- il y a 2 jours
Tous les jours, les informés débattent de l’actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély.
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00:00...
00:00Bienvenue dans les informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité.
00:11Bonjour René.
00:11Bonjour Yat.
00:12Deux questions à la une ce matin.
00:14Pourquoi Emmanuel Macron veut-il reparler à Vladimir Poutine ?
00:18Est-ce pour exister ?
00:19Et puis face au mur du vieillissement, que peut faire l'État ?
00:23Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Myriam Ancawa,
00:26présentatrice de l'émission Tout est politique,
00:28les vendredis, samedis, dimanches, de 18h à 20h sur France Info TV.
00:32Bonjour Myriam.
00:32Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:34Et Alexandra Saviana, grand reporter à l'Express.
00:36Bonjour Alexandra.
00:37Bonjour Gathe.
00:37On commence Renaud avec notre premier débat.
00:41L'Europe peut-elle exister, peut-elle peser dans les négociations sur l'Ukraine ?
00:45Alors qu'on approche du quatrième anniversaire de l'invasion russe en Ukraine,
00:50c'était le 24 février 2022,
00:52le président ukrainien Zelensky a accordé hier une interview à France 2,
00:56au journal de 20h de France 2, dans laquelle il a remercié, certes, l'Europe de son soutien, bien sûr,
01:01mais il considère aussi que Vladimir Poutine, dit-il, n'a pas peur de l'Europe,
01:05qu'il n'a peur que de Donald Trump.
01:07Il ajoute d'ailleurs que si l'Ukraine n'arrête pas,
01:10Poutine, le président russe, envahira l'Europe,
01:13dit le président ukrainien Zelensky.
01:15Alors, à ses yeux, donc, Poutine n'a pas peur de l'Europe,
01:18c'est-à-dire que finalement l'Europe ne pèse pas, ne sert à rien dans ce conflit.
01:21La réponse de celui qui était votre invité, il y a quelques minutes, sur ce plateau,
01:24l'ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.
01:28L'essentiel de l'aide qui est apportée à l'Ukraine est aujourd'hui européenne.
01:33Et le président Trump n'apporte aucune aide financière
01:37et aucune aide capacitaire en termes d'armement à l'Ukraine depuis qu'il est là.
01:40Et la réalité de la situation en Ukraine, c'est que c'est la Russie qui est en échec.
01:44– Rappelez-vous, lorsque Zelensky est allé aux Etats-Unis,
01:49il a demandé des matériels capacitaires solaires
01:52parce que la défense aérienne en Ukraine est en difficulté
01:55et les Etats-Unis n'ont pas donné, c'était les fameux missiles patriotes.
01:59Bref, aujourd'hui, le vrai soutien à l'Ukraine, ce sont les Européens.
02:02Il n'y a qu'eux.
02:03– Alors, l'aide est européenne, dit Jean-Yves Le Drian,
02:06sauf que pendant ce temps-là, les négociations fragiles
02:09qui sont en cours pour essayer d'aboutir à un cessez-le-feu,
02:12notamment à Abu Dhabi en ce moment,
02:14ce sont des négociations tripartites avec des Ukrainiens, des Russes et des Américains.
02:17Mais l'Europe, elle, est absente.
02:19Est-ce que ça n'illustre pas cette impuissance européenne ?
02:21Et est-ce que c'est pour ça, d'ailleurs, qu'Emmanuel Macron
02:23dit qu'il souhaite désormais reparler à Vladimir Poutine ?
02:26Est-ce que c'est pour exister, en quelque sorte,
02:28et pour réintroduire l'Europe dans ce jeu diplomatique ?
02:31– Comment expliquez-vous, Alexandra Saviana, ce paradoxe ?
02:34Jean-Yves Le Drian qui dit « il n'y a que »
02:36il n'y a que les Européens qui aident l'Ukraine
02:37et en face, les Européens qui ne sont même pas présents
02:40dans les négociations pour la paix ?
02:42– Alors, c'est parce que, en fait,
02:44les Européens, c'est assez bien exprimé
02:46par Vladimir Zelensky, je trouve, dans son interview d'hier,
02:50parce qu'il insiste sur le fait
02:52que l'Europe, ce sont des démocraties,
02:54on parle à 27 voix,
02:56et parler à 27 voix, c'est compliqué.
