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Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Paul Barcelonne.

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00:07Et bonjour à tous, ravis de vous retrouver pour les informer en direct comme chaque matin jusqu'à 9h30 sur
00:14France Info, le canal 16 de la TNT et France Info à la radio évidemment.
00:17Avec ce matin autour de la table, Antoine Comte. Bonjour Antoine. Bonjour à vous.
00:21Journaliste politique à France Info TV, on vous connaît bien évidemment sur cette antenne. Bonjour à vous Henri Vernet. Bonjour.
00:26L'éditorialiste politique également à France Info TV. Et bonjour Valérie Gasse, chef du service politique de RFI.
00:33A la mune ce matin évidemment, l'offensive militaire d'Emmanuel Macron va débriefer, revenir ensemble sur cette allocution hier
00:40soir.
00:40Alors la France ne rentre pas en guerre au sens purement formel du terme, mais le président a annoncé hier
00:46soir notamment la mobilisation du porte-avions Charles de Gaulle.
00:49On va essayer de comprendre tout ce que cela signifie. La France se donne-t-elle un rôle dans cette
00:54guerre en Iran ?
00:55C'est-à-dire qui est en train de devenir régional à l'heure de la riposte iranienne.
00:59Et puis en deuxième partie, on s'interrogera sur les conséquences économiques.
01:03Puisque tout à l'heure, le gouvernement a annoncé, Roland Lescure était sur ce plateau il y a quelques minutes,
01:09une hausse de quelques centimes du prix des carburants.
01:11D'abord, je vous propose d'écouter Emmanuel Macron hier soir, qui a donc annoncé à la télévision à 20h
01:17le déploiement.
01:18Il a donné ordre, le président de la République, au porte-avions Charles de Gaulle, de faire route jusqu'en
01:25mer Méditerranée.
01:26Nous devons être aux côtés de nos amis, de nos alliés de la région, pour leur sécurité et pour leur
01:33intégrité territoriale.
01:34Il en va de la crédibilité de la France, d'être ce partenaire de confiance qui honore ses engagements, surtout
01:39dans ces temps troublés.
01:40En plus des moyens déjà présents, des rafales, des systèmes de défense antiaérienne et de radars aéroportés ont été déployés
01:49ces dernières heures.
01:49Et nous continuerons autant que de besoin cet effort.
01:52Valérie Gass, c'est un déploiement militaire inédit qu'annonce Emmanuel Macron. Il est dans son rôle de chef des
01:57armées, chef de guerre ?
01:58Oui, un rôle qu'il connaît particulièrement bien et qu'il endosse, qu'il prend dès qu'il y a
02:04une crise internationale.
02:06Il y a un an à peu près, il nous avait déjà fait une allocution. Là, on parlait de la
02:10guerre en Ukraine et la nouvelle crise, nouvelle allocution.
02:14Il faut quand même remarquer sur la forme très courte, certes un peu martiale, je donne l'ordre notamment d
02:20'envoyer le Charles de Gaulle en Méditerranée,
02:23mais assez pédagogique de la part du président français pour expliquer le pourquoi du comment on en est là et
02:29bien sûr en quoi ça impacte la France
02:32et en quoi lui, chef des armées, doit prendre des décisions et en effet amener des moyens militaires plus importants
02:39sur la zone.
02:40Une zone dans laquelle la France de fait est quand même présente et impliquée puisqu'il y a des bases
02:45françaises dans les pays du...
02:47C'est le cas à Bouddhabi notamment.
02:49À Bouddhabi notamment, en Jordanie. Et donc là, le président français doit aussi protéger ses emprises.
02:55Il y a beaucoup de Français dans cette zone aussi, soit de passage, soit qui habitent là.
03:01Donc oui, un déploiement... On en parlait depuis plusieurs jours. Est-ce que le Charles de Gaulle va être envoyé
03:05sur zone ?
03:07Là, c'est le président qui fait l'annonce et qui dit oui.
03:10Et en même temps, il prépare à quelque chose qui peut un peu durer puisqu'il faudra quand même une
03:14dizaine de jours pour Charles de Gaulle pour arriver sur place.
03:16Henri Vernais, c'est un symbole. C'est peut-être le muscle de la puissance militaire française, le Charles de
03:22Gaulle avec tout ce que...
03:23Le fer de lance.
