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  • il y a 2 jours
Tous les jours, les informés débattent de l’actualité autour d'Hadrien Bect et de Renaud Dély.

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00:06Et bienvenue dans les informés de France Info, votre demi-heure de décryptage de l'actualité.
00:11Comme chaque matin, avec vous Renaud Delis.
00:13Bonjour, cher Renaud.
00:14Je salue également Paul Barcelone.
00:16Bonjour Paul, journaliste politique à France Info.
00:19Et bonjour Valérie Hacot.
00:21Vous êtes rédactrice en chef adjointe à Libération de Débat, comme chaque matin.
00:24Et le premier, Renaud, autour de cette manifestation, notamment après la mort de Quentin de Ranc, manifestation demain à Lyon.
00:34L'exécutif peut-il apaiser les choses ?
00:36Cette manifestation qui aura lieu demain, vous le disiez, en hommage à Quentin de Ranc, ce militant nationaliste qui est
00:43mort roué de coups à Lyon la semaine dernière.
00:45Et manifestation que le gouvernement a décidé d'autoriser, malgré la demande du maire de Lyon, Grégory Doucet, de l
00:52'interdire.
00:54L'enquête sur cette agression continue de progresser avec six mises en examen, plusieurs pour homicide volontaire.
01:01Jacques-Élie Favreau, l'assistant parlementaire du député LFI, Raphaël Arnaud, qui lui a été mis en examen pour complicité
01:05de meurtre par instigation.
01:07Elle est placée en détention provisoire.
01:10Plusieurs personnes qui restent à identifier selon le procureur de Lyon.
01:14Et puis la France Insoumise, qui est toujours mise en cause.
01:16Elle dénonce les violences, mais elle soutient la jeune garde, ce groupe d'ultra-gauche dont sont issus un certain
01:23nombre de ses éléments.
01:24Et en marge de son déplacement en Inde, justement, Emmanuel Macron a voulu en quelque sorte appeler au calme,
01:31tout en incitant ceux qu'il appelle les extrêmes à faire le ménage dans leur rang.
02:01Les extrêmes, dit le chef de l'État, et on comprend implicitement qu'il cible à la fois l'extrême
02:05-gauche et l'extrême-gauche,
02:06et pourtant, donc, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez annonce ce matin que la manifestation prévue demain à Lyon,
02:12où sont attendus plus d'un millier de militants de l'ultra-droite, sera autorisée.
02:16Alors, est-ce que cette décision peut contribuer à ramener le calme, ou au contraire, attiser un peu plus les
02:22tensions politiques ?
02:22Arrêtons-nous pour commencer. Effectivement, sur cette manifestation demain à Lyon, Valérie Hacot,
02:27Laurent Nunez l'autorise, le maire de Lyon, Grégory Doucet, souhaitait qu'elle ne le soit pas,
02:32souhaitait qu'elle ne puisse pas avoir lieu. Pourquoi Laurent Nunez prend-il cette décision ?
02:37Ce qu'il a expliqué ce matin, si j'ai bien suivi, c'est qu'il estimait qu'il était
02:41en mesure d'en assurer la sécurité.
02:44Mais c'est vrai qu'on peut aussi quand même s'interroger, puisque nous sommes dans un contexte abrasif,
02:51on a bien vu, avec des tensions extrêmes. Il va y avoir des milliers de militants de l'ultra-droite
02:59qui vont aller dans cette manifestation, des militants qui viennent aussi d'autres pays,
03:04donc ça va être quand même assez massif.
03:06Et Lyon n'est pas connu...
03:07Et des militants de l'ultra-gauche aussi qui se rend marrant.
03:09Exactement, c'est ce que je vais vous dire. Lyon n'est pas connu effectivement pour le calme,
03:12puisqu'il est aussi en face des militants antifa,
03:14et que donc tous les éléments sont réunis pour que ça puisse être potentiellement dangereux.
03:19Bon, si Nunez dit qu'ils vont assurer la sécurité, espérons,
03:22mais c'est vrai qu'on peut se retrouver quand même dans une situation problématique.
03:25D'autant, Paul Barcelone, et c'est ce qu'on entendait ce matin sur l'antenne de France Info
03:29avec notre collègue Yannick Falt qui avait ces informations,
03:32une des craintes de la police, c'est aussi que des personnes se croisent dans les rues de Lyon.