02:58Donc, il y a différentes approches.
03:00Il y a deux aspects, en fait, dans cette histoire.
03:02Il y a la volonté de deux grands blocs,
03:04d'un côté la Russie et de l'autre les États-Unis,
03:07de mener la discussion entre eux.
03:08Et de l'autre, il y a le côté européen
03:11qui peine, justement, à adopter une position commune
03:13sur la manière de traiter avec la Russie.
03:16Est-ce qu'on leur parle ? Est-ce qu'on ne leur parle pas ?
03:18Sur la France, justement, Emmanuel Beaune,
03:20conseiller d'Emmanuel Macron,
03:21c'est une information à l'Express, donc j'en profite,
03:25était à Moscou hier,
03:27précisément pour tenter de renouer le dialogue
03:29avec les Russes et avec les conseillers de Vladimir Poutine.
03:32Donc, il y a une démarche française
03:34pour se réintroduire dans la discussion.
03:35Mais le problème, c'est que, par exemple,
03:37Keir Starmer, côté britannique,
03:39ou le chancelier allemand, Mertz,
03:41eux ne sont pas forcément pour.
03:43Donc, la question, c'est comment est-ce qu'on fait
03:44quand on est européen, qu'on est 27,
03:46pour s'introduire dans de telles négociations
03:48avec deux pouvoirs très forts,
03:49alors qu'on n'est même pas d'accord
03:50sur la manière dont on discute avec les Russes.
03:53C'est ça qui se joue, en ce moment,
03:54Miriam Mankawa, aussi ?
03:56Oui, il y a la question des divisions de l'Europe.
04:02Ça, c'est vrai, que reparler à Poutine,
04:04les 27, y compris,
04:05alors maintenant, on rajoute forcément
04:06le Royaume-Uni, puisqu'il est très, très présent,
04:09et plus que la France au niveau de l'aide militaire,
04:12si on n'est pas d'accord sur renouer un dialogue
04:14avec quand même un dictateur
04:17qui est sous mandat de la CPI,
04:20pour crime de guerre, crime contre l'humanité,
04:21déjà, il y a un problème.
04:22Il y a aussi une logique de puissance.
04:25Il faut quand même se dire les choses.
04:27Oui, l'aide, aujourd'hui, militaire, est européenne.
04:30Autrement dit, pour le dire très, très schématiquement,
04:32les Européens payent pour l'aide militaire américaine.
04:35Si on regarde les échelles de grandeur,
04:39oui, il y a une aide réelle, militaire, européenne,
04:42mais elle a trop tardé.
04:44À chaque fois, il y a eu un train de retard, si vous voulez.
04:46On a commencé avec des munitions, des casques,
04:49au tout début, il y a quatre ans.
04:50Puis on est passé au César, au char César.
04:53Puis ensuite, on est passé aux missiles solaires,
04:56à la défense aérienne.
04:56Puis maintenant...
04:57Avec toujours des désaccords entre Européens.
04:58Avec des désaccords, ça a été très long.
05:00Puis enfin, on s'est dit, les avions de combat, oui,
05:02il y a des F-16 américains qui sont à la possession de l'Europe,
05:07qui sont livrés aux Ukrainiens,
05:10et les fameux missiles de longue portée.
05:13Donc il y a toute une palette qui a été franchie année après année,
05:18et c'est trop tard.
05:19Il y a une forme d'aigreur, il y a une forme d'amertume.
05:22Mais il est reconnaissant, évidemment, Volodymyr Zelensky.
05:25Mais il appuie là où ça fait mal.
05:27Il dit qu'il fallait peut-être se réveiller plus vite et plus fort.
05:31Donc on est reconnaissant, on dit merci,
05:33mais maintenant, il faut aller encore plus fort.
05:35Mais ce qui change la donne, c'est ce que disait Jean-Yves Dudryan tout à l'heure sur ce plateau,
05:40c'est quand même le schisme transatlantique qu'il a analysé.
05:42C'est-à-dire que l'Europe soit parfois en retard d'un ou de plusieurs trains,
05:48qu'elle ait du mal à bâtir un consensus, à faire l'Union,
05:52notamment au regard, évidemment, du fait qu'il y a 27 membres,
05:55que ce sont des démocraties, qu'il y a des procédures aussi,
05:58démocratiques, parlementaires ou autres, pour valider des accords.