03:24Oui voilà, tout ce que ça renvoie aussi.
03:25Le fer de lance et dès qu'on dit Charles de Gaulle, quand le président dit ça, évidemment, ça donne
03:28de la portée aux décisions qui sont prises.
03:31Néanmoins, c'est évidemment pas sans effet. C'est-à-dire que ce n'est pas qu'un symbole politique.
03:35Loin de là.
03:36Pourquoi loin de là ? Parce qu'il l'a dit lui-même. Pourquoi est-ce qu'il fait ce
03:40déploiement aéronaval ?
03:41Mais surtout, plus directement, l'envoi d'un rafale supplémentaire et de moyens anti-aériens, radar notamment, dans cette région.
03:48C'est parce qu'il l'a dit. Il s'agira d'honorer, le cas échéant, nos engagements, nos accords
03:53avec les alliés dans la région.
03:55Donc il s'agit d'accords de défense, de patronnières stratégiques qui sont très engageants, justement.
04:00Alors évidemment, au premier chef avec les Émirats Arabes Unis, puisqu'il y a trois bases là-bas.
04:04La navale dont on a parlé, car elle a subi des dommages liés à un tir de drones ou de
04:08missiles iraniens.
04:09Sans faire de blessés.
04:10Sans faire de blessés.
04:10Oui, on peut penser quand même qu'il y avait une certaine prévision de la part des chefs militaires sur
04:14place et qu'ils avaient pris des dispositions.
04:16Il y a une base aérienne avec déjà des rafales qui sont là.
04:19Ils sont en rapport aux 6, peut-être seront-ils renforcés.
04:22Et une base terrestre importante avec près de 1000 hommes, où d'ailleurs Emmanuel Macron avait passé le Noël des
04:28troupes en décembre dernier.
04:30Il y a évidemment la Jordanie, comme vous l'avez cité.
04:31Là également, il y a des moyens anti-aériens et des rafales là aussi, qui étaient d'ailleurs intervenus lors
04:38de la première frappe historique de missiles de l'Iran contre Israël en 2024.
04:42Et ces moyens en Jordanie avaient été employés.
04:45Là, qu'est-ce qui pourrait se passer ?
04:46Je ne cite pas le Koweït, le Qatar, avec lesquels il y a également des accords.
04:49C'est-à-dire que si ces pays, comme c'est le cas actuellement, sont attaqués, sont visés par l
04:53'Iran,
04:53et qu'ils sollicitent l'aide active, le support actif de leur grand allié, enfin de leur allié, qu'est
05:00la France,
05:00ça veut dire que des moyens pourraient être engagés.
05:02Ça, c'est une première chose.
05:03La deuxième, c'est de sécuriser le détroit d'Hormuz pour éviter un blocage.
05:07Là aussi, Emmanuel Macron a eu des mois là-dessus.
05:08Puisque 20% du commerce mondial transite, un quart du pétrole et du gaz,
05:12on en reparlera en deuxième partie d'émission en s'interrogeant sur les conséquences économiques de ce conflit.
05:16Antoine Comte, votre regard là-dessus sur l'annonce, les annonces militaires notamment d'Emmanuel Macron hier.
05:21Je signale la réaction de Marine Le Pen ce matin, qui dit, la chef de file du Rassemblement national,
05:27notamment à l'Assemblée nationale, rien de choquant dans l'allocution du président hier soir.
05:31Oui, c'est une allocation qui est plutôt saluée un petit peu par tout le monde,
05:35par quasiment l'ensemble de la classe politique.
05:37Je n'ai pas vu la réaction là ce matin de Jean-Luc Mélenchon,
05:40mais bon, on voit mal critiquer l'intervention présidentielle d'hier.
05:45La France pourrait jouer un rôle dans la sortie du Conseil.
05:47Voilà, c'est ce qu'il dit, mais voilà, il n'a pas réagi depuis.
05:49Donc voilà, il est plutôt dans le fait d'approuver finalement ce qui a été dit par le chef de
05:53l'État hier.
05:54En fait, Emmanuel Macron, c'est l'homme des crises.
05:57Rappelez-vous de son allocution au moment du Covid.
05:59Nous sommes en guerre, avait-il dit, au moment de la dissolution de l'Assemblée nationale,
06:03au moment de la guerre en Ukraine, bien évidemment, et puis là, au moment de cette guerre qui se généralise
06:08à tout le Moyen-Orient.