03:37Lyon, c'est une grande ville, mais ce n'est pas non plus gigantesque,
03:40se croisent en marge de cette manifestation dans les rues, tout simplement.
03:43C'est complètement explosif, et on entendait également dans votre matinale,
03:46Adrien, des témoignages de commerçants à Lyon qui disaient
03:48« On se barricade et qu'il y a une vraie crainte demain sur la sécurité à Lyon. »
03:51Ce qui me fait dire que cette journée, elle a un peu valeur de test pour l'exécutif,
03:55puisqu'effectivement Emmanuel Macron appelle au calme.
03:58On verra, et ce sera aussi un test, pour savoir si cette parole-là, elle a encore de la valeur,
04:03et s'il ne risque pas de constater demain le chef de l'État que sa voix reste quand même
04:07moins entendue.
04:08Lui qui a tardé à réagir, il l'avait fait dans un simple tweet samedi dernier consécutif à la mort
04:15de Quentin Durand,
04:16qu'il a réagi hier en marge de ce déplacement en Inde,
04:19critiqué notamment sur sa droite par Bruno Retailleau,
04:22qui estime qu'il ne nomme pas, il ne désigne pas le vrai coupable,
04:25en renvoyant dos à dos, extrême droite et extrême gauche.
04:28C'est extrêmement compliqué, évidemment, pour l'exécutif, pour Emmanuel Macron.
04:32Alors, de l'autre côté de l'échiquier, pardonnez-moi, c'est une information qu'on a depuis quelques minutes,
04:37Renaud Delis, puisqu'il se passe beaucoup de choses ce matin, visiblement, sur cette manifestation.
04:41L'être, c'est ce que nous dit l'agence France Presse, l'être au cadre du Rassemblement National.
04:45De Jordan Bardella.
04:45Jordan Bardella qui recommande de ne pas se rendre au Rassemblement d'hommage.
04:50Bien sûr.
04:50Qu'est-ce que vous en dites ?
04:51Bien sûr. C'est la position du Rassemblement National qui consiste à essayer de se tenir à l'écart
04:57des éléments d'ultra-droite violents qui pourraient ternir l'image du parti.
05:03Donc là, c'est trop voyant, si je veux dire.
05:05Et puis, il y a ce risque qui est évoqué, même s'il y a parfois des passereines.
05:09Il y a des individus qui sont quand même très proches du RN aussi et qui sont dans cet environnement
05:13-là.
05:13Et puis d'ailleurs, même si ces milieux, cette mouvance identitaire, avec des cadres du RN, ont participé à un
05:21rassemblement commun.
05:22C'était dimanche dernier, à la place de la Sorbonne à Paris, qui a été organisé par un mouvement qui
05:25s'appelle Les Natifs,
05:26qui est un mouvement héritier de générations identitaires, lequel a été dissous justement pour violences et de multiples condamnations.
05:32Mais il fait de la politique, il continue.
05:34Il en a fait toute la semaine, Jordan Bardella, pour essayer de montrer.
05:36Non, non, bien sûr, le Rassemblement National n'a rien à voir avec cet univers-là.
05:40Donc, et d'ailleurs, je pense que cette consigne sera très largement respectée.
05:44Le RN va être très prudent sur cette manifestation.
05:46Juste un point, je pense que c'était compliqué aussi pour les clés utiles de l'interdire.
05:49Parce que, au nom de la liberté d'expression, justement, on aurait entendu, puisqu'il s'agit, en tout cas,
05:55elle n'a pas encore eu lieu, mais d'une manifestation supposée être un hommage,
05:58un certain nombre de dénonciations virulentes, ça a entré un peu en contradiction avec le fait qu'une nuit de
06:02silence
06:03a été respectée à l'Assemblée Nationale, même chose, en hommage à la victime.
06:07Comme ça avait été le cas, d'ailleurs, pour d'autres victimes par le passé,
06:10on peut penser à Clément Merrick, ce militant d'extrême-gauche, victime de l'ultra-droite.
06:16Donc, je pense qu'il y avait une contradiction.
