- il y a 12 heures
Ce mardi 21 avril, Frédéric Simottel a reçu Michel Levy Provençal, fondateur de TEDxParis et de l'agence Brightness, Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, et Fanny Bouton, directrice du quantique chez OVHCloud. Ils se sont penchés sur l'investissement supplémentaire de cinq milliards d’Amazon sur Anthropic, les dix milliards recherchés par Jeff Bezos pour sa start-up IA, et les 8,7 milliards dépensés par la France pour les puces en sept ans, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Le débrief de la tech, c'est reparti Tech & Co, on est ensemble jusqu'à 21h, si vous avez
00:09manqué le début,
00:10on a parlé évidemment du départ, enfin de la pré-retraite on va dire de Tim Cook,
00:15bien que je pense qu'on ait une pré-retraite assez active.
00:17Et ce passage de témoin avec John Ternus, ce sera début septembre, mais voilà, ça a été annoncé la nuit
00:24dernière.
00:25On retrouve nos débriefeurs, Michel Lévy-Provençal, fondateur de TEDx, de l'agent de Brightness,
00:30Cédric Ingrand, directeur général de EVY Studio, et Fanny Bouton, directrice du Quantique chez OVH Cloud.
00:35Deuxième ordinateur Quantique chez OVH Cloud, c'est ça l'actualité ?
00:37Un deuxième ordinateur Quantique dans le Cloud, c'est l'ordinateur de Candela, un Belenos avec 12 qubits photoniques,
00:44et donc ça agrandit l'offre après Pascal.
00:46Et donc disponible pour les clients OVH Cloud.
00:49Exactement, en paiement à la seconde, donc vraiment...
00:51Du Quantique, et bien voilà, Cocorico, on est en reste entre Français, Quantique Candela, enfin entre Européens,
00:56mais évidemment avec une visée mondiale.
00:58Messieurs, dames, je voulais vous entendre sur cette annonce d'Amazon aujourd'hui,
01:03qui investit 5 milliards de dollars, enfin qui remet au pot d'Enthropique en mettant 5 milliards de dollars.
01:08Alors c'est un investissement un peu boomerang,
01:10puisque derrière, bien, Enthropique s'engage à dépenser 100 milliards dans les instances cloud d'AWS,
01:18qui s'ajoutent, alors voilà, on échange des milliards, mais ça tourne quand même en circuit court.
01:25On se rend compte que là, la bataille de l'IA, c'est vraiment devenu une bataille d'infrastructures.
01:32Qu'est-ce qu'il faut voir derrière cette annonce ?
01:35Maintenant, on connaît ces montages, ils sont classiques depuis quelques années déjà.
01:44En fait, ils investissent en effet 5 milliards pour pouvoir ensuite récupérer un maximum de contrats de compute,
01:51parce qu'Enthropique est en pleine expansion aujourd'hui.
01:56Ils sont même au-dessus d'OpenAI en prévision en termes de chiffre d'affaires.
02:01Donc c'est le leader aujourd'hui, Enthropique.
02:03C'est ça qui est dingue.
02:05En 6 mois, ils ont complètement basculé.
02:07Donc l'intérêt pour Amazon et pour Enthropique, c'est qu'aujourd'hui, la valeur, comme tu le disais très
02:15bien,
02:15elle est dans l'infrastructure et elle est même, je dirais, dans la capacité à construire une full stack.
02:21Regardez ce que fait Google, par exemple.
02:22Google, ils ont tout, depuis leurs puces jusqu'à leurs applications qui utilisent leurs modèles.
02:28Eh bien, c'est un peu cette idée-là qui est en train aussi d'être développée.
02:31Je vous rappelle qu'Amazon, ils ont leurs propres puces aussi.
02:35Inférencia, AWS et Inférencia.
02:37Donc l'idée là, c'est de retrouver un géant virtuel, un peu comme on avait eu avec Microsoft et
02:42OpenAI,
02:42mais avec AWS et Enthropique, avec un bémol tout de même, c'est qu'il n'y a pas d
02:47'exclusivité.
02:48Enthropique reste ouvert, évidemment, à d'autres infrastructures et de la même manière, Amazon, évidemment, reste ouvert au travers de
02:56ses différents partenaires.
02:57Je pense à Hugging Faith, par exemple, où ils sont capables de faire tourner n'importe quel modèle.
03:01Donc, encore une fois, c'est un signal, on dit, quand ça va s'arrêter, ces valorisations complètement dingues ?
03:07En fait, ça ne s'arrête pas. Ça avance. On n'arrête pas de voir des valorisations dingues d'acteurs,
03:12de géants qui investissent sur le futur.
03:16Et c'est plutôt prometteur encore.
03:18Je ne sais plus qui avait dessiné cette espèce de graphique où on voyait des interdépendances entre tous ces acteurs.
03:24Je ne sais pas si c'est JP Morgan.
03:26Mais tu sais, c'est la prise, tu vois, le multiprise.
03:29Et bien, la multiprise qui se plug elle-même, c'est un peu ça l'idée.
03:33C'est que ça se replugue et puis ça circule.
