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  • il y a 14 heures
Jeudi 4 juin 2026, retrouvez Julien Levy-Kern (Gérant diversifié, CPR Asset Management), Maxime Alimi (cofondateur et Chef économiste, Equinoxe), Louis de Fels (Directeur Général - Responsable de la gestion collective, Gay-Lussac Gestion) et Pierre Ernst (Secrétaire Général et membre du Comex, La Banque Postale Asset Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir dans la foulée en rattrapage,
00:20en replay vidéo sur bsmart.fr ou en podcast audio
00:23sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir,
00:27le marché qui continue de vibrer au rythme de la géopolitique et du thème de l'IA
00:33avec des séances avec et quelques séances sans.
00:37Aujourd'hui, on sent quand même l'idée d'une rotation,
00:40en tout cas sur cette journée de bourse,
00:42avec un secteur des semi-conducteurs qui est plutôt en retard,
00:47à la baisse en tout cas sur la séance,
00:49victime notamment de la sanction du titre Broadcom
00:53après la publication des résultats et des perspectives du groupe.
00:56Hier soir, Broadcom qui chute de 15%
00:59et qui refroidit un petit peu les ardeurs du moment
01:02autour de ce segment très chaud des semi-conducteurs.
01:05Ce qui laisse un peu de place pour d'autres segments de marché.
01:09Le secteur des logiciels qui tente de rebondir,
01:11qui rebondit depuis quelques temps,
01:14un peu en dents de scie,
01:14mais qui aujourd'hui s'en sort plutôt bien.
01:17Et puis on le voit d'ailleurs sur les grands indices américains,
01:19le Nasdaq est en baisse de 1%
01:21quand le Dow Jones, lui, marque de nouveaux records en progressant de 1%.
01:25Donc petite rotation sur la séance du jour.
01:27La question étant, est-ce que le marché est mûr
01:29pour une rotation plus durable, plus persistante,
01:33avec un thème de l'IA qui consomme toujours beaucoup de bandes passantes
01:38chez les investisseurs et les gérants.
01:41C'est un thème qui se déplace, un thème qui s'élargit.
01:43On aura bien sûr l'occasion d'en parler avec nos invités de Planète Marché
01:45dans un instant, avec les premiers grands tests qui arrivent
01:48et l'introduction en bourse de SpaceX qui se précise.
01:51On est à 8 jours de la première cotation de SpaceX
01:54sur le marché américain.
01:56Et la mobilisation est générale chez les banquiers d'affaires.
02:00On a plus d'une vingtaine de banques leaders sur ce deal majeur.
02:05Et pour l'anecdote, on avait vu David Solomon,
02:08le patron de Goldman Sachs,
02:09qui avait lui-même contacté en message privé
02:13Elon Musk via ex-Twitter
02:15pour s'assurer que Goldman Sachs serait bien placé dans cette opération.
02:20Goldman Sachs est banque leader de l'opération
02:23devant Morgan Stanley et puis JP Morgan évidemment
02:26qui reste bien placé de ce point de vue-là.
02:28Et l'autre anecdote du jour rapportée par l'agence Bloomberg,
02:30c'est que c'est Jamie Dimon lui-même
02:32qui va pitcher les clients les plus fortunés de JP Morgan
02:37à l'occasion d'une conférence cette semaine.
02:39C'est donc le patron de la banque lui-même
02:40qui se chargera de vendre le dossier SpaceX
02:43à ses clients les plus fortunés.
02:46Mobilisation générale pour cet IPO qui en appellera d'autres,
02:49bien sûr, celle d'Entropic et d'OpenAI
02:50qui auront lieu d'ici la fin de l'année là aussi.
02:54Et puis nous resterons dans le thème de l'innovation
02:57dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse
02:59pour donner le coup d'envoi de la cinquième édition
03:01des trophées de l'innovation portées par LBPM.
03:05La cérémonie de remise de prix se déroulera en novembre prochain,
03:09mais les souscriptions sont ouvertes
03:11pour les entreprises innovantes,
03:13les start-up qui voudraient se présenter
03:15à ce concours et à ce trophée de l'innovation.
03:18Le secrétaire général de LBPM,
03:20président du jury des trophées de l'innovation,
03:22sera avec nous l'invité de ce dernier quart d'heure
03:24de Smart Bourse tout à l'heure.
03:36Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:38Pauline Grattel est avec nous
03:39et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:41Bonsoir Pauline.
03:42Commençons avec la géopolitique
03:43et les derniers développements en date
03:45au Moyen-Orient et dans le Golfe.
03:47Oui c'est peut-être un premier pas vers la paix,
03:50c'est en tout cas l'espoir suscité
03:52par le nouveau cessez-le-feu tout juste conclu
03:54entre Israël et le Liban.
03:56Au-delà de l'arrêt des combats sur le terrain,
03:58cette trêve hautement stratégique
04:00pourrait provoquer un effet domino pour les observateurs.
04:04Elle pourrait ouvrir la voie à un accord plus large,
04:06celui de mettre fin enfin à la guerre
04:09que se livrent les Etats-Unis, Israël et l'Iran.
04:12Du côté des marchés, la prudence reste de mise.
04:14Après plusieurs tentatives ratées,
04:16les investisseurs attendent désormais des preuves concrètes
04:19qu'un accord de paix est cette fois réellement sur la table.
04:21Les marchés actions dans ce contexte
04:23sont en hausse modérée au global aujourd'hui.
04:26Oui, aux Etats-Unis, tout d'abord,
04:27les indices sont ouverts en ordre dispersé
04:29avec un Dow Jones au plus haut
04:30et un Nasdaq en repli de 1%.
04:32En Asie, les grands indices sont tous clôturés
04:35en repli de 1%.
04:36En Europe, le stocks 600 et l'euro stocks 50 évoluent en légère hausse.
04:41En France, le CAC 40 progresse de 1%,
04:43soutenu aujourd'hui par le rebond du secteur des logiciels
04:46après la chute d'hier.
04:48Ainsi, Capgemini et Dassault Systèmes en hausse de 6%
04:51tirent l'indice parisien vers le haut.
04:53En revanche, on note que STMicro Electronics
04:55cède 5% aujourd'hui dans le sillage de la publication de Broadcom.
05:00On y revient, mais le titre STMicro affiche tout de même
05:03une performance de plus de 140% en 3 mois.
05:06Bon, et puis sur les grands marchés macro,
05:08première séance de détente de la semaine, je crois,
05:10pour les cours du pétrole, Pauline.
05:11Oui, tout à fait.
05:12Le baril de Brent cède environ 3%
05:15et retrouve ainsi les 95 dollars.
05:18Le WTI américain est en repli de 4% sous ce seuil.
05:21Sur les marchés obligataires, les rendements se détendent légèrement
05:24avec un 10 ans américain autour de 4,45%
05:28et des rendements à 20 et 30 ans qui repassent sous 5%.
05:32En Allemagne, le rendement à 10 ans reste sur le seuil de 3%.
05:36Enfin, sur le marché d'échange, le dollar cède légèrement du terrain
05:40ramenant l'euro-dollar autour de 1,1640.
05:42Et puis, petite piqûre de rappel pour Broadcom
05:44et les autres sociétés du segment des semi-conducteurs,
05:47on ne peut pas décevoir quand le marché price la perfection.
05:51Oui, le titre plonge de 15% à l'ouverture des marchés américains
05:54après la publication des résultats du deuxième trimestre
05:58de l'exercice fiscal 2026 dévoilé hier soir.
06:01Le géant des puces paye cash, des prévisions jugées trop timides
06:05dans l'intelligence artificielle.
06:0716 milliards de dollars attendus pour le trimestre,
06:09là où les analystes en espéraient 17.
06:12Un signal de prudence qui pèse aujourd'hui
06:14sur l'ensemble des valeurs technologiques.
06:16Et puis, c'est le compte à rebours pour SpaceX.
06:18Dans 8 jours, ce sera le grand saut ou le grand décollage,
06:21peut-être plutôt pour l'entreprise qui va signer l'introduction en bourse
06:25la plus démesurée peut-être de l'histoire.
06:27Oui, après sa fusion avec la start-up XAI d'Elon Musk,
06:30le géant aérospatial a officiellement fixé son prix.
06:34135 dollars l'action, ce qui valorise l'entreprise à 1750 milliards de dollars.
06:39L'objectif de cet IPO prévu le 12 juin prochain sur le Nasdaq,
06:43lever 75 milliards de dollars.
06:45Une opération historique qui surpasse tous les records
06:48et propulse l'économie de l'espace dans une toute nouvelle dimension.
06:52Deux entreprises françaises qui font l'actualité aujourd'hui
06:54au sein du SBF 120, Pauline.
06:56A commencer par Rémi Cointreau qui rassure,
06:59malgré des chiffres mitigés, son bénéfice net annuel
07:02plonge de 35%, plombé par les taxes en Chine et aux Etats-Unis.
07:06Mais les investisseurs saluent la résilience du groupe
07:09et la direction promet un retour à la croissance dès cette année
07:12grâce à un grand plan de relance.
07:14Le titre est en hausse de 10%.
07:16Enfin, c'est les montagnes russes pour la biothèque Abivax
07:20qui signe aujourd'hui sa deuxième séance de rebond
07:23en s'allugeant plus de 10%.
07:24L'action tente d'effacer sa chute spectaculaire de mardi
07:28où elle avait perdu plus de 40%
07:30à l'origine de cette panique, la découverte de cas de cancer
07:33chez des patients lors d'essais cliniques majeurs.
07:36Quel sera le programme à l'agenda demain pour terminer la semaine, Pauline ?
07:39Avant de parler de demain, n'oubliez pas qu'on est le 4 juin.
07:43C'est le dernier jour pour remplir votre déclaration de revenus
07:46si vous faites partie des départements de 55 à 974.
07:51Les investisseurs attendent demain le rapport sur l'emploi américain
07:54du département du travail pour le mois de mai.
07:56Et on regardera également la croissance de la zone euro
07:58pour le premier trimestre en troisième lecture.
08:01J'entendais que 3% des Français attendent la dernière minute
08:04pour envoyer leur déclaration de revenus aux services fiscaux.
08:09C'est donc un rappel approprié.
08:11Merci beaucoup Pauline.
08:12Pauline Grattel avec nous chaque soir pour Tendance, mon ami,
08:15et vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
08:27Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
08:30Louis Defel, c'est avec nous, directeur général et directeur de la gestion collective
08:34de Gaël-Ussac Gestion.
08:35Bonsoir Louis.
08:36Bonjour.
08:37Ravi de vous retrouver.
08:38Non, c'est pas le bon titre ?
08:39C'est pas le bon titre.
08:40Si, non, tu vois.
08:41J'avais peur d'avoir une erreur.
08:43Julien Lévy-Kern est avec nous.
08:44Nous sommes ravis de l'accueillir.
08:46Gérant diversifié chez CPR Asset Management.
08:48Bonsoir et bienvenue Julien.
08:49Bonsoir, bienvenue.
