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Le monde stable est terminé… place au chaos !

Dans cette conférence sur la chaîne Académie du Climat, le biologiste Olivier Hamant, directeur de recherche à l’INRAE à l’École normale supérieure de Lyon et directeur de l’Institut Michel Serres, explique pourquoi notre civilisation quitte le monde stable pour entrer dans un monde de ruptures.
Il analyse le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et la multiplication des crises globales. Selon lui, la recherche permanente de performance fragilise nos sociétés et alimente une permacrise écologique, économique et géopolitique. À partir de la science du vivant, il propose une autre approche inspirée de la robustesse des systèmes naturels face aux chocs et aux fluctuations.
Une réflexion essentielle pour comprendre le dérèglement climatique, la crise écologique et les transformations profondes du monde actuel.

#climat #ecologie #environnement #hamant #iran


Vidéo complète disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=Vc4-YxXoVBg
Pour s’abonner : https://www.youtube.com/@academieduclimat


Réponses au quiz de fin :
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Quel terme Olivier Hamant utilise-t-il pour décrire la situation globale actuelle de la planète ?
➡ Burnout planétaire.

Quel phénomène mondial décrit la succession permanente de crises selon Olivier Hamant ?
➡ Permacrise.

Quel terme Olivier Hamant propose pour qualifier la disparition actuelle du vivant sur Terre ?
➡ Grande extermination.

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Transcription
00:00Chaque fois qu'il y a une crise, quelque part, chaque fois qu'il y a une rupture, ça appelle
00:03le besoin de sécurité.
00:05Et ça, c'est un besoin naturel.
00:08C'est comme le besoin de s'alimenter, c'est un besoin primaire.
00:11Quand il y a une crise, quand il y a une fluctuation, on a besoin de sécurité.
00:15Ce qui est bizarre, c'est qu'on transforme le besoin de sécurité en besoin de contrôle.
00:21Ça, c'est bizarre.
00:22En fait, on ne fait pas la distinction entre la sécurité et le contrôle.
00:26Alors que pourtant, il y a vraiment une énorme différence.
00:28Enfin, si vous êtes dans un régime autoritaire, une dictature, il y a du contrôle partout.
00:34Êtes-vous en sécurité ?
00:42Je démarre, comme souvent, avec cette photo.
00:45Vous voyez une photo qui est plutôt sympathique, balnéaire.
00:50Pourquoi j'utilise cette photo ?
00:52En fait, c'est pour illustrer ce qu'on a en tête quand on fait des projets.
00:56Quand on fait des projets, on pense que le monde est stable.
00:59Parce que je voudrais vraiment que vous réalisiez, c'est qu'on est dans l'idéologie du monde stable.
01:06On fait des... On calcule des tendances.
01:09On calcule des KPI.
01:11Tout ça, ça fait l'hypothèse que demain sera comme aujourd'hui.
01:14Donc, en fait, ça ressemble à ça.
01:15C'est-à-dire qu'on a bien conscience qu'il y a des petites fluctuations.
01:17Il y a des petites vagues, quoi.
01:18Mais, grosso modo, demain, cette ville, ce sera comme aujourd'hui.
01:23Sauf que dans cette ville, le lendemain, il peut se passer ça.
01:29Donc, c'est Valence en Espagne en 2024.
01:32400 litres d'eau par mètre carré en quelques heures.
01:34Ça fait énormément de dégâts.
01:36Et bien, ça, ça illustre assez bien le monde dans lequel on est entré.
01:41Nous avons quitté le monde de la continuité.
01:43Nous entrons dans le monde des ruptures.
01:46Et donc, si je vous le dis de façon mathématique,
01:49on quitte le monde de la moyenne pour entrer dans le monde de l'écart-type.
01:52Si vous voulez, c'est ça qui va nous intéresser.
01:54Ce n'est pas tellement la tendance, la moyenne qui se déplace dans le temps.
01:57C'est plutôt les valeurs aberrantes qui vont nous intéresser.
02:00Parce que c'est celle-là qui compte.