06:10Et en fait, il y a eu deux choses dans cette allocution du président de la République.
06:12D'un côté, il fallait rassurer, faire de la pédagogie, et on a vu qu'il l'a fait.
06:16Et je pense que les Français qui l'ont écouté ont plutôt été rassurés par le fait que la France
06:22soit finalement très présente,
06:24pour nos ressortissants, en tout cas avec ces évacuations en cours.
06:26Et puis aussi pour nos compatriotes ici en France qui peuvent se sentir menacés,
06:31parce que les renseignements territoriaux ou généraux, en tout cas du renseignement intérieur,
06:36disent qu'il y a un risque d'importation du conflit jusqu'à la scène intérieure ici en France,
06:42avec, pourquoi pas, peut-être des attaques terroristes et des personnes qui pourraient être ciblées.
06:46Et des lieux de culte aussi, bien sûr.
06:48Donc, il a essayé de rassurer, de faire de la pédagogie dans un premier temps.
06:51Et puis après, il a aussi essayé de montrer qu'on est un grand pays militaire,
06:55et que la France a des alliés sur place, et que la France doit être présente.
06:59D'où l'envoi et le déploiement du porte-avions, le seul porte-avions français, le Charles de Gaulle,
07:05mais aussi le fait qu'ils disent clairement qu'en cas d'attaque sur nos alliés,
07:09le Koweït, le Qatar ou les Émirats Arabes Unis, la France répondra de façon défensive.
07:14Mais je pose une question, si une base française venait clairement attaquée
07:18avec des pertes de soldats français, que ferait la France ?
07:21Est-ce que la France, il ne s'agit pas uniquement des bases ?
07:24Bien sûr, mais si c'était le cas.
07:25Mais également du pays, c'est pour ça que j'insistais sur le côté qui est bien au-delà du
07:29symbole.
07:30C'est que réellement, là, la France, mais c'est son rôle, en effet,
07:32puisqu'elle a ses partenariats dans cette partie...
07:34Elle a voulu des accords de défense avec le Qatar.
07:36Oui, mais qui sont engageants, et notamment avec les Émirats Arabes Unis.
07:39D'ailleurs, il y a déjà eu une participation française à la défense des Émirats,
07:43lorsqu'ils étaient attaqués par les autistes.
07:45Ce que je veux dire, c'est que, encore une fois, s'ils sont sollicités,
07:47c'est-à-dire que la France serait, en honorant ses engagements,
07:50de fait, pourrait, de fait, être entraînée dans ce conflit s'il venait à durer,
07:55et si, donc, les accords étaient honorés.
07:59Alors, justement, on ne sait pas combien de temps va durer ce conflit.
08:01On ne sait pas non plus jusqu'où il va s'étendre.
08:03Il y a eu une incursion au sud du Liban de l'armée israélienne,
08:07des frappes toujours menées par l'armée israélienne,
08:09encore ce matin, sur Téhéran.
08:12D'où la volonté aussi, ça a fait partie des annonces hier soir d'Emmanuel Macron,
08:16de rapatrier les ressortissants les plus vulnérables,
08:19ceux qui en font la demande.
08:20Et Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères,
08:22a fait de nouvelles annonces.
08:23Il était ce matin l'invité des 4 vérités sur France 2.
08:26Il est profondément regrettable que cette situation n'ait pu être réglée
08:30dans le cadre des institutions internationales
08:33qui sont les seules susceptibles de créer les fondations d'une paix.
08:36Mais chacun le sait, le veto brandi par certains membres permanents
08:39du Conseil de sécurité des Nations Unies a paralysé l'action collective,
08:43y compris lorsque le recours à la force aurait été nécessaire
08:46pour faire respecter le droit.
08:47Henri Vernel, la France est obligée de s'organiser,
08:51de participer à ce défi logistique,
08:52parce qu'on ne sait pas, c'est un saut dans l'inconnu aussi,
08:55on ne sait pas de quoi les prochaines heures, les prochains jours,
08:57les prochaines semaines seront faites.
08:58Oui, exactement, parce que d'un côté,
08:59vous avez quand même un président américain
09:01qui est assez imprévisible,
09:03qui est dans son lancement de cette guerre.
