- il y a 13 heures
Retrouvez le club de la Bourse du lundi 10 août dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Good Morning Market sur BFM Business.
00:03Et le club de la bourse qui s'ouvre ce matin avec nos deux invités en plateau, Florian Yelpo.
00:07Bonjour Florian.
00:08Bonjour Etienne.
00:08Merci de nous accompagner ce matin.
00:09Vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier IM.
00:12Et depuis Waterloo Asset Management, on retrouve Mickaël Petitjean,
00:15chef économiste et professeur à l'Université de Louvain.
00:18Bonjour Mickaël.
00:19Merci également de nous accompagner ce matin.
00:22Avec votre regard d'économiste, idem pour Florian,
00:26vous allez nous décrypter un petit peu les grands indices, les grands indicateurs
00:29avec notamment ces chiffres de l'emploi.
00:32Florian, ça a été un petit peu une mauvaise nouvelle vendredi,
00:36mais une bonne nouvelle pour le marché action.
00:37On revient un petit peu dans ce spectre bad news is good news.
00:41Les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis en ce qui concerne la période du mois de juillet
00:44ont été publiés.
00:45Les économistes en moyenne s'attendaient à des créations de postes.
00:48En fait, pas du tout.
00:49Destruction de postes, un peu plus de 20 000 sur la période du mois de juillet.
00:53Absolument.
00:53Alors attention à la destruction de postes, mais il faut néanmoins retraiter le chiffre.
00:58Une part importante de ce qui a fait la destruction nette,
01:01ce sont des destructions d'emplois du côté des emplois de l'État,
01:04les gouvernements locaux, qui ont détruit 50 000 emplois globalement.
01:08Ça fait partie aussi d'une stratégie, on en parle moins aujourd'hui,
01:11mais d'alléger le paquebot étatique américain.
01:16Est-ce que c'est vraiment une mauvaise nouvelle ?
01:19J'aurais de la peine à le voir comme ça.
01:20Je dirais simplement ça, c'est que le marché a commencé à s'angoisser
01:24vis-à-vis de la progression potentielle de l'inflation.
01:27On va en reparler juste après.
01:28Ce qui fait l'inflation à long terme, quelque part,
01:30c'est la dynamique du marché de l'emploi.
01:32Un marché de l'emploi très serré, un marché de l'emploi
01:34où les salariés ont beaucoup de pouvoir de négociation
01:36vis-à-vis des salaires.
01:37C'est ça le danger à moyen terme,
01:38le danger en tout cas,
01:41ce qui pourrait poser problème à la réserve fédérale américaine.
01:44Ce chiffre, il vient nous dire que globalement,
01:46ces pressions n'ont pas lieu d'être,
01:48que dans l'ensemble, la dynamique sur le marché de l'emploi,
01:51elle est plutôt sur la partie base d'une zone qui reste néanmoins correcte.
01:56Et dans ce cadre-là, alors, on peut commencer un petit peu
02:00à desserrer la vie sur les anticipations de hausses de taux.
02:02Donc, bonne nouvelle, mauvaise nouvelle.
02:05Dans l'ensemble, je dirais un message plutôt neutre,
02:07mais qui vient soulager la peur d'une inflation de long terme
02:11qui légitimerait des hausses de taux.
02:13Et ça confirme, une nouvelle fois, Michael Petitjean,
02:15que l'économie américaine est résiliente,
02:19que ce soit par rapport à la guerre actuelle au Moyen-Orient,
02:22mais également par rapport aux incertitudes économiques,
02:25à la politique de l'administration Trump.
02:27On a une économie qui tient plutôt bien, encore une fois.
02:30Oui, c'est ça.
02:31Et sur le marché du travail, il ne faut pas oublier non plus
02:34que du côté des licenciements, des annonces de licenciements,
02:39en fait, on est à 33 000 en juillet,
02:43et ce qui nous amène en fait à un plus bas depuis deux ans.
02:46Et sur les inscriptions hebdomadaires au chômage,
02:50on reste sous la barre des 200 000 unités,
02:54et c'est en fait un résultat qu'on engrange
02:59depuis trois semaines consécutives,
03:01et c'est la moyenne sur quatre semaines
03:03qui est la plus basse depuis 2022.
03:06Donc, on a en fait effectivement des signaux
03:08qui sont un peu contradictoires sur le marché du travail.