08:50Bienvenue également à Maxime Halimi,
08:52dont c'est également la première participation à l'émission.
08:54Vous êtes cofondateur et chef économiste chez Equinox.
08:57Bonsoir Maxime.
08:58Bonsoir.
08:58Equinox qui est un family office.
09:00Oui, c'est ça.
09:00Il veut dire comme ça ?
09:01Multi-family office.
09:03Bon, bien allons-y sur le thème de l'IA à travers le test de SpaceX,
09:06pour l'instant, qui est la première de ces grandes entreprises à se présenter
09:10devant les marchés cotés, avec une cotation attendue vendredi prochain.
09:14Julien, vous avez travaillé le dossier, si je puis dire,
09:16comme beaucoup de vos confrères ou de vos consoeurs.
09:19Il y a plein d'angles intéressants évidemment dans cette affaire.
09:21Les chiffres dont on a déjà beaucoup parlé, ce que j'appelle la mobilisation générale,
09:27que ce soit à travers les banquiers d'affaires, c'est vrai que voir Jamie Dimon animer lui-même
09:30la conférence client auprès des plus fortunés clients de JP Morgan pour vendre le dossier,
09:35ça dit beaucoup de choses.
09:36Comme quand on a vu le patron de Goldman Sachs aller lui-même faire le lobbying auprès d'Elon Musk
09:42pour être sûr que sa banque sera bien placée dans la conduite de l'opération de levée de fonds
09:48et d'introduction en bourse, c'est aussi la mobilisation chez les fournisseurs d'indices.
09:53Tous se mettent en ordre de bataille aujourd'hui pour s'assurer d'accueillir au plus vite
09:58une entreprise comme SpaceX dans leurs indices.
10:01C'est vrai qu'on peut dire que les banques d'affaires et les fournisseurs d'indices
10:04ont ouvert le tapis rouge pour SpaceX.
10:06Et c'est vrai que c'est un test, on a vraiment eu ce type d'augmentation de capital.
10:09Il faut compter longtemps en arrière avec Saudi Aramco ou Alibaba.
10:15Et donc globalement on est fixé là avec 75 milliards de dollars à placer.
10:20Une capitulation boursière, une valorisation qui est désormais de 1750 milliards.
10:25Je vous rappelle qu'en février lors de la fusion entre SpaceX et XAI,
10:28on était à 1250 milliards.
10:30Donc c'est quand même une hausse...
10:31Ça va vite.
10:32Ça va vite, on peut le dire.
10:33Tout va vite.
10:34Et au final c'est un flottant de 5%.
10:375% de flottants, 30% réservés au retail et 85% des droits de vote verrouillés par Elon Musk.
10:43Tout à fait.
10:43Ce qu'on a eu très aujourd'hui dans le formulaire S1,
10:47on a eu un dernier amendement sur le lock-up justement.
10:50C'est un point important de le futur sur l'évolution de ce flottant.
10:54Et donc il semblerait qu'il y ait encore un lock-up d'un an
10:55de la part des investisseurs initiaux et des fondateurs.
10:58Qui ne pourront pas vendre pendant un an.
11:01Exactement.
11:01C'est un point à prendre en compte.
11:03Ah oui, totalement.
11:04Pour souscrire ou non dans SpaceX.
11:07Le point à retenir, c'est que l'ingénierie financière
11:09qui a été mise autour de cette émission par les banques d'affaires
11:12est vraiment très bonne.
11:13On peut dire aussi que les indices ont bien travaillé.
11:16Alors les règles ne sont pas là pour avantager SpaceX.
11:19On peut regarder ce que le Nasdaq a mis en place.
11:23Et donc typiquement, ils ont changé leurs règles de calcul des indices.
11:26Donc auparavant, typiquement, si votre capitalisation boursière,
11:31le flottant, était inférieur à 10%,
11:33on regardait exactement le flottant qui était pris en compte.
11:36Il fallait attendre un certain temps pour rentrer dans les indices.
11:38Donc là, il y a quelques règles qui ont changé.
11:39Il y a le fast-track qui a été mis en place.
11:41Donc ça veut dire que SpaceX pourrait être coté d'ici 5 jours après sa...
11:46Enfin, rentrer dans l'indice.
11:47Il faudra intégrer l'indice.
11:48Il faut bien distinguer la cotation au Nasdaq et l'intégration de l'indice.
11:51Côté au Nasdaq le 12 et l'intégration dans l'indice se fera au bout de quoi ?
11:55Une semaine ?
11:55Exactement.
11:56Et on a calculé, donc on estime à peu près qu'avec un flottant de 5%,
11:59on va avoir un poids d'environ 0,6%.
12:01Et le principe de la nouvelle règle, c'est que ce flottant est multiplié par 3
12:06pour calculer la pondération.
12:08D'accord.
12:08Donc on va prendre typiquement les 75 milliards,
12:10on les multiplie par 3 et on calcule cette capitalisation de cette manière.
12:14Et à partir de 30% de flottant, on prend l'intégralité de la capitalisation boursière.
12:20Une Nvidia, je n'ai pas revérifié, mais une Nvidia dans le Nasdaq,
12:23ça doit peser 4, 5, 6%. Combien ?
12:2511%.
12:2511% dans le Nasdaq.
12:27C'est moins dans les S&P, mais c'est plus de 10% sur le Nasdaq.
12:32D'accord.
12:32Non, mais pour donner un ordre de grandeur.
12:34Donc ça ne va pas être un poids délirant pour un indice comme le Nasdaq ?
12:37Non, on peut estimer que dès que le flottant atteindrait 30%,
12:42on devrait avoir à peu près une pondération de l'ordre de 3%.
12:44Et ce test-là se fera à l'issue de la période de lock-up, c'est ça notamment ?
12:50Tout à fait, oui.
12:51On verra dans quelle mesure il y a du nouveau papier qui arrive sur le marché.
12:56Donc compte tenu de l'ingénier financière qui a été mis en place, de la prime, de la valorisation,
13:00on peut imaginer que les banques d'affaires auront travaillé pour que ça se passe bien, et les indices aussi.
13:05Alors le Nasdaq a sans doute un intérêt privilégié à intégrer au plus vite une entreprise comme SpaceX,
13:10mais tous les autres se mettent en...
13:11Ce n'est pas un intérêt, c'est vraiment un changement de paradigme.
13:14En fait, le Nasdaq a été fait pour accueillir des sociétés en développement,
13:18donc des sociétés qui cherchaient à avoir des capitaux publics,
13:21et désormais la plupart des entreprises, elles se financent sur des capitaux privés,
13:26donc avec des fonds de VC, de private equity, et donc elles arrivent avec des méga caps.
13:30Donc c'était normal de changer les règles pour pouvoir les accueillir rapidement.
13:33Est-ce que c'est normal que les autres fournisseurs d'indices suivent le mouvement ?
13:36Parce que ça va être pareil pour S&P, Dow Jones, FTSE, Russell, MSCI, etc.
13:40Tous vont vouloir intégrer au plus vite une entreprise qui n'est pas rentable, je le rappelle.
13:45MSCI avait déjà mis des règles qui étaient en place, avec un calcul calculé sur le flottant,
13:51des règles d'entrée relativement rapide dans les indices.
13:54Pour S&P, les règles sont en cours de discussion, c'était beaucoup plus drastique,
13:57puisqu'il y avait des règles liées à la liquiditude du titre, à la rentabilité du titre, à la gouvernance
14:02du titre.
14:02Il y avait également un comité, donc ce n'est pas purement quantitatif,
14:05il y a un aspect qualitatif pour que la répartition sectorielle de l'indice soit équilibrée.
14:12Alors équilibrée, je vous rappelle que les 10 premières valeurs, c'est 40% du S&P.
14:17Mais pour vous, c'est normal que les fournisseurs d'indices se mettent en ordre de marge ?
14:20C'est l'heure du temps, c'est normal.
14:22On ne peut pas ignorer une entreprise comme SpaceX.
14:25En plus, des compagnies qui font un trillion, le club des trillionnaires, on commence à en avoir un paquet dans
14:30les indices.
14:31Il y a une bonne quinzaine maintenant, j'imagine, c'est ça.
14:33Voilà, on a un tropique qui va arriver, je crois que la valeur n'est pas loin du trillion,
14:38ce qui est assez invraisemblable, parce qu'il y a six mois, en février, ça valait la moitié.
14:43Et si vous regardez en février 25 ce que valait l'anthropique, c'était 60 milliards.
14:47Ben oui, quand vous voyez le chiffre d'affaires, le revenu annuel récurrent qui explose,
14:52c'est vrai qu'il y a de quoi tirer les valos et ça va vite dans cet univers-là.
14:58Qu'est-ce que ça vous inspire, Maxime ?
14:59Effectivement, l'intégration dans les indices, ça veut dire que toutes les gestions benchmarkées,
15:03à commencer par la gestion passive, va être un acheteur naturel, contraint, forcé de SpaceX dès le départ.
15:11Oui, exactement. Sur SpaceX, on est un peu partagé quand même, je trouve,
15:14parce qu'effectivement, d'un côté, on regarde le programme d'activité qui est incroyable,
15:19la vie sur Mars, les data centers en orbite,
15:21on se dit, waouh, c'est extraordinaire.
15:24Évidemment, le charisme de Musk qui est inégalé, je pense, dans le capitalisme mondial.
15:30Et en même temps, on se dit, c'est quand même vraiment une machine de marketing.
15:33C'est-à-dire que là, vous parliez de mettre au pas quand même tout Wall Street sur ce dossier.
15:39Il y avait autre chose qui m'avait marqué.
15:40Vous avez peut-être vu, c'était cette annonce pour recruter les Investor Relations de SpaceX.
15:45Et en fait, ce qu'on cherche, c'est un community manager.
15:48C'est-à-dire, c'est quelqu'un qui va être juste sur X toute la journée pour répondre aux
15:52petits porteurs.
15:53Donc, on voit qu'il y a quand même quelque chose d'un tout petit peu artificiel.
15:57Mais c'est sa base, c'est le retail.
15:59Ça a été designé et pensé comme ça.
16:02Alors évidemment, beaucoup vont dire, c'est pour sans doute maximiser la valorisation.
16:05Mais je pense qu'Elon Musk croit profondément que la part retail des gens qui le suivent est plus solide
16:11que la part peut-être des institutionnels.
16:13Ah oui, ça fait partie un peu du schéma un peu complotiste du personnage.
16:17C'est son univers, c'est ça.
16:17Il faut bypasser les élites et s'appuyer vraiment sur le peuple.
16:21Et pourquoi pas ? Pourquoi pas ?
16:23De toute façon, ce qui est rassurant, c'est qu'à la fin, le juge de paix sera le marché.
16:26C'est-à-dire qu'effectivement, on change un peu les règles pour accommoder cette nouvelle valeur qui est un
16:32peu hors du commun.
16:33à la fin, s'ils ne tiennent pas leurs promesses avec la marque et de cap-fonds, on retombera sur
16:38nos pieds.
