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  • il y a 7 minutes
Ce mercredi 11 mars, Antoine Larigaudrie a reçu Bastien Baron, fondateur de Justae, conseil en gestion de fortune, et Géraldine Métifeux, associée gérante chez Alter Egale, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Nos déchiffreurs du jour, Géraldine Métifeux d'Alter Egal.
00:08Bonjour.
00:09Bonjour Antoine.
00:09Merci d'être avec nous en direct ce matin.
00:11Et Bastien Baron de Justailles.
00:13Bonjour Antoine.
00:14Alors, les marchés, les actions, les taux, la volatilité, le pétrole.
00:20On a beaucoup de signaux à regarder.
00:23On peut peut-être déceler un début de point pivot
00:26qui a été déclenché en début de semaine
00:29où on sentait qu'on arrivait sur des supports vraiment de court terme.
00:33Mais voilà, la tendance est quand même très difficile à déchiffrer.
00:37On sent que c'est vraiment en dents de scie.
00:39Est-ce que vous sentez quand même des équilibres arriver un petit peu
00:42ou est-ce que la poussière n'a pas fini de retomber ?
00:45C'est un peu l'expression qu'on emploie depuis le début de semaine, Géraldine.
00:48Je n'avais pas entendu cette expression, mais d'accord.
00:52Après, sur le conflit en lui-même iranien,
00:55je ne pense pas qu'il durera des années,
00:56mais en tout cas, on l'espère tous.
00:59Mais en revanche, sur les marchés,
01:00je pense qu'on est plutôt au début du problème.
01:03C'est-à-dire que tout sera un prétexte.
01:05Pour moi, tout sera un prétexte cette année
01:06pour voir des marchés souffler un peu.
01:09Mais des corrections, je dois garder entre le plus haut et le plus bas
01:11sur le CAC, sur le Dow Jones, sur le Nasdaq,
01:14c'est à peu près les mêmes,
01:15même si à l'instant T, ce n'est pas le même niveau.
01:17Mais c'est entre une baisse de 8 à 10 %.
01:20Donc, on est vraiment plus sur une correction qu'une trempe.
01:25Donc, pour moi, on est plutôt un peu au début de cette nervosité.
01:29Et on verra.
01:30Si le conflit iranien dur, dans le Golfe en tout cas,
01:33et qu'on a des impacts très importants sur les énergies,
01:36je pense que nos copains de l'IA, ils vont faire la tête.
01:39C'est sûr, on ne parle plus beaucoup d'eux en ce moment.
01:43Enfin, si, on a parlé d'Oracle hier soir,
01:44retour aux fondamentaux.
01:46Et c'est vrai que là, on était quand même rassurés
01:47par les perspectives.
01:48Il y a toujours ce problème des crédits privés
01:51qui financent toute cette sphère-là.
01:55Et il va y avoir peut-être...
01:56Il y a des difficultés qui posent des difficultés.
01:57Mais si on reste sur les marchés cotés,
01:59il y a beaucoup de volatilité.
02:00Donc, ponctuellement, il y a sans doute
02:02des allers-retours intéressants à faire.
02:04Après, sur du long terme,
02:06nous, on a plutôt pris le parti de sécuriser
02:08depuis un certain temps.
02:09Donc, on est à dire que mon discours
02:10va dans mon sens à moi.
02:11C'est dans le sens de ce que j'explique
02:13depuis trois mois.
02:14Mais le fait est qu'on a une baisse des marchés
02:17qui ne me semble pas encore très importante.
02:18Et sur les taux, il y a des mouvements
02:20quand même assez violents.
02:21Sur l'OAT, sur les CMS,
02:23on est sur quelque chose d'extrêmement violent
02:26et qui, à mon avis, est plus fondamental
02:28que la guerre en errant.
02:33C'est qu'il y a une vraie difficulté
02:34à apprécier les perspectives.
02:35Ça arrive au pire moment
02:36parce qu'il y avait aussi énormément
02:37d'incertitudes macroéconomiques hors Iran.
02:41Alors, c'est vrai, si on regarde un petit peu,
02:42deux secondes pour parler des taux,
02:443,52 pour la dette française 10 ans,
02:45on était monté à 3,62 en cours de séance hier.
