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Mardi 3 mars 2026, retrouvez Clara Benyamin (avocate spécialiste du droit appliqué au jeu vidéo et aux industries créatives, commission Création immersive du CNC), Lévan Sardjevéladzé (président, SNJV) et David Soumet (vice-président, Association MO5) dans PLAY SMART, une émission présentée par Nicolas Jucha.
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00:08Bonjour à tous, vous regardez PlaySmart, votre rendez-vous pour décrypter l'industrie du jeu vidéo en France et dans
00:13le monde.
00:13Aujourd'hui, on s'intéresse au passage d'un jeu à une série télé.
00:16Vous avez peut-être vu Fallout The Witcher.
00:19Clara Benyamin, qui est avocate spécialiste des industries créatives, va nous expliquer comment on fait.
00:23Vous verrez, il y a beaucoup de points juridiques, mais c'est aussi beaucoup de bon sens
00:27parce qu'on ne fait pas n'importe comment pour transformer une propriété intellectuelle du jeu vers une série ou
00:32l'inverse.
00:33Seconde partie d'émission, on accueille le président du syndicat national du jeu vidéo, Levan Sargeveladze.
00:38On va faire le point avec lui sur un bilan ambivalent du jeu vidéo français puisqu'on a eu de
00:43gros succès critiques
00:44et aussi de grosses turbulences au niveau structurel et économique.
00:48On fera le point avec lui à quelques jours d'Epégase.
00:51Et enfin, en dernière partie d'émission dans Level Up, focus sur une très belle initiative, le musée du jeu
00:56vidéo.
00:57C'est Arcueil Cachan, on y est allé.
00:59Et c'est le directeur opérationnel David Soumet qui est avec nous aujourd'hui pour nous expliquer la philosophie derrière
01:05cet objet.
01:06Tout de suite, PlaySmart, nouvelle partie.
01:13Transformer un jeu vidéo en série télé, comment on fait ?
01:16On va en parler avec une spécialiste, Clara Benyamin. Bonjour.
01:19Bonjour.
01:21Avocate, officiellement droit du numérique, mais vous avez une spécialisation sur les industries créatives, donc jeux vidéo, cinéma, séries télé.
01:29Techniquement, votre job, ça consiste en quoi et avec quel type de client ?
01:33Mon job, ça consiste à accompagner des acteurs des industries culturelles et créatives dans leurs différents projets.
01:39Et notamment, et ce dont on va parler aujourd'hui, mon cabinet a une spécialisation dans l'écosystème du jeu
01:45vidéo au sens large.
01:46Donc nos premiers clients, c'était des équipes e-sport et aujourd'hui, on accompagne des sociétés de production qui
01:51sont spécialisées dans les compétitions de jeux vidéo,
01:53des studios de jeux vidéo, des petits fonds d'investissement dans le jeu vidéo, des streamers.
01:58Des éditeurs peut-être aussi ?
01:59Pas encore, mais en gros, si je suis créateur de jeux vidéo, j'ai un jeu qui a bien marché,
02:04je veux le transformer en série ou je veux faire peut-être un petit appel d'offre pour éventuellement avoir
02:09un diffuseur, vous, vous pouvez l'aider ?
02:12On peut tout à fait aider.
02:13En général, les gens viennent nous voir quand ils ont soit un projet, c'est-à-dire une demande.
02:17Par exemple, dans le meilleur des cas, Netflix va avoir toqué à la porte et va dire, on aimerait vraiment
02:23faire quelque chose de merveilleux avec votre IP.
02:24Et en sens inverse, ça peut être des gens qui ont cette idée, qui ont un projet qui a mûri
02:28et où potentiellement, on va réfléchir avec eux et les présenter à des partenaires de confiance pour faire ça.
02:34Et donc, quand on est dans cette démarche de transformer le jeu ou la série, parce qu'il y a
02:39dans les deux sens, ça peut marcher, il y a des problématiques à avoir en compte.
02:43Et notamment, quand on bascule du jeu vers la série, en fait, il y a un truc qui change, c
02:48'est que le moteur narratif qui était le gameplay, on ne l'a plus.
02:50Et donc là, quelle est la bonne question à se poser pour ne pas faire n'importe quoi ?
02:55La bonne question, qui est aussi le sujet de comment est-ce qu'on va faire une bonne adaptation, puisque
03:00là, on passe d'un jeu vidéo à film ou série ou l'inverse.
03:04Mais c'est déjà une question qui s'est posée pour les livres, pour plein d'autres choses.
03:07La question qui va se poser, c'est comment est-ce qu'on passe effectivement d'un média...
03:10Alors, là, on va être dans le sens, jeu vidéo vers la série ou le film.
03:14Comment est-ce qu'on passe d'un média actif...
03:16Au passif.
03:17Au passif, exactement.
03:18Comment est-ce qu'on passe de joueur à spectateur ?
03:21Et comment est-ce qu'on garde un intérêt, alors qu'au lieu d'être en train de diriger ce
03:25qui se passe, en partie,
03:26on devient complètement spectateur et vraiment observateur d'un univers.
03:30Ce que faisait le gameplay pour capter notre attention, on ne l'a plus, donc on le remplace, et c
03:34'est se demander par quoi on le remplace.
03:35Et c'est se demander comment est-ce qu'on fait justement un scénario qui va réussir à captiver le
03:39spectateur.
03:40La richesse de l'univers, elle est là.
03:42C'est-à-dire que les jeux vidéo ont des univers extrêmement riches.
03:45C'est d'ailleurs pour ça qu'aujourd'hui, on va reparler des chiffres tout à l'heure,
03:47mais c'est pour ça qu'aujourd'hui que 23% des projets des gros studios hollywoodiens,
03:52c'est des adaptations de jeux vidéo.
03:54C'est monstrueux, 23% des nouveaux projets.
03:56Donc, on est tous complètement convaincus du potentiel, de la richesse des univers, de la richesse narrative.
04:02Mais justement, pour faire une adaptation qui marche,
04:05et en ce moment, on a plein de bons exemples, de bonnes adaptations qui ont marché,
04:09il y a cette question de comment est-ce qu'on passe du passif dans de l'actif au passif,
04:14et comment est-ce qu'on passe également...