06:17Et puis, un tout dernier point aussi, évidemment, c'est très risqué, je vous rejoins là-dessus,
06:20peut-être plus au-delà, d'ailleurs, du défilé lui-même qui sera soigneusement encadré
06:23que dans le reste de la ville, vous l'avez dit.
06:25Mais juste, il faut savoir aussi, il faut rappeler que ces manifestations sont très utiles
06:28pour les services de renseignement.
06:30C'est-à-dire que quand vous laissez défiler, mais tout en les encadrant,
06:33donc le plus soigneusement possible, soit des individus de l'ultra-droite,
06:36soit des individus de l'ultra-gauche...
06:38Vous permettez de les repérer ?
06:38Bien sûr, vous mettez à jour vos fiches.
06:40Voilà, c'est-à-dire que les services de renseignement, à priori, seront déployés.
06:43Surtout s'il y a des renforts, entre guillemets, venus de l'étranger,
06:47des militants européens qui viennent.
06:49Ça permet d'actualiser, en quelque sorte, le renseignement sur ces individus
06:52qui sont tous extrêmement bien connus des services de renseignement.
06:56On l'a vu, d'ailleurs, avec les interpellations rapides
06:58des suspects dans le cas du meurtre de Quentin Doran.
07:03Alors, Paul Barcelone nous disait, Valéria Co, qu'il s'agit d'un test aussi pour l'exécutif.
07:09Mais, au fond, un test quand même risqué,
07:11parce que tout ça pourrait rajouter encore, mettre encore un peu d'huile sur le feu
07:16si jamais ça se passait mal.
07:18Évidemment, ce n'est pas ce qu'on souhaite.
07:20C'est clairement le risque.
07:21Si, effectivement, ça dérape, ce n'est vraiment pas bon pour l'exécutif.
07:24C'est une certitude exécutive qui, effectivement, n'a pas non plus parlé
07:28d'une voix totalement unique depuis le début de l'épisode.
07:33Donc, on a vu, effectivement, Emmanuel Macron hier en Inde
07:36qui essaye de dire c'est de l'extrême droite, c'est de l'extrême gauche qui fait les deux.
07:40En début de semaine, Sébastien Lecornu, à l'Assemblée,
07:43il n'était pas du tout sur...
07:44Il y a des violents des deux côtés.
07:46C'était quand même uniquement...
07:47Sébastien Lecornu applaudit debout par les députés RN ce jour-là.
07:51RN qui renvoyait exclusivement, qui appelait Mathilde Panot et le groupe LFI
07:54à faire le ménage au sein de ses troupes.
07:56Donc, ce n'était pas exactement non plus un discours d'apaisement
08:00de la part de Sébastien Lecornu
08:02qui, d'ailleurs, faisait aussi écho à Gérald Darmanin
08:05qui garde des sceaux le dimanche alors même qu'on n'avait aucun élément sur l'enquête
08:09enfin, en tout cas, qui avait été donné par le parquet ou par le procureur
08:12pointait également la responsabilité de l'extrême gauche et de LFI.
08:16Donc, effectivement, si par-dessus tout ça, la manifestation à Lyon
08:21dont on se demande si elle était vraiment nécessaire se déroule mal,
08:25ça va clairement mettre l'exécutif sous pression.
08:27Alors, Paul Barcelone, évoquons aussi Emmanuel Macron.
08:30Vous avez commencé à l'évoquer.
08:31Et cette passe d'armes qu'on a pu trouver peut-être un peu curieuse
08:34entre le président de la République et Georgia Meloni.
08:37Georgia Meloni qui fait, je le rappelle, un message sur X
08:40de soutien, de compassion, interprétons-le comme on veut.
08:44En tout cas, qui évoque la situation française.
08:47Emmanuel Macron qui lui répond dans la foulée depuis l'Inde
08:50que chacun, en gros, s'occupe de ce qui le regarde.
08:54Et c'est son expression, les moutons seront bien gardés.
08:57Que s'est-il passé ?
08:58Georgia Meloni, elle parle d'une blessure pour l'Europe tout entière
09:01après la mort de Quentin Deranque, la présidente du Conseil italien
09:05qui voit aussi son ministre des Affaires étrangères,
09:07Antonio Tajani, voler à son secours en disant
09:10nous le condamnons sans hésitation.
09:12Et là aussi, il s'agit d'une blessure.