03:36Imagine un jour que tu construises une maison et que le roi Merlin t'appelle et te dis, écoute, ta
03:41maison, elle vaut 100 000, je te donne 25 000, mais tu garantis que tu vas acheter 100 000 chez
03:45moi.
03:45Et en plus, je détiens maintenant 20 % de ta maison.
03:48C'est extraordinaire comme business. Moi, je veux faire ça.
03:50Toutes les banques d'affaires en rêveraient.
03:52Mais le problème, c'est que ça ne marche pas comme ça.
03:54Je ne sais pas comment se passe ce genre de dingue, mais chacun a vraiment besoin de l'autre.
03:58C'est surtout Anthropique qui a besoin d'une capacité de compute et de pouvoir montrer qu'il se garantit
04:04cette capacité de calcul pour l'avenir.
04:06Moi, il y a un truc que je n'arrive toujours pas à déterminer précisément parce qu'évidemment, les chiffres
04:10ne sont pas publics.
04:11Quelle est la part de cette puissance de calcul qui est utilisée pour tes requêtes et les miennes ?
04:15En fait, ce n'est vraiment pas grand-chose.
04:17Après, il y a les requêtes de Michel parce que lui, il fait du code.
04:19Donc, ça demande beaucoup plus parce qu'il faut charger tout le modèle à la fois.
04:23Mais en fait, l'essentiel de cette puissance de calcul, elle sert à créer les nouveaux modèles.
04:29Le reste, c'est vraiment du pouillème.
04:31Donc, n'ayez pas peur.
04:32Quand vous tapez une requête, ce n'est pas 50 litres d'eau.
04:34C'est trois fois rien par rapport à ce dont Anthropique a besoin.
04:37Et là, on est sur une espèce de course dont finalement, on se demande les paramètres économiques.
04:42Parce que pendant ce temps-là, on voit plein de modèles open source qui sortent,
04:45qui sont, allez, c'est le truc du 80-20, c'est au moins 80% aussi bien pour 80
04:51% moins cher.
04:52Donc, finalement, la valeur, elle est où ?
04:54La valeur, elle est juste dans l'infrastructure que tu construis.
04:56C'est ma question.
04:57Où est la vraie valeur de l'IA ?
04:59Tu vois, au service de modèles dont la valeur est toute relative et surtout toute relative dans le temps.
05:05Parce que moi, ça m'amuse de suivre le compte X de Michel.
05:09Il y a un nouveau modèle qui sort par jour, voire parfois par demi-journée et qui sont tous au
05:14moins aussi bien que le précédent.
05:16C'est passionnant, c'est génial, mais il y a une espèce de course à l'échalote dont on ne
05:21comprend plus le modèle économique.
05:23On le comprend pour Anthropique parce qu'ils vendent des abonnements aux entreprises.
05:26On le comprend moins pour OpenAIA.
05:27Et puis, il y a un sujet dont on ne parle plus.
05:28Alors, évidemment, il y a d'autres sujets dans l'actualité mondiale aujourd'hui qui occupent un peu le devant
05:32de la scène.
05:33Mais la bulle de l'IA, alors là...
05:36C'est ça.
05:38En réalité, ces investissements qui n'arrêtent pas montrent que, pour l'instant, il n'y a pas d'éclatement
05:45de bulles.
05:45Il n'y en a pas.
05:47Les paris se font et ils se font en permanence.
05:50Surtout qu'ils sont dans ces dépendances presque irréversibles qui sont un peu complexes.
05:56Ça n'est pas que de l'écumant, mais Fanny, peut-être.
05:59Ce qui est intéressant, tu parles de dépendance pour...
06:02Je parle de dépendance irréversible.
06:04Voilà, mais là, AWS, par exemple, de même en rebossant avec Anthropik, c'est aussi ne pas être dépendant d
06:11'OpenAI, qui est très proche de Microsoft.
06:13Et on a aussi cette guerre-là et cette structuration-là qui fait que chaque grand groupe se positionne pour
06:18avoir sa propre IA, en tout cas une IA qui va ne pas le bloquer.
06:23Et je pense que ça, c'était stratégique pour eux.
06:27Après, tu parles de la bulle de l'IA.
06:29Je pense que c'est encore trop tôt parce qu'en effet, là, ça monte.
06:32Il y a un vrai intérêt.
06:33On voit des résultats.
06:35Mine de rien, il y a des avancées.
06:36Mais il y a un moment, on parle d'installer des fermes d'IA, y compris en France et en
06:41Europe.
06:41On voit tous les plans qui sont en train de se mettre en place.
06:43Mais il y a un moment, il y a la production, et on revient au suivi tout à l'heure,
06:47la production des puces, la production de l'électricité et le fait que ce soit le plus green possible.
06:54La France, même avec le nucléaire, ne peut pas produire les 500 gigawatts.
06:59C'est l'autre question que j'avais notée, et l'énergie dans tout ça.
07:01C'est comment on produit ?
07:02Parce qu'il faut savoir qu'on a pris du retard sur notre plan nucléaire quand même politiquement.
07:07Il y a eu des choix stratégiques qui ont fait que même si on est très bien placé en France,
07:11on a quand même des soucis là-dessus.
