- il y a 21 heures
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Paul Barcelonne.
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00:04Et bonjour à tous, ravi de vous retrouver une nouvelle fois pour les informer comme toute cette semaine.
00:08Votre émission de décryptage de l'actualité comme chaque matin, 9h, 9h30 sur France Info, le canal 16 de la
00:14TNT et à la radio.
00:15A la une ce matin évidemment, la spirale de la guerre au Moyen-Orient.
00:19Les frappes continuent à Téhéran, à Beyrouth. On va faire le point dans un instant.
00:23Des soldats israéliens se déploient aussi au sol au Liban.
00:26On parlera également tout à l'heure des conséquences en France, puisque Jean-Noël Barraud, le chef de la diplomatie
00:32française,
00:32annonce ce matin que la France se prépare à affrêter des vols pour rapatrier des ressortissants,
00:38notamment les plus vulnérables, jusque sur le territoire national.
00:41Pour en parler, la table des informés ce matin. Bonjour Christian Cheneau.
00:44Bonjour.
00:45Qu'on ne présente plus, journaliste à la rédaction internationale de Radio France.
00:48Bonjour Quentin Calmet.
00:50Bonjour.
00:50Journaliste à Public Sénat.
00:51Et bonjour à vous, Aurore Malval, grand reporter au service politique de Marianne.
00:56Christian, j'ai envie de commencer avec vous ce tour de table sur les informations de la nuit.
01:01Les frappes qui continuent.
01:02Donald Trump qui promet la riposte après que l'ambassade américaine a été visée en Arabie saoudite à Riyad cette
01:10nuit.
01:10Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien, assure que ce ne sera pas une guerre sans fin.
01:15Mais des soldats israéliens sont en ce moment au sol pour aller attaquer de nouvelles positions au Liban.
01:22Est-ce que malgré tout, ce matin, ce n'est pas l'enlisement qui est assuré et la guerre sans
01:26fin qui s'ouvre à nos portes ?
01:28En tout cas, c'est l'escalade.
01:29Et la régionalisation qui opère, qui est clairement à l'œuvre.
01:33Toujours les pays du Golfe visés, l'Irak.
01:36Et puis, évidemment, nouveau front qui se réchauffe encore, c'est le Liban.
01:41Savoir qu'Israël occupe déjà 5 points au Liban.
01:46Et là, ce matin, on a appris qu'évidemment, les Israéliens ont occupé d'autres points.
01:51Pas forcément une réoccupation de toute la zone du sud.
01:54Mais en tout cas, ils repassent à l'offensive côté libanais et ils bombardent intensivement Beyrouth.
01:58D'un mot, Christian, est-ce que c'est un basculement dans la guerre après tout ce qu'on a
02:02vécu depuis 4 jours ?
02:03C'est l'escalade qui continue.
02:03C'est la dynamique, la mécanique de la guerre fait que, de fil en aiguille, chacun pousse ses fronts.
02:12Et surtout, on voit bien que l'Iran continue à bombarder.
02:17Et qu'on n'est pas, encore une fois, dans une phase de désescalade.
02:20On est clairement dans la tension et l'escalade qui continue aujourd'hui.
02:24Alors, voilà ce qu'on disait, justement, hier soir, Donald Trump, le président américain,
02:28qui assurait avoir les moyens de faire la guerre peut-être 4 ou 5 semaines. Écoutez.
02:33Nous sommes déjà très en avant par rapport à nos projections dans le temps,
02:39mais quelle que soit la durée, quoi que cela exige,
02:42et depuis le début, nous avions prévu 4 à 5 semaines,
02:48mais nous avons la capacité de durer bien plus longtemps.
02:53C'est l'enlaisement, Quentin Calmet, ou la fuite en avant qui guelte Donald Trump.
02:57Ce qui est sûr, c'est que c'est facile de commencer une guerre,
02:59et c'est beaucoup plus compliqué de la terminer, surtout quand on n'a pas d'objectif de guerre clair.
03:04Or, depuis le début, depuis le samedi, les premières déclarations de Donald Trump,
03:08les objectifs de guerre ont changé, ont vacillé.
03:11Au début, Donald Trump disait, on va taper fort,
03:14et puis ensuite, le peuple iranien pourra sortir dans les rues, renverser le régime.