04:16Du passif à l'actif, c'est l'inverse.
04:18Et là, pour le coup, souvent la problématique, ce que je disais,
04:21c'est que les jeux ont un lore, un univers très développé.
04:24Par contre, quand on récupère une série pour en faire un jeu,
04:27il n'y a peut-être pas la matière aussi dans l'inverse,
04:29quand on récupère la série pour la transformer.
04:31Ça dépend, parce que pareil, il y a eu des bons exemples,
04:33mais c'est vrai que ce qui est très intéressant,
04:35c'est que je sais qu'on va parler de Fallout,
04:38et de The Witcher aussi, mais je connais moins The Witcher.
04:41Qui était un livre aussi avant, d'ailleurs.
04:42Absolument, qui était un livre.
04:43Mais je sais que sur Fallout, par exemple,
04:45il y avait cette vraie excitation des spectateurs, moi compris,
04:48à chaque nouvel épisode, et alors je ne spoilerai rien,
04:51mais à la fin de la saison 1, vraiment, la série fait un choix,
04:55et dit, voilà, c'est ça qu'on va développer,
04:58comme on dit chez nous, c'est ça qui devient canon.
04:59Donc, c'est vrai que c'est extrêmement intéressant de voir comment est-ce que...
05:04On se réapproprie la série ou le jeu.
05:05Exactement, mais comment est-ce qu'on choisit des arcs narratifs
05:08pour dire c'est ça l'histoire, c'est passionnant.
05:10Au niveau juridique, on parlait de propriété intellectuelle,
05:14donc on imagine qu'il y a beaucoup d'ayants droit,
05:16comment on fait pour éviter de se retrouver à passer à la caisse
05:19à la fin du projet quand il est trop tard ?
05:21Là, c'est quoi les pièges à éviter pour faire ça bien dans les règles ?
05:26Surtout qu'il n'y a pas les mêmes règles, peut-être, dans tous les pays.
05:28Déjà, passer à la caisse, ça peut être une très bonne nouvelle.
05:31Ça veut peut-être dire que tout le monde s'est énormément enrichi,
05:33et donc, du coup, tout le monde va avoir un passage à la caisse parfaitement heureux.
05:38En fait, la question, c'est comment est-ce qu'on fait pour le faire
05:40d'une façon où tout le monde est au courant et tout le monde est d'accord ?
05:43Oui, la question, c'est d'anticiper, de savoir à qui on doit de l'argent, si ça marche.
05:46Parce que finalement, une fois qu'on a fait un hit planétaire,
05:48quelle excellente nouvelle de passer à la caisse.
05:51L'enjeu, c'est que dans le droit de la propriété intellectuelle en France,
05:56normalement, tout doit être extrêmement prévu du début.
05:59Évidemment, on exagère un peu parce que quand on fait un jeu à trois dans un garage,
06:04tout le monde sait que c'est comme ça que ça commence, bien sûr que non.
06:06Quand on démarre un jeu...
06:07Dans les années 80, ça commençait comme ça.
06:09Bien sûr, mais on a encore quelques chouettes exemples aujourd'hui,
06:11peut-être pas dans des garages, peut-être dans des co-works.
06:14Mais effectivement, normalement, il faudrait que du début, dans les contrats...
06:18On sache qui on doit payer, pourquoi et pour quel emploi.
06:21Et par exemple, imaginons qu'on a pris un super level designer
06:25qui va faire les niveaux du jeu.
06:28Est-ce que et comment cette personne sera impliquée dans le film ?
06:33Pour les décors, la filmographie et tout ça.
06:35Exactement.
06:36Est-ce que la personne qui a fait, je ne sais pas moi, la musique du jeu
06:40va être re-sollicitée pour la musique du film ?
06:43Est-ce qu'on va utiliser sa musique ?
06:44Est-ce qu'on va en créer une nouvelle ?
06:46Ça pourrait se poser, par exemple, pour Claire Obscur,
06:48si jamais ce n'était adapté.
06:49Une question sur l'effet de ces adaptations sur les ventes de jeux
06:53ou sur le succès de la série.
06:55J'avais lu que, par exemple, The Witcher,
06:57il y avait eu une hausse des achats.
07:00Alors, sans donner son point de vue,
07:02moi, objectivement, je pense que la série aurait pu être meilleure.
07:04Par exemple, Fallout, elle est très bonne.
07:06Malgré tout, ça a fait augmenter les ventes de jeux.
07:09Donc, quand il y a une adaptation, notamment d'un jeu vers une série,
07:13ce n'est pas forcément indispensable que la série soit un triomphe critique.
07:17En fait, l'important, c'est qu'elle existe, presque.
07:20Alors, on n'a pas tous les exemples,
07:22parce que là, pour l'instant, on est quand même sur une belle accélération,
07:24mais on n'a peut-être pas le recul qu'il nous faut.
07:27Mais c'est vrai qu'actuellement,
07:28on n'a pas encore eu de série, je crois, catastrophique.
07:30Si, voilà, les gens vont hurler que si tel ou tel était catastrophique.
07:33Mais actuellement, les chiffres qu'on a pour 2025,
07:37c'est qu'en moyenne, l'existence d'une adaptation,
07:40ça fait une croissance de 140% du nombre de joueurs.
07:43Grosse visibilité gagnée.
07:44Grosse visibilité.
07:45Nouveau public.
07:45Exactement.
07:46Nouveau public ou réactivation.
07:48Par exemple, Minecraft considère qu'il y a eu une augmentation de 30% des gens
07:52qui étaient connectés sur Minecraft et qui étaient à jouer,
07:55dont à peu près la moitié qui étaient des réactivations.
07:58Ils avaient arrêté, ils avaient mis le jeu de côté,
07:59ça a activé une envie de le reprendre.
08:01Et les champions de toute catégorie là-dessus, ça a été Fallout.
08:04Fallout, ils ont eu 490%.
08:07Sur le Fallout 4, sur le dernier épisode.
08:09Sur le dernier épisode.