07:13Et donc, tout ça fait qu'à un moment, il y a une bulle de l'IA, il n'y
07:16aura peut-être pas de quoi faire tourner pour tout le monde.
07:18Et donc, il faut en effet sécuriser ses infras, son électricité, produire tout ça, les terrains.
07:24Et il y a des endroits où c'est plus facile à construire des data centers que d'autres.
07:27Et puis juste un mot sur le partenariat, donc Anthropica WS, partenariat croisé, recroisé et recroisé.
07:33Il inclut aussi un accès privilégié au puce trénium d'Amazon, parce que chacun aussi, comme Amazon, comme Google, comme
07:40Microsoft, commence à faire ses propres puces.
07:42Oui, c'est les puces inférencières qui permettent d'avoir le full stack.
07:48Mais pour revenir juste sur cette question de bulle et finalement sur ce que tu disais par rapport au fait
07:53qu'il y ait des nouveaux modèles quasiment tous les jours,
07:55ça n'est pas que de l'écume et des épiphénomènes.
07:56Il y a aujourd'hui, et ce depuis quelques mois déjà, une grande tendance qui est de voir les modèles
08:04open source surperformer les modèles propriétaires.
08:08Autrement dit, principalement les modèles chinois, qui sont créés en distillant, c'est-à-dire littéralement en volant les contenus
08:16générés par les modèles américains,
08:18arriver à un niveau de performance qui n'est plus 80% des modèles frontières.
08:23Là, le dernier modèle qui est sorti hier, qui est Kimi 2.6, qui surperforme le meilleur modèle anthropique pour
08:35un coût qui est entre 5 et 10 fois moins cher.
08:40Ça veut dire qu'on se retrouve avec des modèles open source, qu'on peut installer, d'ailleurs certains acteurs
08:47le font, sur des infrastructures souveraines en France,
08:51pour des coûts qui peuvent être, alors évidemment ça dépend des infrastructures, mais pour l'instant quand elles sont hébergées
08:56aux Etats-Unis, on est 10 fois moins cher,
08:58que les modèles propriétaires type anthropique. Donc si bulle il y a, elle peut exploser très vite de ce fait.
09:05Et on avait vu aussi, c'est le fait de, quand Anthropique a son Claude qui leak, tout son code,
09:13qui redisparait,
09:14mais qu'il y a quand même quelqu'un qui, grâce à Claude, arrive à recoder la totalité dans un
09:19autre langage.
09:20Et c'est assez fort, on parlait de la valeur du logiciel actuellement, c'est vrai qu'on peut quasiment
09:26tout recoder,
09:27et à 95% ne plus avoir du tout les mêmes lignes de code, et du coup on n'est
09:30pas illégal dans la recomposition du service.
09:33« Montre le logiciel à ton modèle qui te le recrée ».
09:35Mais sans recopier, sans avoir l'impression qu'on fait un plagiat de code.
09:40Et ça c'est assez nouveau aussi, et donc on rentre dans une ère qui est complètement dingue de créativité.
09:46Alors, ère complètement dingue de créativité, c'est ce qui risque de se passer dans l'industrie,
09:52avec ce Jeff Bezos, alors là on passe d'Amazon à Amazon aussi quelque part,
09:57parce que Jeff Bezos est encore bien présent, bien qu'il ait laissé la main à Andy Jassy il y
10:03a quelques années.
10:04Jeff Bezos, lui, il veut lever 10 milliards de dollars pour sa start-up,
10:07alors il appelle ça son start-up projet Prometheus.
10:10Prometheus, alors c'est pas un nouveau LLM, un nouveau IA,
10:16c'est une nouvelle IA appliquée au monde de l'industrie.
10:18En fait, ce qu'il veut faire, de ce que je comprends,
10:20on regarde une machine industrielle,
10:22voilà, je sais pas, un bras robotique qui fabrique des portes de voiture,
10:26on va regarder ce modèle-là, on va dire où est-ce qu'on peut l'améliorer,
10:28comment on peut intégrer de l'IA,
10:30comment on peut avoir moins de rebuts,
10:31parce que vous savez, les robots, ils ont beau être robots,
10:34parfois la vis, elle se met de travers,
10:36parfois ils font une rayure, il y a un peu de déchets derrière tout ça,
10:39c'est de dire à ce robot, l'IA va dire, tiens, la vis, elle est de travers,
10:42mais je vais réussir quand même à la retirer, à la revisser de la bonne façon,
10:45grâce à l'IA que je vais intégrer.
10:47Donc lui, il veut intégrer cette IA dans tous ses modèles industriels,
10:52et justement, revoir complètement cet univers,
10:57et enfin, c'est assez dingue ce qu'il veut faire là,
11:00Jeff Bezos.
11:01Mais c'est aussi l'une des nouvelles frontières.
11:03Parce qu'après, il veut racheter ces entreprises-là,
11:05et puis leur dire, allez, je repasse tout par l'IA,
11:07et ça ira très bien.
11:07C'est très Amazon comme truc,
11:09de toute façon, c'est full stack.
11:11On veut avoir tous les outils en interne,
11:13et puis après d'ailleurs, s'ils sont meilleurs que les autres,
11:15on les vendra.