03:20Donc, c'était la chute du régime, son premier objectif, son premier but de guerre.
03:23Dès le samedi, au bout de 2-3 heures d'intervention israélienne-américaine en Iran,
03:28on voit aujourd'hui que tous les jours, il y a des objectifs qui diffèrent
03:31en fonction de qui est l'orateur aussi à la télévision,
03:34avec en plus Donald Trump qui prend beaucoup la parole
03:36et qui, à chaque fois, peut dire des choses qui sont différentes de la fois précédente.
03:40Donc, maintenant, il n'y a plus la volonté de faire tomber le régime.
03:42Ça n'est plus l'objectif, alors que c'était celui affiché samedi.
03:45En revanche, on met en place 4 objectifs militaro-militaires
03:48avec, effectivement, des cibles, maintenant, qui sont des cibles armées.
03:53Comme ça, on peut dire que si on souhaite avoir déjà un point d'étape,
03:56on a déjà gagné quelques-uns de ces objectifs avec quelques cibles qui ont été abattues.
04:01Aurore Malval, là-dessus, est-ce que Donald Trump ne risque pas la fuite en avant ?
04:05En fait, il y a quelque chose, quand même, qui est important.
04:08Aux États-Unis, 6 Américains sur 10, selon les sondages, sont hostiles au bombardement.
04:12Et ça, c'est quelque chose, effectivement, qui peut, en tout cas, faire changer.
04:16Si ce nombre évolue radicalement, d'ailleurs, dans un sens ou dans un autre,
04:20peut dicter aussi à Donald Trump une conduite à suivre.
04:236 Américains sur 10, quand même, hostiles dès le déclenchement, c'est quand même pas mal.
04:27Donc, Donald Trump pourrait intérer à prendre en compte aussi la vie de sa population.
04:31Est-ce que ça peut se retourner contre lui, ce que dit Aurore Malval ?
04:34C'est-à-dire que la population, l'opinion américaine, se retourne.
04:37On sait qu'il y a les élections de mi-mandat qui sont en ligne de mire,
04:39que la base MAGA, qui est la base de supporters de Donald Trump, peut être versatile.
04:44On rappelle que le président américain, Christian, avait fait campagne
04:47pour revenir au pouvoir aux États-Unis.
04:50Sur le côté, les États-Unis ne seront plus le gendarme du monde.
04:53Moi, j'ai l'impression, quand même, que la clé de la fin de ce conflit,
04:55elle est à Washington, évidemment.
04:57Et on verra comment ça va s'opérer.
04:59Est-ce qu'il y aura une volte-face de Donald Trump ?
05:01Est-ce qu'évidemment, là, il va continuer à frapper ?
05:02Il va y avoir des pertes.
05:04Il y a déjà eu six morts américains, quatre avions qui sont tombés.
05:08Donc, à un moment donné, vu la pression qu'on a expliquée
05:10de l'opinion publique, de la base MAGA, du concret aussi,
05:13on voit beaucoup de sénateurs démocrates qui commencent à renacler,
05:18enfin, des parlementaires.
05:19Vous avez les militaires aussi qui sont, on a compris,
05:22qui n'étaient pas forcément très très chauds sur cette guerre.
05:26Donc, voilà, après, ça va venir de là.
05:29C'est-à-dire que si Washington, si Trump, à un moment donné, stoppe,
05:32et comme on l'a dit, en disant, j'ai eu le scalp de Khamenei,
05:36j'ai détruit la marine iranienne,
05:38j'ai détruit la quasi-totalité des lanceurs de missiles,
05:41le programme nucléaire est quasiment à l'arrêt,
05:44bon, je peux dire, j'ai rempli le contrat.
05:46Alors, que peuvent les Européens dans ce conflit,
05:49dans cette guerre en Iran ?
05:50La France est-elle engagée ?
05:51Malgré elle, on va répondre à toutes ces questions,
05:53évidemment, avec les conséquences aussi pour vous,
05:56des conséquences très concrètes pour vous qui nous regardez
05:59et qui nous écoutez, puisque la France, d'abord,
06:01et c'est une annonce ce matin de Jean-Noël Barraud,
06:03le ministre des Affaires étrangères,
06:05se prépare à affrêter des vols pour rapatrier
06:09ses ressortissants les plus vulnérables.
