- il y a 21 heures
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité autour de Victor Matet.
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00:0820h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:13Bonsoir et bienvenue sur France Info à la radio mais aussi à la télé, c'est sur le canal 16
00:17de la TNT.
00:18A la une ce soir, qui seront les prochains maires de Paris, Lyon, Marseille, Toulouse ou encore Bordeaux ?
00:23Beaucoup de suspense avant le second tour dimanche, la campagne des municipales qui s'arrête ce soir à minuit.
00:28A Paris, les candidats veulent convaincre jusqu'à la dernière minute, on en parle dans un instant.
00:33Trois semaines de guerre au Moyen-Orient, nouveau message du guide suprême iranien.
00:37Aujourd'hui, lu encore une fois par un journaliste de la télévision d'Etat, Mojtaba Ramenei assure que l'ennemi
00:43est vaincu.
00:44Comment comprendre ces mots ? La France, elle, appelle l'Iran à des concessions majeures.
00:48Et puis en fin d'émission, nous parlerons de la disparition de Chuck Norris, acteur américain avec 86 ans.
00:54Que disait-il de l'Amérique des années 80 à aujourd'hui ?
00:57Pour parler de tous ces sujets, nous informer ce soir, Richard Verly.
01:02Bonsoir Richard.
01:02Bonsoir.
01:03Correspondant France et Europe pour le média suisse Blic, à vos côtés Aurore Malval.
01:07Bonsoir.
01:08Bonsoir.
01:08Grand reporter au service politique de Marianne.
01:11Raphaël Kahn est avec nous.
01:12Bonsoir.
01:13Bonsoir Victor.
01:13Journaliste et présentateur de l'émission Le Monde dans tous ses états, c'est sur France 24.
01:18Bonsoir Serge Faubert.
01:19Bonsoir Victor.
01:20Directeur de la rédaction de Pure Politique.
01:22Et bonsoir Véronique Reissoult.
01:24Bonsoir.
01:24Présidente de Backbone Consulting et spécialiste des réseaux sociaux.
01:29La campagne des municipales se termine donc ce soir à minuit.
01:34Plus que quelques heures, plus de neuf communes surdites, rappelons-le, ont élu leur maire dès le premier tour.
01:40Mais des millions d'électeurs restent concernés par le vote de dimanche.
01:44À Paris, jusqu'au bout, la bataille continue.
01:46Emmanuel Grégoire, de la gauche hors LFI, tient un dernier meeting en ce moment même.
01:52Dans deux jours, nous serons appelés aux urnes pour élire le prochain maire de Paris et son équipe.
01:56Ce sera le moment d'un choix.
01:58Un choix clair entre deux manières de vivre ensemble.
02:01Un choix clair entre deux manières de vivre la démocratie.
02:05Un choix clair entre deux manières de vivre Paris.
02:08Emmanuel Grégoire qui parle d'un choix entre deux candidats.
02:11Rappelons que Sofia Chikirou est aussi en lice pour la France insoumise.
02:15Nous aurions aimé, dans les informés, vous faire entendre Rachida Dati.
02:19En début de soirée, la candidate de la droite devait tenir une conférence de presse.
02:23Mais elle a été annulée au dernier moment.
02:25Qu'est-ce que cela dit, Serge Faubert, de cette fin de campagne très tendue à Paris ?
02:31Rachida Dati n'est pas, disons ces derniers jours, n'a pas éclaté sur la scène médiatique.
02:39C'était très brouillon lors d'un débat chez une concurrente.
02:45Donc débat brouillon.
02:47On ne sait pas très bien aujourd'hui le ralliement de Bournazel sans Bournazel.
02:52C'est un peu bizarre.
02:53On se demande.
02:54Et les circonstances du retrait de Sarah Knafo restent à éclaircir.
03:02Alors est-ce que c'est un rapport ? On n'en sait rien.
03:04On pensait, on espérait peut-être avoir des éclaircissements sur les accusations d'Emmanuel Grégoire
03:10qui donc lui soutient qu'Emmanuel Macron serait intervenu personnellement pour que la candidate d'extrême droite se retire.
03:19Bon, c'est une histoire, j'ai un peu de mal personnellement adhérer à ce récit.
03:23Parce que ça me semble un peu tiré par les cheveux.
03:25Je pense que Sarah Knafo avait tout intérêt à se retirer.
03:28Emmanuel Macron a démenti hier soir, enfin hier pardon, depuis...
03:31Voilà, donc sous réserve qu'on nous apporte la démonstration ou des éléments de preuve.
03:34Mais pour l'instant, ça paraît difficile à croire.
03:37Mais c'est vrai que Rachida Dati, il y a une espèce de trou d'air dans les dernières longueurs
03:41de la campagne.
03:42Et en plus, il y a des sondages qui laissent quand même à penser que peut-être Emmanuel Grégoire serait
03:47légèrement devant.
03:49Mais enfin, on connaît les marges d'erreur.
03:50Et puis bon, les sondages, ce n'est pas le résultat des urnes.
03:55Oui, Aurore Malval, dans la plupart des sondages, pour l'instant, les deux candidats, les deux favoris, en tous les
03:59cas, se tiennent dans un mouchoir de poche.
04:00Oui, on a beaucoup de sondages.
04:02Alors, ce n'est pas le cas dans toutes les villes.
04:03À Marseille, par exemple, c'est assez clair.
04:04Mais c'est vrai que Paris, c'est dans la marge d'erreur, comme Lyon, comme d'autres Toulouse également.
04:12Ce qui est intéressant sur la campagne de Rachida Dati, en fait, moi, je pense que ce n'est même
04:15pas seulement ces derniers jours
04:16où il y a un petit peu ce flou, la presse qui est tenue à l'écart.
04:20Ça a été un petit peu dès le début de la campagne.
04:23Rachida Dati, elle a un moment marqué, en tout cas, les esprits des commentateurs médiatiques.
04:30Encore une fois, il faut voir ce qui se passe réellement chez les électeurs.
04:33Mais avec des vidéos assez chocs au début.
04:36On se souvient de cette vidéo où elle ramasse les poubelles.
04:40Mais en fait, même cette communication numérique, elle a été aussi un petit peu éclipsée par, tout d'un coup,
04:45l'apparition de l'objet médiatique, encore une fois, Sarah Knafo, qui a occupé à la fois le terrain des
04:50médias traditionnels,
04:51avec des invitations aux 20 heures, avec de nombreux plateaux, je dirais, tout à fait de télévision, tout à fait
04:57régulière,
04:58et une surproduction sur les réseaux sociaux.
05:01Donc, c'est vrai que la campagne de Rachida Dati, globalement, elle a été une pas très bonne campagne.
05:06Ensuite, il faut voir que sur le papier, effectivement, tout le monde s'est démené pour la faire gagner,
05:10que ce soit à droite et au centre, effectivement, les appareils.
05:13Alors, même si, effectivement, Emmanuel Macron, je ne sais pas, moi, je n'ai pas les informations sur le fait
05:19qu'il serait intervenu
05:20pour aller demander, par l'intermédiaire de Vincent Bolloré, à ce que Sarah Knafo se retire.
05:26Mais c'est vrai qu'Emmanuel Macron s'est impliqué dans la campagne de Rachida Dati.
05:29On peut rappeler, peut-être pour ceux qui n'ont pas forcément suivi ce dernier épisode,
05:33Sarah Knafo de Reconquête, qui a donc retiré sa liste pour le second tour, pour faire gagner la droite,
05:38et donc Rachida Dati, sans toutefois aucun accord, on le rappelle, entre elles.
05:41Sarah Knafo, on va l'écouter, tiens, qui affirme qu'Edouard Philippe a mis directement son veto pour une alliance
05:46avec la droite.
05:47Quand je commence ma candidature, je dis que je sois première, deuxième ou troisième, peu importe,
05:52je tendrai la main et j'appellerai à une union des droites.
05:54Résultat, quand j'ai mon score, c'est exactement ce que je fais.
05:56Je dis, je tends la main à Madame Dati.
05:58On s'appelle, et à ce moment-là, elle me dit, Edouard Philippe pose un veto.
06:01Et ça, j'espère que les gens l'entendent bien et s'en souviendront.
06:04Parce que, je dis M. Edouard Philippe, mais aucun baron de LR, aucun, n'a appelé à une union des
06:09droites.
06:09Voilà, Sarah Knafo, ce matin, sur BFM.
06:12Raphaël Kahn, ça vous paraît crédible, cette histoire de veto de la part d'Edouard Philippe ?
06:17C'est tout à fait possible, dans la mesure où Edouard Philippe s'est impliqué personnellement, on le sait,
06:20pour faire renoncer Pierre-Yves Bournazel.
06:22Et on imagine qu'il a certainement mis dans la balance, à ce moment-là,
06:25le fait que Rachida Dati ne franchirait pas le Rubicon.
06:28D'ailleurs, Rachida Dati ne s'est pas alliée à Sarah Knafo.
06:31Elle a bénéficié, effectivement, de son retrait, mais sans aucune contrepartie.
06:35Je reviens sur ce que disait Aurore Malval, une mauvaise campagne de Rachida Dati.
06:38Il faut s'interroger, est-ce la campagne qui est mauvaise ou la candidate ?
06:41Parce que la question aussi, c'est, est-ce que Rachida Dati était la mieux placée
06:45pour faire gagner la droite à Paris ?
06:46Elle, qui a une image extrêmement clivante, qui s'était mise à dos la moitié de la fédération LR,
06:50qui avait rallié Emmanuel Macron, et dont on voit aujourd'hui que la déperdition des voix
06:54a énormément profité à Pierre-Yves Bournazel, qui, sans faire quasiment campagne,
06:58ou en tout cas une campagne d'un niveau assez médiocre aussi,
07:00est parvenue tout de même à rallier plus de 10% des voix.
07:04Richard Verlier, on se souvient que Rachida Dati, elle était partie assez tôt,
07:08si on peut dire, son entrée au gouvernement en janvier 2024,
07:11dans le gouvernement à l'époque de Gabriel Attal.
07:13On sait tout de suite qu'il y a cette espèce de deal,
07:16que ce sera la candidate à la mairie de Paris pour le clan macroniste.
07:19Oui, de toute façon, je ne sais pas quel a été le degré d'implication d'Emmanuel Macron,
07:23mais ce qui est certain, c'est qu'à partir du moment où il l'a gardée aussi longtemps dans
07:27son gouvernement,
07:27d'abord à partir du moment où il l'avait prise dans son gouvernement,
07:30ensuite il l'a gardée, il l'a en quelque sorte adoubé.
07:33Elle peut se prévaloir d'être adoubée par le président de la République.
07:36Maintenant, qu'est-ce que ça vaut électoralement ?
07:38Ça, c'est une autre question.
07:39Après, il me semble que dans ces derniers temps, ce qu'elle tente plutôt faire,
07:42c'est peut-être de se gendarmer elle-même.
07:44Elle est quand même habituée à avoir des coups d'éclat, des paroles qui dérapent.
07:48Alors peut-être qu'elle a annulé cette conférence de presse plutôt par prudence,
07:52pour ne pas dire devant les journalistes quelque chose qui lui aurait échappé.