09:14Emmanuel Macron, depuis l'Inde, hier, à la fin de son déplacement,
09:17en partie consacré à l'intelligence artificielle,
09:19a effectivement été amené à réagir et à répondre en disant
09:23je suis assez surpris que ceux qui se réclament nationalistes ou patriotes chez eux
09:27viennent regarder et commenter ce qui se passe ailleurs, chacun chez soi.
09:31Et vous citiez effectivement le président de la République
09:34et les moutons seront bien gardés.
09:36J'observe d'ailleurs que Marion Maréchal, elle, à son tour,
09:39remis de rond dans la polémique hier soir en disant
09:41Emmanuel Macron n'a visiblement pas la culture politique nécessaire
09:44pour constater que la mort de droite, dit-elle, a une résonance particulière
09:49quand il est tué par un militant d'extrême-gauche.
09:53Donc on voit bien qu'il y a une bataille là-dessus.
09:56Évidemment, aussi, pour resituer le contexte de Georgia Meloni,
09:59c'est quelqu'un qui est proche de Donald Trump,
10:03soutenu aussi par Eric Ciotti en France.
10:05Ça vient dans ce cadre-là, bien sûr.
10:07Renaud, on pourrait vous dire, effectivement,
10:08l'Italie, les années de plomb,
10:10c'est aussi un souvenir peut-être douloureux pour les Italiens.
10:12Et si, à l'inverse, par exemple, un militant d'ultra-gauche,
10:15d'extrême-gauche, avait été, à l'issue de cette RICS,
10:19roué de coups, comme l'a été malheureusement
10:21Quentin de De Renque par des militants d'extrême-gauche,
10:23est-ce que vous pensez que Georgia Meloni aurait publié le même message ?
10:26Bien sûr que non.
10:26Il ne faut pas être naïf, Georgia Meloni, elle fait de la politique.
10:29Comme le disait à l'instant Paul Barcelone,
10:31c'est un relais de Donald Trump en Europe.
10:33C'est bien parce que la victime,
10:34effectivement, la victime est issue de l'extrême-droite
10:38qu'elle prend cette position pour mettre en difficulté Emmanuel Macron.
10:41C'est ce qui explique, d'ailleurs,
10:44que Gérald Darmanin ou Sébastien Lecornu,
10:46à l'Assemblée nationale,
10:47est chargé la France insoumise,
10:48comme le disait Valérie Lacot tout à l'heure.
10:50La victime, elle est due.
10:52Le jeune homme qui est mort,
10:53il est du côté des rangs nationalistes.
10:55Donc, il n'y avait pas de raison, me semble-t-il,
10:58lors des interventions du garde des Sceaux
11:02ou du Premier ministre cette semaine à l'Assemblée nationale,
11:04de renvoyer dos à dos l'extrême-droite et l'extrême-gauche.
11:06Puisqu'en l'occurrence,
11:06on voit bien que les assassins présumés
11:10sont du côté de l'extrême-gauche
11:11et la victime du côté de l'extrême-droite.
11:14Par ailleurs, d'ailleurs,
11:15pour ce qui est de la position du gouvernement à ce moment-là,
11:16je pense que c'est ces derniers jours,
11:18elle avait un intérêt dans la stratégie du gouvernement,
11:22c'est d'éviter un face-à-face, justement.
11:23C'est-à-dire que si le gouvernement,
11:24si Sébastien Lecornu ou Gérald Darmanin
11:27n'avaient pas chargé à ce point les insoumis
11:29en les invitant à faire le ménage dans leur rang
11:32au regard de leurs liens avec la jeune garde,
11:34en l'occurrence,
11:36liens avérés, reconnus, assumés,
11:38même revendiqués par Jean-Luc Mélenchon,
11:39on se serait retrouvé avec un face-à-face
11:41où seul le Rassemblement National
11:42se serait posé en opposition à l'Assemblée Nationale
11:45comme barrage à la France Insoumise.
11:47Et donc là, c'était évidemment la configuration
11:49que veut absolument éviter l'exécutif.
11:51Et d'ailleurs, il a parlé de ce duel mortifère hier
11:53avec Emmanuel Macron entre les deux extrêmes
11:55qui, lui, ce duel-là,
11:56pourrait menacer justement le fonctionnement
11:58même de notre démocratie.