03:10Alors, ce n'est pas récent.
03:11Il faut quand même reconnaître qu'on a eu des signaux
03:13qui allaient un peu dans des sens divergents
03:15maintenant depuis quand même quelques mois.
03:18Mais ce ne sont pas des signaux, moi, que j'interprète
03:21et que nous interprenons chez Waterloo Asset Management,
03:24nous interprétons comme récessifs du tout.
03:27Et c'est plutôt en phase avec ce qu'on appelle
03:30un scénario de gain de productivité.
03:34Les coûts d'ailleurs unitaires du travail
03:36sont encore tout à fait sous contrôle
03:39parce qu'on a une progression de 1,4% d'une année sur l'autre
03:43sur les coûts unitaires du travail.
03:45Donc, l'inflation en tout cas, qui reste préoccupante
03:50dans le sens où elle ne baisse pas,
03:52mais cette inflation-là n'est pas tirée par une spirale prix-salaire,
03:57ce qui est quand même le plus préoccupant.
03:58Donc, tous les facteurs combinés, si vous voulez,
04:00nous, on reste quand même positifs
04:03sur la santé de l'économie américaine.
04:06L'inflation, justement, elle sera publiée ce mercredi.
04:09Florian Elpo, le consensus s'attend à 3,4% pour le CPI.
04:13Si on regarde l'indice hors alimentation, hors énergie,
04:17on devrait être aux alentours des 2,5%.
04:20Bon, ça, c'est plutôt une bonne nouvelle pour Kevin Warch
04:23ou, au contraire, on est quand même toujours
04:25sur une inflation collante, préoccupante ?
04:27Oui, et puis, comme le dit Mickaël,
04:29c'est même plus qu'une bonne nouvelle,
04:30c'est qu'en plus, avec cette dynamique de la productivité
04:32à laquelle on est en train d'assister,
04:34à la modération de la progression des salaires,
04:37on pourrait même avoir une bonne surprise inflationniste,
04:40c'est-à-dire une inflation marginalement en dessous du consensus.
04:44Il faut imaginer ce qui est en train de se passer,
04:45c'est qu'en mars dernier,
04:47on pensait être dans un régime de stagflation,
04:50une économie qui ralentit,
04:51une inflation qui accélère,
04:52et on est en train de remonter, en fait,
04:55l'horloge de l'investissement à l'envers.
04:56C'est-à-dire que, finalement,
04:58la croissance va mieux que prévu,
05:00voire même elle s'accélère,
05:01même en Europe, elle s'accélère,
05:02elle s'accélère partout, en fait.
05:03Et en plus de ça, on commence à se dire
05:05que peut-être que les pressions inflationnistes
05:07seront peut-être bien moins fortes qu'on ne le pensait,
05:09c'est-à-dire qu'on n'est peut-être pas non plus
05:11dans le régime d'expansion,
05:12mais plutôt dans le régime boucle d'or,
05:14c'est-à-dire qu'on est en train de faire
05:20l'activité, Mickaël Petitjean,
05:22peuvent être liés à l'intelligence artificielle
05:24ou pour l'instant, non, il est encore trop tôt
05:26pour traduire des conclusions.
05:29Écoutez, il y a différentes analyses,
05:31il y a des personnalités qui sont très,
05:33très, très optimistes,
05:34d'autres qui sont très pessimistes
05:36dans la capacité d'économie
05:38à créer des nouveaux emplois.
05:40C'est toujours compliqué, effectivement,
05:41de se positionner par rapport à ce grand débat,
05:44et moi, je reste relativement pragmatique,
05:46si vous voulez, dans le sens où
05:48toutes les révolutions dans le passé
05:49ont quand même amené à un moment donné,
05:52les difficultés, c'est les phases de transition,
05:54mais à un moment donné,
05:55à créer plus d'emplois qu'on en avait avant
05:56et des emplois surtout différents,
05:58et c'est ça qui est difficile à gérer
06:00pour les décideurs politiques.
06:03C'est effectivement de laisser l'économie
06:05s'est réorganisée,
06:06et c'est des coûts de transaction,
06:09notamment pour les personnes
06:10qui perdent leur emploi.
06:11Mais on a une progression de la productivité
06:13qui est de 2,2 % sur un an,
06:16donc au deuxième trimestre,
06:17c'est un chiffre très bon.