07:55Il me semble qu'en marche du plateau du débat,
07:57elle a dit un mot assez désagréable à l'égard d'Emmanuel Grégoire.
08:00C'est ce qu'a dit Emmanuel Grégoire hier matin sur France Info.
08:03Donc peut-être qu'elle se dit, il vaut mieux être prudente,
08:06et que dans ces dernières heures, ça lui profitera.
08:10C'est ça aussi, Serge Faubère, les dernières heures de campagne.
08:12On peut gagner des points avec des coups d'éclat.
08:14On peut aussi en perdre en faisant une...
08:16On peut en perdre très rapidement.
08:18Il suffit d'une bourde, un mot déplacé, une incompréhension, un quiproquo.
08:24Et c'est 2-3% d'électeurs qui peuvent aller voir ailleurs.
08:28Ou tout simplement ne pas se déplacer.
08:30C'est une question de mobilisation de son propre camp jusqu'à la dernière minute.
08:34Il faut convaincre les électeurs que c'est utile d'aller voter.
08:37Or là, on a une abstention record.
08:39C'est là la vraie difficulté de ce scrutin.
08:41C'est que depuis la fondation de la Ve République,
08:44c'est le plus fort taux d'abstention.
08:49Et donc là, on va avoir un scrutin qui lui se joue à quelques fois.
08:544 électeurs sur 10, on rappelle, qui ne se sont pas déplacés.
08:56Donc, il y a un véritable enjeu.
08:59Comment les convaincre d'y aller ?
09:01Et de leur dire, si vous votez pour moi, ça va radicalement changer la situation de la capitale.
09:07Ça, c'est difficile.
09:08Et on va reparler justement de la participation ou de l'abstention.
09:12C'est selon Véronique Ressoult, on parlait des vidéos de Rachida Dati,
09:15puis celle de Sarah Knafo.
09:17Qu'est-ce qui se dit actuellement sur les réseaux sociaux,
09:18à quelques heures maintenant de la fin de cette campagne ?
09:21Déjà, on entend régulièrement quand il y a une élection,
09:23on dit tout se joue sur les réseaux sociaux.
09:25Non, tout ne se joue pas sur les réseaux sociaux.
09:27Preuve en est, c'est que vous pouvez avoir des très bons résultats
09:30et in fine ne pas avoir l'équivalent dans les urnes.
09:35Ce qui est certain, c'est que c'est un bon moyen pour émerger
09:37et pour se faire remarquer.
09:38On l'a vu pour Knafo, on le voit au démarrage de Dati.
09:42Et puis, ce n'est pas parce qu'on parle de vous,
09:44qu'on like vos vidéos et qu'on les partage,
09:46qu'on va voter pour vous.
09:47Donc, on voit bien que les choses sont plus compliquées.
09:49Il y avait plus une curiosité.
09:51Après, ce qui est évident, c'est que si on dit
09:53que la visibilité, ça fait gagner,
09:55on va dire que dans ces cas-là, c'est M. Grégoire
09:57sur ces derniers jours qui va gagner.
09:58Si on dit que c'est la progression d'une dynamique,
10:01paradoxalement, c'est plutôt Mme Dati
10:03parce qu'il y a eu plus d'engagement autour d'elle
10:06parce que les gens qui ont voté pour elle
10:09se mobilisent justement pour dire
10:11que rien n'est joué, il faut aller voter.
10:13On voit bien qu'il y a une mobilisation.
10:15Et puis, ce qui est plutôt intéressant,
10:18c'est de regarder quels sont les arguments.
10:20Et en fait, ils ont des deux côtés.
10:22Les mêmes arguments, c'est changer ou pas changer.
10:25C'est-à-dire, est-ce qu'on change vraiment
10:26et pourquoi on va changer ?
10:28Ou est-ce qu'on continue pareil ?
10:29Donc, en fait, les mêmes arguments.
10:30Et c'est assez difficile d'identifier, finalement,
10:34s'il y a quelque chose qui va basculer.
10:35La seule personne qui a émergé, c'est Mme Chikirou
10:38sur ces derniers jours, depuis le débat.
10:41Et il y a même beaucoup de compliments autour d'elle.
10:44Mais chacun ponctue en derrière.
10:46Ce n'est pas parce que je complimente que je vais voter pour elle
10:48en disant, voilà, elle a bien fait de rester
10:53ou elle n'a pas bien fait de rester.
10:54On la commente beaucoup.
10:55Mais évidemment, ce n'est pas ça qui va faire la campagne.
10:59D'où la difficulté aussi, d'ailleurs,
11:00d'anticiper les reports de voix Aurore-Malval.
11:02Je voulais ajouter quelque chose sur la réforme
11:04de la loi PLM du scrutin à Paris.
11:07On avait dit, justement, qu'en ayant ce double vote,
11:10donc un vote pour la mairie d'arrondissement
11:12et un vote décorrélé pour la mairie centrale,
11:14Rachida Dati serait extrêmement avantagée
11:17puisqu'elle avait cette notoriété supérieure
11:19à tous les autres candidats.
11:20On voit que ce n'est absolument pas ce qui s'est passé.
11:22C'est même pire, Rachida Dati,
11:24dans certains arrondissements,
11:25qui ont d'ailleurs élu leur maire au premier tour,
11:28Rachida Dati a un score moins important
11:30en nombre de voix que les candidats LR
11:32qui ont été reconduits ou élus,
11:34d'ailleurs, à la tête des mairies d'arrondissement.
11:35Donc ça, je pense que c'est déjà
11:36un des premiers enseignements
11:38de cette réforme du mode de scrutin.
11:40Et bien, finalement, ça n'a pas avantagé
11:42ceux qui pensaient l'être radicalement.
11:44D'ailleurs, Rachida Dati va avoir un enjeu
11:45de mobilisation de son électorat
11:47parce que lorsque le maire d'arrondissement
11:49a déjà été élu,
11:49il va falloir que ses électeurs retournent
11:52à la mairie seulement pour se porter sur son nom.
11:54Elle a été élue, on le rappelle, effectivement,
11:56réélue dès le premier tour
11:57dans le septième arrondissement, Raphaël.
11:58Oui, il y a une déperdition de 5 à 10 points,
11:59parfois même plus,
12:00dans le cinquième arrondissement
12:01où se présentait Florence Berthoud.
12:03Et dans le neuvième d'Elphine Burkley,
12:05dans ces deux arrondissements-là,
12:06Rachida Dati arrive très nettement derrière,
12:08alors même que les candidats locaux
12:09de la droite et du centre,
12:10eux, sont en tête et en bonne place,
12:13y compris dans le cinquième,
12:14où on pensait que ça allait être difficile,
12:16pour maintenir ces arrondissements
12:18sous pavillon à droite.
12:20Encore une fois, c'est la question
12:21de la candidate elle-même
12:22qu'il faut-il le rappeler,
12:23envoyée dans le tribunal correctionnel.
12:24D'ailleurs, même cas pour Sophia Chikirou
12:28qui, elle, sera jugée avant.
12:29Mais d'ailleurs, ce que n'a pas manqué
12:31de souligner à l'heure du débat,
12:32Emmanuel Grégoire.
12:33Serge Foubert, vous vouliez réagir
12:34à la réforme PLM à Réunion-Marseille ?
12:36Pas sur la réforme PLM,
12:37mais sur un autre élément
12:39qui explique la démobilisation des électeurs.
12:41C'est la fin du panachage
12:42dans les petites communes.
12:44Avant, il y avait plusieurs listes
12:45et puis on prenait son stylo,
12:47on rayait un nom,
12:48on mettait, ah bah non,
12:48lui, je l'aime bien, je le mets.
12:50Et on arrivait finalement
12:51à faire son marché
12:52parmi différentes listes.
12:54Aujourd'hui,
12:56résultat, il n'y a plus qu'une seule liste
12:57qui est présentée.
12:58Les gens, ah bah lui,
12:59non, jamais je voterai pour lui.
13:01Donc, on ne vote pas pour la liste.
13:02Fin de l'histoire.
13:02C'est-à-dire qu'il y a plein de gens
13:03qui ne sont pas allés voter
13:04parce qu'ils ont
13:06une possibilité de choix moindre.
13:08Et je pense qu'il faudrait
13:09rapidement revenir à cette possibilité.
13:13Richard Berlis, pardon,
13:14on a parlé de Paris il y a un instant.
13:16Incertitude aussi à Marseille,
13:17à Lyon, à Toulouse,
13:19suspense dans les quatre plus grandes
13:20villes de France,
13:21ce n'est pas forcément commun.
13:23Bon, j'ai quand même l'impression
13:24que le suspense à Marseille,
13:25il est moindre, il semble.
13:26Enfin, tout le monde a l'air de dire
13:27que Benoît Payan est en bonne position
13:30du fait que Martine Vassal
13:33est restée la candidate de la droite
13:35et qu'en revanche,
13:36Sébastien Delogu,
13:37de la France Insoumise,
13:38s'est retirée.
13:39À Lyon, c'est très, très serré
13:41de ce point de vue-là
13:42et donc la performance
13:43du candidat écologiste
13:45sortant au premier tour
13:47pourrait ne pas se concrétiser
13:49par une victoire.
13:50Et puis Toulouse,
13:51ce que tout le monde...
13:52On rappelle à Grégory Doucet
13:53face à Jean-Michel Aulas.
13:54Voilà, Grégory Doucet
13:54qu'on donnait perdant,
13:56qui a réussi à être quand même
13:58assez nettement en tête
14:00avec un Jean-Michel Aulas
14:01que lui, on donnait gagnant
14:03et triomphant
14:03et qui est apparu quand même
14:05assez fatigué,
14:06aussi bien sur le plan électoral
14:07qu'à titre personnel
14:08qui n'a pas convaincu
14:09dans cette dernière ligne droite.
14:10Oui, on parlait de campagne
14:11ratée ou en tout cas
14:13avec des moments difficiles.
14:14Je pense aussi qu'une campagne,
14:15c'est dur
14:15et que les personnalités
14:17issues de la société civile
14:18ou du monde de l'entreprise
14:19ne sont peut-être pas habituées
14:20à ce rythme
14:21et au fait qu'ils faussent balle
14:22jusqu'au dernier moment.
14:23Et enfin, Toulouse,
14:24tout ce que tout le monde
14:25a scruté,
14:25c'est évidemment
14:26la liste France Insoumise
14:28avec M. Picmal,
14:29si j'ai bien suivi.
14:30François Picmal,
14:31effectivement allié
14:32à François Briançon
14:35du Parti Socialiste.
14:36Toulouse, d'ailleurs,
14:37Or, Malval,
14:38qui est une espèce
14:39d'incongruité
14:39dans le monde politique
14:40parce que c'est une ville
14:41qui va très régulièrement
14:43à gauche pour les scrutins nationaux
14:44mais jamais pour sa ville.
14:45Effectivement,
14:46on a cette exception.
14:48Jamais ou presque.