11:16Mais d'abord, on va les utiliser en interne,
11:17c'est comme ça qu'on a eu AWS,
11:19c'est comme ça qu'on a eu mille autres choses,
11:21donc finalement, il y a une espèce de logique interne chez Bezos à faire ça,
11:25à un moment où en plus, ils n'ont pas de problème de cash,
11:27c'est le moment d'y aller,
11:29et il a raison de ne pas aller se battre sur le terrain des LLM.
11:31Mais est-ce que ça veut dire que des PME industrielles
11:34seraient menacées par ce modèle-là ?
11:38C'est une bonne question à laquelle je ne saurais répondre.
11:41Il y a des questions.
11:45Moi, je serais des PME industrielles,
11:47je m'inquiéterais,
11:47parce que de ce que je comprends,
11:49il veut vraiment aller descendre dans,
11:51je parlais de ce bras robotique dans l'industrie auto,
11:53c'est aller regarder tous ces modèles,
11:55décomposer tout ça,
11:56dire où je vais intégrer de l'IA
11:58pour des machines qui sont déjà un petit peu intelligentes,
12:01et de dire, voilà, on va encore améliorer le process.
12:04C'est l'ADN d'Amazon,
12:06l'automatisation, encore une fois,
12:07la digitalisation, l'automatisation,
12:09à part que là, on l'applique à l'ère de l'IA
12:13au physical AI,
12:14c'est-à-dire la capacité de ces IA
12:17à se balader,
12:20interagir avec le monde physique.
12:21On rentre dans le monde de la robotique, finalement.
12:23C'est de ça dont il...
12:24Il a compris un truc, Bezos,
12:26c'est que l'ère du chatbot, en réalité,
12:28est derrière nous.
12:29C'est terminé.
12:30La valeur du chatbot,
12:32elle commence à tendre vers zéro,
12:34encore une fois,
12:35en l'espace de trois ans,
12:36ce qui est dingue.
12:37C'est-à-dire qu'on rentre dans une époque
12:39où ce qui va commencer à avoir de la valeur,
12:41c'est le monde physique.
12:41On retrouve le débat qu'on a eu tout à l'heure
12:44sur Apple.
12:45C'est-à-dire toute la dimension infrastructure,
12:50résumée en une formule,
12:53l'atome a de la valeur
12:54et le bit n'a presque plus de valeur.
12:57Donc, si on veut aller vers la valeur,
12:59il faut aller vers le monde physique.
13:00Et là, encore une fois,
13:02il l'a compris,
13:03il est en train de construire des robots,
13:04pas forcément des robots humanoïdes,
13:06mais des robots...
13:06Oui, je sais pas, il est de bras en gros.
13:08Exactement, pour retrouver la valeur
13:10là où elle est,
13:11le bricain de mortard,
13:13l'atome.
13:14Et c'est là qu'il y a des barrières à l'entrée.
13:17Ça veut dire que si je suis à l'industrie d'aujourd'hui,
13:19il faut que je carbure un peu ?
13:20Non, mais on peut aussi imaginer l'inverse.
13:22On peut imaginer que tout à coup,
13:23il crée des outils qui donnent aux petits
13:24les mêmes outils que les grands.
13:25C'est-à-dire que ce qui s'est passé
13:27avec l'LLM,
13:27où tout à coup,
13:28ton comptable de quartier
13:29a des outils d'analyse
13:31et de prédiction
13:32et de hauteur de vue
13:33qui étaient absolument
13:35ceux des grands cabinets avant.
13:37Et donc, pourquoi pas ?
13:38On peut l'espérer comme ça.
13:39Mais c'est vrai que Bezos,
13:41son truc,
13:41c'est quand même d'aller chercher
13:42l'optimisation jusqu'au dernier pourcent.
13:45Parce qu'il sait que c'est le dernier pourcent
13:47qui fait la différence.
13:49Ils l'ont fait.
13:50Mais il a dit qu'il voulait repérer
13:51des entreprises industrielles
13:53et tester son modèle.
13:54Puis si ça marche,
13:55il déploie.
13:56Ce qu'il y a d'intéressant aussi,
13:57c'est qu'il ne l'a pas fait
13:58à l'intérieur d'AWS.
14:00C'est un peu une spin-off quand même.
14:02Et ça, c'est un choix stratégique
14:03intéressant en termes de développement.
14:05C'est souvent pour avoir l'agilité
14:08d'une petite structure
14:09et pouvoir prendre des décisions
14:10très rapides
14:12et ne pas être ralenti
14:13par les lourdeurs d'un grand groupe
14:15tel que peut l'être Amazon ou AWS aussi.
14:18Accessoirement, il y a un aspect financier.
14:20C'est que jusque-là,
14:21Amazon paye un peu la taxe du conglomérat.
14:24C'est-à-dire qu'il y a Amazon et AWS
14:25qui sont dans le même bateau.
14:26On valorise les deux.
14:27Si on séparait les deux,
14:29ça vaudrait beaucoup plus cher.
14:31Donc finalement, créer une nouvelle activité
14:32qui a beaucoup de potentiel,
14:33il vaut mieux la créer à l'extérieur
14:35des deux premiers.