02:02Donc, c'est une illustration.
02:04Mais ce n'est pas juste à Valence.
02:06Vous aurez compris.
02:07C'est un ensemble.
02:09C'est la planète entière qui est en train de se transformer.
02:12Et donc, il y a un mot pour illustrer ça.
02:16que j'utilise assez gaillardement.
02:19C'est le mot burn-out planétaire.
02:25Nous sommes dans un burn-out planétaire.
02:28Pourquoi j'utilise le mot de burn-out ?
02:29Parce que quand il y a un burn-out, on a aussi la cause.
02:31On sait pourquoi on est en burn-out.
02:33Un burn-out, c'est causé par un excès de performance.
02:36Là, en fait, si vous regardez bien,
02:38si vous écoutez les infos dans les médias,
02:41ça craque de tous les côtés.
02:42Ça craque au niveau informatique,
02:44les cyberattaques, les problèmes de panne répétition.
02:47Mais c'est aussi le burn-out du droit international.
02:51Je ne vous apprends rien.
02:52Et puis, un burn-out écologique, évidemment.
02:55Nos écosystèmes qui brûlent.
02:56Alors, pourquoi ?
02:58C'est quoi ce burn-out ?
02:59Qu'est-ce qu'on peut chercher ?
03:00Quelle est la cause à chercher derrière tout ça ?
03:03Je crois que j'ai un problème avec ma...
03:05Ah oui, alors là, les flèches ont un petit peu changé.
03:07Mais ce n'est pas grave.
03:07En fait, c'est une boucle.
03:08Donc, il faut imaginer des flèches qui tournent.
03:11En fait, chaque fois qu'il y a une crise, quelque part,
03:14chaque fois qu'il y a une rupture,
03:15ça appelle le besoin de sécurité.
03:18Et ça, c'est un besoin naturel.
03:20C'est comme le besoin de s'alimenter,
03:22c'est un besoin primaire.
03:23Quand il y a une crise, quand il y a une fluctuation,
03:26on a besoin de sécurité.
03:27Ce qui est bizarre,
03:29c'est qu'on transforme le besoin de sécurité
03:31en besoin de contrôle.
03:33Ça, c'est bizarre.
03:35En fait, on ne fait pas la distinction
03:36entre la sécurité et le contrôle.
03:38Alors que pourtant, il y a vraiment une énorme différence.
03:41Si vous êtes dans un régime autoritaire,
03:43une dictature,
03:44il y a du contrôle partout.
03:46Êtes-vous en sécurité ?
03:48Vous voyez, ce n'est pas du tout la même chose.
03:50Et pourtant, on pense que la sécurité,
03:53c'est du contrôle.
03:54Et donc, pour augmenter le contrôle,
03:55qu'est-ce qu'on fait ?
03:56On augmente les performances.
03:58Donc, la performance,
03:59je prends la définition du contrôleur de gestion
04:01parce que c'est devenu la définition
04:03de la performance dominante.
04:05La performance, c'est la somme de l'efficacité
04:07et de l'efficience.
04:09Efficacité, atteindre son objectif.
04:11Efficience, avec le moins de moyens possibles.
04:14Donc, quand on est performant,
04:15on atteint son objectif
04:16avec le moins de moyens possibles.
04:18Quand on fait ça,
04:19on épuise les ressources.
04:22Le sprinter qui fait de la performance,
04:24il épuise ses ressources.
04:26Quand on épuise les ressources,
04:27on est en train de préparer la crise suivante.
04:31Donc, ça, c'est ce qu'on peut appeler
04:32le piège de la performance.
04:35C'est ce que les systémiciens appellent
04:36« efficiency trap »,
04:38le piège de la performance.
04:39Chaque fois qu'il y a une crise,
04:40on augmente les performances.
04:42Chaque fois qu'on augmente les performances,
04:43on prépare la crise suivante.
04:45Et donc, nous sommes entrés dans la polycrise,
04:48la permacrise,
04:49le monde fluctuant,
04:50le monde turbulent.
04:51Donc, ça, il ne faut pas le rater.