06:20Et oui, moi je pense qu'on le voit d'ailleurs,
06:23il suffit d'écouter des directeurs
06:26et des CEOs, des patrons de boîtes aux États-Unis,
06:28j'ai encore en tête les interventions fréquentes
06:32à plusieurs reprises, il y a quelques mois,
06:34du patron de Walmart,
06:35qui le disait,
06:37qui disait clairement qu'il n'avait plus besoin
06:40d'augmenter la masse salariale
06:42comme il a pu le faire dans le passé.
06:44Et je pense qu'il y a beaucoup d'entreprises
06:46qui réfléchissent à une forme de réorganisation.
06:48Maintenant, de là à penser
06:49qu'on va avoir des entreprises
06:51qui vont être composées que de robots,
06:53évidemment il y a un pas
06:54que je ne franchirai pas,
06:56mais clairement je pense
06:56qu'il y a des plans stratégiques
06:58qui visent à réaliser
07:00des gains de productivité.
07:02Et d'ailleurs,
07:04comme vous l'avez dit d'ailleurs
07:04lors de l'introduction,
07:05on a des progressions
07:08des marges bénéficiaires
07:09qui sont tout à fait extraordinaires.
07:12Ça fait le deuxième trimestre consécutif
07:14qu'on a une progression
07:15de plus de 20% sur une année,
07:18trimestre par rapport au trimestre précédent,
07:2025% trimestre précédent,
07:2230% cette année.
07:24Et ces progressions de marges bénéficiaires
07:26sont quand même liées,
07:26en tout cas, ça c'est clair,
07:28à la dynamique qui existe
07:29autour de l'intelligence artificielle.
07:31Mais on voit bien
07:32le phénomène de diffusion
07:35de cette dynamique
07:36dans l'ensemble de l'économie.
07:37Et on en parlera dans un instant
07:38de ces résultats d'entreprise
07:39avec un cru qui est juste exceptionnel
07:41aux Etats-Unis,
07:42mais également en Europe,
07:43puisque le stock 600,
07:44on a des bénéfices par action
07:45qui sont au-delà des attentes.
07:46Juste pour conclure sur la macro,
07:48chez Lombard Rodier,
07:49est-ce que vous,
07:50vous arrivez à déceler un petit peu
07:51l'impact de l'IA
07:52sur l'emploi aux Etats-Unis ?
07:54Au-delà de tout ce que Michael
07:56vient très justement de résumer,
07:59l'un des chiffres les plus simples
08:00à calculer,
08:01qui est à la portée de tout le monde,
08:02c'est de regarder
08:02le PIB américain nominal
08:04et de diviser
08:04par le nombre de personnes
08:05qui travaillent.
08:06On a un PIB
08:07qui continue de croître
08:08assez vite,
08:09notamment tiré 7 ans
08:10par la consommation,
08:10comme vous le savez.
08:11Et quand on rapporte ça
08:12à la stagnation
08:13de la population
08:14qui travaille aux Etats-Unis
08:16aujourd'hui,
08:16on comprend bien
08:17qu'on produit plus de valeur
08:18aujourd'hui
08:19qu'on en produisait avant
08:20avec autant d'inputs.
08:22C'est ça qui est important.
08:23Ce n'est pas nécessairement
08:24un ennemi de la population,
08:26c'est qu'en fait
08:27on va produire davantage
08:28avec la même quantité de facteurs.
08:30Et ça,
08:30c'est extraordinairement positif
08:32en général
08:33pour les marges
08:34et du coup
08:34pour les earnings
08:35et du coup
08:36ça fait monter les marchés.
08:37Et la transition
08:38est toute trouvée
08:38avec donc le S&P 500.
08:40On est vraiment
08:41sur la dernière ligne
08:42des résultats d'entreprise.
08:44C'est vrai que
08:44toutes les grandes majors
08:45qui ont publié
08:46ont publié au-delà des attentes.
08:47C'était encore le cas
08:48pour Berchayor-Ottaoué
08:49qui a publié ses résultats samedi.
08:50Il faudra suivre
08:50la réaction en bourse
08:51tout à l'heure
08:52à 15h30.