14:35Et puis au-delà des robots humanoïdes
14:37qui finiront par arriver
14:38dans les entrepôts,
14:39mais il y a tous les robots.
14:41Enfin, on imagine qu'il va certainement
14:43réfléchir à ces robots aussi
14:45pour faire des beaux paquets.
14:46Oui, c'est moins sexy que Xpeng.
14:49C'est moins sexy que le robot de Elon Musk.
14:52Mais encore une fois,
14:53Amazon, c'est efficace,
14:56c'est concret
14:57et puis ça automatise.
14:59Et en plus, il est dans le monde
15:00de l'industrie.
15:00Donc, je pense qu'il va falloir suivre
15:03de très près cette nouvelle venture
15:06Prometheus de Jeff Bezos.
15:09Et alors, il nous reste une dizaine de minutes
15:11pour revenir en France
15:13parce que là,
15:14c'est la Cour des comptes
15:16qui a mis vraiment le pied dans le plat,
15:19c'est le cas de le dire,
15:20puisque la Cour des comptes,
15:22elle a regardé un peu
15:23tous les investissements
15:25faits en France,
15:25notamment dans la partie semi-conducteurs
15:27parce que c'est la partie
15:28qui nous intéresse.
15:298,7 milliards d'euros
15:30ont été investis en 7 ans.
15:32Mais, voilà,
15:33la Cour des comptes s'interroge,
15:34se dit, mais pour quel résultat ?
15:36Alors, il y en a un qui est visé en direct,
15:37c'est STMicro.
15:38On se demande,
15:39tiens, il devait y avoir
15:40cette usine Accrol,
15:41alors qui commence,
15:43qui a...
15:43Elle est en construction.
15:44Elle est en construction.
15:45Il devait y avoir Global Fundries,
15:47d'Américains qui devaient intervenir,
15:48mais selon la Cour des comptes,
15:50plus personne ne répond au téléphone.
15:52STMicro,
15:53du CICI,
15:53nos partenariats continuent.
15:57Voilà, comment...
15:58En gros, je regardais,
15:59la critique de la Cour des comptes,
16:00c'est qu'on sait combien on dépense,
16:01mais pas précisément
16:02pour qu'est-ce qu'on produit,
16:04ni avec...
16:05On ne connaît pas bien
16:06l'objectif industriel.
16:07Cédric.
16:08C'est long et compliqué
16:09de faire des chips.
16:11Construire une fab,
16:11ça prend...
16:12La Cour des comptes le sait maintenant,
16:13beaucoup d'argent,
16:15mais ça prend aussi du temps.
16:16Alors, c'est vrai que l'histoire
16:17du partenariat
16:18un peu apparemment capoté
16:19ne va pas aider,
16:21parce que STMicro,
16:22on attendait pas mal,
16:23ne serait-ce qu'en soutien financier
16:25du CLLREST,
16:27mais tout le monde
16:28est dans son rôle.
16:28C'est-à-dire que STMicro
16:29essaie de développer
16:30une nouvelle fab.
16:31La Cour des comptes
16:32regarde les comptes
16:32en disant,
16:32excusez-moi,
16:33mais où va cet argent ?
16:34Cet argent,
16:34il va dans la fab.
16:36Et d'ailleurs,
16:37ce qu'il faut savoir
16:38de ce que j'ai entendu
16:39quand j'y suis allé,
16:40c'est qu'ils devaient avancer
16:42l'argent de construction
16:43en grande partie.
16:44Ils avaient un petit montant
16:45et ils doivent justifier
16:46et ils reçoivent les subventions
16:47au fur et à mesure
16:48qui prouvent ce qu'ils font.
16:50Donc,
16:51je pense que,
16:52voilà,
16:52et on voit la ligne
16:53sortir de terre,
16:54il y a quand même
16:55des beaux projets
16:56qui pourraient arriver.
16:57Par contre,
16:58c'est pas tant que ça
17:00quand on construit des fab,
17:01en effet,
17:02quand on voit les budgets
17:03dans les autres pays
17:03et dans les autres régions
17:05qui ont été investis.
17:08En fait,
17:08le but,
17:08c'est pas tant.
17:09On en a un peu
17:10pour l'argent
17:10qui a été mis
17:12et qui a été saupoudré
17:13en plus.
17:14Le but,
17:14c'est peut-être pas tant
17:14de sortir des produits
17:15que de conserver
17:16des expertises
17:18parce que ces expertises,
17:19elles peuvent fuiter,
17:20elles peuvent partir
17:20de manière extrêmement simple.
17:22Elles ont peu
17:23de frontières à franchir.
17:24Elles peuvent partir
17:25en Asie,
17:25en Amérique
17:25et il y a quand même
17:27un intérêt stratégique,
17:28j'ai envie de dire,
17:29même pour la France
17:29de garder,
17:31même si c'est allié
17:32avec les Italiens,
17:33bien évidemment,
17:34de garder une expertise
17:35sur ces sujets-là.
17:37Ce serait terrible.