14:49Jamais ou presque
14:49parce qu'il y a eu quand même
14:51des scrutins
14:52qui ont donné la gauche
14:53mais c'est vrai
14:54que c'était surprenant
14:55d'avoir Jean-Luc Coudin,
14:57que maire de centre-droit
14:58dans une ville
14:59qui se revendique justement
15:00aussi de cet ancrage
15:02et de cette dynamique
15:03militante à gauche.
15:04Et d'ailleurs,
15:04je pense que c'est pour...
15:06quand même,
15:06ça a joué beaucoup
15:08dans l'alliance
15:08qui s'est formée finalement
15:10parce que cette liste
15:11de la France Insoumise
15:12avec le Parti Socialiste
15:14à Toulouse,
15:14c'est un petit peu
15:15un cas singulier
15:17dans le paysage.
15:17Il y a ce qu'on appelait
15:19des fusions techniques.
15:20Alors,
15:20on a semblé un peu
15:21découvrir ce système,
15:22c'est-à-dire d'accueillir
15:23un peu comme des coucous
15:24quelques candidats
15:25sur notre liste
15:26pour finalement
15:26se séparer
15:28lorsqu'on sera
15:28au Conseil municipal.
15:29Ça a existé
15:29à d'autres élections,
15:31à d'autres municipales.
15:32Ça s'est déjà vu.
15:33Sans changer totalement la liste.
15:34Sans changer totalement la liste
15:35et en laissant
15:36s'il y a dans l'opinion.
15:37Alors,
15:37souvent c'était des parties
15:39plus confidentielles.
15:40Je pense notamment
15:40que ça s'était passé
15:41à Clermont-Ferrand
15:41plusieurs années de Suisse
15:43avec la LCR
15:43qui avait un candidat
15:44extrêmement fort
15:45et donc cette fusion technique
15:46avait lieu.
15:47Mais pour revenir
15:47au cas de Toulouse,
15:48je pense qu'effectivement
15:49c'est justement
15:49l'ADN un petit peu
15:50ville de gauche
15:51qui a poussé
15:52les deux à l'union
15:52et cette fois
15:53à une vraie union
15:53puisque si cette liste
15:56des deux François,
15:57François Briançon
15:58et François Picmal
15:59l'emportent,
16:00il y a un accord
16:00qui est passé
16:01pour avoir
16:01François Briançon
16:02à la métropole
16:04et François Picmal
16:06à la mairie.
16:06Donc c'est quelque chose
16:08d'assez unique
16:09et on voit bien là
16:10encore une fois
16:11que chaque ville
16:12a un écosystème
16:12très propre.
16:13Avec François Picmal
16:14notamment
16:14qui vise cette mairie Toulouse
16:16depuis très longtemps.
16:16C'est un objectif affiché
16:17depuis de nombreuses années.
16:18Tout à fait.
16:18Depuis qu'il n'avait pas eu
16:19la précédente investiture.
16:21Ce qui va être intéressant
16:22à observer également
16:23c'est de vérifier
16:24si l'arithmétique politique
16:27est à l'oeuvre.
16:28C'est-à-dire
16:29nous savons,
16:30vous et moi
16:31et ceux qui nous écoutent
16:32également,
16:33que 1 plus 1
16:33ça fait 2
16:34sauf en politique.
16:35C'est-à-dire
16:36est-ce que les voix
16:37du Parti Socialiste
16:38plus les voix
16:39de la France Insoumise
16:41va égaler
16:42le total
16:42de chacun des partis
16:43pris isolément ?
16:45Et ça...
16:45On peut déjà dire non.
16:46C'est pas évident.
16:48Ça va dépendre
16:49des endroits.
16:51Ça va dépendre
16:52des endroits
16:52mais quand on sait
16:53les tensions
16:54qui règnent aujourd'hui
16:55au sein du Parti Socialiste
16:57sur les alliances
16:58avec la France Insoumise
16:59ça va être intéressant
17:00de regarder
17:01si ceux qui étaient hostiles
17:02à l'alliance
17:03avec la France Insoumise
17:04se sont déplacés
17:05ou pas
17:05pour aller voter
17:06et est-ce que finalement
17:07ça a été la grande réconciliation
17:09l'union de la gauche
17:10etc.
17:11Ou alors
17:12il y a vraiment
17:13un clivage qui demeure
17:14et il y a des gens
17:15qui n'iront pas voter
17:16pour cette liste
17:18parce qu'il y a
17:18des militants
17:19de la France Insoumise
17:20dessus.
17:21C'est un élément
17:21qui va être très important
17:22je pense
17:23dans les récits
17:24qui vont être servis
17:25dimanche soir
17:26par les uns
17:26et par les autres.
17:27C'est une des grandes interrogations
17:28en effet
17:29Véronique Ressout
17:30on se demande aussi
17:31comment les électeurs
17:32s'y retrouvent
17:32face à ces fusions
17:34face à ces différentes listes
17:35qui se regroupent parfois.
17:36Un des points
17:37qui était très révélateur
17:38c'est qu'on dit toujours
17:39que l'élection municipale
17:40par essence est locale
17:41mais là
17:41c'est vraiment le cas
17:42c'est-à-dire qu'en fait
17:43les éditorialistes
17:44et les commentaires
17:44qu'il va y avoir derrière
17:45sont des commentaires
17:46qui vont être
17:47à un niveau national
17:48et on va tirer des conclusions
17:49par rapport aux partis
17:50alors que quand on regarde
17:53vraiment commune
17:54par commune
17:54ville par ville
17:55c'est vraiment une situation locale
17:57qui est prise en compte
17:58et bien sûr
17:59il y a le sujet
18:00de la droite
18:00de la gauche
18:01des accords
18:01mais c'est la situation locale
18:03des urgences locales
18:04on s'aperçoit qu'il y a
18:06énormément de commentaires
18:07sur les programmes eux-mêmes
18:08qui sont de fait
18:09spécifiques aux villes
18:10donc on a une vision
18:12on va dire
18:13journalistique
18:13médiatique
18:14et de commentaires
18:15très national
18:17et politique
18:17mais la réalité
18:18elle est quand même
18:18très très très locale.
18:20Réalité locale
18:21alors dans le cas
18:21de Toulouse
18:23il y a effectivement
18:23aujourd'hui Moudin
18:24qui a eu la famille Baudis
18:25dans le passé
18:25dans cette terre
18:25très radicale
18:26où des maires de droite
18:27étaient élus
18:28c'est-à-dire le même scénario
18:29à Bordeaux
18:29sous Jacques Chaband-Elmas
18:30qui votait
18:31aux élections nationales
18:32à gauche
18:33en revanche
18:33aujourd'hui
18:34on ne l'a pas évoqué
18:34Bordeaux à certitude
18:35également
18:36avec Pierre Urmic
18:36évidemment
18:37l'écologiste
18:38qui est en position
18:40en tout cas
18:40en balotage
18:41face à Thomas Cazeneuve
18:43pour la droite
18:43et avec le désistement
18:45de Philippe de Sertines
18:46l'économiste
18:48surprise
18:48et retrait surprise
18:49aussi ces derniers jours
18:51sur le caractère
18:52néanmoins
18:53il y a des enseignements
18:53nationaux
18:54que ne manqueront pas
18:55de tirer les observateurs
18:56dans le cas de Nice
18:58par exemple
18:58parce que si Eric Ciotti
18:59l'emporte
19:00ce que semblent dire
19:00les sondages
19:01ça risque de créer
19:02effectivement un élan
19:02assez fort
19:03et un encouragement
19:04à un certain nombre
19:05d'élus
19:05notamment dans ce sud-est
19:07de la France
19:07des l'ULR
19:08pour rejoindre
19:10peut-être demain
19:10les rangs du RN
19:12ou en tout cas
19:12pour favoriser des ponts
19:13et de la même manière
19:14si Rachida Dati
19:15l'emporte
19:16il sera établi
19:17qu'elle l'a emporté
19:19grâce à la point
19:20qu'on le veuille ou non
19:21de Sarah Knafo
19:22et donc une perméabilité
19:23des électorats
19:24est évidente
19:24je voulais revenir
19:26sur le cas de Nice
19:26parce que je pense
19:27que c'est très intéressant
19:28effectivement
19:28on a une ville
19:28où on a
19:29c'est même pas un duel
19:31politique ni idéologique
19:32entre Eric Ciotti
19:34et Christian Estrosi
19:34c'est une histoire
19:36d'amour et d'amitié
19:37sur la rivière
19:38il y a un côté
19:39très feuilleton
19:40dans la façon
19:42dont ils se sont
19:42tant aimés
19:44et effectivement
19:45ça se termine mal
19:46dans une ambiance
19:47un peu apocalyptique
19:48dans ce délétère
19:49disait Bruno Retailleau
19:50tout à fait
19:51moi j'en reviens
19:52à Denise
19:52et c'est vrai
19:52qu'on voit
19:54une atmosphère
19:55un petit peu
19:55de fin de règne
19:56et ce que je trouve
19:57particulièrement intéressant
19:57c'est qu'effectivement
19:58c'est quelque chose
19:59d'hyper local
19:59d'ultra local
20:00mais il va y avoir
20:02forcément
20:03si Eric Ciotti
20:03gagne
20:04un effet d'entraînement
20:05cet effet d'entraînement
20:06ce ne sera pas tant
20:07pour dire
20:07oh bah tiens
20:08finalement
20:09il a fait un bon pari
20:10le choix gagnant
20:11était de s'allier
20:12au rassemblement national
20:13mais ça va être par exemple
20:14si vous êtes un maire
20:15de la métropole de Nice
20:16et que vous avez besoin
20:18de travailler
20:18avec le maire
20:19de la ville centrale
20:20vous êtes une petite ville
20:21à côté
20:22vous avez besoin d'argent
20:22pour vos projets
20:23et bien
20:23vous allez mécaniquement
20:25rejoindre l'UDR
20:27vous allez faire partie
20:27de la grande famille
20:29des amis du maire
20:29comme peut-être
20:30d'ailleurs on le trouve
20:31plus souvent
20:32dans le sud de la France
20:32et c'est comme ça
20:33qu'en fait
20:34le parti va s'aimer
20:35et ce qui est très intéressant
20:36aussi c'est que
20:37ça va déboucher aussi
20:38sur des grands électeurs
20:40et peut-être d'ailleurs
20:41de quoi
20:42pourquoi pas
20:43constituer un groupe
20:44au Sénat
20:45même pour l'UDR
20:46demain
20:47avec les sénatérioles
20:48prévues au mois de septembre
20:49sachant aussi
20:50Serge Faubert
20:51que
20:51il y a la fin de campagne
20:53ce soir à minuit
20:54il y a ce deuxième tour
20:55des municipales dimanche
20:56on peut dire que dès lundi
20:56c'est le début
20:57de la campagne présidentielle
20:58ah oui tout à fait
20:59d'autant que
21:00ce qui se joue quand même
21:02à travers deux élections
21:03le scrutin de Marseille
21:05et celui de Paris
21:06c'est de dire
21:07qui à gauche
21:08va incarner le vote utile
21:09si Benoît Payan
21:11et Emmanuel Grégoire
21:13triomphent
21:14l'un et l'autre
21:14ça veut dire
21:15qu'on peut gagner
21:16contre la droite à Paris
21:18malgré la France insoumise
21:20et ça veut dire
21:21qu'on peut gagner
21:21contre l'extrême droite
21:23sans la France insoumise
21:25ça veut dire
21:26que ça remet en cause
21:27une idée
21:28qui était quand même
21:29ancrée dans la tête
21:30des électeurs de gauche
21:31jusqu'à présent
21:32c'est que
21:32hors de la France insoumise
21:34on ne pouvait rien faire
21:34puisque celui qui incarnait
21:36le vote utile
21:36c'était Jean-Luc Mélenchon
21:38en 2022
21:39avec ses 22%
21:40et là tout à coup
21:41il apparaîtrait
21:42qu'une force de gauche