02:49Ça a vraiment été violent.
02:50Il y a eu une correction.
02:51Puis là, ça se retend un petit peu.
02:53On sent qu'il y a beaucoup de volatilité.
02:554,17 pour la dette américaine 10 ans
02:56qui, paradoxalement, ne bouge pas trop.
02:59Et puis, pas loin de 2,9 pour le 10 ans allemand.
03:02Et alors, c'est vrai qu'on s'orientait
03:04vers ce sentiment qu'au milieu
03:07d'une rotation géographique, sectorielle,
03:11qui était en train de s'opérer
03:12et qui continuait à s'opérer
03:13avant les frappes en Iran,
03:14on s'orientait, en fait, vers un climat
03:17où le marché allait sans doute corriger
03:19ses excès et le conflit en Iran
03:21est sans doute un excellent prétexte,
03:23enfin, une excellente raison pour ça,
03:24que les choses allaient se calmer,
03:26qu'on allait avoir une correction
03:27et peut-être notamment plus accentuée
03:29du côté de Wall Street
03:31qui a bien résisté ces dernières semaines
03:33et puis qu'en gros, il allait se passer
03:34cette glissade lente
03:36juste avant les mid-term.
03:38Et qu'en gros, le paysage
03:40qui était un peu bouché
03:41en tout début d'année
03:42parce qu'on avait de bons fondamentaux,
03:45de bonnes perspectives
03:46mais un petit peu d'incertitude,
03:48paradoxalement, ça balise
03:49un petit peu plus le chemin.
03:50Est-ce que ce n'est pas votre sentiment, Bastien ?
03:52En fait, nous, on n'attendait pas forcément
03:53une correction des marchés,
03:56mais on voyait qu'on était un peu sur un fil
03:57et je suis assez d'accord avec Géraldine,
03:59il fallait un prétexte pour que ça baisse.
04:01L'Iran l'est.
04:02Et le vrai sujet, je pense,
04:04le vrai risque qui est identifié,
04:05c'est ce qu'on a beaucoup entendu
04:07ces dernières années,
04:08c'est un phénomène de stagflation,
04:10c'est-à-dire croissance assez faible.
04:11C'est quoi la mode, là, en ce moment ?
04:12Et c'est ce qu'on voit, en fait,
04:13c'est-à-dire qu'on voit que la croissance,
04:16elle est à tonne à peu près,
04:19notamment en Europe,
04:20assez faible,
04:21et on voit qu'on a un risque quand même
04:23d'inflation qui peut être important,
04:24notamment lié à l'énergie,
04:25ce qu'on a déjà vécu en 2022.
04:27Bien sûr.
04:27Très simple, c'est pas si loin.
04:29Et là, on voit qu'on est à peu près
04:30dans le même sujet,
04:31c'est-à-dire qu'on a une baisse
04:33du marché actions
04:33parce qu'on se dit que, finalement,
04:34la croissance à venir
04:35va être complexe à atteindre.
04:41Les enjeux,
04:42et d'autre part,
04:43on voit qu'il y a un vrai risque d'inflation
04:44et on en parlait juste avant,
04:45c'est-à-dire que les taux, en fait,
04:46du coup, sont pricés à la hausse
04:48pour potentiellement contrer cette inflation.
04:50C'était assez intéressant
04:51de voir depuis une dizaine de jours
04:52ce qui se passe
04:52et qu'il y a une dizaine de jours,
04:54avant, on va dire,
04:55le phénomène Iran,
04:56on attendait quand même
04:56deux baisses de taux
04:58qui étaient annoncées en Europe.
04:59C'est ça.
05:00Début de semaine,
05:01on nous annonce
05:01que c'est potentiellement
05:02des hausses de taux
05:03qui sont quand même anticipées
05:04d'ici la fin de l'année.
05:05Et là, on est revenu en arrière,
05:07effectivement,
05:07au cours d'une seule journée,
05:08les analystes, je pense,
05:09sont un peu perdus
05:10avec tout ce qui se passe.
05:11Oui, là, en ce moment, oui.
05:12Donc, c'est un peu
05:12au doigt mouillé
05:13de se faire.