06:11Quentin Calmet, c'est évidemment du devoir du pays
06:15que d'aller chercher nos concitoyens.
06:18400 000 Français dans la région,
06:2025 000 de passage, disait ce matin Jean-Noël Barraud.
06:23Oui, et le Quai d'Orsay qui, dès hier,
06:26a réuni les journalistes pour faire la transparence
06:28avec des chiffres, d'ailleurs, qui étaient extrêmement précis.
06:30C'était surprenant, parce qu'on dit plus de 400 000 ressortissants,
06:33mais pays par pays, le ministère des Affaires étrangères,
06:36qui hier pouvait donner le nombre de nos ressortissants
06:38dans chacun des pays de la région,
06:39donc une très grande majorité de nos ressortissants
06:41sont en Israël, plus de 220 000.
06:43Il y en a aussi aux Émirats arabes unis, 63 000.
06:47Au Qatar, 8 200.
06:49Au Bahreïn, 1380.
06:51Avec la volonté, effectivement, pour le gouvernement
06:54d'en faire un de ces trois objectifs prioritaires,
06:56de s'occuper de ces Français,
06:58de dire qu'il y avait quelqu'un au bout du fil,
07:00et comme ça, 5 000 appels qui ont été passés hier
07:03par nos ressortissants dans la zone.
07:04Alors, il y a eu un troisième conseil de défense
07:06organisé en trois jours hier autour d'Emmanuel Macron,
07:09le président de la République à l'Élysée.
07:10Quentin, vous le rappeliez, des touristes bloqués,
07:13certains espaces aériens encore fermés.
07:15Alors, est-ce un impossible défi logistique ?
07:17Question posée et longue réponse ce matin
07:19de la ministre des Armées, Catherine Vautrin,
07:21invitée de nos confrères de France Inter.
07:23Notre première préoccupation,
07:25comme vous pouvez l'imaginer,
07:26c'est d'abord la protection de nos ressortissants,
07:29c'est la protection de nos emprises,
07:31puisque nous avons des emprises...
07:33Basse militaire.
07:34Basse militaire.
07:35Nous avons des ambassades.
07:37Il ne faut pas oublier qu'on a des ambassades,
07:38on a des personnels, on a des consulats.
07:39Et puis, c'est aussi l'accompagnement de pays
07:42avec lesquels nous avons des accords de défense.
07:45Aurore Malval, est-ce que c'est un impossible défi logistique
07:48que de rapatrier les ressortissants français
07:51qui sont actuellement au Moyen-Orient ?
07:52J'ai l'impression qu'en tout cas,
07:54on le prend petit à petit.
07:56C'est-à-dire, quand on dit
07:57on va rapatrier les personnes les plus vulnérables,
08:01ce n'est pas un rapatriement massif immédiat
08:05qui est en train de s'organiser.
08:07C'est vrai qu'on a eu dans les toutes premières heures
08:09et notamment via ces scènes un peu curieuses
08:13d'influenceurs à Dubaï
08:14qui se sont tout de suite tournés
08:16en exigeant un rapatriement quasiment immédiat,
08:19toujours dans une sorte d'immédiateté filmée
08:21sur les réseaux.
08:22Ce n'est pas ce qui est en train de s'organiser.
08:25Je ne pense pas que le défi soit impossible
08:27pour la France au fur et à mesure.
08:29C'est-à-dire en l'état du conflit,
08:30en tout cas, ça me semble pas un défi impossible.
08:35J'ajoute aussi, Christian, que des avions de chasse Rafale
08:39ont survolé certaines emprises militaires françaises.
08:42On sait que dimanche, une base militaire navale à Abu Dhabi
08:46a été visée par un drone iranien sans faire de dégâts
08:48ou en tout cas que des dégâts matériels et pas de blessés.
08:52À quel point la France s'est engagée dans cette guerre ?
08:54Est-ce qu'on peut répondre à cette question ?
08:55Elle est aux premières loges,
08:56parce qu'avec cette base d'Eldafra,
08:58une base aéronavale,
08:59on a évidemment des militaires, des Rafales.
09:01On a une deuxième base qui s'appelle H5
09:04dans le désert jordanien,
09:06où il y a à peu près six Rafales
09:08et aussi des soldats.