08:53Mais également,
08:53bien sûr,
08:54pour les GAFAM
08:55qui ont une nouvelle fois
08:56tiré très largement
08:57les bénéfices du S&P 500
09:00il faut regarder les earnings
09:02du S&P 500
09:03et puis sans Alphabet
09:04et Amazon
09:04parce qu'en fait
09:05ces deux sociétés
09:06avec notamment
09:06leur participation
09:08dans Anthropik
09:08ont très largement
09:09dépassé les attentes.
09:11Quand on regarde aujourd'hui
09:12ces croissances bénéficiaires
09:14au-delà des 50%,
09:15au-delà des 30%
09:16si on enlève Amazon
09:17et Google,
09:19c'est vrai qu'on est
09:20encore une fois
09:21au-delà des attentes.
09:22Alors est-ce que c'est
09:22à chaque fois les analyses
09:23qui sont en dessous
09:24ou est-ce que c'est le marché
09:25qui fait à chaque fois mieux
09:25Florian Elpoff ?
09:27Les cycles de productivité
09:28sont extrêmement difficiles
09:29à prédire.
09:29C'est normal
09:31qu'on soit très surpris.
09:32On doit être très surpris
09:34par la progression
09:35du marché
09:36parce qu'historiquement
09:36un choc de productivité
09:38c'est plutôt négatif
09:39pour les actions
09:39plutôt positives
09:40et on doit être également surpris
09:41par la progression des marges
09:42et la productivité globale.
09:44La dernière jambe
09:46de tout ça
09:46c'est qu'après la saison
09:48des résultats
09:49ce qui pourrait permettre
09:50au marché de continuer
09:50à progresser
09:51ce serait une modération
09:52des taux
09:52et cette modération des taux
09:53elle pourrait aussi
09:54enfouir ses racines
09:55dans ce choc de productivité.
09:57La productivité
09:58c'est désinflationniste
09:58cette désinflation
09:59elle peut tirer
10:00un petit peu
10:00les taux vers le bas
10:01les taux réels
10:01comme la prime inflation.
10:03Donc on pourrait avoir
10:03un deuxième moteur
10:05au sortir
10:06de la saison des résultats
10:08qui pourrait continuer
10:09de soutenir les marchés.
10:10Cette année
10:10nous n'avons pas
10:11d'expansion de multiples
10:12et c'est la faute des taux.
10:14Du côté de l'Europe
10:15parce que c'est vrai
10:16que parfois
10:17on se dit
10:18oui les résultats
10:18sont meilleurs aux Etats-Unis
10:20qu'en Europe etc.
10:21Là il y a quand même
10:21une bonne surprise
10:22au troisième trimestre.
10:23Quand vous regardez
10:23les bénéfices par action
10:25de l'indice européen
10:27stock 600
10:27plus 22%
10:28au deuxième trimestre.
10:30Pour l'instant
10:30c'est le meilleur trimestre
10:31depuis le troisième trimestre
10:322022.
10:33Là aussi
10:33en tant qu'économiste
10:35ça envoie un message
10:36Michael Petitjean
10:37les entreprises européennes
10:38pour une fois
10:38ont surpris positivement.
10:43Oui, effectivement
10:44je pense que l'Europe
10:47est un marché
10:48qui est très complémentaire
10:50avec celui des Etats-Unis
10:52où on a des rapports
10:53court-bénéfice
10:54qui sont de 5 à 6 points
10:55en dessous
10:56de ceux des Etats-Unis.
10:58Il faut quand même
10:59souligner qu'aux Etats-Unis
11:00on a un rapport
11:01court-bénéfice de 20.
11:03C'est-à-dire qu'on a
11:04un rapport court-bénéfice
11:05qui est inférieur
11:07à celui qu'on observait
11:08en mai-juin
11:10inférieur à celui
11:11qu'on observait en décembre
11:12et c'est lié notamment
11:13à la progression des bénéfices.
11:15Les bénéfices progressent
11:16davantage
11:17que le cours des prix.
11:18Mais pour l'Europe
11:19on a une dynamique
11:21qui reste positive
11:22au niveau des grandes entreprises
11:23pour la simple raison
11:24que ce sont des multinationales
11:25qui sont actives
11:26sur l'ensemble de la planète
11:28et c'est un point
11:29sur lequel j'insiste souvent
11:31c'est-à-dire que
11:31l'économie en tant que telle
11:34ce n'est pas la bourse.