08:10Sur la franchise au global, il y a eu quasiment 500% de joueurs en plus.
08:14Sachant que, et ça c'est intéressant,
08:16sur ce 140% de joueurs en plus,
08:18on est à peu près 200% pour la télé et 50% pour les films.
08:23Donc c'est une bonne idée de faire des adaptations de votre propriété intellectuelle
08:27parce que ça aura un impact considérable,
08:30quoi qu'il en soit, malgré sa réussite critique,
08:32ce qui est très subjectif parfois.
08:34Clara Benyamin, merci beaucoup.
08:35Peut-être à bientôt sur le plateau de PlaySmart.
08:38Il y aura d'autres sujets juridiques.
08:39Et puis, si jamais Claire Obscur est adapté en série,
08:42je pense qu'on se fera un plateau dessus.
08:44Merci beaucoup.
08:45On va accueillir dans quelques secondes
08:47le patron du syndicat national du jeu vidéo,
08:49Levansar Djeveladze.
08:50À deux jours des Pégases, c'était un peu normal.
08:52et c'est l'occasion de faire le bilan sur une année particulière
08:55pour le jeu vidéo français.
09:00Encore deux dodos.
09:02Et ce sera les Pégases,
09:03la cérémonie des remises de prix des jeux vidéo français.
09:06Et pour en parler,
09:07quoi de mieux qu'avoir le président du syndicat national du jeu vidéo,
09:11Levansar Djeveladze.
09:12Bonjour.
09:13Bonjour Nicolas.
09:13Donc c'est dans deux jours.
09:15Beaucoup de suspense, ou pas trop,
09:17parce qu'on a un jeu français qui a gagné les Game Awards.
09:20Donc on s'imagine qu'ils vont gagner d'autres titres,
09:22Claire Obscure, Expedition 33, Sandfall.
09:25Mais plutôt que de parler que d'eux,
09:28j'ai envie de vous demander,
09:29vous président du SNGV,
09:30comment vous vous sentez à deux jours des Pégases
09:33après l'année qu'on vient de vivre pour le jeu vidéo français ?
09:36Alors c'est une question à plusieurs étages,
09:39puisque c'est un petit peu ambivalent,
09:40parce que déjà on est quand même à fond
09:42dans l'organisation de cet événement pour jeudi,
09:45donc dans deux jours,
09:46avec des compétiteurs qui sont extraordinaires.
09:49C'est vrai que vous mentionnez Claire Obscure,
09:52qui est un jeu absolument extraordinaire,
09:53qui a effectivement eu un succès très grand.
09:57Qui collectionne les prix.
09:58Qui collectionne les prix.
09:59Qui en aura peut-être à cette occasion,
10:02mais qui ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt,
10:03et notamment la forêt aussi des grandes réussites françaises
10:05qu'on a pu avoir.
10:06On peut penser à Absalom, par exemple,
10:08qui était d'ailleurs également nominé au...
10:09Nommé en meilleur jeu indépendant.
10:11On avait d'autres jeux.
10:12On avait bien sûr Shinobi Art of Vengeance
10:14en meilleur jeu d'action.
10:15Et le dernier, c'était Slow Clap avec Rematch.
10:18Donc on avait quatre jeux français nommés au Game Awards.
10:20Ça, c'était historique.
10:21Tout à fait.
10:22C'était historique.
10:23C'est peut-être...
10:23Mais voilà, c'est pas parce que c'est historique
10:24qu'il ne faut pas qu'on le refasse plus tard.
10:26Mais voilà, en tout cas,
10:27une très bonne moisson.
10:29Et puis il faut aussi nommer d'autres...
10:30Enfin, parler peut-être d'autres jeux.
10:32C'est vrai que The Rock Prince of Persia
10:33de Evil Empire.
10:34Et puis des jeux aussi
10:36qui forcément vont vendre un petit peu moins,
10:37comme Wednesdays de Pixel Hunt, par exemple.
10:39Donc des jeux, à mon avis, très importants.
10:41Et voilà.
10:42Donc l'année 2025,
10:43en termes de qualité vidéo ludique,
10:44a été vraiment une excellente année
10:45pour le jeu vidéo France.
10:46C'est ça, il faut le dire.
10:47Mais évidemment,
10:47on ne peut pas voir le verre
10:48uniquement à moitié plein.
10:50En 2025, comme 2024,
10:52on a également eu beaucoup de mauvaises nouvelles.
10:54On a eu beaucoup de...
10:55On a eu une restructuration
10:56qui est en cours dans notre secteur
10:58qui peut-être n'est pas encore terminée.
11:01Mais voilà.
11:03Là, les grosses inquiétudes, par exemple,
11:05c'est Ubisoft.
11:07En gros, l'avenir d'Ubisoft,
11:08il conditionne beaucoup de choses
11:09quand même pour tout l'écosystème français.
11:11Oui, donc il y a une restructuration
11:12qui est en cours au niveau d'Ubisoft.
11:13Ubisoft, c'est une entreprise
11:14qui est importante.
11:14Évidemment, ce n'est pas n'importe quelle entreprise
11:16dans le jeu vidéo français.
11:17Ça compte énormément d'emplois.
11:18On peut également parler du groupe Nacon,
11:20par exemple,
11:21qui a...
11:22Qui a déposé le bilan.
11:23Ils n'ont pas déposé le bilan.
11:24Ils se sont mis sous la...
11:26Enfin, ils sont assis à son prénom.
11:27En redressement.
11:28Je crois qu'ils ont demandé...
11:29Enfin, l'heure où on parle, en tout cas,
11:31ils ont demandé leur mise
11:32en redressement judiciaire.
11:33Le redressement judiciaire,
11:34ce n'est pas forcément le fait de...
11:36Ça ne s'est pas terminé loin de là.
11:37En tout cas, l'entreprise est en danger,
11:38pour l'instant.
11:38L'entreprise est en difficulté.
11:40Et on peut aussi mentionner d'autres groupes
11:41qui...
11:42Par exemple, le groupe Focus.
11:43Il y a deux ans,
11:45le cours de bourse n'était pas bon.
