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Ce mercredi 29 avril, François Sorel a reçu Didier Sanz, journaliste, Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, et Amélie Charnay, journaliste à La Tribune. Ils se sont penchés sur le lancement de nouveaux satellites LEO par Ariane 6, l'accusation de Meta par l’Union européenne pour manquement à la protection des mineurs, et la perte d’abonnés de SFR en plein rachat, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Voilà, il est 20h en ce mercredi soir sur BFM Business.
00:08Un grand merci d'être là, d'être fidèle à Tech & Co, la quotidienne.
00:12Je sais que vous nous écoutez en direct ou nous regardez en direct,
00:15mais aussi en replay, en podcast.
00:16Et encore une fois, merci.
00:18Ce soir sur le plateau de Tech & Co, Isabelle Bordry, Didier Sens et Amélie Charnet
00:23qui représentent la rédaction de La Tribune.
00:26Je vous propose maintenant de parler d'espace et d'une belle réussite européenne et française.
00:32Nouveau tir d'Ariane 6 demain à Kourou en Guyane.
00:36La fusée européenne doit s'élancer dans sa configuration lourde.
00:39C'est vraiment le gros modèle d'Ariane 6.
00:42C'est le modèle Heavey avec 32 satellites de la constellation Amazon Léo.
00:46Deuxième tir donc du lanceur européen pour Amazon.
00:49Le groupe américain est engagé dans une course pour rattraper son concurrent Starlink.
00:53Jean-Baptiste Thuette nous explique tout ça et on revient évidemment sur le plateau juste après.
00:58Aujourd'hui, Amazon a déjà placé un peu plus de 200 satellites en orbite.
01:02Un début encore très loin de l'objectif final.
01:05Un peu plus de 3000 unités pour couvrir l'ensemble de la planète en connectivité par satellite.
01:10Pour l'instant, le service n'est pas pleinement opérationnel,
01:12mais des tests sont effectués aux Etats-Unis, en Afrique ou encore en Europe.
01:16Petit à petit, l'infrastructure se densifie.
01:18Les satellites déployés sont équipés de liaisons laser pour communiquer entre eux.
01:22Et au sol, Amazon s'appuie sur un réseau de stations connectées à son cloud pour acheminer les données.
01:27Amazon est donc toujours dans une phase clé, celle de la montée en puissance.
01:31Et c'est là que les lancements s'enchaînent.
01:32Pour Ariane 6, c'est le deuxième tir pour Amazon sur un total de 18 prévus.
01:37D'autres lanceurs américains sont aussi mobilisés pour accélérer le calendrier.
01:40L'objectif, rattraper le retard face à Starlink, qui compte déjà plusieurs milliers de satellites en orbite,
01:46et un service commercial qui lui a rapporté l'an dernier presque 4,5 milliards de dollars de résultats opérationnels.
01:53Voilà donc, demain, on croise les doigts, on touche du bois, espérons qu'Ariane 6 puisse décoller.
02:00Vous savez qu'il y a toujours des aléas météo et des aléas techniques de dernière minute.
02:04Donc voilà, mais 32 satellites d'un coup, pour redire la puissance en fait de ce lanceur, c'est dingue.
02:11C'est un super coup pour Ariane.
02:12Super coup pour Ariane.
02:14Gros contrat, d'ailleurs je crois que c'est leur principal client maintenant.
02:17Oui, pendant plusieurs années.
02:18On l'appelle le contrat du siècle.
02:19Oui, c'est ça.
02:20Ce qui est intéressant Amélie, c'est que tu étais au premier lancement à Kourou,
02:24et tu as vécu ce lancement en direct.
02:26Tout à fait, et donc c'était aussi la nouvelle version d'Ariane, Ariane 6, avec 4 propulseurs.
02:32Donc c'est hyper puissant, il n'y a jamais eu des décollages aussi puissants.
02:35Ça va faire beaucoup de bruit.
02:37Avec retard, parce qu'en fait, comme on est à 8 kilomètres au plus près pour assister au décollage,
02:42en fait on a le bruit qui arrive...
02:44C'est un peu comme le feu d'artifice.
02:46C'est fou.
02:47Et donc c'est très impressionnant.
02:50Et ce nouveau modèle, en fait, il est surmonté d'une coiffe qui fait 20 mètres de haut,
02:53et ça permet d'embarquer beaucoup plus de satellites.
02:55Parce que c'est ça la particularité pour les constellations de ce type.
02:58C'est au lieu de faire un seul satellite géostationnaire par vol,
03:04en fait, il y en a, on les lance par grappe.
03:06Ils sont lancés progressivement comme ça.
03:10En basse orbite.
03:13Et là, en fait, il va y en avoir de plus en plus.
03:15Il y en a 32.
03:16Cet été, il y en aura 40, parce qu'il y aura des nouveaux propulseurs encore plus puissants.
03:20Et oui, il y a un contrat énorme.
03:23Donc c'est une grande réussite, parce que l'Europe prouve qu'elle peut revenir un petit peu dans le
03:27jeu,
03:28même si elle est quand même un petit peu à la traîne par rapport à, justement...
03:32À SpaceX.
03:33À SpaceX.
03:34Et qu'elle reste encore au-dessus en termes de coûts.
03:38Mais le premier vol s'est très bien passé, donc il n'y a aucune raison que ça se passe
03:41mal.
03:42Et moi, ce qui m'avait frappé, c'est que c'était parti à la seconde près, à l'heure
03:45prévue.
03:46Donc c'est assez impressionnant quand on voit tout le travail de préparation qu'il y a derrière.
03:50Tout le monde joue gros dans cette histoire-là.