11:37Les grandes entreprises
11:38qui sont reprises
11:39dans les grands indices boursiers
11:42nous offrent une possibilité
11:44extraordinaire
11:45de s'ouvrir sous le monde
11:47et de diversifier
11:48notre portefeuille.
11:50Et aujourd'hui
11:51c'est un exemple
11:52qui est très clair.
11:53On a une économie européenne
11:55qui est quand même
11:55dans un état
11:57de convalescence
11:58avec une croissance
11:59assez morne
12:01même si l'indice PMI
12:03est ressorti
12:03à un niveau acceptable.
12:05mais c'est cette dichotomie
12:07entre une macroéconomie
12:09qui peut être tiède
12:10et une dynamique
12:12de création de richesses
12:13au sein des entreprises
12:14et réorganisation stratégique
12:17qui fait qu'on a des bénéfices
12:19qui sont bien orientés.
12:20Les grands indices boursiers
12:22en Europe
12:22sont sur des records historiques
12:24grâce notamment
12:25à cette saison de résultats
12:26qui est favorable.
12:27Florian Elpo,
12:28est-ce que ça y est
12:29c'est enfin l'heure de l'Europe ?
12:30On se souvient
12:31que la question se posait
12:32en janvier-février.
12:33Beaucoup
12:34d'analystes,
12:36d'opérateurs
12:36étaient favorables
12:37sur le marché européen.
12:38Cette dynamique
12:39a été cassée
12:39avec la guerre en Iran.
12:41Est-ce que là
12:42ça y est
12:42à la faveur
12:43de ces résultats d'entreprise
12:44on peut se dire
12:45il faut remettre
12:45un petit peu plus d'Europe
12:46en portefeuille ?
12:47Il y a une forme
12:48d'alignement de planète
12:49c'est-à-dire que
12:50d'un côté
12:50le PIB européen
12:52est un peu plus fort
12:53que prévu
12:53les résultats sont
12:54un petit peu meilleurs
12:55il y a le bourgeon
12:57de quelque chose
12:57d'assez positif
12:59pour les actifs cycliques
13:00en Europe.
13:00Il ne faut juste pas oublier
13:01qu'en face
13:02on a quand même la BCE
13:03c'est-à-dire que la BCE
13:04s'est inquiétée
13:05du choc pétrolier
13:06si reprise il y a en Europe
13:07qui pourrait justement
13:08jouer le rôle de catalyste
13:10de ce choc pétrolier
13:11on pourrait voir la BCE
13:13plutôt sur la décensive.
13:14Donc pour valider ça
13:15complètement
13:15on aurait besoin
13:17justement
13:17d'une BCE
13:18qui soit
13:19disons
13:19un peu moins
13:22au quiche
13:23un peu moins dure
13:23avec l'inflation
13:24qu'elle donnait naturellement
13:25ça j'en suis pas sûr
13:27et aujourd'hui
13:28ce qui fait monter les marchés
13:30c'est cette vague
13:31de productivité
13:31et le cœur
13:32le noyau
13:33de cette vague de productivité
13:34n'est pas en Europe.
13:35C'est un message fort.
13:36Du côté d'Oaterlo
13:37de cette manière
13:37de vous partager ce point de vue
13:38je vois Mickaël Petitjean
13:40la bonne surprise
13:40pourrait venir en fait
13:41dans un mois
13:41de la BCE
13:42qui ne relève pas ses taux.