21:43peut exister
21:44sans la France insoumise
21:45c'est vraiment
21:47le va-tout
21:47pour le parti socialiste
21:48parce que
21:49s'ils ne réussissent pas
21:50ce pari
21:50d'abord ça veut dire
21:51qu'Olivier Faure
21:53va être vraiment
21:53en très mauvaise situation
21:55mais le reste du parti
21:56va se désagréger
21:57parce que
21:58la ligne aujourd'hui
21:59c'est vraiment
22:00quitte ou double
22:01et il va falloir regarder ça
22:03moi je le regarde
22:04avec gourmandise
22:06dimanche soir
22:06parce que je pense
22:07que ça va être
22:07un des éléments moteurs
22:09pour la stratégie
22:10des uns et des autres
22:11pour la présidentielle
22:12si Jean-Luc Mélenchon
22:14perd le monopole
22:15de l'hégémonie à gauche
22:16ça devient très compliqué
22:17pour lui
22:18en revanche
22:18s'il fait la démonstration
22:20que sans lui
22:20rien n'est possible
22:22c'est open bar
22:23je vois Aurore en Malval
22:23qui fait nom de la tête
22:24oui parce que
22:25à relativiser
22:26c'est vraiment
22:26les élections municipales
22:28c'est souvent
22:29des élections d'ailleurs
22:30qui mettent en avant
22:31la gauche plurielle
22:32du nom de la gauche
22:32vous avez rarement
22:33des listes qui sont
22:34estampillées
22:34d'ailleurs seulement
22:35PS ou seulement Écolo
22:37ou même d'ailleurs
22:38qui gagne
22:39je veux dire
22:39qui serait seulement
22:40la France Insoumise
22:40avec des particularités
22:40très locales
22:41David Guiraud
22:42par Roubaix
22:42n'a pas le logo
22:44et les fils
22:45vous avez comme ça
22:46des baronies
22:47je rappelle aussi
22:47qu'à Marseille
22:48le candidat de la France Insoumise
22:49s'est retiré
22:50donc c'est pas totalement
22:51une victoire
22:52sans la France Insoumise
22:53c'est quand même
22:54quand la gauche
22:55en tout cas
22:57s'il était resté
22:58là ce serait
22:59ça aurait été
23:00sachant que
23:01la France Insoumise
23:02sans aucun doute
23:02si Benoît Payon l'emporte
23:03pourra se gloser
23:05de dire
23:05c'est grâce à vous
23:05nous avons été responsables
23:07chacun voudra en fait
23:08vendre son discours
23:10de
23:10sans notre attitude
23:12exemplaire
23:12rien n'aurait été possible
23:13et c'est la preuve
23:14que nous avons emporté
23:15une grande victoire
23:16mais attention quand même
23:17à bien relativiser
23:18par rapport
23:19aux contextes locaux
23:21et ça ne voudra pas dire
23:22non plus
23:23le parti socialiste
23:24a toujours été fort
23:25d'ailleurs localement
23:26c'est ce qui lui a permis
23:27de survivre
23:27avec ses traversées du désert
23:29après la présidentielle
23:31même les présidentielles
23:32ratées
23:33de ces dernières années
23:35après justement
23:35l'élection de François Hollande
23:36et pourtant
23:38Jean-Luc Mélenchon
23:39a émergé
23:39Jean-Luc Mélenchon
23:40n'avait pas besoin
23:41avant de cet ancrage local
23:42donc attention quand même
23:44à ne pas
23:45aller trop largement
23:46sur des conséquences
23:47enfin sur des leçons
23:49en tout cas nationales
23:50Richard Verli
23:50correspondant français
23:51et Europe
23:52pour le média suisse
23:53Blic
23:54comment les Suisses
23:55comment les Européens
23:56regardent-ils tout ça
23:57est-ce qu'ils s'y intéressent déjà ?
23:58Alors
23:59moi j'ai lu la presse internationale
24:01avant de venir
24:01et notamment la presse européenne
24:03il y a un élément
24:04sur lequel
24:05mes confrères sont pas mal
24:07focalisés
24:07c'est les écologistes
24:08dont on n'a pas parlé jusque-là
24:09puisque c'était quand même
24:10eux qui avaient beaucoup profité
24:11la fameuse vague verte de 2020
24:13absolument
24:13et ça concerne une ville
24:15je pense notamment
24:15à une ville
24:16il est logique
24:16qu'elle soit dans le collimateur
24:17des Européens
24:17c'est Strasbourg
24:18ça ne vous étonnera pas
24:19puisque Strasbourg
24:20il y a le Parlement européen
24:21donc que va-t-il se passer
24:22pour Catherine Trottmann
24:24qui si je ne me trompe pas
24:25n'a pas obtenu
24:26l'investiture socialiste
24:27parce qu'elle est alliée
24:28aux centristes
24:29face à l'écologiste
24:30c'est bien ça
24:31elle a perdu
24:31voilà
24:32ce qui paraît un peu bizarre
24:33quand on sait que par ailleurs
24:34le Parti Socialiste
24:35a permis l'adoption
24:36du budget de M. Le Cornu
24:38enfin du budget français
24:38pour 2026
24:39et puis l'autre élément
24:41bien évidemment
24:41c'est le Rassemblement National
24:42donc je dirais
24:43écologiste et Rassemblement National
24:45la progression très importante
24:47du Rassemblement National
24:48qui a noté
24:49bizarrement
24:49vu de
24:51je dirais
24:51du dehors des frontières
24:52on accorde moins d'importance
24:54qu'en France
24:55au score de la France Insoumise
24:56et à l'avenir du Parti Socialiste
24:57Véronique Ressold
24:58quand on regarde
24:59les réactions
25:00à l'international
25:01et en Europe
25:02des internautes
25:03effectivement c'est pour eux
25:04le cœur du sujet
25:05c'est le Rassemblement National
25:07ils ne comprennent pas forcément
25:08notre histoire de LFI
25:10c'est pas clair
25:11ils n'arrivent pas forcément
25:12à comprendre
25:13quel est le positionnement
25:14ils ont bien identifié
25:15Jean-Luc Mélenchon
25:16et les propos
25:16qui avaient été relayés
25:17donc il n'a pas forcément
25:18une image toujours très positive
25:20mais c'est vraiment
25:21le Rassemblement National
25:22et on voit
25:23particulièrement en Italie
25:23et en Allemagne
25:24il y a beaucoup de débats
25:25autour de
25:26en fait ça va raconter
25:27l'histoire de la présidentielle
25:28et attention
25:29le Rassemblement National
25:30est en train de monter
25:31il y a beaucoup
25:32il y a des caricatures
25:34mais c'est ça
25:34qu'ils ont retenu
25:35de notre élection
25:36et du fait que
25:37définitivement
25:38on a une façon
25:39de faire des campagnes
25:40un peu particulières
25:41qui visiblement étonnent
25:42surtout en Allemagne
25:43en Italie
25:43un peu moins visiblement
25:44la campagne qui se termine
25:45ce soir à minuit
25:46avant ce second tour
25:47des municipales
25:48on vote dimanche
25:50dans un peu plus
25:51de 1500 communes
25:52on le rappelle
25:52plus de 9 communes
25:54sur 10
25:54elles ont terminé
25:55leur vote
25:56maire élu
25:56ou réélu
25:57dès le premier tour
25:59la seconde partie
26:00désinformée
26:01dans un instant
26:01restez bien avec nous
26:02il est 20h30
26:0820h30
26:08sur France Info
26:09Emmanuel Langlois
26:10et du nouveau
26:10dans l'enquête
26:11sur les violences
26:12dans le périscolaire
26:13qui s'est invité
26:13dans la campagne électorale
26:14pour les municipales
26:15à Paris
26:163 hommes
26:17dont 2 animateurs
26:18ont été arrêtés
26:18ces 2 dernières semaines
26:19on l'apprend ce soir
26:20ils sont soupçonnés
26:22d'agression sexuelle
26:23sur 12 enfants
26:24au total âgés
26:25de 3 à 9 ans
26:26et ce dans 3 écoles parisiennes
26:28dans les 10ème
26:2915ème et 20ème
26:30arrondissements
26:30de la capitale
26:32les tensions
26:33restent vives
26:34à moins de 48h
26:35maintenant
26:36du second tour
26:36des municipales
26:37à Bègue-Langironde
26:38le maire sortant
26:39écologiste
26:40porte plainte
26:40pour incitation
26:41à la haine
26:42et menace de mort
26:43après la circulation
26:44d'autocollants
26:45et d'images
26:45sur les réseaux sociaux
26:47le montrant pendu
26:48selon nos confrères
26:50d'ici
26:50Gironde
26:51la justice
26:52elle approuve
26:53la reprise du verrier
26:54arc par l'unique candidat
26:56c'est Timothée Durand
26:57issu d'une famille
26:58de dirigeants
26:59emblématiques
26:59de ce groupe
27:00bicentenaire
27:01ce retour aux sources
27:02en tout cas
27:02a un goût amer
27:04puisque 700 suppressions
27:05de postes
27:06sont prévues
27:07par ce plan social
27:085 syndicats
27:10de l'éducation nationale
27:11appellent eux
27:12à une journée de grève
27:13elle est prévue
27:14le 31 mars prochain
27:15la FSU
27:16l'UNSA
27:16la CFDT
27:17la CGT
27:18et Sud
27:18qui se mobilisent
27:19contre les suppressions
27:20de postes d'enseignants
27:22dans les écoles maternelles
27:23et élémentaires
27:24les syndicats
27:25anticipent selon eux
27:26avec les cartes scolaires
27:27qui s'ouvrent
27:28la semaine prochaine
27:29après les élections municipales
27:30donc
27:31des milliers
27:31de fermetures
27:32de classes
27:33à l'étranger
27:34au 21ème jour
27:35de la guerre
27:36au Moyen-Orient
27:37une attaque de drones
27:38a touché une réfinerie
27:39au Koweït
27:40sans faire de victime
27:41des frappes
27:42qui ont causé
27:42et provoqué
27:43plusieurs incendies
27:43qui ont désormais
27:44été maîtrisés
27:45un projectile
27:46s'est par ailleurs
27:47abattu dans l'après-midi
27:48à l'intérieur
27:49du quartier juif
27:50de la vieille ville
27:51de Jérusalem
27:52et puis à l'occasion
27:53de la fête de Norouz
27:55le nouvel en Perse
27:56le nouveau guide suprême
27:57a sur lui
27:58dans un message
27:59là encore
28:00lu par un présentateur
28:01à la télévision
28:02d'état iranienne
28:02et bien que
28:03le gouvernement iranien
28:04reste en place
28:05et que l'économie
28:06résiste
28:07fin de citation
28:08enfin elle avait remporté
28:10le César
28:11du meilleur premier film
28:12en 2007
28:13pour le long métrage
28:14Je vous trouve très beau
28:15avec Michel Blanc
28:16la comédienne et réalisatrice
28:18Isabelle Mergaux
28:19est décédée
28:19des suites d'un cancer
28:21elle avait 67 ans
28:25France Info
28:2620h, 21h
28:28France Info
28:29les informés
28:30Victor Maté
28:31Avec ce soir
28:32Richard Verly
28:33correspondant France
28:34et Europe
28:35pour le média suisse
28:36Blic
28:36Aurore Malval
28:37grand reporter
28:38au service politique
28:39de Marianne
28:40Raphaël Kahn
28:41présentateur de l'émission
28:42Le Monde
28:43dans tous ses états
28:44sur France 24
28:44Serge Faubert
28:45directeur de la rédaction
28:46de Pure Politique
28:48et Véronique Reissoult
28:49spécialiste des réseaux sociaux
28:50et présidente
28:51de Backbone Consulting
28:53La guerre au Moyen-Orient
28:54elle a débuté
28:55il y a maintenant
28:55trois semaines
28:56nouveau message
