- il y a 22 heures
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Paul Barcelonne et Thomas Séchier.
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00:04Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour les informer comme chaque matin à votre émission de décryptage de l
00:09'actualité sur France Info à la télé et à la radio avec donc à mes côtés Paul Barcelone.
00:16Bonjour Paul.
00:16Bonjour Thomas, bonjour à tous.
00:17Deux sujets en débat ce matin. La guerre est-elle à un tournant au Moyen-Orient ? Septième jour de
00:25guerre Israël promet une nouvelle phase du conflit avec des frappes en Iran et au Liban.
00:31Et puis en deuxième partie d'émission, les alliances au municipal passées au crible. Bruno Retailleau, des Républicains, fustige 112
00:39accords de la honte, je cite, entre la France insoumise et le reste de la gauche.
00:44Alors qui doit faire son examen de conscience pour en parler ? Autour de la table, Alexandra Schwarzbrot, bonjour.
00:52Bonjour.
00:52Directrice adjointe de la rédaction de Libération, je cite également votre ouvrage, Les pains de Reshmaïa, lettres de Palestine et
00:59d'ailleurs aux éditions Arthaud.
01:01Et bonjour à vous Richard Verly.
01:03Bonjour.
01:03Correspondant en France et en Europe pour le Média suisse, Blick est notre premier thème de débat.
01:09Donc Paul, la situation devient-elle hors de contrôle aux proches et au Moyen-Orient ?
01:14Puisque vous le rappeliez Thomas, Israël annonce une nouvelle phase du conflit, des frappes à grande échelle et des explosions
01:21comme rarement entendues là encore dans l'Est et l'Ouest de Teheran.
01:25Mais aussi un deuxième front des raids aériens en cours au Liban encore ce matin.
01:30Des explosions entendues depuis hier soir dans la capitale Beyrouth.
01:33La France a annoncé par la voix d'Emmanuel Macron l'envoi de véhicules de transport blindés, de l'aide
01:39humanitaire aussi, des médicaments, des équipements pour s'abriter.
01:43Geste salué ce matin sur France Info par Rabi Chaer, ambassadeur du Liban en France, qui était votre invité Thomas
01:49dans la matinale.
01:50La France, elle est pionnière dans tout cela.
01:53Il a le mérite, M. Macron et la France d'ailleurs, de soutenir le Liban inconditionnellement et d'une façon
01:58infaillible.
01:59Donc c'est aux autres pays aussi de procéder maintenant à appuyer l'armée libanaise.
02:05Et malheureusement maintenant aussi on est obligé à faire appel à une aide humanitaire internationale.
02:10Parce qu'on a dans les rues à peu près 500-600 000 personnes qui ont besoin d'une aide
02:15immédiate.
02:16Alors la France ne fait pas la guerre, dit Emmanuel Macron dans une note vocale publiée sur son réseau social
02:22Instagram.
02:23Tarih, hier soir, le président tente tout de même de se poser en médiateur.
02:26Le président qui renouvelle sa demande aussi auprès de Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, de ne pas étendre la
02:32guerre au Liban.
02:34Message relayé, écouté hier soir par Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères, invité de nos confrères de TF1.
02:39Le président de la République a répondu à l'appel du président libanais face à une situation où le Liban
02:45est une nouvelle fois entraîné par le Hezbollah dans une guerre qu'il n'a pas choisie.
02:49Et nous devons tout faire pour éviter que ce pays ami, ce pays frère, sombre dans le chaos.
02:54Soutenir les forces armées libanaises qui ont vocation à poursuivre le désarmement du Hezbollah qui doit rendre ses armes.
03:00Et pour cela, nous allons livrer à l'armée libanaise des véhicules blindés pour leur permettre de mener leurs opérations.
03:06Je précise que les opérations de rapatriement se poursuit.
03:09Un vol Air France qui devait aller chercher des Français à Dubaï hier a fait demi-tour.
03:13L'avion était vide et ce matin, le ministre des Transports, Philippe Tabarro, précise que cet avion-là,
03:18cet avion de la compagnie Air France n'était pas visé par des missiles et que d'autres vols seront
03:22bientôt affrétés pour rapatrier nos ressortissants.