03:51À la fois Ariane, mais aussi Amazon, qui n'a qu'une seule obsession,
03:56c'est petit à petit de rattraper l'avance incroyable, colossale qu'à Starlink, évidemment.
04:03Et 32 satellites, c'est énorme, mais finalement c'est tellement peu dans la constellation des satellites Starlink.
04:09Il y en a plusieurs milliers, je crois qu'ils ne sont pas loin de 10 000 satellites, je crois.
04:15Et là, l'objectif pour Léo, c'est d'en avoir 6 000.
04:18Donc pour vous dire, ça va prendre des années et des années.
04:20Pour l'instant, il n'y en a que 200.
04:22C'est ça, il n'y en a que 200.
04:24Le service commence à se mettre en place parce qu'en fait, plus on a de satellites, plus on a
04:27de capacités.
04:28Mais je pense qu'avec quelques centaines de satellites, Léo pourra commencer à avoir des clients, finalement.
04:34Et puis rappelons aussi, pour Jeff Bezos, c'est le fait de ne pas être dépendant d'Elon Musk et
04:39des lanceurs d'Elon Musk.
04:40C'est pour ça qu'il est du côté de chez Ariane.
04:42Oui, il a plein d'autres lanceurs.
04:44Enfin, Amazon utilise d'autres lanceurs, sauf SpaceX.
04:47Si, il utilise SpaceX, il a été obligé en fait.
04:50Ah bon ?
04:50Oui, je pense que ça a dû être extrêmement dur à avaler pour Jeff Bezos.
04:55Mais il a tellement de satellites à lancer et il est tellement contraint dans le planning qu'il a été
05:00obligé de faire appel à Elon Musk.
05:01Et donc, ça va revenir encore ? C'est récurrent ou c'était juste un one shot ?
05:05C'est le cas pour les deux années à venir.
05:08Donc, il est obligé d'utiliser toutes les ressources possibles.
05:11Parce qu'en fait, il est contraint pour une histoire de planning, sinon il va perdre la licence.
05:18Et puis pour vous expliquer aussi, il y a une vraie inimitié entre Jeff Bezos et Elon Musk, même dans
05:24l'espace.
05:25Parce que là, récemment, en fait, Starlink s'est plaint au niveau, on va dire, des législateurs américains de l
05:33'espace,
05:33que les satellites Léo étaient trop près de ceux de Starlink.
05:38Donc, voilà.
05:39Mais ça va devenir, le ciel, ça va devenir un embout de veillage.
05:41C'est un ring gigantesque où les milliardaires vont s'affronter, Isabelle.
05:47Oui, et puis il y a même Elon Musk qui veut mettre des data centers en orbite.
05:51C'est sa prochaine idée.
05:53C'est pas ça d'ailleurs, il y a Google aussi.
05:54Absolument, pour effectivement utiliser l'énergie du soleil pour pouvoir faire fonctionner son électronique.
06:01Mais c'est formidable de parler d'Ariane 6, parce qu'effectivement, Ariane, c'est fondamentalement des ingénieurs.
06:07Et donc, il n'y a pas tout ce show hollywoodien qu'il peut y avoir quand tout d'un
06:10coup, SpaceX envoie un lanceur dans l'espace.
06:14Et donc, c'est formidable de pouvoir en parler.
06:16Et puis, c'est quand même une belle réussite.
06:17Et c'est une réussite européenne, mais surtout française.
06:21C'est un modèle qu'on devrait appliquer.
06:22Voilà, il faut en parler tout à l'heure de l'obligation des pays européens à travailler ensemble.
06:29Et Airbus, c'est quand même un exemple qui a parfaitement fonctionné.
06:32Alors, rappelons aussi que Jeff Bezos va avoir son lanceur, qui s'appelle Blue Origin, mais il n'est pas
06:39prêt.
06:39Et c'est pour ça qu'il ne peut pas attendre que son lanceur fonctionne pour lancer ses propres satellites.
06:46Parce que ça, c'est un peu le rêve de Jeff Bezos, d'être un peu comme Elon Musk.
06:49Tu as tes lanceurs, tu as tes propres satellites.
06:51Tu as tes GPU.
06:53Tu as tes GPU.
06:53C'est les rois de l'intégration verticale.
06:55Tout va bien.
06:56Tu dors bien le soir, en fait.
06:58Voilà, c'est ça.
06:59Et donc là, il est obligé de faire appel à des partenaires extérieurs, dont Ariane Espace.
07:04Donc, on verra si tout se passe bien demain.
07:08Les enjeux sont colossaux.
07:09Donc, tu retournes ?
07:10Non.
07:11Je pense qu'elle serait déjà dans l'avion, là.
07:14Surtout qu'en fait, on doit se lever à 3h du matin ou à 2h, je ne sais plus, pour
07:18assister à la préparation.
07:20Donc, il faut quand même être là la veille au soir.
07:24Mais il paraît que c'est absolument extraordinaire.
07:26Et il y a même Trump, je ne sais pas si vous vous souvenez, qui avait assisté à un lancement
07:30de Heavy, de SpaceX,
07:32et qui racontait ça comme absolument un gamin en disant, mais c'est extraordinaire, c'est même revenu sur Terre.
07:39Enfin, ça doit être assez phénoménal.
07:40Et oui, parce que, rappelons, que les lanceurs d'Elon Musk reviennent sur Terre.
07:44Reviennent.
07:44Ce qui n'est pas le cas.
07:45D'Ariane Espace.
07:46Alors, il y a un projet, je crois, d'un futur lanceur qui reviendrait sur Terre comme celui d'Elon
07:51Musk.
07:51Mais bon, ça, ça sera dans plusieurs années.
07:54Et Kourou, alors, c'est cool.