16:38Oui, Tesla n'a pas eu un parcours toujours très linéaire.
16:41Il y a eu des gros retracements de Tesla au fur et à mesure du parcours en dents de scie,
16:48de la production en dents de scie de Tesla.
16:51Qu'est-ce que ça va générer pour le marché ?
16:53On verra évidemment la réaction à l'ouverture de la première cotation du titre spécifique.
16:59Est-ce que ça peut mal se passer ?
17:02Ou est-ce qu'il y a quand même toutes les raisons d'imaginer qu'il y aura forcément une
17:06hausse ?
17:07Le POP, il a l'air bien organisé quand même.
17:08On est d'accord.
17:09On a vraiment tout bien mis en ordre de bataille.
17:12Qu'est-ce que ça veut dire pour les autres boitiens qui sont déjà cotés ou qui cherchent à lever
17:17des capitaux
17:18ou qui sont en préparation d'une levée de fonds en vue de ce côté d'ici la fin de
17:22l'année ?
17:23Vous parlez d'hier, on peut aussi regarder les valeurs du spatial et on a vu les ETF spatiaux collecter
17:29de manière significative ces 5 milliards quasiment sur une semaine.
17:32On a vu par exemple les valeurs de sociétés comme Rocket Lab rapidement rejoindre celle de SpaceX.
17:38On verra parce qu'il y a plein de business dedans.
17:40Il y a Starlink, il y a le spatial et il y a quand même cette idée de mettre des
17:43data centers en orbite avec la promesse que ça coûtera moins cher,
17:46que ça fera baisser le coût de lien.
17:48Il y aura des effets d'éviction ?
17:49Est-ce que le marché se prépare ou est-ce que les investisseurs se préparent à prendre des profits d
17:54'un côté pour avoir le cash nécessaire pour participer à l'IPO de SpaceX ?
17:58Je ne saurais pas dire, mais en tout cas ce qui est sûr c'est qu'il y aura un
18:01effet d'éviction dans les indices.
18:02C'est-à-dire que dans les indices, la place que prend SpaceX, on enlève d'autres valeurs et effectivement
18:07de ce point de vue-là, ça crée un effet d'éviction.
18:12Ceci étant dit, je pense que c'est quand même une bonne nouvelle.
18:14Ça reste une valeur qui crée de l'engouement, qui crée de l'intérêt.
18:20C'est positif.
18:21Bien sûr.
18:21C'est positif notamment pour le marché coté dont on dit qu'il est en déshérence, que maintenant plus personne
18:25ne veut se faire coter.
18:27Voilà un contre-exemple qui est quand même intéressant.
18:29Aux Etats-Unis, il y a encore des boîtes qui trouvent de l'intérêt à ce côté, comme en Asie,
18:33à Hong Kong, qui est une place très chaude aussi pour les introductions en bourse.
18:36Un peu moins chez nous en ce moment.
18:37Je me tourne vers vous, Louis.
18:39Effectivement, non seulement on n'a pas un flux d'introductions en bourse importants et les rares introductions en bourse
18:45qu'on a, ce sont évidemment des entreprises quand même de très petite taille aujourd'hui.
18:49Je ne sais pas si ça appelle un commentaire de votre part, Louis, mais revenons-en à SpaceX.
18:54Sur SpaceX, c'est vrai qu'il y a beaucoup de gens qui ont dit, je vous rappelle, ça a
18:57été un peu comme dans les résultats.
18:58Vous savez, souvent, avant que ça publie, on révise un peu la baisse.
19:00Je vous rappelle qu'on parlait de 2 000 milliards réellement pour SpaceX.
19:02Évidemment, c'est à 1 750 pour évidemment que ça soit un succès, un très fort succès le premier jour.
19:08Donc, ceux qui ont la chance d'avoir du papier, je pense que ça va bien se passer.
19:11Et il y a eu deux études de Goldman Sachs qui ont été assez intéressantes, qui disaient, quid de la
19:15performance après ces méga introductions en bourse ?
19:17C'est vrai qu'une fois que ça cotait, que ça a fortement monté, la performance est plutôt étale avec
19:22le reste du marché.
19:23Donc, en gros, il faut vraiment pouvoir être là au début dans les introductions en bourse parce que c'est
19:27là où vous faites le gain.
19:27Et après, ça ne fait plus grand-chose.
19:30Et la deuxième étude, c'est un peu lié à votre question en disant, est-ce qu'on va déshabiller
19:34Jacques pour habiller Paul ?
19:35Et en gros, on expliquait, ils avaient fait les IPO de Google et de Visa qui étaient à l'époque
19:41des mastodontes en comparaison.
19:43C'était forcément plus petit, mais à l'époque, on remet les capacités, les montants.
19:47Il faut dire que finalement, le marché avait très fortement bien absorbé.
19:50Donc voilà, c'est vrai que là, c'est beaucoup 75 milliards.
19:52Je vous rappelle, ce n'est pas la seule.
19:53Il y a Google qui a annoncé 80 milliards, dont à 85, ils ont 10 milliards déjà sécurisés par Merckxer
20:01et Attaway.
20:01Tesla levait 5 milliards en claquant des doigts, on trouvait ça dingue déjà.
20:04Là, c'est des multiples de 5.
20:06Voilà, donc 85 milliards, donc 5 milliards de plus que je pensais, dont 10 milliards sécurisés par Merckxer et Attaway,
20:12donc quand même qui montre la conviction.
20:14Le titre est un peu baissé, et là aujourd'hui, je crois que ça reprenait déjà 2%.
20:17Donc le marché a une capacité à absorber tout cela.
20:21Mais c'est vrai que, attention quand même, parce que voilà, la question suivante, c'est de se dire,
20:25jusqu'à quand le marché va absorber tout ça ?
20:28Et surtout, qu'en fait, toutes ces absorptions de nouvelles equity ou même de dettes,
20:32parce que là, il faut savoir que Google, il y a des equity, mais aussi de la dette,
20:36je crois qu'il y a tous les hyperscalers et tout, ils ont levé jusqu'à 250 milliards de dettes.
20:40Et en gros, c'est un peu un marché à lui tout seul maintenant, les hyperscalers,
20:44parce qu'il faut savoir qu'aujourd'hui, cet impact-là, c'est pour ça que ça fait monter aussi
20:48les taux américains.
20:49Parce qu'on dit toujours que les taux américains montent à cause de l'inflation et la guerre en Iran,
20:52mais pas que, c'est les taux réels qui remontent.
20:54C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a moins d'acheteurs naturels de dettes américaines,
20:57c'est pour ça que les taux remontent.
21:00Donc attention, parce que...
21:00Un peu de la dette de qualité concurrentielle dans l'univers des entreprises.
21:05Exactement, 250 milliards, je crois que c'est quasiment 15% des nouvelles émissions d'État américain,
21:10ce que disait Morgan Stanley.
21:11Donc quand il y a 15% qui est en concurrence, ça fait des acheteurs naturels en moins de la
21:15dette américaine.
21:16Donc c'est pour ça que là, bon là, les taux ont un peu rebaissé récemment avec les derniers chiffres
21:20macro,
21:20mais il y a 2-3 semaines, le 30 ans US a quand même touché 5-20.
21:245-20, la dernière fois qu'il a touché 5-20, le 30 ans US, c'était en juin 2007.
21:28Et on sait ce qui s'est passé derrière.
21:30Donc à un moment, évidemment, le momentum est très bon,
21:33on ne revient pas sur la croissance des bénéfices par action qui étaient monstrueux et qui devraient continuer.
21:37Mais à un moment, si tout ça continue et que les taux américains se tendent,
21:41ça va forcément finir par gripper la machine.
21:44C'est vrai Maxime, on a l'impression.
21:45Est-ce qu'il y a un risque d'overdose, effectivement, après tout ce papier qu'il va falloir digérer
21:50?
21:50Je compte Anthropic, OpenAI, bien sûr, et d'autres qui pourraient suivre.
21:54Et la levée de fonds d'Alphabet Google.
21:56Est-ce qu'il y a un risque d'overdose ?
21:59Et effectivement, dans quelle mesure ces entreprises viennent prendre la place des États,
22:07peut-être également, sur ces marchés d'émissions obligataires ?
22:11Oui, je pense que c'est un très bon point.
22:13Pour l'instant, je pense que les États-Unis continuent d'avoir cette position prépondérante,
22:18le privilège exorbitant, comme on dit, qui fait que ce n'est pas que les Américains,
22:22c'est le monde entier qui vient chercher les actifs exceptionnels que propose l'économie américaine.
22:27Et que du coup, pour l'instant, tant qu'il n'y a pas d'alternative, j'ai l'impression
22:32qu'il y a la place.
22:33Néanmoins, effectivement, dans quelle mesure ça, ça pourrait changer ?
22:37Pour l'instant, ce n'est pas très clair.
22:40Là où, par contre, je suis vraiment d'accord, c'est qu'ensuite, il va falloir délivrer.
22:43C'est-à-dire que, voilà, la thématique de l'IA, on voit à quel point les choses sont mouvantes.
22:49Anthropique était quand même quasiment inconnue il y a 18 mois.
22:52Open AI, c'était l'alpha et l'oméga.
22:55Aujourd'hui, on est quasiment dans la situation inverse.
22:59Donc, vous parliez des revenus récurrents.
23:01Est-ce qu'ils sont vraiment récurrents ?
23:02Votre abonnement, vous pouvez le supprimer d'un mois sur l'autre, terminer,
23:06et vous passez à la boîte d'après ou au moteur d'à côté.
23:11Donc, voilà, c'est quand même, effectivement, une corde un peu raide.
23:15Et oui, une brode comme hier nous rappelle, c'est ce que je disais en introduction,
23:18dans un marché qui prise quand même la perfection, on n'a pas droit à l'erreur.
23:22Et un milliard d'écart sur une guidance, oui, ça se paye cash avec un moins 15.
23:28Ça montre aussi un marché, parce qu'on va parler de l'idée de la bulle ou de l'exubérance,
23:33mais ça montre que le marché est quand même encore capable de baisser ou de faire baisser certaines de ses
23:38valeurs
23:38quand ne le contient pas, Maxime.
23:40Est-ce que ça nous dit qu'on est encore confortable, justement, avec l'exposition IA dans les portefeuilles ?
23:45Que ce n'est pas encore un thème qui brûle trop les doigts ?
23:48Moi, je suis encore assez confortable, parce que ce qui est vraiment exceptionnel,
23:53c'est que des entreprises de cette taille-là continuent de délivrer cette croissance-là.
23:58C'est-à-dire que, historiquement, dans le passé, vous n'arriviez pas à continuer de délivrer des croissances à
24:04deux chiffres,
24:05même à 20% plus, quand vous arriviez sur ces niveaux de vente, de bénéfices.
24:11Et là, on a quand même l'impression que le digital, c'est un modèle économique différent
24:16où il y a des rendements croissants et que la position dominante appelle la position dominante
24:21et que, donc, ça peut se perpétuer.