03:24Oui, d'autres vols affrétés dès aujourd'hui. Nous disait il y a quelques minutes sur France Info la ministre
03:28des Français
03:30de l'étranger rapatriement difficile pour les Français, Richard Valli. Là, on est vraiment au cœur de la guerre, tout
03:36simplement.
03:36Oui, d'abord peut-être redire, parce que je prends un angle européen, que la France est l'un des
03:41rares pays qui déploie autant d'énergie à rapatrier ses ressortissants.
03:45L'Allemagne a aussi envoyé un avion, mais d'autres pays européens ne le font pas.
03:49Donc, des fois, les Français l'oublient.
03:51750 Français rapatriés en une semaine.
03:54Absolument. Donc ça, je crois que c'est assez notable.
03:55Et il est probable qu'à un moment donné, peut-être les avions français, s'ils arrivent à atterrir, embarqueront
04:00aussi des citoyens américains.
04:01Après, le grand danger, c'est effectivement que le ciel aérien du Golfe Persique, en ce moment, il est quand
04:06même très chargé en objets divers et variés.
04:09Donc, c'est compliqué pour les avions. Cela dit, il semble que les aéroports de Dubaï, de Abu Dhabi et
04:15aussi Oman se remettent à fonctionner.
04:17Donc, on peut espérer une éclaircie dans ce domaine-là.
04:20On voit même des avions décollés de Beyrouth, alors que l'armée israélienne frappe le sud de la capitale libanaise
04:27ces derniers jours.
04:28Alexandra Schwarzbrot, quand Israël annonce entrer dans une nouvelle phase du conflit.
04:34Qu'est-ce que vous comprenez ?
04:36En tout cas, pour ce qui est du Liban, il est à redouter fortement qu'Israël souhaite faire au Liban
04:42ce qu'il a fait à Gaza, ce que le pays a fait à Gaza, c'est-à-dire démanteler
04:46totalement à Gaza.
04:47Il a démantelé 90% du Hamas et là, il est parti pour démanteler l'équivalent du Hezbollah au Liban.
05:00Le problème, c'est que le Hezbollah, c'est un parti, comme le disait l'ambassadeur du Liban chez vous
05:08ce matin.
05:08C'est à la fois un bras armé de l'Iran, mais c'est aussi un parti politique central au
05:14Liban.
05:15Et aussi, il est totalement imbriqué dans la population.
05:18Donc, si vous voulez, c'est extrêmement compliqué.
05:20Ça explique d'ailleurs pourquoi le Hezbollah survit après toutes ces années, toutes ces frappes israéliennes.
05:26Parce qu'on se souvient en 2024, l'affaire des beepers, vous savez, qui avait explosé, qui avait décapité une
05:34partie des responsables du Hezbollah,
05:36une opération du Mossad israélien, qui avait été extrêmement importante.
05:42Et malgré tout, le Hezbollah est toujours là parce qu'il est imbriqué dans la population.
05:47Il est un peu partout, ce qui explique les frappes dans la banlieue sud de Beyrouth.
05:54Et des frappes aussi même dans Beyrouth parfois, parce que des hommes du Hezbollah se cachent partout.
06:01Et même au nord du Liban, l'Israël a revendiqué une frappe à Tripoli.
06:05Qui avisaient un commandant du Hamas, qui se cachait manifestement dans un camp de réfugiés palestiniens.
06:12Oui, oui, oui.
06:13Donc, c'est pour ça que ces hommes du Hamas, c'était le même principe à Gaza,
06:18où les hommes du Hamas étaient imbriqués dans la population civile.
06:22Il faut dire que là, pour le coup, le territoire est tout petit et les gens sont enfermés.
06:26Donc, c'est difficile de fuir et de se cacher ailleurs.
06:29Mais au Liban, les hommes du Hezbollah sont partout.
06:32Donc là, il y a une opération israélienne qui vise tout le sud,
06:36qui vise à évacuer toute la population au sud du fleuve Litani.
06:42Ce qui est énorme.
06:44Et même au-delà, puisqu'on voit bien que toute la population du sud est en train de remonter vers
06:49le nord du Liban,
06:50vers Beyrouth et vers le nord du Liban.
