- il y a 1 jour
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Paul Barcelonne.
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00:02Et bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour les informer jusqu'à 9h30 le canal 16 de la TNT
00:06France Info à la radio.
00:07Évidemment comme chaque matin, bienvenue dans votre émission de décryptage de l'actualité.
00:12A la une ce matin, allons-nous vers une flambée des prix à la pompe puisque cela fait partie des
00:17conséquences de la guerre en Iran
00:19qui en est d'ailleurs à son sixième jour. Les Français devront-ils payer la facture ?
00:23Le Rassemblement National demande encore ce matin une baisse de la TVA.
00:27La France Insoumise sur France Info, un blocage des prix.
00:30Le gouvernement, on va en parler dans un instant, autant mettre la pression avec une réunion autour des distributeurs à
00:3511h ce matin au ministère de l'économie.
00:37Pour parler de tout cela, la table des informés. Bonjour Roselyne Fèvre.
00:41Bonjour Paul.
00:41Chef du service politique de France 24. Cyril Adrien Salman, journaliste politique à France Télévisions.
00:46Bonjour.
00:47Et bonjour à vous Anthony Bertelier, journaliste au service politique du Huffington Post.
00:52Avant donc de parler des carburants de la hausse des prix de l'essence, je vous propose d'écouter Roland
00:59Lescure.
00:59Le ministre de l'économie était l'invité de France Info hier matin et il a annoncé qu'il convoquerait
01:04tout à l'heure à 11h les distributeurs pour une réunion sous pression à Bercy.
01:10Objectif, s'assurer que les prix à la pompe correspondent bien au cours du baril de pétrole.
01:14Moi je ne tolèrerais pas qu'on ait des hausses de prix à la pompe qui aillent au-delà de
01:20ce que la hausse du pétrole justifie.
01:21Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j'ai demandé à la DGCCRF de faire des contrôles, donc
01:26pas de panique.
01:27Donc il y aura des contrôles sur les prix.
01:28Mais bien sûr.
01:29Mais il se passe quoi si les contrôles...
01:30Ils entendront parler de moi, je vais vous le dire comme ça.
01:32Roselyne, si je résume, une réunion sous pression à Bercy ce matin à 11h, des contrôles pour s'assurer que
01:38les distributeurs, que les pétroliers ne se font pas de marge sur le dos des Français.
01:44Quels sont les leviers d'action et que peut dire le gouvernement aux distributeurs ce matin ?
01:49Ce qu'il peut leur dire, c'est dans le fond de respecter, d'abord de vérifier le prix du
01:58baril.
01:58Parce qu'on ne se trouve pas du tout dans la même situation lorsqu'on était face à Poutine, au
02:03début de la guerre en Ukraine, où le baril était monté jusqu'à 100 dollars.
02:09Là, quand même, c'est pour l'instant quelques centimes d'augmentation.
02:15Le baril, certes, a poussé 10 dollars, mais il est à 83.
02:20Donc je n'ai pas le sentiment qu'on soit dans une situation catastrophique.
02:25Certes, le Qatar a arrêté sa production de gaz liquéfié pour l'instant, mais ça va reprendre.
02:32On sait que les Européens et Trump ont décidé de refaire circuler les bateaux militaires accompagnés de frégates dans le
02:40détroit d'Hormuz
02:40pour justement que la circulation continue, elle sera coûteuse et dangereuse.
02:47Alors, je ne suis pas spécialiste, je ne suis pas économiste, mais j'ai le sentiment que cette pénurie, qu
02:54'il n'y aura pas justement de pénurie,
02:56et que le gouvernement est en train de faire ce qu'on appelle, vis-à-vis des Français, une sorte
03:02de pédagogie du réel.
03:03Voilà, quand ça va mal au Moyen-Orient, les prix flambent, c'est comme ça.
03:08Mais effectivement, du côté des marges, il faut faire attention.
03:15Et en ce qui concerne la demande du Rassemblement national...
03:18On va en reparler.
03:19Voilà, ça me paraît impossible, ça coûte 17 milliards.
03:23On va en reparler dans un instant.
03:24Cyril Adrien, je regardais les prix à la pompe ce matin.
03:26Entre 100 plombs 95, diesel, on est à peu près à 1,80 du litre aujourd'hui.
03:31Est-ce qu'on peut atteindre 2 euros ?