06:00Tout ça, c'est vieux, si j'ose dire, comme l'Union européenne.
06:03Mais ce qui change profondément la donne, c'est ce schisme transatlantique,
06:06analysé par Jean-Yves Dudryan, qui évoquait un certain nombre de tournants
06:09au cours de l'année écoulée, du discours de G.D. Vance à Munich,
06:13il y a près d'un an maintenant, jusqu'à celui de Donald Trump à Davos.
06:17Et tout ça fait que l'Europe est obligée, d'une part, de prendre conscience
06:21qu'elle est seule, en quelque sorte, à pouvoir se faire confiance,
06:23qu'elle ne peut plus faire confiance à l'allié américain,
06:26et d'autre part, qu'elle est obligée, effectivement, d'enfoncer la porte
06:30pour s'inviter elle-même, pour s'imposer dans le débat,
06:32parce que les États-Unis ne peuvent pas la représenter.
06:34De fait, il n'y a plus de convergence de vues sur le monde à bâtir
06:38avec Donald Trump.
06:39Et c'est ce qui explique la difficulté, aujourd'hui, de l'Europe.
06:42C'est ce qui contraint, de fait, Emmanuel Macron à envisager
06:45de reparler à Vladimir Poutine.
06:47C'est évidemment le fait qu'on ne peut pas faire confiance à Donald Trump
06:49pour représenter les intérêts ukrainiens, d'une part,
06:52et européens, d'autre part, dans sa conversation avec Vladimir Poutine.
06:55Et ça renvoie, là, à nouveau, à la difficulté de l'Union européenne
06:58du fait de ces procédures et de sa nature même, à se mettre d'accord.
07:01Et puis, évidemment, il y a le souvenir qu'il a beaucoup parlé à Vladimir Poutine
07:04au début de la guerre, juste avant et juste après,
07:06et que ça n'avait pas fonctionné.
07:07J'ai le Drian qui dit que les États-Unis et la Russie ont le même objectif.
07:12C'est d'humilier l'Europe.
07:13C'est quand même très fort comme propos.
07:15Et dans ce contexte, Emmanuel Macron essaye de reparler à Vladimir Poutine.
07:20Pourquoi faire ? Pourquoi dire, Alexandra ?
07:22C'est toujours la tradition française de s'inscrire,
07:25et d'avoir une espèce de troisième voie aussi,
07:28et de pouvoir parler un petit peu à tout le monde.
07:30La question aujourd'hui, c'est comment on fait, effectivement,
07:33quand on est confronté à deux puissances ?
07:35Alors, je passe des mots, je n'ai pas envie de dire hostile,
07:38mais les États-Unis ont manifestement, aujourd'hui,
07:40une volonté de se séparer de l'Alliance Atlantique,
07:45telle qu'elle était jusqu'à présent,
07:46c'est-à-dire où il servait vraiment de représentant,
07:49Renaud le disait.
07:50Donc, aujourd'hui, la question, c'est comment fait-on,
07:52alors qu'on a donné les clés, notamment à travers l'OTAN,
07:55à beaucoup de choses aux États-Unis,
07:57pour être les leaders du monde libre,
07:59qui ne le sont plus aujourd'hui,
08:01et que, désormais, tout repose entre les mains,
08:04quelque part, de la Grande-Bretagne et de la France,
08:06parce que ce sont les deux principales armées européennes.
08:09Et donc, c'est aussi pour ça que la France a une espèce de mandat,
08:13au-delà de notre diplomatie,
08:15pour s'exprimer dans un conflit pareil,
08:17parce qu'on a la dissuasion,
08:18ce qui fait qu'en Europe, on a une position qui est particulière
08:21et qui permet, aujourd'hui, de parler avec Moscou.
08:25Est-ce que, Myriam Ankawa,
08:26l'attitude de Donald Trump vis-à-vis de l'Ukraine,
08:28ses menaces sur le Groenland,
08:29ça a un peu contribué à réveiller les Européens ?
08:33Oui, ça s'est passé à Davos,
08:34il y a des leçons qui ont été tirées à Davos,
08:37notamment sur le Groenland.
08:38La question, c'est, est-ce que ce réveil,
08:40il est temporaire ou permanent ?