06:51Ce qui risque de déséquilibrer considérablement le Liban à un moment où le pays essayait difficilement de se remettre
07:00de l'explosion du port, des frappes israéliennes, de la corruption rampante
07:08et de tout ce déséquilibre du pays auquel on assiste depuis plusieurs années.
07:13La France qui est aux côtés du Liban, c'est ce que déclarait Emmanuel Macron hier,
07:18le président de la République, Paul Barcelone, qui a annoncé l'envoi de moyens,
07:24de véhicules blindés notamment pour l'armée libanaise.
07:26Oui, des véhicules blindés de transport qui sont déjà déployés sur le territoire libanais.
07:32Toute une série de contacts diplomatiques aussi pour le président,
07:34qui a notamment parlé au président libanais Joseph Aoun ces dernières heures.
07:38L'Elysée nous redit ce matin que ces contacts diplomatiques-là avec les partenaires dans la région vont se poursuivre.
07:44L'idée aussi derrière pour la France et a fortiori pour Emmanuel Macron,
07:48c'est de montrer que le Liban est toujours une zone d'influence,
07:52ou en tout cas on sait que le lien affectif et particulier entre la France et le Liban,
07:59à un moment où Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien,
08:03veut en finir, mais Alexandra le racontait bien, avec le Hezbollah.
08:06Est-ce qu'il reste du Hezbollah aujourd'hui au Liban ?
08:09À ce stade, on peut dire que les appels lancés par Emmanuel Macron auprès d'Israël
08:15ne sont pas entendus et c'est peu de le dire, reste lettre morte,
08:18puisque Benyamin Netanyahou, les deux se sont parlé au téléphone, n'en a que faire.
08:22Oui, Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien n'écoute pas en fait vraiment ce que dit la France, Richard Verli
08:28?
08:28Non, Benyamin Netanyahou, il a une stratégie très claire.
08:31Moi j'étais en Israël il y a quelques jours et tous ceux qui sont, je dirais,
08:34dans le gouvernement Netanyahou autour le disaient déjà, c'était avant le déclenchement des frappes.
08:38Ils ont le sentiment que c'est une opportunité historique de casser le régime iranien,
08:44de faire tomber ce régime iranien et de se débarrasser définitivement du Hezbollah
08:49à la manière de ce qui a été fait avec le Hamas, pour une raison simple,
08:53c'est parce que la fragilité de l'Iran, elle est avérée encore plus depuis les frappes,
08:56mais surtout parce que Donald Trump est sans doute, disent-ils, le président américain
09:00qui est le plus proche, il n'y en aura pas de plus proche d'Israël.
09:04Donc cette opportunité, Netanyahou va en profiter.
09:07J'ajoute à ça la dimension personnelle, il a toujours vu, il s'est toujours vu
09:12comme celui qui devait assurer la sécurité d'Israël, c'est-à-dire battre l'Iran
09:16et battre le Hezbollah et se débarrasser de ces deux menaces.
09:20Ensuite, il y a, outre les appels téléphoniques, il y a quand même eu une visite très importante
09:23hier au Liban, c'est le chef d'état-major français, donc ça veut dire que...
09:27Fabien Mandon.
09:27Absolument, donc le président de la République a demandé au chef d'état-major de se rendre au Liban.
09:32Il devait aller aussi en Israël, je n'ai pas vu la confirmation de sa visite en Israël,
09:36ce qui veut dire qu'au niveau des appareils militaires, il y a une volonté de travailler ensemble,
09:40sauf que bien évidemment, délivrer des véhicules blindés à l'armée libanaise,
09:44ça ne va rien changer parce que l'armée libanaise est aujourd'hui dans la zone concernée
09:49en situation d'infériorité militaire par rapport au Hezbollah.
09:52Juste pour compléter avant Alexandras ce que disait Richard à l'instant,
09:55effectivement Fabien Mandon, qui par ailleurs est un proche d'Emmanuel Macron,
09:58puisque c'était son ancienne aide-de-camp particulier, en tout cas chef d'état-major particulier,
10:03et donc ils ont forcément un lien tous les deux, il est le patron opérationnel,
10:07si j'ose dire, des armées aujourd'hui, en lien très fort évidemment avec le président de la République.