12:00Simplement pour rappeler qu'Emmanuel Macron
12:02hier ne cite personne.
12:04Effectivement, il peut donner le sentiment,
12:05c'est ce que lui a reproché Bruno Retailleau,
12:07le leader des Républicains,
12:08de renvoyer dos à dos extrême droite
12:10à extrême gauche
12:10parce qu'il ne cite personne.
12:11Il est interrogé nommément
12:12sur Jean-Luc Mélenchon
12:13et sur la jeune garde
12:14et il ne cite pas
12:15le leader des Insoumis
12:17ni ce mouvement violent d'extrême gauche.
12:20Juste un dernier mot
12:20puisqu'on parlait de Georgia Mélanie.
12:23Ça vient aussi dans un moment
12:24où certains leaders européens
12:25tentent de s'amuser
12:26d'un pseudo-isolement d'Emmanuel Macron.
12:28On l'a vu sur le dossier du SCAF,
12:29l'avion de combat franco-allemand.
12:32On l'a vu aussi avec cette vidéo
12:33qui tourne beaucoup sur les réseaux sociaux
12:35où Emmanuel Macron est mis de côté
12:36un peu d'une blague
12:37entre Keir Starmer,
12:39le premier ministre britannique,
12:40et Friedrich Merz.
12:40Cette rencontre aussi de haut niveau
12:42entre les Allemands et les Italiens
12:43à la France.
12:43Absolument.
12:44Tout ça sur fond de présidence française
12:46du G7
12:47et le sommet du G7
12:48aura lieu à Evian au mois de juin.
12:50Voilà.
12:51Tout ça vient aussi dans un contexte
12:52où il y a la volonté
12:53pour certains anciens partenaires
12:55ou actuels partenaires européens
12:56d'Emmanuel Macron
12:57de montrer que le président français
12:58serait isolé.
12:59En 30 secondes, Valéria Co,
13:01sur, parce que c'est quand même
13:02l'éléphant au milieu de la pièce,
13:03sur les Insoumis,
13:05Jean-Luc Mélenchon,
13:06est-ce que là,
13:07ça va être quoi la stratégie
13:07dans les prochains jours ?
13:08On a une idée,
13:08c'est toujours pareil,
13:09on fait bloc,
13:10on ne bouge pas ?
13:10À ce stade,
13:11j'ai l'impression
13:11qu'on reste vraiment sur le...
13:13On fait bloc.
13:14Donc, sur les Insoumis,
13:15il n'y a pas vraiment
13:16de changement.
13:17Ce qui se frise aussi
13:19en ce moment,
13:20clairement,
13:20c'est quand même
13:21le Rassemblement National.
13:22Je rebondis sur Jordan Bardella
13:24qui ne veut surtout personne
13:25à cette manifestation
13:26de son parti,
13:27c'est parce que là,
13:28on arrive au moment ultime
13:30de la banalisation
13:31et de la dédiabolisation
13:34du Rassemblement National.
13:35Vous restez avec nous,
13:36on va aborder
13:37notre deuxième débat.
13:38L'État est-il à la hauteur
13:39face aux inondations ?
13:40C'est juste après l'info
13:41en une minute,
13:42il est 9h20,
13:43voici l'hora du lieu.
13:44Plus aucun des cas
13:45de dermatose nodulaire bovine
13:46n'a été détecté en France
13:48depuis le 2 janvier,
13:49dit ce matin
13:49la ministre de l'Agriculture
13:51qui annonce lever
13:52toutes les zones réglementées
13:53à l'exception
13:54d'une petite partie
13:55des Pyrénées-Orientales
13:56qui dépendent
13:57d'un cas en Espagne.
13:58La marche en hommage
13:59au militant identitaire
14:01Quentin Deranque,
14:02mort après une rixe
14:03la semaine dernière
14:03à Lyon,
14:04sera encadrée
14:04par un important dispositif
14:06policier,
14:07mais le ministre de l'Intérieur
14:08ne demande pas
14:09son interdiction.
14:10L'appel au rassemblement
14:12a été largement relayé
14:13par l'extrême droite.