11:48Il y a eu quelques insuccès.
11:50Et puis, tout à coup,
11:51ils sont repartis avec d'autres jeux
11:52qui ont marché.
11:53Donc voilà.
11:54Et là, aujourd'hui,
11:55ils se portent...
11:55Alors, pourtant que je sache,
11:56ils se portent bien.
11:57Donc voilà.
11:58Il y a des choses...
11:59On est une industrie culturelle.
12:01C'est-à-dire qu'une industrie culturelle,
12:02c'est une industrie
12:02où les choses peuvent aller très vite,
12:04où on passe d'une révolution à l'autre,
12:07d'une restructuration à l'autre.
12:08Voilà.
12:09Il y a des enjeux technologiques aussi,
12:11il faut suivre.
12:12Et puis, on peut,
12:12avec un four économique,
12:15on peut fermer un studio
12:16qui avait fait trois chefs-d'œuvre avant.
12:18Ça, c'est assez courant.
12:20C'est quoi le point de fragilité
12:22de l'écosystème français
12:23si on devait en pointer un...
12:25Vraiment le point de travail
12:26pour améliorer les choses ?
12:27Alors déjà, quand même,
12:28ce qu'il faut souligner,
12:29c'est que la crise qu'on traverse,
12:30c'est une crise qui est mondiale.
12:31Et dans ce contexte,
12:32la France ne se débrouille pas moins bien
12:34que les autres pays.
12:35Au contraire,
12:35on a des amortisseurs
12:36et globalement,
12:37si on regarde les ratios,
12:38on se débrouille même mieux.
12:39On verra à la fin de la crise
12:40qui est en train de se terminer quand même.
12:42Et certains studios,
12:43d'ailleurs,
12:43ont déjà commencé à bien remonter.
12:46Mais voilà,
12:46on ne se débrouille pas mieux...
12:50On se débrouille même mieux
12:51que les autres.
12:52Et ça, c'est vrai qu'on n'a pas l'habitude
12:53de le dire.
12:54Donc ça, il faut le dire aussi.
12:55Ensuite, on a des points de fragilité.
12:56C'est que moi,
12:57je suis particulièrement attentif
12:58aux fragilités
12:59que peuvent rencontrer
13:00les petits studios
13:00qui ne font pas forcément
13:01la une des journaux
13:03s'ils licencient
13:04ou s'ils ont des problèmes.
13:05On parlait de Pixellen
13:06sur Wednesday, par exemple,
13:08qui est soutenu par Arte,
13:09mais qui reste une structure fragile
13:11par essence.
13:12Par essence,
13:13mais par construction.
13:14Ça ne peut pas ne pas être autre chose
13:15qu'une structure fragile.
13:17mais il y a quand même ça
13:18des centaines de studios français.
13:20Il faut qu'on parle d'eux
13:22et il faut qu'on les aide
13:23à se maintenir,
13:25voire à grossir
13:26et avoir de l'ambition.
13:27Donc ça, c'est quelque chose
13:28qui, à mon avis,
13:28est très important,
13:29l'aide aux structures
13:30de taille petite et moyenne.
13:31Je le rappelle,
13:32pour ceux qui n'ont peut-être
13:33pas joué à Wednesday,
13:34c'est un jeu de Pixellen
13:35qui parle des violences sexuelles
13:37envers les mineurs.
13:38Donc forcément,
13:39le sujet,
13:40commercialement,
13:40on sait que c'est un pari,
13:42mais la France arrive
13:43à sortir des jeux de ce type
13:44et ça, c'est un peu aussi
13:47une particularité culturelle française
13:48qu'il faut préserver.
13:49Je pense qu'il ne faut pas
13:50être chauvin.
13:50Il y a évidemment d'autres pays
13:51qui produisent aussi
13:52des jeux très intéressants
13:53d'un point de vue artistique.
13:54Des jeux à impact,
13:54on pourrait dire.
13:54Bien sûr, des jeux à impact,
13:55ce genre de choses.
13:56Donc, il n'y a pas que les Français.
13:59Je dis ça parce qu'au Pégase,
13:59il y a une catégorie
14:00au-delà du jeu vidéo
14:01qui offre en dit que ça t'as fait.
14:03Et où il y a effectivement
14:03trois jeux très intéressants
14:05qui sont nommés ou dominés.
14:07Donc voilà,
14:08ça, c'est quelque chose.
14:08La France sait faire
14:09et on sait faire aussi
14:10des jeux narratifs.
14:11Ce qui est intéressant
14:11en France,
14:12c'est qu'on sait vraiment,
14:13enfin, on sait tout faire.
14:15On est dans tous les compartiments
14:16de jeux.
14:16Le Corico.
14:17Sur les jeux mobiles,
14:18sur les jeux Casu,
14:19sur les jeux consoles,
14:20les jeux PC,
14:21les AAA,
14:22les jeux indés.
14:23On est un peu partout.
14:24Et donc, on a plus de mal
14:25à savoir comment se financer.
14:27Surtout qu'il y a quand même
14:27une concurrence.
14:28Alors, on ne l'a peut-être pas dit.
14:29Vous parliez du fait
14:30qu'on n'est pas si mauvais
14:31par rapport aux autres pays.
14:32Il y a quand même
14:33des nouveaux acteurs
14:34qui arrivent avec d'énormes moyens.
14:35Je pense à l'Arabie saoudite.
14:36Je pense à la Chine
14:37qui n'est pas un nouvel acteur
14:38mais qui a des possibilités
14:39de financement importantes.
14:41Ça, c'est un peu
14:41de la concurrence déloyale
14:43ou en tout cas,
14:43c'est des paramètres
14:44qui sont très compliqués
14:45à gérer
14:46parce qu'on est sur
14:46des masses financières
14:47qu'on ne peut pas espérer
14:49avoir en France.
14:50Alors, c'est toujours intéressant
14:52de se dire
14:53que dès qu'on entend
14:53le mot concurrence,
14:54parfois, on a envie
14:55de dire déloyale.
14:56C'est un petit peu
14:56comme le dictionnaire
14:57des idées reçues
14:58de Flaubert.