10:11Le symbole des images aussi hier avait de l'importance,
10:14puisqu'effectivement des photos ont fuité de cette visite au Liban de Fabien Mandon,
10:18qui apparaît en treillis militaire, ça dit malgré tout quelque chose aussi de l'ambiance.
10:23Emmanuel Macron, et j'en termine, a rappelé sur son compte Instagram cette nuit,
10:28via un message vocal, répondait à un certain nombre d'interpellations de Français sur Instagram,
10:34que la France n'était pas en guerre et n'entrait pas dans l'engrenage de la guerre.
10:38Malgré tout, il y a quelques attributs, on a parlé de l'envoi des véhicules blindés,
10:43le Charles de Gaulle qui atteindra la Méditerranée dans quelques jours aussi.
10:46J'ajoute juste, pour terminer avec Emmanuel Macron et le Liban, et Israël,
10:52que les appels d'Emmanuel Macron à Benyamin Netanyahou n'ont absolument aucune chance d'être entendus,
10:58d'autant plus que les relations entre les deux hommes sont exécrables.
11:01Souvenez-vous, Benyamin Netanyahou avait très mal accepté la décision d'Emmanuel Macron
11:08de reconnaître un État palestinien au printemps dernier.
11:11Emmanuel Macron avait été le fer de lance de cette initiative,
11:14avait entraîné beaucoup de pays avec lui, ce qui avait rendu fou de rage Benyamin Netanyahou.
11:18Donc à la limite, plus Emmanuel Macron va lui demander d'arrêter, de ralentir ses opérations,
11:24plus il va y aller, parce qu'il n'a aucun respect, aucune estime pour le président français.
11:31En réalité, le seul qui a la clé, c'est peut-être Donald Trump,
11:34et Richard parlait de leur lien, tous les deux, Trump-Netanyahou.
11:38Trump qui dit cette nuit, il n'est pas question d'envoyer des troupes au sol,
11:41sans qu'on sache d'ailleurs si cette dernière version est valable plutôt que la précédente,
11:44ce serait une perte de temps, selon la dernière déclaration.
11:47Et quand il parle de ça, il parle de l'Iran, a priori.
11:50Oui, bien sûr, toujours dans un moment où on a eu du mal, cette semaine,
11:55à identifier aussi quels pouvaient être ses buts de guerre.
11:58On avait compris que l'idée au départ, c'était la décapitation du régime
12:01par la voix des gardiens de la Révolution,
12:04finalement, à affaiblir l'arsenal nucléaire iranien.
12:09Voilà, et là, il disait aussi hier soir, Donald Trump,
12:11qu'il voulait avoir un rôle et choisir éventuellement le successeur de l'Ayatollah.
12:15Bon, tout cela laisse aussi beaucoup d'interrogations.
12:18Juste un mot sur cette déclaration d'un ministre du gouvernement Netanyahou,
12:22le ministre des Finances, M. Smotrich,
12:26ministre d'extrême droite,
12:28qui menace Beyrouth Sud d'avoir le même sort, finalement,
12:33que la ville de Ragnones à Gaza, qui a été, on peut le dire,
12:37qui a été dévastée par deux ans de bombes israéliennes.
12:41Est-ce que ça vous inspire, Richard ?
12:42C'est exactement ce que disait Alexandra, c'est-à-dire que c'est le modèle Gaza.
12:46C'est-à-dire que la volonté, c'est de faire au Liban Sud
12:48ce que les Israéliens ont fait à Gaza,
12:51intervenir militairement, alors rappelons quand même
12:52qu'ils l'ont fait à Gaza après l'assaut terroriste du 7 octobre 2023,
12:57intervenir, c'est plus que dévaster, c'est tout raser,
13:01et c'est surtout aller en sous-sol
13:03pour s'emparer des fameux souterrains du Hamas.
13:06On les connaissait à Gaza,
13:07il y a les souterrains du Hezbollah au Liban Sud,
13:09également, ça ne fait aucun doute.
13:11M. Smotrich, c'est un fou furieux, le ministre des Finances.
