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  • il y a 8 heures
Ce mercredi 15 avril, Antoine Larigaudrie a reçu Gaël Sliman, président d'Odoxa, et Marion Chapel-Massot, dirigeante et fondatrice de DeCarion Gestion Privée, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:04Oui, le déchiffrage encore, on joue un petit peu les prolongations
00:07parce qu'il y avait quand même beaucoup, beaucoup d'enseignements
00:09vraiment super intéressants de ce baromètre de l'épargne.
00:14Odoxa Groupama et Gaël Slimane qui est resté avec nous,
00:17ainsi que Marion Chapelle-Masso de Decarion.
00:20Il y a quand même, moi, une donnée qui me saute aux yeux,
00:24c'est quand même un tiers des épargnants français à modifier
00:27ou va ou veut modifier son épargne à cause de la guerre en Iran.
00:31Et encore une fois, on revient à ce qu'on disait au début d'émission,
00:34on est quand même les premiers à dire toute la journée.
00:37Paniquez pas, ne touchez pas à vos allocations long terme,
00:40c'est pas parce que c'est la guerre, c'est pas parce que c'est la crise financière,
00:42c'est pas parce qu'il y a le crédit privé aux États-Unis qui menace,
00:47qu'il faut changer quoi que ce soit à vos allocations.
00:50Gaël, qu'est-ce qu'on peut dire sur cette donnée ?
00:53On peut dire que tous les experts de l'épargne,
00:56Marion en face de moi, Groupama qui est le partenaire de notre baromètre,
01:01tous les gens qui travaillent autour de l'épargne vont avoir du boulot,
01:04ont un potentiel chumpéterien, on va dire,
01:07destruction créatrice, de la crise peut naître des opportunités,
01:10parce qu'il y a un besoin, il y a une attente de la part des épargnants.
01:15Soit, c'est ce que vous présentez, vous avez raison Antoine,
01:18pour une majorité d'entre eux, plutôt frileux,
01:20qui ont peur et qui se disent j'aimerais avoir une épargne sûre,
01:23mais comme on l'a dit tout à l'heure, je ne crois plus au livret,
01:26à l'assurance vie, aux produits classiques vers lesquels on allait.
01:29Et donc, j'aimerais bien savoir ce que je peux faire de mes sous.
01:33Et puis, il y a les quelques-uns, les clients de Marion peut-être,
01:36ou quelques-uns de ses clients, qui se disent,
01:39de ces situations de crise peuvent naître des opportunités d'investissement.
01:43Alors, on parle de gens qui ont plus d'argent
01:46et qui peuvent prendre peut-être davantage de risques,
01:48et qui, eux aussi, dans des contextes comme ceux-là, ont besoin de conseils.
01:52En tout cas, c'est ce que nous disent les épargnants, pour une majorité d'entre eux,
01:5553% des épargnants et 56% de ceux qui épargnent le plus
01:58nous disent qu'en ce moment,
02:00ils auraient bien besoin d'être accompagnés et conseillés.
02:03Et on a, par ailleurs, sur une autre question,
02:0580% des Français qui nous disent que,
02:09oui, c'est le rôle quand même de toutes ces boîtes
02:11qui accompagnent les gens, les banques, les assurances,
02:13les conseillers en gestion de patrimoine,
02:15de mieux former, mieux expliquer aux gens,
02:17pour qu'ils soient moins perdus.
02:19Marion Chapelle-Masso, là, je me tourne vers la pro du patrimoine.
02:23C'est précisément, oui, dans ces moments-là
02:25qu'on a besoin d'aller voir son conseiller
02:27pour que, déjà, il tempère les choses
02:29et qu'il nous empêche de faire...
02:30Parce que, voilà, modifier son épargne,
02:32modifier ses investissements de long terme
02:35parce qu'il y a la guerre, parce que ceci, cela,
02:37ben, c'est...
02:38Il y a peut-être des opportunités,
02:40mais il y a aussi, et on l'a vu tout à l'heure avec le PEA,
02:43on peut se tromper, on peut faire des erreurs d'aiguillage,
02:46surtout à cause d'un environnement très lourd.
02:48Et je suppose que, là, voilà,
02:50votre rôle joue à plein en matière d'éducation financière,
02:53de tempérance et d'un peu d'explication, tout ça, aux clients.
02:57Oui, alors, c'est sûr que l'éducation financière,
02:59pour nous, chez De Carillon, est primordiale.
03:03D'ailleurs, je me déplace régulièrement dans des collèges, des lycées
03:07pour aller expliquer, ma dernière en date étant dans une classe de CM2,
03:12donc des enfants de 10 ans,
03:14expliquer ce qu'était une tirelire
03:16et pourquoi laisser son argent dans la tirelire
03:19n'était pas forcément un bon plan pour eux.
03:23Je crois qu'il y a un gros manquement en France
03:25sur l'éducation financière
03:27et que c'est des matières qui devraient être enseignées
03:30dès le plus jeune âge,
03:32en prenant des concepts simples.
03:34Ça, c'est le premier point.
03:35Et en plus, pourquoi pas,
03:37pour les gens qui ont la faculté de faire des études supérieures,
03:42là, on passe encore des caps
03:43où on a des chefs d'entreprise,
03:45notamment des professions libérales, des médecins,
03:47qui n'ont jamais, jamais, jamais
03:49étudié une déclaration d'impôt
03:51et qui sont donc des personnes potentiellement
03:54qui vont gagner beaucoup d'argent
03:55et qui ne savent même pas
03:56ni comment investir,
03:58ni pourquoi ils travaillent
04:01et comment ils vont être imposés.