03:32Et là encore, quels sont les leviers d'action du gouvernement ?
03:35Mettre un peu de pression dans le tube pour éviter que les distributeurs se fassent des marges ?
03:39Oui, il y a une inquiétude, elle est légitime des Français.
03:41Et donc, le gouvernement, qu'est-ce qu'il fait ?
03:43Il faut autant de la communication pour dire aux Français, on est bien, on voit la même situation que vous.
03:48Effectivement, on voit les images, elles sont impressionnantes, on parle de guerre.
03:51Donc, effectivement, on est à vos côtés.
03:53Et en même temps, on essaie de mettre un amical coup de pression, un peu de menace,
03:56effectivement, aux distributeurs, pour leur dire ce matin à Bercy,
04:00ne vous gavez pas, pour reprendre l'expression de Rosine.
04:02Effectivement, on a des moyens de surveiller.
04:05D'ailleurs, j'invite tout un chacun à aller sur le site internet qui est dédié,
04:08où on voit l'indice des prix bouger.
04:09Le site internet mis en place par le ministère de l'économie.
04:11En direct, où chacun peut vérifier.
04:13Effectivement, l'arme du gouvernement, c'est laquelle ?
04:15C'est celle de la DGCCRF, c'est-à-dire la répression des fraudes,
04:19qui va regarder vraiment dans le détail, effectivement,
04:22s'il peut y avoir ou pas, effectivement, des correctifs à faire.
04:25Et puis, il y a des amendes au bout, quand même.
04:26Avec des sanctions, éventuellement.
04:28C'est vrai que Roland Lescour, le ministre de l'économie, a laissé la porte ouverte.
04:32Anthony Bertollier, là-dessus, que peut le gouvernement ?
04:35Est-ce que le message de pas de panique est vraiment audible
04:38quand on voit déjà des ruées sur certaines stations-service,
04:42une poignée de stations-service où il manque déjà un carburant ?
04:45Est-ce que tout cela est entendable, audible ?
04:47Et est-ce que ce message-là arrive jusqu'aux voitures des Français ?
04:50En tout cas, il fallait faire ce message-là, effectivement.
04:52Parce que, bien souvent, la pénurie s'auto-alimente
04:54par les mouvements de panique des Français, effectivement,
04:56qui vont à la pompe.
04:57On a commencé à le voir ce week-end.
04:58Et le gouvernement, à mon sens, veut aussi se montrer à la tâche.
05:01Parce que le sujet est très délicat.
05:03On se souvient des nombreuses crises qui sont nées
05:05de l'augmentation du prix de l'essence.
05:07Les gilets jaunes.
05:08Les gilets jaunes, par exemple.
05:09Donc, il est très important pour un gouvernement, effectivement,
05:12comme vous le disiez, de se montrer à la tâche,
05:13de se montrer concerné par le problème.
05:15Après, effectivement, sur les leviers,
05:17au-delà de la sanction en bout de chaîne,
05:19les leviers ne sont pas énormes, en réalité.
05:21On se souvient, par exemple, pendant la guerre en Ukraine,
05:23il y avait une blague autour de Bruno Le Maire.
05:25C'était Bruno Demande.
05:26Bruno Demande aux industriels de faire attention à ses marges.
05:29Bruno Demande à l'agroalimentaire de ne pas se gaver.
05:31Bruno Demande, parce qu'en réalité,
05:33on sait très bien que pour arriver aux sanctions,
05:35il faut toutes des procédures.
05:37Et les gouvernements sont bien moins allants,
05:39dans la réalité, à sanctionner au bout du bout
05:41s'il y avait des problèmes sur ces terrains-là.
05:45Donc, aujourd'hui, on va passer de Bruno Demande
05:48à Roland fait attention, Roland regarde,
05:51et Roland va taper du poids sur la table.
05:53Mais en réalité, au bout du bout,
05:56c'est quand même beaucoup de communication
05:57et de se montrer à la tâche.
05:58Alors, des leviers de la communication,
06:00éventuellement un hashtag Roland Demande,
06:02des contrôles de la DGCCRF, effectivement,
06:04Cyril en parlait, c'est la répression des fraudes.
06:07Est-ce qu'ils sont vraiment efficaces ?
06:08Je vais vous poser la question dans un instant.
06:10Juste avant, je vous propose d'écouter Dominique Schellcher.
06:12C'est le président de la coopérative Système U.