17:38Selon vous,
17:40Michel,
17:40ton avis aussi
17:42là-dessus,
17:42mais est-ce que
17:43la Cour des comptes,
17:44elle tape un peu vite
17:45sur les doigts
17:45parce qu'elle méconnaît
17:46un peu cet univers
17:48des puces
17:48où il faut investir beaucoup
17:49et attendre un peu
17:51les retours sur investissement
17:52ou est-ce qu'elle a raison
17:53de donner un petit coup
17:54de règle sur les doigts
17:55en disant,
17:56dis donc les gars,
17:56c'est bien beau
17:57tout cet argent investi
17:58mais moi,
17:58je veux des choses
17:59un peu plus concrètes
18:00surtout à l'heure
18:01où on entend
18:01les puces.
18:03Je pense qu'elle n'a pas tort
18:05parce que ça commence à dater.
18:07Je crois que les premiers projets
18:09annoncés étaient autour
18:10de 2021-2022.
18:12Ça a été validé en 2023.
18:15Je pense qu'on a un vrai problème
18:17sur notre stratégie
18:18France 2030 dans cette affaire.
18:20En réalité,
18:20quand on regarde
18:21sur ce projet
18:22plus sur les huit
18:23et quelques milliards,
18:24il y a STMicro
18:25avec un deal
18:26avec les Américains
18:27et puis derrière,
18:28il y a toute une flottille
18:31de boîtes
18:32qui font tout
18:33et n'importe quoi.
18:34Il y a Renault,
18:35il y a Valeo,
18:36il y a Airbus
18:37qu'on a mis à l'intérieur
18:38mais bon,
18:39ce n'est pas vraiment
18:40le métier.
18:41Ce n'est pas des purs players.
18:43Il n'y a pas de pilote ?
18:44Non, en fait,
18:45le problème,
18:45ce n'est pas tant
18:45qu'il y a un pilote ou pas.
18:47Regardez ce qui se passe
18:47par exemple en Chine
18:48sur un exemple
18:49qui est l'écosystème robotique
18:52et robotique humanoïde.
18:53En l'espace de quelques années,
18:55ils ont réussi
18:56à être les numéros 1 au monde.
18:58Alors,
18:58ils ont une supply chain
18:59de dingue,
18:59c'est normal,
19:00mais au numéro 1 au monde
19:02en robotique humanoïde.
19:03Pourquoi ?
19:03Parce qu'ils ont essaimé
19:05très très largement
19:05sur des startups,
19:07pas forcément
19:08des très gros tickets
19:09mais au début
19:10des petits tickets
19:11et puis ils ont joué
19:12le darwinisme.
19:13C'est-à-dire qu'ils ont vu
19:14à tel point qu'aujourd'hui,
19:15il y a à peu près
19:16une centaine,
19:17voire 150 startups
19:18de robotique humanoïde
19:19dans une zone
19:20qui est restreinte.
19:21Il y a deux ans,
19:22il y avait un grand salon,
19:22il y avait 83 constructeurs déjà.
19:24Ben voilà,
19:24donc une zone très restreinte
19:26où il y a un alignement
19:27complet entre
19:28la commande publique,
19:31les labos de recherche,
19:33les petites usines
19:35parce que les usines,
19:36aujourd'hui,
19:36on ne peut pas vraiment
19:36parler d'usines
19:37en robotique humanoïde,
19:38c'est quasiment des labs,
19:39c'est-à-dire qu'on rentre dedans,
19:40c'est un peu le souc,
19:42ce n'est pas vraiment
19:43une usine
19:44comme on peut l'imaginer.
19:46Les universités,
19:47tous sont alignés
19:49et puis les entreprises,
19:50évidemment,
19:50tous sont alignés
19:51sur les mêmes types de produits.
19:52Aujourd'hui,
19:53là,
19:54on est dans des domaines
19:54où on reste quand même
19:55en R&D,
19:56je ne suis même pas sûr
19:57que ces puces
19:58puissent se retrouver
19:59assez rapidement
20:00sur les bancs d'essai
20:01dans des universités
20:02pour faire de la R&D,
20:03voire même
20:03dans certaines entreprises.
20:05On investit
20:06dans une
20:06ou quelques acteurs
20:08alors qu'on devrait
20:09essaimer largement
20:10et jouer
20:11véritablement
20:12la compétition
20:13et jouer le darwinisme
20:15encore une fois.
20:16C'est un peu dommage.
20:17Est-ce que ça veut dire
20:18que nous,
20:18encore une fois,
20:19notre défaut d'ingénieur
20:20de vouloir aller
20:21jusqu'à la perfection
20:22avant de sortir le produit
20:23alors que les Chinois,
20:24ils avancent pas à pas ?
20:25On en a parlé hier,
20:27vous pouvez nous retrouver
20:28en replay,
20:29en podcast,
20:30sur ce robot
20:31qui a gagné
20:31ce mur à raton,
20:32alors l'exploit sportif
20:33si on veut,
20:34mais en tout cas,
20:34ce qu'on voyait surtout,
20:36c'est que ça marque,
20:36il y aura un avant
20:37et un après.
20:38Un robot qui tient
20:39pendant une heure
20:40en courant
20:40à 25 km heure.