15:00À l'entrée concurrence,
15:01on aurait envie
15:01de mettre deux points déloyales.
15:02Ça pouvait y ressembler.
15:06Il ne faut pas qu'on soit
15:07en mode défensif.
15:09Il faut dire ça
15:09sur une chaîne
15:09qui parle beaucoup
15:10d'économie aussi.
15:13Est-ce que la France,
15:14par exemple,
15:15doit laisser entrer
15:16certains investisseurs
15:17de ces nouveaux acteurs,
15:18de ces nouveaux pays émergents ?
15:20En tout cas,
15:20on doit avoir conscience
15:21que le jeu vidéo,
15:21c'est un phénomène mondial
15:23depuis déjà pas mal de temps.
15:24Donc la Chine, évidemment.
15:25D'autres pays également
15:26comme des pays d'Afrique,
15:28certains pays d'Asie
15:29sur lesquels il y a encore
15:29de la croissance à aller chercher.
15:31Mais c'est un phénomène
15:31qui est mondial.
15:32Tout le monde joue
15:33et aussi tout le monde
15:34produit des jeux vidéo.
15:35Donc on n'a pas à être gênés
15:38ou aux entournures là-dessus.
15:39Il faut qu'on arrive
15:39à parler à tout le monde.
15:41S'il y a besoin de financement,
15:42il faut qu'on arrive aussi
15:43à parler à tous les investisseurs.
15:45Il n'y a pas de raison
15:45de jouer uniquement
15:48entre nous,
15:49entre Français.
15:49Mais ce n'est pas ce qu'on fait.
15:50Ce n'est pas ce qu'on fait.
15:51On a des entreprises...
15:53Alors, on a parlé d'Ubisoft
15:54tout à l'heure,
15:54une grande locomotive
15:55qui tire...
15:56Qui ouvre la porte.
15:57Qui ouvre beaucoup de portes.
15:58Mais également
15:59beaucoup de structures
16:00de taille intermédiaire.
16:01Je peux penser à
16:01Quantic Dream,
16:02à Dontnode,
16:05des éditeurs
16:06et plusieurs autres comme ça.
16:07Qui arrivent à trouver
16:09des financements ailleurs
16:10et qui arrivent à avoir
16:11les moyens de leurs ambitions.
16:12Donc ça, c'est très important.
16:13Et effectivement,
16:14je vous rejoins tout à fait là-dessus.
16:15Il ne faut pas qu'on se laisse
16:16enfermer
16:17en restant juste
16:18sur notre territoire.
16:19Aussi bien
16:20sur notre territoire
16:20de consommation
16:21que sur notre territoire
16:21d'investissement.
16:23Un point plus d'avenir,
16:25c'est un label
16:26pour certifier
16:27les écoles de jeux vidéo.
16:29Il y a déjà
16:29Issa Digital
16:30qui vient d'obtenir
16:31une certification
16:31de titre d'ingénieur.
16:33Donc ça, c'est pour
16:33les métiers très techniques.
16:34C'est, je pense,
16:35une bonne nouvelle
16:35pour l'industrie.
16:37En quoi
16:38c'est essentiel
16:39de créer ce label ?
16:41Ça répond à quel problème
16:42qui est en train de se créer ?
16:43Et surtout,
16:44qu'est-ce que ça doit permettre
16:44aussi pour l'écosystème français
16:46du jeu vidéo
16:46sur les 5 à 10 prochaines années ?
16:48Ça, c'est une question
16:49très importante à mon avis.
16:50Effectivement.
16:50Donc là, on est en période
16:51entre guillemets de crise.
16:52Donc on a envie
16:52de s'attaquer
16:53à des choses de court terme.
16:54Et on a évidemment raison.
16:55Le court terme,
16:56c'est quand même
16:56la chose prioritaire,
16:57c'est l'urgence.
16:58Mais enfin,
16:58il ne faut pas qu'on oublie
17:00aussi le long terme.
17:01Et tout à l'heure,
17:02vous me demandiez
17:03quels sont les avantages
17:04compétitifs
17:05un petit peu
17:05du jeu vidéo français.
17:07Eh bien,
17:07il y a notamment ça.
17:08Il y a notamment
17:09la formation,
17:10l'éducation,
17:11les ressources humaines.
17:12Et c'est évidemment la clé.
17:13C'est l'alpha et l'oméga
17:13d'absolument tout.
17:14En France,
17:15on a de bonnes formations
17:16de façon générale
17:16d'ingénieurs,
17:17d'informaticiens,
17:18de codeurs,
17:19d'artistes également,
17:20des écoles d'art.
17:21Et on a également
17:22de très bonnes écoles
17:22de jeux vidéo.
17:24Donc c'est quelque chose
17:24qu'il faut qu'on arrive
17:25à pérenniser,
17:26à protéger,
17:27entre guillemets.
17:27Et c'est vrai que
17:28j'ai proposé la création
17:29de ce label
17:29il y a quelques mois.
17:31On est en train
17:31de travailler dessus.
17:32L'idée,
17:32c'est de séparer
17:33le bon grain de livret.
17:34C'est-à-dire qu'il y a
17:34beaucoup d'offres,
17:35mais pas forcément
17:36toutes de la même qualité.
17:37Mais voilà.
17:38Et c'est vrai
17:38qu'on peut avoir
17:39des nouveaux entrants
17:40qui se disent
17:41voilà, c'est assez...
17:42On va essayer de...
17:44Il n'y a pas que le jeu vidéo
17:44qui est concerné par ça.
17:46C'est tout l'enseignement
17:46supérieur privé
17:47qui a ce problème.
17:49Mais enfin,
17:50il faut qu'on balaie
17:51devant notre porte.
17:51Et effectivement,
17:52il ne faut pas que des parents,
17:53par exemple,
17:55inscrivent leurs enfants
17:56dans des écoles privées
17:57de jeux vidéo
17:58qui promettent
17:58mon zémerveille
17:59et qui à la fin
18:00ne délivrent rien.
18:01Parce que le prix
18:01ne sera pas plus bas.
18:02Le prix ne sera pas plus bas.