07:56Comment tu te retrouves là-dedans ?
07:58Ça doit être rigolo, le contraste entre, on va dire, la nature sauvage qui a quelques kilomètres
08:03et ce concentré de technologie et toutes ces ingénieurs, cette intelligence
08:08qui travaille sur un périmètre assez réduit, non ?
08:12Tout à fait.
08:13Il y a un très grand contraste quand même entre le manque de connectivité de la Guyane
08:17et l'extrême technicité du centre spatial.
08:21Et autour, ça reste quand même très sauvage.
08:24C'est très peu urbanisé et plutôt pauvre.
08:27Et du coup, il y a quand même un contraste assez étonnant
08:29à tel point que, moi, après, j'avais rencontré l'équipe de sécurité d'Amazon
08:33parce qu'en fait, ils ont une équipe de sécurité qui vient s'assurer
08:36avant que son personnel ne va pas avoir de problème.
08:39Ils ont visité l'hôpital de Kourou et ils ont dit que, bah non, on n'ira jamais là.
08:44Donc, en fait, il y a quand même un gap.
08:49Mais qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils ont construit un hôpital ?
08:51Ils amènent tout avec eux.
08:54C'est dingue quand même.
08:56Alors que les accidents, là, il n'y a pas d'humains dans cette fusée.
08:59C'était au cas où il y aurait une explosion.
09:00Mais c'est leur personnel qui vient quand même, même si ce n'est pas eux qui contrôlent le lancement.
09:05Et puis, c'est Ariane-Espace.
09:07Et en plus, c'est tellement pratique au niveau en liaison Ariane
09:10que les Américains sont obligés de passer par Paris
09:12et ensuite de repartir en avion pour la Guyane.
09:15Donc, il y a encore des choses à améliorer au niveau infrastructure.
09:18Sauf Diabezos et son jet privé.
09:20Je pense que lui, il peut se sentir bien.
09:22Créer un écosystème, c'est compliqué.
09:24C'est compliqué.
09:24C'est clair, c'est clair.
09:25Bon, écoutez, on aura, j'espère, je ne sais pas quelle heure est le lancement demain.
09:30C'est l'après-midi.
09:31C'est l'après-midi, donc peut-être qu'on pourra vous annoncer la bonne nouvelle
09:34demain soir dans Tech & Co, puisqu'on sera là demain jeudi.
09:37Dans l'actualité aussi, eh bien, on va revenir en Europe.
09:41Les Européens qui dévoilent donc les conclusions préliminaires de leur enquête sur Meta.
09:46Encore une qui a été ouverte il y a deux ans.
09:49La Commission estime que Facebook et Instagram n'empêchent pas les enfants de moins de 13 ans
09:53d'accéder à leur service, comme ils devraient pourtant le faire.
09:58Et Meta s'expose à une lourde amende.
10:00Erwan Morris nous explique tout ça.
10:03Les premières conclusions de l'enquête de Bruxelles qui vise Meta sont sans appel.
10:07Ces deux réseaux, Facebook et Instagram, ne disposent d'aucun contrôle efficace
10:11pour vérifier l'exactitude de la date de naissance, juge l'exécutif européen.
10:15Les conditions générales d'utilisation ne devraient pas être de simples déclarations écrites,
10:20estime la commissaire en charge du numérique.
10:22Bruxelles constate aussi que l'outil de Meta, censé permettre le signalement des moins de 13 ans
10:27en vue de leur suppression, est difficile à utiliser et inefficace.
10:31Selon la Commission, plus d'un enfant sur dix de moins de 13 ans utilise Facebook ou Instagram en Europe.
10:36Meta, qui répond avoir déjà mis en place des dispositifs, annoncera de nouvelles mesures dès la semaine prochaine.
10:42Si la Commission n'était pas satisfaite, elle pourrait lui infliger une lourde sanction.
10:46Bruxelles a fait de la protection des mineurs l'une de ses priorités, avec sa loi sur les services numériques.
10:51Les infractions au DSA sont passibles d'amende, pouvant atteindre 6% du chiffre d'affaires annuel mondial
10:57de l'entreprise concernée. En Europe, TikTok et Snapchat sont visés par des enquêtes similaires.
11:03Encore une fois, c'est l'hypocrisie derrière tout ça. C'est-à-dire que Meta interdit en effet les
11:09réseaux sociaux au moins de 13 ans.
11:10Mais il suffit d'indiquer que vous en avez 14 et c'est réglé. Il n'y a aucune vérification
11:15plausible.
11:18Autant parfois je suis un petit peu, comment dirais-je, vindicatif concernant les décisions de l'Europe.
11:23Mais là, il faut avouer que la Meta est véritablement fautive. Je ne sais pas ce que vous en pensez.
11:27Est-ce que vous êtes d'accord avec ce point de vue ou pas ?
11:31Moi je suis tout à fait d'accord. Il est temps qu'on fasse respecter nos règlements.
11:37Il y a une espèce de mépris de la part de ces plateformes américaines qui font le minimum,
11:43qui respectent à peine nos règlements, voire pas du tout sur certains points.
11:50Et qu'il est temps de taper du point sur la table.
11:53Les amendes, ça fait toujours un peu rire ces plateformes.
11:58Là pour le coup, je crois que ce serait 6% du chiffre d'affaires.
12:016% du chiffre d'affaires, ça commence à devenir plus intéressant qu'une amende de la CNIL.
12:06Et je pense que là, Meta va commencer à se bouger un petit peu.
12:09Oui, mais moi je...
12:11Ils n'ont aucun intérêt en fait.
12:12Je ne pense pas que ce soit de la négligence.
12:14Je pense que c'est clairement un calcul financier.