09:07Absolument, et lui-même, on voit bien qu'il n'a pas de plan.
09:10De l'autre côté, il y a le régime iranien
09:13qui a été décapité, mais qui est toujours actif
09:16et qui a encore des moyens militaires visiblement très importants,
09:19notamment en termes de missiles.
09:21Et donc, en effet, on ne sait pas combien de temps ça va durer,
09:22on ne sait pas l'ampleur que ça pourrait prendre.
09:24Donc, il y a ce devoir de la France traditionnel.
09:26Vous savez, la France, c'est quand même un des rares pays
09:29qui ait ce souci des ressortissants,
09:30c'est-à-dire de les rapatrier si besoin est,
09:33en cas de crise majeure.
09:35Et parfois, elle le fait d'ailleurs également
09:37pour des partenaires européens.
09:38Donc oui, ça suppose une organisation
09:40très serrée, très stricte,
09:42et prévoir cela.
09:43Tout cela s'accompagne aussi, Valérie Gass,
09:44d'un message diplomatique,
09:46puisqu'Emmanuel Macron, hier, a condamné,
09:48je parlais de l'incursion terrestre,
09:49en disant escalade dangereuse,
09:50faute stratégique majeure,
09:52en désignant l'Iran d'ailleurs
09:53comme le premier responsable,
09:56pouvant donner l'impression aussi,
09:58peut-être, de cautionner
10:00les frappes américaines, israéliennes
10:03de ce week-end.
10:04Est-ce que c'est votre sentiment aussi ?
10:05Il a essayé d'exprimer cette position française
10:08qui est une recherche d'équilibre
10:11entre en effet une condamnation
10:12du régime iranien
10:13et de toutes les exactions
10:14qu'il a pu commettre,
10:15notamment contre son propre peuple,
10:17et puis sur la préparation, bien sûr,
10:20de l'arme nucléaire,
10:21qui est un des enjeux diplomatiques
10:23dans la région depuis des années.
10:25Et en même temps,
10:26en condamnant les frappes
10:28qui ont été faites
10:29en dehors du droit international.
10:31C'est la position française.
10:33Il faut respecter le droit international.
10:34Tout en ne regrettant pas
10:37l'assassinat du guide suprême,
10:39Ramenei.
10:40Donc Emmanuel Macron,
10:41et d'ailleurs,
10:42il a commencé son allocution par ça,
10:43en expliquant pourquoi on en était là
10:47et quelle était cette position française.
10:50Et c'est vrai qu'il est à la fois
10:53un peu dans la condamnation
10:54et en même temps,
10:54on voit qu'il a pris le camp
10:56des Etats-Unis et d'Israël.
10:58C'est ça que vous retenez aussi, Antoine.
10:59Quand il dit, d'ailleurs,
11:00la France ne pleure pas les bourreaux.
11:02Oui.
11:03En fait, il fait du en même temps
11:04macroniste.
11:05Emmanuel Macron, là, c'est clair.
11:06Mais en même temps,
11:06il est un peu coincé
11:07parce qu'il ne peut pas
11:09complètement se brouiller
11:10avec Donald Trump.
11:11Et en même temps,
11:12Donald Trump n'a pas respecté
11:13du tout le droit international
11:14dans lequel s'inscrit la France
11:16depuis le début de son histoire.
11:18En fait, Emmanuel Macron,
11:19il n'a pas aussi voulu
11:20recommettre la même erreur
11:22que lors de l'invasion,
11:24en tout cas,
11:24l'enlèvement de Maduro
11:27par Donald Trump
11:28où il n'avait pas,
11:29rappelez-vous,
11:29condamné cette violation
11:30du droit international
11:32au début.
11:33Et après,
11:33il l'avait fait
11:34quelques jours plus tard.
11:35Je ne compare pas,
11:35bien évidemment,
11:36les deux conflits.
11:37Mais il y avait aussi
11:37de la symbolique
11:39et dans le lexique utilisé,
11:41il fallait très vite
11:42qu'il dise
11:42je condamne finalement,
11:44je ne peux pas approuver
11:45cette démonstration de force,
11:46cette opération militaire
11:47qui n'a pas respecté
11:48le droit international.