24:24Encore une fois, l'IA, c'est quand même de la disruption, donc c'est un peu différent, peut-être.
24:27Et c'est là qu'effectivement, il y a une vraie question.
24:29Mais je pense qu'à court terme, on continue d'avoir vraiment des entreprises qui délivrent sans faillir.
24:36Sur le risque d'overdose, Julien, qu'est-ce que vous dites ?
24:38Et puis, quand même, un mot de SpaceX aussi,
24:40parce qu'on n'a pas parlé de la valo de l'entreprise.
24:42Donc, on paye ça 100 fois le chiffre d'affaires.
24:4595.
24:45Ouais, bon.
24:48Est-ce que ça soulève des interrogations quand même ?
24:52Et je fais le lien avec les taux.
24:54On a l'impression que les valos de ces boîtes sont complètement insensibles
24:57au niveau des taux d'intérêt.
24:58Le 30 ans ou le 10 ans peut approcher les 5% aux Etats-Unis,
25:03ou le 30 ans à plus de 5%.
25:06Pour ces boîtes-là, visiblement, ça ne change strictement rien aujourd'hui.
25:09Pourtant, elles lèvent de l'argent, elles ont besoin de financement, etc.
25:12Mais ça ne compte pas.
25:14L'overdose de papiers sur SpaceX, elle peut arriver typiquement
25:17si vous regardez un titre comme Tesla.
25:19On est sur la même gouvernance.
25:21Lors de l'IPO qui a eu lieu en 2010, vous avez un flottant à l'époque de 15%.
25:25Et jusqu'à aujourd'hui, tous les deux ans, le flottant a à peu près doublé.
25:28On est aujourd'hui à 90% de flottant.
25:30Donc, c'est possible sur SpaceX.
25:33Et donc, il faudra placer sur le marché, un jour ou l'autre, ces 1750 milliards de capis.
25:38Après, sur la valo en elle-même...
25:40Donc, il y a une pression vendeuse, vous dites, à un moment.
25:41Normalement, oui.
25:42Après, si vous avez les résultats...
25:44Là, on a créé la rareté, mais cette rareté, elle ne va pas durer.
25:47Après, en ce qui concerne la valorisation,
25:49vous avez une petite partie qui sont les fusées,
25:52qui sont bien valorisées pour compte,
25:54puisque c'est une barrière à entrée très importante.
25:57Vous avez des fusées, les Falcon 9,
25:58qui sont capables de réatterrer sur Terre.
26:01C'est les seuls à savoir le faire.
26:02On a les fusées Starship qui sont exceptionnelles
26:04en termes de coût, en termes de capacité.
26:07Vous avez un autre business qui est très facile à valoriser,
26:09enfin, entre guillemets, c'est Starlink.
26:11Donc là, vous achetez de la communication,
26:14vous avez des cash flow récurrents...
26:16Ça, c'est rentable, voilà.
26:17Ça, c'est la partie rentable.
26:18C'est la moitié du chiffre d'affaires de SpaceX.
26:21C'est 11 milliards de chiffre d'affaires,
26:23une marge nette d'à peu près 50%,
26:25un résultat de 5 milliards,
26:27croissance de 50% du chiffre d'affaires.
26:29Après, on a quand même l'impression
26:30que le taux de pénétration est déjà assez fort,
26:32parce qu'on voit que l'ARPU,
26:34le revenu moyen par utilisateur,
26:38en 2023, il était à peu près de 100 dollars.
26:40Donc ça, c'est quand vous vendez un abonnement
26:41à CM, à CGM, c'est facile.
26:42Après, quand vous voulez le vendre à des populations
26:44qui sont dans des endroits un peu plus reculés,
26:46vous le vendez moins cher.
26:47Résultat, l'ARPU, aujourd'hui, en 2026,
26:49il est de 66 dollars.
26:50Donc c'est des choses à prendre en compte.
26:51Et après, sur le reste de la value,
26:54donc à peu près 500 milliards,
26:55là, c'est la partie IA.
26:56Et bien sûr, c'est ce qui vous fait rêver,
26:58c'est ce qui vous...
26:59Nous emmène dans la lune.
27:01Exactement, c'est beaucoup plus difficile à valoriser.
27:03Vous avez quelques bonnes nouvelles.
27:04Vous avez notamment Anthropik,
27:06qui va...
27:06Donc c'est un contrat de long terme.
27:08Oui.
27:09Entre Anthropik et SpaceX,
27:11et qui va payer à Colossus,
27:12donc les data centers de SpaceX,
27:141,2 milliard,
27:15tous les mois,
27:16pour l'utilisation des data centers.
27:17Donc on peut imaginer,
27:18après, d'autres modèles qui pourraient être...
27:21Et ça, ce type de contrat,
27:22parce qu'à un moment,
27:22on s'est beaucoup focalisé
27:23sur ces deals un peu circulaires, etc.
27:26Ce type de contrat, là,
27:27celui que vous...
27:27Oui, c'est du solide,
27:29c'est du sérieux,
27:30ou est-ce que c'est le genre de contrat
27:31qu'on peut, du jour au lendemain,
27:34évacuer ?
27:35Non, donc c'est un engagement à long terme.
27:37D'accord.
27:37Vous ne pouvez pas revenir dessus.
27:38D'accord.
27:38C'est un point intéressant que vous soulevez,
27:40parce que c'est un point
27:41que Moody's a soulevé
27:42il n'y a pas très longtemps,
27:43concernant la dette
27:46des hyperscalers, notamment.
27:47Alors, quand on regarde
27:48les ratios des hyperscalers,
27:50les ratios financiers,
27:51en termes de dette nette sur EBITDA,
27:52on est quasiment à zéro,
27:53voire négatif pour certains
27:54qui ont une alphabète.
27:55Typiquement, il y a une dette nette négative.
27:59Néanmoins, il y a toujours,
28:00quand vous regardez le compte de résultat,
28:01typiquement sur Alphabet,
28:04vous avez à peu près
28:06une centaine de milliards de dettes.
28:08En dette nette, vous êtes négatif,
28:09parce qu'il y a quand même
28:10beaucoup de cash.
28:11Bien sûr.
28:11Néanmoins, il y a une footnote
28:12dans le compte de résultat
28:13que vous regardez,
28:14et c'est sur la partie hors-bilan.
28:15Et donc, en hors-bilan,
28:16vous vous apercevez
28:17qu'il y a à peu près
28:18230 milliards d'engagement
28:20de long terme,
28:21entre 2 et 20 ans.
28:22Et donc, ça, ça concerne
28:24principalement des leasings
28:25de data centers.
28:25C'est ça.
28:27On loue des data centers
28:28et ce n'est pas encore au bilan.
28:29Alors, ce n'est pas obligatoire,
28:30parce que comme ils ne sont pas encore construits,
28:31ils ne sont pas encore livrés,
28:32ils ne sont pas obligés
28:32de les mettre au bilan.
28:33Mais un jour ou l'autre,
28:34il ne faut pas faire les bilans.
28:35Tant qu'ils n'existent pas,
28:36il n'y a pas besoin
28:37de les mettre au bilan.
28:38Exactement.
28:38Mais donc, ces 230 milliards
28:39devront un jour être réintégrés
28:41au leasing actuel.
28:42Il y a 17 milliards actuellement
28:43de leasing dans Alphabet.
28:45Et donc, l'étude de Moody's
28:46montre qu'au final,
28:48l'ensemble de ces leasings
28:50de data centers
28:52pour l'ensemble des hyperscalers,
28:53c'est 660 milliards de dettes.
28:55D'accord.
28:55Qu'il faut ajouter,
28:56vous le savez tous,
28:57vous l'avez vu,
28:58la dette, la CAPEX,
28:59pardon, la CAPEX générale
29:00des hyperscalers
29:01qui est aujourd'hui de 800 milliards.
29:02Vous en ajoutez encore 660.
29:04Oui, oui, j'entends.
29:04On passera peut-être le trillion
29:06l'année prochaine.
29:07Je crois que c'est...
29:08Thierry Guill nous disait
29:091,5 milliard
29:10dans les deux prochaines années.
29:11On franchira peut-être
29:12sur l'année 28.
29:14Si ça continue,
29:15quand vous prenez
29:15les CAPEX du S&P
29:17rapporté au PIB,
29:18dans les années passées,
29:1922, 23, 24,
29:20on est à 3% du PIB des CAPEX.
29:22Là, je crois qu'on a 5,6%
29:23et on passe entre 6 et 7
29:25l'année prochaine.
29:25Donc, c'est juste monstrueux.
29:27Donc, c'est vrai qu'aujourd'hui,
29:28tout ça,
29:29il y a un moment,
29:30clairement,
29:31c'est pour ça qu'on voit
29:31des momentum de bénéfices
29:33par action formidables.
29:34Mais néanmoins,
29:35c'est là où je rejoins
29:35un peu ce que vous étiez
29:36en train de dire,
29:37c'est le financement.
29:38Parce qu'il y a un moment,
29:39c'est le financement.
29:39OK, ces sociétés-là
29:40ont du free cash flow,
29:41beaucoup de cash,
29:41mais ça, c'était sur
29:42un business model passé.
29:43Maintenant,
29:44elles sont en train
29:44de s'endetter de façon massive.
29:46On a vu le problème
29:46de la dette,
29:47notamment sur les softwares
29:48avec les oracles, etc.
29:49On a vu pas mal de choses.
29:50Ça arrive toujours,
29:51les crises arrivent toujours
29:52par la dette et sur les taux.
29:53Voilà, donc les taux,
29:54je rappelle,
29:55donc là, il faut financer,
29:56on l'a dit tout à l'heure,
29:57tous ces hyperscalers
29:58viennent des concurrents
29:59à la machine d'État américain.
30:02Parce qu'il faut savoir
30:02que les États-Unis,
30:04elles, font toute sa croissance
30:05depuis 2014
30:06en s'endettant.
30:07On ne parle plus
30:08de la dette américaine,
30:09mais elle est juste
30:11hyperscalers à financer
30:12en plus à côté.
30:14Donc tout ça,
30:14mis bout à bout,
30:15ça vient un peu en concurrence.
30:17Il ne faut pas oublier
30:17que les hyperscalers,
30:18ce n'est pas une économie interne
30:19qui est qu'aux États-Unis.
30:20Jusqu'avant,
30:21les États-Unis,
30:21c'est quelque chose
30:22qui est toujours centré
30:22sur soi-même.
30:23Mais quand on fait de...
30:25Quand on vient d'un hyperscaler,
30:26tous vos capex
30:27ne vont pas qu'aux États-Unis.
30:28C'est pour aller acheter
30:29des chips en Corée du Sud,
30:31des data centers
30:31dans le reste du monde.
30:32Et donc tout ça,
30:33c'est un peu de la dédollarisation
30:34et donc encore plus de capitaux
30:36pour le financer.
30:41Sur les taux,
30:43je pense que le président Trump...
30:44La variable de taux,
30:45à un moment,
30:45peut rattraper quand même
30:47cette espèce de...