13:44Voilà maintenant
13:45la BCE
13:46c'est une banque
13:48qui a un mandat
13:49et je comprends tout à fait
13:50ses dirigeants
13:51il l'applique
13:51j'allais dire à la lettre
13:53peut-être un peu trop
13:53à la lettre
13:54à mon goût évidemment
13:55plusieurs années
13:56que je le dis
13:57à chaque fois
13:57qu'il y a des tensions
13:58sur l'inflation
13:59on remonte les taux
13:59et on ne se préoccupe
14:01que de ça
14:01mais c'est le mandat
14:03de la BCE
14:03donc on ne peut pas
14:04non plus la critiquer
14:05et jouer double jeu
14:06donc elle respecte son mandat
14:08mais le problème
14:09c'est qu'on a
14:09une croissance
14:10qui est structurellement
14:11animique
14:12et on n'a pas besoin
14:14d'avoir une réaction
14:15aussi rapide
14:16à chaque fois
14:16d'augmentation des taux
14:17dès qu'on a
14:19des craintes
14:20de doses d'inflation
14:21surtout lorsqu'elles sont
14:23importées
14:23comme à chaque fois
14:24c'est le cas maintenant
14:25quand même
14:25depuis quelques temps
14:26alors oui évidemment
14:27au moment du Covid
14:28on a craint
14:29une spirale
14:30prix-salaire
14:31mais qui fondamentalement
14:32n'est pas vraiment venue
14:33elle ne s'est pas matérialisée
14:34on a des facteurs structurels
14:36qui font que je trouve
14:37que la BCE
14:38devrait être
14:40moins au quiche
14:40ou alors revoir un peu
14:42son mandat
14:42comme on le fait
14:44aux Etats-Unis
14:46mais ce n'est pas pour demain
14:48et en plus de cela
14:49nous nous pensons
14:50qu'aux Etats-Unis
14:51oui je reviens encore
14:52aux Etats-Unis
14:53parce que c'est une combinaison
14:54qui est adéquate
14:55mais aux Etats-Unis
14:56nous pensons aussi
14:56que même une hausse de taux
14:58si elle devait intervenir
14:59en septembre
15:00elle a environ 40-45%
15:03de chances
15:03de l'avoir pour l'instant
15:04elle serait pour nous
15:05digérable
15:06en tout cas
15:07du côté de la BCE
15:08pour l'instant
15:08elle est anticipée
15:09à plus de 85%
15:10cette réunion
15:11qui sera pile dans un mois
15:12puisque c'est le 10 septembre
15:13et nous sommes le 10 ou 30 secondes
15:15chacun un petit peu
15:15sur l'allocation
15:16les grands secteurs
15:17les zones géographiques
15:18que vous privilégiez
15:18du côté de l'ombard
15:19au DIEM
15:20Florian Elpo
15:20on va rester surpondérer
15:22actifs cycliques
15:23globalement
15:24on aime bien
15:25les grands indices actions
15:26très naturellement
15:27pour leur surexposition américaine
15:28il faut se rappeler
15:29qu'on n'est pas en stagflation
15:31on est en expansion
15:32et de cette expansion
15:33on est en train de faire
15:33un pas de côté
15:34vers Bookloader
15:35vers Goldilocks
15:36c'est-à-dire un environnement
15:37qui pourrait supporter
15:38la duration
15:38qui pourrait supporter
15:39les obligations
15:40donc on aurait vraiment
15:41un alignement parfait
15:42de planète
15:43entre obligations et actions
15:44baisse des taux
15:45expansion de multiples
15:46Michael Petitjean
15:47le mot de la fin
15:48le mot de la fin
15:49mais écoutez
15:49on a un S&P 500
15:51qui est en hausse de 13%
15:52les Max 7 ont rebondi
15:54mais finalement
15:54depuis le début de l'année
15:55elle progresse de 5%
15:56donc on a eu
15:57un phénomène
15:58de hausse généralisée
16:00de la cote
16:02en dehors des Max 7
16:03puisqu'en dehors des Max 7
16:04on en a une progression
16:05de 16%
16:06et notre tactique
16:08notre stratégie
16:09qui a consisté
16:09à sortir un peu
16:10de l'Europe
16:11et des Etats-Unis
16:11vers l'Asie
16:13a porté ses fruits
16:14parce que les marchés
16:15qui fonctionnent le mieux
16:16depuis le début de l'année
16:17c'est la Corée du Sud
16:18et Taïwan
16:19mais néanmoins
16:19il faut quand même reconnaître
16:20qu'on a dû absorber
16:22de la volatilité
16:22parce que ça a bien bougé
16:24au niveau des semi-conducteurs
16:27Taïwan et en Corée du Sud
16:28même si on s'en sort bien
16:29mais on a dû
16:31effectivement accepter
16:32de prendre plus de volatilité
16:33Merci à tous les deux
16:34de nous accompagner ce matin
16:35Michael Petitjean
16:36donc à distance
16:36chef économiste de Waterloo
16:38Asset Management
16:38professeur à l'Université
16:39de Louvain
16:40et en plateau
16:41Florian Hielpo
16:42en charge de la macroéconomie
16:43chez Lombardia IMU
Commentaires