06:16Il était l'invité de la matinale de France Info
06:18avec Adrien Beck tout à l'heure.
06:19Pour lui, non seulement le grand gagnant,
06:21c'est l'État.
06:2151% du prix payé par le consommateur
06:24part dans la poche de l'État.
06:26Mais surtout, il s'alarme et s'inquiète
06:28déjà d'une hausse de la fréquentation
06:30dans vos et dans nos stations-service.
06:32Depuis la fin de la semaine dernière,
06:34la fréquentation est forte
06:35et je dirais bas des records.
06:36On double la fréquentation
06:38par rapport à l'habitude chaque jour.
06:40Le point de départ, c'était la volonté
06:42de faire des économies avant les hausses
06:44et peut-être un peu de crainte de se dire
06:46« y aura-t-il du carburant dans les prochains jours ? »
06:48Et ça, c'est sûr qu'il y en aura.
06:50Il n'y a pas d'inquiétude sur les stocks.
06:51Elle est inévitable, Roselyne Feb,
06:53cette inquiétude chez les Français
06:54qui, comme le rappelait Cyril tout à l'heure à juste titre,
06:57voit des images sur toutes les chaînes d'info,
06:58entendre sur France Info des reportages,
07:00la guerre en Ukraine, les explosions,
07:02des rafales, des portations mobilisées.
07:04Tout cela génère un espèce de mouvement de panique normale.
07:07Oui, et puis ce qu'on appelle
07:09avoir une pénurie artificielle.
07:10C'est ce que vous disiez,
07:11c'est-à-dire que les gens vont se précipiter à la pompe,
07:14faire des cargaisons de fioul,
07:16parfois dans des géritans, etc.
07:18et créer une pénurie pour le coup.
07:20Mais la pénurie en tant que telle n'existe pas,
07:23je le disais au début,
07:24parce qu'on n'est pas face à Poutine,
07:25parce que ce détroit d'Hormuz,
07:28là où circulent les bateaux,
07:29va être sécurisé
07:31et le trafic va revenir,
07:33protégé par des frégates,
07:36protégé par les Américains et Trump,
07:39par les Américains et les Européens.
07:41Donc, bien évidemment,
07:43ça va monter de quelques centimes,
07:45mais je ne pense pas qu'on va se retrouver
07:47dans une pénurie comme on a pu être face
07:51lorsque la guerre en Ukraine avait commencé.
07:55Et je pense réellement que le gouvernement
07:58n'a pas vraiment de levier aujourd'hui,
08:01à part effectivement dire aux distributeurs,
08:04bon, maintenant vous faites attention,
08:06et pan pan cucu si vous vous gavez,
08:08et puis pas question de payer les taxes,
08:11pourquoi ?
08:12Parce qu'on est à l'os et qu'il n'y a plus d'argent.
08:15Donc, dire aux Français,
08:16ben voilà,
08:17on est dans la pédagogie du réel,
08:23au Moyen-Orient,
08:25quand il y a une guerre,
08:26il y a des risques.
08:27Je trouve qu'il y a un effet psychologique,
08:28effectivement,
08:28on ne peut pas condamner des Français
08:30qui essaient de gagner quelques euros
08:31sur leur plein,
08:32ça c'est psychologique,
08:33puis il y a un effet spéculatif,
08:34parce que le vrai risque,
08:35il est là en fait.
08:36Les pétroliers, les distributeurs,
08:37aujourd'hui,
08:37ils font leur prix aussi par anticipation.
08:39Donc, ils peuvent choisir de faire monter leur prix tout de suite
08:42pour essayer d'anticiper la hausse,
08:45qui serait plus grande après,
08:46pour essayer de préserver leur marge.
08:48Donc, c'est là-dessus qu'aujourd'hui,
08:49le gouvernement essaye de taper.
08:51Alors, le gouvernement essaye d'endiguer,
08:53effectivement, la hausse,
08:54de vérifier que les distributeurs et les pétroliers
08:57ne se gavent pas,
08:58c'est ce que vous disiez à l'instant sur ce plateau.
09:00Je voudrais également vous faire entendre Marine Le Pen,
09:03la chef de file du Rassemblement National.
09:06L'État doit-il intervenir ?
09:08Ressusciter le chèque carburant ou pas ?
09:10Éric Coquerel, sur ce plateau,
09:12député de la France Insoumise,
09:14président de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale,
09:16demandait un blocage des prix.