05:14Nous, on pense que
05:17il y a beaucoup de bruit
05:18à court terme
05:19que finalement,
05:20ce qu'on a plutôt anticipé,
05:22on va dire,
05:22à moyen long terme,
05:23devrait se produire.
05:25Ce n'est pas forcément le sujet.
05:26Mais que sur du court terme,
05:28nous, on n'a pas forcément souhaité
05:30modifier les portefeuilles
05:31des clients
05:32qui étaient déjà investis.
05:33Par contre,
05:34c'est plutôt les clients
05:35qui étaient, on va dire,
05:36en cours d'investissement
05:37où là, on se dit,
05:37il y a des opportunités,
05:39il y a un momentum
05:40qui est intéressant
05:40parce qu'effectivement,
05:41il y a eu une baisse de marché
05:42d'à peu près 8 à 10 %
05:43selon certains secteurs.
05:44Les secteurs qu'on avait
05:45plutôt visés,
05:46dans ces cas-là,
05:46là, on rentre à ce moment-là.
05:47Oui, surtout que,
05:49et on le voit,
05:50le mot-clé,
05:51c'est peut-être quand même
05:51celui de volatilité
05:52dans le sens où
05:54la volatilité des cours du brut
05:56devient un indicateur de stress
05:57en tant que tel,
05:58la volatilité sur les taux aussi.
06:00Et puis, on le voit
06:01au cas par cas
06:01sur les entreprises.
06:02Par exemple,
06:03quand il y a des publications
06:03de résultats,
06:04des avertissements
06:05ou des nouvelles microéconomiques,
06:07il peut y avoir
06:08des décalages
06:09mais totalement fous
06:10qu'on ne voyait pas
06:11les années précédentes.
06:13Un titre qui perd 20 %,
06:15c'est...
06:16Voilà, c'est...
06:17Comme il avait pris 40,
06:18forcément, ça se voit.
06:19Voilà, c'est ça la clé.
06:21On corrige sans doute
06:21un peu les excès.
06:22Juste un point sur les États-Unis
06:23qui auraient moins baissé.
06:24Alors d'abord,
06:24ça dépend de quel moment,
06:25mais ensuite,
06:25il faut se rappeler
06:26qu'une partie des titres
06:28européens ou émergents
06:29sont détenus
06:30par les Américains
06:30qui, par exemple,
06:31sont assez chauvins
06:32et en général,
06:32Wall Street décale toujours
06:33un peu plus tard que nous.
06:34Donc, sur des corrections
06:35comme celle-ci,
06:36qui ne sont pas assez importantes,
06:37on verra si ça tient ou pas.
06:39Mais sur les fondamentaux,
06:40il y a quand même
06:41probablement des valorisations,
06:43alors plus aux États-Unis
06:44qu'en Europe
06:44qui sont assez élevées
06:46et ça corrigera,
06:47pour moi,
06:47ça corrigera nécessairement.
06:48Mais je voulais faire un focus
06:49sur deux thèmes européens,
06:52ce n'est pas coutume,
06:53et sur l'électrification européenne.
06:55L'indice d'électrification européenne
06:56est quand même à...
06:57En gros,
06:58il est à plus 10
07:00dans l'électrification,
07:01plus 12 depuis le début de l'année.
07:02Et il perd, allez,
07:04il perd 1,85 sur un mois.
07:06Bon, on n'est même pas
07:07sur une correction.
07:08Et c'est idem
07:09sur la souveraineté européenne.
07:10On est à plus 10
07:11depuis le début de l'année
07:11et on perd 0,73 sur le mois.
07:15Bon, sur un mois...
07:16Vous voyez,
07:16il faut regarder aussi
07:17ce qui avait quand même
07:18beaucoup monté.
07:18Il y a mon avis
07:19monté de façon un peu excessive.
07:20Du coup, c'est plus corrigé.
07:21Et sur des thèmes
07:22qui sont plus fondamentaux,
07:23je n'ose même pas évoquer
07:24celui de la défense
07:24parce qu'on va me rironner.
07:25Mais pourquoi on vous rirait au nez ?
07:29Au contraire,
07:29on est au cœur du truc.
07:30C'est évident que la défense
07:30en ce moment
07:31est encore portée
07:33par tout ce qui se passe.