08:43Là, on a quand même compris qu'en agitant des menaces de coercition fortes
08:49et en parlant d'une seule voix,
08:51on arrivait à limiter Donald Trump,
08:52qui a fini par reculer, à la fois sur sa guerre commerciale,
08:55vis-à-vis des pays qui avaient osé envoyer quelques soldats
08:58sur le sol du Groenland,
08:59et sur sa volonté d'annexer, au sens propre du terme,
09:04le Groenland.
09:05Puisque les négociations ont été ouvertes avec le Danemark,
09:07il faudra voir si ça se traduit dans les faits.
09:10Et on connaît l'imprévisibilité et le changement permanent de Donald Trump.
09:14Il y a un mot qui a été prononcé par Jean-Yves Le Drian,
09:18qu'il a repris à Mark Carney,
09:20le Premier ministre canadien,
09:22c'est la coalition des puissances moyennes.
09:24Et ça, je pense que c'est le chemin
09:26pour parler d'une seule voix
09:28et savoir ce que l'on pèse.
09:30C'est-à-dire accepter que chacun des pays européens
09:33n'ait qu'une puissance moyenne,
09:34mais que si on arrive, peut-être pas forcément à 27,
09:37ça peut être avec des coopérations à moins de pays,
09:39à savoir où on veut aller en matière industrielle,
09:43en matière de défense, en matière de souveraineté,
09:46eh bien, il y a un chemin
09:47pour parler aux deux hommes forts,
09:51Poutine et Trump.
09:52Alexandra, c'est bien là où il y a un bon dire.
09:54Oui, loin de moi l'idée de seulement insister
09:55sur les divisions européennes.
09:58Je pense que l'Europe avance et se réveille,
10:00elle avance, même si elle avance en boitant.
10:02Mais ce qui est important, c'est qu'en fait,
10:05on a toujours des pays européens
10:06qui ont du mal à faire le deuil
10:08de l'alliance atlantique telle qu'elle était
10:11encore dans les années 80-90,
10:13début des années 2000.
10:14Et on est confronté à ça aujourd'hui.
10:16Parce que les Estoniens, la Pologne,
10:20l'Allemagne dans une certaine mesure,
10:21ils veulent toujours croire profondément
10:23en cette alliance avec Washington.
10:25La semaine dernière, le 23 janvier,
10:28le directeur de la CIA, John Radcliffe,
10:30était en Pologne justement pour discuter
10:32coopération renseignement avec le gouvernement polonais.
10:36Et le ministre chargé du renseignement
10:39fait un tweet pour se féliciter
10:41de sa grande coopération avec les Etats-Unis.
10:44Donc quand on met en scène justement
10:45cette proximité et qu'on est un pays européen,
10:48la question qui se pose, c'est
10:49est-ce qu'on a vraiment une stratégie de groupe
10:51pour faire face à ça
10:53et pour faire le deuil
10:55décidément des Américains
10:57leaders du monde libre ?
10:58Ça c'est l'histoire
11:00qui fait que l'Europe de l'Est,
11:02notamment la Pologne,
11:03est plus encore atlantiste.
11:06Peut-être que le sont certaines puissances
11:08de l'Europe occidentale.
11:09Et puis en plus, il ne faut pas oublier
11:10les convergences idéologiques
11:11d'un certain nombre de régimes
11:12avec Donald Trump.
11:13Là on peut penser par exemple
11:14à Viktor Orban en Hongrie
11:15ou à Georgia Melanie en Italie.
11:17Ce n'est pas évidemment
11:18ceux qui sont les plus allants
11:20pour bâtir une indépendance stratégique,
11:22avec une autonomie stratégique européenne
11:24et conduire l'Europe
11:25à se préparer
11:28à se défendre toute seule
11:30et à prendre acte
11:32de la rupture avec les Etats-Unis.
11:33Donc déjà, au cœur même
11:34de l'Union Européenne,
11:35il y a des partisans,
11:36en tout cas des défenseurs
11:38d'une vision du monde trumpiste
11:39qui ne sont pas les alliés
11:40les plus efficaces
11:41de ce point de vue-là.
11:42Et puis juste un dernier point,
11:43tout ce qu'on dit
11:44se traduit par un effort
11:45financier massif
11:47qui est engagé
11:48mais qui est encore loin du compte.