11:49Et d'ailleurs,
11:50il a aussi rappelé,
11:51et ça,
11:51c'était l'une de ses premières
11:52interventions
11:53quelques heures
11:53après l'opération américaine
11:56conjointe avec Israël,
11:57que la France
11:58n'avait pas été prévenue
11:59et qu'elle n'était pas
12:01impliquée dans ce conflit.
12:02Ce qui montre aussi
12:03qu'on est un petit peu
12:04hors-jeu aussi
12:05et qu'on est forcément
12:06dans tous ces conflits mondiaux,
12:08d'ailleurs l'Ukraine aussi,
12:09en réaction à ce qui se passe
12:11et que finalement,
12:11on est obligé
12:12de réagir
12:13comme on le peut
12:14face à des puissants
12:15de ce monde
12:16qui ont un impérialisme
12:18démesuré
12:19et qui s'arrangent
12:21avec le droit international.
12:22Alors,
12:22vous restez avec nous
12:23dans un instant,
12:23on va s'interroger
12:24sur les conséquences économiques.
12:26Le gouvernement
12:27qui prévient
12:27d'une hausse
12:28de quelques centimes
12:28à prévoir
12:29du prix des carburants,
12:30aucun risque
12:30de rupture
12:31sur les approvisionnements.
12:32On en parle,
12:33mais d'abord l'info
12:34en une minute.
12:359h18,
12:35Philippine Thibaud.
12:37Dans l'affaire Quentin Doran,
12:38que de nouvelles personnes
12:39ont été interpellées
12:40ce matin dans le Rhône
12:41et dans l'Aude,
12:42âgés de 23 et 26 ans,
12:44ces deux hommes sont suspectés
12:45d'avoir participé activement
12:47à l'agression mortelle
12:48du militant identitaire
12:49il y a trois semaines.
12:50Va-t-il y avoir
12:51une pénurie de carburants
12:52dans le contexte
12:53de la guerre au Moyen-Orient
12:54et la fermeture
12:55du détroit d'Hormuz ?
12:56Pas de risque,
12:57assuré tout à l'heure
12:57Roland Lescure,
12:58le ministre de l'économie,
12:59invité du 830
13:00de France Info.
13:01Des contrôles auront lieu
13:02pour s'assurer
13:03de hausses de prix
13:06et ajoutent qu'il va convoquer demain
13:07les distributeurs de carburants.
13:09Une explosion dans le nord-est
13:10de Téhéran,
13:11Israël mène des frappes
13:12à grande échelle en Iran
13:13et vise aussi le Hezbollah
13:14au Liban.
13:1511 personnes sont mortes
13:16cette nuit dans ces frappes.
13:18D'autres vols prévus
13:19aujourd'hui pour amener
13:20des ressortissants en France
13:21alors qu'un premier rapatriement
13:23a eu lieu cette nuit.
13:24Un vol partira d'Abu Dhabi
13:26et l'autre de l'Egypte
13:27pour rapatrier des personnes
13:28vulnérables en provenance d'Israël.
13:30Et puis, suite des quarts de finale
13:31de la Coupe de France de foot
13:33affiche 100% Ligue 1
13:34puisque Reims Club de Ligue 2
13:35a été éliminé hier.
13:37Lorient reçoit ce soir
13:38Nice à 20h30 et 21h Marseille
13:40accueille Toulouse.
13:54Toujours avec Valérie Gasse,
13:55chef du service politique de RFI,
13:57Henri Vernet et Antoine Comte,
13:58éditorialiste politique à France Info TV.
14:00Aucun risque sur l'approvisionnement
14:02mais une hausse de quelques centimes
14:05à prévoir.
14:05Voilà le diagnostic du ministre
14:07de l'économie Roland Lescuerre
14:08à propos d'une possible crise
14:10des carburants consécutives
14:11au conflit évidemment en Iran
14:14alors que le détroit d'Ormouz
14:15est encore bloqué.
14:16Un quart de la production du pétrole
14:18et du gaz mondial y transite.
14:1920% même du commerce mondial.
14:22Voilà le message donc du patron de Versy
14:24qui était l'invité de l'interview politique
14:26à 8h30 tout à l'heure dans ce studio.
14:28Un aucun risque, mais vraiment j'insiste,
14:30d'approvisionnement ni sur le gaz
14:32ni sur le pétrole
14:33à court terme
14:34pour les semaines qui viennent.
14:35Donc il faut garder son sang-froid,
14:37être conscient des risques
14:38mais en aucun cas raconter n'importe quoi.
