
42:38ne serait-ce qu'au niveau européen,
42:40et qu'on parle en effet,
42:42en France en tout cas,
42:43de la question des réseaux de distribution
42:44et puis du distributeur final
42:46qui est, vous voyez,
42:47dont on a presque fait comprendre
42:50qu'il a besoin.
42:50Est-ce que vous pouvez,
42:50je rappelle donc,
42:51vous êtes le patron
42:52de la Fédération française
42:53des combustibles,
42:54carburants et chauffages,
42:55Frédéric Plans,
42:55est-ce que vous pouvez vous engager ?
42:57Alors, c'est Sébastien Lecornu
42:59qui vous a demandé,
43:00le Premier ministre.
43:01Là, vous avez tout de suite
43:02répercuté la hausse,
43:04mais donc là,
43:05à supposer qu'il se passe
43:06quelque chose de positif
43:07sur le front iranien,
43:10est-ce que vous pouvez vous engager
43:11à dire,
43:12ok, dès que ça va mieux,
43:13dès que ça baisse,
43:14on va baisser ?
43:15Alors,
43:16en tant qu'organisation professionnelle,
43:18l'engagement,
43:19c'est d'appeler les entreprises
43:20à cette tempérance.
43:22Cependant,
43:23je me demande
43:23si c'est utile
43:24de leur rappeler,
43:25quand une entreprise
43:26est décalée en termes de prix
43:27par rapport à la concurrence,
43:28elles ne vendent plus rien.
43:29Donc,
43:29elles s'adaptent d'elles-mêmes
43:30à la concurrence
43:31en baissant les prix.
43:32Donc,
43:33je dirais que
43:33c'est une attitude habituelle
43:35et normale
43:36que des hausses,
43:38que des baisses
43:38parce que le marché
43:39est concurrentiel.
43:40Il y a combien de...
43:41En tout,
43:42il y a 10 000 stations
43:43d'essence en France ?
43:45Alors,
43:45il y a 11 000 stations
43:46ouvertes au public
43:47et vous en avez
43:48à peu près un millier
43:49qui sont réservées
43:50à des flottes captives
43:52sous carte.
43:53D'accord,
43:54donc c'est pour ça
43:54que je dis 10 000,
43:55mais effectivement...
43:56Il y a 3 000 indépendants ?
43:58Il y a un peu plus,
43:59oui,
43:593 400 stations indépendantes.
44:02Lorsque vous voyez
44:03ce que Total Energy
44:05s'est engagé,
44:05justement,
44:06en disant,
44:06voilà,
44:06plafonner 1,99,
44:072 euros,
44:10vous dites quoi ?
44:11Je vous vois...
44:11Eh bien,
44:12à l'instant où nous disions
44:13que tout le monde
44:14espérait des baisses
44:15de prix,
44:17l'opérateur en question
44:19a dit que son plafond
44:20était désormais
44:21à 2,09,
44:23et non plus à 1,99.
44:24Donc on voit bien
44:25que ce sont des opérateurs
44:26sérieux qui,
44:27évidemment,
44:27comme les autres suivent,
44:28peut-être mieux encore
44:29les marchés,
44:30et ne font que constater
44:31une situation
44:32que tout le monde regrette,
44:34mais qui est là.
44:35Oui.
44:36Donc,
44:37en tous les cas,
44:38pour l'instant,
44:39il n'y a pas tellement
44:39de perspectives positives.
44:42Bien.
44:43Il y a une petite déception,
44:45mais peut-être
44:45va-t-elle être corrigée,
44:47à savoir,
44:48avoir remis
44:48des stocks de sécurité
44:49qui vont arriver
44:50progressivement sur le marché,
44:51ça aura peut-être
44:52un effet sur les prix.
44:53Mais ça reste à démontrer.
44:55Est-ce que vous avez le sentiment,
44:56je vais commencer en disant
44:57est-ce que vous êtes
44:58les boucs émissaires
44:59ou vous êtes
45:01les profiteurs de guerre,
45:02vous avez dit
45:03un petit peu des deux,
45:04mais en même temps,
45:05le gouvernement,
45:05il s'est fait un coup de com'
45:06sur vous.
45:07Il a montré,
45:09il a cherché à montrer
45:10qu'il pouvait faire
45:10quelque chose,
45:12puis finalement,
45:12il s'est rendu compte
45:13qu'il ne pouvait pas
45:13parce qu'il ne peut pas
45:14jouer sur vos marges.
45:15Si ?
45:16Il peut influer
45:18sur vos marges ?
45:18Je vais venir,
45:19mais cela étant,
45:19pour ce que vous dites,
45:20je partage votre point de vue.
45:22Je ne sais pas,
45:22mais c'est une question,
45:23il y avait un point d'interrogation.
45:24Non, moi j'avais créé
45:25une affirmation
45:26et donc je suis d'accord
45:28avec vous.
45:28Je me demande d'ailleurs
45:29si ça ne se poursuit pas
45:31sous une autre forme
45:32puisque le gouvernement
45:33a annoncé
45:33qu'il y aurait des baisses
45:34de 10 à 30 centimes
45:35sur les stations de service
45:36dans les jours à venir.
45:37Ah bon ?