14:14Pour autant,
14:15Jordan Bardella
14:15recommande ce matin
14:16au cadre du Rassemblement
14:18National
14:18de ne pas se rendre
14:20à cette marche.
14:21Trois départements
14:22restent ce matin
14:23en vigilance rouge au cru.
14:24L'eau continue de monter
14:25dans le Maine-et-Loire,
14:26en Loire-Atlantique
14:27et en Charente-Maritime.
14:28En revanche,
14:29la situation s'améliore
14:30en Gironde
14:30et dans le Lot-et-Garonne
14:32qui repasse
14:32en vigilance orange.
14:34Me comparer à Pétain
14:35est une attaque
14:36aussi violente qu'injuste.
14:37se défend ce matin
14:38Martine Vassal,
14:39la candidate de la droite
14:40et du centre
14:40à la mairie de Marseille
14:41qui a fait polémique
14:42après avoir repris
14:44à son compte
14:44le triptyque pétainiste
14:46travail-famille-patrie
14:47sur le plateau
14:48de BFM TV
14:49hier soir.
14:58Et nous sommes toujours
14:59avec Valérie Hacot,
15:01vous êtes rédactrice
15:01en chef adjointe
15:02à Libération
15:02et Paul Barcelone
15:03journaliste politique
15:04à France Info
15:05et bien sûr
15:06Renaud Deli
15:07pour introduire
15:08notre deuxième débat
15:10les inondations
15:11et l'État
15:12a-t-il agi
15:12comme il le fallait
15:14et globalement
15:15agit-il sur ce sujet ?
15:16Et sera-t-il au rendez-vous
15:18dans les jours
15:18et les semaines qui viennent
15:19parce que les crues
15:20et les inondations
15:21ont atteint
15:21un niveau record
15:23on le sait
15:23plus de 35 jours
15:24de pluie consécutif
15:25un record depuis 1959
15:27encore trois départements
15:28ce matin
15:28en vigilance rouge
15:29beaucoup d'autres
15:30en vigilance orange
15:32et puis des dégâts
15:34donc considérables
15:35une nouvelle catastrophe
15:36écologique
15:37aux conséquences
15:38humaines et économiques
15:39extrêmement lourdes
15:40une facture
15:42extrêmement élevée
15:43est-ce que l'État
15:44sera justement
15:45au rendez-vous
15:46c'est en tout cas
15:47l'engagement
15:48qu'a pris le ministre
15:49chargé de la transition
15:50écologique
15:50Mathieu Lefebvre
15:51c'était lors d'un déplacement
15:52avant-hier à Sainte
15:54une commune
15:54de Charente-Maritime
15:55elle-même inondée
15:56Il y a évidemment
15:57aujourd'hui l'urgence
15:59la gestion de crise
16:00et j'invite
16:01tous les français
16:02à bien respecter
16:02l'ensemble des consignes
16:04de sécurité
16:04l'État fera également
16:06tout pour accélérer
16:07le processus
16:08de reconnaissance
16:08catastrophe naturelle
16:10et fera tout également
16:11pour que les assureurs
16:13puissent indemniser
16:14le plus rapidement possible
16:15je remercie
16:16les assureurs
16:17qui ont bien voulu
16:18d'en s'est déjà dépêché
16:19un certain nombre
16:20d'experts
16:20pour que le processus
16:21puisse se faire
16:22le plus rapidement possible
16:23Et de son côté
16:24la ministre de l'agriculture
16:25Annie Genovar
16:26a indiqué que le dispositif
16:27des calamités agricoles
16:28indemnisera les agriculteurs
16:29qui ont été particulièrement
16:31touchés
16:31qui ont connu
16:32des pertes de fonds
16:34que pour les pertes de récolte
16:35l'indemnité de solidarité nationale
16:37leur viendra en aide
16:38Bref
16:38est-ce que l'État
16:39va mobiliser des moyens
16:41suffisants
16:41au regard encore une fois
16:42de l'ampleur
16:43de cette catastrophe
16:43qui est loin de terminer
16:45puisque la décrue
16:46sera hélas encore
16:48extrêmement lente
16:48et puis d'ailleurs
16:49qu'elles peuvent être aussi
16:50le rôle des assureurs
16:52est-ce que même répondront
16:53à ce moment
16:54d'unité nationale
16:56et puis
16:57tout dernier point
16:58d'ailleurs