12:18Ils se disent, ça nous remporte, on a une nouvelle cible qui est celle des gamins,
12:23les ados, qui sont très faciles à attirer, qui vont regarder toutes nos pubs,
12:27qui vont laisser des traces et des données qu'on va pouvoir analyser de toutes les manières qu'on veut.
12:33On ne va pas se forcer à les interdire.
12:35S'ils viennent, tant pis pour eux.
12:37Voilà, donc il y a un côté un peu, tu parlais d'hypocrisie, moi je dirais de cynisme,
12:41tu vois, de ne pas jouer le jeu parce que ça va à l'encontre de leurs intérêts économiques.
12:50Moi je suis très en colère parce qu'aujourd'hui c'est parfaitement documenté en fait.
12:54Depuis le lancement des réseaux sociaux, on s'aperçoit qu'il y a chez les plus jeunes des troubles de
12:59l'attention.
13:00D'ailleurs, il y a le procès en ce moment aux Etats-Unis où Meta est sur la barre des
13:05accusés.
13:05Absolument, absolument.
13:06Sur l'influence des réseaux sociaux.
13:07Meta qui joue gros d'ailleurs sur ce sujet.
13:09Il paraît que le nombre de suicides des 10-14 ans a augmenté de 30% depuis l'arrivée des
13:15réseaux sociaux.
13:15Alors il n'y a peut-être pas que ça, mais de 60% chez les filles.
13:19Donc aujourd'hui tout est extrêmement documenté.
13:21Les psychologues, les pédocytes, les psychiatres expliquent la perte de confiance en soi, etc.
13:26Et même disent qu'il faudrait que ça soit interdit au moins de 15 ou au moins de 16 ans.
13:31C'est-à-dire qu'il y a un impact vraiment très important au moment de l'adolescence aussi.
13:35Et donc ne pas pouvoir bloquer est juste inacceptable, je trouve, de la part de Meta.
13:43Et je pense que c'est un vrai sujet de nouveau de leadership.
13:46Moi j'ai un souvenir, et c'est d'ailleurs accessible sur le net,
13:50le dernier interview de Steve Jobs montrait vraiment son inquiétude
13:56du fait de nous avoir mis un iPhone tous dans la poche.
13:59Et il avait très très peur que pour les enfants,
14:02toutes les applis qui permettaient la géolocalisation
14:06fassent que certains enfants se retrouvent à faire des rencontres malveillantes
14:10au coin de leur rue ou en sortant de l'école.
14:11Et ça c'était en 2011, puisque Steve Jobs nous a quittés en 2011.
14:14Et donc c'était un vrai sujet pour Steve Jobs.
14:16Les réseaux sociaux, enfin c'était le début de Facebook finalement,
14:19mais il n'y avait pas Snapchat, il n'y avait pas TikTok.
14:21Et c'était un vrai sujet pour Steve Jobs.
14:23Et il expliquait, je ne fais pas confiance aux éditeurs
14:26qui vont proposer la géolocalisation.
14:28Et donc je vais faire en sorte que Apple demande pour le compte de l'éditeur
14:32la géolocalisation, et je vais m'assurer que si elle n'est pas utilisée,
14:35je mets tous les gardes de fous pour effectivement m'assurer
14:38qu'il n'y ait pas de problème.
14:39Donc en réalité, quand vous avez un enfant de 13 ans,
14:42ou de 12 ans, ou de 10 ans, ou de 9 ans,
14:45qui utilise un réseau social,
14:46il n'a pas le même comportement qu'un adulte
14:49ou que quelqu'un de plus avancé.
14:50Donc en analysant la donnée, c'est ce que évoquait tout à l'heure Didier,
14:54il y a je pense tout à fait les moyens de débrancher les comptes,
14:58de changer les comptes, etc.
14:59Et donc c'est de la mauvaise volonté,
15:01et je trouve ça absolument odieux,
15:03et c'est absolument très très important,
15:06s'il n'y a pas cette autorégulation de la part de la gouvernance de ces sociétés,
15:10que l'Europe fasse respecter ses droits,
15:12et que l'Europe soit intransigeante.
15:14Et il semblerait que la Commission va lancer effectivement
15:16une application en open source,
15:18pour faire en sorte que ça soit extrêmement simple
15:21de vérifier une identité.
15:22Donc ça veut dire qu'il va falloir vérifier
15:25l'identité de tous les abonnés à Facebook,
15:28ce qui n'est quand même pas très cohérent.
15:29Et donc Facebook a quand même intérêt à trouver des solutions
15:32pour éviter ce genre de dispositif.
15:33C'est-à-dire qu'avec cette application européenne,
15:36il faudra installer cette appli
15:38pour pouvoir après valider l'inscription
15:40sur n'importe quel réseau social.
15:42D'ailleurs ce n'est pas que valable pour Meta d'ailleurs,
15:44pour tous les réseaux sociaux.
15:45Absolument.
15:46Et donc en fait, à force de mal faire,
15:49ils poussent, je trouve,
15:50les gouvernements à prendre des positions extrêmement fermes
15:53pour effectivement protéger les enfants.
15:55Mais il faut protéger les enfants.
15:57Ce n'est même pas une question.
15:59Oui.
16:01On parle de Meta,
16:03mais c'est aussi Instagram.
16:04Et TikTok.
16:05Et TikTok, bien sûr.
16:07Qui peut être encore plus dangereux que...
16:08Enfin, je ne suis pas en train de faire
16:10le hit parade des réseaux sociaux les plus dangereux.
16:13Mais aujourd'hui, les jeunes ne sont plus sur Facebook.
16:15Entre vous et moi, ils ne sont plus sur Facebook.