14:42Créer des problèmes qui n'ont pas lieu d'être.
14:44C'est-à-dire que si évidemment demain
14:46on se jette tous sur le station-service du coin
14:48pour aller faire le point,
14:49la station-service du coin en question
14:51manquera des sens.
14:52Garder son sang-froid Valérie Gasse
14:53dit Roland Lescure,
14:54c'est possible pour le gouvernement
14:55dans cette situation ?
14:56En tout cas il faut faire comme si.
14:58Mais en effet c'est vrai que là
15:01Roland Lescure essaye de dégoupiller
15:03une des critiques qui pourrait,
15:05enfin une des inquiétudes
15:06qui pourrait arriver chez les Français,
15:08c'est l'approvisionnement.
15:08Est-ce qu'on va manquer ?
15:09Bon là visiblement ça n'a pas l'air d'être le cas
15:11mais pour les prix,
15:12là ça va être le cas.
15:14Ça va monter
15:14et ça va être un problème forcément
15:15pour le gouvernement.
15:17Un des impacts de cette guerre
15:20qui est menée au Moyen-Orient
15:21et qui va revenir par le biais
15:22des prix de l'énergie en France
15:24et forcément là il va falloir gérer.
15:26Alors certes le gouvernement garde son sang-froid
15:29et dit aux Français
15:30gardez votre sang-froid
15:31mais les Français
15:32quand ils vont devoir payer plus
15:33ils ne vont pas être contents
15:34et on voit déjà
15:35que dans les réactions politiques ce matin
15:37Marine Le Pen a tout de suite
15:39été embrayée sur cette question
15:40demandant l'abandon des taxes
15:42pour justement préserver le pouvoir d'ajat.
15:44Ça va devenir une question politique
15:46si ça impacte le porte-monnaie des Français.
15:48Alors je précise que Roland Lescure
15:49a affirmé tout à l'heure
15:50qu'il n'était pas question
15:51de ressusciter par exemple
15:53le chèque carburant
15:53ou de mettre en place des aides.
15:55Il convoquera à Bercy demain
15:56le ministre de l'économie
15:58les distributeurs.
15:59Ça peut devenir un sujet politique
16:00disait Valéry Gass
16:01Henri Vernet c'est le cas.
16:02Oui bien sûr.
16:03On a vu en effet
16:04tout ce qui s'était produit
16:04au moment de...
16:06qui avait suivi l'invasion russe en Ukraine
16:08et les tensions sur le prix de l'énergie
16:10de manière générale.
16:11Donc c'est un sujet politique.
16:12D'ailleurs c'est intéressant
16:12de voir comment Roland Lescure
16:14ce matin a nettement nuancé
16:15les propos qu'il avait tués auparavant
16:17en disant que non
16:17il n'y avait aucun risque
16:18et ça c'était aucun risque
16:20sur à la fois le portefeuille
16:21le prix à la pompe etc.
16:22pour les Français
16:23et c'était imprudent de sa part
16:24quand il avait dit ça
16:25parce que justement
16:25on ne peut vraiment pas garantir cela
16:28quand on n'est pas maître des événements.
16:31Alors il a raison sur le court terme
16:32en effet si cette guerre est courte
16:34son analyse est assez juste
16:35mais néanmoins
16:37quand même ce qui était intéressant
16:38hier dans l'intervention
16:39du chef de l'État
16:40c'est qu'autant
16:41il n'y avait pas de grande annonce
16:43d'initiative diplomatique
16:44comme il en est assez coutumier
16:46même si souvent
16:46elle ne donne pas grand chose
16:48autant là
16:49ça a manqué
16:50néanmoins il n'y a quand même eu l'esquisse
16:51il en a parlé d'une coalition
16:53qui sera à la fois diplomatique
16:54un peu militaire
16:55justement pour garantir
16:57cette liberté de circulation
16:58dans le détroit d'Orbousse
16:59parce que cette affaire de prix
17:01de tension sur les prix d'énergie
17:02et du commerce
17:04plus généralement
17:05réside vraiment là
17:06dans ce qui se passera
17:07d'ailleurs c'est une des raisons
17:08du déploiement du porte-avion
17:09en Chambou
17:09exactement du porte-avion
17:10et même du renforcement
17:11des bases dans la région
17:13pour vraiment assurer
17:15que la liberté de circulation
17:16puisse être
17:17comment dire
17:18restaurée le plus vite possible
17:19et là il y a coalition
17:20puisqu'il parle de partenaires
17:21comme l'Allemagne
17:22et le Royaume-Uni
17:23mais également
17:24de pays de la région
17:25Antoine Comte
17:25quand on pense
17:26prix des carburants
17:27quand on pense
17:28revêt sur les stations-service
17:29ça laisse penser quand même
17:30à un petit syndrome
17:31gilet jaune non ?