09:17Marine Le Pen, elle, pour le RN,
09:20demande à ce que les taxes baissent,
09:21notamment la TVA et la TICPE.
09:24C'est une taxe qui est imputée aux pétroliers.
09:27Elle était la chef de file du RN à l'Assemblée,
09:29l'invité de nos confrères de RTL hier matin.
09:31Je vous propose de l'écouter,
09:32et puis on en débat juste après.
09:34On ne peut pas imaginer,
09:35si vous voulez, que dans la situation que nous connaissons,
09:37une augmentation du prix de l'énergie
09:38permette à l'État de s'enrichir.
09:41Ce qui serait le cas
09:41s'il n'y avait pas une baisse de la TVA.
09:44De combien ?
09:44Là, elle est à 20% sur l'essence.
09:46Ah bah nous, nous sommes, vous le savez,
09:47pour qu'elle baisse à 5%.
09:49Anthony Bertelier, c'est une vieille,
09:51c'est un classique du RN,
09:52cette baisse de la TVA,
09:5320% pour la passer à 5,5%,
09:56qui est la TVA appliquée,
09:57je le rappelle, sur les produits de première nécessité.
09:59Oui, c'est ça, c'est l'une de ces réponses
10:01toutes trouvées aux enjeux de pouvoir d'achat
10:03depuis des années pour l'Assemblée nationale.
10:05Pour le gouvernement,
10:06Baud Bréjon l'a dit,
10:07pour l'instant, il n'en est pas question,
10:08parce qu'effectivement,
10:09la question, c'est de savoir
10:09combien de temps va durer le conflit
10:11et donc les éventuelles difficultés
10:13d'approvisionnement ou non.
10:14Et il est vrai que ça coûte quand même
10:1517 à 20 milliards d'euros,
10:18une telle mesure.
10:19La baisse des taxes, c'est ça ?
10:20Entre 17 et 20 milliards.
10:21Entre 17 et 20 milliards d'euros.
10:23Donc, dans le contexte actuel,
10:24on se souvient des débats budgétaires,
10:26des difficultés à trouver
10:27ces milliards d'euros manquants, etc.
10:29Aujourd'hui,
10:30prenez une mesure comme ça,
10:33vraiment sur ce qui va se passer
10:34dans les prochains mois.
10:35C'est effectivement très difficile.
10:36Après, pour Marine Le Pen,
10:37c'est aussi une question
10:37de piéger le gouvernement.
10:38C'est de dire, regardez,
10:39j'ai une solution toute simple,
10:40c'est logique.
10:41C'est logique que le gouvernement
10:42se fasse moins d'argent
10:43dans des contextes de crise.
10:44Et toute simple et un peu facile, vous dites ?
10:46Un petit peu facile, oui, complètement.
10:47Et puis, il y a un autre aspect,
10:48c'est que...
10:48Populiste, hein ?
10:49Populiste, presque même antisocial,
10:51pour moi, parce que ça serait
10:52une baisse indifférenciée
10:53pour tous les ménages.
10:54C'est-à-dire que les ménages
10:55les plus aisés payeraient moins
10:57enfin, payeraient moins leur carburant
10:58au même titre que les ménages
11:01plus modestes.
11:02Donc, il n'y aurait aucune différenciation
11:04et c'est effectivement une façon
11:05pour Marine Le Pen
11:06de piéger, de coincer le gouvernement
11:08sur ce sujet-là, oui.
11:09Anthony, Cyril rappelait que,
11:11effectivement, Maude Bréjon a dit
11:12que cette idée, décision, mesure
11:15potentielle, pourquoi pas,
11:16de baisser les taxes,
11:18c'était un peu précipité,
11:19ce qui est une manière
11:19de fermer la porte.
11:20Il n'y aura pas de quoi qu'il en coûte.
11:21Non, il n'y aura pas
11:22de quoi qu'il en coûte.
11:23Ni de chèque carburant.
11:24Ni de chèque carburant pour l'instant
11:25parce qu'effectivement,
11:26il faudrait voir surtout
11:27si ce conflit s'enlise et est dur.
11:29En fait, je parlais avec un proche
11:31du chef de l'État
11:32à qui on a dit
11:33« Bon, alors, cette mesure
11:34de Marine Le Pen,
11:35qu'est-ce que vous en pensez ? »
11:36Il est parti et dans une grande déclaration
11:39il a dit que ça coûte 20 milliards
11:40qu'elle nous les trouve.