16:58pourrait-on envisager
16:59peut-être
16:59on sait que souvent
16:59les procédures
17:00sont extrêmement lentes
17:02extrêmement longues
17:02peut-être
17:03pourquoi pas
17:04une loi spéciale
17:05un peu comme il y avait eu
17:06à l'occasion
17:07de la reconstruction
17:08de Notre-Dame
17:08ou de l'organisation
17:09des JO de Paris 2024
17:10pour que tout ça
17:11aille plus vite
17:12et soit plus efficace
17:13C'est vrai ça Paul Barcelone
17:14est-ce que quand l'État
17:15on entendait effectivement
17:16Mathieu Lefebvre
17:17quand l'État dit
17:18il faut que les assurances
17:20agissent
17:20ce n'est pas facile à dire
17:22est-ce que ça fonctionne
17:24est-ce que cette pression
17:25elle fonctionne
17:26alors c'est vrai que c'est
17:27un sempiternel débat
17:28et le sujet est aussi
17:30qu'on n'est probablement pas
17:32au dernier épisode
17:33de ce type
17:34et que ces événements-là
17:35sont quand même
17:35de nature à se répéter
17:36dans les années à venir
17:38au gré des épisodes
17:39de changement climatique
17:40pour répondre à ce que
17:41soulevait
17:41le point que soulevait Renaud
17:42à l'instant
17:43à ma connaissance pour moi
17:44il n'est pas question
17:44d'une loi spéciale
17:47mais peut-être
17:47que ça viendra
17:48je regardais
17:49pendant que vous m'interrogiez
17:50le dernier tweet
17:51de Sébastien Lecornu
17:52il y a moins d'une heure
17:52qui évidemment
17:53mais c'est du classique
17:54dans ces moments-là
17:54promet que les services
17:56de l'État
17:56sont mobilisés
17:57sur le pont
17:57oui l'inverse
17:58ce serait surprenant
17:59exactement
18:00et que
18:01les premières décisions
18:02de catastrophe naturelle
18:03de reconnaissance
18:04de l'état de catastrophe naturelle
18:05qui peuvent contribuer
18:06à accélérer
18:06certaines procédures
18:08seront prises
18:08sous cinq jours
18:09il y a un déplacement
18:10aujourd'hui
18:10du ministre de l'économie
18:11et des finances
18:12Roland Lescure
18:12aussi pour aller
18:13au devant des sinistrés
18:15et accélérer
18:16les indemnisations
18:16mais effectivement
18:17le sujet
18:18c'est celui
18:18des assurances
18:19de la mobilisation générale
18:21dans le contexte
18:22des municipales
18:22qui exposent
18:23les maires sortants
18:25bien sûr
18:25à la question aussi
18:27du procès
18:28en impuissance politique
18:29en courage politique
18:30on sait que
18:30parmi les sujets
18:31de ces crues
18:32cette semaine
18:32sont arrivés
18:33sur le haut de la pile
18:34notamment la question
18:35des digues
18:35qui ont cédé
18:36l'entretien de celles-ci
18:37qui sont confiées
18:38désormais aux intercommunalités
18:40tout cela soulève
18:41des questions
18:42de politique locale
18:43aussi très concrète
18:44Sur le sujet des digues
18:45parce qu'il y a
18:45les intercommunalités
18:46l'État joue un rôle
18:47dedans aussi
18:47là-dedans
18:48il y a
18:49je crois d'ailleurs
18:50dans votre journal
18:51Valérie Hacot
18:52un papier sur le sujet
18:53ce matin
18:53qui justement
18:55s'inquiète
18:55ou les élus
18:56s'inquiètent
18:57d'une forme de désengagement
18:58de l'État
18:59sur ce sujet
18:59le fait est que
19:00maintenant
19:01ce sont les collectivités locales
19:02qui doivent les gérer
19:03et elles font valoir
19:04qu'ils ont des problèmes financiers
19:06c'est le cas
19:06on l'a vu encore
19:07avec la loi de finances
19:08on sert de partout
19:09ce qu'ils pourraient aussi faire
19:11c'est lever un impôt spécifique
19:13de l'ordre de 40 euros
19:14par personne et par an
19:15c'est la fameuse taxe
19:16j'ai maquis
19:16exactement
19:17et que bizarrement
19:18ils ne l'ont pas fait