09:10Et puis, comme on l'a dit, des ambassades, etc.
09:13Est-ce que ça veut dire, Christian,
09:14que la prochaine étape, c'est l'entrée en action ?
09:16On voit bien dans ce que vous dites
09:16que c'est la sécurisation qui est la première phase.
09:19Alors, ce qui va être présenté par l'Elysée
09:20et par le ministère de la Défense,
09:21c'est qu'on va amener du matériel de défense.
09:24C'est-à-dire peut-être des radars.
09:26C'est ce qui avait été fait en 2019
09:28quand l'Iran avait attaqué l'Arabie saoudite.
09:30La France avait fourni des radars
09:32pour justement surveiller le ciel saoudien.
09:33Pour faire du renseignement.
09:34Du renseignement.
09:35On voit peut-être des armes anti-défense,
09:37des missiles anti-défense.
09:38Peut-être aussi faire des patrouilles
09:40avec les Rafales.
09:41Pour revenir à l'évacuation,
09:43il y a eu quand même un cas historique récent.
09:44C'est 2006.
09:4515 à 20 000 Français évacués sous les bombes
09:48au moment de la guerre Hezbollah-Israël.
09:51Il y avait eu d'ailleurs deux portes-containers.
09:54Le Mistral notamment.
09:55Qui avait évacué les gens
09:56dans une situation autrement plus chaotique,
10:00conflictuelle que celle qu'on a dans le Golfe.
10:01Il y a des bombardements.
10:03Mais ça va se faire.
10:04J'ai appris ce matin que quelques vols reprennent
10:05à partir de Dubaï.
10:08Donc ça va se faire progressivement.
10:09Il n'y a pas de panique.
10:11Mais effectivement, ça va prendre un peu de temps.
10:12Quentin Calmet brièvement là-dessus.
10:14Et après, on parlera des conséquences.
10:15Mon collègue Stéphane Duguay pour Public SANA
10:17a pu échanger longuement hier
10:20avec un proche du président de la République à l'Elysée.
10:23Et ce qui se dit actuellement,
10:24c'est que la France est prête à appuyer ses alliés
10:26sur le défensif.
10:28Que ce soit sur le renseignement,
10:29également l'interception de drones.
10:31Que cela aurait commencé.
10:33Mais que pour l'instant,
10:34on ne peut pas encore officiellement le dire tout à fait.
10:36Alors, je voudrais qu'on se penche aussi
10:37sur les conséquences économiques.
10:38Puisque Roland Lescure,
10:39le ministre de l'économie,
10:41justement s'est exprimé ce matin depuis Bercy.
10:43Il affirme qu'aucun risque d'approvisionnement
10:45ne pèse à court terme
10:47sur le gaz et l'essence en France.
10:49La Banque de France garde aussi
10:50et suit évidemment ce dossier
10:52avec une grande attention.
10:53L'énergie, les marchés financiers,
10:56le gaz européen qui bondit encore ce matin
10:58de plus de 30%.
10:59Aurore Malval,
11:00ça fait des conséquences très concrètes
11:02sur la vie des Français.
11:03Ce qui se passe à 5 000 kilomètres de Paris,
11:06du côté du Moyen-Orient,
11:08ça a aussi des répercussions
11:09dans la vie quotidienne.
11:10Bien sûr, comme à chaque crise,
11:13effectivement,
11:13lorsqu'il y a des conséquences
11:15sur l'approvisionnement,
11:17notamment,
11:18alors c'est effectivement principalement
11:19d'ailleurs le gaz,
11:20le cours du gaz naturel
11:21qui avait grimpé de plus de 35% hier.
11:23Donc forcément,
11:24il y a un impact sur les factures,
11:27en tout cas à terme.
11:29Mais le plus important,
11:31c'est quand même qu'il n'y ait pas
11:31de risque de pénurie.
11:32Parce que dans ce cas-là,
11:33effectivement,
11:34les conséquences seraient tout autres.
11:36Sur le pétrole aussi,
11:38il y a toujours
11:39ces variations,
11:41je dirais qu'elles sont peut-être
11:41un petit peu moins sensibles
11:43actuellement qu'il y a
11:44quelques années.