18:03Et en plus,
18:03on a des très bonnes formations
18:04en France.
18:05Donc, il faut flécher
18:07les jeunes et leurs parents
18:08vers ces écoles de formation.
18:10Il y en a qui sont publiques,
18:11il y en a qui sont privées.
18:12Tout n'est pas public,
18:13loin de là.
18:13Mais enfin, voilà.
18:14Il y a des bonnes écoles
18:15et des mauvaises écoles.
18:16Et après,
18:19c'est que les parents
18:20et les enfants,
18:21souvent ce sont les parents
18:22qui prennent ce genre
18:24de décision quand même
18:24en dernier ressort,
18:25aient des informations
18:26fiables et transparentes
18:27sur cette école.
18:28Qu'est-ce qu'elle promet ?
18:29Combien d'heures de cours ?
18:30En présentiel ?
18:31Quels sont après
18:32les débouchés derrière ?
18:33Est-ce que les gens
18:33dans l'industrie
18:34embauchent ces diplômes-là ?
18:36Ça, c'est très important.
18:37Ça veut dire que les acteurs,
18:38donc les adhérents du SNJV
18:39par exemple,
18:39mais peut-être aussi
18:40les adhérents du CEL,
18:41le syndicat des éditeurs
18:42de logiciels de loisirs,
18:43ils vont devoir être impliqués
18:44dans ce label ?
18:45C'est-à-dire que c'est
18:46quand même les studios
18:47qui vont pouvoir dire
18:49quelles écoles
18:50forment bien les étudiants.
18:51Ça veut dire
18:52prendre peut-être
18:52certains en stage,
18:54créer des échanges
18:55directs avec ces écoles ?
18:57Alors,
18:57des échanges existent déjà
18:58avec les écoles,
18:59ça ne doit pas dire.
19:01Avec les plus connus,
19:02et puis évidemment,
19:02il ne faut pas se focaliser
19:03uniquement sur les plus connus,
19:04ça c'est important
19:04qu'il n'y ait pas non plus de...
19:05Il faut qu'il y ait
19:05de nouveaux acteurs
19:06qui puissent arriver.
19:06Il faut aussi
19:06qu'il y ait de nouveaux acteurs
19:07qui puissent effectivement
19:08s'ils sont sérieux,
19:09mais de façon générale,
19:11donc notre approche
19:11sur ce label,
19:12ce sera d'avoir une approche
19:13d'une part effectivement
19:15concrètement
19:15qu'est-ce qu'on embauche
19:16et qu'est-ce qu'on en pense
19:16de ces profils-là,
19:18enfin qu'est-ce qu'on embauche
19:19dans nos studios,
19:20mais également
19:21des approches quand même
19:24universitaires
19:25et puis chiffrées,
19:27voilà comment est-ce
19:27qu'il y a des heures de cours,
19:28comment ça se passe,
19:29quelles sont les formations,
19:29etc.
19:30Ça veut dire
19:30s'adosser peut-être aussi
19:32au ministère de l'Éducation
19:33ou au ministère du Travail,
19:34souvent les formations
19:35supérieures privées,
19:36c'est via la reconnaissance
19:37à RNCP,
19:37c'est faire en sorte
19:38qu'ils répondent
19:39à des cahiers des charges
19:40très précis en amont
19:42avant même de proposer
19:43leur formation en fait.
19:44En tout cas,
19:45nous on se renforce
19:45nos propositions
19:46quant à ce cahier des charges
19:47ou une partie
19:47de ce cahier des charges,
19:48voilà,
19:49je pense que c'est très important
19:50que surtout en ces moments
19:52un petit peu compliqués,
19:53que l'industrie
19:54prenne ses responsabilités
19:55et vraiment flèche
19:56les bonnes formations.
19:57Donc là,
19:57on parle de l'avenir
19:58de la filière,
19:59on parle de l'avenir aussi
20:00des jeunes
20:00qui voudraient travailler dedans.
20:02Il y a un autre point clé
20:03qui est encore un peu flou
20:04mais qui est important,
20:05c'est le Digital Fairness Act.
20:06Vous en avez parlé
20:07lors de votre audition au Sénat.
20:09Le problème,
20:10c'est quoi ?
20:10Est-ce que c'est
20:11le Digital Fairness Act
20:12en lui-même
20:13ou la manière
20:14dont on envisage
20:15de l'appliquer
20:16pour l'industrie
20:16du jeu vidéo ?
20:17Vous êtes assez critique
20:19encore dessus
20:19à ce stade.
20:20Oui, je suis assez critique.
20:21Alors, il faut souligner
20:22que le Digital Fairness Act
20:23c'est quelque chose
20:23qui est assez complexe
20:24et même des éditeurs
20:26de Bismarck
20:27peuvent être
20:29alors qu'on a
20:30un public averti quand même.
20:32Mais très concrètement,
20:33le DFA,
20:34c'est un texte
20:35qu'on n'a pas encore.
20:36La Commission européenne
20:37va travailler dessus.
20:38Proposition dernier trimestre
20:392026,
20:40a priori,
20:41la proposition de loi.
20:42C'est ça,
20:42c'est le calendrier
20:43qui est prévu
20:44et qui a l'air
20:45quand même
20:46de ressembler
20:46les premiers signaux
20:49qu'on a,
20:49ça a l'air
20:49de ressembler
20:50à une espèce
20:50d'usine à gaz.
20:51Voilà,
20:51pour le dire
20:52de façon extrêmement claire
20:54dans lequel
20:55on se pose la question
20:57et on a raison
20:57de le faire
20:58de l'Europe
20:59comme lieu de consommation
21:01de services numériques
21:03et donc de jeux vidéo
21:04et on a raison de le faire.
21:05Mais c'est vrai
21:05qu'il ne faut pas
21:06qu'on oublie
21:06que l'Europe,
21:07ça ne doit pas être
21:08qu'un musée
21:09à chaque côté
21:10par un centre commercial.
21:11Ça doit aussi être
21:12un lieu de production
21:14et d'exportation.
21:15Ça doit aussi être
21:15une usine
21:16et un centre de R&D.