16:17Et pas que les jeunes d'ailleurs.
16:18C'est plutôt Instagram.
16:19Moi, je n'y suis plus non plus.
16:21Non mais aujourd'hui, les jeunes sont sur quoi ?
16:23Sur Snapchat et sur TikTok.
16:26Même pas Instagram.
16:27C'est aussi Instagram.
16:28Les jeunes ou...
16:28Enfin, les ados.
16:29J'ai deux enfants à la nuit.
16:30Ils sont sur Insta aussi.
16:32Ah oui, d'accord.
16:32De 14 et 18 ans, ils sont sur Insta.
16:34Donc Insta, TikTok.
16:35Et Snapchat.
16:36Et Snapchat.
16:37Voilà.
16:38Et là aussi.
16:38Et Snapchat que tout le monde donnait
16:40perdant il y a quelques années
16:41et qui a bien réussi à se maintenir.
16:44C'est intéressant.
16:44Et de la même manière,
16:45vous pouvez vous inscrire à Snapchat
16:47ou à TikTok
16:49en bidouillant votre date de naissance
16:51sans aucun problème.
16:52Mais ce qui est intéressant,
16:53c'est ce qu'a pointé le...
16:54D'accord, on pointe l'état du doigt.
16:55Mais en fait, il faudra pointer tous les raisons.
16:57Oui, mais quand vous analysez la donnée,
16:58vous ne pouvez pas tricher.
17:00C'est-à-dire que la manière
17:01dont utilise et navigue
17:03un jeune garçon ou une jeune fille,
17:05ce n'est pas du tout pareil
17:06que quelqu'un qui est un adulte.
17:07Ce n'est pas possible.
17:08Enfin, c'est...
17:09Voilà.
17:10Donc on peut les cibler parfaitement
17:12pour des besoins publicitaires.
17:14On peut aussi le faire
17:15pour des besoins juridiques.
17:16Absolument.
17:17Et de protection.
17:19Et en fait,
17:20il y a des choses très graves qui se passent.
17:21Si c'était anecdotique.
17:23Mais là, aujourd'hui,
17:24c'est un effet de masse
17:26sur la jeunesse.
17:27Oui, ce que confirme
17:28le fameux procès
17:28qui a eu aux Etats-Unis en ce moment.
17:30Moi, ce que pointe très bien
17:33la commissaire européenne
17:34à changer du numérique,
17:35c'est que c'est Méta
17:36qui a lui-même dit
17:37que c'est interdit
17:38au moins de 13 ans.
17:39Non, mais ça veut dire quoi ?
17:40Comment tu fais pour...
17:41Oui, alors le gamin,
17:42il dit,
17:43ah bah, moi j'ai 13 ans,
17:44ah bah alors...
17:44Ah bah c'est dommage.
17:45Ah bah non, je ne peux pas y aller.
17:46C'est dommage.
17:47Ce n'est pas possible.
17:48Donc il y a effectivement
17:51un cynisme,
17:51une hypocrisie
17:52qu'il faut sanctionner.
17:54Mais ça bouge.
17:55C'est en train de bouger.
17:56Voilà.
17:56Et c'est une grande responsabilité
17:58des CEOs.
17:59Et est-ce que ce n'est pas aussi
18:01une responsabilité ?
18:01Tu parlais d'Apple
18:02et de Steve Jobs.
18:03Est-ce que finalement,
18:04parce que tout ça
18:05passe par ça, en fait,
18:07les applications
18:07des réseaux sociaux ?
18:09Est-ce qu'il n'y aurait pas
18:09une manière, en fait...
18:11Il y a un contrôle parental,
18:13mais...
18:13Qu'ils l'utilisent, franchement.
18:14Mais voilà, c'est ça.
18:15Mais est-ce qu'Apple
18:16le pousse,
18:17ce contrôle parental ?
18:18Tu vois,
18:19devrait expliquer aux parents
18:20qu'il existe un contrôle parental
18:21qui permette, malgré tout,
18:23de gérer le temps d'écran.
18:25Parce que,
18:26au-delà de ces problèmes
18:27d'inscription,
18:28il y a le temps d'écran.
18:28Un gamin de 14 ans,
18:30le gamin de 14 ans,
18:30la première chose qu'il va faire
18:31quand il y aura
18:32le contrôle parental,
18:33c'est d'aller sur YouTube
18:34pour savoir comment on désactive
18:35le contrôle parental.
18:36Oui,
18:37mais c'est à peine
18:38de trouver, par exemple,
18:39un système avec,
18:40tu vois,
18:40tes identifiants iCloud,
18:43puisque tu es le patron
18:43de la famille,
18:44de bloquer...
18:46Maman, c'est quoi déjà
18:47ton code iCloud ?
18:48J'ai besoin de...
18:49Mais sincèrement,
18:50c'est pour moi...
18:51C'est un peu plus compliqué,
18:52tu vois,
18:52tu mets quelques petits obstacles.
18:53C'est la responsabilité
18:54de Zuckerberg.
18:55Il faut reprendre ses slides
18:57quand il a lancé Facebook.
18:59Son objectif dans la vie,
19:00c'était connaître
19:01la vie du monde entier.
19:03C'était ça qu'il a vendu
19:04à ses premiers investisseurs.
19:05en disant,
19:06je vais connaître
19:07toutes les affinités,
19:08tous les centres d'intérêt,
19:09de tous mes amis au départ,
19:11de tous les étudiants
19:12de Stanford,
19:13de tous les Etats-Unis
19:15et du monde entier.
19:16Et c'est ça
19:16que je vais commercialiser.