11:41Et effectivement, Maude Bréjon,
11:42juste après, a repris ces éléments
11:44en disant que ça coûte 17 milliards.
11:45On est à un an
11:46d'une élection présidentielle.
11:47Aujourd'hui, si vous êtes un homme
11:48ou une femme politique
11:49et que vous n'avez pas d'idée
11:50pour faire face à la crise,
11:52vous êtes disqualifié.
11:53Donc là, effectivement,
11:53on a la France Insoumise
11:55qui nous parle du blocage des prix.
11:57Marine Le Pen
11:58qui nous parle de la TVA
12:00et effectivement de la taxation.
12:02Là où ils ont raison,
12:03c'est qu'effectivement,
12:04la majeure partie du prix
12:05de l'essence que vous payez
12:07à la pompe,
12:07elle est effectivement des taxes
12:09prélevées par...
12:10Elle va dans la poche de l'État.
12:10Elle va dans la poche de l'État.
12:11Donc c'est normal de se retourner
12:12vers l'État en disant
12:13« Bon, qu'est-ce que vous avez à dire ? »
12:14Vous parliez justement, Cyril,
12:16de l'élection présidentielle
12:17en disant « On est à un an de cette élection ».
12:19On en parlera dans la deuxième partie
12:20des informés
12:21puisque je vous poserai la question
12:22de savoir si aujourd'hui,
12:23un bon président
12:24est aussi celui
12:25qui détient peut-être
12:26sa maîtrise de géopolitique.
12:28Est-elle obligatoire
12:29à tamponner son passeport ?
12:30Est-il passage obligé pour 2027 ?
12:32Ces questions,
12:33les impacts de la guerre en Iran
12:35sur la vie politique française
12:36juste après le fil d'info,
12:38l'info en une minute,
12:399h18 sur France Info.
12:40L'aura du lieu.
12:42Les distributeurs de carburant
12:43attendus à Bercy.
12:44Aujourd'hui,
12:44le ministre de l'Économie
12:46évoquera avec eux
12:46la situation après la hausse
12:48de quelques centimes hier à la pompe
12:50à cause de la situation
12:50au Moyen-Orient.
12:52Pas d'inquiétude.
12:52En revanche,
12:53sur les stocks
12:53dit ce matin sur France Info,
12:55Dominique Schellcher,
12:56PDG de coopérative.
12:57Au sixième jour
12:58de la guerre,
12:59Israël est temps
13:00son offensive au Liban.
13:01Si nous sommes obligés,
13:02nous rentrerons
13:02dans le territoire libanais,
13:03prévient l'ambassadeur
13:04d'Israël en France.
13:06Six membres de deux familles
13:07ont été tués ce matin
13:08par des frappes israéliennes
13:09dans le sud,
13:10tandis que plus de 80 000 personnes
13:12ont été forcées
13:12de partir de chez elles.
13:14La production industrielle
13:16rebondit légèrement en France
13:17au mois de janvier
13:18et augmente de 0,5%
13:20après la baisse de décembre.
13:22Une hausse portée notamment
13:23par la construction aéronautique
13:25et spatiale,
13:26selon l'INSEE.
13:26Il faut accepter la déception
13:28et la colère des supporters.
13:30Les mots de l'entraîneur
13:31de l'Olympique de Marseille
13:32après son élimination
13:33en quart de finale
13:34de la Coupe de France
13:35face à Toulouse hier soir.
13:36Ça s'est joué au tir au but.
13:38Dernier quart de finale ce soir,
13:39Lyon reçoit le RC Lens
13:41à 21h10.
13:44France Info
13:47Les informés
13:51Paul Barcelone
13:52Toujours avec Roselyne Fèvre,
13:54chef du service politique
13:55de France 24,
13:56Cyril Adrien Salman,
13:56journaliste politique
13:57à France Télévisions
13:58et Anthony Bertelier
13:59du service politique
14:01du HuffPost.
14:02Je vous parlais
14:03des présidentiables
14:04de l'élection présidentielle
14:052027
14:05qui est un petit peu
14:07en filigrane aussi
14:08l'un des enjeux
14:08de cette guerre en Ukraine.
14:09Comment se positionnent
14:10les candidats ?