21:17Et la digital finance act
21:19semble un petit peu
21:20être dans cette mouvance
21:21un peu intellectuelle
21:22de considérer d'abord
21:23et uniquement
21:24les consommateurs
21:25sans absolument
21:26prendre en compte
21:27ce dont vous avez peur.
21:28On parlait de concurrence
21:29déloyale avant.
21:30C'est que les acteurs
21:32américains, chinois
21:33n'aient pas les mêmes
21:33contraintes
21:34que les acteurs européens
21:35mais si un acteur chinois
21:36veut proposer un jeu
21:38au public européen,
21:39il devra bien normalement
21:41se calquer
21:41sur les directives.
21:42Alors, moi,
21:43je ne veux pas tomber
21:43dans le dictionnaire
21:44des idées reçues
21:44que j'ai lancé tout à l'heure
21:45mais je pense que
21:46vous avez entièrement raison.
21:46C'est-à-dire qu'on a un problème
21:47de concurrence déloyale
21:48qui risque de frapper
21:50les services numériques
21:51exactement comme ils frappent
21:52l'agriculture ou l'industrie.
21:54C'est-à-dire que...
21:56Mais qui le frapperont même
21:57de façon beaucoup plus
21:58démesurément importante.
22:00Concrètement,
22:00si vous êtes un consommateur
22:02sur votre téléphone Android
22:03d'un jeu
22:05qui est proposé
22:06par un studio australien
22:09publié par un éditeur turc
22:11et je prends ces exemples
22:12pas du tout au hasard
22:13parce qu'il y a les éditeurs turcs
22:14qui ne sont pas dans l'Union européenne
22:15et qui sont des nations
22:17de jeux vidéo
22:17tout à fait intéressantes,
22:19très concrètement,
22:20qui va être responsable
22:22de vérifier le DFA ?
22:24Chez nous,
22:25ce sera la CNIL
22:27globalement.
22:28C'est une CNIL
22:28qui a déjà très peu de moyens,
22:31qui enverra un courrier
22:32recommandé,
22:32le cas échéant,
22:33en Turquie,
22:45auquel nous sommes hélas
22:46habitués en France.
22:48On va mettre ce dossier
22:49de côté
22:50et je pense qu'on fera
22:51une table ronde dessus
22:52en fin d'année
22:53parce que c'est là
22:53où on commencera
22:54à rentrer concrètement dedans.
22:56D'ici là,
22:56on va profiter
22:56des Pégases
22:57qui arrivent dans deux jours.
22:59Allons sur les bonnes nouvelles.
23:00Lévan Sargeveladze,
23:01merci beaucoup.
23:02Merci.
23:02J'ai prononcé sans erreur
23:03votre nom de famille.
23:04Ça, c'est un vrai challenge.
23:05À bientôt
23:06sur le plateau de PlaySmart.
23:07Tout de suite,
23:08on continue avec un focus
23:09sur une très belle initiative,
23:10le musée du jeu vidéo.
23:12C'est Arqueuil
23:12et Lévan Sargeveladze
23:14y est peut-être déjà allé.
23:19Les amoureux de jeux vidéo
23:20ont eu un cadeau de Noël
23:21très très beau
23:22et anticipé
23:23en fin d'année.
23:24Le 13 décembre,
23:25ouvrait le musée
23:26du jeu vidéo Arqueuil
23:27et j'accueille aujourd'hui
23:29son directeur opérationnel.
23:31Bonjour.
23:32Bonjour.
23:32Donc David Soumet,
23:33vous êtes déjà vice-président
23:35de l'association MO5
23:36qui est derrière
23:37ce musée du jeu vidéo.
23:39Peut-être pour commencer,
23:40cette association,
23:40elle a quelle raison d'être ?
23:42Qu'est-ce qu'elle fait ?
23:43Dès sa création,
23:44il y a un peu plus de 20 ans maintenant,
23:45c'était de mettre à disposition,
23:47de préserver le patrimoine numérique,
23:49dont le jeu vidéo,
23:50et de le mettre à disposition
23:51du public
23:52dans les meilleures conditions,
23:53enfin les conditions
23:53les plus proches possibles
23:54de l'époque.
23:55Ce qui ressemble un peu
23:56à ce que fait la BNF,
23:57qu'on avait accueilli en fait
23:58le directeur du programme.
24:01Ils font ce programme
24:02de préservation
24:03du patrimoine vidéoludique numérique,
24:05sauf que vous,
24:06via le musée
24:06que vous venez de créer,
24:08il y a un accès vraiment physique,
24:10presque charnel
24:11pour les visiteurs
24:12avec les jeux,
24:13pour le coup.
24:14Ah oui,
24:14alors effectivement,
24:15la BNF préserve
24:16principalement la partie soft,
24:18mais pas la partie matérielle.
24:19Beaucoup moins.
24:19Donc nous nous occupons
24:21du matériel
24:22et nous avons autour
24:23de 70 000 pièces.
24:24Donc vraiment,
24:25c'est le spectre complet.
24:27Les machines,
24:28sur lesquelles on fait jouer
24:30les mêmes jeux.
24:31Même des bandes d'arcades,
24:31j'y suis allé.
24:32Quelques bandes d'arcades également.
24:33On est en partenariat
24:34avec d'autres associations
24:35pour cette partie.
24:36Il y a une délimitation
24:37au niveau temporel
24:39pour l'instant,
24:39c'est que vous allez
24:40jusqu'aux machines de 2016,
24:42je crois, c'est ça ?
24:43En 2013, 2014,
24:45on s'arrête à la PlayStation 4.
24:46D'accord.
24:47Mais à terme,
24:47on peut imaginer
24:48qu'il y aura une PlayStation 5
24:49pour le tard.
24:49Chaque nouvelle génération
24:51de machines va générer.
24:53Comment vit ce musée ?
24:55Comment il est financé ?
24:57Qui ?
24:57Est-ce qu'il y a des mécènes,
24:58par exemple ?
24:59Est-ce qu'il y a des financements
25:00spécifiques ?