19:17Et donc,
19:18dans l'ADM même
19:20de méta,
19:21au départ,
19:22il y a cette notion
19:22de voyeurisme
19:23que je trouve...
19:24Et d'espionnage.
19:25Et d'espionnage
19:26que je trouve insupportable.
19:27Et le faire sur les enfants,
19:28c'est juste pas possible.
19:31Là encore,
19:32donc cette application
19:33devrait sans doute
19:35régler le problème,
19:35mais on ne sait pas
19:36quand est-ce qu'elle va arriver.
19:37Ils ont fait une version
19:38qui n'était vraiment
19:39pas très rassurante.
19:40On a vu passer...
19:41Moi, je ne suis pas sûre
19:41que ça règle le problème
19:42parce que, notamment,
19:43on revient au cynisme.
19:45Apple avait été épinglée
19:48par la NFR l'année dernière
19:49parce que, justement,
19:50la loi française impose
19:51qu'il y ait sur tout iPhone
19:54la possibilité d'installer
19:55un contrôle parental
19:58dès la mise en route
19:59de l'appareil.
20:00Et son système d'exploitation
20:02ne le permettait pas
20:03jusqu'il y a quelques mois seulement.
20:05Donc, il était en infraction
20:07avec la loi française.
20:09Et bien, bon,
20:10alors la petite amende
20:14qui brandissait à la NFR
20:15ne l'a pas trop fait bouger.
20:17Et il a attendu tranquillement
20:18une mise à jour
20:19un an après, je crois,
20:21pour se mettre en règle.
20:22D'accord.
20:22Donc, parce que, pour lui,
20:24ça ne valait pas trop le coup
20:26de précipiter les choses.
20:27Donc, en fait,
20:28même au niveau
20:29des constructeurs américains...
20:30Oui, mais parce qu'il pensait
20:31que, comme il y avait déjà
20:32les outils de contrôle parental,
20:34il n'y avait pas besoin
20:34d'en rajouter d'autres.
20:35Ça arrive aussi, Chappell.
20:36Pourquoi voulez-vous utiliser
20:37un autre service d'écoute de musique
20:39alors que le nôtre marche très bien ?
20:40Oui, c'est ça.
20:41Pourquoi aller voir ailleurs ?
20:42Pourquoi ?
20:42Ça ne sert à rien.
20:43Le navigateur...
20:45Vous avez besoin d'autre chose
20:45que Safari ?
20:46Non ?
20:48Bon, puisqu'on parle de smartphone,
20:50on va y rester d'une manière
20:51un peu détournée
20:51puisqu'on va parler du réseau
20:53qu'il y a sur votre smartphone.
20:55Le réseau opéré par, justement,
20:58Orange, Free, Bouygues et SFR.
21:00On va parler d'SFR
21:01puisque c'est un sujet
21:02que tu as...
21:03que tu suis quasiment au quotidien
21:05à la tribune.
21:07tu as enquêté, justement,
21:09sur les dessous des tractations
21:11de dernière minute
21:12concernant l'éventuel rachat
21:14de ce consortium,
21:16enfin, d'SFR par ce consortium
21:17mené par Bouygues,
21:19Free et Orange.
21:20L'actualité du jour, Amélie,
21:23c'est que SFR, en fait,
21:25ne va pas bien financièrement.
21:28Les chiffres...
21:29Je te fais parler,
21:30mais les chiffres...
21:31Ça ne fait que 25 ans
21:33que c'est comme ça.
21:33Oui, mais malgré tout,
21:36en fait, là,
21:37il y a eu un cap symbolique
21:37qui a été franchi.
21:38C'est-à-dire qu'SFR est passé
21:39sous la barre des 10 milliards d'euros
21:41de chiffre d'affaires
21:41avec des chutes d'abonnés
21:44qui sont quand même
21:45assez impressionnants.
21:4689 000 clients perdus
21:47sur un an sur le fixe.
21:49Ils en ont gagné un peu
21:51sur le mobile,
21:51mais en cassant les prix,
21:52ce qui fait que, finalement,
21:53ça ne rapporte rien.
21:55Et est-ce que, finalement,
21:56SFR n'est pas en train
21:57de se tirer une balle
21:58dans le pied
21:58et de rendre la mariée
22:00un peu moins bankable
22:02avant d'être cédée
22:04aux opérateurs concurrents, non ?
22:07En fait, je trouve que
22:08Patrick Drahi,
22:08le propriétaire de SFR,
22:10avec ses créanciers,
22:11a quand même réussi
22:12un très, très joli coup
22:13parce qu'effectivement,
22:14les performances sont mauvaises.
22:15Il a obtenu un prix
22:17de vente
22:18qui est très élevé.
22:19à 20,3 milliards,
22:21ce n'est pas tous les jours
22:21qu'on fait une transaction
22:22comme ça en France.
22:23Jusqu'à 21 milliards
22:24si les performances
22:26de SFR continuent
22:27d'être bonnes.
22:27C'est ça.
22:29Il y a 650 millions
22:30de bonus, je crois.
22:31Voilà, donc il va y avoir
22:32sur les 600 millions
22:33d'euros de bonus,
22:35il y a une interrogation.
22:37mais c'est un peu logique
22:39parce qu'en fait,
22:40ça fait des mois
22:40et des mois
22:41qu'on parle de cette vente.
22:42Je pense que ça n'incite pas
22:43les abonnés
22:44à aller chez SFR quand même
22:46sachant qu'ils doivent se dire
22:47peut-être que
22:49qu'est-ce qui va m'arriver
22:50si j'y vais
22:50et qu'ils sont vendus.
22:52Que l'entreprise,
22:54elle a plutôt tendance
22:54à être suspendue
22:56en attendant que ça se fasse
22:57et à ne plus investir.