28:57aujourd'hui
28:58du guide suprême
28:59iranien
28:59qui a succédé
29:00à son père
29:01tué lors des frappes
29:01le premier jour
29:03du conflit
29:03Mosh Tabar Amenai
29:05dont on sait
29:05qu'il a été blessé
29:06lui aussi
29:07lors de ses attaques
29:08c'est comme
29:08lors de sa première intervention
29:09exprimée à travers
29:11un message
29:11lu par un journaliste
29:13à la télévision d'état
29:26Le fait que le guide suprême
29:29n'apparaisse pas à l'image
29:30Raphaël Kahn
29:31qu'il ne lise pas lui-même
29:32son message
29:33ça maintient
29:34les spéculations
29:35les interrogations
29:35sur son sort
29:36encore aujourd'hui
29:37Oui bien sûr
29:37parce que
29:38nombreuses rumeurs
29:39circulent sur l'état
29:40de santé réel
29:40de Mosh Tabar Amenai
29:42qui aura été blessé
29:43lors de la frappe
29:44qui a coûté la vie
29:44à son père
29:45il se serait brièvement
29:47absenté en fait
29:48d'une partie du bâtiment
29:49celle qui a été
29:51directement touchée
29:52ce qui lui aurait
29:52permis de survivre
29:54mais grièvement blessé
29:55de ce que l'on en sait
29:56il aurait été amputé
29:58au moins d'un membre
29:59et on ne connaît pas
30:00exactement son degré
30:01de conscience
30:01Xavier Ricardo
30:02a dit qu'il avait été
30:03défiguré
30:04défiguré
30:04il est même possible
30:05qu'il ne soit pas
30:06directement l'auteur
30:07des propos
30:08qui lui sont prêtés
30:09maintenant de manière répétée
30:10élus dans des communiqués
30:12laconiques à la télévision
30:13alors il appelle certes
30:14à l'unité
30:14à l'occasion
30:15de cette fête
30:16du nouvel an
30:17il affirme également
30:18que son pays
30:20n'est pas responsable
30:21des attaques récentes
30:22contre Oman
30:22et la Turquie
30:23pourquoi ces deux pays ?
30:24parce que ce sont
30:25au sein du monde musulman
30:27ceux qui aujourd'hui
30:28semblent les plus proches
30:29hormis bien sûr
30:30ceux qu'on appelle
30:30les proxys directs
30:31de l'Iran
30:31mais en tout cas
30:32les plus proches
30:33jusqu'à présent
30:33qui adoptaient
30:34une posture de neutralité
30:35et l'Iran
30:37n'a aucun intérêt
30:38à se les mettre à dos
30:39dans la mesure
30:40où il y a déjà
30:41des frappes colossales
30:42qui ont été menées
30:43contre les états du Golfe
30:44les deux tiers
30:46réservés aux Émirats
30:46arabes unis
30:47avec lesquels
30:47rappelons-le
30:48la France
30:48a un accord
30:49de défense
30:49qui pourrait
30:50le cas échéant
30:50nous faire intervenir
30:51dans ce conflit
30:52si d'ailleurs
30:53nous n'y sommes pas déjà
30:54puisqu'on le sait
30:55la France intercepte
30:56sans doute
30:56à l'heure où nous parlons
30:57des drones iraniens
30:58et par ailleurs
31:00le Qatar
31:01et lui visé
31:02a été visé
31:03sur la plus grande
31:04installation gazière
31:05du monde
31:06ce qui fait dire
31:06à l'agence internationale
31:07de l'énergie
31:07que nous faisons face
31:09actuellement
31:10avec ce qui est en train
31:11de se passer
31:11dans le détroit d'Ormouz
31:12où la circulation
31:13est quasiment à l'arrêt
31:13moins 95%
31:14de trafic
31:15depuis le début du mois
31:16et dans les pays du Golfe
31:18à la plus grande
31:19crise énergétique
31:20que le monde n'est jamais
31:22à laquelle le monde
31:23n'a jamais été confronté
31:24avec beaucoup de spécialistes
31:25effectivement
31:25qui parlent déjà
31:26d'un choc énergétique
31:27mondial
31:28sur le fond
31:28Richard Verli
31:29le guide suprême
31:30dit que l'ennemi
31:31est vaincu
31:32et que le régime
31:32reste en place
31:33pourquoi cette déclaration
31:35l'ennemi est vaincu
31:36alors que le conflit
31:37se poursuit
31:38c'est une communication
31:39aussi à l'attention
31:41des Etats-Unis
31:41et d'Israël
31:42évidemment
31:42l'ennemi n'est pas vaincu
31:44pas du tout
31:46et ce sera probablement
31:47absolument pas le cas
31:48l'Iran n'a pas les moyens
31:50de battre
31:50les Etats-Unis
31:51et l'Israël
31:52par contre
31:52pour l'instant
31:53l'Iran
31:53le régime iranien
31:54prouve qu'il a les moyens
31:55de tenir
31:56après c'est intéressant
31:57effectivement
31:58ce qui a été dit
31:59à propos d'Omane
31:59et de la Turquie
32:00il y a une tentative
32:01de dissocier
32:02ces deux pays
32:03du reste
32:03des Etats du Golfe
32:05après sur la question
32:06du guide
32:07et de l'endroit
32:08où il se trouverait
32:09est-ce qu'il est vivant
32:10est-ce qu'il est mort
32:10moi-même j'ai écrit
32:11qu'on ne pouvait pas exclure
32:12qu'il est mort
32:13c'est tout à fait possible
32:14cela dit
32:15dans l'hypothèse
32:16où il serait vivant
32:17il faut comprendre
32:18que
32:18ne pas se montrer
32:20ne pas parler
32:21ne pas donner
32:22de signes de vie tangibles
32:23c'est quand même
32:24le meilleur moyen
32:24de survivre
32:25dans les conditions actuelles
32:26puisque vous avez compris
32:27qu'Ali Larijani
32:28qui avait participé
32:30à une manifestation
32:30il a sans doute
32:31été à ce moment-là
32:32bien sûr repéré
32:33puisque c'était public
32:34il a sans doute
32:36été tracé
32:38par les renseignements
32:39israéliens
32:39qui deux jours plus tard
32:41a décoché un missile
32:43et en a fini
32:44avec Al-Hil-Arijani
32:45donc je dirais
32:46si Moustaba Ramenei
32:48le problème
32:49c'est que
32:49d'où il est
32:50comment communique-t-il
32:51et qui dirige l'Iran
32:53à part lui
32:54si lui-même est vivant
32:56je le disais
32:56dans un article
32:57que peut-être
32:58et sans doute
32:58des messagers
32:59par mobile aide
33:00vous savez
33:00avec des messages
33:01exactement comme le fait
33:02la mafia
33:02quand les mafieux
33:03sont traqués
33:03il est probable
33:04qu'aujourd'hui
33:05plus personne n'approche
33:06le moindre téléphone portable
33:07dans le régime iranien
33:08Serge Faubert
33:09oui moi je voudrais
33:10revenir quand même
33:11sur ce blocage
33:12du détroit d'Hormuz
33:13parce que
33:14il y a quand même
33:15quelque chose de stupéfiant
33:16dans le récit
33:17de cette guerre
33:18avant la guerre
33:19le détroit était ouvert
33:21la circulation
33:23des navires
33:23ne posait aucun problème
33:25cette guerre intervient
33:26et au fil des jours
33:29on s'aperçoit
33:30que l'objectif
33:31ça devient
33:31de débloquer
33:32le détroit d'Hormuz
33:33mais on s'est dit
33:33finalement
33:34ce qui a bloqué
33:35le détroit d'Hormuz
33:36c'est le fait
33:37que les Etats-Unis
33:38et Israël
33:38entrent en guerre
33:39donc là
33:40il y a quand même
33:40dans le récit
33:41une contradiction majeure
33:43qui va peser
33:44de plus en plus
33:45sur l'opinion publique
33:47en plus
33:47on sent maintenant
33:48qu'il y a une escalade
33:49où plus exactement
33:50la logique militaire
33:51tend à supplanter
33:52la logique politique
33:53parce que si on va à Karak
33:54très bien
33:55on va mettre
33:5612 000 marines
33:57on va l'expliquer peut-être
33:58Serge Faubert
33:58parce que pour ceux
33:59qui nous écoutent
33:59c'est pas forcément clair
34:00c'est l'île
34:01où il y a
34:01une trentaine de kilomètres
34:03des côtes iraniennes
34:04enfin je vous laisse
34:05voilà
34:05c'est l'île
34:06où il y a
34:06toutes les installations
34:07pétrolières
34:07qui permettent
34:08d'approvisionner
34:09en pétrole
34:11l'Iran
34:11la consommation intérieure
34:12et qui permettent
34:14de fabriquer
34:15l'électricité
34:16nécessaire
34:16à la population
34:17et le raisonnement
34:18de Trump
34:19c'est de dire
34:20si on casse ça
34:22effectivement
34:22ils n'auront plus
34:23d'électricité
34:24avec des interrogations
34:25sur l'envoi de troupes au sol
34:26voilà
34:26et donc la population
34:28va se soulever
34:29alors d'abord
34:29c'est pas évident
34:30mais deuxièmement
34:31si on envoie des militaires
34:32américains
34:33sur cette île
34:34il va falloir en envoyer
34:35sur les côtes
34:36pour éviter
34:37des tirs
34:38depuis la côte
34:38et puis
34:39chemin faisant
34:40on va de plus en plus
34:41rentrer sur le territoire
34:42iranien
34:42c'est à dire que
34:43au départ
34:44on nous avait présenté
34:45cette intervention
34:45Trump pensait que
34:46c'était en 3 jours
34:47c'était fait
34:48on bombardait
34:49on tuait
34:49les 40
34:50les 40 méchants
34:51les 40 voleurs
34:52j'allais dire
34:53et puis
34:54fin de l'histoire
34:55or là
34:56on est en train
34:56quand même
34:57de commencer
34:57à nous vendre
34:58la nécessité
34:58d'aller au sol
34:59pour une opération
35:00ponctuelle
35:00mais qui sera pas
35:01aussi ponctuelle
35:02que ça
35:02et qui ira
35:03de plus en plus loin
35:04et puis on nous dit
35:05bon ben
35:05on va attaquer aussi
35:06par le Kurdistan
35:08donc on va avancer
35:09du côté du Kurdistan
35:10bref
35:11et en plus
35:12Trump aujourd'hui
35:13est en train de demander
35:14tranquillement
35:15décontracté
35:16aux européens
35:17d'aller faire le boulot
35:20finalement
35:20qu'il n'a pas fait
35:21et qu'il ne veut pas faire
35:22parce qu'il ne veut pas
35:23risquer la marine américaine
35:24donc il dit
35:25ah Emmanuel Macron
35:26voulait libérer le Détroit
35:27venez donc
35:28avec le Charles de Gaulle
35:28bon
35:29donc on est quand même
35:30dans un récit
35:32complètement incohérent
35:32alors on sait que
35:33Donald Trump
35:33n'est pas quand même
35:35un monument de cohérence
35:36mais là
35:37on se dit
35:38mais où est-ce que ça va
35:39et on ne connaît
35:40toujours pas
35:41le but de guerre
35:42pour les Israéliens
35:43c'est très clair
35:43c'est le démantèlement
35:45de l'Iran
35:45c'est la destruction
35:46de l'Iran
35:47ok on a compris
35:48mais quel est
35:49le but de guerre américain
35:51Raphaël Kahn
35:52sur les buts de guerre américains
35:53sur cette possibilité
35:55d'envoyer des
35:56des troupes au sol
35:56effectivement
35:57alors que Donald Trump
35:57pensait que sa doctrine
35:58c'est voilà
35:59pas de troupes au sol
36:00justement nulle part
36:01dans le monde
36:01oui en fait
36:02on pensait que
36:02le but de guerre américain
36:04dépendait des américains
36:05on s'est rendu compte ensuite
36:06qu'il dépendait des Iraniens
36:07c'est-à-dire que
36:08tant que du côté iranien
36:09on trouvait des remplaçants