11:49C'est-à-dire que cet effort de défense
11:51qui d'ailleurs
11:51va aussi conduire
11:53à une actualisation
11:53de programmation militaire
11:55en France,
11:56cet effort de défense,
11:57il est massif
11:58pour atteindre
11:59un niveau suffisant
12:00qui permette à l'Europe
12:02de se défendre
12:03sans le parapluie américain.
12:05Dans un instant,
12:06que fait l'Etat
12:06face au vieillissement
12:07de la population ?
12:08Prépare-t-il un plan ?
12:10Mais tout de suite,
12:10il est 9h18
12:11et c'est l'Info en une minute
12:12avec Maureen Sunard.
12:14Jack Lang doit réfléchir
12:15à sa démission
12:16pour protéger l'institution
12:17qu'il préside.
12:18C'est Olivier Faure,
12:18le patron du Parti Socialiste
12:20qui le dit à France Info.
12:21Jack Lang préside
12:22l'Institut du Monde Arabe
12:23à Paris.
12:24Certaines personnalités
12:25socialistes
12:26ont appelé à sa démission
12:27puisque Jack Lang
12:28dit qu'il ne regrette pas
12:29avoir connu
12:30Jeffrey Epstein,
12:31le financier américain
12:32accusé de pédocriminalité.
12:34L'adolescent de 14 ans
12:36qui a poignardé
12:36son enseignante
12:37à Sanary
12:37va être présenté
12:38à un juge d'instruction.
12:40Aujourd'hui,
12:41il doit lui signifier
12:41sa mise en examen.
12:42La professeure d'art plastique
12:44est toujours
12:44dans un état grave.
12:45Son pronostic vital
12:46engagé pendant au moins
12:48cinq jours
12:48selon les médecins.
12:49Le chef d'état américain
12:50met de nouveau
12:51la pression sur l'Iran
12:52sur son programme nucléaire.
12:54La Maison Blanche
12:55confirme que des discussions
12:56entre Washington et Téhéran
12:58vont se dérouler demain.
12:59Les autorités annoncent
13:00la fin de l'alerte rouge
13:02au pluie.
13:02Dans le sud de l'Espagne,
13:03une personne
13:04est portée disparue.
13:05Et puis Christian Richaud-Simony
13:07n'est plus la tête de liste
13:08pour les élections municipales
13:09à Carpentras
13:10dans le Vaucluse.
13:11Le Rassemblement national
13:12lui retire son investiture.
13:13d'anciens tweets racistes
13:15ont été dévoilés
13:15dans la presse.
13:16Le premier tour se déroule
13:18le 15 mars prochain.
13:22France Info
13:22Les informés
13:26Renaud Dely
13:27Agathe Lambret
13:28Les informés
13:32avec Alexandre Assa-Viana
13:33grand reporter à l'Express
13:34Miriam Mankawa
13:35présentatrice
13:35sur France Info TV
13:36Renaud, on passe
13:37à notre deuxième sujet
13:39le mur du vieillissement.
13:40à quand le plan grand âge ?
13:42Eh bien, on l'attendait,
13:44on l'annonçait
13:44pour le 12 février
13:45ce fameux plan grand âge
13:46qui est un peu devenu
13:47l'arlésienne
13:47du second mandat
13:48d'Emmanuel Macron.
13:49C'est une promesse
13:50du candidat Macron.
13:51Voilà que
13:51France Info a révélé ce matin
13:53que cette annonce
13:54serait de nouveau reportée
13:55pour cause de
13:56réajustement ministériel,
13:58réajustement gouvernemental
13:59dans les prochains jours
14:00et de changement
14:01justement a priori
14:02de la locataire
14:03du ministère
14:04en charge
14:04du grand âge.
14:07Donc ce plan
14:08va être de nouveau
14:09repoussé
14:10et pourtant
14:10donc ce nouveau report
14:12tombe mal
14:12puisque la direction
14:13des statistiques
14:14publie aujourd'hui
14:14des données
14:15extrêmement spectaculaires
14:16qui montrent
14:17les projections
14:18justement du nombre
14:18de personnes âgées
14:19de 60 ans ou plus
14:20jusqu'en 2050.
14:22Elles seront alors
14:22près de 23 millions
14:24dont 4 millions
14:25de personnes
14:25en perte d'autonomie
14:26ce qui suppose
14:27donc de créer
14:27365 000 places
14:29en EHPAD
14:30d'ici là
14:31face à ce mur
14:32du vieillissement
14:32que peut faire l'État ?