07:35Donc tout n'est pas forcément
07:37en phase de correction.
07:37Et encore une fois,
07:38je reste sur une idée
07:38que ce qui était trop valorisé
07:39et notamment l'IA
07:40prendra plus cher que d'autres.
07:41On combat très bien
07:42sur ces lentilles,
07:43je dois avouer.
07:44Pardon ?
07:44On combat très bien
07:45sur ces lentilles
07:46pourquoi c'est si massacré.
07:48C'est les révolutions
07:49mal maîtrisées.
07:51Oui, ça me parlait
07:52beaucoup là quand même.
07:53Oui, ça.
07:54Ils ont eu 8 milliards
07:55hier.
07:56Oui, on est tous d'accord.
07:59On avait une stat intéressante
08:01aussi qui a été sortie
08:02depuis 2007.
08:04À chaque fois qu'il y avait
08:05un pic du VIX,
08:06donc l'indice de la volatilité,
08:08un indice de volatilité,
08:10on avait six mois après,
08:12le S&P 500
08:13n'avait jamais été baissier
08:14et avait toujours surperformé.
08:17C'est assez intéressant
08:17de voir.
08:18Et là, on a eu un pic du VIX
08:19notamment ces derniers jours.
08:21Bien au-delà des 30.
08:22Voilà, exactement.
08:23Donc là, on peut potentiellement,
08:24si jamais l'histoire se répète,
08:25en tout cas sur les à peu près
08:2720 dernières années,
08:27on devrait avoir,
08:29un, une surperformance
08:29du S&P 500
08:31dans les six mois à venir
08:32et d'autre part,
08:32le S&P 500
08:33n'a jamais été négatif
08:34six mois après.
08:36Bon, voilà.
08:37Si on allait se traiter avec nous,
08:38c'est bien.
08:38La version des cours nous a amené
08:39à une récession
08:39qu'on n'a pas eue aux Etats-Unis,
08:40en même temps.
08:41Non, mais...
08:42Non, mais c'est intéressant.
08:43Parfois, nos reculs,
08:45en tout cas,
08:46nos statistiques,
08:47elles ne sont pas toujours très...
08:48C'est intéressant
08:49parce que, justement,
08:50le VIX, bon,
08:51est un moyen standard
08:52pour un peu évaluer
08:54la volatilité.
08:54Maintenant,
08:56on ferraille complètement
08:57à en comprendre les impacts.
08:59On a l'impression
08:59que c'est plus quelque chose
09:00qui a tendance à grimper
09:01quand les marchés
09:02corrigent très fort
09:03et à descendre complètement
09:04quand les marchés remontent.
09:05Alors, on voit qu'en plus,
09:06à Wall Street,
09:07il y a des mouvements de flux
09:08qui sont très antagonistes
09:10entre le retail,
09:11entre les actionnaires individuels
09:13et les gros investisseurs
09:15institutionnels.
09:16Et on le voit notamment...
09:17Alors, il y a un truc
09:18absolument fabuleux.
09:19Il y a tout le secteur
09:20des logiciels aux Etats-Unis
09:21qui a été massacré,
09:22qui est en train de se faire
09:22reprendre en masse
09:23par le retail.
09:26Est-ce que vous pensez
09:26qu'il n'y a pas aussi
09:28une forme de désaveu
09:30de tous ces instruments
09:31qui sont censés calculer
09:31la volatilité,
09:32mais qui, en fait,
09:33nous induisent un petit peu
09:34en erreur
09:34sur ce qui se passe réellement ?
09:36En fait, dans l'idée,
09:37c'est qu'on voit
09:37qu'il y a beaucoup
09:38de surestimations
09:39à la hausse ou à la baisse
09:40et donc ça va très, très vite.
09:41Et on le voit
09:41quand on voit...
09:42C'est lundi
09:43où le baril tape 120 dollars
09:46et puis finalement...
09:47Un dimanche à lundi.
09:48C'est ça.
09:48Puis des ans après,
09:49à 90, c'est énorme.
09:50C'est des mouvements dingues
09:51qu'on ne voyait pas avant.
09:52On l'a eu sur l'or
09:53il y a quelques semaines.