11:45Effectivement,
11:46ce qui se passe,
11:47c'est la circulation des bateaux
11:49dans le détroit d'Hormuz,
11:50qui est l'un des points de passage,
11:52justement,
11:53des flux pétroliers.
11:55Et donc,
11:56aujourd'hui,
11:57il y a à peu près 20%
11:58du pétrole mondial
11:59qui circule.
12:00Et donc,
12:01forcément,
12:01tout bouleversement dans cette région
12:04a un impact direct et immédiat
12:05sur les cours.
12:06Quentin Calmet,
12:07les conséquences politiques,
12:09économiques en France,
12:10c'est un bourbier potentiel
12:11pour l'exécutif,
12:12en un mot ?
12:12Oui,
12:13on verra,
12:14sachant que sur les hydrocarbures,
12:16les experts expliquent aussi
12:17que depuis ces dernières décennies,
12:19ces dernières années,
12:20on a vu une diversification
12:22des approvisionnements,
12:23aussi la montée en puissance
12:24des Amériques,
12:26qui aussi peuvent fournir
12:27des nouvelles sources
12:28d'hydrocarbures,
12:29aussi les stocks stratégiques
12:31qui ont été revus à la hausse,
12:32et aussi une meilleure
12:33efficacité énergétique,
12:34qui fait qu'effectivement,
12:35on craint moins
12:36cet effet immédiat
12:38de pénurie,
12:39comme ça,
12:39à très court terme.
12:40On continue évidemment
12:41la discussion,
12:43puisqu'il est 9h19
12:44sur France Info,
12:45l'heure de l'info en une minute
12:46avec Philippine Thibaudot,
12:47ce matin.
12:49La France se prépare
12:50à prêter des vols
12:51pour rapatrier
12:52ses ressortissants
12:52les plus vulnérables
12:54touchés par la guerre
12:54contre l'Iran au Moyen-Orient.
12:56C'est ce qu'annonce
12:57le chef de la diplomatie française.
12:59Jean-Noël Barraud
13:00ne précise pas
13:01combien de personnes
13:02cela concerne.
13:03Il ajoute que des rafales
13:04ont mené des opérations
13:06de sécurisation du ciel
13:07au-dessus des bases françaises.
13:09Ce dimanche,
13:10une base navale française
13:11a été touchée
13:12par des drones iraniens
13:14à Abu Dhabi.
13:15Sur le front de la guerre,
13:16des frappes imputées à l'Iran
13:18ont touché à un camp
13:19de combattants kurd-iraniens.
13:21Israël annonce de son côté
13:22que l'armée va prendre
13:23le contrôle
13:24de nouvelles positions au Liban.
13:25Des soldats sont déployés
13:27en plusieurs points
13:28dans le sud du Liban.
13:29En France,
13:30les papeteries combat
13:31en Dordogne sont sauvées.
13:32Elles vont être reprises
13:33par le groupe français
13:35CSPB.
13:35Le tribunal de commerce
13:37de Bordeaux
13:37a retenu son offre hier.
13:38En revanche,
13:39l'entreprise prévoit
13:40de garder 10%
13:42des salariés actuels.
13:43Et puis en foot,
13:44début des quarts de finale
13:45de la Coupe de France
13:46ce soir.
13:46Strasbourg,
13:47club de Ligue 1.
13:48Reçoit Reims,
13:49club de Ligue 2.
13:49Coup d'envoi,
13:5021h.
13:54France Info.
13:57Les informés.
14:01Paul Barcelone.
14:03La spirale de la guerre
14:04au Moyen-Orient,
14:04les conséquences économiques
14:06en France,
14:06politiques,
14:07diplomatiques,
14:08on en parle ce matin
14:08dans Les Informés
14:09avec Christian Chénault,
14:10journaliste à la rédaction
14:11internationale de Radio France,
14:12content calmé de Public Sénat
14:14et Aurore Malval
14:14du quotidien
14:15de l'hebsomadaire Marianne.
14:17Je voulais vous entendre
14:18tous les trois
14:19sur l'idée peut-être
14:20d'une allocution présidentielle
14:22dans les prochains jours
14:23ou en tout cas
14:23de plusieurs prises de parole
14:25d'Emmanuel Macron.