14:11Sont-ils obligés
14:11de jouer cette carte internationale ?
14:13De dégainer peut-être
14:15leur maîtrise
14:16en géopolitique ?
14:17La vie politique
14:18est à l'arrêt.
14:19A ceci près que
14:20les politiques sont obligés
14:21de parler d'international.
14:22Écoutez d'abord
14:23Gabriel Attal,
14:24président du groupe
14:26Ensemble pour la République
14:27à l'Assemblée nationale.
14:28Candidat pas encore déclaré
14:29pour 2027.
14:30Aujourd'hui on se demande
14:31matin, midi et soir
14:32sur à peu près
14:33tous les sujets internationaux
14:34ce que va faire Donald Trump
14:35et ce que vont faire
14:36les Etats-Unis.
14:37Moi j'aimerais que demain
14:37on se demande matin,
14:39midi et soir
14:39sur tous les enjeux internationaux
14:40ce que vont faire la France
14:41et l'Europe.
14:42Et si les anciens,
14:43les ex avaient une carte à jouer
14:45ancien Premier ministre,
14:46ancien Président de la République
14:47comme François Hollande
14:49qui active sur ses réseaux sociaux
14:51la voie de l'expérience ?
14:53On ne pourra pas laisser
14:54les Etats-Unis
14:55décider seuls
14:55de l'avenir de cette région
14:57comme de l'avenir du monde.
14:58Il faut que l'Europe se fasse respecter
15:00et elle doit s'affirmer.
15:02Et s'affirmer ça suppose
15:03de constituer une Europe
15:05capable de se défendre
15:07par elle-même
15:07et de peser sur le destin du monde.
15:09Roselyne Fèvre,
15:10ces sujets-là internationaux
15:11a fortiori au moment de la guerre en Iran.
15:13C'est qualifiant
15:14et ou disqualifiant
15:15pour 2027 ou pas ?
15:17Alors, souvent
15:19l'international ne pèse
15:21absolument pas
15:22dans une présidentielle.
15:25Et ça depuis des décennies.
15:27Normalement, on parle sécurité,
15:28retraite, pouvoir d'achat.
15:29Oui, pouvoir d'achat,
15:30immigration, etc.
15:31Mais les candidats
15:33vont être râpés
15:34par les urgences du monde
15:35et les Français
15:36vont devoir se poser
15:37ces questions.
15:39Qui peut stabiliser ?
15:40Qui peut protéger ?
15:41Qui peut nous guider ?
15:42Et la présidentielle
15:44risque d'être lourde.
15:46Lourde et grave
15:47par les crises,
15:49par les guerres.
15:50Donc on change
15:50complètement de dimension.
15:52les Français
15:53pourraient redécouvrir
15:54une évidence
15:56et qu'on ne donne pas
15:57les clés
15:57d'un pays
15:59à quelqu'un
16:01qui apprend le métier.
16:02Parce qu'un président,
16:03c'est toujours au début
16:04un stagiaire.
16:05Vous vous souvenez
16:06du livre
16:06de Françoise Fresseuse,
16:08un stagiaire
16:09à l'Elysée.
16:11Donc,
16:12c'est pas
16:12pour moi
16:13le moment,
16:14enfin la logique
16:15voudrait que ce n'est pas
16:16le moment
16:16de tester
16:18un profil
16:19incertain.
16:21Vous dites plutôt
16:22prime à l'expérience.
16:23Oui, prime à l'expérience.
16:25Est-ce qu'on imagine
16:27un candidat TikTok
16:29de parler,
16:30et je ne vise personne,
16:31tout le monde le reconnaîtra,
16:32de dissuasion avancée,
16:34de discuter
16:35avec un président
16:36de la République,
16:37un Américain,
16:38Poutine, etc.
16:39Je n'ai pas compris
16:40si vous parlez
16:40de Gabriel Attal
16:41ou de Jordan Bardella.
16:42Le doute est permis.
16:44Cyril,
16:44puisque vous avez la parole,
16:45est-ce que les candidats
16:47cherchent peut-être
16:47à se forger
16:48une stature
16:48qui devront incarner,
16:50malgré tout,
16:51c'est une porte ouverte
16:52que de le rappeler,
16:53mais quand même,
16:53la voix de la France
16:54dans le monde,
16:55le président qui sera élu,
16:56c'est celui qui devra
16:57appuyer sur le bouton nucléaire,
16:58je vous reposerai la question
16:59dans un instant,
17:00et puis,
17:01le chef des armées,
17:02malgré tout.