04:52En fait, c'est quand même
04:54un moteur fondamental
04:56du monde dans lequel on est.
04:57Et surtout, quand on voit
04:58que quand on a des problèmes,
05:00en général,
05:00on continue à augmenter la performance.
05:03C'est comme si vous rencontriez
05:04quelqu'un qui est en burn-out
05:05et vous lui disiez
05:07« Allez, fais un effort ».
05:08Oui, c'est ce qu'on fait.
05:11Partout.
05:11On demande ça aux écosystèmes,
05:12à la société, partout.
05:14Alors, je vais vous le dire
05:15d'une autre façon
05:16qui est une équation en trois mots.
05:17Alors, c'est pareil,
05:18il faut imaginer qu'il y a des flèches
05:19à la place des croissants.
05:21Donc, en fait,
05:21quand on met l'accent
05:23sur la performance,
05:24en fait,
05:25c'est une performance
05:25qui est relative.
05:27Donc, on est toujours
05:27plus ou moins performant
05:28que son voisin.
05:30Donc, c'est un appel
05:31à la compétition.
05:32Donc, la performance
05:32appelle la compétition
05:34parce qu'on est toujours
05:35plus ou moins performant
05:36que son voisin
05:36et la compétition
05:38appelle la violence
05:40parce que dans une compétition,
05:42ceux qui gagnent,
05:42ce sont toujours
05:44les plus violents.
05:47Il faut le dire
05:48aussi simplement que ça.
05:50un sportif de compétition
05:51sera violent
05:52avec son corps.
05:53Un pompier
05:54en compétition
05:55avec l'incendie
05:56sera aussi violent
05:57avec son corps.
05:58Au niveau géopolitique,
05:59là, on a trois pays
06:00qui envahissent leurs voisins,
06:01la Russie,
06:02Israël,
06:03le Rwanda.
06:04Bon, ben,
06:04c'est trois pays
06:04qui ont été humiliés
06:05lors de la précédente compétition.
06:08Vous savez,
06:08vraiment,
06:08vous pouvez y aller.
06:09Donc, en fait,
06:10il n'y a pas vraiment
06:10de question.
06:12La performance
06:12appelle la compétition,
06:13la compétition appelle
06:14la violence.
06:15Et en fait,
06:16ce n'est pas ça le problème.
06:17c'est qu'on est bien content
06:18qu'il y ait un pompier
06:19qui soit performant
06:20et violent avec son corps
06:21pour éteindre l'incendie.
06:22Donc, on est bien content.
06:23Non, le problème,
06:24ce n'est pas ça.
06:24Le problème,
06:25c'est qu'on fait
06:26de la performance
06:26tout le temps.
06:28Donc, c'est une culture
06:29de la performance
06:31qui appelle
06:31une culture
06:32de la violence.
06:34Non-stop,
06:35tout le temps.
06:36Donc, contre les femmes,
06:37contre les enfants,
06:38contre les plus défavorisés
06:39et contre les écosystèmes.
06:42Et donc,
06:42je retombe sur mes pattes.
06:44Alors, je vais trop vite.
06:47Il faut avoir du doigté.
06:48Voilà.
06:49J'essaie d'y arriver.
06:51Voilà.
06:51Donc, en fait,
06:52je vais juste parler
06:53de la question socio-écologique,
06:54mais le monde fluctuant
06:56qui arrive là,
06:57c'est en fait
06:58où le burn-out planétaire,
06:59le burn-out écologique,
07:00c'est le produit
07:01de notre performance.
07:03Nous sommes en train
07:03de tout brûler sur Terre.
07:06Pour ne pas le voir,
07:07celui-là,
07:07il faut quand même
07:08y aller.
07:10Donc, bon.
07:10Alors, en fait,
07:12ici, là,
07:12je ne vais pas trop m'apesantir
07:13parce que vous savez
07:15que ça existe.
07:16Si vous êtes là,
07:17c'est que vous savez
07:17qu'il y a une question
07:18sur le climat,
07:19sur la biodiversité,
07:20sur les pollutions,
07:20sur la pénurie de ressources.