17:32Oui un petit syndrome
17:33gilet jaune
17:34ou peut-être crise Covid
17:35rappelez-vous
17:36quand justement
17:37il y avait les français
17:38qui allaient faire des stocks
17:39dans les supermarchés
17:40pour s'approvisionner
17:41de peur qu'il n'y ait plus rien
17:43mais ce qu'il faut dire
17:44quand même sur le carburant
17:45sur le pétrole
17:45sur l'essence
17:46c'est que chaque pays
17:47a un stock stratégique
17:49de trois mois
17:49il faut quand même le dire
17:50donc c'est-à-dire que
17:51quand le ministre de l'économie
17:52Roland Lescure
17:53nous dit
17:53il ne faut pas s'alarmer tout de suite
17:55c'est que j'imagine
17:56voilà
17:56il parle je pense
17:57de court terme
17:58après les trois mois
17:59là la question va peut-être
18:00se poser
18:00si le détroit d'Hormuz
18:02continue à être bloqué
18:02il va avoir un vrai sujet
18:05voilà il y a ça
18:06et je suis d'accord
18:07avec Valérie
18:07sur les prix
18:07les prix forcément
18:08qui vont monter en flèche
18:09dans les prochains jours
18:10alors on voit
18:11une légère hausse
18:12aujourd'hui
18:12de quelques centimes
18:13mais je suis désolé
18:14pour certains français
18:16à la fin du mois
18:16quelques centimes
18:17c'est déjà beaucoup
18:18donc ça ça va jouer
18:19et on voit déjà
18:20on parle de sujet politique
18:22mais je dirais
18:23de récupération politique
18:24c'est-à-dire que là
18:25dès ce matin
18:26on est au cinquième jour
18:27de la guerre
18:27Marine Le Pen
18:28tout de suite a réagi
18:29en disant
18:29il va falloir faire
18:31un geste
18:32et baisser les taxes
18:33donc à mon avis
18:34ça va être un vrai sujet
18:35qui va monter
18:36et il va falloir
18:37que le gouvernement
18:37soit solide
18:38et puisse répondre
18:38et pas juste dire
18:39non non on augmentera pas
18:40on va pas jouer sur les taxes
18:42il va falloir vraiment intervenir
18:43et ça risque d'ailleurs
18:44de débattre du sujet
18:46à l'Assemblée nationale
18:46très prochainement
18:47Valérie Gass
18:48le risque c'est que le gouvernement
18:49se retrouve en première ligne
18:50doivent rendre des comptes
18:51tout cela dans l'inconnu diplomatique
18:53dont on parlait tout à l'heure
18:54oui totalement
18:55parce qu'on sait pas
18:56on sait pas
18:57ce qui va
18:58ce qui va advenir
18:59dans ce conflit
19:00et en effet
19:02toutes les conséquences
19:03elles vont quand même arriver
19:04donc là
19:05on a un président
19:06qui a fait son allocution
19:08et qui a donné
19:08les grandes lignes
19:10et qui a quand même
19:10un des buts
19:11de cette allocution
19:12était de dire aux français
19:13je suis là
19:14et je gère
19:15je garde mon frère
19:16et je gère
19:17j'agis
19:18j'agis
19:18pour que les conséquences
19:19ne vous impactent pas directement
19:21cette coalition
19:22qui est censée
19:23sécuriser le détroit d'Hormuz
19:25pour assurer le passage
19:26c'est ça
19:26c'est dire aux français
19:27regardez
19:28on va faire quelque chose
19:29pour que les conséquences
19:30n'arrivent pas
19:30mais c'est vrai que là
19:31les ministres
19:32et Roland Lescure
19:33ce matin
19:34étaient en première ligne
19:35vont devoir dire
19:37comment on agit
19:38si ça dure
19:38et si ça impacte les français
19:40dans en effet
19:41une inconnue diplomatique
19:42une inconnue stratégie
19:43une inconnue militaire
19:44ça rend l'exercice d'équilibriste
19:45encore plus délicat
19:47et compliqué
19:47oui oui
19:48c'est vraiment