30:48Ah oui,
30:48cette bulle IA
30:49ou en tout cas,
30:49ce thème de l'IA
30:50qui semble vivre
30:51de manière un peu immune.
30:52Voilà,
30:53parce que c'est vrai
30:53que les taux réels
30:54continuent de monter.
30:55Mais c'est vrai
30:55qu'au moment,
30:56aux États-Unis,
30:57c'est vrai que le président Trump,
30:58dès qu'au moment,
30:59on arrive vers les 5,
31:0010, 5, 20,
31:01là, comme par hasard,
31:02il fait tout ce qu'il faut
31:02pour essayer d'arriver,
31:04d'arranger la guerre
31:06en Iran.
31:07Donc voilà,
31:08évidemment,
31:09quand on regarde le momentum,
31:11les Q2 vont être très bons
31:12et si c'est qu'APEX continue,
31:14il n'y a pas de raison
31:15que les bénéfices par action
31:15soient là.
31:16Et de toute façon,
31:17tant que les bénéfices
31:18par action sont là,
31:19normalement,
31:19même si on est dans
31:20une petite bulle,
31:21c'est difficile
31:22de perdre une bulle.
31:22Parce qu'après,
31:23c'est vrai que les semi-conducteurs,
31:24c'est vraiment eux
31:25qui ont drivé.
31:25Je crois que sur les 26%
31:27de croissance des BAS
31:28du premier trimestre,
31:29la tech,
31:29c'est 50% de l'hors.
31:31Et je crois que 80%
31:32des 50%,
31:33c'est les semi-conducteurs.
31:35Voilà,
31:35c'est vrai qu'aujourd'hui,
31:36moi ça m'amuse beaucoup
31:36quand les gens disent
31:37« Ah, Nvidia,
31:38c'est pas très cher,
31:39SKINX,
31:40c'est que une fois le P. »
31:41Mais en fait,
31:41ça ne veut rien dire.
31:42Parce qu'aujourd'hui,
31:42si vous êtes dans une telle
31:44demande par rapport à l'offre,
31:45parce que vous savez,
31:46qu'il n'y a rien de plus
31:47cyclique que les semi-conducteurs.
31:48Historiquement,
31:49c'était le cas.
31:50Historiquement,
31:50c'était le cas.
31:51Je crois que c'est le patron
31:52d'un grand groupe
31:53de semi-conducteurs,
31:53je crois,
31:54sud-coréen,
31:54qui a encore dit
31:55« Ah, de toute façon,
31:56il n'y a pas assez de capacités.
31:57Donc, ils sont tous
31:57en train d'ouvrir des capacités. »
31:58Pendant deux ou trois ans,
31:59on ne verra pas l'écart
32:00entre l'offre et la demande.
32:01Mais le jour où ça va arriver,
32:02on ne sera plus quoi faire
32:03notre chip,
32:03parce qu'avec la loi de Moore,
32:04les chips vont être
32:05beaucoup plus puissantes,
32:06beaucoup plus intelligentes.
32:07Je ne sais pas
32:07si on a besoin d'avoir
32:08dix fois plus de puissance
32:10d'intelligence artificielle
32:10par rapport à ce qu'on sait déjà faire.
32:12Donc, à ce moment-là,
32:13ça pourrait faire mal.
32:14Ouais.
32:15Maxime,
32:15vos commentaires, bien sûr.
32:16Et comment on gère
32:17cette situation ?
32:18Quand on est un professionnel
32:19de la gestion,
32:20qu'on doit investir
32:21pour le compte des clients
32:22ou gérer les portefeuilles
32:23des clients,
32:24comment on reste exposé
32:25à ce thème ?
32:25Encore une fois,
32:26qui se bouge,
32:27qui se déplace
32:27en essayant de garder
32:28le meilleur riche reward ?
32:30Et est-ce qu'on a quand même
32:30aussi envie,
32:31à un moment,
32:31de regarder d'autres choses ?
32:33Est-ce qu'il y a,
32:34dans une logique de diversification,
32:35même si ça ne paye pas aujourd'hui,
32:37est-ce qu'il y a quand même
32:38des opportunités
32:38à les chasser un peu en dehors ?
32:40Ouais, c'est sûr.
32:41Moi, je pense qu'effectivement,
32:42le marché américain,
32:43plus que jamais,
32:44c'est le marché maître
32:44et on ne peut pas
32:46ne pas y être
32:46et encore une fois,
32:48il y a les fondamentaux
32:49dont on parle
32:49mais il y a aussi les indices
32:51et le fait qu'aujourd'hui,
32:52vous avez une telle pression
32:53sur les index money,
32:55comme on dit,
32:56les gens qui achètent l'indice
32:56qu'en fait,
32:57c'est très très difficile
32:58d'aller contre
32:59et je pense que c'est même
33:00une erreur d'aller contre.
33:01Donc ça,
33:02je pense que c'est indiscutable.
33:04Après, effectivement,
33:04ce qui est intéressant,
33:05ce qu'on a beaucoup joué,
33:06c'est les secteurs tech asiatiques,
33:09effectivement,
33:09puisque,
33:10comme disait Louis,
33:11il y a beaucoup d'argent,
33:13le CAPEX américain
33:14va en fait
33:16dans les poches
33:16de pas mal de fournisseurs
33:18qui sont essentiellement en Asie,
33:20un tout petit peu en Europe
33:20mais beaucoup en Asie
33:21et donc là,
33:22il y avait quand même
33:22des sociétés
33:24vraiment très très intéressantes
33:26avec des valorisations
33:26un peu plus faibles
33:27donc ça,
33:28je pense que ça reste
33:30assez intéressant
33:31et à l'inverse,
33:32ce qui n'est effectivement
33:32pas du tout intéressant,
33:34c'est l'obligataire
33:34c'est-à-dire que là,
33:36pour moi,
33:36l'obligataire,
33:37c'est très compliqué
33:39à la fois à cause
33:40du contexte géopolitique
33:41donc ça,
33:42on en a beaucoup parlé
33:43l'attention sur les taux
33:44sur l'inflation
33:46les besoins de financement
33:47on vient de l'évoquer
33:48et puis un troisième élément
33:49qui est aussi très important
33:50c'est qu'aujourd'hui
33:51si vous regardez la corrélation
33:52entre les actions
33:53et l'obligataire
33:54l'obligataire ne vous offre
33:55aucune protection
33:55c'est-à-dire que là,
33:56les corrélations sont
33:57très très positives
33:59donc d'une certaine manière
34:01on sent du coup
34:02un stress dans le marché
34:03c'est quand même
34:03un facteur intéressant
34:04à avoir en tête
34:05et donc on est obligé
34:06d'aller chercher
34:07de la diversification
34:08quand on ne veut pas faire
34:08que des actions
34:09vers d'autres choses
34:10et donc c'est là
34:11que ça se complique un peu
34:12Et qu'est-ce qu'on trouve alors ?
34:13Pour remplacer
34:14les obligations souveraines
34:17traditionnelles ?
34:18Traditionnellement
34:18on peut dire
34:18on fait de la diversification
34:19avec les actifs privés
34:20mais en ce moment
34:21franchement pas
34:22très compliqué aussi
34:23et du coup
34:24ce qu'on voit
34:25c'est un énorme engouement
34:25sur les hedge funds
34:26c'est-à-dire des stratégies
34:28et c'est facile à dire
34:29c'est pas facile à faire
34:30qui offrent des rendements
34:31décorrélés
34:31des grandes classes
34:33d'actifs traditionnelles
34:34Avec des stratégies spécifiques
34:35dans l'univers des hedge funds
34:36il y a du CTA
34:37il y a du merdueur arbitrage
34:39Je pense que le macro
34:40a un environnement
34:41quand même assez intéressant
34:43on a parlé des taux
34:44les pentes
34:45les devises
34:45ça c'est vraiment
34:46je pense un gisement
34:47assez intéressant
34:48on voit des belles stratégies
34:49là-dedans
34:50et puis nous on aime
34:51beaucoup les stratégies
34:52d'arbitrage
34:53donc là en ce moment
34:54par exemple
34:55l'environnement
34:56de fusion-acquisition
34:56est extraordinairement porteur
34:58grâce à l'administration Trump
34:59qui ouvre les vannes
35:00d'absolument tous les secteurs
35:01et donc pareil
35:05le champ des possibles
35:06pour des stratégies comme ça
35:07est très très intéressant
35:09et donc ça marche assez bien
35:11donc c'est voilà
35:12mais c'est vrai
35:13que c'est un environnement
35:13qui n'est pas évident
35:14et il faut vraiment
35:15être assez agile
35:16pour essayer de trouver de la valeur
35:17Comment on navigue
35:19dans ce thème de l'IA
35:21avec les disruptions
35:23que l'IA peut générer
35:27on a beaucoup parlé
35:28du secteur des logiciels
35:29et c'est vrai
35:29qu'après la phase
35:32Saspocalypse
35:33Sasmageddon
35:33où c'était la fin du monde
35:35pour toutes ces boîtes
35:36on sent quand même
35:37et d'ailleurs peut-être
35:38à la faveur d'un conflit
35:40comme la crise du Golfe
35:41qui a remis peut-être
35:42des thèmes immunes
35:44du pétrole
35:45sur le devant de la scène
35:46et les logiciels
35:46semblent tenter quand même
35:47de revenir
35:48depuis quelque temps
35:50maintenant
35:50la question étant
35:51où est-ce qu'on trouve
35:52de la diversification
35:53et comment on trouve
35:54de la décorrélation
35:55par rapport au thème
35:56de l'IA
35:56aussi puissant soit-il
35:58aussi solide soit-il
35:59aussi incontournable soit-il
36:00Julien
36:01par rapport à février
36:02où le marché
36:03anticipait une désintermédiation
36:04totale des logiciels
36:05donc il a vendu
36:06le secteur en entier
36:09ce qu'on peut remarquer
36:10c'est que depuis
36:11un mois et demi
36:12on a une vraie distinction
36:13entre des sous-secteurs
36:14des logiciels
36:15et on peut dire
36:16que ça a commencé
36:17avec une valeur
36:17alors c'est vraiment
36:18les publications de résultats
36:19qui ont fait la différence
36:20ce que vous disiez
36:21tout à l'heure
36:22globalement on est passé
36:22sur des IPS américains
36:24une croissance
36:25de plus de 14%
36:2626%
36:27principalement sur la tech
36:28donc on a eu
36:29de très bonnes publications
36:30notamment au sein
36:31des logiciels
36:32et donc on a une valeur
36:34de cybersécurité
36:34qui s'appelle Fortinet
36:35qui a très bien publié
36:37donc c'est un carnet de commandes
36:38les billings
36:39qui est en hausse de 30%
36:40le titre
36:41depuis fin avril
36:43jusqu'à avant-hier
36:44avant l'orientation
36:45de capital de Google
36:46qui a joué un rôle
36:47dans le retournement
36:48du pertrès
36:49de semi-conducteurs logiciels
36:51donc c'est en hausse
36:51de 70%
36:52et donc au final
36:54le marché s'est dit
36:55concernant la cybersécurité
36:57ok il y a plus d'IA
36:58il y a plus d'attaques
36:59donc j'ai besoin
37:00de plus de sécurité
37:01il y a Mito de Claude
37:03qui a joué aussi son rôle
37:04et globalement
37:05donc l'ensemble du secteur
37:07de la cybersécurité
37:08donc c'est des valeurs
37:08comme Palo Alto
37:09Crowdstrike
37:10Fortinet
37:10dont je parlais
37:11donc est reparti à la hausse
37:12donc on a nouveau
37:13de la vraie valeur ajoutée
37:15des vraies barrières à l'entrée
37:16c'est-à-dire qu'on n'est pas
37:17dans du logiciel
37:17de masse ou standard
37:19en tout cas
37:19il y a des vraies spécificités
37:21en termes de valeurs
37:22dans ces entreprises
37:23c'est ce que le marché
37:24price en tous les cas
37:25il y a des fonctionnalités
37:27d'IA qui ont été ajoutées
37:28et donc
37:30une utilité
37:31de ces valeurs
37:32avec désormais
37:33des PE
37:33qui se sont bien reconstituées
37:35dont je n'ose pas vous dire