09:54Même chose,
09:55où il y a eu
09:56des variations sur l'or
09:57et sur l'argent
09:57en une seule journée.
09:58C'était impressionnant.
09:59du jamais vu.
10:00Je ne veux pas faire mon blasé,
10:01mais moi, je me souviens
10:02d'un beau jour
10:03de printemps 2020
10:03où le pétrole était négatif.
10:06Oui, alors,
10:06à la différence près,
10:07c'est qu'on paie
10:07c'est la fin du monde.
10:09Oui, c'est ça.
10:09En paie sans la fin du monde,
10:10forcément, ça ne vaut pas
10:11grand-chose, votre pétrole.
10:12Oui.
10:12Et là, on n'est pas
10:14quand même sur cette...
10:15Non, non, voilà.
10:16Mais de toute façon,
10:17encore une fois,
10:18si cette conjoncture...
10:19Enfin, là,
10:20on discute de cette énorme
10:21volatilité qui, à un moment
10:22va perdurer.
10:23À mon sens,
10:23elle perdura dans l'année.
10:24Je pense qu'on a du mal
10:25quand même à avoir
10:26un vecteur ou quelque chose
10:27qui nous catalyse.
10:28Sur le conflit iranien
10:30et celui du Golfe,
10:32je pense qu'il prendra fin
10:33parce que malencontreusement,
10:34je ne vois pas comment
10:36on pourra vivre
10:36sans aucun couloir aérien,
10:38sans aucune voie maritime
10:40pour apporter les énergies
10:41et ainsi de suite.
10:41Donc, j'ai peur que pour une fois,
10:43les États-Unis
10:43tapaient un peu plus gros
10:44et je pense qu'ils sont
10:46un peu emballés.
10:47Peut-être une mauvaise
10:48connaissance de la géographie,
10:48c'est possible.
10:50Depuis le début de la semaine,
10:51on évoque le fait
10:52qu'il n'y avait pas de stratégie
10:53derrière.
10:54C'était juste ça le problème.
10:55Quand on fait venir
10:56Candelita Rice à la Maison Blanche,
10:58c'est qu'on est un petit peu
10:59en rate d'idées.
11:00C'est un petit peu compliqué.
11:03Maintenant,
11:04les fondamentaux.
11:05Et ça,
11:05il faut rester un petit peu dessus.
11:07C'est vrai qu'en plus,
11:08on a des chiffres
11:08de l'inflation américaine
11:09qui sont quand même
11:10attendus aujourd'hui.
11:12Et là,
11:13on va peut-être voir
11:13se dessiner doucement.
11:15C'est vrai qu'il y a eu une...
11:16Alors,
11:17on parlait de la volatilité
11:18sur les indicateurs de marché.
11:19Il y a aussi une sacrée volatilité
11:20sur les indicateurs macro
11:21et notamment aux Etats-Unis.
11:22Il y a les effets des shutdowns,
11:24etc.
11:25Maintenant,
11:26on l'a dit
11:26et on le répète,
11:27le scénario de stagflation,
11:28il implique que l'inflation,
11:30elle va rester,
11:30alors là,
11:31ils disent collante,
11:32sticky,
11:33mais c'est plus sticky.
11:34Ça va être une tendance
11:35de long terme
11:35et accrédité par la hausse
11:37des prix de l'énergie,
11:38notamment.
11:39Donc,
11:39finalement,
11:40ça ne fait qu'intensifier
11:41des scénarios
11:42qui étaient un petit peu
11:43dans les tuyaux
11:44il y a quelques semaines
11:45et qu'on anticipait déjà.
11:46Oui,
11:47complètement,
11:47c'est plutôt les scénarios
11:48qu'on estimait assez négatifs
11:50pour l'année à venir
11:51et il fallait qu'il y ait
11:54certains éléments
11:55qui se mettent en place.
11:56Il y en a un qui s'est mis en place,
11:57c'est notamment
11:57le secteur de l'énergie
11:58qui impacte énormément
12:00ensuite d'autres secteurs
12:01par la suite.
12:02On parlait de l'IA
12:02avec les data centers.
12:03L'énergie était déjà
12:04finalement au cœur
12:05des sujets
12:06par rapport au sujet IA.