19:49c'est vraiment le dilemme
19:50de la France
19:51dans cette région
19:52mais c'est le cas aussi
19:52à propos de la guerre en Ukraine
19:53d'abord
19:54alors l'Ukraine
19:56oui c'est l'analogie
19:58dans la puissance
19:59dans le hors-jeu
19:59de l'Europe
20:00et de la France
20:01qui a un peu battu en brèche
20:02parfois sur certains aspects
20:03là la différence
20:04mais l'objectif
20:06en revanche est clair
20:06le but diplomatique
20:07il est clair
20:08et clairement affiché
20:09de la France
20:09il n'y a aucune ambiguïté
20:10sur l'Ukraine
20:10c'est vraiment le soutien total
20:11face à l'agression
20:12de l'invasion de Poutine
20:14là quand je parle
20:15de ligne de crête
20:16c'est toujours plus délicat
20:17parce qu'on l'a dit tout à l'heure
20:18d'un côté
20:18c'est la France
20:19c'est le pays
20:22essayant d'entraîner
20:23l'Europe derrière elle
20:24c'est quand même le pays
20:24qui est garant
20:25de toujours
20:26du droit international
20:27du multilatéralisme
20:28or c'est ce qui est totalement
20:30battu en brèche aujourd'hui
20:31par les Trump
20:31par les Poutines
20:32par les Netanyahou
20:33et donc la ligne de crête
20:35c'est toujours
20:35à la fois d'essayer
20:36de défendre ça
20:37sans condamner
20:38en effet
20:38l'élimination
20:39du bourreau
20:40qui a massacré un peuple
20:42mais une fois
20:43qu'on a dit ça
20:44il s'agit en effet
20:45de passer à des initiatives
20:46malgré tout
20:47plus efficaces
20:48alors tout à l'heure
20:49Roland Escur
20:50parlait sur votre plateau
20:51par exemple
20:52d'une réunion
20:52des ministres du G7
20:54donc G7
20:55il y a également
20:55les principaux concernés
20:56c'est-à-dire les Etats-Unis
20:57pour essayer justement
20:59de gérer
21:01autant que possible
21:02ce chaos
21:03d'en prévenir
21:04les effets
21:04il y a donc la coalition
21:06dont on en a parlé
21:06mais encore une fois
21:07on ne sait pas
21:07c'est un mystère
21:08à quoi ressemble Oratel
21:09il en a parlé hier
21:10Emmanuel Macron
21:10ça ne vient pas toujours
21:11réussir quand il a
21:13amené sur la table
21:14des coalitions
21:14exactement
21:15parce que là
21:15on donne l'impression
21:16ok on va contrôler ça
21:17les détruits d'armouze
21:18on va contrôler
21:18mais comment
21:19donc il reste quand même
21:20beaucoup de questions
21:20mais au moins
21:21l'idée c'est de retrouver
21:22un peu d'initiative
21:23un tout petit mot de la fin
21:24tout ça à 10 jours
21:25et on l'oublie
21:26d'élections municipales
21:27devenues quasi invisibles
21:29voilà quasi invisibles
21:29mais surtout avec
21:31là aussi une importation
21:32du contexte national
21:34mais surtout international
21:34dans cette élection
21:35donc là le résultat
21:36on va voir ce qui va se passer
21:38mais c'est quand même
21:38une vraie incertitude
21:39avec je pense
21:40cette crise économique
21:41liée au gaz
21:42au pétrole
21:43qui va avoir un impact
21:43directement dans les urnes
21:45à partir du 15 mars
21:46pour le premier tour
21:47merci Antoine Comte
21:48Henri Verne
21:49éditorialiste politique
21:49à France Info
21:50on vous lit
21:51on vous entend
21:52et on vous voit
21:53évidemment sur nos antennes
21:55merci Valérie Gasse
21:56chef du service politique
21:57de RFI
21:57d'avoir été avec nous ce matin
21:58les informés reviennent
21:59évidemment ce soir à 20h
22:00merci
22:01merci
22:01merci
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