14:34La réponse
14:34de Romain Gilzom
14:35qui a été l'invité
14:36de France Info
14:37ce matin
14:37et qui dirige
14:38l'association
14:38des directeurs
14:39au service
14:40des personnes âgées.
14:42Il va falloir
14:42repenser l'aide
14:43aux personnes âgées
14:44pour mieux répondre
14:45à ces personnes
14:47en termes de qualité
14:48mais cela veut dire
14:49qu'il va falloir aussi
14:50améliorer les conditions
14:52de travail
14:52des professionnels
14:53qui les accompagnent
14:54aujourd'hui
14:55parce que
14:56ce secteur
14:57reste le plus
14:58accidentogène
14:59de tous les secteurs
15:00d'activité en France.
15:02Oui, Myriam
15:03que fait l'État
15:05face au vieillissement
15:05de la population ?
15:06On a l'impression
15:06qu'il ne se passe
15:07pas grand-chose.
15:08Ah oui, donc
15:09pour le moment
15:10ce fameux plan
15:11grand âge
15:12qui était quand même
15:12dans la campagne
15:13d'Emmanuel Macron
15:14une de ses promesses
15:14est reportée
15:17Renaud l'a bien dit
15:18c'est l'arlésienne
15:19en fait
15:19il y a le mur
15:21du vieillissement
15:21puis il y a le mur
15:22des finances publiques
15:22en fait
15:23c'est le coût
15:24réel
15:25d'un cinquième risque
15:26en fait
15:26s'il fallait
15:27véritablement
15:28prendre en charge
15:28le très grand âge
15:30c'est-à-dire
15:30la perte d'autonomie
15:31il y a beaucoup
15:33beaucoup de travaux
15:33qui sont déjà
15:34sur la table
15:35il y a un rapport
15:36de Dominique Libaud
15:36qui chiffre bien
15:37prendre la mesure
15:38de ce que ce serait
15:39si on mettait en place
15:40vraiment une prise en charge
15:42via les EHPAD
15:43via tous les métiers
15:43du lien
15:44du soin
15:44des aides à domicile
15:45on chiffre ça
15:46entre 15 et 50 milliards
15:48d'euros par an
15:49donc quand on connaît
15:51les batailles budgétaires
15:51pour trouver
15:528 à 10 milliards
15:54soit en allant
15:55vers la fiscalité
15:56soit les réductions
15:56de dépenses
15:57il faut mesurer
15:58l'échelle
15:59à la fois
16:00financière
16:02et le défi
16:03que ça représente
16:04donc il y a
16:06toute une réflexion
16:07pour moi
16:07c'est vraiment
16:07un débat présidentiel
16:08à avoir
16:09sur
16:10où on trouve l'argent
16:12évidemment
16:12il faut travailler plus
16:13il faut produire plus
16:14pour qu'il y ait plus
16:15de croissance
16:16pour qu'il y ait plus
16:17d'argent
16:17pour pouvoir financer
16:18à la fois
16:19de façon privée
16:20et publique
16:20ce grand âge
16:22et puis il y a
16:23une vraie réflexion
16:24à avoir
16:24sur le modèle social
16:25parce que si vous créez
16:26vraiment un cinquième risque
16:27c'est à dire
16:28et c'est très bien
16:29parce que l'IA
16:30ne va pas casser
16:31ces emplois-là
16:32et ça il faut en avoir
16:33conscience
16:33au contraire
16:34il y aura un énorme
16:35besoin
16:36et du fait du
16:36légitimement
16:37et du fait que
16:37ces emplois
16:38seront pérennes
16:39il n'y aura pas
16:39pérennes
16:40il n'y aura pas
16:41de remplacement
16:42par des robots
16:43on a besoin
16:43d'humains
16:44on a besoin
16:44de liens
16:45et donc
16:46il y a un énorme
16:47défi de savoir
16:47si on flèche
16:49pas de l'argent
16:50vers le grand âge
16:52en prenant
16:53sur le modèle social
16:54peut-être
16:54la sécurité
16:55peut-être
16:56l'âge de la retraite
16:57ce sont des débats
16:58qu'il fera trancher
16:59en 2027
17:00C'est un impensé
17:01le sujet du vieillissement
17:02aujourd'hui Alexandra
17:03on le met sous le tapis
17:04parce qu'on ne sait pas
17:05comment le gérer ?