36:10et il s'avérait en fait
36:11que cette offensive
36:13ennemie
36:13du côté iranien
36:14avait été préparé de longue date
36:15avec des postes
36:16qui étaient doublés
36:16voire triplés
36:17voire quadruplés
36:18pour prévoir en fait
36:19ces décapitations successives
36:21on s'est rendu compte
36:22que donc ça ne dépendait plus d'Iran
36:23on se rend compte
36:24que ça dépend en réalité d'Israël
36:25puisqu'Israël a décidé
36:26effectivement d'éliminer
36:27systématiquement
36:28chaque interlocuteur possible
36:30des Etats-Unis
36:30on se rend compte
36:31avec Ali Larijani
36:32qui aurait pu éventuellement
36:33constituer
36:34non pas
36:35c'était le grand médiateur
36:36entre Téhéran et Washington
36:36non pas par sa modération
36:37mais en tout cas
36:38par son pragmatisme
36:39un interlocuteur possible
36:40pour Washington
36:41Israël ne l'a pas permis
36:43il semble effectivement
36:43qu'aujourd'hui
36:45contre d'ailleurs
36:45les propos tenus
36:47généralement par Donald Trump
36:48c'est bien Israël
36:49qui mène la danse
36:50et qui décide
36:51des objectifs réels
36:52et pour le coup
36:53les objectifs d'Israël
36:54ils sont très clairs
36:54sans changement de régime
36:56point de salut
36:58les Israéliens ont bien compris
36:59de ce point de vue là
37:00que le programme nucléaire iranien
37:03n'était pas tant
37:04dans les centrifugeuses
37:05que dans les têtes
37:05et que donc
37:06tant qu'il s'agissait
37:08de détruire du matériel
37:09on n'anéantissait pas
37:11l'objectif
37:11le rêve nucléaire de l'Iran
37:13qu'il fallait en réalité
37:14changer le pouvoir
37:15c'est-à-dire changer l'objectif
37:16pour en faire un pouvoir ami
37:17qui demain ne cherche plus
37:18absolument à enrichir
37:19ou en tout cas
37:19qui le fasse résolument
37:21pour des raisons civiles
37:23Aurore Malval
37:23Oui je voulais ajouter
37:24par rapport justement
37:25à cette fameuse question
37:25des buts de guerre
37:27et de l'attitude de Trump
37:29il y a quand même quelque chose
37:30on l'avait vu
37:30au début du conflit
37:32dans les sondages
37:33les américains
37:34ne sont pas favorables
37:37à l'engagement
37:38justement
37:38des Etats-Unis
37:39en Iran
37:39au début du mois de mars
37:41il y avait seulement
37:4243%
37:43qui
37:44enfin 43%
37:45oui
37:46qui désapprouvaient
37:47donc c'est quand même beaucoup
37:47et seulement 27%
37:49qui approuvaient
37:49les autres
37:50ne se prononçant pas
37:51donc 27%
37:53je dirais de
37:54cotes entre guillemets
37:55de popularité
37:55Et là sur une opération terrestre
37:56c'est seulement 7%
37:57Voilà
37:57et j'allais dire
37:58ça chute à 7%
37:59et donc
38:00c'est quand même quelque chose
38:01que Donald Trump
38:02regarde
38:03il ne peut pas non plus
38:04engager son pays
38:05dans une guerre
38:06qui serait impopulaire
38:07aussi près justement
38:07des midterms
38:08En rappelant effectivement
38:09ces élections de mi-mandat
38:10au mois de novembre
38:11Véronique Ressault
38:11Après ce qui est intéressant
38:12c'est de voir
38:13comment est-ce qu'aux Etats-Unis
38:14il essaye de sortir
38:15de cette situation
38:16et en fait
38:17il y a
38:17une question de fond
38:19qui est posée
38:19c'est
38:19est-il très très très intelligent
38:21tellement intelligent
38:22qu'en fait
38:24on ne se rend pas compte
38:25mais les buts de guerre
38:26sont cachés
38:26et qu'il est en train
38:27de sauver le monde
38:28parce qu'ils en sont là
38:29ils sont en train
38:30de sauver le monde
38:30ou au contraire
38:32il se fait manipuler
38:33évidemment
38:34vous doutez que les magas
38:35sont plutôt sur l'option
38:36très très très intelligent
38:37mais ça gagne quand même
38:39on voit bien
38:39dans les commentaires
38:41un peu partout dans le monde
38:42c'est tellement étonnant
38:44et on comprend tellement peu
38:45les motivations
38:46que dans le fond
38:47cette musique de
38:48nous ne comprenons pas
38:49parce que ça va bien plus loin
38:51et qu'en fait
38:51il est en train de sauver le monde
38:52commence à prendre
38:54et puis
38:55on est dans un contexte
38:56où en fait
38:56les gens comprennent
38:57plus grand chose
38:58parce que se renseigner
38:59devient très compliqué
39:00vous avez des fake news
39:01toute la journée
39:03et même les vrais news
39:05se mélangent
39:05avec les fake news
39:06on vient de parler
39:07de
39:08est-ce que
39:11M. Ramana
39:12est vivant
39:13ou pas vivant
39:13des rumeurs
39:15qui circulent
39:15des vidéos improbables
39:17qui sont
39:18vraisemblables
39:19mais totalement fausses
39:19donc les uns
39:21et les autres sont perdus
39:21et ils pensent
39:22que ça ne fait que nourrir
39:24ce débat
39:24qui est
39:25en fait
39:25Trump savait très bien
39:27tout ça
39:27et voilà
39:28on va bientôt s'apercevoir
39:30qu'il y avait quelque chose
39:30de très très logique
39:31on parlait de la France
39:33tout à l'heure
39:33le ministre français
39:34des affaires étrangères
39:35était en Israël
39:36aujourd'hui
39:37après le Liban
39:38hier
39:38Jean-Noël Barraud
39:39qui appelle
39:39l'Iran
39:40à des concessions
39:41majeures
39:42le régime iranien
39:43doit se résoudre
39:44à des concessions
39:45majeures
39:45et un changement
39:46radical de posture
39:48permettant qu'émerge
39:49une telle solution
39:50permettant la coexistence
39:52pacifique de l'Iran
39:53avec son environnement
39:54régional
39:54et permettant
39:55au peuple iranien
39:56de construire librement
39:57son avenir
39:58Richard Verli
39:58quelle raison
39:59aurait l'Iran
40:01qui continue
40:01d'être frappé
40:02par les Etats-Unis
40:02et Israël
40:03aujourd'hui
40:04de faire des concessions
40:06un gouvernement
40:07je dirais
40:07soucieux
40:08de l'intérêt
40:09de son peuple
40:09et de l'avenir
40:10de son pays
40:10ferait ses concessions
40:11pour au nom
40:12du développement
40:13du pays
40:13pour éviter la destruction
40:14mais ce n'est pas
40:16le cas du régime iranien
40:17le régime iranien
40:17lutte pour sa survie
40:19il lutte
40:19parce que
40:20en plus
40:21il faut bien dire
40:22que
40:22la politique israélienne
40:24qui a été évoquée
40:24à savoir celle
40:25de l'élimination
40:27systématique
40:28des dirigeants
40:28fait que
40:29si vous êtes aujourd'hui
40:30un dirigeant iranien
40:31important
40:32ou moyennement important
40:33vous savez que
40:34de toute manière
40:34vous n'avez aucune chance
40:36soit vous serez
40:37tué par un missile
40:40israélien
40:40soit il y aura
40:41demain
40:42un autre régime
40:43qui vous mettra
40:43dans un ploton
40:44d'exécution
40:45donc
40:46vous vous battez
40:46je crois que
40:47la seule chose
40:49qui pourrait peut-être
40:50à un moment donné
40:51aboutir à un début
40:52de négociation
40:52c'est le contraire
40:53c'est si Donald Trump
40:55clamait la victoire
40:55c'est-à-dire
40:56si Donald Trump
40:57comme il a pu le faire
40:59dit
40:59on a tout gagné
41:00certains de ses messages
41:01sur les réseaux sociaux
41:02vont dans ce sens
41:02et à ce moment-là
41:04comme il a tout gagné
41:05il dirait
41:05je puis dans ma grande
41:07générosité
41:08permettre
41:09un certain nombre
41:10d'aménagements
41:10mais je ne vois pas
41:11à ce stade
41:12de négociation
41:13être entrepris
41:14par le régime iranien
41:15alors il y a quand même
41:16un autre scénario
41:17c'est le scénario
41:18d'une partie du régime
41:20qui se cindrait
41:21et qui à ce moment-là
41:22entre en négociation
41:23mais on semble en être loin
41:24vous aurez remarqué
41:25quand même depuis
41:2620 jours maintenant
41:27de frappe
41:28il semble n'y avoir
41:29aucune fracture
41:30dans ce régime
41:30il y a quand même
41:32une difficulté
41:33pour clamer la victoire
41:34d'abord il faut
41:34quelque chose de symbolique
41:35mais
41:36vous avez un problème
41:37c'est que vous allez
41:38expliquer à l'opinion mondiale
41:40que vous avez gagnée
41:40mais l'ennemi
41:41il est toujours là
41:42c'est-à-dire que vous aurez
41:43les mots là
41:43qui feront coucou
41:44nous on est toujours là
41:45dans les décombres
41:46dans les ruines
41:46avec un pays cassé
41:47tout ce qu'on veut
41:48mais ils seront toujours là
41:50et c'est le problème
41:51politique numéro un
41:52c'est comment
41:54c'est-à-dire qu'on est
41:55parti sur des missiles
41:57au départ il s'agissait
41:58de détruire des missiles
41:59et on en est aujourd'hui
42:00à comment détruire
42:01le régime des mots là
42:02pour avoir une victoire
42:03politique et militaire
42:05parce que si on rentre au pays
42:06en disant
42:06écoutez on a fait tout ça
42:07y compris envoyer
42:09des hommes au sol
42:10peut-être
42:11pour tout simplement
42:12que le régime des mots là
42:13dise au bout d'un mois
42:14désolé c'est nous
42:15c'est nous les vainqueurs
42:16c'est un échec monumental
42:19Raphaël Kahn
42:20oui je pense en fait
42:21que si vous voulez
42:23pour qu'aujourd'hui
42:24la guerre s'arrête
42:25il faut que les Iraniens
42:27donnent à Donald Trump
42:29une victoire
42:29qu'ils ne sont pas
42:30disposés à lui donner
42:31une victoire même
42:32effectivement symbolique
42:33mais ils ne sont pas
42:33disposés à lui donner
42:34et les Israéliens
42:35l'ont bien compris
42:36et c'est pour ça que je disais
42:37qu'en fait au départ
42:37la fin de la guerre
42:39dépendait du bon vouloir
42:39des Américains
42:40puis des Iraniens
42:42qui doivent donner
42:43cette victoire
42:44même symbolique aux Américains
42:45et en réalité aujourd'hui
42:45des Israéliens
42:46puisque ceux-là
42:47ont décidé d'éliminer
42:48systématiquement
42:49tous les dirigeants iraniens
42:50de sorte que les Américains
42:50ne puissent pas
42:51clamer de victoire
42:52et en fait
42:53les Américains se retrouvent
42:54aujourd'hui prisonniers
42:54d'une certaine manière
42:55de cette alliance
42:56avec Israël
42:57qui a bien décidé
42:58que les Iraniens
42:59ne donneraient aucune victoire
43:00à Donald Trump
43:01sachant que Donald Trump
43:02avait dit au départ
43:03ça va durer 4 à 5 semaines
43:04on en est déjà à 3
43:06est-ce qu'on peut imaginer
43:07que dans une semaine ou deux
43:07tout ça soit terminé
43:08Raphaël Kahn ?