45:40Et si jamais cela se produit
45:42sur un opérateur
45:43qui promet jusqu'à 30 centimes,
45:45mais qu'il fasse profiter
45:46tous les réseaux
45:47de cette capacité de faire
45:51qu'on ne connaît pas,
45:51qui n'est pas accessible
45:52à nos entreprises.
45:53Donc c'est irréaliste.
45:56Ben allez-y !
45:57En l'état actuel du marché,
45:59je dirais que je ne vois pas
46:01vraiment comment cela
46:02serait possible.
46:04Oui.
46:04Donc,
46:05mais ça vous l'avez dit
46:06ce matin à Bercy ?
46:08Oui.
46:09Et on vous a répondu quoi ?
46:14Alors,
46:15comment vous dire ?
46:15La politique était
46:17dans un autre régime,
46:18c'est ça, non ?
46:20Non,
46:20c'est assez difficile
46:22de commenter
46:23les annonces
46:24de tel ou tel réseau
46:25parce qu'on ne sait pas
46:26pourquoi les annonces.
46:27Je veux dire,
46:27en fait,
46:28n'y a-t-il pas quelque part
46:29une annonce
46:30de type marketing
46:31en disant
46:31je suis toujours
46:32le moins cher,
46:33surtout,
46:33et donc là,
46:33je vais être
46:34formidablement le moins cher.
46:35Encore une fois,
46:36j'aimerais qu'on en reparle
46:37dans quelques jours.
46:39Oui,
46:39même déjà,
46:40à mon avis,
46:40même déjà ce soir,
46:41on remarque la situation
46:42s'est tendue
46:43et donc peut-être
46:44que les déclarations
46:45sont caduques.
46:45Cela étant,
46:47il y a quand même
46:47une petite astuce,
46:49une carte secrète
46:50mais qui est un report
46:51dans l'avenir.
46:54Indépendamment
46:54de la fiscalité directe,
46:56les carburants
46:56supportent une obligation
46:57dite de certificat
46:58d'économie d'énergie
47:00qui a beaucoup augmenté
47:01et qui représente
47:03pour le consommateur
47:03aujourd'hui
47:0415 centimes du litre,
47:0515 centimes du litre.
47:06Alors,
47:06un opérateur
47:07pourrait peut-être
47:08dire,
47:09finalement,
47:10je ne vais pas l'intégrer
47:11dans les prix,
47:12je verrai plus tard,
47:13je fais quand même
47:13les opérations.
47:14Vous voyez,
47:14c'est un jeu
47:16économiquement...
47:16Oui,
47:16c'est important
47:17ce que vous dites,
47:18c'est-à-dire que
47:18ce n'est pas
47:18la baisse de la fiscalité
47:19et la baisse de la TVA
47:20comme certains le demandent.
47:22Il y a une sorte
47:22de parafiscalité
47:23sur laquelle on peut dire
47:24tiens,
47:25je la mets de côté,
47:26je verrai plus tard.
47:27Est-ce que le blocage
47:29des prix,
47:29vous en pensez quoi ?
47:31Le blocage des prix,
47:32vous en bafouillez ?
47:33Oui,
47:34d'abord,
47:34on s'est mis d'accord
47:34avec le gouvernement,
47:36ça n'est pas possible
47:36parce que bloquer des prix
47:37alors que les prix
47:38sont fixés à l'international,
47:40c'est simplement
47:41de ne plus pouvoir
47:41acheter les produits.
47:42Voilà,
47:42c'est aussi simple que ça.
47:44Maintenant,
47:44on peut bloquer les marges
47:45mais il ne s'agit pas
47:46de bloquer les marges
47:47sur un chiffre
47:48qui sortirait
47:49d'un tiroir
47:49d'une administration.
47:51Bloquer les marges
47:52telles qu'elles étaient
47:52pratiquées par les entreprises
47:54individuellement
47:56avant cette crise,
47:57ma foi,
47:57pourquoi pas,
47:58ça se regarde,
47:58mais je voudrais
47:58donner un chiffre.
48:00Oui,
48:00je sais,
48:00je suis trop long.
48:02Le débit des stations-service
48:03ça varie de 1 à 12.
48:05Les petites stations-service
48:06indépendantes
48:07font 12 fois moins de volume
48:08qu'une station-service
48:11de la grande distribution.
48:11Comment voulez-vous
48:12que les marges soient identiques ?
48:14Voilà,
48:14oui,
48:15c'est QFD,
48:15encore une fois.
48:17Merci beaucoup
48:17Frédéric Plante
48:18de vos explications.
48:19Frédéric Plante,
48:20Conseil national
48:21de la Fédération française
48:21des combustibles,
48:22carburants et chauffages
48:23et puis une réunion
48:25demain et les autres
48:26parce qu'à mon avis
48:27il y en aura forcément d'autres.
48:28Merci beaucoup.
48:29Voilà,
48:29c'est la fin de ce 18-19.
48:31Tout de suite,
48:31vous retrouvez Stéphanie Collot
48:32pour son grand journal de l'écho.
48:33Bonne soirée,
48:35très bonne soirée.
48:38Le 18-19
48:40d'Edwige Chevrillon
48:41sur BFM Business.
48:42Sous-titrage Société Radio-Canada
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