17:02C'est vrai que le seul
17:03bémot que je mettrais
17:04à l'analyse de Roselyne Fev,
17:05c'est qu'en 2022,
17:07le contexte de la guerre
17:08en Ukraine
17:08avait joué quand même
17:09sur la réélection
17:11d'Emmanuel Macron.
17:12Donc effectivement,
17:12le contexte de la guerre
17:13peut jouer
17:14sur le choix des Français.
17:15Sinon, c'est effectivement
17:16plutôt pouvoir d'achat,
17:17sécurité,
17:18qui sont des thèmes
17:18qui touchent plus directement
17:20les Français.
17:21Là, on voit effectivement,
17:22notamment de la part
17:23de Gabriel Attal,
17:24une tentative
17:25de venir se forger
17:27une stature internationale
17:28en profitant du fait
17:29qu'Édouard Philippe,
17:31son principal rival
17:32dans son camp,
17:33est tanké au Havre
17:34avec les municipales
17:35et Bruno Retailleau,
17:37un peu gêné aux entournures
17:38sur d'autres sujets.
17:39Donc, l'idée,
17:40c'est d'y aller,
17:40effectivement,
17:41de passer de TikTok
17:43à l'Assemblée Générale
17:43des Nations Unies,
17:44de la botte de foin
17:47à l'entretien
17:47avec Donald Trump.
17:48On n'y est pas encore,
17:49mais effectivement,
17:50avec cette tournée
17:50en Ukraine,
17:51en Grèce,
17:52en Finlande,
17:52en Espagne,
17:53il essaye comme ça
17:54de venir mettre une patte
17:56pour dire
17:56je suis crédible aussi.
17:58Si on lit les sondages récents,
17:59notamment de l'IFOP
18:00pour le Figaro,
18:01pour l'instant,
18:02il n'y est pas encore.
18:04Anthony Bertelier,
18:05là-dessus,
18:05est-ce que les Français
18:06cherchent une stature
18:07et une incarnation
18:08en...
18:08ils chercheront en 2027 ?
18:10Oui,
18:10effectivement,
18:12comme on l'a dit,
18:13l'international joue difficilement...
18:15c'est difficilement
18:17le juge de paix
18:17de la présidentielle.
18:18Là, en revanche,
18:19on est dans un tel
18:19bouleversement géopolitique
18:21que ça aura forcément
18:22pour moi un impact
18:23et en 2022,
18:24ça avait joué
18:25sur l'effet drapeau
18:25effectivement
18:26avec Emmanuel Macron.
18:27Au pouvoir,
18:27Emmanuel Macron
18:27ne se représente en passe,
18:29c'est quand même
18:29assez flou,
18:30assez ouvert.
18:31Ensuite,
18:31effectivement,
18:33tous les candidats
18:35sérieux
18:35vont chercher
18:36à se forger
18:36cette stature,
18:37ça me paraît évident
18:38et on le voit
18:38déjà aujourd'hui
18:39avec les réactions,
18:40par exemple,
18:40au discours d'Emmanuel Macron
18:41sur la dissuasion nucléaire
18:43avancée
18:44ou même
18:44sur ses réactions
18:46sur la guerre en Iran
18:47où on a quand même
18:48une opposition
18:48qui réagit très mezzo-voce,
18:50c'est-à-dire très doucement,
18:51très calme
18:52parce qu'on sent
18:52que c'est risqué,
18:53on sent que c'est quand même
18:54une matière,
18:55sans mauvais jeu de mots,
18:56pardon,
18:56mais explosive,
18:57très difficile,
18:57éruptive
18:58et autre exemple,
18:59ceux qui prennent le risque
19:01de challenger
19:02le président de la République
19:03sur ces questions-là
19:04prennent le risque
19:05de faire des grosses boulettes,
19:05je crois qu'on en parlera.
19:06Bruno Retailleau,
19:07par exemple,
19:07qui s'était un peu avancé
19:09dans ses risques
19:09et ses menaces
19:10sur la dissuasion nucléaire
19:11avant finalement
19:11de battre en retraite
19:12et de dire
19:13le président m'a rassuré,
19:14la même chose
19:15sur la guerre en Iran
19:16où il accuse le président
19:17d'avoir été trop passif,
19:18je crois que les candidats
19:19qui s'aventureront
19:21dans ces critiques-là
19:22sans avoir le corpus
19:24ou la maîtrise géopolitique
19:25comme vous le disiez
19:26pourront être piégés
19:27et pourront être devant
19:29de vrais déconvenus.