37:37le niveau
37:38le niveau
37:38le type
37:39après sur un autre
37:40pan de secteur
37:41ça s'est déroulé
37:42exactement sur la même séquence
37:44c'est des infrastructures
37:45de logiciels
37:46et donc là
37:46c'est sur une publication
37:47d'une valeur
37:47qui s'appelle Snowflake
37:49qui elle aussi
37:49a intégré
37:50l'intelligence artificielle
37:51via un outil
37:52qui s'appelle
37:53Cortex
37:54et là encore
37:56la logique
37:57la séquence
37:57du marché
37:58s'est dit
37:58j'ai plus de données
37:59donc j'ai besoin
38:00de plus de traitements
38:01de données
38:01donc j'ai besoin
38:02de ces logiciels
38:02d'infrastructures
38:03donc c'est des valeurs
38:04comme Snowflake
38:05Datadog
38:07MongoDB
38:07qui ont été très bien publiées
38:08et qui ont été pris en compte
38:10après on distingue
38:11alors ça c'est
38:12une partie logicielle
38:13ceux qui avaient vraiment souffert
38:14donc c'est le Saspocalypse
38:15les Application Software
38:17et donc là
38:18dans cette catégorie
38:19on distingue
38:20deux types
38:20de sous-secteurs
38:22la partie
38:23Horizontal Software
38:24donc ça c'est
38:25le squelette informatique
38:26des entreprises
38:27des valeurs comme
38:28SAP
38:30Salesforce
38:30pour le CRM
38:32Workday
38:33pour le HR
38:34donc ça
38:34on anticipe vraiment
38:35une désintermédialisation
38:36forte
38:37de ces valeurs
38:38donc on ne s'est pas
38:38repositionné dessus
38:40néanmoins
38:40on est tous d'accord
38:41que les résultats
38:41de SAP
38:42de Service Network
38:42étaient très corrects
38:43il y a des valeurs
38:44à un moment
38:44qui peuvent être aussi
38:45des forces de rappel
38:46pour ces boîtes là
38:46exactement
38:47et après il y a
38:47un autre sous-secteur
38:49sur lequel on est plus positif
38:50qu'on appelle
38:50le Vertical Software
38:51donc qui est orthogonal
38:52au précédent
38:53et donc là
38:54c'est des softwares
38:54qui sont dédiés
38:55à une activité
38:56qui sont peut-être
38:58plus difficiles
38:58à désintermédier
38:59et par exemple
39:00c'est des valeurs
39:01comme je pense à
39:02Samsara
39:03qui est dédiée
39:03à la gestion des flottes
39:04c'est un software
39:07un cloud
39:07qui s'appelle
39:08WeVai
39:09qui est dédié
39:09à l'industrie pharmaceutique
39:10où je pense au cours
39:11vous connaissez tous
39:12Autodesk
39:13l'outil de design industriel
39:15c'est des valeurs
39:17sur lesquelles
39:17on est très positif
39:18qui n'ont pas rebondi
39:19les marchés
39:19ne l'ont pas encore joué
39:22mais pour vous
39:23il y a des barrières
39:23à l'entrée
39:23en tout cas
39:24ces valeurs là
39:24sont capables
39:25de survivre
39:26et de garder
39:26quand même
39:27un certain multiple
39:28de valorisation
39:28face à la vague
39:29à la vague
39:30en effet
39:31depuis février
39:32mars
39:32où tout le monde
39:33pensait que ça
39:33va être la fin
39:34pour ces valeurs
39:34on a vu quand même
39:35beaucoup de patrons
39:36que ce soit le patron
39:37d'Enthropic
39:38ou même le patron
39:39d'NVIDIA
39:39défend les logiciels
39:40défend les logiciels
39:41en disant
39:41non non
39:42ça va être des add-on
39:43ce qu'on appelle
39:44des sales-up
39:45c'est à dire
39:45revendre en plus
39:46la couche logicielle
39:47supplémentaire
39:47c'est pour ça
39:48qu'il y a SAP
39:49qui a fait
39:49en effet
39:50c'est très horizontal
39:50je sais ce que vous dites
39:51mais qui lui a vraiment
39:53l'ERP
39:54touché les clients
39:55ils ont fait toute une conférence
39:56en disant
39:56oui nous on ne va pas
39:57développer notre propria
39:58mais on va complètement
39:58l'intégrer
39:59et les revendre après
40:01à nos clients
40:02parce qu'on a toute la data
40:02après la vraie question
40:04d'SAP
40:05c'est de dire
40:05est-ce que
40:05quand il va revendre la data
40:06qui va prendre la valeur
40:08en fait c'est ça le souci
40:09c'est pour ça
40:09qu'il y a eu un énorme
40:10dérating
40:10mais c'est vrai que là
40:12doucement nous aussi
40:13on commence à
40:14revenir un petit sur le logiciel
40:15il y a de la sélection à faire
40:16quand même dans cet univers
40:17voilà un peu d'SAP
40:18notamment dans les fonds large cap
40:20on a bien aussi
40:20Németchec
40:21qui ressemble aussi
40:21à Autodesk
40:22qui revendissait bien
40:24et ce qui est assez intéressant
40:25c'est que ce matin
40:26il y avait le patron
40:27il y avait les résultats
40:28de Wavestone
40:28c'est vrai qu'il y a du conseil
40:30en informatique
40:31donc c'est du conseil
40:31très en amont
40:33et après relayé
40:34par les ESN
40:35c'est vrai qu'aussi
40:36beaucoup de gens
40:36avaient dit
40:37est-ce que les ESN
40:38donc les Capgemini
40:39vont mourir
40:40Capgemini a fait tout un nouveau plan
40:42qui est assez satisfaisant
40:43Capgemini est plus forte hausse
40:45on en parlait tout à l'heure
40:46aujourd'hui
40:46aujourd'hui
40:47pas en coin de temps
40:47voilà c'est vrai que les valos
40:48sont tombés
40:49et le patron
40:50donc Pascal Imbert
40:51qui est vraiment assez fin
40:53a fait beaucoup beaucoup
40:54de travail
40:55pour lancer un nouveau plan
40:57en 2030
40:58et il a dit
40:59qu'il y a en gros
40:5925% de mon chiffre d'affaires
41:01qui va disparaître
41:01à peu près 15%
41:02sur le volume
41:03et 10% d'impact
41:04déflationniste
41:05et il dit que normalement
41:07tout ça devrait être
41:08compensé par
41:09les nouveaux
41:10modèles
41:10nouvelles
41:12nouveaux chiffres d'affaires
41:13qui pourraient arriver
41:14supplémentaires grâce au SAS
41:15donc en gros
41:15il donnait un peu l'image
41:17de la baignoire
41:17en disant
41:18voilà il y a le robinet
41:19qui arrive
41:19et ça coule en même temps
41:20donc c'est la question
41:21de savoir pour arriver
41:22et il disait clairement
41:23si ça arrivait à 50%
41:24le business model est foutu
41:26il faut tout rechanger
41:27et là il était assez
41:29assez rassurant
41:30donc évidemment
41:31voilà
41:31la croissance organique
41:32ne va pas être non plus encore
41:33parce que vous allez le perdre
41:34et en gagner en même temps
41:36donc voilà
41:37donc il était plutôt
41:38assez rassurant
41:39c'est vrai que c'est des business model
41:40qui se cherchent
41:41mais néanmoins
41:42on est loin du
41:43sas-pocalypse
41:44qu'on avait pu voir
41:44au mot théorie
41:45bon Maxime
41:46il nous reste 3 minutes
41:47je voulais qu'on bifurque
41:49pour dire un mot
41:49quand même des banques centrales
41:50et de la BCE
41:50la semaine prochaine
41:51en attendant
41:52les gains massifs
41:53de productivité
41:53que l'IA va générer
41:55et qui permettront
41:55aux banques centrales
41:56de baisser les taux
41:57elles-mêmes deviennent
41:58plus productives
41:58voilà si elles-mêmes
41:59deviennent
42:00en attendant
42:02dans l'immédiat
42:03il va falloir
42:03qu'elle se pose
42:04la question
42:04de les monter
42:05et pour la BCE
42:06la réunion du 11 juillet
42:07semble déjà écrite
42:08de ce point de vue-là
42:09la question c'est
42:11quel est le signal
42:12envoyé par cette
42:13hausse de taux
42:14ce recalibrage
42:15du réglage
42:15de la politique monétaire
42:16et de combien
42:18de hausses de taux
42:18la BCE a-t-elle besoin
42:19pour être satisfaite
42:22confortable
42:22à l'aise
42:23face à une inflation
42:24qui est rentrée
42:26dans le système
42:26il faut le dire
42:27c'est sûr
42:27je pense que là
42:28effectivement
42:29les chiffres d'inflation
42:29qui sont sortis cette semaine
42:30étaient vraiment
42:32trop mauvais
42:32pour qu'ils puissent
42:34se permettre
42:34de ne pas remonter
42:35les taux
42:35la semaine prochaine
42:36donc ça je pense
42:38que c'est clair
42:40mon avis
42:41c'est qu'ils ne font pas
42:42forcément de gaieté de cœur
42:44et ils sentent bien
42:45que si ça se trouve
42:47le détroit d'Hormuz
42:47réouvre dans 15 jours
42:49et ils n'ont pas l'air
42:49très malins
42:50bon ça c'est
42:51malheureusement
42:52c'est la vie
42:52on se dit ça tous les 15 jours
42:53puis deux mois
42:54oui exactement
42:55je crois que là
42:55ils ne peuvent plus
42:56se permettre
42:56de ne pas le faire
42:58puis je pense quand même
42:58que le trauma de 2022
43:00est encore un peu
43:00trop présent
43:01pour qu'il puisse
43:02se permettre
43:02de se louper là-dessus
43:05néanmoins
43:05je trouve que le setup
43:07là il ressemble plus
43:08à 2008
43:09qu'à 2022
43:10c'est-à-dire qu'on a
43:11plutôt l'impression
43:11voilà il y a ce
43:13évidemment
43:13les prix de l'énergie
43:14effectivement on voit
43:15que les secteurs des services
43:16ça commence à remonter
43:17en termes d'inflation
43:18donc c'est pour ça
43:19qu'il faut quand même
43:19donner un signal
43:21mais mon avis
43:22c'est que comme ils le font
43:23quand même vraiment
43:23en traînant les pieds
43:24ils ne vont pas s'engager
43:26sur davantage
43:26essayer de jouer
43:27un peu le temps
43:28de toute façon
43:29s'ils faisaient une deuxième
43:29hausse de taux
43:30ce serait nécessairement
43:31probablement en septembre
43:32par back to back
43:34pour prendre l'expression
43:35consacrée du moment
43:36le back to back
43:37je pense que c'est pas pour eux
43:39et donc
43:40voilà
43:41avec quand même
43:41un peu de chance
43:42en septembre
43:43le pétrole aura rebaissé
43:45significativement
43:45et je pense que c'est
43:49quand même le plus probable
43:49deuxième hausse de taux
43:52du côté européen
43:53sur la réserve fédérale américaine
43:55alors je rappelle
43:56autant le débat
43:57sur le mouvement
43:58de la BCE
43:59était ouvert déjà
44:00depuis la fin d'année dernière
44:01ou le début d'année
44:02avec Isabelle Schnabel
44:03qui était déjà
44:04avant même
44:05la crise du Golfe
44:06plutôt incline
44:07à penser que le prochain mouvement
44:08serait à nouveau
44:09une hausse de taux
44:10pour la BCE
44:11autant on partait
44:12en début d'année
44:13avec l'idée que la Fed
44:13allait pouvoir finir
44:15la normalisation
44:16la neutralisation
44:17de sa politique monétaire
44:18s'est complètement évacuée
44:20et Kevin Warch
44:22a pour mission
44:23d'empêcher
44:24ses confrères et consoeurs
44:25de décider
44:26d'une hausse de taux
44:27alors
44:28ou dans le prochain meeting
44:30ou dans les suivants
44:31est-ce que c'est ça
44:31maintenant la feuille de route
44:32de Warch ?