14:26Je rappelais tout à l'heure
14:27qu'il a fait trois conseils
14:28de défense en trois jours,
14:29le président de la République,
14:31que la campagne des municipales
14:33est à l'arrêt aussi politiquement
14:34dans le pays.
14:35Je vous propose justement
14:36d'écouter le chef de l'État.
14:37C'était hier dans la rate de Brest
14:39sur la base de l'île Longue
14:41à l'occasion d'un discours
14:42sur la dissuasion nucléaire.
14:43Il a promis de revenir
14:45devant les Français
14:45pour expliquer cette situation
14:47au Moyen-Orient.
14:48La guerre en cours
14:49proche et Moyen-Orient
14:50porte et portera
14:52son eau d'instabilité
14:53et d'embrasement possible
14:55à nos frontières
14:56avec un Iran
14:57aux capacités nucléaires
14:58et balistiques
14:59non encore détruite.
15:01Sur cela,
15:02je reviendrai
15:02dans les prochains jours.
15:04Quentin Calmet,
15:05entre la campagne des municipales
15:06à l'arrêt,
15:06la nécessité d'avoir
15:07de la pédagogie aussi
15:09pour que les Français
15:09puissent comprendre
15:10ce qui se passe
15:11au Moyen-Orient,
15:12est-ce qu'il faut
15:12une allocution présidentielle ?
15:13Oui, la campagne des municipales
15:14est à l'arrêt
15:15parce que les médias nationaux
15:17sont tous tournés
15:19maintenant vers la situation
15:19au Moyen-Orient au Proche-Orient.
15:21Tout en disant
15:21qu'elle ne suscitait pas
15:22un intérêt extraordinaire.
15:24En tout cas,
15:24dans les faits,
15:25elle se fait toujours.
15:26Les candidats font campagne,
15:27etc.
15:27Mais en tout cas,
15:28à l'Élysée,
15:28il est dit que
15:29le chef de l'État
15:30va s'exprimer,
15:31effectivement.
15:31Alors,
15:32est-ce que ce sera
15:32par des petites bribes
15:34d'allocutions
15:35ou est-ce que ce sera
15:36un grand discours
15:37ou est-ce que c'est le retour,
15:38par exemple,
15:39du format des rencontres
15:40de Saint-Denis
15:40qu'on avait vu depuis 2023
15:42qui sert à réunir
15:44les présidents
15:45de partis politiques,
15:46les informer aussi
15:47de tout ce dont l'Élysée
15:48dispose comme information
15:49et après,
15:50effectivement,
15:50pouvoir aussi,
15:51comme ça,
15:51en parler aux Français
15:52parce que c'est des formats
15:54qui,
15:54sur la scène politique intérieure,
15:56étaient plutôt mal vus
15:57mais qui,
15:58pour ce qui est de l'Ukraine
15:59ou sur l'information
16:00du conflit en Ukraine,
16:01étaient un format bienvenu.
16:03Le Rassemblement National,
16:04par la voix de Jordan Bardella,
16:06demande effectivement
16:06la réunion des chefs
16:07de partis politiques.
16:08C'est ce que...
16:09C'est donc qu'il n'y a plus
16:09de parlement
16:09parce qu'effectivement,
16:11depuis la fin de la semaine dernière,
16:14la campagne municipale
16:14fait qu'un mois avant,
16:16on n'avait plus de session,
16:17on n'a plus de séance,
16:17plus de questions au gouvernement
16:18alors que c'est normalement
16:19un moment où
16:19les partis politiques
16:20et les groupes politiques
16:21peuvent comme ça
16:22aussi interroger le gouvernement.
16:23Tout ça,
16:24c'est à l'arrêt
16:24jusqu'à la fin du mois de mars.
16:25Donc effectivement,
16:26c'est un moment politique
16:27qui est particulier.
16:27C'est important,
16:28Aurore Malval,
16:28que le chef de l'État
16:29s'exprime sur ce dossier ?
16:30Oui, je pense qu'il va falloir...
16:33On dit là aujourd'hui
16:35dans notre titre,
16:36on pose la question
16:36la France est-elle engagée
16:38dans cette guerre ?
16:40Très rapidement,
16:40je pense que ce point
16:41d'interrogation
16:42sera peut-être enlevé.