13:14C'est vraiment suprémaciste, raciste, totalement illuminé.
13:20Est-ce que ça voit compte, d'ailleurs, au sein du gouvernement Netanyahou ?
13:22Pour l'instant, Netanyahou en a encore besoin, c'est ça le problème.
13:26Tout ça, c'est, si vous voulez, tout ça, c'est aussi,
13:29il y a certes le pouvoir de nuisance du Hezbollah sur Israël,
13:32qui est réel, encore que maintenant,
13:35ces moyens militaires commencent à être extrêmement affaiblis,
13:38mais il y a dans tout cela une dominante personnelle
13:42de Benyamin Netanyahou, qui veut absolument rester au pouvoir.
13:45Des élections ont lieu à l'automne prochain,
13:47et là, il se présente comme le rempart,
13:50le seul rempart contre la menace iranienne,
13:54et via l'Iran, contre la menace du Hezbollah.
13:57Et donc, si vous voulez, et d'ailleurs,
13:58sa popularité est en hausse en Israël,
14:01alors qu'il y a un an, cette heure-ci,
14:02elle était très basse.
14:03Donc, ça marche.
14:05Alexandra Schwarzbrot, Richard Verli,
14:06vous restez avec nous, on se retrouve dans une minute
14:09sur France Info, on va parler des municipales.
14:12Avant cela, l'essentiel de l'actu de ce vendredi matin,
14:14à 9h20, c'est avec Laura Dullieu.
14:17L'ambassadeur libanais en France accuse Israël
14:19de pousser le pays dans le chaos,
14:21et salue le soutien infaillible de la France.
14:24Rabi Chahir était ce matin l'invité de France Info,
14:26alors qu'Israël continue ce matin de bombarder le Liban et l'Iran.
14:30Les Etats-Unis, eux, affirment avoir coulé
14:32plus de 30 navires iraniens depuis le début de la guerre.
14:36Quant au rapatriement de Français bloqués au Moyen-Orient,
14:38plusieurs vols sont en ce moment en train d'être programmés.
14:41Dès aujourd'hui, assure ce matin,
14:43Eléonore Carrois, ministre délégué chargé de la francophonie.
14:47Hier, un avion Air France en route vers Dubaï
14:49a dû faire demi-tour à cause de missiles dans la zone.
14:52Vous le verrez sans doute à l'entrée des supermarchés.
14:55Les bénévoles des Restos du Coeur
14:56lancent aujourd'hui leur collecte de dons alimentaires
14:58et de produits d'hygiène tout le week-end.
15:00Ces trois jours représentent 12% des dons
15:03en nature annuelle pour l'association.
15:05Éclair Obscur poursuit sa lancée.
15:07Le jeu vidéo français vient d'être sacré meilleur jeu de l'année en France
15:11lors des Pégases qui récompensent les meilleures créations françaises du secteur.
15:15Il s'agit de la première production du studio Montpellier-Rhin,
15:17Sandphal Interactive.
15:21France Info
15:24Les informés
15:25Paul Barcelone
15:27Thomas Sechier
15:30Toujours en compagnie d'Alexandra Schwarzbrot de Libération
15:33et de Richard Verli du média suisse Blic.
15:36Notre deuxième sujet du jour, Paul,
15:39les alliances aux municipales qui sont vraiment passées à la loupe.
15:42Oui, c'est un vieux classique des dernières lignes droites de campagne.
15:46Chacun accuse le camp adverse de pactiser avec le diable,
15:49de tendre la main tantôt à l'extrême droite, tantôt à l'extrême gauche.
15:53112 accords de la honte.
15:54Voilà ce que disait Bruno Rotaillot,
15:56hier le leader des Républicains qui a fait les comptes,
15:58qui entend faire tomber les masques.
16:00Conférence de presse dont je vous propose cet extrait.
16:03C'était hier au Blanc-Ménil.
16:05Ces accords de la honte,
16:06je suis venu pour les dénoncer,
16:08pour dire qu'il n'y a pas quelques-uns simplement,
16:11mais surtout pour dénoncer aussi une tartufferie,
16:13une incroyable hypocrisie de la gauche.
16:16Incroyable.