17:06Forcément
17:06parce que c'est compliqué
17:07en fait
17:08pour des responsables politiques
17:09qui sont confrontés
17:10en permanence
17:11à l'urgence
17:12de répondre
17:12à un danger
17:14qui arrive
17:15qui devient
17:15de plus en plus matériel
17:16mais qui aujourd'hui
17:18est encore éloigné
17:19de nos préoccupations
17:20et effectivement
17:20la question qui se pose
17:22c'est
17:22comment on va faire
17:23notamment au niveau
17:24de notre
17:24modèle social
17:26de notre modèle
17:27par répartition
17:28parce que quand on aura
17:29beaucoup
17:30beaucoup
17:30plus de retraités
17:31que d'actifs
17:32comment faire pour le financer
17:33c'est toute la question
17:34de la réforme des retraites
17:35et je vous rappelle
17:36qu'en fait
17:37et ça ne s'est pas arrangé
17:37ces derniers mois
17:38au contraire
17:39ça ne s'est pas arrangé
17:40au contraire
17:41et en fait
17:42le problème aussi
17:43c'est que
17:43tous les pays
17:44sont plus ou moins
17:45confrontés à des degrés divers
17:46à cette question-là
17:47le cas d'école
17:50dans la matière
17:50c'est le Japon
17:51il y a 30% de personnes
17:53qui ont plus de 65 ans
17:54là-bas
17:54et eux
17:55ils craignent
17:55carrément
17:56un effondrement
17:57de leur système
17:57de retraite
17:58par répartition
17:58parce que c'est un système
17:59par répartition
18:00comme en France
18:01ils n'ont pas trouvé
18:02la solution
18:02eux non plus
18:03ne savent pas gérer
18:05et pourtant
18:06il va falloir y réfléchir
18:07parce que
18:07ça pose énormément
18:08de questions
18:09notamment
18:09concernant les inégalités
18:11territoriales
18:12c'était une mesure
18:13du plan grand âge
18:14qui devait être dévoilée
18:15une piste de réflexion
18:16comment on fait
18:17dans différents territoires
18:19pour gérer
18:19les personnes âgées
18:20comment on fait
18:21notamment dans les quartiers
18:22où on sait
18:22qu'il y a énormément
18:23de personnes âgées
18:24dans les HLM
18:25comment on fait
18:25pour adapter la ville
18:27ça passe par des questions
18:28très triviales
18:29comme la durée
18:29notamment des feux tricolores
18:30quand on passe
18:32sur un passage piéton
18:33enfin c'est quelque chose
18:34qui va révolutionner
18:35la société
18:35et auquel aujourd'hui
18:36les politiques
18:37ne peuvent pas penser
18:38parce qu'il faut gérer
18:38l'urgence
18:39il faut gérer
18:39par exemple
18:40la guerre en Ukraine
18:40ça il y a trop
18:41d'urgence
18:42parce que normalement
18:43le rôle des politiques
18:43c'est aussi d'anticiper
18:44c'est bien le problème
18:46et vous avez raison
18:47Alexandre Saviana
18:48d'insister sur ce point là
18:49parce que je pense
18:49que ça illustre
18:50quand même
18:50un angle mort
18:51des politiques publiques
18:53de longue date d'ailleurs
18:54là quand on regarde
18:56ces statistiques
18:57et le rapport
18:57de la direction des statistiques
18:58et c'est ce que disait
19:00d'ailleurs Romain Gillesaume
19:01ce matin aussi
19:02sur France Info
19:03il disait
19:03certes il y a 2050
19:04mais en fait le mur
19:05il est déjà là
19:06dès 2030
19:07à l'horizon 2050
19:08il faut plus de 200 000
19:09emplois supplémentaires
19:10365 000 places
19:13en EHPAD supplémentaires
19:14etc.