22:58Donc tout ça est...
22:59Oui, c'est de la mauvaise presse
23:01pour SFR
23:01et donc les abonnés
23:03s'en vont peut-être.
23:04Ou alors,
23:05ils vont voir ailleurs.
23:06Et en plus,
23:07là, le nouveau phénomène,
23:09c'est qu'ils vont arrêter
23:10de faire de la promo
23:11et de casser les prix
23:11donc il y aura moins de concurrence.
23:13Donc, ils risquent
23:15davantage encore
23:15de perdre des abonnés
23:17dans les mois qui vont venir
23:19puisque le deal
23:19il va se signer là
23:21le 15 mai.
23:22Donc tu crois que la compétition,
23:23la concurrence va s'arrêter là ?
23:24La guerre des prix ?
23:25Avec SFR, oui.
23:26Et en plus,
23:27je pense que ça fait
23:27un peu partie du deal.
23:29C'est-à-dire qu'ils ont
23:29cassé les prix
23:30tant qu'il n'y avait pas
23:31d'accord de trouver
23:32et là, a priori,
23:33ils vont arrêter.
23:35Donc,
23:35ils risquent de continuer
23:37à perdre beaucoup d'abonnés
23:38dans les mois qui viennent.
23:39Oui, parce qu'en fait,
23:40SFR va perdre
23:40son principal intérêt
23:42qui était les prix bas.
23:44Sur le mobile, oui.
23:45Sur le mobile.
23:47Mais Didier,
23:48j'adore quand Didier
23:49s'insurge comme ça.
23:50Mais qu'est-ce que vous racontez ?
23:52Les prix bas,
23:53mais excuse-moi,
23:53mais déjà,
23:54rappelle-toi l'histoire de Raid.
23:55Ils sont arrivés
23:56combien ?
23:5718 mois après les autres
23:58qui faisaient des offres
23:59comme Soch, etc.
24:01Et Free Mobile, surtout.
24:02Free Mobile.
24:02Donc, franchement,
24:04SFR n'avait aucun avantage
24:09économique
24:10par rapport aux autres opérateurs.
24:11Et en plus,
24:12leur réseau était vraiment
24:13très moyen.
24:14Je veux dire,
24:14la 5G,
24:15ils ont eu une 4G et demi
24:16pendant des années
24:17avant d'arriver finalement
24:18à débloquer de la 5G.
24:20Ils ont quand même
24:20le plus mauvais service
24:21client du monde.
24:22Je te trouve hyper dur.
24:25Sincèrement,
24:25je trouve que le réseau SFR
24:26aujourd'hui,
24:27les réseaux,
24:28ils sont quasiment
24:29équilibrés
24:29en une forme de couverture.
24:31Orange est le premier réseau.
24:33Ça a pris combien de temps ?
24:35C'est ça que je dis.
24:35Je dis pendant des mois,
24:37ils ont tourné
24:37leurs clients en bourrique
24:38en leur disant
24:39vous allez avoir
24:39de la 5G,
24:40de la 5G.
24:41Et puis en fait,
24:41c'est de la 4G et demi,
24:42de la 4G plus.
24:43Ils ont un peu tous fait ça.
24:47Ils ont le plus mauvais
24:48service client du monde.
24:49C'est que je suis
24:49ton premier supporter.
24:50Mais là, Amélie,
24:52en plus tu ne peux pas
24:54la coincer.
24:54C'est la reine des télécoms
24:56à la tribune.
24:56Donc ça va être compliqué.
24:58C'est quand même
24:58la boîte qui a viré
24:596000 personnes
25:00de son service client
25:01dans les années 2014-2015.
25:04Maintenant,
25:05il n'y a plus que 40 pauvres types
25:06qui sont au Maroc
25:06et qui sont paumés
25:09quand on les appelle.
25:10D'ailleurs,
25:10qu'on n'arrive même pas
25:11à les joindre.
25:11Donc service client,
25:12ils ont eu
25:13toutes les plus mauvaises notes
25:14dans tous les services
25:15de notation
25:16s'il imaginable.
25:20Le management de Drahi,
25:21on le connaît.
25:22Tu n'es pas d'accord avec moi,
25:23tu sautes.
25:24Ou bien,
25:25il faut que je fasse des économies.
25:26Où est-ce que je vais ?
25:26Je vire 6000 personnes.
25:29Bref,
25:30c'est un management
25:31un peu à l'ancienne
25:32et la prime à la terreur.
25:36Et puis,
25:36tous les problèmes
25:37de cybersécurité
25:38qu'il y a eu quand même.
25:39C'est la boîte.
25:39Ils en ont tous eu.
25:40Non, mais...
25:41Ils en ont tous eu.
25:42Non, mais ça,
25:43je te souviens de t'empêcher.
25:44Excuse-moi,
25:44ils en ont eu trois
25:45à la suite quand même.
25:45C'est quand même
25:46un vrai problème.
25:47Un très, très gros problème
25:48de cybersécurité.
25:49Oui, rappelle-toi,
25:50il y a toutes les données
25:51de je ne sais pas
25:51combien de clients
25:52qui avaient fuité.
25:53Les opérateurs télécoms
25:54sont une cible
25:55vraiment très privilégiée
25:56des hackers.
25:58Et puis,
25:58les tarifs
25:59ne sont pas compétitifs
26:00du tout.
26:01Quand même,
26:02ces derniers temps,
26:03les abonnements mobiles...
26:04Sur le mobile,
26:04Red by SFR
26:05était très compétitif.
26:08Sur le fixe,
26:09ils sont sur le haut de gamme
26:09comme Orange.
26:10Mais même,
26:11il y a Red aussi en fixe.