12:07Celui-là,
12:07en fait,
12:08c'est encore intensifié
12:09derrière.
12:10Donc,
12:10on pense que
12:11le secteur de l'énergie,
12:12c'était peut-être celui
12:13qui était finalement
12:14le plus central,
12:15on va dire,
12:16dans un sujet
12:17d'allocation d'actifs
12:18et dans les sujets
12:19qui pouvaient découler
12:21par rapport à ça.
12:22Alors,
12:22allocation d'actifs,
12:23tiens,
12:24le petit mot magique.
12:25C'est vrai que là,
12:26on a commencé l'année
12:27en disant la clé,
12:28ça va être les taux.
12:29On reste en plein milieu
12:30de cette problématique.
12:31Et puis,
12:32le cash.
12:34Cash is king,
12:35on est d'accord.
12:36On voit d'ailleurs,
12:38là,
12:38si on parle monétaire,
12:40que le dollar
12:41manifeste
12:42une belle résilience
12:43depuis le début
12:44des frappes en Iran,
12:45alors que le scénario
12:46est peut-être
12:46un tout petit peu
12:47contre-intuitif
12:48par rapport
12:48à des investisseurs
12:49qui étaient très,
12:50très baissiers
12:50sur le dollar
12:51à long terme.
12:51Mais le cash,
12:53il va être au milieu
12:54des considérations
12:55de ces mois prochains.
12:56Il faut être
12:56un petit peu plus cash
12:58et un tout petit peu
12:59moins investi
13:00sur les actifs dynamiques,
13:01Géraldine.
13:02C'est les deux scénarios
13:04évoqués.
13:04C'est-à-dire que,
13:05est-ce qu'on est déjà investi ?
13:07Dans ces conditions,
13:08on n'a pas forcément
13:08le même,
13:09comment dirais-je,
13:10on ne va pas avoir
13:11la même position
13:12si on est déjà investi
13:13que quand on va investir.
13:15Si on doit investir,
13:16je pense qu'il faut patienter,
13:17je pense qu'on est assez loin
13:18d'une vraie correction
13:19de marché pour l'instant
13:20et je pense que ça reste
13:21au global relativement
13:22assez cher,
13:23que souvent,
13:24ce qui a le plus baissé,
13:25c'est un peu ce qui avait
13:25quand même beaucoup monté
13:26sur les dernières semaines,
13:28derniers mois de 25
13:29et qu'on n'est pas encore
13:30sur des énormes corrections.
13:32Si vous regardez un titre
13:33comme ArcelorMittal,
13:36depuis juillet 2025 à aujourd'hui,
13:38même avec les corrections
13:38qu'on peut voir là
13:39qui sont assez faibles
13:40par rapport à son prix.
13:41Par rapport à tout
13:41ce que c'est gagné.
13:42On a 95 ou 90 % de gains,
13:44quelque chose comme ça.
13:45Oui, de mémoire,
13:45sur six mois,
13:46on est bien au-delà des 70.
13:48C'est assez considérable.
13:49Je pense qu'on a encore
13:50du temps pour se positionner.
13:53En tout cas,
13:53si on veut acheter pas cher,
13:55je pense que c'est trop tôt
13:56en termes d'actions.
13:57Sur l'obligataire,
13:59il y a des fonds
14:00qui fonctionnent très bien
14:02et qui peuvent avoir
14:02des stratégies un peu différentes.
14:04En tout cas,
14:05un prisme macro
14:06qui ne va pas être le même.
14:07En tout cas,
14:07un postulat macro
14:08ou une lecture macro
14:09qui ne va pas être le même
14:10et qui peuvent être
14:10tout à fait complémentaires.
14:12J'ai des NCA Invest Alpha Bonds
14:13que l'on cite tout le temps,
14:14mais il n'y a que Flexible Bonds
14:15et un bon complément là-dessus.
14:18Et les Vag Global Bonds aussi.
14:19On peut trouver quelques fonds
14:20qui viennent apporter
14:20une rentabilité
14:21pour l'investisseur retail
14:23qui va être nette
14:24de tous les frais.
14:25Je ne sais pas
14:26si on devait back-tester
14:27l'année dernière,
14:27c'était net des frais
14:29d'un contrat.