07:22Vous savez que ça existe.
07:24Alors, maintenant,
07:24ce que j'aimerais
07:25qu'on fasse ensemble,
07:25c'est qu'on crante,
07:27qu'on dépasse
07:28le fait de juste savoir
07:30que ça existe.
07:31Alors, trois points.
07:33Trois points.
07:34Le premier point,
07:35c'est que pour en avoir discuté
07:36avec des tas de publics,
07:38des entrepreneurs,
07:39des politiques,
07:40des associations,
07:41tout le monde sait
07:42que ça existe.
07:43Donc, il y a du progrès
07:44de ce côté-là.
07:44Tout le monde sait
07:45que ça existe,
07:46mais on n'utilise pas
07:47les bons mots
07:48et on n'a pas
07:49les bons ors de grandeur.
07:51Alors, c'est vraiment
07:52très frappant.
07:53Donc, par exemple,
07:54on va utiliser le mot
07:56réchauffement climatique.
07:58Alors, c'est quoi
07:58le réchauffement climatique ?
08:00Eh bien, le focus
08:00est mis sur la moyenne.
08:03C'est la moyenne
08:03de la température
08:04qui augmente.
08:06Alors, si c'était
08:07juste ça le problème,
08:09en fait,
08:10ce ne serait pas vraiment
08:10un problème
08:11puisque dans une journée,
08:13la température,
08:14elle peut faire
08:14un delta de 10 degrés
08:15dans une journée.
08:16Donc, si ça augmente
08:17d'un dixième de degré
08:18tous les cinq ans,
08:19ce n'est pas si grave.
08:21On se dit,
08:21dans la journée,
08:22on vit des choses
08:22bien plus importantes
08:23que ça.
08:24Donc, le problème
08:25du mot réchauffement climatique,
08:27c'est que ça met le focus
08:28sur la moyenne
08:28et on oublie la variation.
08:31Donc, un mot
08:31beaucoup plus pertinent
08:32à utiliser,
08:33c'est le mot
08:34dérèglement climatique
08:35parce qu'on aura compris
08:37que ce qui va nous occuper,
08:38ce n'est pas
08:38l'augmentation de la moyenne,
08:39c'est l'augmentation
08:40de l'écart-type,
08:42de la variation,
08:43les valeurs aberrantes,
08:45les méga-feux,
08:46les méga-inondations,
08:47les gelées tardives,
08:48enfin, tout ce que vous voulez.
08:48Mais c'est ça
08:49qui va nous intéresser.
08:50Donc, dérèglement climatique.
08:52Si vous voulez qualifier le monde,
08:54enfin, si vous voulez
08:54habiter le monde,
08:55il faut bien le qualifier.
08:57Ça a vraiment des conséquences.
08:58Si on parle
08:59de réchauffement climatique,
09:00les solutions
09:01qu'on va apporter,
09:02c'est par exemple,
09:02on va monter tranquillement
09:04la taille des digues.
09:06si c'est du dérèglement climatique,
09:09on va faire
09:09des habitats amphibies.
09:11Ça n'a rien à voir.
09:13Vous voyez la logique ?
09:15C'est qu'en fait,
09:15si on n'utilise pas
09:16les bons mots,
09:16on ne va pas apporter
09:17les bonnes solutions.
09:18Donc, il faut utiliser
09:19les bons mots.
09:19Il faut qualifier.
09:20Et alors,
09:21ordre de grandeur,
09:22l'ordre de grandeur,
09:23le chiffre qu'on a en tête,
09:24c'est les plus 1,5 degrés
09:25de l'accord de Paris
09:26ou les plus 3 degrés
09:27à la fin du siècle.
09:28Enfin, on a des chiffres comme ça.
09:29Pareil, ça,
09:30ce n'est pas très intéressant
09:31comme chiffre.
09:31C'est encore une valeur moyenne.
09:33Ce qui est beaucoup plus intéressant,
09:34c'est de dire que
09:35la fréquence
09:37des événements climatiques extrêmes
09:38en France
09:39a été multipliée
09:41par un facteur 4,5
09:43depuis 2000
09:44par rapport à la période
09:451950-2000.