16:17Bon, l'hypocrisie de la gauche,
16:18c'est 112 accords de la honte,
16:20c'est 112 communes dans lesquelles la France insoumise,
16:23dans le contexte dont on va reparler évidemment,
16:25fait alliance dès le premier tour des municipales
16:28avec au moins un parti de gauche,
16:30que ce soit le parti socialiste,
16:32les communistes ou les écologistes.
16:35Et vous avez entendu les propos de Bruno Rotaillot à l'instant,
16:37qui dit bande de tartuffes,
16:38avec donc la volonté de faire tomber les masques,
16:41cette forme d'opération main propre,
16:42ce qui est un paradoxe,
16:43puisque normalement,
16:44au moment des élections municipales et des scrutins locaux,
16:46ce n'est pas tant les jeux d'appareils
16:48et les enjeux nationaux
16:50qui prennent le pas sur les réalités locales,
16:53et on s'en rend évidemment bien compte,
16:55mais cette année,
16:56les municipales ont ceci de particulier,
16:58qu'elles sont à un an de l'élection présidentielle.
17:00Que cherche à faire Bruno Rotaillot, Richard Verly ?
17:02Il cherche à présidentialiser, en quelque sorte,
17:04cette élection municipale, c'est clair,
17:07c'est quand même très, je dirais,
17:09injuste, au sens où, normalement,
17:11les électeurs se prononcent sur un bilan
17:13ou sur des promesses pour leur municipalité.
17:16Et il n'est pas du tout,
17:17en tout cas à mes yeux,
17:18il n'est pas du tout impossible
17:19que des éléments locaux de partis de gauche
17:22qu'on connaît, notamment la France Insoumise,
17:24soient des alliés cohérents
17:26par rapport à une stratégie municipale
17:28d'un maire sortant
17:29ou d'un maire,
17:29ou d'un candidat à la mairie.
17:32On voit ça à chaque municipal, d'ailleurs.
17:33Absolument, mais le jeu politique du moment
17:36est-elle la radicalisation de l'opinion française,
17:39par ailleurs, c'est ça,
17:40l'arrière-plan.
17:41C'est tellement clivé
17:43que, bien évidemment,
17:44toutes les armes sont bonnes.
17:45Et il faut bien dire que ces dernières semaines,
17:47l'attitude de Jean-Luc Mélenchon,
17:49ses déclarations,
17:50la manière dont la France Insoumise s'est comportée,
17:52a prêté le flanc
17:53à ce type d'attaque de Bruno Rotaillot.
17:55Est-ce que l'attitude de la France Insoumise,
17:58Alexandra Schwarzbrot,
17:59et le fait que le PS,
18:00bien voilà,
18:01maintient quand même certains liens
18:03localement,
18:04peut nuire, selon vous,
18:06au Parti Socialiste,
18:07ou ça ne compte pas du tout
18:08dans des élections locales ?
18:09Alors déjà, moi,
18:10je voudrais quand même dire,
18:12rappeler,
18:12qu'il faut faire extrêmement attention
18:14à tout ce narratif
18:17de la droite et de l'extrême droite
18:18qui vise à mettre
18:20un coup de projecteur
18:21sur LFI
18:22et seulement LFI.
18:23Comme si c'était le mal absolu en France
18:25et qu'il n'y avait rien d'autre.
18:27Et on finit par en oublier totalement
18:29l'ERN
18:30et alors que l'ERN
18:33est un vrai danger
18:36pour la démocratie en France.
18:37Et donc,
18:38il faut faire attention à ça.
18:39C'est vrai,
18:40Jean-Luc Mélenchon,
18:41prête le flanc,
18:42a eu des propos
18:43qui n'étaient pas acceptables
18:45ces derniers temps.
18:46D'accord.
18:49Mais attention
18:50à ne pas se laisser embarquer
18:51dans cette campagne
18:52menée par la droite
18:53et l'extrême droite.
18:53Et Bruno Rétaillou,
18:54il me fait bien rigoler.
18:55Mais lui,
18:56il n'hésite pas à flirter
18:58avec l'extrême droite
18:58quand ça lui chante.
19:00Et ça,
19:00on ne le répète pas assez.