14:29On va être plutôt
14:30à 3,80, j'imagine,
14:31quelque chose comme ça
14:32sur l'année.
14:33Très correct
14:33parce qu'on parle d'inflation
14:34mais je vous rappelle
14:35qu'en France,
14:35l'inflation, c'est 0,9.
14:37Donc on est large les gars.
14:38On n'y est pas encore quand même.
14:39Donc ça,
14:40ça peut être des stratégies intéressantes
14:41mais le cash,
14:43il n'y a pas de volatilité
14:44sur le cash.
14:44Et comme il y a peu d'inflation,
14:45je pense qu'on peut rester cash
14:47pendant encore quelques mois.
14:48Je sens que Bastien,
14:49au fusil du regard,
14:49il n'est pas d'accord du tout,
14:51du tout,
14:51mais ce n'est pas grave.
14:52Et après,
14:53sur ce qu'on doit acheter
14:53qui monte,
14:54je reste sur mes deux thèmes
14:55que vous avez dit.
14:55Si vous voulez vraiment
14:56acheter les actions
14:56et que ça monte,
14:57allez sur le thème
14:58de l'électrification
14:58et de la souveraineté européenne
14:59qui sont très à la mode
15:00et qui manifestement
15:03traversent les autres troubles.
15:04Et qui au milieu
15:05de la tempête de poussière
15:06qui n'est pas encore retombée,
15:07restent les dynamiques.
15:10Bastien,
15:10ouais,
15:11cash is king
15:11mais jusqu'à une certaine limite.
15:13Ouais, exactement.
15:14On aime bien le cash
15:14mais si on parle
15:16d'un phénomène
15:17de stagflation,
15:18forcément ça veut dire inflation,
15:19ça veut dire appauvrissement.
15:21Donc il y a d'autres classes d'actifs
15:22je pense qui peuvent être pertinentes.
15:24Je pense que la partie obligataire
15:24est vraiment intéressante.
15:26Surtout que là,
15:27on retrouve des taux.
15:27C'est plutôt sur la partie,
15:29la hausse des taux,
15:29elle est quand même plutôt
15:29sur la partie Goviz,
15:33partie état,
15:34que sur la partie corporate.
15:38Mais ça va venir.
15:39Ça va forcément à un moment donné,
15:40ça devrait arriver
15:41sur la partie corporate aussi.
15:42Et c'est vrai que quand on voit
15:44une hausse des taux comme ça,
15:45on se dit
15:45sur du moyen long thème,
15:47on devrait en plus
15:48avoir des baisses de taux
15:49qui devraient quoi qu'il arrive
15:50un jour intervenir
15:51parce que la croissance
15:51elle n'est pas là.
15:52À un moment donné,
15:53il y aura forcément un sujet.
15:54Je suis plutôt baisse des taux.
15:55Je parle sur une baisse des taux.
15:57Justement, c'est intéressant
15:59de rentrer maintenant
16:00en se disant
16:00de un, on a le portage
16:02et potentiellement
16:03on peut aussi avoir
16:03une baisse de taux
16:04qui vont intervenir.
16:05Donc on n'est pas forcément cash,
16:07on est plutôt non-action,
16:09je suis plutôt d'accord là-dessus.
16:11Ou en tout cas,
16:11sauf sur certains secteurs
16:12qui sont potentiellement
16:13à privilégier.
16:14Mais sinon,
16:15on est plutôt
16:16partie obligataire
16:17que partie cash.
16:18Géraldine Métis-Feux-Alterégal,
16:20Bastien Baron de Justailles,
16:21merci d'avoir été avec nous
16:22pour déchiffrer
16:23cette actue passionnante.
16:24Encore une fois,
16:25on reparlera
16:26de l'immobilier à Paris
16:27parce qu'il y a
16:28quelques signaux intéressants.
16:29Vous reviendrez
16:30nous en parler
16:31parce qu'on s'intéresse
16:32à l'immobilier dans TPI,
16:34bien sûr.
16:34Et puis évidemment
16:35dans les experts de l'IMO
16:37avec Marie-Cœur de Roy
16:38qui suivent TPI.
16:40qui suivent TPI.
16:40C'est parti.
16:41qui suivent TPI.
16:41qui suivent TPI.
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