04:02Donc ça, c'est vraiment un gros, gros manquement
04:04à notre système
04:06et donc on le prône
04:08et j'en fais souvent la publicité.
04:13Je souhaite vraiment qu'on progresse là-dessus.
04:16Ensuite, il est clair qu'en matière de pédagogie,
04:20c'est quasiment 50% de notre métier.
04:24Pourquoi ? Parce que c'est la volatilité le problème,
04:27la volatilité.
04:28Dès qu'il y a un marché volatile,
04:30quelle qu'en soit la cause sous-jacente,
04:32on a des peurs, des angoisses qui remontent, etc.
04:35Et surtout, envie de vendre.
04:37Parce que quand les marchés baissent,
04:39c'est bien simple, quand les marchés montent,
04:41on pense qu'on a tout bon.
04:42Quand les marchés baissent,
04:43on pense qu'on a eu tort.
04:45Sauf que la seule façon de régler ce problème,
04:49c'est d'avoir un cap, une stratégie.
04:51Le cap, la stratégie,
04:53c'est d'avoir une stratégie court terme
04:55pour les dépenses courantes,
04:57une stratégie moyen terme
04:58pour prendre un peu de risques,
05:00mais qui reste liquide,
05:01et une stratégie long terme
05:02pour prévoir sa retraite
05:07et peut-être avec des placements
05:10qui sont moins liquides,
05:11comme type le private equity.
05:13Des trucs un petit peu plus risqués,
05:14ou le temps est votre allié, justement.
05:16Voilà.
05:18Mais après, nous, on adore la volatilité,
05:20parce que sans volatilité,
05:23il n'y a pas de marché.
05:24Il y a peu de performance,
05:25il n'y a pas de prime de risque.
05:26Et encore une fois,
05:28la volatilité révèle aussi
05:31de la bonne stratégie.
05:32Donc, c'est vrai qu'on a
05:35beaucoup, beaucoup de demandes
05:36de clients angoissés
05:37qu'on rassure toute la journée,
05:40et c'est notre quotidien depuis un mois.
05:42Un dernier mot, Gaël,
05:43sur l'horizon.
05:45Vraiment l'horizon qui est bouché,
05:47et puis l'épargnant qui est quand même...
05:48Alors oui, une illustration
05:49quand même en chiffre
05:51de ce que disait Marion il y a un instant,
05:53sur l'aspect pédagogie.
05:55Je l'ai dit d'un mot,
05:56mais pour y revenir très clairement,
05:58vous parliez de l'école,
06:0070% des Français
06:02nous disent qu'ils aimeraient bien
06:03qu'on fasse ce genre de choses,
06:05c'est-à-dire qu'on vienne à l'école
06:06et qu'on enseigne davantage
06:08aux enfants, aux jeunes,
06:10la culture financière.
06:11Bac plus 4,
06:12je suis sorti de la fac,
06:13je ne savais pas faire la différence
06:14entre un chiffre d'affaires
06:15et un bénéfice.
06:16Je ne savais pas remplir
06:17ma feuille d'impôt.
06:18Je ne savais pas lire
06:19ma feuille de paye.
06:21Bon.
06:21Alors, deuxième niveau,
06:2372% des Français nous disent
06:24et puis quand même,
06:26les entreprises,
06:27ce serait bien
06:27qu'elles puissent un petit peu plus
06:29faire de pédagogie
06:30auprès de leurs salariés.
06:31Et puis, le troisième niveau,
06:32je l'avais dit tout à l'heure,
06:33c'est 80% qui nous disent
06:35qu'ils aimeraient
06:35que les acteurs de l'épargne,
06:38les banques, les assurances,
06:39les conseillers en gestion de patrimoine
06:40fassent davantage le job
06:42encore là-dessus.
06:43Et après,
06:44un mot quand même d'optimisme,
06:47on est dans cette situation,
06:48mais on cumule les pires.
06:50Crise politique française
06:51depuis deux ans
06:52avec impossibilité
06:53de prendre des décisions
06:54au niveau gouvernemental
06:55depuis la dissolution.
06:57Crise internationale,
06:58on va bientôt sortir de tout ça.
07:00Donc, des opportunités vont naître.
07:02Et puis,
07:03jamais oublier que,
07:04voilà,
07:05si on décide de tout vendre
07:07sous prétexte que le marché baisse,
07:09on loupe toutes les reprises en V.
07:11Et là,
07:12les chiffres le prouvent,
07:13depuis 2020,
07:14notamment depuis le Covid,
07:16si on se met à se désexposer
07:17au marché comme ça d'un coup,
07:19on loupe de la performance,
07:20puis souvent,
07:21on peut perdre de l'argent.
07:22Merci infiniment.
07:22Je crois qu'on a fait le job
07:23en matière de pédagogie
07:26et puis prendre le pouls
07:28un petit peu du moral des épargnants.
07:30Marion Chapelle-Masso de Carillon,
07:31merci d'avoir été avec nous.
07:33Gaëlle Slimane de Doxa
07:34pour cette étude,
07:34dont vous pouvez retrouver
07:36en podcast et en replay
07:37cette chronique
07:38et ce baromètre,
07:39toujours très précieux,
07:40Odoxa Groupama.
07:41Au revoir.
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