19:02Et l'extrême droite,
19:04heureusement,
19:05beaucoup de médias
19:06font un boulot très sérieux
19:07dont Libération
19:08où on passe au crible
19:10les élus RN
19:12pour voir si,
19:13comme le RN
19:14essaye de le dire,
19:15il n'y a plus
19:16de racisme,
19:16d'antisémite.
19:17Et on se rend compte
19:18tous les jours,
19:18on trouve des élus
19:19qui,
19:20encore hier,
19:21on a publié
19:23une enquête
19:24qui montre
19:24que des élus RN,
19:25enfin des candidats RN
19:27à la Seine-sur-Mer
19:28ont tenu des propos
19:29pétainistes
19:30et autres.
19:31Et ça,
19:31ça passe totalement
19:32à la trappe
19:32parce que le projecteur
19:34est sur Jean-Luc Mélenchon
19:35et sur LFI au global.
19:36Et je suis d'accord,
19:37localement,
19:38il faut voir
19:39le bilan local,
19:40il faut essayer
19:41de faire abstraction
19:42de la présidentielle
19:43qui est dans un an
19:44et qui clive le débat,
19:46qui rend le débat
19:49plein d'outrances.
19:50Et il faut regarder
19:50le bilan,
19:52j'imagine qu'il y a
19:53des élus LFI
19:54localement
19:54avec qui on peut
19:55parfaitement,
19:57des élus PS,
19:59écolos,
19:59en tout cas de gauche,
20:00peuvent faire des accords
20:01sans que l'ombre
20:05de Jean-Luc Mélenchon
20:06ne plane sur chacun
20:07d'entre eux.
20:08Il faut,
20:08voilà,
20:08là je pense qu'en ce moment
20:09il faut vraiment calmer
20:10le débat,
20:11calmer le jeu
20:11parce qu'il n'y a plus
20:13de débat politique,
20:14il n'y a que des invectives
20:16et il faut regarder
20:17sur le terrain.
20:18Les municipales,
20:19ce n'est pas les présidentielles.
20:20Donc il faut regarder
20:21le bilan sur le terrain.
20:22Paul Barcelone.
20:23À ceci près que
20:23Jean-Luc Mélenchon
20:24est aussi dans une stratégie
20:26de tout conflictualiser,
20:28qu'on parle de lui
20:28matin, midi et soir
20:30et ça relève aussi
20:31d'une forme de stratégie
20:33de communication politique.
20:34Il a envie
20:35d'être au centre du jeu,
20:36il a probablement envie,
20:38même s'il ne le dit pas
20:39aussi haut et fort,
20:39d'être candidat
20:40en 2027.
20:42Mais effectivement,
20:43il y a énormément
20:44d'outrances dans les propos
20:45de Jean-Luc Mélenchon
20:46ces derniers temps.
20:46On a beaucoup parlé,
20:47y compris sur cette antenne,
20:49de la prononciation
20:51du mot
20:52« Jeffrey Epstein »
20:54que Jean-Luc Mélenchon
20:56a ironisé
20:57ou en tout cas
20:57s'est servi de ça.
20:57Il a remis le couvert
20:58le week-end dernier
20:59en appelant
21:00Raphaël Glucksmann
21:02avant de finalement
21:04s'excuser.
21:05Et le Parti Socialiste
21:05a plutôt été clair,
21:06au moins du point de vue
21:07national,
21:08cette semaine,
21:09avec un communiqué rare
21:10et des propos
21:11d'une fermeté
21:12assez inédite d'ailleurs
21:13pour condamner
21:14les propos antisémites
21:15insupportables
21:16et intolérables,
21:17les caricatures complotistes
21:18aussi de Jean-Luc Mélenchon.
21:19Merci à tous les trois.
21:21Merci à vous,
21:22Paul Barcelone.
21:23Merci, Richard Verly
21:24du Média Bliquet.
21:25Et merci à vous,
21:26Alexandra Schwarzbrot,
21:28directrice adjointe
21:28de la rédaction
21:29de Libération.
21:31Les informés reviennent
21:32bien sûr ce soir
21:34à 20h sur France Info.
21:36Bonne journée.
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