20:42Alors on a vu
20:42de temps en temps
20:42il y a des petits arrêts
20:43au stand,
20:43on lui met un peu
20:44de pchit pour les rouages,
20:46on le refroidit
20:46avec des glaçons,
20:47on regardait une vidéo
20:48tout à l'heure,
20:49véridique,
20:50mais quand même,
20:51l'année dernière,
20:52il le faisait en 2h40,
20:53cette année,
20:53il le fait en 50 minutes.
20:56Fanny ?
20:57Non, je pense que
20:58avec les moyens qu'on a,
21:00on est allé sur des marchés
21:01de niche qu'on maîtrisait
21:02et je pense que la France
21:04reste leader mondial
21:05sur les substrats SOI
21:07avec Soitec
21:08et ça,
21:09c'est vraiment important.
21:11On a quand même
21:11un savoir-faire
21:12qui reste unique au monde.
21:13là-dessus,
21:14sur certains chipsets
21:16automobiles,
21:17avec ST Micro,
21:18c'est quand même,
21:18on reste leader
21:19sur ce sujet-là,
21:20sur des capteurs industriels
21:22et puis aussi
21:22sur la photinique silicium.
21:24On est en train aussi
21:25de déployer les puces
21:27des ordinateurs quantiques
21:28de Kobli
21:29qui seront aussi
21:30sur les chaînes de prod
21:31de ST.
21:32Mais ça,
21:32on sera passé à l'échelle ?
21:34En France ou en Europe ?
21:35En fait,
21:35on sait déjà
21:37les produire en masse,
21:38c'est juste qu'on vend
21:39ces capteurs-là
21:40à des grands
21:41et on en avait déjà parlé
21:42dans l'émission,
21:43il faut savoir
21:44que Tesla,
21:46que Samsung
21:47sont des clients
21:49d'ST de l'usine.
21:51Apple,
21:51Apple sur les capteurs
21:53qui sont en frontale
21:54des iPhones,
21:56ce sont des spécialisations
21:58avec un type
21:58de gravure.
21:59C'est vrai que là,
22:00l'usine actuelle,
22:00je crois qu'elle a 15 ans,
22:01la chaîne qu'on voit
22:02tourner derrière,
22:03mais qu'elle produit
22:04encore des produits
22:04très qualifs
22:05qui servent
22:06et tout est vendu.
22:07Il n'y a pas une puce
22:08qui n'est pas vendue
22:09ou qui n'est pas utilisée,
22:11qui sortent
22:11des chaînes de prod.
22:12C'est comment on produit
22:13plus et comment
22:14on arrive à revendre
22:15et là,
22:17est-ce que cette prochaine usine,
22:18ça va être pour continuer
22:19dans ces spécialisations ?
22:20Est-ce que c'est pour nous sortir
22:22de la dépendance
22:23de la Chine
22:23sur certains pays ?
22:24On n'a pas les moyens
22:25pour l'instant.
22:26Quel peut être le risque
22:28de ce rapport ?
22:28On ne va pas tout stopper
22:29évidemment,
22:30il y a une usine
22:30qui est en construction,
22:32mais c'est quoi ?
22:33C'est de dire attention,
22:34on va ralentir un peu
22:34nos investissements
22:35alors qu'on aurait besoin
22:36d'encore plus d'argent.
22:37Il faut aller chercher aussi
22:38des financements.
22:39Là, c'est des financements
22:40France 2030,
22:41mais on pourrait dire
22:41aller chercher
22:42des investisseurs privés
22:43pour qu'ils viennent
22:43remettre au pot.
22:44Je suis d'accord avec Michel.
22:45La question,
22:46ce n'est pas tant
22:46la quantité d'argent
22:47qui est à distribuer
22:48que la façon dont on le fait.
22:49Je comprends
22:50que la Cour des comptes 5e
22:51est en disant
22:52« Attendez,
22:52vous aviez dit
22:53que vous alliez faire
22:53un truc avec Global Fundraise,
22:54vous ne l'avez pas fait,
22:55où va mon argent ? »
22:56Ça, c'est normal.
22:57Ils se conduisent presque
22:59en investisseurs.
23:01Après,
23:01ça ne remet rien en cause
23:03sur le reste,
23:04mais la façon
23:05dont on a tendance
23:06à s'aimer un peu,
23:07et ce n'est pas péjoratif,
23:08un peu à la crédit impôt recherche.
23:10C'est l'école des fans
23:12quand même sur les financements.
23:14On se dit
23:14que ce n'est pas forcément ça.
23:17Ça va faire éclore
23:18des gens qui sont très très forts
23:19pour faire des dossiers
23:20de demande de financement.
23:22C'est bien,
23:22c'est une vraie discipline,
23:23mais ce n'est pas forcément
23:24le truc qui,
23:25tout à coup,
23:26va te produire
23:26une licorne sortie de nulle part.
23:28On en a des licornes
23:29sorties de nulle part,
23:30mais ce n'est pas comme ça
23:31qu'on les a fait éclore jusque-là.
23:32Après,
23:33la création d'écosystèmes,
23:34c'est un truc long,
23:34c'est un truc compliqué,
23:35surtout quand on est
23:36dans un grand État,
23:37dans une grande démocratie moderne.
23:40C'est plus facile
23:40qu'en t'est la Chine.