19:19parce que c'est pas très très populaire
19:21et c'est peut-être aussi
19:22une des
19:22enfin c'est peut-être aussi
19:23la question centrale
19:24par rapport à ces épisodes
19:26qui vont se reproduire
19:27comme le disait Paul
19:29le réchauffement climatique
19:30est en cours
19:31même s'il n'y a pas de lien
19:33direct établi
19:34n'empêche qu'on se rend compte
19:36je crois qu'il y a eu 10 épisodes
19:37depuis le 7 hiver
19:40de crues et d'inondations
19:4210 tempêtes
19:4310 tempêtes
19:44donc ça devient un truc massif
19:45en fait là où je veux en venir
19:47c'est qu'il y a certes
19:49l'histoire des indemnisations
19:50des assurances
19:51du après-coup
19:51mais en fait la question
19:53c'est quand même le avant
19:54c'est comment on s'adapte
19:55exactement
19:56c'est comment on s'adapte
19:57et ça effectivement
19:58pour le coup
19:58c'est la responsabilité de l'Etat
20:00qui fait des plans
20:01on ne peut pas dire
20:01qu'ils restent totalement inactifs
20:02ils font des plans
20:03des plans sur 5 ans
20:04des trucs
20:04mais sauf que derrière
20:05le financement ne suit pas
20:06la volonté et le politique
20:08ne suit pas
20:08et puis c'est quand on se retrouve
20:10dans une situation de crise
20:11comme à l'heure actuelle
20:12que tout le monde
20:13pousse des cris d'or frais
20:14cherche des solutions
20:14etc
20:15et puis pof
20:16on repart sur autre chose
20:17et on n'en parle plus derrière
20:18mais la vraie question
20:19c'est quand même
20:19une adaptation globale
20:21du pays
20:22au changement climatique
20:23et entre autres
20:24à ces phénomènes d'inondation
20:25Renaud
20:26parce que c'est vrai
20:27que les dérèglements climatiques
20:28frappent notre vie quotidienne
20:29et l'organisation de notre société
20:30dans tous les domaines
20:31alors il y a la dimension financière
20:33donc là il y a les procédures
20:34d'urgence à déclencher
20:34mais il y a des estimations
20:35qui évoquent par exemple
20:36que le coût des dégâts
20:37liés à la répétition
20:39de ces épisodes
20:39pourrait grimper
20:40jusqu'à 143 milliards d'euros
20:42d'ici 2050
20:432050
20:44c'est très proche
20:46comme échéance
20:47oui il faut mesurer
20:48143 milliards d'euros
20:49c'est
20:49même par rapport
20:51à notre richesse nationale
20:52c'est déjà
20:52un chiffre considérable
20:53et c'est pas la peine
20:54que je vous rappelle
20:55Adrien Bec
20:56vous qui suivez
20:57de façon extrêmement attentive
20:58l'actualité
20:59la fragilité
21:00de nos finances publiques
21:01pour le moins
21:01et l'ampleur
21:02je crois que ça
21:17de la population dans le pays
21:18et donc du dérèglement
21:19de ces épisodes climatiques réguliers
21:22il y a potentiellement
21:2318 millions de français
21:24qui vivent aujourd'hui
21:25dans des zones inondables
21:27ou vulnérables
21:28ou potentiellement menacées
21:29par ces épisodes
21:29il y a les zones inondables
21:30il y a les zones de sécheresse
21:31il y a les zones où il fait chaud
21:32enfin
21:33en effet il y a des zones
21:34où il fait plus chaud
21:35que dans d'autres zones
21:36vous avez raison
21:37je crois que décidément
21:38vous êtes un journaliste averti
21:42je sais pas
21:43c'est votre fête Adrien
21:44heureusement qu'il est 9h27
21:45je vais vous dire une bonne chose
21:48merci Renaud
21:49c'est moi qui vous remercie
21:49mais non non
21:50merci
21:52merci Paul Barcelone
21:53avec plaisir toujours
21:54service politique de France Info
21:55Valérie Hacot
21:56vous êtes quant à vous
21:57rédactrice en chef adjointe
21:59à Libération
22:00restez sur France Info
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