44:33Est-ce qu'il est missionné
44:33par l'administration Trump
44:35pour faire
44:37avorter ce plan-là ?
44:39Moi ce qui m'intéresse
44:40plus honnêtement
44:41avec Warch
44:41c'est le fait que
44:42non seulement il arrive
44:43dans une situation
44:43qui n'est pas évidente
44:44parce qu'effectivement
44:45il y a un changement
44:45de braquet lié aux événements
44:47avec beaucoup d'incertitudes
44:49et en plus il dit
44:49je vais tout changer
44:50sur la communication
44:51de la Fed
44:52donc là
44:53il se met quand même
44:54pas mal d'épreuves
44:55sur son chemin
44:56pour les premiers mois
44:57et donc effectivement
44:59ça milite quand même
45:00plutôt pour beaucoup
45:01de prudence
45:01sur les taux eux-mêmes
45:02c'est-à-dire
45:02si vous changez
45:03toute la façon
45:03de communiquer
45:04il ne faut pas en plus
45:05faire des choses
45:08violentes
45:08donc il y a une séquence
45:09à respecter
45:10je pense
45:11néanmoins
45:11il a lui-même dit
45:12je trouve que c'est super
45:13quand on peut surprendre
45:14les marchés
45:14et c'est quelque chose
45:15qu'on a perdu
45:16avec l'extrême communication
45:18de Powell
45:18et le fait
45:19qu'il soit robotique
45:21donc en fait
45:22il y a quand même
45:22de l'incertitude
45:23ça va être vraiment intéressant
45:25il y a moins d'incertitude
45:26du côté des banques centrales
45:28mais l'incertitude
45:28en dehors des banques centrales
45:30est tellement énorme
45:30qu'on peut comprendre
45:32que les banques centrales
45:33aient pas envie
45:34de rajouter de l'incertitude
45:35à l'incertitude
45:36merci beaucoup messieurs
45:37merci d'avoir été
45:37les invités de Planète Marché
45:39ce soir
45:39Maxime Alimi
45:40chez Equinox
45:41Louis de Fels
45:42Gaël Lussac
45:42gestion
45:43et Julien Lévi-Kern
45:44CPR Asset Management
45:56Le dernier quart d'heure
45:57de Smartbourg
45:57chaque soir
45:58c'est le quart d'heure
45:58thématique
45:59et ce soir
45:59nous mettons à l'honneur
46:00l'innovation
46:01dans ce dernier quart d'heure
46:03pour donner le coup d'envoi
46:04de la cinquième édition
46:06des trophées d'innovation
46:07portées depuis le début
46:09par LBPM
46:10et son secrétaire général
46:11qui est à mes côtés
46:12Pierre Ernst
46:13bonsoir et bienvenue
46:14Pierre
46:14vous êtes également président
46:16du jury
46:16de ces trophées d'innovation
46:18qu'on est ravis
46:19d'accompagner
46:19pour cette cinquième édition
46:21chez Bsmart4Change
46:23un mot quand même
46:24de cette édition
46:25qui sera peut-être
46:26la dernière sous bannière
46:27LBPM
46:28Pierre si vous voyez
46:29où je veux en venir
46:29parce que c'est quand même
46:30l'actualité immédiate
46:32qui a dû occuper un peu
46:32de bande passante
46:33dans la maison
46:34ces derniers jours
46:35et ces dernières semaines
46:35qui est en même temps
46:36le sens de l'histoire
46:37il y a trois ans
46:38le rachat
46:39la prise de participation
46:41majoritaire de LBPM
46:42dans la financière
46:43d'échiquier
46:44LFDE
46:45appelait sans doute
46:45une opération
46:46de plus grande ampleur
46:47qui a été finalisée
46:49qui a été annoncée
46:50qui a été annoncée
46:51ça reste un projet
46:52un peu vite
46:53voilà vous le savez
46:54il faut faire attention
46:55au terme précis
46:57mais non mais effectivement
46:58c'est un projet
46:58qui est très positif
47:01aussi bien pour LBPM
47:02et LFDE
47:03on va pouvoir
47:04rendre plus visible
47:05et accessible
47:06toutes les expertises
47:07qu'on a aujourd'hui
47:08au sein des deux maisons
47:09de la gestion
47:10action de conviction
47:11qui a été amenée
47:12par la financière
47:13de l'échiquier
47:13jusqu'au type de stratégie
47:16de performance absolue
47:17aux gestions quantitatives
47:19qui sont aujourd'hui
47:20chez LBPM
47:21et puis accélérer
47:22en fait surtout
47:23nos relais de croissance
47:24que sont
47:25le non-côté
47:26qui est un axe
47:28très important
47:28pour nous
47:29depuis quelques années
47:30mais qu'on développe
47:31très fortement
47:31et puis
47:32les gestions
47:34fixing com
47:35à valeur ajoutée
47:35sur lesquelles
47:36on était un peu moins
47:37positionnés
47:37sur lesquelles
47:38on va revenir en force
47:39en 2027
47:40et sur l'international
47:41sur lesquelles
47:42en fait il était important
47:43d'avoir une marque
47:45unique
47:46pour rendre plus lisible
47:47et compréhensible
47:48en fait tout ce qu'on fait
47:49et avec toute cette force
47:51d'un gestionnaire
47:52qui sera
47:52à plus de 70 milliards
47:54d'euros d'actifs
47:55et donc rendez-vous
47:57au 1er janvier 2027
47:58pour le lancement
47:59de ce LFDE-IM
48:01Alors voilà c'est ça
48:01nouveau nom
48:02nouveau branding
48:03maintenant tout est acronyme
48:04est-ce qu'on aura le droit
48:05de dire encore l'échiquier
48:06quand même Pierre ou pas
48:07ce sera non
48:08il faudra qu'on s'y mette
48:09bon ben on se mettra
48:10on se mettra
48:11à LFDE-IM
48:12donc à partir du 1er janvier
48:142027
48:15avec dans les missions
48:16et les axes de développement
48:17l'ambition et la mission
48:18toujours
48:18de soutenir encore plus
48:20l'innovation
48:21à travers la French Tech
48:22ça devient
48:23la feuille de route
48:24de ces trophées
48:25de l'innovation
48:26depuis les dernières éditions
48:28jusqu'à cette nouvelle édition
48:29pour cette année
48:302026
48:31Alors complètement
48:31en fait c'est aussi
48:32l'ADN en fait
48:33de ce groupe
48:35et de la financière
48:36d'échiquier en particulier
48:37parce qu'on a beaucoup
48:38de stratégies positionnées
48:40depuis quelques années
48:41sur ces thématiques
48:42que ce soit la robotique
48:43l'IA
48:44et Chiquier Space
48:45qui est un front
48:47qui marche
48:47très très fort actuellement
48:49et puis
48:50l'innovation
48:51en soutien
48:52de l'économie réelle
48:53et de cet univers
48:54des start-up
48:55qui fourmille
48:57en fait
48:58d'innovation
48:59d'entrepreneurs
49:01qui sont
49:01vraiment impressionnants
49:03y compris
49:04dans un contexte
49:04qui n'est pas toujours facile
49:05pour eux
49:06en termes géopolitiques
49:07en termes de financement
49:08donc je pense
49:09que notre rôle
49:09là-dessus
49:10au travers
49:11des trophées
49:11de l'innovation
49:12c'est effectivement
49:13de les aider
49:14à se mettre en lumière
49:15si possible
49:16de les mettre
49:17en contact
49:17aussi
49:18d'investisseurs
49:20et dans l'écosystème
49:21évidemment
49:21du groupe
49:23qui représente
49:24aussi une puissance
49:24très importante
49:26dans le groupe
49:26la banque postale
49:27CNP
49:28BPI
49:28donc on a un écosystème
49:30aussi évidemment
49:31qui est très orienté
49:31sur l'innovation
49:32Je reste encore
49:33un moment sur la fusion
49:34mais ce que vous racontez là
49:36cette innovation
49:37cette accélération
49:39du tempo
49:39on en parlait
49:40avec les invités précédents
49:41c'est vrai qu'on voit
49:42des valos
49:42qui passent en quelques mois
49:43de 500 milliards
49:44à 1000 milliards
49:44etc
49:44oui c'était le moment
49:46de réaliser cette fusion
49:47en tout cas
49:48d'annoncer ce projet
49:49de compléter complètement
49:51cette fusion absorption
49:52pour être prêt
49:53dans un monde
49:54qui va beaucoup plus vite
49:55c'est ça ?