23:42Après,
23:42il y a notre autre souci aussi,
23:44c'est qu'aujourd'hui,
23:45on a beau dire
23:45qu'il nous faut
23:46une stratégie européenne.
23:48On se rend compte
23:49que là,
23:49c'est notre stratégie française,
23:51que les Allemands
23:51ont la leur,
23:52que les Anglais,
23:54si tant soit peu,
23:55qu'on peut les intégrer
23:55à l'Europe,
23:56ont la leur,
23:58que les Hollandais
23:59ont la leur aussi.
24:00Ils ont un SML,
24:02ils n'ont pas de problème.
24:02Les investissements
24:04en termes d'infrastructures européennes
24:06sont sortis,
24:07la décision est sortie
24:08il y a quelques jours.
24:09Je crois que ça tourne
24:10autour de 180 millions,
24:12190 millions d'euros
24:13sur une période de trois ans
24:15ou un peu plus.
24:17Bon, bref,
24:18ça n'est pas du tout
24:19le même ordre de grandeur
24:21de ce qui se passe
24:22de l'autre côté de l'Atlantique
24:24ou en Chine.
24:26Donc,
24:26mais ça,
24:27c'est un grand,
24:29ça fait des,
24:30ça fait des années
24:31qu'on le dit,
24:32c'est-à-dire que l'Europe
24:33n'investit probablement pas assez,
24:36elle n'a pas...
24:36On est trop fragmenté,
24:37on a trop d'acteurs.
24:39On régule trop encore une fois,
24:40on n'innove pas assez,
24:41on n'investit pas
24:42aux bons endroits.
24:43C'est ça aussi le problème.
24:44Et je pense qu'il faut jouer
24:45à plein la compétition
24:47entre les acteurs.
24:48C'est-à-dire que je préférerais
24:51distribuer massivement
24:52à des petites entreprises,
24:54des petits tickets
24:55pour les aider
24:56à sortir du bois,
24:57à peu faire du CID.
24:58Comme ces robots
24:58et de voir au bout
25:01de six mois,
25:02neuf mois
25:03ce qui fonctionne
25:04et remettre au pot
25:05là où ça fonctionne.
25:06Et pas forcément
25:07en investissement,
25:08mais en libérant
25:08la commande publique.
25:09Que les Européens
25:12achètent Européens
25:13auprès de startups européennes.
25:15C'est comme ça
25:15qu'on arrive à construire
25:16un écosystème.
25:17C'est ce que vous avez
25:17l'occasion de regarder.
25:19On a une nouvelle émission
25:20avec l'entretien
25:21Rex & Code
25:22où il y avait Patrick Pouyanné
25:23qui était hier soir.
25:24C'est pour ça qu'on a eu
25:24un horaire un peu décalé
25:25de Tech & Co.
25:27Et Patrick Pouyanné,
25:29patron de Total Energy,
25:30le dit.
25:30Il a dit,
25:30nous, notre but
25:31d'investir dans les startups,
25:32on n'est pas VPI.
25:33Par contre,
25:34acheter des produits startup,
25:36ça, c'est notre...
25:37c'est un peu plus
25:38notre devoir.
25:40Ça fait partie
25:40de nos axes de développement.
25:42Mais en tout cas,
25:43c'est 8,7 milliards
25:45face à 52 milliards,
25:46le chip,
25:47l'USA Chips Act,
25:49tu vois,
25:49donc aux Etats-Unis.
25:51Et on parle
25:52de pas loin
25:52de 150 milliards.
25:54Alors bon,
25:54c'est aussi
25:55dans tout un tas
25:55de sujets en Chine.
25:56Mais on est loin.
25:59On est loin.
25:59Donc,
26:00il faut mieux réguler
26:02et surveiller,
26:03en effet.
26:04Mais il faudrait surtout
26:04qu'on arrive
26:05à embarquer plus
26:06de moyens
26:08et qu'on soit
26:09un peu plus stratégiques.
26:10Et bien,
26:11le point de Stargate,
26:13même,
26:13où on a parlé
26:14à un moment donné,
26:15de centaines
26:16de milliards,
26:16alors ils ne sont pas
26:17encore libérés,
26:18mais c'est cet ordre
26:20de grandeur-là
26:20qu'il faut viser.
26:22Alors comment ?
26:23Il y a plein de sujets
26:24à traiter,
26:25mais c'est vraiment
26:26cet ordre de grandeur-là.
26:27Oui,
26:27vous avez Stargate,
26:28on avait la piste aux étoiles.
26:30Allez,
26:31c'est sur ce bon mot
26:32que l'on termine.
26:32Merci à vous,
26:33Michel Lévy-Provençal,
26:34fondateur de TEDxParis
26:35et de l'agence Brightness,
26:36Cédric Ingrand,
26:37directeur général
26:38de Ivy White Studio
26:39et Fanny Bouton,
26:40directrice du quantique
26:41chez OVH Cloud.
26:42Merci encore
26:42à tous les trois
26:43pour ce débrief riche
26:45avec ce départ de Tim Cook
26:46qui évidemment
26:47nous fait commenter
26:48une actualité
26:49toujours aussi riche.
26:50Merci.
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