16:43Et là, évidemment,
16:44il faut qu'Emmanuel Macron
16:46s'explique exactement,
16:47en tout cas explique
16:48aux Français
16:49les tenants et les aboutissants
16:50de l'implication
16:51de la France et du pays.
16:52Mais je pense que ça se fera
16:53de façon assez naturelle
16:55aussi dans les prochains jours.
16:56Alors, on vient d'entendre
16:57le président de la République
16:58qui s'exprimait,
16:59je le rappelais hier
17:00depuis Brest,
17:01le Finistère,
17:02où il a annoncé
17:02une augmentation
17:03du nombre de têtes nucléaires
17:04avec l'idée aussi
17:05d'arrêter toute communication.
17:07La France ne donnera plus
17:08le chiffre
17:08du nombre d'ogives nucléaires,
17:11le tout pour compléter
17:12notre arsenal.
17:14Évidemment,
17:14pour être libre,
17:15il faut être craint,
17:16pour être craint,
17:17il faut être puissant.
17:17C'était le mantra
17:18du chef de l'État
17:19qui a dévoilé
17:20son nouveau concept
17:21de dispasion avancée.
17:23Huit pays européens
17:24intéressés,
17:24dont l'Allemagne,
17:25pour participer
17:26en tant que forces alliées
17:28à nos forces nucléaires,
17:29déployer évidemment
17:30des éléments de force,
17:31peut-être des rafales
17:32qui seraient stationnés
17:33temporairement,
17:34ponctuellement
17:34dans ces pays-là,
17:36sans partage
17:37du bouton nucléaire
17:39qui restera
17:39à la seule main
17:40du président français.
17:41À ce propos,
17:42je vous propose
17:42d'écouter Sébastien Chenu,
17:44député du Rassemblement National,
17:45vice-président du RN
17:47qui était l'invité
17:48du 8h30,
17:49l'interview politique
17:50de France Info
17:50il y a quelques minutes.
17:52Je ne vois pas bien
17:53l'intérêt et les contreparties
17:54qu'on peut en avoir
17:55parce que si on nous disait
17:56en échange,
17:58les pays européens
17:59vont acheter
17:59du matériel français.
18:00Vous savez qu'on a déploré
18:01que des pays européens
18:02pour leur défense
18:03n'achètent pas
18:03du matériel français.
18:04On pourrait se dire
18:05bon, il y a quelque chose
18:06mais là je ne vois pas,
18:07notamment vis-à-vis
18:08de l'Allemagne
18:08ou d'autres puissances,
18:09je ne vois pas
18:10d'intérêt
18:11pour notre pays.
18:12Est-ce que dans le contexte
18:13dont on a parlé,
18:14Christian,
18:15c'est un revirement,
18:16un tournant majeur,
18:17un changement de doctrine
18:18essentiel
18:18qui renverserait la table ?
18:20Moi je ne suis pas spécialiste
18:20du nucléaire ou de militaire
18:22mais on sent bien
18:22qu'il y a quand même
18:23une grosse inflexion,
18:24une remise à jour.
18:26Toute la question
18:27c'est le timing,
18:28l'agenda,
18:28c'est-à-dire qu'on est
18:30à moins d'un an
18:31d'une élection présidentielle.
18:33Est-ce que c'est un président
18:34en fin de mandat
18:36qui est effectivement
18:38contesté à la fois au Parlement,
18:39etc.,
18:40des mauvais sondages ?
18:41Il prend une décision
18:42décisive pour l'avenir.
18:44Donc ça c'est aussi
18:45une question.
18:45Ce discours,
18:46Quentin et Aurore,
18:47il a plutôt été bien accueilli
18:48par la classe politique Aurore peut-être ?
18:51Oui, effectivement,
18:51je trouve dans les propos
18:53d'ailleurs de Sébastien Chenu
18:54et même d'ailleurs
18:55de Jean-Luc Mélenchon
18:55qui s'est exprimé
18:56par un billet de blog,
19:00d'une certaine mesure,
19:02Emmanuel Macron
19:02a un peu coupé l'herbe
19:03sous le pied
19:04de ceux qui l'attendaient
19:05au tournant
19:06sur le fait de partager
19:07éventuellement
19:08cette dissuasion nucléaire
19:09qui effectivement
19:09ne se partage pas.