43:09Je pense que Donald Trump
43:11aimerait bien
43:11que ça se termine
43:12d'autant qu'il commençait
43:12à avoir des premiers craquements
43:13au sein même
43:14de son administration
43:15Joe Ken
43:15qui est en charge
43:17du contre-terrorisme
43:17qui est parti cette semaine
43:18Tulsi Gabbard
43:19auditionné par le Sénat
43:20qui a dû avouer
43:21que l'Iran en réalité
43:22ne constituait pas
43:23une menace imminente
43:24contre toutes les déclarations
43:25faites par Donald Trump
43:26pour justifier
43:27cette intervention militaire
43:28donc oui bien sûr
43:29Donald Trump a besoin
43:30de ramener une victoire
43:31à la maison
43:31encore faut-il
43:31que les Iraniens
43:32soient prêts
43:32à la lui servir
43:33sur un plateau
43:34au moins en apparence
43:35Richard ?
43:35Il faut encore 10 jours
43:37si je ne me trompe pas
43:38pour que les quelques
43:394 000 Marines
43:40qui sont à bord
43:41de deux navires
43:42l'un en provenance d'Asie
43:44l'autre en provenance
43:45des Etats-Unis
43:45arrivent sur zone
43:46ça nous amènera
43:47donc à la proximité
43:48de la 5ème semaine
43:50si l'envoi de ces Marines
43:52correspond à un plan
43:53on peut l'imaginer quand même
43:54on ne déplace pas
43:55ce type de contagion
43:56sans raison
43:57je dirais que
43:58la 5ème semaine
43:59c'est-à-dire
44:00ça nous mènera
44:00vers le 10 avril
44:02ce serait sans doute
44:02le moment
44:03où peut-être
44:03quelque chose se passera
44:04quelque chose
44:05destiné à donner
44:06cette victoire
44:07Quand vous dites
44:07quelque chose
44:08c'est une invasion terrestre
44:09c'est-à-dire
44:09une opération
44:10une opération terrestre
44:11une opération terrestre
44:12avec des hommes
44:13des hommes au sol
44:14il y a un élément
44:15sur lequel je voulais aussi
44:16vous interroger
44:17Richard Berlis
44:18ou Raphaël Kahn
44:19la Chine a appelé
44:19la France aujourd'hui
44:20à travailler ensemble
44:21à une résolution
44:22du conflit
44:23est-ce qu'il faut s'étonner
44:24de cet appel
44:25de Pékin à Paris ?
44:26La Chine joue
44:30sur du velours
44:30parce qu'en réalité
44:31elle est la seule
44:32aujourd'hui quasiment
44:33avec le Pakistan
44:33à pouvoir faire
44:36naviguer
44:36des navires
44:38par le détroit d'Hormuz
44:39elle est appelée
44:40à la rescousse
44:41même par Donald Trump
44:42c'est-à-dire que
44:42Donald Trump
44:43a fait quand même
44:43ses trois derniers jours
44:44des choses
44:44qui sont totalement impensables
44:45appeler la Chine
44:46à se mobiliser
44:47pour permettre
44:48le trafic
44:49dans le détroit d'Hormuz
44:49alors même que
44:50beaucoup pensaient
44:51que cette opération
44:51américaine
44:52était précisément faite
44:53pour couper à la Chine
44:54ses voies de ravitaillement
44:55en pétrole notamment
44:55et puis deuxième chose
44:57son secrétaire
44:58au trésor hier
44:58appelle à lever
44:59les sanctions
44:59sur le pétrole iranien
45:01parce qu'évidemment
45:01le cours du brut
45:03a tellement flambé
45:03que ça devient
45:04un véritable problème
45:04aujourd'hui
45:05pour le consommateur
45:05américain à la pompe
45:06donc pour en être
45:07à revenir sur des sanctions
45:08en Iran
45:09alors même
45:09qu'on est impliqué
45:11dans une guerre
45:11contre l'Iran
45:13aujourd'hui
45:13on a effectivement
45:14énormément de mal
45:15à comprendre cette position
45:16et la Chine en profite
45:17et c'est le nouvel an
45:18persan aujourd'hui
45:18en Iran
45:19également à la fin du Ramadan
45:21dans le monde musulman
45:22on pouvait peut-être
45:23s'attendre à une sorte
45:24de trêve
45:25ou moins de frappe
45:26aujourd'hui
45:26ça n'a pas été le cas Raphaël
45:28non
45:28d'abord parce qu'aujourd'hui
45:30c'est aussi l'Eid al-Fit
45:31qui correspond
45:32vous l'avez dit
45:33à la fin du Ramadan
45:34et que donc
45:34dans le Golfe
45:35ces pays-là
45:35eux aussi sont concernés
45:37et qu'on leur a fait passer
45:38un très mauvais Ramadan
45:38il faut le dire
45:39l'Iran de ce point de vue-là
45:40ne les a pas aménagés
45:41pendant cette période
45:42et donc je crois
45:43qu'il n'y a pas vraiment
45:44de sentiment
45:44ni de volonté
45:45de trêve
45:45de part et d'autre
45:46pour l'instant
45:46vous noterez
45:47que les pays du Golfe
45:48en sont restés
45:49à une retenue stricte
45:50alors même qu'ils avaient
45:50les moyens
45:51s'agissant de l'Arabie Saoudite
45:52par exemple
45:52pour répliquer
45:53de manière extrêmement dure
45:54les Saoudiens l'ont montré
45:55au Yémen
45:55lorsqu'ils s'impliquent
45:57dans un conflit
45:57ils y vont
45:58avec la manière forte
45:59ils ont dix fois
45:59le budget iranien
46:00en matière de défense
46:01donc ils pouvaient
46:01effectivement réagir
46:03ils ne l'ont pas fait
46:03pour l'instant
46:04pour ne pas créer
46:04d'embrasement régional
46:05Voilà ce que l'on pouvait dire
46:06ce soir dans ces informés
46:08sur cette guerre
46:09au Moyen-Orient
46:10qui a commencé
46:11il y a maintenant
46:11trois semaines
46:13pour terminer
46:14cette émission
46:15la musique
46:16d'un générique
46:17vous l'entendez
46:18peut-être
46:21celui d'une série phare
46:22des années 90
46:24Walker Texas Rangers
46:25qui passait en France
46:26sortait fin son héros
46:28son acteur principal
46:28Chuck Norris
46:29est mort à 86 ans
46:31on l'a appris
46:31aujourd'hui
46:32deux jours
46:33après avoir été
46:33victime d'un malaise
46:35Chuck Norris
46:36Richard Verliss
46:37c'était celui
46:37qui passait son temps
46:38à se battre
46:39champion de karaté
46:40et puis défenseur
46:41des valeurs ultra conservatrices
46:42aussi de l'Amérique
46:43Oui absolument
46:44c'était un mélange
46:45de Bruce Lee
46:45d'ailleurs il a joué
46:46avec Bruce Lee
46:47le champion hongkongais
46:49de Kung Fu
46:50la star hongkongaise
46:50du Kung Fu
46:51et de Shérif
46:51c'était les deux
46:52et Walker Texas Rangers
46:54il se trouve que moi
46:54j'étais assez fan
46:55j'étais à un reportage
46:56aux Etats-Unis
46:56il y a longtemps
46:57je faisais un reportage
46:58sur une émission
46:58qui s'appelait
46:59America's Most Wanted
47:00une émission qui traquait
47:01les criminels
47:02j'avais cherché
47:02à l'interviewer
47:03ça n'avait pas été possible
47:04parce que je travaillais
47:05pour un média
47:05que son agent
47:06ne connaissait même pas
47:07et n'avait pas l'intention
47:08de connaître
47:08mais je trouve que
47:10c'était une figure
47:10au-delà de son
47:12c'était un champion
47:13du monde de karaté
47:14il avait été champion
47:15du monde de karaté
47:15au-delà de son côté
47:16martial etc
47:17je lui trouvais
47:18je lui trouve toujours
47:19un air assez sympathique
47:21voilà
47:22donc je ne pense pas
47:23qu'il était
47:24ça aurait été intéressant
47:25de savoir
47:26je dirais
47:27ce qu'il aurait pu penser
47:28de l'échéance
47:29d'une guerre en Iran
47:30etc
47:31vous remarquerez
47:32que sur l'histoire de Trump
47:33il ne s'était pas tant prononcé
47:34que ça
47:35c'était un peu détourné
47:35justement de Donald Trump
47:36au moment de l'assaut
47:37du Capitole
47:38mais il était aussi
47:39assez pro-arme
47:40républicain
47:41on va dire conservateur
47:41mais ce n'était pas
47:41Silver Star Stallone
47:42par exemple
47:43il n'avait pas été aussi loin
47:44que Silver Star Stallone
47:45dans le soutien de Donald Trump
47:46qui lui effectivement
47:47a largement soutenu
47:48Donald Trump
47:49Serge Faubert
47:50qu'est-ce que ça vous évoque
47:50vous Chuck Norris ?