09:47Donc, nous sommes rentrés
09:48dans le monde déréglé.
09:50Nous sommes rentrés
09:51dans le monde fluctuant
09:52fois 4,5.
09:53Voilà, ça,
09:54c'est un ordre de grandeur
09:55qui a du sens,
09:56qui est aligné
09:57avec l'histoire
09:57du dérèglement climatique.
09:59Je vais vous donner
09:59un autre exemple
10:00de mots
10:00complètement à côté
10:01de la plaque.
10:02C'est le mot
10:02érosion de la biodiversité.
10:05On le voit encore,
10:07ce mot-là,
10:08érosion de la biodiversité.
10:08Alors, ça donne vraiment
10:09l'impression
10:09qu'il y a quelques petits oiseaux
10:10qui ont disparu.
10:12Alors,
10:14ordre de grandeur,
10:15ordre de grandeur,
10:15en 50 ans,
10:16on a perdu 70%
10:19des animaux vertébrés
10:21sur les continents
10:22en masse.
10:2470%
10:25en 50 ans.
10:27Ça,
10:27c'est un ordre de grandeur.
10:28Alors,
10:28pour bien comprendre
10:29l'histoire de l'ordre de grandeur,
10:30du coup,
10:30quel mot faut mettre
10:31derrière tout ça ?
10:32Alors,
10:33évidemment que ce n'est pas
10:34érosion de la biodiversité,
10:35mais ce n'est pas une érosion.
10:36Et parfois,
10:37on entend parler
10:37de sixième extinction
10:39de masse,
10:41par analogie
10:41à la cinquième extinction
10:43de masse
10:43qui a eu lieu
10:44il y a 66 millions d'années,
10:45les dinosaures
10:46qui ont disparu,
10:47entre autres.
10:48Alors,
10:48est-ce que c'est
10:49une sixième extinction
10:50de masse ?
10:51Eh bien non,
10:52ce n'est pas
10:53le bon mot,
10:54l'extinction de masse.
10:55Parce qu'il y a 66 millions
10:57d'années,
10:57on a un peu l'impression,
10:58cette image hollywoodienne
10:59de la météorite
10:59qui tombe
11:00et puis les dinosaures
11:01qui disparaissent
11:01dans la nuit.
11:03Alors,
11:03je vais quand même
11:04vous refaire le scénario
11:05avec les géologues.
11:07On a les scientifiques
11:08sur cette fresque
11:09au bout là-bas.
11:10Donc,
11:10avec les scientifiques,
11:11qu'est-ce qu'on voit ?
11:12Eh bien,
11:12en fait,
11:12on se rend compte
11:13qu'il y a 66 millions d'années,
11:14avant que la météorite
11:16ne tombe,
11:17ça faisait déjà
11:17300 000 ans
11:18que les dinosaures
11:20étaient en déclin.
11:21Et ça,
11:21c'était à cause
11:22des volcans du Décan,
11:23donc l'Inde actuelle,
11:25qui étaient déjà en déclin
11:26depuis 300 000 ans.
11:27Et puis,
11:28la météorite
11:28est tombée
11:29au large du Mexique
11:31et là,
11:32il a fallu
11:3233 000 ans
11:33pour que les dinosaures
11:35disparaissent.
11:3633 000 ans.
11:38Ça,
11:38c'est une extinction
11:39de masse brutale.
11:42Alors,
11:42nous,
11:42ce qu'on fait là,
11:4370 % en 50 ans,
11:45c'est 1000 fois plus rapide.
11:481000 fois plus rapide.
11:50Donc,
11:50c'est ça,
11:50l'ordre de grandeur.
11:51On est 1000 fois plus rapide
11:52que l'extinction des dinosaures.
11:54Donc,
11:54ce n'est pas
11:55la sixième extinction de masse,
11:57c'est la première
11:58grande extermination.
12:00sous-titrage Société Radio-Canada
12:26Abonnez-vous !
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