49:55Le monde bouge en fait
49:56clairement
49:57on nous a posé
49:58effectivement la question
49:59en disant
49:59il y a 3 ans
50:00vous aviez décidé
50:00de laisser l'FDE
50:01à côté de LBPAM
50:03mais c'était il y a 3 ans
50:04en 3 ans
50:05tout notre environnement
50:06change
50:06donc il faut qu'on se mette aussi
50:08qu'on continue en fait
50:09d'être en mouvement
50:10et clairement
50:11pour nous
50:112027 sera une année
50:13de déploiement
50:14et de croissance
50:16en France
50:17et en Europe
50:18Bon si on en revient
50:19à la 5ème édition
50:20des trophées
50:20comment on fait
50:21pour rester en mouvement
50:22justement
50:22parce que là
50:23ça devient
50:23je le dis
50:24depuis une ou deux éditions
50:26ça devient quand même
50:27presque un événement de place
50:29c'est un événement de place
50:30qui prend de l'ampleur
50:31qui s'installe
50:32qui commence à avoir
50:33la reconnaissance
50:34qu'il mérite
50:36l'événement
50:37le but
50:38étant de ne pas se reposer
50:39sur cette situation
50:40j'imagine Pierre
50:41Oui exactement
50:41je crois que c'est
50:43très important pour nous
50:44de continuer aussi
50:45à bouger
50:46à faire
50:48à élargir
50:49le spectre
50:49des candidatures
50:51et donc
50:52des lauréats
50:53sur cette
50:54French Tech
50:54on était parti
50:55si vous vous rappelez
50:56sur le segment
50:58des FinTech
50:59la première année
51:00on avait élargi
51:01progressivement
51:02au Green Tech
51:02au secteur de la santé
51:03et puis on s'est dit
51:05ne nous enfermons pas
51:06on voit que
51:06il y a la tech
51:08sur l'IA
51:08sur la Deep Tech
51:09sur la cybersécurité
51:10plein de sujets
51:11qui sont vraiment intéressants
51:13et dans lesquels
51:13même eux
51:14n'ont pas forcément envie
51:15d'être dans une classe
51:16catégorisée
51:17donc en fait
51:18cette année
51:19le changement
51:20c'est qu'on va remettre
51:21trois trophées
51:22aux trois meilleurs
51:23French Tech
51:24de l'ensemble
51:26des candidats
51:27qu'on recevra
51:29et on est déjà
51:30impatient
51:31de voir
51:31toutes les candidatures
51:32qu'on va recevoir
51:33et c'est maintenant
51:33le sujet
51:35pourquoi on se voit
51:36aujourd'hui
51:36parce que
51:36les inscriptions
51:38pour ceux
51:39qui veulent porter
51:40des dossiers
51:41devant ces trophées
51:42devant le jury
51:42des trophées
51:43c'est maintenant
51:43que ça commence
51:44les candidatures
51:45sont ouvertes
51:45depuis 15 jours
51:46c'était mi-mai
51:47c'est ouvert jusqu'à
51:48fin août
51:48donc très important
51:49pour ceux
51:50qui veulent candidater
51:52donc ils ont encore
51:52le temps
51:53le dossier
51:53prend un peu de temps
51:54donc prenez aussi
51:55le temps
51:55ne attendez pas
51:56les dernières minutes
51:57pour vous inscrire
51:58ou n'importe quelle
51:59start-up
52:00créée il y a deux jours
52:01peut venir postuler
52:02ou il faut
52:02il y a quand même
52:03un certain nombre
52:03de filtres
52:04pour avoir un peu
52:05l'idée
52:06pour ceux qui voudraient
52:07ça fait partie aussi
52:08des sujets
52:08qu'on a fait évoluer
52:09dans le temps
52:09pour aussi avoir
52:11un environnement
52:12qui est le plus homogène
52:13possible au niveau
52:14des candidatures
52:16donc deux jours
52:17peut-être
52:17pourquoi pas
52:18en tout cas
52:19il faut que
52:20l'entreprise
52:21ait été créée
52:22il y a moins de 5 ans
52:24globalement
52:24qu'ils aient
52:25un chiffre d'affaires
52:26entre 500 000 euros
52:28et 5 millions d'euros
52:29des levées de fonds
52:31soit faites
52:31soit venir
52:32entre 1 million et 10 millions
52:33donc il y a toute une série
52:34de critères
52:35qui permet évidemment
52:36de société française
52:36et de recherche
52:37et développement
52:38en France
52:39ça pour nous c'est important
52:40alors peut-être qu'un jour
52:40on élargira
52:41au niveau européen
52:42mais pour l'instant
52:42on reste sur la French Tech
52:43c'est important pour nous
52:44et on trouve facilement
52:45le lien pour s'inscrire
52:47lbpm.com
52:48c'est le plus simple
52:48pour l'instant
52:50et vous êtes guidés ensuite
52:52vers les trophées
52:52de l'innovation
52:53donc ça c'est pour
52:54l'ouverture effectivement
52:56du sourcing
52:57de la sélection
52:57des dossiers
52:59est-ce que d'ailleurs
53:00cette ouverture
53:00correspond à une évolution
53:01aussi du jury
53:02Pierre ?
53:03Alors on est obligé aussi
53:04de faire évoluer le jury
53:05le jury
53:06on a décidé
53:07dès le début
53:08en fait
53:08d'avoir un jury
53:10pluridisciplinaire
53:10qu'on a élargi
53:11justement pour accompagner
53:13le secteur de la santé
53:14ou de la green tech
53:15et puis de la cybersécurité
53:17on a vraiment des experts
53:18de tous ces domaines-là
53:20alors qui peuvent être
53:21à la fois
53:21soit des investisseurs
53:22financiers nationnels
53:23soit des experts
53:24du domaine
53:25soit des CEOs
53:26de start-up
53:28ou de sociétés
53:29qui ont grandi entre-temps
53:31et c'est vrai que pour nous
53:32c'est important
53:32parce que ça légitime
53:33à la fois
53:34en fait nos choix
53:36finaux
53:36au niveau des lauréats
53:38mais ça permet aussi
53:39pour les candidats
53:41de se dire
53:41de se retrouver
53:42en face de ce jury
53:43alors ça les impressionne
53:44toujours
53:44parce que c'est une séance
53:46d'audition
53:46qui dure sur une demi-journée
53:48ils se retrouvent
53:49face à 20 membres du jury
53:52qui découvrent
53:53c'est un pitch de 5 minutes
53:54avec 5 minutes de questions
53:55c'est très court
53:56très intense
53:57mais c'est un exercice
53:58qui est à la fois
53:59qui permet aussi
54:00d'aller sur les fondamentaux
54:02en fait de l'entreprise
54:03et puis de voir
54:03ceux qui ont déjà
54:04cette fibre de développement
54:06c'est un exercice
54:08difficile certes
54:09mais sans doute
54:10très enrichissant
54:11y compris pour celui
54:12qui prépare ce pitch
54:13en moins de 5 minutes
54:14parler et convaincre
54:15en moins de 5 minutes
54:16et pour les membres du jury
54:17c'est aussi une vraie richesse
54:19parce que
54:19je pense qu'il y a très peu
54:22comme ça
54:22d'événements
54:24qui permettent de croiser
54:25aussi bien
54:26autant de disciplines
54:27bon
54:27et puis dans cette cérémonie
54:29alors ceux qui pourront venir
54:30et la suivre avec nous
54:31évidemment
54:32le constateront
54:33de leurs propres yeux
54:35autour du mois de novembre
54:36mi-novembre je crois
54:3618 novembre
54:37pour la cérémonie de remise
54:38de ces trophées
54:402023
54:41on avait une table ronde
54:42déjà autour de l'IA
54:44avec Octave Clabat
54:45le patron de Microsoft Trans
54:46etc
54:47on a eu ensuite
54:48la santé
54:49à travers les biotech
54:52notamment
54:53l'an dernier
54:54l'an dernier
54:55c'était le quantique
54:56et donc je me dis
54:57en fait
54:57le thème de la table ronde
54:58vous avez toujours
54:59un coup d'avance
55:01sur le thème
55:02qu'on va retrouver
55:02dans les marchés
55:03le quantique
55:04on en parle beaucoup
55:05aujourd'hui
55:05mais nous on a fait
55:06cette table ronde
55:07il y a déjà
55:07il y a déjà un an
55:08exactement
55:09donc quel va être
55:10le thème là
55:10de cette édition
55:12notre volonté
55:12c'est effectivement
55:13de permettre
55:14aux invités
55:15qui nous rejoignent
55:16lors de cette cérémonie
55:18de ne pas être limités
55:19à cette remise de prix
55:20mais d'ouvrir en fait
55:22et de partager
55:23notre vision aussi
55:24sur l'évolution de la tech
55:25et alors là
55:26pas que française
55:27mais globale
55:27et effectivement
55:28le bon exemple
55:29encore l'année dernière
55:30c'était l'informatique quantique
55:31on avait Alice et Bob
55:32on avait Pascal
55:33là on a vu
55:34je crois que c'est aujourd'hui
55:35ou hier
55:36que Combley a levé
55:37100 millions
55:38Nvidia investit
55:39dans Alice et Bob
55:39c'est bouillonnant
55:42à chaque fois
55:43d'ouvrir
55:44donc là cette année
55:44on a choisi
55:47la robotique humanoïde
55:48donc il y a une thématique
55:49qui est aussi passionnante
55:51encore peu développée
55:53mais il y a quelques experts
55:54en France
55:54évidemment en Asie
55:56c'est déjà très très poussé
55:57que ce soit en Chine
55:58ou au Japon
55:58c'est ce que Jensen Wang
55:59d'Nvidia appelle
56:00l'IA physique
56:00c'est la nouvelle frontière
56:02pour lui
56:02exactement
56:03et quand on relie
56:04évidemment l'IA
56:04et la robotique humanoïde
56:06en fait là
56:07on va déboucher
56:07sur des choses
56:08assez intéressantes
56:09et passionnantes
56:10donc on essaiera
56:11de rendre
56:12cette soirée
56:12la plus
56:14captivante
56:15inspirante
56:15je dirais
56:16de l'année
56:17bon
56:1818 novembre
56:18pour la série
56:19en attendant
56:19candidate
56:20candidat
56:21lbpm.com
56:22pour soumettre
56:23vos dossiers
56:24au jury
56:25après une première sélection
56:26et ensuite
56:27la phase
56:27la phase jury
56:29jusqu'à fin août
56:29c'est ça
56:30pour déposer
56:31les dossiers
56:31ensuite
56:32les phases
56:32d'audition
56:33de sélection
56:34pour en venir
56:35à la remise
56:36des trophées
56:37le 18 novembre
56:38prochain
56:38merci beaucoup
56:39Pierre
56:39merci d'être venu
56:40donner le coup d'envoi
56:41de cette cinquième édition
56:42des trophées de l'innovation
56:43LBPM
56:44que Bsmart for Change
56:46est ravi d'accompagner
56:47cette année encore
56:48Pierre Ernst
56:49le secrétaire général
56:50de LBPM
56:51était avec nous
56:51l'invité de ce dernier
56:52quart d'heure
56:52au revoir
56:53pour voir
57:00lecée de l'innovation
57:00de l'innovation
57:00de l'innovation
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