19:14mais dès maintenant
19:15il y a d'énormes
19:16manques à combler
19:18et par exemple
19:18le candidat Emmanuel Macron
19:20avait promis en 2022
19:21de créer 50 000 emplois
19:23dans le secteur
19:23il y en a moins de 20 000
19:25il y en a à peu près 20 000
19:25qui ont été créés depuis
19:26donc déjà l'effort
19:29n'est pas à la hauteur
19:29et c'est effectivement
19:30un enjeu
19:30de la campagne présidentielle
19:312027
19:32qui devrait être mis en avant
19:33or on constate
19:34et vous avez raison
19:35que les politiques
19:35sont prises globalement
19:36par l'urgence
19:37on va dire ça comme ça
19:38mais il y a des crises
19:39qui sont inattendues
19:41ce que ce fut le cas
19:43de la pandémie du Covid
19:44évidemment
19:45des crises liées
19:46aux attentats terroristes
19:48et face auxquelles
19:49face à ces crises-là
19:50les politiques sont
19:51sommées de réagir
19:52dans l'urgence
19:52et ils ne peuvent pas
19:54les anticiper
19:55mais il y a des crises
19:56qui sont parfaitement
19:57qu'on peut parfaitement
19:58anticiper quand on est
19:59responsable public
20:01c'est toutes celles
20:02qui sont liées d'ailleurs
20:02aux évolutions démographiques
20:04donc qu'il s'agisse
20:05du vieillissement
20:05et de ce mur du vieillissement
20:08et de ce que représente
20:10en termes économiques
20:12en termes financiers
20:12en termes démographiques
20:14justement
20:14la dépendance
20:16et le grand âge
20:16comme dans le même temps
20:18l'effondrement
20:19de la natalité
20:19qui est vraiment
20:20un phénomène spectaculaire
20:22désormais aussi
20:23en France
20:24et pas seulement
20:24dans le reste de l'Europe
20:25là il y a des politiques publiques
20:26qui doivent évidemment
20:26anticiper
20:27c'est facile
20:28entre guillemets
20:28en tout cas c'est moins compliqué
20:29d'anticiper ces évolutions-là
20:31que les autres crises
20:32qui elles
20:33sont totalement inattendues
20:35et on constate pour l'instant
20:36que les politiques
20:37sont peut-être davantage
20:38pour beaucoup d'entre eux
20:39préoccupés par
20:39tiens au hasard
20:402027 par exemple
20:41leur candidature
20:43putative à l'élection présidentielle
20:44que par
20:45ces enjeux de long terme
20:47et personne ne met
20:48ce sujet dans le débat
20:49il y en a un qui le met
20:50dans le débat
20:51il s'appelle François Ruffin
20:52en tout cas
20:52il s'intéresse
20:54et vraiment sur le terrain
20:55aux aides à domicile
20:58aux personnes
20:59qui travaillent
21:00dans les EHPAD
21:01tous ces métiers du lien
21:02si on n'arrive pas
21:04à les recruter
21:05c'est parce que
21:06ce sont des métiers
21:07qui sont très peu
21:08rémunérés
21:09qui manquent
21:10de reconnaissance
21:11et donc
21:12le mur de l'argent public
21:14va encore
21:14être devant nous
21:16il y a toute une réflexion
21:18à mener
21:18sur ce qu'on appelait
21:19le care
21:20vous vous souvenez
21:21ces métiers du soin
21:23pour qu'on soit
21:25au rendez-vous
21:25de nos aînés
21:26et d'autres évoquent ce sujet
21:28mais à travers le prisme
21:29plutôt économique
21:30en parlant d'une autre
21:31réforme
21:32des retraites
21:33merci beaucoup
21:34les informés
21:35merci Myriam Mankawa
21:36présentatrice
21:36de Tout est politique
21:37sur France Info TV
21:38les vendredis
21:39samedi dimanche
21:4018h à 20h
21:41merci
21:42et Alexandra Saviana
21:44grand reporter
21:45à l'Express
21:45vous avez la une
21:46de votre journal
21:47oui CIA
21:48les espions de Trump
21:50inquiètent l'Europe
21:51on a fait une longue enquête
21:53interrogé une quarantaine
21:54d'espions
21:55du Danemark
21:56des Pays-Bas
21:57de plein de pays européens
21:58et aussi de la CIA
21:59et on a essayé
22:00de comprendre
22:00comment les Etats-Unis
22:02utilisent la CIA
22:03aujourd'hui
22:04pour nuire
22:05parfois à leurs alliés
22:06à retrouver dans
22:07les meilleurs kios
22:07merci Renaud
22:08merci Agathe
22:09les informés reviennent
22:10ce soir à 20h
22:11avec Victor Metté
22:11merci
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