26:12Oui, il y a Red en fixe.
26:14C'est Bouy qui est très agressif.
26:15En fait,
26:16sur la fibre
26:17avec des offres
26:18vraiment canons.
26:19Isabelle ?
26:20Moi,
26:20ce que je ne m'explique pas,
26:21c'est le prix.
26:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
26:24C'est trop cher !
26:25C'est ça.
26:26Ils ont 15,5 milliards de dettes.
26:28Alors,
26:28effectivement,
26:29Drahi a réussi
26:30à négocier
26:31avec ses créanciers
26:32en lâchant un peu du capital,
26:33si j'ai bien compris.
26:34C'est ça.
26:35Mais donc,
26:35payer 5 ou 6 milliards
26:37de plus
26:38que le prix de la dette,
26:40vraiment,
26:41je ne comprends pas.
26:42Il doit y avoir...
26:44Mais il est malin.
26:45d'une consolidation
26:46dépassée de 4 opérateurs
26:48à 3,
26:48que les opérateurs
26:49sont prêts à mettre
26:50beaucoup d'argent
26:51sur la table
26:51pour enlever
26:53un concurrent.
26:54Oui,
26:54mais on peut le laisser
26:55faire faillite aussi.
26:56Je pense que...
26:57Non,
26:58parce qu'il y a
26:59des infrastructures
27:00pour récupérer.
27:00Il y a des fichiers clients
27:01à récupérer,
27:02parce qu'en fait,
27:02ce qu'il ne faut pas oublier,
27:03c'est qu'il y a
27:04quasiment 26 millions
27:05de clients chez SFR.
27:06C'est gros,
27:07c'est toujours
27:07le deuxième opérateur
27:08en France.
27:09À cause des entreprises,
27:10ils ont...
27:11Les entreprises,
27:12ils étaient les seules
27:12à pouvoir faire face
27:13à Orange.
27:15Et il y a des infras.
27:16Et il y a des infras,
27:17parce qu'en termes
27:17de fibres,
27:18ils ont quand même
27:19un réseau intéressant.
27:20XP Fibre ?
27:21XP Fibre,
27:21qui fait partie
27:22d'un deal apparent.
27:24Mais ils ont quand même
27:26pas mal déployé la fibre.
27:28Non, non,
27:29il y a des actifs
27:30qui sont intéressants.
27:31Mais ce qui est sûr,
27:32c'est qu'effectivement,
27:33depuis,
27:33ça n'arrête pas,
27:34les sagas de vente,
27:36de pas vente,
27:36n'arrêtent pas
27:37depuis un an et demi,
27:38deux ans, quasiment.
27:39Et donc,
27:39dans ces conditions,
27:40c'est très compliqué
27:40de motiver les équipes.
27:42Il n'y a sûrement
27:42plus d'investissement.
27:44Et donc,
27:44le fait que le chiffre
27:45d'affaires baisse
27:46et que le nombre
27:47d'utilisateurs,
27:48ça s'explique parfaitement
27:49par sûrement
27:50une mauvaise exécution
27:51depuis quelques mois.
27:52J'ajouterais
27:53qu'il va falloir tenir
27:54jusqu'à fin 2027,
27:55puisque les étapes suivantes,
27:57c'est signer
28:00un premier accord
28:01le 15 mai.
28:02Ensuite,
28:03il faut que tous les élus
28:04de chaque entreprise
28:05soient consultés.
28:06ça nous amène
28:07à peu près
28:07à la fin de l'été.
28:08Ensuite,
28:09il y aura un examen
28:10de l'autorité de la concurrence
28:11soit française,
28:12soit européenne.
28:14Et ça,
28:15jusqu'en fin 2027,
28:18donc,
28:19pour le closing final,
28:21donc,
28:21il faut tenir
28:22les équipes,
28:23les clients,
28:25encore.
28:26Cela dit,
28:27si les clients
28:27sont vendés
28:27chez SFR,
28:28ils iront soit
28:29chez Orange,
28:29soit chez Free,
28:30soit chez Bouygues.
28:31Ce n'est pas très grave,
28:32finalement, non ?
28:33Mais c'est un peu
28:34mon point.
28:35Et effectivement,
28:36les salicats
28:36s'étaient rebellés
28:37à une époque,
28:38justement,
28:39face à ce deal,
28:39parce qu'il y a
28:40énormément de casse,
28:41puisqu'il va y avoir
28:42des économies d'échelle,
28:43des restructurations,
28:46Orange,
28:46et par exemple,
28:47SFR,
28:47qui ont deux magasins
28:48dans la même rue,
28:49il y en a forcément un.
28:49Ah non,
28:50mais il va y avoir
28:50une casse sociale,
28:51on n'a pas tant
28:51d'en parler.
28:52On y reviendra,
28:54mais il y a une casse sociale
28:55forcément.
28:56Faire en sorte
28:57que ce qu'il aboutisse
29:00est effectivement
29:00très challenging.
29:01Oui, c'est clair.
29:02Merci beaucoup
29:03à tous les trois.
29:04Si vous voulez
29:05suivre la saga SFR,
29:07c'est toujours
29:08aller sur la tribune
29:08avec Amélie Charney.
29:09Merci beaucoup Amélie.
29:11Merci beaucoup
29:11à Isabelle Bordry,
29:12aussi,
29:14fondatrice de Red Antti.
29:15Et merci à toi Didier.
29:16C'est un plaisir.
29:16Didier,
29:17sans ce que tu es
29:17un peu bougon,
29:19tranquille,
29:19mais voilà.
29:20À du jour.
29:21À du jour.
29:22On t'adore,
29:22comme ça.
29:23On t'adore.
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