25:00Pour le moment,
25:05la ressource principale,
25:06c'est le bénévolat des membres,
25:09la mise à disposition des lieux
25:11par la ville d'Arcueil
25:12et les entrées.
25:13Anciens locaux de la mairie.
25:14Anciens locaux de la mairie.
25:16On remercie effectivement
25:17la mairie de nous offrir
25:19cette loi.
25:19Il y a des dons,
25:20je crois,
25:20des collections,
25:21c'est des gens
25:22qui ont des collections
25:23et qui vous laissent
25:23gracieusement
25:24dans beaucoup de cas.
25:25Pour la partie matérielle,
25:26effectivement,
25:27c'est 95% de dons,
25:28les 5% restants
25:29étant du cas par cas
25:31en fonction des besoins.
25:31Donc avec des budgets
25:32que vous avez
25:33pour acheter des pièces ?
25:34Nous avons un Tipeee
25:35qui nous permet
25:36de faire vivre l'association
25:37et le gros
25:38des revenus de l'association,
25:40ce sont les événements,
25:41les expositions
25:41que l'on réalise
25:42à travers l'année.
25:44L'idée de faire ce musée,
25:45elle est née quand ?
25:46Et elle a évolué comment
25:48avec le temps
25:48jusqu'à arriver
25:49à cette échéance
25:50du 13 décembre 2025 ?
25:52Alors, l'idée du musée
25:54date des années 90,
25:55à la création
25:56de l'association,
25:57fin 90.
25:59C'était vraiment
26:00l'idée de départ,
26:01c'était arrivé à ça ?
26:02On avait déjà,
26:04enfin, Philippe Dubois
26:06qui a créé
26:07l'association Mo5,
26:08avait déjà dans l'idée
26:09de préserver,
26:09donc le gros
26:10de sa collection,
26:11qu'il a reversé d'ailleurs
26:12à la création
26:12de l'association
26:13dans les collections
26:14de l'association,
26:15le gros était là.
26:17Et il y avait déjà
26:18cette idée
26:19de côté,
26:21il y avait une obsolescence
26:22programmée extrêmement forte,
26:24enfin pas programmée,
26:24une obsolescence
26:25du matériel
26:26extrêmement forte
26:27dans les années
26:2881, 90, 2000.
26:30Vous voulez dire
26:31dépassement technologique
26:33parce que les vieilles consoles
26:34peuvent encore fonctionner,
26:36mais par contre,
26:36elles sont dépassées
26:37sur un point technique
26:38très vite.
26:38Technologiquement,
26:38c'était dépassé.
26:39Un PC à l'époque
26:40dans le milieu 90,
26:42tous les six mois,
26:42il y avait bien mieux,
26:43on doublait,
26:44triplait la puissance
26:45assez facilement.
26:47Les consoles,
26:48c'était un peu plus lent,
26:48mais quand on passait
26:50d'une Super Nintendo
26:50à une Nintendo 64,
26:52on voyait clairement
26:52la différence.
26:53De la 64
26:54à la Gamecube.
26:55Oui,
26:55c'est des vraies révolutions
26:56à chaque fois.
26:57On est arrivé,
26:57la courbe c'est un peu
26:58aplanie,
26:59mais oui,
26:59on voyait déjà
27:01et c'était du matériel
27:02spécifique à l'époque.
27:04Il n'y a pas trop
27:05de rétro-compatibilité
27:06ou très peu.
27:07c'était pour jouer
27:08un jeu,
27:08il fallait la console spécifique.
27:09Voilà,
27:10pour jouer un Zelda
27:11sur Super Nintendo,
27:12il fallait une Super Nintendo
27:13et le jeu.
27:15Aujourd'hui.
27:15ce qui est intéressant,
27:16vous citez Zelda,
27:18comme celle de Philips,
27:19qui ont été des fours,
27:20qui sont aussi
27:21dans ce musée-là.
27:22Ça,
27:22c'est très intéressant,
27:23c'est que vous vouliez
27:23donner un panorama
27:24qui n'était pas seulement
27:25les success stories,
27:26c'est aussi les échecs
27:28du jeu vidéo.
27:28Exactement.
27:29Oui,
27:29on rebondit sur le Zelda
27:31que l'on présente sur CDI,
27:32qui est peu connu
27:33du grand public,
27:34en tout cas.
27:34et il y a eu trois Zelda
27:36sur une console Philips
27:38qui a fait un four colossal
27:39parce que trop cher,
27:41parce que pas du tout
27:42taillé pour le jeu.
27:44Et donc,
27:44il a donné l'idée à Nintendo
27:45de peut-être garder Zelda
27:46comme Mario en exclusivité
27:48sur du long terme,
27:49c'est plus intéressant.
27:50C'est un peu plus complexe
27:51que ça.
27:51En fait,
27:52l'usage de la licence
27:53de Zelda sur CDI,
27:55c'était à l'époque
27:56où ils cherchaient
27:57de faire un CD-ROM.
27:59Il voulait se développer
28:00sur le secteur.
28:01David Soumé,
28:02c'est passionnant
28:03et je pense qu'il y a encore
28:04beaucoup de choses à dire
28:05et j'incite les gens
28:07à aller directement
28:08voir au musée.
28:10C'est à Arcueil,
28:10c'est à quelques pas
28:11du RERB,
28:12la station Laplace,
28:13donc c'est pas si compliqué
28:14d'y accéder.
28:15Et en plus,
28:15on peut acheter des jeux
28:16et des livres
28:17parce qu'il y a un partenariat
28:18avec Fix & Love.
28:19Merci beaucoup David Soumé,
28:20j'en profite,
28:21cette émission est terminée.
28:22Je remercie Fabien
28:23qui était à la réalisation,
28:24Alexis au son,
28:26Sybille bien sûr
28:27à l'édition,
28:27Sybille Aoudjan
28:28qui me parlait dans l'oreillette,
28:29qui me donnait mes timings.
28:31Je vous dis rendez-vous
28:31le mois prochain
28:32pour de nouvelles aventures.
28:33D'ici là,
28:34n'oubliez pas,
28:34jouer c'est bien,
28:36jouer intelligemment,
28:37c'est mieux.
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