47:51alors moi ça m'évoque
47:52la fureur du dragon
47:53en 1972
47:54vous l'évoquez avec Bruce Lee ?
47:55voilà
47:55parce que moi j'étais
47:56comme tous les gamins
47:57de cet âge-là
47:58j'avais 12 ans
47:59voilà
48:01donc c'était
48:02la grande époque
48:02de Bruce Lee
48:03du Kung Fu
48:05vous imagine devant votre glace
48:06en kimono Serge ?
48:08tout à fait
48:08mais moi je faisais
48:09de la boxe française
48:09moi je faisais de la boxe française
48:11oui non
48:11les nunchakus
48:12j'ai arrêté
48:12parce qu'on se faisait
48:13tous mal aux coudes
48:14il y a toute une génération
48:15qui a handicapé des coudes
48:16à force d'essayer
48:17de manier le nunchaku
48:18mais ce film
48:20était très intéressant
48:21pourquoi ?
48:21parce que d'abord
48:22on en discutait un peu
48:23avant l'émission
48:24mais on montre
48:25quand même une scène
48:26qui est assez
48:27enfin aujourd'hui
48:28elle ne passe pas
48:29on voit Bruce Lee
48:30lui casser la rotule
48:32l'autre
48:33il ne peut pas bouger
48:34mais dans un effort
48:35surhumain
48:35Chuck Norris
48:36se précipite
48:36sur Bruce Lee
48:37et là
48:38il lui casse
48:39les cervicales
48:40et on entend
48:40craquer les cervicales
48:42mais alors vraiment
48:42on voit tout
48:44alors ce que je n'avais pas compris
48:45à l'époque
48:46parce que j'avais 12 ans
48:47mais un peu plus tard
48:48quand même
48:49je suis devenu un peu plus intelligent
48:50je l'espère en tout cas
48:52c'est qu'il y avait aussi
48:53une deuxième lecture
48:54de cette scène
48:56qui est emblématique
48:57de ce film
48:57c'est que c'était
48:58l'homme asiatique
49:00le petit
49:01face à un géant
49:02américain
49:03blond
49:03plein de poils partout
49:05et bien taillé
49:06qui était défait
49:08par le petit homme asiatique
49:09et on était en pleine guerre
49:11du Vietnam
49:11en 1972
49:12et il y avait
49:13un deuxième message
49:15alors vous allez me dire
49:16quand même
49:16Faubert
49:17a trouvé un message politique
49:18dans un film de Bruce Lee
49:19il ne faut pas exagérer
49:20ben si
49:20il y avait un message politique
49:23dans ce film
49:24où disons
49:25un écho
49:26à une situation particulière
49:28une situation politique
49:29qui en Amérique
49:30était très importante
49:31Or Malval
49:32ce n'est pas faire injure
49:33à Serge Faubert
49:33de dire que vous êtes
49:34un petit peu plus jeune
49:35que lui
49:36est-ce que ça vous parle
49:37Chuck Norris ?
49:38alors moi je n'ai jamais vu
49:39un épisode de Walker Texas
49:41vous allez pouvoir vous rattraper
49:42je n'ai jamais vu non plus
49:44de film
49:44mais par contre
49:45Chuck Norris ça me parle
49:46ça me parle
49:47parce que Chuck Norris
49:48c'est aussi une partie
49:50de ma jeunesse
49:50et notamment sur les forums
49:52en ligne
49:52dans les années 2000
49:54au mi-temps des années 2000
49:55je pense
49:56j'étais étudiante
49:56et effectivement
49:57il y avait ces
49:58Chuck Norris facts
49:59vous devez savoir
50:01Chuck Norris n'a pas de montre
50:02il décide de leur qu'il est
50:03ou par exemple
50:05même l'évidence
50:06se rend à Chuck Norris
50:07l'avenir se demande parfois
50:08ce que Chuck Norris
50:09lui réserve
50:10exactement
50:10c'était des phrases comme ça
50:11pour montrer
50:12toute la puissance
50:13de Chuck Norris
50:14cet humour un peu absurde
50:16a très bien marché
50:17c'était le début des mèmes
50:18en fait
50:18c'était les ancêtres
50:19des mèmes
50:20alors ce qui est intéressant
50:21j'ai vu que Chuck Norris
50:23au début
50:23avait trouvé ça intéressant
50:25enfin avait trouvé ça pas mal
50:26ça le faisait gagner aussi
50:28en popularité
50:29face à des gens
50:30qui n'étaient pas forcément
50:31de la génération
50:32exactement
50:33alors à un moment
50:33il avait quand même porté plainte
50:34contre un éditeur
50:35qui avait fait des Chuck Norris facts
50:36mais qui était insultant
50:38et raciste
50:38donc là il s'était dit
50:39quand même ça va trop loin
50:40et par contre
50:41il a sorti lui-même aussi
50:43des bouquins
50:44justement de ces Chuck Norris facts
50:45donc il en a fait
50:46une seconde carrière
50:48avec justement
50:49ces paroles
50:50que d'autres ont inventées
50:51pour lui
50:51star des réseaux sociaux
50:52clairement
50:53Chuck Norris
50:53Véronique Raissoul
50:54tu en as ressenti aujourd'hui
50:55après l'annonce de sa mort
50:56et alors d'habitude
50:57quand vous avez un décès
50:58il y a beaucoup d'émotions
50:59beaucoup de tristesse
51:00mais là c'est un festival
51:01évidemment
51:01de phrases les plus improbables
51:03les unes que les autres
51:04donc déjà je vous annonce
51:05que Chuck Norris ne meurt pas
51:06il arrête de vivre par choix
51:08déjà ça c'est une règle
51:10et puis après
51:11il y a eu un festival
51:12donc certains rappelant
51:14effectivement
51:14des souvenirs
51:15qu'Horror rappelait
51:16qui étaient très très échangés
51:18il y a quelques années
51:19donc des phrases du type
51:20lorsque Chuck Norris
51:21passe un entretien
51:22d'embauche
51:22c'est l'employeur
51:23qui apporte son CV
51:24enfin bref
51:24c'est le symbole
51:26de l'homme invincible
51:27qui va toujours plus loin
51:29qui pousse les limites
51:31et qui contrôle tout
51:32et donc c'était un festival
51:33en France
51:34mais un peu partout
51:36dans le monde
51:37et aux Etats-Unis aussi
51:38et bon je ne savais pas
51:39tous vous les lire
51:39mais franchement
51:40quand vous allez
51:40il y avait des phrases
51:41assez délicieuses
51:42il y a beaucoup de commentaires
51:43on se demande souvent
51:44si ça inspire les internautes
51:46ou pas
51:46bah oui
51:46parce qu'une fois
51:48que vous avez compris
51:48la mécanique
51:49de Chuck Norris
51:50contrôle tout
51:51vous imaginez bien
51:52qu'il y avait
51:53des tas de choses
51:54plutôt improbables
51:55et vraiment très drôles
51:57les internautes
51:58se répondant
51:58les uns aux autres
51:59et c'est rare
52:00qu'au moment où
52:01il y ait quelqu'un
52:01qui décède
52:02on part tout de suite
52:03dans la vanne
52:03comme on dit
52:04et bah ouais
52:04là on était dans la vanne
52:05voilà ça aura eu
52:06cet effet là
52:06Raphaël Kahn
52:07votre Chuck Norris
52:08à vous
52:09non mais Chuck Norris
52:10c'est vraiment un personnage
52:11typiquement américain
52:12en fait
52:13on ne peut pas imaginer
52:14de Chuck Norris espagnol
52:15ou italien
52:16bon il y a eu Terrence Hill
52:17il y a eu Western Spaghetti
52:18mais Chuck Norris
52:19c'est vraiment une figure
52:20Bert Reynolds
52:20ce sont vraiment des figures
52:22qu'on associe totalement
52:24à la fois au Grand Ouest
52:26aux grands espaces
52:28il a fait de la nourriture
52:28pour chiens aussi
52:29on l'imagine bien
52:30dans les publicités
52:30effectivement
52:32Chuck Norris
52:33et puis alors
52:34c'est vrai que le côté
52:35art martial
52:36finalement colle beaucoup moins
52:37avec le caractère
52:38assez typiquement américain
52:39mais ça reste une figure
52:41effectivement très populaire
52:42aux Etats-Unis
52:43et puis très marquée
52:44quand même
52:44d'un point de vue générationnel
52:45c'est-à-dire que
52:46comme l'a dit Oran Malval
52:47ce qu'on retienne
52:48la jeune génération
52:49de Chuck Norris
52:50ce sont finalement
52:51des propos
52:52ou des allégories
52:52qu'il n'a même pas
52:54véritablement tenu lui-même
52:55mais voilà
52:56auxquels on prête
52:56la figure de Chuck Norris
52:57parce que c'est un peu
52:58un masculinisme avant l'heure
52:59voilà on faisait le test
53:01à la rédaction de France Info
53:02tout à l'heure
53:02entre ceux qui connaissaient
53:04simplement de nom
53:05effectivement Chuck Norris
53:06à cause d'internet
53:06et puis ceux
53:07qui l'avaient vu
53:08dans les séries
53:09ou dans les films
53:10comme Serge Paubert
53:11par exemple
53:11Fureur du Dragon
53:12quelle année Serge ?
53:141972
53:151972
53:16voilà avec Bruce Lee
53:17à la une de Marianne
53:18cette semaine
53:19Oran Malval
53:19nous avons toujours
53:21nos analyses
53:22sur le premier tour
53:23on se penche notamment
53:24sur les scores
53:25de la France Insoumise
53:26mais pas que aussi
53:26sur la vague verte
53:28en reflux
53:29et aussi un pari
53:30en tout cas
53:32moyennement réussi
53:33du Rassemblement National
53:34voilà pour ce second tour
53:36bien évidemment
53:36dimanche édition spéciale
53:38tous les résultats
53:39à suivre sur France Info
53:40les résultats
53:41à partir de 20h
53:42merci à tous
53:43très bonne soirée
53:44sur France Info
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