19:11Ça, il l'a bien réaffirmé.
19:12Donc je dirais
19:13que les critiques
19:13sont quand même
19:14un peu mezzo-voce
19:14par rapport à ce qu'on a pu
19:16entendre en tout cas avant.
19:17Effectivement,
19:18ce concept de dissuasion avancée,
19:20il pose aussi des questions.
19:22Il pose aussi des questions
19:23parce que,
19:23même au niveau européen,
19:25tout est histoire
19:25de rapports de force.
19:26Est-ce que tout d'un coup,
19:27c'est la France
19:28qui va se retrouver
19:28entre guillemets
19:29piégée ou assujettie
19:30par ses alliés européens
19:32ou est-ce que c'est le contraire ?
19:33Est-ce que, effectivement,
19:34la France va réussir
19:35à reprendre en fait
19:37l'ère d'influence
19:38qu'avaient avant
19:39les États-Unis en Europe ?
19:40Ce sont des questions
19:41qui, aujourd'hui,
19:42sont encore très ouvertes.
19:43On n'a pas énormément
19:43de détails
19:44sur la façon
19:45dont cette dissuasion avancée,
19:47dont cette dilution
19:47de notre force armée
19:49pourrait réellement s'opérer.
19:52Je crois que
19:53c'était voulu comme tel.
19:54Ça fait partie
19:55de cette ambiguïté stratégique
19:57qui est parfois
19:58comme ça
19:59une bonne chose aussi
20:00de ne pas divulguer
20:01toutes nos cartes.
20:02Et d'ailleurs,
20:03l'Élysée
20:05se revendiquait
20:06aussi de ce flou
20:07parce qu'il peut aussi
20:08nous être favorables.
20:09Alors, sachant qu'effectivement,
20:10l'expression hier,
20:11c'était une évolution majeure.
20:12On voit bien
20:13qu'il y a quelque chose
20:14très important
20:14qui se joue autour
20:15du discours d'hier.
20:16Ce que je voulais dire,
20:17c'est pas tant, effectivement,
20:18la dissuasion
20:19doit être mystérieuse.
20:20On ne doit pas, évidemment,
20:21dévoiler
20:22ce qui engage
20:23nos intérêts vitaux.
20:24Mais, par exemple,
20:25qu'est-ce que ça veut dire
20:25que nos alliés
20:26nous épauleront ?
20:27Est-ce que ça veut dire
20:28que, justement,
20:28par exemple,
20:29nos avions,
20:30on leur fournirait,
20:31des alliés européens
20:33fournirait l'énergie,
20:35par exemple,
20:36le carburant,
20:37des choses comme ça ?
20:37Est-ce qu'il y aurait,
20:38du coup,
20:39des rapports de dépendance ?
20:40Est-ce que, aussi,
20:41lorsqu'on ferait stationner,
20:42par exemple,
20:43des rafales dans un pays,
20:44eh bien,
20:45il faudrait que ce soit,
20:46évidemment,
20:46avec l'accord
20:47de la population
20:48du pays concerné
20:49parce que ça peut aussi
20:50se retourner
20:52contre les intérêts français
20:53si ce n'est pas bien reçu ?
20:54Donc, voilà,
20:55toutes ces questions-là,
20:55elles ne devront pas
20:57rester dans le flou.
20:58Il faudra y répondre, quand même.
20:59Merci à tous les trois.
21:00à Christian Chénaud,
21:01journaliste à la rédaction
21:02internationale de France Info.
21:03On vous entend, évidemment,
21:04tous les jours en ce moment
21:05sur France Info.
21:07Quentin Calmet,
21:08Public Sénat,
21:08merci d'avoir été avec nous ce matin.
21:10Et Aurore Malval,
21:11grand reporter
21:11à l'hebdomadaire Marianne
21:13dont on a la une
21:14si vous nous regardez
21:14sur le canal 16
21:16de la TNT.
21:17En vente jusqu'à mercredi,
21:18François Ruffin
21:19qui parle aussi, d'ailleurs,
21:20d'international.
21:21Lui, président
21:22avec un point d'interrogation
21:24drapé
21:25dans le drapeau tricolore
21:27bleu-blanc
21:27où je les informais
21:28reviennent ce soir,
21:2820h avec Victor Maté.
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