19:30Cyril,
19:31est-ce que malgré tout
19:31la période n'arrange pas
19:32celui qui est en place,
19:33le président sortant,
19:34malgré son affaiblissement politique,
19:36Emmanuel Macron,
19:3715 millions de téléspectateurs
19:38quasiment devant son allocution
19:39mardi soir
19:40sur la guerre en Iran,
19:41une crédibilité saluée
19:43partout
19:43après son discours
19:44de lundi
19:45à Lille-Long
19:45sur,
19:46Anthony le rappelait,
19:47la dissuasion nucléaire avancée,
19:49ça fait le jeu
19:50du président en place,
19:51ça fait ce côté effet de rappeau
19:53même s'il ne peut pas
19:53se représenter en 2027.
19:55Est-ce que ce n'est pas lui
19:55qui tire un peu
19:56les marrons du feu
19:56dans la période ?
19:57Je rappelle qu'il a eu
19:58au téléphone hier
19:58Donald Trump
19:59et Benyamin Netanyahou.
20:00Aujourd'hui,
20:01effectivement,
20:01mais ce n'était pas le cas
20:02au début,
20:03il y a quelques jours
20:03et on l'accusait plutôt
20:04d'être un peu isolé,
20:06mis de côté,
20:06ne pas avoir été prévenu,
20:07l'Élysée corrigeant
20:08en disant
20:09mais personne n'avait été prévenu.
20:11L'idée,
20:11c'est qu'effectivement,
20:13traditionnellement,
20:13le conflit,
20:15la guerre,
20:16les opérations extérieures
20:17profitent au président en place
20:18qu'il s'appelle Emmanuel Macron
20:20ou autre temps
20:21François Hollande
20:22et les autres avant lui.
20:24Aujourd'hui,
20:24effectivement,
20:25on a vu ces derniers mois
20:26en plus qu'Emmanuel Macron
20:27était plutôt mieux crédité
20:30par les Français
20:31sur la partie internationale
20:33que sur la partie intérieure
20:34où il s'est coupé
20:35d'une grosse partie des Français
20:36pour une forme d'incompréhension
20:38de la situation
20:39et de la réponse adéquate.
20:40Donc oui,
20:40aujourd'hui,
20:41il joue à fond cela,
20:42il pousse les feux
20:43comme lorsqu'il y avait eu
20:44la guerre en Ukraine
20:45et comme aujourd'hui,
20:46effectivement,
20:47il essaye de réunir
20:48cette coalition,
20:49de jouer avec les Allemands,
20:51avec les Britanniques
20:52pour essayer d'apporter
20:52une réponse coordonnée.
20:53Un mot de conclusion,
20:54Roselyne,
20:55il y a prime à la stabilité
20:56aussi dans le paysage politique
20:57aujourd'hui.
20:58On est à quelques jours,
21:00dix jours des municipales.
21:02Il y a une prime
21:03pour les politiques en place,
21:04la stabilité.
21:05Oui,
21:05la stabilité
21:05et l'expérience.
21:07Ceux qui ont
21:08soit exercé le pouvoir,
21:10soit ceux qui ont eu
21:12des postes,
21:13alors peut-être,
21:13je pense,
21:15une personnalité
21:16comme le Cornu
21:17qui a quand même
21:18réussi son coup
21:19à l'Assemblée nationale
21:20sur le budget
21:21et qui pourrait
21:22à un moment ou à un autre
21:23avoir des ambitions
21:24présidentielles,
21:25d'autant qu'il a été
21:27ministre des Armées.
21:28Merci les informés,
21:29merci à tous les trois
21:30pour votre participation.
21:31Ce matin,
21:32Roselyne Fèvre,
21:32chef du service politique
21:33de France 24,
21:34Anthony Bertelier,
21:35on vous lit sur le site
21:36du HuffPost,
21:37service politique
21:38et merci à vous,
21:39Cyril Adrien Salman,
21:40journaliste politique
21:41à France Télévisions.
21:42Les informés
21:43reviennent ce soir
21:44évidemment à 20h.
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